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02/11 - Midterms : au Texas, le chèque exorbitant d’Elon Musk pour "sauver le soldat Paxton"
Bastion républicain depuis au moins trente ans, le Texas basculera-t-il dans le camp démocrate, comme le suggèrent les sondages ? Ou, au contraire, Elon Musk va-t-il sauver le candidat trumpiste Ken Paxton, en difficulté et dont la réputation est épouvantable à cause des multiples scandales. Une chose est sûre : en misant des sommes stratosphériques dans les élections de midterms pour faire gagner le camp Maga, le patron de SpaceX et Tesla est en train de battre des records en la matière. Il est devenu le plus grand donateur individuel de l'histoire des partis politiques américains. Ken Paxton , candidat républicain au Sénat, prend la parole lors d'un meeting de campagne pour les élections de mi-mandat, au Texas, le 29 octobre 2026.
Après avoir annoncé en 2025 que, dorénavant, il dépenserait moins d'argent dans les campagnes électorales, Elon Musk a consacré environ 450 millions de dollars – presque un demi-milliard ! – pour soutenir les candidats de son choix à travers une quarantaine de batailles électorales dans tout le pays. Et la plus grande somme a été consacrée au Texas, avec 175 millions de dollars dépensés pour "sauver le soldat Paxton".
Ce dernier, il est vrai, en a cruellement besoin. Ancien procureur général du Texas et ancien élu local, cet ultraconservateur âgé de 63 ans a été accusé d'avoir touché des pots-de-vin et a fait l'objet d'une procédure d'impeachment. En 2023, la chambre des représentants du Texas (pourtant à majorité républicaine) a voté pour...
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02/11 - Volodymyr Zelensky : "Si Marine Le Pen vient en Ukraine, je pense qu’elle changera de position"
Dans sa première interview donnée à L’Express, en août 2022, Volodymyr Zelensky tirait les leçons de six mois de guerre, assurant vouloir "restaurer les frontières de l’Ukraine". Qui pouvait imaginer que c’est un président ukrainien encore en guerre qui s’exprimerait à nouveau dans nos colonnes, plus de quatre ans après ? Un chef de l’Etat empli de gravité, alors que les Etats-Unis de Donald Trump prennent une nouvelle fois le parti de l’agresseur, Vladimir Poutine, en autorisant l’importation de millions de tonnes de diesel russe, tout en demandant à Kiev de cesser ses frappes sur les raffineries ennemies. "La guerre pourrait s’arrêter si l’attitude des Etats-Unis à l’égard de Poutine cessait d’être accommodante", martèle-t-il, implorant son homologue américain de "changer de tactique" si ce dernier compte mettre fin à l’offensive russe de cette manière.
Outre un éventuel lâchage de la part des Etats-Unis, un autre nuage noir se forme à l’horizon : la possible élection en mai prochain en France de Marine Le Pen, qui a promis d’arrêter l’aide financière à l’Ukraine six mois après son arrivée à l'Elysée. Face à ce qui représenterait un immense danger pour la sécurité de notre continent, Volodymyr Zelensky explique pourquoi "l’Europe a besoin de l’Ukraine", qui aide notamment l'industrie de défense française à se perfectionner. Entretien exclusif.
L'Express : Le 19 octobre, Donald Trump a dit : "La Russie s’est bien comportée vis-à-vis de l’Ukraine. Ils n’ont pas fait...
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02/11 - "J’ai fait Top Chef pour l’argent" : Mory Sacko raconte les leçons de son ascension
Mory Sacko est grand et pas seulement par la taille - 1m95 - ou l'originalité de sa cuisine. Il l'est aussi par son audace. Celle de quitter en 2019 le confort des cuisines de Thierry Marx, au Mandarin Oriental, un palace parisien, pour ouvrir son propre restaurant. L'audace aussi de se frotter à la compétition de l'émission Top Chef. L'audace, enfin, en pleine pandémie, de bouleverser son modèle économique, en faisant de la vente à emporter alors qu'il rêve de décrocher une étoile. Le chef nous parle de saut dans l'inconnu, d'adaptabilité au changement, de gloire médiatique, mais aussi d'apprentissage au dur métier de chef d'entreprise.
Une interview issue du podcast Anatomie d'une décision, à écouter sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox, Podcast Addict ou en cliquant sur le player en tête de cet article.
L'Express : Nous sommes au printemps 2019 et tout vous réussit. Vous êtes depuis trois ans sous-chef de Thierry Marx au Mandarin Oriental, l'un des plus grands palaces parisiens. Une position enviable. Qu'est-ce qui ne vous satisfait plus ?
Mory Sacko : Je ne dirais pas que quelque chose ne me satisfaisait plus, mais j'avais envie de changer. J'étais, comme vous le dites, très heureux dans mon travail. C'est un métier absolument génial et je ne m'ennuyais pas. D'un point de vue créatif, cela faisait plus de trois ans que je travaillais avec Thierry Marx et je commençais parfaitement à le connaître, à savoir exactement ce qu'il avait envie de goûter, de...
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02/11 - Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon à l’Elysée ? Comment les services secrets se préparent à une révolte de la rue
On se pince : tout, dans ce livre, annonçait l’embrasement du 17 octobre. Ainsi de cet échange avec un responsable du renseignement, en avril 2026. Face à la montée du prix des carburants, aux déserts médicaux, le haut fonctionnaire s’étonne que les Français ne descendent pas massivement dans la rue. "L’élément fédérateur fait probablement défaut", note-t-il, cinq mois avant le début du mouvement lycéen. Mais il se veut formel, en concluant que les remontées du terrain annoncent… une "révolte" prochaine. Un autre hiérarque livre sa hantise, prémonitoire : "Une conjonction des luttes entre les campagnes et les banlieues".
Dans La Nouvelle Armée des ombres (Albin Michel), Pierre Gastineau, Antoine Izambard et Franck Renaud, journalistes à Intelligence Online, média spécialisé dans le renseignement, s’attaquent au scénario sécuritaire le plus tabou : ce que préparent les services secrets français en cas de péril sur la République. Attaque étrangère, émeutes, putsch… Les hypothèses les plus sombres sont auscultées par les auteurs, déjà remarqués l’an passé, concernant les deux premiers d’entre eux, pour Les Espions du président (Albin Michel, 2025) une enquête inédite sur l’obsession d’Emmanuel Macron envers ce monde de l’ombre. Les anecdotes sidérantes fourmillent. Saviez-vous que l’ancêtre de la DGSE, le Sdece, avait mis en place des réseaux occultes de subversion en cas de prise de pouvoir communiste en France ? Que ces réseaux ont subsisté jusqu’en 1981 ? Que Guy...
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02/11 - Belgique : le Premier ministre remet sa démission au roi sur fond de blocage budgétaire
Les négociations entre les partis ont duré jusque tard dans la nuit mais elles n'ont pas abouti. Le Premier ministre belge Bart De Wever s'est rendu ce lundi 2 novembre au palais royal pour remettre sa démission au roi Philippe, après l'incapacité de la coalition gouvernementale à trouver un accord sur le budget 2027, malgré plusieurs conseils des ministres restreints (kern), dont le dernier a eu lieu dimanche soir. Le roi a cependant choisi de ne pas prendre de décision dans l'immédiat, ont indiqué dans un communiqué les services du palais royal, exhortant Bart De Wever à trouver un compromis sur le budget.
Le roi examinera la proposition budgétaire de Bart De Wever, qu'il verra de nouveau vendredi 6 novembre, mais s'entretiendra également avec les dirigeants des autres partis de la coalition à compter de mardi, a précisé le palais.
Si le roi accepte finalement la démission du Premier ministre, il pourrait demander à d'autres partis de former une coalition ou convoquer de nouvelles élections. "Compte tenu de la grande incertitude géopolitique et des graves difficultés économiques, le pays ne peut se permettre une longue crise politique", écrit le palais dans le communiqué.Un désaccord sur les solutions pour maîtriser les finances
Le gouvernement plaide depuis des mois pour des coupes budgétaires et des hausses d'impôts de 10 milliards d'euros que Bart De Wever, en poste depuis février 2025, juge nécessaires pour maîtriser les finances de l'Etat.
Au sein de la...
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02/11 - De la taxe Zucman à la taxe Piketty, la grande surenchère fiscale contre les milliardaires
A coups de tribunes, de débats télévisés et d'exposés à rallonge sur le réseau social X, les échanges ont été véhéments en Californie, en amont du vote du 3 novembre sur la "proposition 40". A la hauteur de cette mesure inédite : l'instauration d'une taxe ponctuelle de 5 % sur le patrimoine des milliardaires résidant dans l’Etat au 1er janvier 2026. Une idée tout droit inspirée des travaux de Gabriel Zucman, économiste star de la gauche et professeur à Berkeley, et de son confrère Emmanuel Saez.
La démonstration des deux Français s'était déjà heurtée à une objection simple : pour éviter de payer, les intéressés plient bagage. Aux Etats-Unis, la grande migration est en marche depuis plusieurs années. En nombre de sièges sociaux du Fortune 500 - le classement des 500 plus grosses entreprises américaines -, le Texas a récemment détrôné la Californie, où la taxation s'est alourdie. Depuis l'annonce de ce projet d'imposition supplémentaire, sept milliardaires de plus ont fait leurs valises. Parmi eux, le président du conseil d'administration de Palantir, Peter Thiel, ou encore les cofondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin, qui ont quitté l’Etat doré dès l'an dernier.39 milliards de pertes nettes
Dans un rapport publié début octobre, Joshua Rauh et Benjamin Jaros, de l'université de Stanford et du think tank Hoover Institution, ont estimé que les sept départs de milliardaires enregistrés entre le dépôt de l'initiative et la date de référence du 1er janvier 2026 avaient...
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02/11 - Soupçons d’espionnage de la Chine : pourquoi les Etats-Unis suivent "de très près" un rapport sur le PDG de Nvidia
Un soutien timide. Donald Trump a évoqué samedi le sort du cofondateur et directeur général du géant américain des semi-conducteurs Nvidia, Jensen Huang, après la publication d'un article du New York Times indiquant qu'il aurait été la cible d'un complot d'espionnage chinois. "J'ai beaucoup de respect pour Jensen Huang. Je n'étais pas au courant des détails, mais j'espère qu'il va bien. C'est une personne formidable et brillante, et nous voulons protéger nos personnes brillantes", a déclaré le président américain aux journalistes à son domicile de Mar-a-Lago, en Floride. "J'ai toujours trouvé Jensen Huang très intègre", a-t-il indiqué. "Mais vous savez, on aborde un sujet très complexe." Le dirigeant a affirmé que les Etats-Unis examinaient la question "de très près".
Le New York Times (NYT) a rapporté jeudi que Donald Trump avait été informé il y a environ un an d'informations de ses services de renseignement concernant Alice Huang, une femme d'affaires et investisseuse chinoise liée à une société de centres de données basée à Singapour, Megaspeed, soupçonnée de fournir des renseignements à Pékin. Selon les services de renseignement, Alice Huang, également connue sous le nom de Huang Le, avait noué une relation étroite avec Jensen Huang et transmettait à Pékin des informations pouvant inclure des données obtenues auprès de Nvidia concernant la technologie américaine. Une version des faits contestée par cette entreprise qui, plus que toute autre, contribue à l'avance des...
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02/11 - Aide militaire à l’Ukraine : les deux mensonges des populistes
La plupart des partis populistes européens veulent stopper l’aide militaire à l’Ukraine, qu’ils jugent aussi ruineuse que dangereuse. Elle coûterait une fortune aux contribuables ; elle ne ferait que prolonger le conflit, en retardant l’échéance d’une défaite inéluctable de Kiev. Les deux arguments prospèrent grâce à la lassitude de la guerre qui se répand dans les opinions publiques européennes. Pourtant, ils sont faux.
En réalité, l’aide pèse peu. Pour la France, elle s’élève depuis l’invasion russe de 2022 à quelque deux milliards d’euros par an pour l’assistance militaire bilatérale, six milliards en ajoutant la part française de l’aide fournie à Kiev par l’Union européenne. La supprimer ne comblerait qu’une infime partie du déficit budgétaire de l’Etat (130 milliards d’euros cette année). Même pour l’Allemagne, dont l’aide bilatérale à l’Ukraine est quatre fois plus élevée que celle de la France, la somme plafonne à 1,3 % des dépenses de l’Etat fédéral.
Surtout, loin d’empêcher la paix, l’aide européenne favorise son avènement. En conséquence, il serait opportun de l’accélérer. Le Kremlin ne négociera pas sérieusement tant qu'il n'a pas compris que ses objectifs sont inatteignables par les armes. A contrario, l’arrêt de l’aide américaine décidé par Donald Trump en 2025 n’a pas fait progresser d’un pouce la cause de la paix.
Les populistes avancent un autre argument : abandonner l’Ukraine à son sort soulagerait le portefeuille des Européens en leur permettant...
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02/11 - Midterms : Abdul El-Sayed, le candidat démocrate au Sénat qui déchaîne les passions
C'est une élection considérée comme très serrée et cruciale dans la lutte pour le contrôle du Sénat américain. Dans le Michigan, le candidat du parti démocrate, Abdul El-Sayed, 42 ans, pourrait devenir mardi 3 novembre le premier sénateur musulman des Etats-Unis. Ce fils d'immigrants égyptiens, né dans cet Etat du Midwest et dont la langue maternelle est l'arabe, affronte le républicain Mike Rogers lors du scrutin décisif de mi-mandat.
Abdul El-Sayed ne pourra pas compter sur le soutien de tous les démocrates : la représentante américaine Haley Stevens, qu'Abdul El-Sayed a battue cet été lors d'une primaire, a publiquement apporté son soutien ce dimanche 1er novembre… au candidat du parti républicain. "Je soutiens Mike Rogers pour le Sénat aujourd'hui. Je ne fais plus partie de la campagne d'Abdul El-Sayed", a-t-elle déclaré dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Elle s'était auparavant jointe au candidat républicain pour participer à un office religieux à la Perfecting Church de Detroit, une église de la communauté noire de la ville. Donald Trump en personne a saisi l'occasion inespérée, invitant Haley Stevens à rejoindre le parti républicain et déclarant aux journalistes que son soutien était une "décision judicieuse car Abdul El-Sayed détruirait notre pays".
Avant ce coup de pouce inattendu aux républicains, l'équipe d'Abdul El-Sayed avait demandé à Haley Stevens de rester à l'écart de sa campagne, afin de "ne pas détourner l'attention des enjeux centraux"...
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02/11 - "Un nouvel impôt injuste et économiquement destructeur" : l’appel des entreprises du dispositif médical au gouvernement Lecornu
Nous, entreprises du dispositif médical, spécialisées notamment dans les implants cardiaques, les prothèses orthopédiques, les pansements ou encore le matériel de perfusion, représentantes d’un secteur composé à 95 % de PME, découvrons avec consternation le projet d’une nouvelle taxation dans le PLFSS 2027.
Présentée sans concertation préalable, cette ponction supplémentaire estimée à plus de 150 millions d’euros par an est un coup porté de plein fouet à des entreprises déjà fragilisées, qui innovent, produisent et créent des emplois dans nos territoires. C’est une mesure de désindustrialisation particulièrement préoccupante pour notre pays.
Les premières estimations réalisées auprès de plusieurs entreprises font apparaître une baisse de rentabilité nette allant jusqu’à menacer la pérennité de certaines d’entre elles. Pour nombre d’acteurs, une telle mesure ne constituerait pas un simple effort supplémentaire : elle ferait basculer des sites industriels qui se battent au quotidien pour rester implantés en France vers le désinvestissement, la délocalisation ou la cessation d’activité.
Le gouvernement s’était pourtant engagé à garantir la stabilité fiscale et à ne pas instaurer de taxe supplémentaire lors du dernier exercice budgétaire de la mandature. En effet, en janvier 2026, Sébastien Lecornu écrivait dans sa lettre aux chefs d’entreprise que "2026 sera une année de stabilité pour les entreprises françaises, avec une attention toute particulière portée aux PME et aux...
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02/11 - Construction : les isolants biosourcés font de la résistance
Portées aux nues ces dernières années, les politiques des entreprises sur la responsabilité sociétale des entreprises ont connu un vaste coup de frein. La faute à un contexte politique, économique et géopolitique international toujours plus tendu. Qu'il paraît lointain le temps où les grands patrons rivalisaient de promesses pour lutter contre le changement climatique, que les Comex se dotaient de "responsables RSE", que les cabinets de conseils spécialisés en la matière pullulaient et que les grandes nations rivalisaient de textes réglementaires ambitieux.
Pour autant, coup de frein ne veut pas dire coup d'arrêt et les graines plantées ont germé : rares sont les entreprises qui ont définitivement arrêté leurs programmes de durabilité. Disons que les discours sur la RSE - aux tonalités souvent morales voire trop prescriptives -, se veulent aujourd'hui plus discrets. Côté actions, après la phase des mesures et des bilans (carbone), vient celle de la mise en place des bonnes pratiques, selon les secteurs d'activité comme la construction (voir ci-dessous), l'automobile ou l'habillage. Autant d'initiatives qui montrent que la transformation, inéluctable est bien en marche. Cet été, tout particulièrement, les preuves tangibles du réchauffement climatique (incendies, canicules) ont montré qu'il n'existe pas d'autre option pour les acteurs de l'économie que celle de l'adaptation.
Une éclaircie au milieu de l’orage. Alors que la crise du logement fait rage, notamment dans les...
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02/11 - La réédition du mois : "Sire", le chef-d’œuvre oublié de Jean Raspail
Quand on demandait à Jean Raspail quelle était sa conception de l’art du roman, il répondait : "C’est inventer des contes de fées pour grandes personnes." Un conte de fées, Le Camp des saints ? Ceux qui ne connaissent de l’œuvre de Raspail que cette dystopie horrifique parue en 1973 ont une vision biaisée de l’esthétique de l’écrivain. Ceux qui ont lu Sire, en revanche, voient très bien où il voulait en venir en disant cela.
Paru pour la première fois en 1991 aux éditions de Fallois, Sire est le chef-d’œuvre oublié de Raspail. L’action a lieu en 1999, dix ans après le bicentenaire de la Révolution. Un certain Pharamond de Bourbon, 18 ans, descendant des rois de France, a décidé de se faire sacrer à Reims, comme tout Capétien qui se respecte. Il est entouré de quelques fervents soutiens. A Paris, les services de renseignement sont sur les dents : voilà une menace qu’ils n’avaient pas vu venir. Un nouveau mouvement royaliste se lèverait-il en France ? Faut-il tuer dans l’œuf cette révolte avant un putsch de Pharamond II ? Sire n’est pas un roman politique, mais un roman policier. Bien que de conviction monarchiste, Raspail n’encombre pas son livre de thèses idéologiques lourdes. Pharamond II est un "roi de vitrail" (expression chère à Raspail). On songe tour à tour à Serge Dalens et à Barbey d’Aurevilly. C’est une rêverie qui s’adresse aux nostalgiques d’une ancienne France chevaleresque. Un conte de fées, assurément – mais qui donnerait des cauchemars à Jean-Luc Mélenchon....
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02/11 - Bulgarie : la prorusse Iliana Iotova remporte l’élection présidentielle
Soutenue par l'ancien président bulgare Roumen Radev, un proche du Kremlin aujourd'hui Premier ministre, Iliana Iotova a remporté dimanche le second tour de l'élection présidentielle en Bulgarie, selon les résultats définitifs publiés ce lundi 2 novembre par la Commission électorale centrale.
Présidente par intérim depuis le mois de janvier, à la suite de la démission de Roumen Radev, qui briguait alors le poste de chef du gouvernement, Iliana Iotova a obtenu 57,6 % des voix, après dépouillement de tous les bulletins. Elle devance ainsi largement son adversaire, le proeuropéen et ancien Premier ministre par intérim Andreï Guiourov, crédité de 39,5 % des suffrages, et devient la première femme élue à la présidence de ce pays de 6,4 millions d'habitants, l'un des plus pauvres de l'Union européenne, également membre de l'Otan.
Iliana Iotova, 62 ans, avait devancé au premier tour Andreï Guiourov, 50 ans, mais n'était pas parvenue à atteindre le seuil des 50 % de voix alors que les électeurs devaient choisir parmi 27 candidats. Le taux de participation, historiquement bas, était alors de 23 % seulement. Il est resté faible ce dimanche, à moins de 30 %.La guerre en Ukraine en toile de fond
L'élection présidentielle en Bulgarie s'est déroulée dans un contexte marqué par une série d'attaques de drones en octobre contre des navires marchands en mer Noire, au large des côtes bulgares. Les deux principaux candidats à la présidence ont condamné ces attaques, qui font redouter à...
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02/11 - Attentat de Trappes : la haine divise, la République unit, par Manuel Valls
Il s’appelait Pengo Bossio Wangi. Il avait 26 ans. Le 23 octobre, à Trappes, il a été abattu par un homme qui tirait en rafales sur des passants choisis. Sept autres personnes ont été blessées, dont une jeune fille de 12 ans. Le tireur, proche de l’ultradroite la plus violente, dit avoir visé des personnes africaines, nord-africaines ou de confession musulmane. Un exemplaire de "Mein Kampf" a été découvert à son domicile, qu’il avait piégé. C’est un acte ignoble, un attentat terroriste xénophobe, raciste, qui doit tous nous révolter.Trappes, le reflet des crises sociales
Mes pensées vont aux victimes et aux habitants de Trappes et de La Verrière, qui ont aujourd’hui peur, comme de nombreux Français, de sortir de chez eux. Toute la nation doit être solidaire et se recueillir. Maire d’Évry pendant onze ans, je sais ce que vit une ville de banlieue qu’on caricature et qu’on stigmatise. Mais la douleur n’autorise pas la confusion. Le président de la République a eu des mots malheureux en affirmant que, pour la première fois, des Français étaient visés pour leur couleur de peau ou leur religion, avant de devoir rectifier. Ilan Halimi, les enfants de l’école Ozar Hatorah, les clients de l’Hyper Cacher, le père Hamel, Aboubakar Cissé, poignardé dans une mosquée du Gard, Hichem Miraoui, abattu dans le Var, premier meurtre raciste potentiellement lié à l’extrême droite dont s’est saisi le parquet antiterroriste ; la liste de ceux qu’on a tués pour ce qu’ils étaient est longue....
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02/11 - En Ukraine, la Russie détruit et la Chine rebranche : "Pékin cherche à tirer profit de la guerre de toutes parts"
L'ami de mon ennemi peut-il être mon ami ? La guerre engendre parfois de curieux paradoxes, celle en Ukraine n'y échappe pas. Alors que la Russie mène des attaques méthodiques et répétées contre les infrastructures énergétiques, son partenaire stratégique fournit à Kiev le matériel permettant de maintenir la lumière allumée dans les foyers. Quand le régime de Vladimir Poutine cherche à briser la résilience de la société en lui faisant passer le pire hiver possible, celui de Xi Jinping lui procure de quoi résister. De façon indirecte, certes, par ses industriels et le jeu du commerce mondial. Mais le résultat n'en reste pas moins tangible : les panneaux solaires et batteries made in China aident l'Ukraine à rendre son réseau électrique plus décentralisé et moins vulnérable.
Les chiffres sont impressionnants. Entre janvier et septembre, le pays a importé pour 3,18 milliards de dollars de batteries, soit 3,5 fois plus qu’un an plus tôt. Près de 90 % de cette valeur vient de Chine, selon les données du service des douanes. Le constat est similaire pour les achats de transformateurs, de bobines et d'onduleurs (à 88 % chinois), ainsi que pour les moteurs et les générateurs électriques (94 %). Pékin a même repris la première place des importations de groupes électrogènes, passant devant la Roumanie, la République tchèque et la Turquie. "On utilise beaucoup de matériel chinois, tout simplement car c’est le plus facile à trouver", résume Oleksandr Kharchenko, directeur général du...
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02/11 - Une "tentative de coup d’Etat en Pologne" ? Les coulisses de la crise politique de la Toussaint
À Varsovie, la nuit est tombée. Des centaines de policiers, casque blanc, visière abaissée et bouclier au poing, se déploient pour protéger les entrées de la Cour constitutionnelle. Face à eux, des milliers de manifestants, brandissant drapeaux polonais et pancartes hostiles au gouvernement centriste de Donald Tusk, dénoncent à tue-tête une "tentative de coup d’Etat". En cause : la suspension du président et du vice-président de la Cour, tous deux issus de la sphère du parti nationaliste Droit et Justice (PiS), et l’entrée en son sein de juges choisis par la majorité parlementaire mais non investis par le président conservateur. Dans la cohue, certains manifestants tentent même de forcer l’enceinte, et trois d’entre eux sont interpellés. Le président suspendu, Bogdan Święczkowski, s’entoure de députés PiS et d’un serrurier pour sectionner à la disqueuse les chaînes qui cadenassent le portail de l’institution.
En parallèle, sous un chapiteau dressé par Gazeta Polska, hebdomadaire de la droite radicale, conservateurs et nationalistes se succèdent au micro pour galvaniser la foule. C’est sous les vivats que Jarosław Kaczyński, le maître à penser du PiS, fait son arrivée. "Nous devons gagner la bataille pour la Pologne", harangue le septuagénaire. "Nous avons pour cela des atouts puissants : nous-mêmes, notre nation, mais aussi le président. C’est aussi un défi qu’il doit surmonter."
Le chef de l’Etat, Karol Nawrocki, n’a pas attendu cet appel pour se jeter dans la mêlée....
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02/11 - Duplex pour Poutine, jeux clandestins : "Trump s’inspire des méthodes de la mafia pour s’enrichir et gouverner"
"Donald Trump doit son ascension professionnelle comme promoteur immobilier et propriétaire de casinos à un pacte implicite avec la Cosa Nostra américaine, puis, par l’entremise initiale de cette même mafia, avec la mafia russe puis avec des oligarques", raconte Antoine Vitkine, le réalisateur d'une série documentaire en trois épisodes sur les relations entre les présidents américains et le crime organisé depuis un siècle, "United States of Mafia".
Avantages sur ses concurrents dans l'immobilier à New York, gestion de ses casinos, appartements payés en liquide, jeux clandestins, projets en Russie...si Trump n'a pas été inquiété par la justice, il a appris au contact de ces fréquentations sulfureuses "à traiter avec des parrains, y compris quand ils dirigent un État." Au point de diriger aujourd'hui l'Amérique comme un mafieux ?
Cette enquête fouillée est nourrie de témoignages inédits, comme chacun des films d'Antoine Vitkine ("Triades, la mafia chinoise à la conquête du monde", "La vengeance de Poutine", "Opération Trump, les espions russes à la conquête de l'Amérique", "MBS, prince d'Arabie", "Kadfahi, notre meilleur ennemi"). Elle apporte un éclairage saisissant sur le président américain à la veille des midterms.
"United States of Mafia" sera accessible sur le site d'Arte le 15 décembre avant sa diffusion sur la chaîne le 7 janvier. Le cinéma l'Escurial, à Paris, le dévoilera ce lundi 2 novembre, à 20 heures, en présence d'Antoine Vitkine.
L'Express : Dans...
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01/11 - "Pas besoin d’un doctorat pour comprendre pourquoi Mélenchon est jugé plus dangereux que Le Pen" : l’analyse de la politologue Sheri Berman
Des partis traditionnels qui s'affaiblissent, des extrêmes qui progressent, des compromis qui deviennent impossibles, des problèmes économiques laissés sans solution, un mécontentement qui augmente et qui renforce ces mêmes extrêmes. Ce cercle vicieux ressemble comme deux gouttes d’eau à celui que connaît actuellement la France. Selon la politologue américaine Sheri Berman, spécialiste des partis politiques, cette tendance s’observe dans l'ensemble des démocraties occidentales, même si le cas français a atteint un stade particulièrement avancé. Dès lors, comment sortir de cette spirale ? Cette professeure de science politique au Barnard College (affilié à l'université Columbia), n'a pas de baguette magique mais elle est au moins convaincue d’une chose : Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen sont incapables de construire les compromis dont la France a besoin, assure-t-elle dans un entretien à L'Express, estimant que "ni le RN, ni LFI ne semblent vivre dans le monde réel". La perspective d’un second tour opposant deux candidats issus des extrêmes, mettrait d’ailleurs à l’épreuve un système - la Ve République – qui "n’avait pas anticipé pareil scénario", souligne l’auteure de Democracy and Dictatorship in Europe (Oxford University Press, 2019, non traduit).
Pas tendre avec le macronisme, qui a selon elle clairement échoué, mais également sceptique quant aux chances de Raphaël Glucksmann de bâtir une force politique durable, Sheri Berman estime que la France ne sortira pas de...
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01/11 - "Mbappé n’avait pas d’autre choix que de s’excuser" : les dessous des pressions chinoises décryptées par Andy Lim
Tout est parti d'un "mème". Invité de The Bridge, l'émission de son coéquipier Aurélien Tchouaméni, Kylian Mbappé raconte avec autodérision que son montage préféré est celui où son visage est superposé à celui d'"un type, je crois que c'est un dictateur chinois". Ce "type", c'est Mao Zedong, fondateur de la République populaire de Chine. Rapidement, l'extrait circule sur les réseaux sociaux chinois. De là, tout s'enchaîne : trois marques chinoises rompent leur contrat avec le joueur, la Fédération chinoise de football exige des excuses et la télévision d'Etat cesse de diffuser la Liga. Face à la polémique et aux enjeux financiers considérables, le capitaine de l'équipe de France présente ses excuses dans un communiqué publié le 27 octobre : "Ce propos était maladroit, et je comprends aujourd'hui qu'il a blessé de nombreuses personnes en Chine et au sein de la communauté chinoise à travers le monde. […] J'ai un profond respect pour le peuple chinois et son histoire, et je suis sincèrement désolé".
Des excuses qui peuvent surprendre tant l'ampleur des crimes commis sous Mao Zedong est documentée, mais pour Andy Lim, chercheur au Center for Strategic and International Studies et co-auteur de China's Weaponization of Trade (Columbia University Press), cette affaire est un cas d'école de "coercition économique". Traduire : l'art, pour Pékin, de contraindre des gouvernements, entreprises et individus en menaçant de leur fermer l'accès au marché chinois. Entretien.
L’Express :...
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01/11 - "Nous sommes une espèce confuse sur la monogamie" : nos comportements décryptés par le grand scientifique Robert Sapolsky
Pourquoi sommes-nous violents ou au contraire prêts à consacrer de notre temps pour une association caritative ? Pourquoi certains d'entre nous sont-ils fidèles, et d'autres se retrouvent-ils à abondamment tromper leur conjoint ? Dans le magistral Comportement (Arpa), Robert Sapolsky explique comment, d'un point de vue biologique, les humains sont à la fois capables du pire comme du meilleur. Biologiste, neuroscientifique et primatologue, ce professeur à l’université Stanford, l’un des plus brillants vulgarisateurs de notre époque, aime mélanger les disciplines. Dans cette somme encensée par la critique anglophone, il part du moment qui précède une action pour remonter le temps et tenter de comprendre ce qui façonne nos comportements : les neurones, les hormones, l'adolescence, l’enfance, les gènes, l’environnement, la culture ou l’évolution sur des milliers d'années.
Pour L'Express, Robert Sapolsky démonte les mythes sur la testostérone et l'alcool, décrypte le rôle clé du cortex préfrontal qui fait de l'adolescence le moment le plus turbulent de notre vie et minimise le rôle des gènes. Il explique aussi pourquoi les religions amplifient notre nature profonde, et en quoi, sur le plan des relations sexuelles, les humains se situent "pile au milieu" entre les chimpanzés et les gibbons...
L'Express : La testostérone est souvent associée à la violence. Pourtant, vous soulignez que d’un point de vue biologique, cette hormone "a beaucoup moins à voir avec l’agressivité que...
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01/11 - Attaques contre des bases américaines : comment l’Iran a infligé des milliards de dollars de dégâts aux Etats-Unis
Le bilan de la guerre en Iran serait lourd pour les Etats-Unis. Selon les données du département de la Défense, plus de 20 militaires américains ont trouvé la mort dans des opérations liées à la guerre contre le régime des mollahs depuis le début du conflit, le 28 février. C'est ce que calcule le Wall Street Journal, au 30 octobre. Plus de 400 autres soldats ont été blessés avant l’effondrement du cessez-le-feu temporaire en juillet. A noter qu'à partir de cette date, le gouvernement a cessé de publier les bilans des pertes spécifiquement liés à ce conflit.
En plus du bilan humain s'ajoute une facture salée : au 16 octobre, le coût de la guerre contre l’Iran est estimé à 47,1 milliards de dollars, selon un document consulté par le Wall Street Journal. Ce montant n’inclut pas les dommages causés aux bases, que le Pentagone évalue, par ailleurs, à au moins 5 milliards de dollars, d’après des responsables proches du dossier. Une autre source du quotidien américain assure que ce chiffre pourrait atteindre jusqu’à 15 milliards de dollars.
Alors que le président Trump envisage une nouvelle vague d’attaques contre l’Iran, l’armée américaine a retiré une partie de son personnel de plusieurs de ces sites, en prévision d’éventuelles représailles, rapporte le Wall Street Journal. Du côté de l'Iran, le ton est ferme. Samedi 31 octobre, le Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a ordonné aux forces armées de son pays de riposter immédiatement et sans "limites géographiques" à toute...
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01/11 - Azeem Azhar (Exponential View) : "Le prochain grand gisement de revenus de l’IA viendra de la cybersécurité"
Des données personnelles dérobées au fisc cet été au vol, jeudi 29 octobre, de plusieurs milliards de dollars en cryptoactifs, en passant par la récente faille découverte dans le langage informatique PHP, qui menace 70 % des sites web : la cybersécurité s'invite presque quotidiennement dans l'actualité. Disons-le d'emblée, tout n'est pas imputable à l'intelligence artificielle. Mais la technologie est l'éléphant dans la pièce. L'IA trouve les failles plus vite, elle accélère les attaques.
Cette "apocalypse cyber" occupe un nombre inédit de pages du S-1, le prospectus financier publié lundi 26 octobre par Anthropic, l'un des leaders de l'IA, avant son entrée en Bourse prévue mi-novembre. La start-up elle-même n'est pas épargnée : ce document révèle que ses modèles ont accédé sans autorisation à de véritables systèmes extérieurs lors de sessions de test. Fondateur de la très suivie newsletter Exponential View, l'entrepreneur et essayiste Azeem Azhar décrypte pour L'Express ce S-1 et ses révélations financières. Il revient notamment sur la façon dont ceux qui attisent l'incendie se retrouvent les mieux placés pour vendre les extincteurs.
L'Express : Qu'est-ce qui vous a le plus surpris dans le S-1 d'Anthropic ?
Azeem Azhar : Que son activité soit plus solide que ne l'imaginaient la plupart des gens. Beaucoup s'inquiétaient de ses engagements en infrastructures, à hauteur de plusieurs centaines de milliards de dollars sur plus d'une décennie, pour s'approvisionner en...
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01/11 - Comment l’affaire Epstein s’est imposée dans la campagne des midterms
L'ombre de l'affaire Epstein planerait-elle sur la campagne des élections de mi-mandat ? Preuve que tous les coups semblent permis, le nom du pédocriminel accusé d'avoir dirigé un réseau de trafic sexuel de mineures, est utilisé comme arme pour décrédibiliser le camp adversaire. Des publicités accusant des candidats de protéger Jeffrey Epstein inondent les ondes dans la dernière ligne droite des élections de mi-mandat, prévues le 3 novembre. Les démocrates sont responsables de près de 90 % des annonces recensées par CNN au cours de ce cycle électoral.
Rien qu'au sein du camp progressiste, les candidats et les groupes extérieurs ont dépensé plus de 35 millions de dollars en publicités liées à Jeffrey Epstein, selon la chaîne américaine. Au total, 160 ont été diffusées par les candidats et des groupes tiers. "Il s’agit d’une augmentation spectaculaire par rapport à l’élection présidentielle de 2024, durant laquelle seules trois publicités de ce type avaient été diffusées, toutes dans le cadre de scrutins locaux en Floride, là où le scandale Epstein a éclaté pour la première fois", précise le site.
Sans surprise, les circonscriptions sénatoriales sont davantage marquées par ces pratiques. Souvent, les candidats républicains y sont régulièrement accusés de ne pas avoir voté en faveur de la publication des dossiers Epstein. C'est notamment le cas de Jeff Crank, candidat républicain au Colorado, visé par des publicités dans lesquelles apparaît la famille de Virginia Giuffre,...
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01/11 - Cancer : Alexandre Puissant, le chercheur qui déjoue les rechutes leucémiques
Années 1990, Institut Pasteur. Les équipes du professeur Hugues de Thé se félicitent. Guidées par l’intuition de ce grand spécialiste, elles viennent de découvrir la cause des leucémies de type promyélocytaire, un des cancers du sang les plus mortels. Un gène fusionne accidentellement avec un autre, et fait dérailler la maturation des globules blancs. Il suffit de le désactiver pour stopper la maladie. En moins d’une décennie, le taux de mortalité s’effondre pour ce sous-type de leucémie. Dans les laboratoires, l’euphorie se propage : bientôt, la médecine vaincra ces cancers dits "liquides" mais aussi tous les autres, c’est certain. Le progrès file à toute vitesse.
Une décennie passe, puis une autre, et avec elles, les espoirs s’amenuisent. Les spécialistes de cette pathologie avancent sur la piste des anomalies génétiques impliquées dans les autres formes de cancers du sang, et notamment les leucémies aiguës myéloïdes, mais elles sont si variées qu'il est impossible de toutes les cibler. Il faut les identifier et les comprendre une à une, et à chaque fois, cela prend des années. Pire : la stratégie semble vouée à l’échec. Si plusieurs traitements arrivent à inactiver certains mécanismes impliqués dans l'émergence de ces leucémies, d’autres prennent le relais, la maladie persiste, et dans cette forme-là, demeure incurable.
C’était sans compter sur les travaux d’Alexandre Puissant, chercheur à l’Institut de la leucémie à l’hôpital Saint-Louis, récemment récompensé du...
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01/11 - Des "centaines d’erreurs" dans les papiers de Gabriel Zucman et Emmanuel Saez ? "L’audit" qui secoue la communauté des économistes
Mercredi 28 octobre, peu avant 20 heures (heure de Paris), Tyler Cowen lâche une bombe dans le petit monde, très fermé, de la science économique. Sur son blog Marginal Revolution, l’économiste américain relaie un "audit" aux conclusions renversantes : les études d’Emmanuel Saez et de Gabriel Zucman, spécialistes mondialement reconnus des inégalités et ardents défenseurs d’une taxation accrue des plus riches, seraient truffées d’erreurs. Parmi les 138 articles passés au crible, l’audit recensait dans sa première version 2035 "problèmes", dont 147 jugés suffisamment graves pour modifier un résultat important.
Seulement voilà : cet audit n’a pas été mené par des chercheurs aguerris, mais par… deux intelligences artificielles. Aucune publication, donc, dans une revue à comité de lecture. Aucune trace, non plus, du prompt utilisé par l’auteur, resté anonyme. Les résultats sont présentés sur une simple page web, vraisemblablement conçue à l’aide d'une intelligence artificielle.Une "tentative pathétique" ?
L’affaire aurait pu en rester là. Mais Tyler Cowen n’est pas n’importe qui. Professeur à la George Mason University, il compte parmi les économistes les plus écoutés des Etats-Unis, et Marginal Revolution parmi les blogs économiques les plus lus au monde. En quelques heures, son message publié sur X dépasse le demi-million de vues (1,2 million le 31 octobre), et attire jusqu’à Elon Musk, qui se fend d’un sobre "no kidding" ("sans blague"). Surtout, ces accusations surviennent...
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01/11 - Bulgarie : entre Moscou et Bruxelles, une présidentielle à la croisée des chemins
La Bulgarie va-t-elle confirmer son orientation pro-russe ? Dimanche 1er novembre, les électeurs retournent aux urnes pour le second tour d’une élection présidentielle imprégnée d'enjeux géopolitiques. L'affiche est la suivante : lors du premier tour, le 25 octobre, la présidente par intérim en exercice, Iliana Iotova, a recueilli 34,7 % des suffrages, contre 31,9 % pour le candidat de l’opposition et ancien Premier ministre par intérim, Andrey Gyurov. Leurs positions divergent sur la scène internationale : hostile à l'aide à l'Ukraine, Iliana Iotova défend le maintien du dialogue avec Moscou, tandis que son rival se tourne vers ses alliés européens et l'Otan.
Bien qu’ils se présentent tous deux sous l'étiquette de candidats indépendants, ils sont soutenus par des camps opposés, comme le résume Balkan Insight : Iliana Iotova bénéficie du soutien du parti au pouvoir, "Bulgarie progressiste", du Parti socialiste bulgare (dont elle est une ancienne membre) et du parti nationaliste VMRO. Andrey Gyurov a, lui, bénéficié du soutien des partis d’opposition pro-européens "Bulgarie démocratique" et "Nous poursuivons le changement", dont il a été membre par le passé.
Si la fonction de la présidence demeure symbolique dans ce pays de 6,5 millions d’habitants, une victoire d'Iliana Iotova marquerait une consolidation du pouvoir pour le Premier ministre Roumen Radev pro-russe, auprès de qui Iliana Iotova a exercé les fonctions de vice-présidente lorsque celui-ci occupait la...
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01/11 - Alexandre de Vitry : le "culte du moi" résistera-t-il à l’IA ?
On se souvient du ton grave de Balzac dans l’avant-propos de La Comédie humaine. Il commence par citer le contre-révolutionnaire Bonald : "Un écrivain doit avoir en morale et en politique des opinions arrêtées, il doit se regarder comme un instituteur des hommes ; car les hommes n’ont pas besoin de maîtres pour douter." Et ajoute : "J’ai pris de bonne heure pour règle ces grandes paroles, qui sont la loi de l’écrivain monarchique aussi bien que celle de l’écrivain démocratique." De Balzac à droite à Hugo à gauche, il est courant que des écrivains (souvent sentencieux, parfois géniaux) veuillent nous donner des cours d’instruction civique – Michel Houellebecq ou Annie Ernaux perpétuent de nos jours cette tradition. Une autre filiation existe en parallèle : celle des auteurs réfractaires qui entendent faire sécession et s’intéressent surtout à leur personne. C’est sur eux que se penche Alexandre de Vitry, professeur de littérature française à l’université de Rouen, dans son essai Seul contre tous.
Selon Alexandre de Vitry, Jean-Jacques Rousseau serait le grand-père de cette famille dissidente. Le Genevois a beau avoir publié Du contrat social, il s’est ensuite illustré avec Les Confessions et Les Rêveries du promeneur solitaire. "Je suis autre", écrit-il dès le début des Confessions, où il se peint en "misanthrope", et même en "loup-garou". Il enfonce le clou dans ses Rêveries : "Tout ce qui m’est extérieur m’est étranger désormais." Outre Rousseau, on peut citer deux...
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01/11 - Un week-end à Vienne : le grand retour de la "vraie Sissi"
Et si, après avoir passé vingt-deux ans à déconstruire le mythe Sissi, il était temps de lui offrir un nouvel écrin ? A Vienne, le musée consacré à l’impératrice Elisabeth occupe une partie de la Hofburg, l’ancien palais de la puissante dynastie européenne des Habsbourg pendant plus de six siècles. Après plusieurs mois de travaux, le Sisi Museum, agrandi, rouvre ses portes le 19 novembre, dans la continuité d’une institution qui s’est, dès sa création en 2004, donné pour mission de distinguer la femme de sa légende.
Derrière Sissi, il y a d’abord l’impératrice Elisabeth, née en Bavière en 1837, épouse de François-Joseph, qui supporta difficilement les contraintes de la cour viennoise. Il y a ensuite le personnage romantique façonné par les biographies, les portraits et surtout le cinéma, dont la trilogie des années 1950 avec Romy Schneider a fixé l’image d’une souveraine jeune, belle et mélancolique. Et il y a enfin la Sissi contemporaine, devenue marque touristique et icône populaire bien au-delà de l’Autriche. Dès sa création, le Sisi Museum avait entrepris de séparer ces différentes figures, notamment à travers ses collections des objets personnels de l’impératrice, qui dévoilent une femme obsédée par son apparence, passionnée d’équitation et de voyages, mais surtout rétive au cérémonial que sa condition lui impose.Les diamants de l'impératrice figurent dans la collection du musée viennois.
La rénovation de 2026 prolonge cette ambition tout en changeant d’échelle....
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01/11 - Moutons, chèvres et ruches : les nouvelles armes vertes des entreprises
Portées aux nues ces dernières années, les politiques des entreprises sur la responsabilité sociétale des entreprises ont connu un vaste coup de frein. La faute à un contexte politique, économique et géopolitique international toujours plus tendu. Qu'il paraît lointain le temps où les grands patrons les grands patrons rivalisaient de promesses pour lutter contre le changement climatique, que les Comex se dotaient de "responsables RSE", que les cabinets de conseils spécialisés en la matière pullulaient et que les grandes nations rivalisaient de textes réglementaires ambitieux.
Pour autant, coup de frein ne veut pas dire coup d'arrêt et les graines plantées ont germé : rares sont les entreprises qui ont définitivement arrêté leurs programmes de durabilité. Disons que les discours sur la RSE - aux tonalités souvent morales voire trop prescriptives -, se veulent aujourd'hui plus discrets. Côté actions, après la phase des mesures et des bilans (carbone), vient celle de la mise en place des bonnes pratiques parfois originales, selon les secteurs d'activité comme l'automobile ou l'habillage. Autant d'initiatives qui montrent que la transformation, inéluctable est bien en marche. Cet été, tout particulièrement, les preuves tangibles du réchauffement climatique (incendies, canicules) ont montré qu'il n'existe pas d'autre option pour les acteurs de l'économie que celle de l'adaptation.
À Montaigu, en Vendée, quatre à cinq moutons prennent leurs quartiers chaque trimestre dans...
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01/11 - Nucléaire : la course contre la montre de la France face à Bruxelles
Certains sujets déclenchent des réflexes pavloviens. Le financement européen du nucléaire français est de ceux-là. "Bruxelles n'a rien à dicter à la France, en particulier sur l'électricité", s'est insurgée Marine Le Pen après la parution, cette semaine, d’un article de La Lettre évoquant les contreparties discutées entre la Commission et Paris pour valider les aides publiques des futurs réacteurs d'EDF. Plusieurs responsables politiques lui ont emboîté le pas, en grande partie du RN ou de la mouvance souverainiste. Mais aussi, sans pour sa part verser dans l'euroscepticisme, l'ex-ministre de l'Économie Antoine Armand, aujourd'hui maire d’Annecy. "Il est problématique que la Commission veuille poser des conditions n'ayant rien à voir avec le projet lui-même, explique-t-il à L'Express. La France doit rester ferme dans les négociations."
Le dossier est complexe, à la hauteur des montants en jeu : un programme estimé à 72,8 milliards pour six réacteurs EPR2, financé à 60 % par un prêt public bonifié. Bruxelles souhaite s'assurer d'une aide d'Etat proportionnée, et cherche à préserver la concurrence face au poids dominant d'EDF. "L'Europe fait plutôt le boulot. Il est logique qu'elle prenne le temps d'analyser ces mécanismes, déjà validés pour du nucléaire en République tchèque, remarque Emeric de Vigan, fondateur du cabinet de c
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01/11 - Katherine Fleming : "Les grandes universités américaines vont devoir revoir leur modèle"
"Je connais un peu trop bien ce monde, j'y ai exercé tous les postes possibles", lance dans un français parfait Katherine Fleming, lorsque L'Express la sollicite pour évoquer les vicissitudes des universités américaines. Aujourd'hui présidente du J. Paul Getty Trust, la plus grande fondation du monde dédiée à l'art, cette historienne anglo-américaine, spécialiste de la Grèce moderne, a été vice-présidente de l'université de New York de 2016 à 2022. Consciente des dérives et des limites du système, elle déplore néanmoins les effets calamiteux de la politique de l'administration Trump sur la recherche scientifique.
L'Express : Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, Donald Trump a pris pour cible les universités. Avec quelles conséquences ?
Katherine Fleming : Pour comprendre la situation, il faut connaître les rouages du système américain. Le coût des études aux Etats-Unis est extrêmement élevé, dans les établissements privés mais également dans les universités publiques, qui dépendent aussi des frais payés par les étudiants. Les grandes universités privées reçoivent beaucoup de soutien de l’Etat fédéral, surtout pour la recherche. C’est donc par ce biais que le gouvernement dispose d’un levier pour les manipuler et les contrôler. Ce qui me frappe, c’est le décalage entre ce que Donald Trump entend punir, ou corriger, et sa méthode. Il étouffe la recherche bien qu’elle n’ait aucun rapport avec ce que son administration veut infléchir - le "wokisme" du monde...
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01/11 - Ukraine, Otan, droits de douane : ce qu’une victoire démocrate aux midterms pourrait changer pour l’Europe
En quoi le résultat des élections de mi-mandat peut-il influencer la marche du monde ? Et, en cas de victoire du camp démocrate, quel sera l'impact d'un changement de majorité au Congrès sur les grands sujets qui concernent l'Europe : la guerre en Ukraine, la pérennité de l'Otan ou encore les droits de douane imposés par Donald Trump au Vieux continent (50 % sur l'acier et l'aluminium, 25 % sur les poids lourds, 15 % sur les voitures et pièces détachées, 10 % sur le bois) ?
Pour l'instant, tout indique que le Parti républicain vivra un sale quart d'heure électoral avec, potentiellement, un net recul au Congrès. Selon les sondages, le parti de Barack Obama pourrait reconquérir la majorité des 100 sièges au Sénat ou à la Chambre des représentants (435 sièges en tout). Ou carrément : dans les deux hémicycles du Capitole. Mais rien n'est encore joué. Et l'histoire incite à la prudence : chacun se souvient des pronostics erronés de 2016 et 2020 annonçant les victoires d'Hillary Clinton et Kamala Harris. Echaudés par les deux premières années de la présidence Trump II, les Européens croisent les doigts. Et tirent déjà des plans sur la comète en cas de défaite du clan Maga. Voici les questions qui se posent. Le montant des aides à l'Ukraine peut-il évoluer ?
S'ils emportent la majorité à la Chambre des représentants, les démocrates n'auront qu'un seul moyen d'infléchir les choses vis-à-vis de l'Ukraine, via le montant du budget alloué à l'aide à ce pays en guerre. Toute dépense...
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31/10 - Manifestations de la Gen Z en Europe : le mouvement gagne l’Allemagne
14 heures passées. Le cortège se met enfin en mouvement à Francfort. Ils sont aussi quelques milliers devant l'université Louis-et-Maximilien, à Munich. Selon les organisateurs, plus de 160 000 personnes au total devaient participer à des manifestations dans 34 villes, ce samedi 31 octobre, à travers l'Allemagne. C'est à Cologne (plus de 14 000 confirmations), Francfort (environ 13 000) et Berlin (plus de 10 000) que les inscrits étaient les plus nombreux. Le mot d'ordre de cette mobilisation, organisée par le collectif "Gen Z regelt" ("La génération Z prend les choses en main") : une manifestation pacifique.
Ces rassemblements s'inscrivent dans le sillage d'une vague de manifestations menées par la "génération Z" à travers l'Europe cette année. En Serbie, une mobilisation étudiante a contribué à évincer, par les urnes, le dirigeant qui était au pouvoir depuis longtemps, tandis qu'en France, les revendications lycéennes continuent, dépassant les seules préoccupations scolaires.
Outre-Rhin, la jeunesse s'oppose au service militaire obligatoire et réclame des investissements accrus dans l'éducation - une compétence des Etats régionaux et non de l'Etat fédéral, d'où de fortes disparités en Allemagne. Par ailleurs, de nombreux jeunes sont aussi confrontés à la hausse du coût de la vie, même si l'inflation a ralenti à 2,8% en octobre.
Parmi les manifestants interrogés par la presse allemande et qui ont vu les images du 17 octobre en France, certains se distancient...
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31/10 - Attentat de Trappes : "Il y a une sous-déclaration des faits anti-musulmans"
Il dit "ne rien regretter". Une semaine après avoir tiré en rafale sur des passants à Trappes et La Verrière, dans les Yvelines, Kevin T. a, selon le Parquet national antiterroriste (Pnat), reconnu avoir "spécifiquement ciblé des personnes de type musulman ou africain, nord-africain", dans un lieu qu’il considérait comme un "repaire d’islamistes". Vendredi 23 octobre, aux alentours de 10 heures du matin, ce trentenaire a ouvert le feu pendant quinze longues minutes, en pleine rue, tuant sur le coup Pengo Bossio Wangi, un jeune homme de 26 ans, et blessant sept autres personnes, dont une petite fille de 11 ans.
Tandis qu’il était placé en garde à vue, des enquêteurs ont retrouvé à son domicile des autocollants faisant la promotion du Rassemblement national. Jeudi 29 octobre, le parquet de Nanterre a par ailleurs confirmé une information de Mediapart selon laquelle le tireur avait également été arrêté trois jours plus tôt à Levallois-Perret, pour avoir agressé un homme noir sur le parking d’une station-service. Placé en détention provisoire, il conteste "toute intention terroriste" mais considère, comme l’indique le Pnat, son action comme "légitime".
Alors que les actes antimusulmans ont augmenté de 88 % entre 2024 et 2025 selon le ministère de l’Intérieur, et que trois personnes ont été tuées depuis 2025 pour des motifs islamophobes, l’Association de défense contre les discriminations et les actes antimusulmans (Addam) appelle à une "condamnation plus ferme de toutes...
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31/10 - L’Ukraine reprend ses attaques contre les raffineries russes, au risque de froisser Donald Trump
Des colonnes de fumée s'élèvent dans le ciel au-dessus de la raffinerie de Novokouïbychevsk : tôt ce vendredi 30 octobre, l'Ukraine vient de frapper le site pétrolier, situé dans la région russe de Samara. Une autre attaque suit, la nuit d'après : cette fois, des drones ukrainiens à longue portée ont pris pour cible le pôle industriel situé dans la république de Bachkortostan (dans l'ouest de la Russie). Selon le Kyiv Post, ils ont notamment touché la raffinerie Bachneft-Novoil ainsi que, potentiellement, une seconde installation de raffinage adjacente.
Une analyse en sources ouvertes (OSINT), fondée sur des photographies prises par des témoins et réalisée par le média Astra, a confirmé qu'un impact avait provoqué un incendie majeur dans ce complexe énergétique. L'attaque a conduit les autorités russes de l'aviation civile à procéder à des fermetures d'urgence de l'espace aérien du pays.
Ces opérations ukrainiennes interviennent après une pause de deux semaines, décidée sous la pression de Donald Trump qui, à plusieurs reprises, avait appelé Kiev à suspendre ses frappes contre les infrastructures pétrolières russes. La reprise des attaques contre ces dernières risque par conséquent de provoquer la colère du président américain. "La décision de frapper Novokouïbychevsk a été prise malgré les conseils des alliés européens, qui avaient suggéré à Kiev d'attendre la tenue des élections de mi-mandat aux États-Unis, afin d'apaiser les tensions récentes entre Zelensky et Trump",...
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31/10 - Midterms : "Ni Donald Trump ni le Congrès n’ont tenu leur promesse sur la facture d’énergie des Américains"
Le chiffre est aussi symbolique qu'embarrassant. Depuis quelques jours, le prix de moyen du gallon d'essence sous le second mandat de Donald Trump a dépassé celui de l’ère Joe Biden, selon l'American Automobile Association. Le président républicain promettait pourtant, pendant sa campagne de 2024, de le ramener sous la barre des deux dollars. Raté. L'essence se paye aujourd'hui près de 4,25 dollars et le diesel frôle son record historique, à plus de 6,30 dollars.
Prix à la pompe dopés par la guerre avec l'Iran, factures d’électricité gonflées par les data centers... Le coût de l'énergie s’est invité au cœur de la campagne américaine des midterms. Robbie Orvis, directeur de la modélisation et de l'analyse chez Energy Innovation, un groupe de réflexion consacré aux politiques énergétiques et climatiques, évalue pour L'Express l'impact de cette situation sur le vote du 3 novembre.
L’Express : Le coût de l'énergie est-il en train de devenir un enjeu électoral aux États-Unis ?
Robbie Orvis : Pour la première fois depuis très longtemps, c'est en effet devenu un sujet central dans de nombreuses élections. On en a déjà eu l’exemple l'an dernier pour le poste de gouverneur du New Jersey. L'énergie était le thème principal de la campagne de la démocrate Mikie Sherrill, qui a gagné.
Pourquoi est-ce nouveau ?
Plusieurs phénomènes se superposent. Le premier concerne la guerre actuelle avec l'Iran, qui fait nettement grimper les prix à la pompe. Cette situation marque les citoyens....
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31/10 - Crise politique en Pologne : le Tribunal constitutionnel au cœur d’un bras de fer
Crâne glabre, regard sévère... Bogdan Swieczkowski, président du Tribunal constitutionnel, est au cœur d'un bras de fer en Pologne depuis l'annonce de sa suspension, vendredi 30 octobre. D'un côté, les nationalistes, dont fait partie le président Karol Nawrocki, qui l'ont nommé lorsqu'ils étaient au pouvoir, de l'autre, le chef du gouvernement centriste, Donald Tusk. Les tensions n'ont pas tardé à éclater, nécessitant l'intervention des forces de l'ordre : de nombreux sympathisants du PiS (parti Droit et Justice) se sont rassemblés devant la plus haute juridiction du pays, pour manifester leur soutien au magistrat. À l'extérieur, des objets ont été lancés sur les agents et trois personnes ont été interpellées après avoir franchi la clôture du tribunal, selon la police.
Le président de la République a, quant à lui, pris la décision d'annuler son vol pour le Sénégal, où il se rendait en déplacement officiel, et de rentrer en urgence à Varsovie. Peu avant 1 heure du matin, Karol Nawrocki est apparu devant le tribunal constitutionnel et s'est frayé un chemin à travers le cordon policier pour pénétrer dans le bâtiment. À 4 heures du matin, le président se trouvait toujours à l'intérieur.
Dirigée pendant huit ans, de 2015 à 2023, par le PiS, la Pologne a connu une série de réformes qui ont affaibli la séparation des pouvoirs et renforcé l'emprise du politique sur la magistrature. Durant cette période, le Tribunal constitutionnel était particulièrement dans le viseur de l'Union...
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31/10 - Guillaume Debré : la gloire de son arrière-grand-père
Ces dernières années, au sein de la dynastie Debré, c’est surtout la rebelle Constance qui a fait parler d’elle. Dans Nom (2022), elle ne mâchait pas ses mots envers leur mythologie : "Les bourgeois ne sont pas moins fous que les aristos. Ils sont fous, bien sûr qu’ils sont fous les Debré, leur folie, ils l’appellent l’Etat, ils l’appellent la France. Pour oublier peut-être qu’ils sont un peu juifs." Et elle ajoutait : "La pureté c’est la France. Ils sont contre Israël. De la Shoah on ne parle jamais. C’est quelque chose qui n’a pas existé. Il y a eu la guerre et ça on en parle beaucoup, il y a eu les résistants et les collabos, les Allemands et les Alliés, mais les juifs dans tout ça on n’en parle jamais."
Son cousin germain Guillaume, directeur général de LCI, apporte aujourd’hui un autre son de cloche. Avec Deux messieurs de la police sont venus ce matin…, il revisite leur part juive. Originaires de Westhoffen, en Alsace, les Debré ont eu un grand rabbin de Neuilly-sur-Seine en la personne de Simon, le patriarche. Son fils Robert, né en 1882, fut d’abord un disciple de Charles Péguy aux Cahiers de la Quinzaine, ce qui ne pouvait que lui donner une haute idée de la France républicaine. A la fin de ses études de médecine, il se marie avec une goy, au désespoir de son rabbin de père. En 1918, il reçoit la Croix de guerre des mains de Pétain – ce qui s’avèrera très ironique, après-coup. Pionnier de la pédiatrie, Robert travaille notamment sur la mortalité infantile et la...
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31/10 - A Vienne, le face-à-face entre Picasso et Francis Bacon
Bacon ne s’en est jamais caché, le travail de Picasso fut le choc fondateur de sa vocation. C’est en regardant les nus biomorphiques et surréalistes de Pablo à Paris en 1927 que le jeune Francis de 17 ans a décidé de devenir peintre. Mais l’admiration n’interdit pas la rivalité. Francis Bacon voulait être, pour la seconde moitié du XXe siècle, ce que Picasso avait été pour la première : un chroniqueur sans concessions de la condition humaine, même si cette quête a pris une tournure différente chez les deux hommes. L’artiste prolifique aux métamorphoses incessantes que fut Picasso traverse les styles, du classicisme au cubisme, réinventant chaque fois son vocabulaire. Bacon, lui, revient obstinément à quelques motifs signature : des visages déformés, des silhouettes enfermées dans des cages géométriques.
A Vienne, sur les cimaises de l’Albertina Museum, l’exposition Picasso-Bacon, sous-titrée What It Feels Like to Be Human ("Ce que signifie être humain"), qui réunit près de 70 œuvres, met en regard le maître espagnol et son cadet britannique dans une confrontation qui dépasse largement la question des influences artistiques. La filiation, d’ailleurs, n’est pas réciproque, puisque Picasso n’a jamais puisé d’inspiration dans la production de Bacon qu’il a pourtant suivie avec une attention particulière. Ici, il est question autant de ce qui les unit que de ce qui les oppose.Pablo Picasso, "Buste de femme" (Dora Maar), 1940.
Leur traitement de la palette permet de mesurer...
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31/10 - De l’élevage au produit fini : comment décarboner les chaînes de production
Portées aux nues ces dernières années, les politiques des entreprises sur la responsabilité sociétale des entreprises ont connu un vaste coup de frein. La faute à un contexte politique, économique et géopolitique international toujours plus tendu. Qu'il paraît lointain le temps où les grands patrons les grands patrons rivalisaient de promesses pour lutter contre le changement climatique, que les Comex se dotaient de "responsables RSE", que les cabinets de conseils spécialisés en la matière pullulaient et que les grandes nations rivalisaient de textes réglementaires ambitieux.
Pour autant, coup de frein ne veut pas dire coup d'arrêt et les graines plantées ont germé : rares sont les entreprises qui ont définitivement arrêté leurs programmes de durabilité. Disons que les discours sur la RSE - aux tonalités souvent morales voire trop prescriptives -, se veulent aujourd'hui plus discrets. Côté actions, après la phase des mesures et des bilans (carbone), vient celle de la mise en place des bonnes pratiques (voir ci-dessous), selon les secteurs d'activité comme l'automobile ou l'habillage. Autant d'initiatives qui montrent que la transformation, inéluctable est bien en marche. Cet été, tout particulièrement, les preuves tangibles du réchauffement climatique (incendies, canicules) ont montré qu'il n'existe pas d'autre option pour les acteurs de l'économie que celle de l'adaptation.
Après le "Nutri-Score", place à l’affichage du "coût environnemental" ! Ce nouvel indicateur,...
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31/10 - Manifestations en France : 320 000 participants selon Beauvau, un demi-million selon les organisateurs... Ce qu’il faut retenir de "l’acte III"
Une nouvelle journée de manifestations contre la vie chère et pour l'amélioration des conditions d'étude des lycéens était organisée ce samedi 31 octobre en France, dans un contexte de tensions après les scènes de violence qui ont marqué les mobilisations du 17 octobre, et dans une moindre mesure celles du 24 octobre. A 17 heures, le ministère de l'Intérieur a fait état de 320 000 manifestants dans tout le pays, dont 70 000 à Paris. A titre de comparaison, Beauvau recensait 550 000 participants à l'échelle nationale lors des manifestations du 17 octobre, et 410 000 participants le 24 octobre. Les organisateurs revendiquent quant à eux un demi-million de manifestants en France ce samedi, dont 200 000 à Paris.
70 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour cet "acte III", pour lequel le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, avait dit vendredi anticiper un "risque très élevé de trouble à l'ordre public", alors que cette nouvelle journée d'actions coïncide avec la fête d'Halloween. De premières tensions ont éclaté en fin d'après-midi lors de la dispersion des cortèges, après des défilés dans un climat "globalement calme".
Avant même la fin de la mobilisation de ce samedi, les syndicats étudiants ont d'ores et déjà appelé à de nouveaux blocages dans les lycées et universités mardi et jeudi prochains.
Les infos à retenir
⇒ 320 000 personnes ont manifesté en France selon le ministère de l'Intérieur, un demi-million selon les organisateurs
⇒ De premières tensions ont...
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31/10 - "Le risque d’infarctus peut s’accélérer pendant la grossesse" : les précieux conseils aux femmes de la cardiologue Sadiya Khan
A 32 ans, une femme consulte une gynécologue pour des règles irrégulières, un médecin généraliste pour sa tension, et un psychologue pour sa déprime. Chacun traite le problème qu'on lui présente, mais aucun se demande ce que ces trois conditions disent, ensemble, de son cœur. Une absence de synthèse qui peut avoir de graves conséquences bien des années plus tard, alors que tout était sur la table depuis le début. Les filles et les femmes vivent des soins "fragmentés" entre spécialités et entre cabinets, résume la Dr Sadiya Khan, cardiologue préventive et épidémiologiste américaine renommée.
L’infarctus reste, dans l’imaginaire collectif, une affaire d’hommes. Celle d’un individu d’âge mûr qui serre sa poitrine, transpire et s’effondre. Cette image est si puissante qu’elle influence les patientes, les proches, et parfois les soignants eux-mêmes. "C’est un défi sociétal et structurel", souligne la professeure à la Northwestern Medicine de Chicago. "Quand vous tapez 'crise cardiaque' sur un moteur de recherche, vous voyez des images d’hommes qui serrent leur poitrine."
L’ampleur du malentendu se mesure. Aux Etats-Unis comme dans le monde, les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès chez les femmes comme chez les hommes, rappelle-t-elle, et pourtant moins de la moitié d'entre elles les reconnaissent comme leur premier risque de santé. En France, le décalage est saisissant. Ces pathologies tuent environ 200 femmes chaque jour, soit une femme toutes les...
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31/10 - Des lycéens de Créteil à l’attentat de Trappes : le récit des 30 jours qui ont embrasé la France
Le beffroi de l’hôtel de ville de Limoges, rongé par les flammes, ne s’est pas encore effondré, mais Emmanuel Macron, un œil vissé sur la télévision et l’autre sur son téléphone, sait déjà que l'édifice de 43 mètres, vieux de plus de 150 ans, n’en réchappera pas. Le président en a été informé. "Pour nous, voilà des heures que plus rien d’autre n’existe", se souvient un proche conseiller du président. Depuis que la mairie de Marseille a été forcée à la mi-journée et qu’il a échangé avec le maire Benoît Payan, il est de toutes les boucles, suit les événements minute par minute, multiplie les appels aux Premier ministre, membres du gouvernement et préfets. Il comprend que les modes d’action de l’ultragauche n’ont, ce jour-là, rien de classique. Pire, le chef de l’Etat anticipe déjà que le "17 octobre" n’aura bientôt plus besoin de son année pour entrer dans le langage commun et devenir, dans la mémoire de tous, une journée noire dans l’histoire de son décennat. Peut-être même de la Ve République.17 septembre, la genèse du mouvement
Tout est parti d’un organigramme aux cases désespérément vides. En ce mois de septembre 2026, au lycée Saint-Exupéry de Créteil (Val-de-Marne), la rentrée scolaire se fait sans proviseur adjoint, sans infirmière, sans directeur délégué à la formation professionnelle et technologique ni responsable du bureau des entreprises, postes pourtant indispensables à l'organisation des "bacs pro". Trois professeurs et de nombreux contractuels manquent...
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31/10 - Iran, Gaza, Cisjordanie : après les législatives en Israël, ces six scénarios pour le Moyen-Orient
Lorsqu’on a été ex-chef d’état-major de Tsahal, observateur au cabinet de guerre de Benyamin Netanyahou, que l’on a perdu son fils de 25 ans et deux neveux au combat dans la bande de Gaza, peut-on vraiment opérer un virage à 180 degrés de la politique étrangère israélienne ? De l’avis des experts interrogés par L'Express, il ne faut pas s’attendre à un bouleversement complet au Moyen-Orient si Gadi Eisenkot (centre droit) devient Premier ministre d’Israël. Après le traumatisme du 7 octobre 2023, l’Etat hébreu ne compte pas faiblir face à ses ennemis dans la région. Mais là où l’opposition israélienne cherche des sorties politiques, Netanyahou reste animé par une vision messianique de la guerre. Voici nos six scénarios pour la région. 1. Frapper l’Iran après les midterms
Deux jours avant l’élection du 27 octobre en Israël, Netanyahou publie sur X une photo apocalyptique d’un champignon nucléaire au-dessus de Tel-Aviv avec la mention : "Si les Iraniens obtiennent l’arme nucléaire, plus rien ne sera jamais comme avant". Depuis plusieurs semaines, Benyamin Netanyahou met une pression maximale sur Donald Trump pour lancer une nouvelle opération sur l’Iran. A Washington, un plan américain est déjà sur le bureau du président si celui-ci se décidait à passer à l’action. Le feu vert n’interviendrait qu’après les Midterms. Netanyahou pourrait aussi profiter de cette période de flottement, sans majorité en Israël, pour lancer une attaque afin de pousser ses adversaires à installer...
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31/10 - Ilya Iachine, opposant russe : "Vladimir Poutine crée lui-même les conditions d’un coup d’Etat"
Opposant à Vladimir Poutine, Ilya Iachine a été condamné à huit ans et demi de prison en Russie pour avoir dénoncé les horreurs de la guerre en Ukraine dans une vidéo. Après avoir passé plus de deux ans en détention, dont plusieurs séjours à l'isolement, il a été libéré en août 2024 dans le cadre d'un vaste échange de prisonniers. Il vit désormais en Allemagne, où il a fondé un parti politique baptisé "Russie pacifique", destiné à rassembler les opposants russes en exil (un projet ambitieux tant ils sont divisés). Il livre à L'Express son analyse de la stratégie de Vladimir Poutine, dont s'est rapproché récemment Donald Trump, alors que s'annoncent des mois cruciaux pour l'Ukraine. Entretien.
L'Express : Que vous inspirent les derniers revirements de Donald Trump, qui fait pression sur les Ukrainiens pour qu’ils ne frappent pas les raffineries russes, passe un accord sur le diesel avec Vladimir Poutine, appelle au départ de Volodymyr Zelensky...?
Ilya Iachine : Je ne parlerais pas de revirement, car Donald Trump fait malheureusement pression sur l’Ukraine depuis son retour à la Maison-Blanche. Elle lui semble la partie la plus faible, et il lui paraît donc plus facile de la contraindre à la paix aux conditions de la Russie. Autrement dit, à capituler. Sauf que satisfaire les exigences de l’agresseur ne mène pas à la paix, mais à l’escalade, car c’est un signe de faiblesse. Et rien n’inspire autant un agresseur que la faiblesse.
C’est une erreur de calcul stratégique. En...
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31/10 - Fabrice Lenglart, directeur général de l’Insee : "La crise du pouvoir d’achat que nous vivons n’est pas inédite"
Il y a la colère de la rue et la froideur des statistiques publiques. Pour la deuxième année consécutive, le pouvoir d'achat des Français devrait reculer en 2026 alors que la flambée des prix de l'essence grève les revenus et que le marché de l'emploi fait du surplace. L'année 2027 s'annonce sombre, d'autant que l'Etat n'a plus les moyens de sortir son carnet de chèques pour calmer la fronde sociale comme lors de la crise des gilets jaunes.
Pour L'Express, Fabrice Lenglart, le directeur général de l'Insee l'Institut national de la statistique et des études économiques -, sort de sa réserve habituelle pour mettre en perspective les derniers chiffres. Avec un enseignement : nous sommes sur un long chemin de ralentissement du pouvoir d'achat, qui ne date pas de 2026. Un freinage qui renvoie au débat sur le "travailler plus", thème phare de cette campagne.
L'Express : La question du pouvoir d'achat est au cœur des revendications depuis maintenant un mois. Confirmez-vous une nouvelle baisse en 2026, après celle de 2025 ?
Fabrice Lenglart : Il faut d'abord préciser ce que l'on entend par pouvoir d'achat. Il faut distinguer le pouvoir d'achat comme grandeur macroéconomique, qui consiste à comparer l'évolution du revenu disponible de l'ensemble des ménages en France avec la progression des prix. Et le pouvoir d'achat par unité de consommation, qui ramène cette grandeur macroéconomique à un niveau individuel, en tenant compte de la taille et de la composition des ménages...
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30/10 - Ingérence russe : l’ex-groupe Wagner ouvre un bureau spécial pour cibler la France
On ignore si Paris doit s'en sentir flatté, mais l'attention est là : Politology, l'organisation qui a pris la suite du groupe paramilitaire russe Wagner, a créé un "projet spécial de surveillance de la situation en France". La structure spécialisée dans la propagande russe et la désinformation ne concentre plus ses opérations seulement en Afrique, où elle visait particulièrement les intérêts français, mais étend désormais son action en Europe. L'information a été dévoilée ce 27 octobre par une enquête du collectif All Eyes on Wagner (AEOW), qui a authentifié une fuite de plusieurs milliers de documents.
Entité très pro-active quand il s'agit d'essayer de saper les intérêts occidentaux à travers le monde, Politology est manifestement un panier percé. En février 2026, la fuite d'une centaine de documents internes avait déjà permis à AEOW et à un consortium de médias de la relier au SVR, le service de renseignement extérieur russe. Cette enquête a également dévoilé l'existence d'une campagne d'influence menée par Politology en Afrique et en Amérique latine. Près de neuf mois plus tard, rebelote : cette fois, des milliers de documents atterrissent entre les mains du collectif. Intérêt pour le Sud global
L'entité s'est réorganisée, cloisonnant ses opérations en différents départements. Ironie du sort, c'est justement ce cloisonnement qui permet, aujourd'hui, de mieux lire ses priorités. Les opérations de Politology se divisent en cinq bureaux : l'unité de surveillance de...
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30/10 - Ventes de livres : Jordan Bardella peut-il reprendre la main en librairie ?
Réélu président du Rassemblement national samedi dernier lors du congrès de son parti à Orléans, Jordan Bardella va-t-il réussir à sortir de la mauvaise passe née de la révélation par Mediapart de propos antisémites supposément tenus quand il était plus jeune ? Jeudi sur Instagram (où il est suivi par 1,4 million de gens), il posait avec son nouveau livre, Gouverner, à paraître mercredi prochain chez Fayard. Rappelons que le compagnon de Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles avait connu des débuts princiers en librairie : en 2024, il avait vendu plus de 200 000 exemplaires de Ce que je cherche – ce qui lui avait valu une invitation à notre rendez-vous annuel du déjeuner des best-sellers de L’Express. L’année 2025 avait été moins fructueuse : avec "seulement" 100 000 exemplaires pour Ce que veulent les Français, il avait divisé ses ventes par deux. Il espère asseoir sa crédibilité et sa légitimité de potentiel futur Premier ministre avec Gouverner, et on imagine qu’il a repris intégralement sa copie et soigné les ultimes corrections, mais le contexte de la sortie paraît délicat. Le 3 novembre seront dévoilés les lauréats du Goncourt et du Renaudot : c’est à ces livres-là que les libraires (par ailleurs souvent hostiles au RN) auront la tête. Le même jour, les midterms devraient prendre de la place dans les médias. Jordan Bardella publiera Gouverner le lendemain, mercredi 4 novembre. Brève fenêtre de tir vu que le lendemain, jeudi 5, la journée de grève générale devrait...
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30/10 - Cette inquiétante montée des groupes d’autodéfense, par Gérald Bronner
Les pillages du 17 octobre constituent un traumatisme politique de bien des façons. Ils interrogent en particulier la capacité de l’Etat à assurer la sécurité des citoyens. Les témoignages de commerçants appelant en vain les forces de l’ordre tandis que leur magasin était dévasté, ou même de ceux qui ont courageusement essayé de défendre leur bien, laisseront des traces dans notre imaginaire collectif. Une immense partie de l’opinion publique reste abasourdie et les justifications politiques de ces pillages données par les idéologues aggravent le problème. Elles nous font collectivement prendre le risque de rendre sympathiques des initiatives qu’en temps ordinaire nous devrions tous trouver inquiétantes. Mais nous avons quitté les rivages des temps ordinaires.
Un peu partout en France, des groupes - sans s’être toujours concertés - se sont organisés avec le prétexte de défendre les commerçants contre les pilleurs. Même si le terme "milice" est à ce stade excessif ou au moins prématuré, on ne peut qu’être frappé du fait que certains sont suffisamment convaincus de la fragilité de l’État pour ressentir le devoir de s’y substituer. Cette prétention est inquiétante, donc, parce qu’elle est la négation même de ce que constitue l’essence de l’Etat moderne, si l’on suit les célèbres remarques du sociologue Max Weber : le monopole de la violence légitime. Si l’Etat tolère d’être concurrencé dans ce domaine, c’est le diagnostic de sa déliquescence qu’il confirme. Or, le phénomène...
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30/10 - "Nous assistons à l’effondrement d’un certain ordre libéral d’après-guerre" : le regard de l’historien britannique Robert Tombs
Des quartiers de Paris en proie aux flammes, aux barricades et aux violences entre forces de l'ordre et manifestants. Les images du 17 octobre dernier ont forcément évoqué de nombreux souvenirs aux historiens des révoltes françaises, dans un pays prompt à laisser éclater sa colère dans la rue.
Robert Tombs est l'un des plus grands spécialistes mondiaux de la Commune de Paris, une période insurrectionnelle de 72 jours dans la capitale française, en 1871. Auteur de Paris, bivouac des révolutions (Libertalia, 2014), le professeur d'histoire au St John's College de l'université de Cambridge observe de près les mouvements sociaux qui bouleversent la France cet automne, six mois avant la présidentielle. D'après lui, un air de fin de IVe République flotte sur l'Hexagone.
L’Express : Vous connaissez intimement l'histoire de France et ses mouvements de contestation. Pourtant, vous avez confié au Daily Telegraph que cette fois, après les émeutes du 17 octobre, c'était différent. Pourquoi ?
Robert Tombs : Il existe d'abord une différence culturelle. La France est probablement plus disposée à accepter les manifestations, même violentes, car cela fait partie de son histoire. Après tout, votre fête nationale commémore la prise de la Bastille, qui fut plutôt sanglante... L’opinion française tolère généralement mieux les grèves et les manifestations, alors qu'en Grande-Bretagne, nous avons plutôt tendance à les déplorer.
Il y a ensuite un problème social profond, évident, celui des...
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30/10 - Flavio Bolsonaro : comment l’administration Trump lui a permis de fuir le Brésil
Après une escale en Argentine et en Equateur, Flavio Bolsonaro pourra se prélasser sur les plages en Floride. Visé par plusieurs enquêtes pénales, le candidat déçu à la présidence brésilienne peut compter sur la protection américaine. Arrivé à Miami par avion privé, mercredi 28 octobre, il s'est vu accorder un statut temporaire accordé sur ordre du président Trump, avant d'obtenir, à terme, le statut de résident permanent, d'après des responsables américains. Flavio Bolsonaro et sa famille auraient bénéficié d'un régime "d’autorisation exceptionnelle d’entrée", généralement accordé pour des raisons humanitaires a indiqué une autre source au New York Times. Plus tard dans la journée, le président Trump a confirmé que son protégé avait disposé d’un "laissez-passer" pour entrer dans le pays.
La Maison-Blanche et le département d’Etat ont réorienté les questions concernant le statut migratoire de Flavio Bolsonaro et l’implication du chef de l'Etat vers le département de la Sécurité intérieure. Cette agence a affirmé que Flavio Bolsonaro et sa famille "ont été accueillis et contrôlés par les services des douanes et de la protection des frontières des Etats-Unis, conformément aux lois et procédures d’immigration en vigueur." Selon une analyse du New York Times, un document officiel du gouvernement américain suggère que Flavio Bolsonaro a présenté, à son arrivée, un passeport diplomatique brésilien annulé. Le département d’Etat a fait savoir, par l’intermédiaire d’un responsable...
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30/10 - Présidentielle 2027 : la Constitution entre les mains des apprentis sorciers
Les campagnes présidentielles donnent l’occasion de manifester le volontarisme le plus affirmé. Par construction, Yes, we can ! Vous me direz, rien de nouveau sous le soleil – et rien de nouveau non plus dans le fait que toute cette énergie portée en sautoir repose invariablement sur une démagogie sans fin. Nous devrions être vaccinés depuis longtemps contre cet état d’esprit parce qu’il nous tue au moins autant que l’inaptitude des élus à tenir leurs fameux "engagements" : le gouffre du déficit et de la dette ne serait pas ce qu’il est si l’on ne nous avait pas promis tant de dépenses folles et si nous n’avions pas tant cherché à croire ou à supposer qu’elles étaient soutenables. Mais non. Pas de vaccin. L’expérience n’enseigne rien. Nous nous réinfectons à chaque fois. Là où il y a une volonté, il y a un chemin (de croix)…
Sauf que, ce coup-ci, un seuil qualitatif a été franchi. Presque partout sur l’arc politique, il est proposé aux Français de se libérer de ce qui gêne, et surtout de leur Constitution. Jean-Luc Mélenchon veut saccager le droit de propriété (et sans doute bientôt la liberté d’entreprendre pour faire bonne mesure), convoquer une "assemblée constituante" pour la refaire… ; Marine Le Pen souhaite s’affranchir de l’article 89 pour la réviser par référendum direct et pour interdire le port du voile… ; Bruno Retailleau entend liquider l’autorité des décisions du Conseil constitutionnel ; celle aussi de nos engagements internationaux ; ouvrir un bar à...
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30/10 - Présidentielle 2027, bienvenue dans l’ère de la post-vérité : "Le mensonge caractérisé ne disqualifie plus"
Orléans, 24 octobre. Au congrès du Rassemblement national, un militant du parti, interrogé par un journaliste de Mediapart sur l’affaire Bardella, répond ceci : "Il a raison parce que c’est la vérité." C’est, plus précisément, la vérité de Jordan Bardella, la seule qui compte. Que le président du RN ait ou non tenu des propos antisémites n’est pas important ; ce qui compte, c’est ce qu’ils ont envie de croire. "Ce qui me terrifie, c’est que le mensonge caractérisé ne disqualifie plus. Jusque-là, on ne s’en relevait pas. C’est vertigineux", s’alarme un proche d’Emmanuel Macron.
Nous voilà entrés dans l’ère de la post-vérité, terme forgé en 1992 et désigné en 2016 mot de l’année par le dictionnaire britannique Oxford, qui en donnait la définition suivante : "circonstances dans lesquelles les faits ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion et aux opinions personnelles". C’est un renversement inouï : non seulement toute vérité n’est pas bonne à dire, mais le mensonge est conseillé. Le Washington Post a ainsi répertorié plus de 30 000 mensonges proférés par Donald Trump lors de son premier mandat ; combien de mensonges entendrons-nous dans la campagne présidentielle de 2027 ?
Le réel ne compte plus. Un homme noir de 26 ans, Pengo Bossio Wangi, a été assassiné dans la rue, à Trappes. Le suspect, Kevin T., a reconnu en garde à vue avoir ciblé des personnes "de type musulman ou africain, nord-africain" - sept autres personnes ont été...
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30/10 - Midterms : en Alaska, une magouille politique démocrate tourne à l’affaire judiciaire
La magouille pourrait donner lieu à une bataille judiciaire acharnée. L'histoire qu'a révélée le New York Times est digne d'un scénario de film : les collaborateurs de Mary Peltola, candidate démocrate au Sénat de l'Alaska, auraient été missionnés pour recruter des personnes nommées "Dan Sullivan", et les inciter à se présenter lors des élections de mi-mandat prévues le 3 novembre. Un patronyme loin d'être choisi au hasard puisqu'il s'agit du nom du sénateur républicain de l'État, candidat à sa réélection. Objectif : jouer sur la confusion, dans le cadre du système électoral de l'Alaska, qui permet à quatre candidats de figurer sur le bulletin de vote. C'est dans ce cadre qu'au printemps, un enseignant à la retraite nommé Dan J. Sullivan, originaire d'un minuscule village de pêcheurs situé dans la pointe de l'Alaska, a annoncé sa candidature au Sénat dans cet État de 740 000 habitants.
Après ces révélations, le département de la Justice américaine a déposé, jeudi 29 octobre, une plainte visant à bloquer les résultats des élections en Alaska si le sénateur républicain sortant Dan Sullivan venait à perdre de justesse. Selon une source proche du dossier, plus de 40 assignations et demandes de documents ont été émises dans le cadre de son enquête. Outre le département de la Justice, le gouverneur républicain de l'Alaska, Mike Dunleavy, a également réclamé une enquête au niveau de l'Etat. De son côté, Donald Trump a réclamé, jeudi, l'invalidation de la candidature de la...
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30/10 - Cancer : le vaccin personnalisé de Moderna fonctionne… mais personne ne sait vraiment pourquoi
Combien de preuves faut-il avant de proclamer une révolution ? Le 24 octobre, Moderna a dévoilé les résultats complémentaires d’un vaccin à ARN messager d’un genre nouveau : une injection "personnalisée", conçue à partir des caractéristiques de la tumeur de chaque patient, et qui réduit le risque de récidive du mélanome, un cancer de la peau dont l’incidence progresse fortement en France. Avant même la publication des données détaillées, l’enthousiasme domine : l’humanité tiendrait là un nouveau type de thérapie, sur-mesure et avec peu d’effets indésirables.
Administré après une chirurgie, en association avec l’immunothérapie (pembrolizumab), le candidat vaccin de Moderna (mRNA-4157, ou intismeran autogene) réduit de 42 % le risque de récidive ou de décès à deux ans, par rapport à l’immunothérapie seule : 82 % des patients sont sans rechute à ce stade, contre 70 %. Le résultat semble ouvrir l’ère des "vaccins personnalisés" contre le cancer, remède rêvé des scientifiques. Pour la première fois, un essai randomisé de phase III, mené sur plus d’un millier de patients, montre l’efficacité d’une telle technologie. Jusqu'à présent, les tentatives concurrentes s'étaient soldées par un échec. Stimulé par la perspective d’une mise sur le marché dans les années à venir, le cours de Moderna avait triplé en Bourse mi-août, après l’annonce des tout premiers résultats.
Si les chiffres sont spectaculaires, l’ampleur réelle de la découverte reste difficile à mesurer. Il faudra...
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30/10 - "Ne parlez pas trop fort" : la demande du Pentagone aux Européens face à la menace russe
Des responsables du Pentagone ont demandé ces dernières semaines à plusieurs pays membres de l'Otan de modérer leur discours concernant la menace que représente la Russie, arguant que certaines déclarations de dirigeants et de responsables européens avaient porté atteinte à la sécurité du continent, ont indiqué à Reuters quatre personnes proches du dossier.
La Lituanie, la Lettonie et l'Estonie figurent notamment parmi les pays ayant reçu des messages les exhortant à modérer leurs déclarations publiques au sujet de la Russie, ont précisé ces sources. On ignore si ces messages, transmis lors de réunions bilatérales, ont été relayés à d'autres gouvernements européens.
Ces demandes interviennent alors que l'administration américaine relance ses efforts pour obtenir une issue négociée à la guerre en Ukraine. "Les conversations privées entre alliés restent confidentielles ; nous ne ferons donc aucun commentaire sur ces allégations", a dit un responsable du Pentagone.
Aucune des sources, parmi lesquelles figurent trois responsables européens et un responsable américain, n'a laissé entendre que les remarques américaines avaient été formulées sur un ton conflictuel.Ne pas "titiller" les Russes
Ces remarques des Etats-Unis reflètent un débat au sein de l'Otan sur la manière d'aborder publiquement la menace posée par une Russie de plus en plus sûre d'elle. Certains responsables occidentaux ont fait valoir que mettre l'accent sur la menace posée par Moscou pourrait faire le jeu...
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30/10 - Cryptos : la plateforme Binance victime d’un piratage massif, 6,3 milliards de dollars dérobés
Ce serait un vol d'une ampleur sans précédent dans le secteur des cryptomonnaies. Binance, la plus grande plateforme d'échange de cryptos au monde, a été victime jeudi 29 octobre d'un piratage massif, dont le préjudice est estimé à 6,3 milliards de dollars. D'après les entreprises américaines d'analyse de blockchain TRM Labs et Chainalysis, les auteurs de ce vol seraient originaires de Corée du Nord. Selon un communiqué de TRM Labs, les attaquants ont pris pour cible des portefeuilles Binance sur dix blockchains différentes et ont transféré la majeure partie des fonds en une vingtaine de minutes environ. Si ce montant se confirme, il s'agirait d'une cyberattaque inédite, susceptible de marquer l'histoire du secteur des cryptomonnaies.
De son côté, Binance tente de rassurer : elle a précisé avoir collaboré avec des partenaires pour geler les actifs concernés, parvenant à localiser environ 3 milliards de dollars à ce jour. La plateforme n'a pas précisé le sort des 3,3 milliards de dollars restants, mais sa cofondatrice, Yi He, a assuré que l'entreprise couvrirait "toutes les pertes" liées à ce piratage.
Pour bien comprendre, les fonds de Binance sont répartis entre deux types de portefeuilles. Les portefeuilles froids, non connectés à Internet, servent de coffres-forts pour sécuriser une grande partie des avoirs. Les portefeuilles chauds, eux, restent connectés au réseau afin de permettre les retraits et les transactions du quotidien. Binance a précisé que les dépôts des...
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30/10 - Hélène Valade, présidente de l’Observatoire de la RSE : "Nous entrons dans une nouvelle ère"
Portées aux nues ces dernières années,les politiques des entreprises sur la responsabilité sociétale des entreprises ont connu un vaste coup de frein. La faute à un contexte politique, économique et géopolitique international toujours plus tendu. Qu'il paraît lointain le temps où les grands patrons les grands patrons rivalisaient de promesses pour lutter contre le changement climatique, que les Comex se dotaient de "responsables RSE", que les cabinets de conseils spécialisés en la matière pullulaient et que les grandes nations rivalisaient de textes réglementaires ambitieux.
Pour autant, coup de frein ne veut pas dire coup d'arrêt et les graines plantées ont germé : rares sont les entreprises qui ont définitivement arrêté leurs programmes de durabilité. Disons que les discours sur la RSE - aux tonalités souvent morales voire trop prescriptives -, se veulent aujourd'hui plus discrets. Côté actions, après la phase des mesures et des bilans (carbone), vient celle de la mise en place des bonnes pratiques, selon les secteurs d'activité comme l'automobile ou l'habillage. Autant d'initiatives qui montrent que la transformation, inéluctable est bien en marche. Cet été, tout particulièrement, les preuves tangibles du réchauffement climatique (incendies, canicules) ont montré qu'il n'existe pas d'autre option pour les acteurs de l'économie que celle de l'adaptation.
Le fort recul de la RSE en quelques années ne s’observe-t-il qu’au niveau européen ?
Absolument pas. Il s’agit...
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30/10 - "J’ai peur pour ma famille" : à Berlin, la cheffe de la gauche radicale craint les liens de son parti avec le Hamas
Quand l’extrême gauche s’acoquine avec des militants palestiniens radicaux, c’est à ses risques et périls. Le magazine Der Spiegel vient de révéler que la nouvelle égérie de la gauche radicale en Allemagne, Elif Eralp, avait peur qu’elle-même et sa famille soient victimes de représailles si jamais elle s’aventurait à critiquer les liens entretenus par son parti, Die Linke (La Gauche), avec une figure palestinienne extrémiste de Berlin. De quoi relancer la controverse sur les relations étroites que Die Linke - sur le modèle d’autres mouvements de gauche en Europe - entretient avec la cause palestinienne dans ce qu’elle a de plus radical.
Le scandale dévoilé par Der Spiegel est explosif car Eralp, tête de la liste Die Linke victorieuse des élections du 20 septembre à Berlin, tente de former un gouvernement de coalition avec les sociaux-démocrates du SPD et les Verts dans la ville-Etat. Et l’hebdomadaire de poser la question : une dirigeante politique qui n’ose pas s’élever publiquement contre des dérives de ses amis parce qu’elle craint pour sa sécurité et celle de ses proches, peut-elle être élue bourgmestre (maire) et donc devenir responsable de la sécurité des 4 millions d’habitants de la capitale de l’Allemagne ?
Der Spiegel a sorti l’affaire à la suite d’un extraordinaire concours de circonstances. Deux de ses journalistes ont interviewé Eralp, lundi 26 octobre. Ils l’interrogent, entre autres, sur l’antisémitisme dans les rangs de Die Linke. Elle répond qu’elle est...
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30/10 - Législatives en Israël : en tête mais sans majorité, Benyamin Netanyahou crie à la fraude électorale
Une première place, mais pas assez de sièges pour garder le contrôle de la Knesset : le camp du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou est arrivé en tête des élections législatives organisées ce mardi 27 octobre, sans toutefois obtenir la majorité au Parlement. D'après les résultats définitifs publiés dans la nuit de jeudi à vendredi par la Commission électorale, la coalition sortante de droite et d'extrême droite recueille 53 sièges sur 120, le Likoud de Benyamin Netanyahou restant le premier parti avec 27 députés.
Derrière, le bloc principal de l’opposition mené par le centriste Gadi Eisenkot, qui rassemble la gauche, le centre et jusqu'à la droite laïque ultranationaliste, obtient 48 sièges. Les deux listes arabes, Ra'am et la Liste unifiée, réalisent quant à elles une percée spectaculaire, avec 19 sièges à elles deux, obtenus grâce à la très forte participation des électeurs arabes d'Israël.
Alors qu'aucune coalition ne serait donc en capacité de diriger le pays sans l'appui d'un ou plusieurs partis arabes, en position de faiseurs de roi, Benyamin Netanyahou a affirmé jeudi, sans preuves à l'appui, que la progression enregistrée par ces derniers était en partie le résultat de fraudes. Aux yeux des commentateurs, le Premier ministre sortant pourrait chercher, par ces accusations, à s'assurer que son principal rival Gadi Eisenkot, qui a exclu d'intégrer des partis arabes au sein de sa coalition, ne puisse pas se permettre d'envisager la constitution d'un...
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30/10 - La mort de Robert Boulin il y a 47 ans : et le mystère s’épaissit...
On ne meurt que deux fois. Et un ministre ? Robert Boulin disparaît le 30 octobre 1979, il y a exactement 47 ans, et, d’une certaine manière, il n’a jamais été aussi présent depuis. Son décès constitue un cold case incroyable dont s’empare Gilles Boyer, eurodéputé et codirecteur de campagne d’Edouard Philippe, avec son livre publié aux éditions JC Lattès. S’y mêlent une plongée dans la vie politique de la seconde moitié du XXe siècle, entre affairisme malsain et violences physiques, et une description effarante de la conduite d’une enquête, entre négligences policières et invraisemblances scientifiques (et inversement), y compris pour un membre du gouvernement.
Car Robert Boulin a été successivement, excusez du peu, chargé des Rapatriés, du Budget, de l’Économie, de la Fonction publique, de l’Agriculture, de la Santé, des Relations avec le Parlement et enfin du Travail avant de voir son nom cité pour Matignon, à une époque, le septennat de Valéry Giscard d’Estaing, où un nouveau Premier ministre n’arrivait pas tous les quatre matins. C’est alors que son corps est retrouvé dans un étang de la forêt de Rambouillet. Il faudra le talent singulier de Pierre Desproges pour rire de ce drame : "Mon ami, le regretté ministre Robert Boulin, et moi-même avions en commun cette obsession de la ponctualité. Je l’entends encore : "Je suis dans les temps, je suis dans les temps…"""Il y a des choses que je ne peux pas dire ici"
On ne peut pas dire que L’affaire Boulin se lit comme un...
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30/10 - Antiracisme : comment Mélenchon et LFI ont dépossédé le PS de son combat historique
Qui prône vraiment l’antiracisme ? Depuis des années, la question fracture la gauche et ses satellites. Parfois au prix de la solennité. Lundi 26 octobre, une scène "sordide", selon Olivier Faure, l’a illustré à la suite de l’attentat raciste de Trappes. "Tout le monde déteste le PS" : lors du rassemblement place Stalingrad, organisé par la société civile, dont SOS Racisme, et en présence d’Ali Rabeh, maire endeuillé de la commune des Yvelines et de la famille des victimes, Emmanuel Grégoire, maire socialiste de Paris, est hué.
L’appartenance politique des contestataires n’est pas connue, mais quelques élus insoumis relaient les vidéos sur leurs réseaux sociaux, dénonçant la "responsabilité [des socialistes] dans la banalisation de certains discours stigmatisants", référence aux "années Manuel Valls" ou "les polémiques à répétition autour de la laïcité", avant de supprimer leurs tweets. Le même jour, Jean-Luc Mélenchon fait bande à part dans la mairie insoumise de La Courneuve. Candidat à la présidentielle, il promet une "Nouvelle France" où les racistes seront privés de leur "fonction d’autorité", dénonce les discours politiques et médiatiques qui banalisent le racisme, fustige les violences policières. Et signifie la préemption d’un combat. Vendredi 30 octobre, la gauche entière et ses deux aspirants à l'Élysée se réuniront pour la première fois à Trappes, à l'appel du maire."Souvenons-nous du Parti socialiste et de SOS Racisme…"
De la "créolisation" comme "chaînon...
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30/10 - Midterms : "Une victoire massive des démocrates pourrait pénaliser le secteur de la tech"
En voilà un paradoxe : au sein même de la patrie de l'intelligence artificielle, la contestation monte concernant son déploiement. Le sujet s'est invité jusque dans les campagnes publicitaires des candidats aux élections américaines de mi-mandat. Au cœur de l'été, l'Etat de New York a instauré un moratoire sur les centres de données. Selon Frederik Ducrozet, responsable de la macroéconomie à la banque suisse Pictet, une volonté de renforcer la régulation autour de l'IA constituerait un signal sérieux pour les investisseurs. Avec en ligne de mire l'échéance présidentielle de 2028.
L'Express : Quelle place occupe l’IA dans cette campagne électorale ?
Frederik Ducrozet : C'est un véritable enjeu de campagne dans certains Etats, comme le Texas ou la Géorgie, parfois transpartisan. Le sujet est essentiellement porté par les démocrates, mais aussi par certains républicains, comme Greg Abbott, le gouverneur du Texas, qui a proposé de restreindre les permis pour l'installation des data centers. Il n’existe pas de politique fédérale harmonisée en matière de régulation de l’IA. Les initiatives restent locales, elles sont prises Etat par Etat.
Les mouvements d’opposition portent-ils sur l’impact environnemental ou sur les possibles pertes d’emplois liées à l’IA ?
Essentiellement sur les effets sur l’emploi. C’est d’ailleurs paradoxal : nous sommes plutôt dans une phase de création d’emplois, voire de pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs, avec des salaires qui...
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30/10 - "Les Chinois se méfient de Trump, mais en même temps, ils l’adorent" : l’analyse du sinologue Steve Tsang
Sinologue très respecté, Steve Tsang, né à Hong Kong et diplômé d'Oxford où il a longtemps enseigné, dirige le SOAS China Institute, à l'université de Londres. Dans son dernier ouvrage, coécrit avec la politologue Olivia Cheung, China's Global Strategy Under Xi Jinping (La stratégie mondiale de la Chine sous Xi Jinping, Oxford University Press £22.99, 296 pages, non traduit), il expose le plan du dirigeant chinois pour devenir la première puissance mondiale, en transformant l'ordre international actuel en un ordre dont la Chine serait le centre. Dans une interview à L'Express, Steve Tsang explique que le géant asiatique compte d'abord s'appuyer sur les pays du Sud global pour défendre ses positions au sein des organisations existantes. La prise de Taïwan consacrerait ensuite la prééminence de Pékin face aux Etats-Unis et à l'Occident. Dans un ordre mondial sinocentré, prévient-il, quiconque défierait le Parti communiste, y compris hors de Chine, s’exposerait à des représailles, et chacun serait contraint à l’autocensure. A moins que l'Ouest ne réagisse avant qu'il ne soit trop tard.
L'Express : La politique étrangère chinoise a pris un tournant avec l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping, fin 2012, passant d’un profil bas à une attitude bien plus affirmée, voire agressive, incarnée par la diplomatie des "loups combattants". Comment l’expliquez-vous ?
Steve Tsang : La grande différence entre Xi Jinping et ses prédécesseurs, c’est qu’avant lui, la Chine n’avait pas de...
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29/10 - Guerre en Ukraine : la DRM, le service secret français qui doit sauver Kiev
C’est la "remontada" de la décennie. Le 16 juin 2022, la direction du renseignement militaire (DRM) fête ses 30 ans en catimini. "Profil bas", a tranché le nouveau directeur, le général Jacques Langlade de Montgros. Seuls deux de ses anciens directeurs répondent présents au rendez-vous sur la base aérienne de Creil (Oise), les autres se sont désistés.
Janvier 2026. L’ex-service secret mal aimé est devenu un fleuron français. "Aujourd’hui, les deux tiers du renseignement à l’Ukraine sont fournis par la France", assure Emmanuel Macron, le 15 janvier, une prouesse rendue possible grâce aux capacités satellitaires et électromagnétiques de la DRM. Les arbitrages erratiques de Donald Trump pourraient même placer l’agence française au premier plan. En cas de défaut américain, les regards ukrainiens se tourneront vers les espions militaires. "On n'est évidemment pas au niveau des Etats-Unis mais on est très bien placés. Il y a peu de pays qui ont autant de moyens de renseignement dans le monde, que ce soit en matière de renseignement humain, d'origine électromagnétique, ou de cyber", témoigne Jean-François Ferlet, patron du renseignement militaire de 2017 à 2021.
Longtemps, ce service secret a été le parent pauvre du renseignement français. Créé au sortir de la guerre du Golfe pour donner au gouvernement un éclairage souverain sur les théâtres de guerre, il était systématiquement moins bien doté que le "mâle dominant" qu’est la DGSE – l’expression est d’un ancien dirigeant -,...
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29/10 - À l’écoute des Pros avec La Poste Pro
Olivier, vous êtes e-commerçant et vous utilisez la plateforme La Poste Pro Expéditions. Pouvez-vous nous en dire plus ?
OLIVIER : Quand l’activité s’accélère et qu’on gère seul son activité on peut vite être dépassé. Aujourd’hui, les clients veulent pouvoir être livrés à domicile, en point retrait, en 24h ou 48h et même à l’international.Il faut donc être efficace et répondre à ces exigences n’est-ce pas ?
OLIVIER : Tout à fait et avec La Poste Pro Expéditions, c’est simple, toutes mes commandes sont centralisées et j’ai accès à l’ensemble des solutions d’expéditions courrier et colis du groupe La Poste. Je peux choisir en un clic, le transporteur, le délai et le prix qui me conviennent le mieux.
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29/10 - Francis Halzen, les confessions du Nobel de physique 2026 : "Je rêve de voir une supernova exploser dans notre galaxie"
"Je suis très sélectif vous savez, mais je vous lis dans l'avion lorsque je rentre en Europe". Francis Halzen a choisi L'Express pour sa première interview dans la presse française depuis son Prix Nobel, le 6 octobre dernier. Le physicien belgo-américain âgé de 82 ans, professeur à l'Université du Wisconsin–Madison, a notamment été récompensé pour avoir imaginé un télescope là où personne n’en cherchait : sous la glace du pôle Sud. Son idée saugrenue, défendue pendant près de quarante ans, a donné naissance à IceCube, un kilomètre cube de glace antarctique instrumentée de capteurs enfouis jusqu’à 2 500 mètres sous la surface antarctique, conçu pour capter les neutrinos. Ces particules subatomiques venues des profondeurs de l'espace, surnommées "fantômes", sont quasi insaisissables. Officiellement découvertes en 1956, elles sont surabondantes — des milliards traversent chaque seconde chaque être vivant sur Terre, mais ils ne peuvent être détectés qu’au moyen d’instruments spécialement conçus pour capter leurs rares interactions.
Cette récompense vient consacrer une révolution discrète : une nouvelle façon d’observer l’Univers, non plus seulement par la lumière, mais aussi grâce à des messagers venus des environnements les plus violents du cosmos : trous noirs supermassifs, galaxies actives, explosions titanesques. Nous l'avons interrogé sur sa victoire, ses doutes et ses rêves toujours vivaces.
L'Express : Vous avez affirmé que l’annonce du Prix Nobel vous avait fait une...
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29/10 - Edouard Philippe et les "Tontons flingueurs", les contradictions de Raphaël Glucksmann
Le grand rendez-vous de la présidentielle approche, chaque semaine apparaît un nouveau prétendant. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…Marine Le Pen et les "instances de blocage"
Marine Le Pen a entamé sa croisade contre Richard Ferrand et n’entend pas en rester là. "Si nous gagnons, les instances de contrôle seront des instances de blocage, relève un proche. Jusqu’à présent, le Conseil constitutionnel et le conseil d’Etat étaient divisés entre gens de gauche et de droite face à des gouvernements de gauche ou de droite. Cette fois, ces instances seront remplies de personnes ayant toutes, sans exception, voté contre notre candidate au second tour!"Attal ne rime pas avec radical
Gabriel Attal ne croit pas que la radicalité soit la panacée dans cette campagne présidentielle. "Si c’était le cas, Bruno Retailleau aurait déjà percé, note l’ancien Premier ministre. Le sujet, c’est d’être un émetteur en situation d’être entendu."Edouard Philippe et les "Tontons flingueurs"
Un soutien de Bruno Retailleau, qui rencontre régulièrement des proches d’Edouard Philippe, est frappé de la quantité d’expressions que ces derniers ont trouvées pour se rassurer sur la candidature de leur poulain, "valeur refuge". Quelques exemples : "C’est comme le commerce dans ta rue, tu n’aimes pas la vendeuse mais tu y vas parce que c’est le plus proche" ; "c’est comme l’arbre au milieu de la cour d’école, tu peux pas l’éviter alors tu joues au foot...
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29/10 - Espagne : après l’accident ferroviaire, la campagne électorale de Pedro Sanchez bouleversée
Un nouveau drame ferroviaire a bouleversé l'Espagne. Mercredi 28 octobre, un accident entre deux trains à grande vitesse dans la province de Tolède a fait au moins 69 morts, selon le dernier bilan. Une catastrophe qui survient à un mois des élections législatives anticipées du 29 novembre et place le gouvernement de Pedro Sanchez sous pression. Neuf mois après un accident mortel sur la même ligne, le Premier ministre socialiste fait face à une nouvelle vague de critiques sur l'état du réseau ferroviaire, après plusieurs années d'expansion rapide. Experts et citoyens dénoncent notamment un manque d'investissements dans les infrastructures. L'enquête sur les causes de cet accident est toujours en cours, selon le ministère espagnol des Transports. Un rapport préliminaire a identifié une fracture du rail, qui semble s'être produite avant le déraillement.
Sur les lieux du drame, Pedro Sanchez a promis que cette "terrible tragédie" ferait l'objet d'une enquête et s'est engagé à remédier à toute défaillance qui serait mise au jour. "Si nous devons renforcer davantage la sécurité pour rétablir la confiance dans notre système ferroviaire à grande vitesse, nous le ferons, car il est inacceptable qu'un pays comme l'Espagne subisse deux accidents ferroviaires à grande vitesse au cours de la même année", a-t-il affirmé.Le réseau ferroviaire, autrefois un atout politique
Mercredi soir, plusieurs centaines de manifestants, principalement issus de l'extrême droite, se sont rassemblés...
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29/10 - UE-Canada : comment l’Allemagne a fait capoter le projet de "membre associé"
"Les appellations ou les termes précis n'ont pas d'importance", déclarait Mark Carney ce mardi devant les journalistes. Tant mieux donc pour le Premier ministre canadien, puisque le statut de "membre associé" de l'Union européenne, initialement proposé à son pays, vient finalement d'être abandonné par Bruxelles. L'idée avait été lancée en septembre dernier par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors de son discours annuel sur l'état de l'Union, pour officialiser un rapprochement avec le Canada, à l'occasion de la rentrée du Parlement. Une proposition qui avait pris de court plusieurs Etats membres, notamment en raison du caractère inédit et imprécis de ce statut, qui ne figure dans aucun traité européen.
Face aux désaccords, Bruxelles a donc revu ses ambitions à la baisse. Du moins, sur le papier. Selon un article de Politico, publié mercredi 28 octobre, l'appellation "membre associé" a été retirée du projet de déclaration commune, au profit de la formulation "association toujours plus étroite". Ce texte doit être rendu public à l'issue du sommet entre l'Union européenne et le Canada qui s'est ouvert ce jeudi à Montréal et se poursuivra vendredi.Des dizaines de milliards de dollars en jeu
A la place figure une nouvelle formulation, plus souple : "une association toujours plus étroite du Canada avec l'UE, sans aller jusqu'à une adhésion à part entière", rapporte le Guardian après avoir consulté le document. Selon le quotidien britannique qui...
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29/10 - "Il y a une forme de radicalisation" : au RN, la tentation trumpiste
Les vieilles recettes ont ceci de rassurant qu’elles ne déçoivent jamais. Au Rassemblement national, ces derniers temps, certains ont renoué avec le réflexe de la citadelle assiégée. Côté pile, le parti d’extrême droite joue depuis 2022 la carte du parti de gouvernement, se félicitant d'avoir constitué un groupe au Sénat, se vantant de sa capacité à diriger le pays et jouant le camp de la raison face à la macronie qui aurait participé à "la ruine du pays". Côté face, le RN alimente à nouveau sa rhétorique antisystème, dans un climat où ses militants se radicalisent de plus en plus dans leur rapport à la parole officielle. "De toute façon, on ne croit plus rien qui sort de la bouche d’un politique ou d’un journaliste", confiait, ce samedi, un militant RN, en marge du lancement de campagne du parti à Orléans.
Ces dernières semaines, plusieurs élus ont aussi versé dans cet argumentaire ciblant les médias comme des "organes militants", et présentant le RN comme le bouc émissaire d’un "système" qui chercherait à l’abattre. "Le système est capable de tout, on vit avec les persécutions", assurait il y a quelques jours un conseiller de Marine Le Pen, faisant référence aux révélations de Mediapart qui imputent à Jordan Bardella des écrits antisémites. Un discours victimaire, déjà déployé à l’époque du Front national de Jean-Marie Le Pen, qui a aussi pour mission de consolider la base électorale frontiste dans son esprit communautaire. "On est blindés, ajoutait ce même conseiller....
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29/10 - "Mao est le plus grand criminel de l’histoire" : la polémique Kylian Mbappé vue par Thierry Wolton, spécialiste du communisme
Parler librement de l'un des tyrans les plus mortifères de l'Histoire serait-il devenu un tabou en 2026 ? Après avoir qualifié Mao Zedong de "dictateur chinois" dans une vidéo, le footballeur Kylian Mbappé a rapidement dû présenter ses excuses suite aux menaces économiques brandies par la Chine. Interrogée sur TF1, la députée LFI Mathilde Panot a dégagé en touche, préférant être interrogée "sur tout et n'importe quoi". Son collègue Antoine Léaument est, lui, allé jusqu'à défendre un rapprochement avec la Chine, avant de préciser qu'entre "ce régime plutôt autoritaire, avec un parti unique" et la France sous Emmanuel Macron, il n'y aurait guère de différence.
Journaliste et essayiste, Thierry Wolton est un spécialiste des crimes des régimes communistes. Il a notamment publié aux éditions Grasset Une histoire mondiale du communisme et Le négationnisme de gauche sur comment l'extrême gauche a toujours cherché à minimiser le lourd bilan humain de ces régimes. Pour L'Express, il rappelle l'ampleur des crimes sous Mao Zedong et fustige la position des élus LFI, qui témoigne selon lui d'"une incompréhension totale de l’Histoire".
Etes-vous surpris qu’en 2026, qualifier Mao Zedong de "dictateur", comme l’a fait Kylian Mbappé, fasse polémique ?
Thierry Wolton : Mao est le plus grand criminel de l’histoire, celui qui a tué le plus de personnes. On lui impute environ 50 millions de morts, ce qui même rapporté à une population chinoise d’environ 650 millions d’habitants à cette...
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29/10 - Midterms : les démocrates toujours favoris dans les sondages, mais une "vague bleue" encore incertaine
Il faudra encore patienter pour connaître l'issue du scrutin. Le 3 novembre, les Américains sont appelés aux urnes à l'occasion des élections de mi-mandat, qui détermineront la composition du Congrès pour les deux dernières années de présidence de Donald Trump. A seulement cinq jours de l'échéance, les démocrates restent les grands favoris. Selon le generic congressional ballot, un indicateur qui mesure les intentions de vote nationales pour les midterms, sans mentionner de candidats précis, le soutien démocrate est toujours aussi fort. Le 28 octobre, le parti à l'âne devançait le parti républicain de 8,7 points, avec 51,1 % des intentions de vote contre 42,4 %.
Si ces chiffres ne consacrent pas la défaite du Grand Old Party (GOP), ils constituent un signal fort pour son adversaire. Historiquement, une telle avance des démocrates dans les enquêtes d'opinion a souvent été de bon augure pour eux. En 2018, alors que leur avantage atteignait en moyenne 7 points dans les intentions de vote nationales, la Chambre des représentants a viré au bleu, offrant 40 sièges au camp démocrate. Même schéma en 2006 lorsque les sondages donnaient ce même parti favori, avec une avance de 12 points. Les démocrates avaient alors gagné 31 sièges. Attention toutefois à ne pas crier victoire trop vite : ces deux scrutins se sont tenus avant le recensement de 2020 et les redécoupages électoraux qui ont depuis avantagé les républicains et compliqué la tâche de leurs adversaires pour reprendre le...
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29/10 - "Il ne dissertait pas, il tranchait et fixait le cap" : comment De Gaulle a redressé la France en 200 jours en 1958
Même si la France de 2026 ne ressemble plus guère à celle de 1958, il existe de nombreuses similitudes entre ces deux époques : crise budgétaire et financière, crise de régime, crise de confiance... En 2026, comme en 1958, le pays semble au bord du gouffre. De juin à décembre 1958, le temps qu'il passera à Matignon, le dernier président du Conseil de la IVe République Charles De Gaulle va conduire tambour battant un projet de réformes sans précédent depuis le Consulat. En deux cents jours, entouré d'un commando de choc, il va relancer l'économie et doter la France d'institutions solides. Comment a-t-il réussi ce tour de force ? L'historien Pierre Manenti, spécialiste du gaullisme,le raconte dans un livre aussi instructif que haletant, La méthode De Gaulle (L'Observatoire), écrit avec Christophe Tardieu, secrétaire général de France Télévisions, et auteur notamment des Leçons de Pompidou, avec David Lisnard. Leur récit dissipe bien des idées reçues sur le réformateur De Gaulle, "angoissé par les minutes qui courent".
L'Express : "Sur tous les postes, nous sommes enfoncés", constatait de Gaulle en 1958. Jusqu’à quel point peut-on comparer la France de 1958 et celle de 2026 ?
Pierre Manenti : En 1958, la France est au bord de l’effondrement économique et financier, le Fonds monétaire international (FMI) intervient pour éviter le défaut de paiement, le pays est en proie à une insurrection militaire en Algérie française, et les institutions sont à bout de souffle, avec une...
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29/10 - Avec l’IA, rien ne se perd, tout se transforme, par Robin Rivaton
Lorsque Cielo24 a fermé ses portes fin 2025, sa dirigeante Shanna Johnson a vendu un dernier actif dont personne n’aurait soupçonné la valeur. Treize années de messages Slack, de courriels internes et de tickets de suivi de projet sont parties vers des laboratoires d’intelligence artificielle pour des centaines de milliers de dollars. Le cas n’est pas isolé. SimpleClosure, une start-up américaine qui accompagne la fermeture d’entreprises, décrit un afflux de demandes venues des concepteurs de modèles IA, au point d'avoir ouvert une plate-forme où les sociétés en fin de vie peuvent céder leur code, leurs archives de messagerie et leurs courriels.
Les premiers grands modèles ont été entraînés sur le web ouvert, ses forums, son encyclopédie collaborative, ses livres numérisés : le fameux common crawl. L’institut de recherche Epoch AI estime, avec une probabilité de 80 %, que le stock de textes humains publics disponible pourrait être entièrement consommé entre 2026 et 2032. L’accès commence d'ailleurs à se refermer. Depuis septembre, Cloudflare, qui protège une large partie du web, bloque par défaut les robots d’entraînement sur les pages financées par la publicité de nouveaux clients. Face à cet assèchement des données publiques, les laboratoires se ruent donc sur les données privées, jusqu’à des cas extrêmes comme le projet Panama d’Anthropic. L’entreprise a acheté des millions de livres physiques d’occasion auprès de vendeurs en ligne comme Better World Books, World of...
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29/10 - BCE : Christine Lagarde va quitter la présidence, neuf mois avant la fin de son mandat
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé ce jeudi 29 octobre que sa présidente Christine Lagarde avait démissionné, précisant qu'elle quitterait son poste le 7 février, soit près de neuf mois avant le terme de son mandat, qui était prévu pour fin octobre 2027. "La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a informé aujourd'hui le Conseil des gouverneurs et le président du Conseil européen, Antonio Costa, qu'elle quitterait ses fonctions le 7 février 2027", a déclaré la BCE dans un communiqué.
Cette annonce intervient quelques heures avant une décision de politique monétaire de la BCE, qui devrait laisser ses taux inchangés. Le Conseil européen va immédiatement lancer le processus de désignation d'un successeur à Christine Lagarde, a déclaré son président Antonio Costa. "Afin d’assurer une transition en douceur vers la prochaine direction de la BCE, le processus de nomination de son successeur sera lancé aujourd’hui et se poursuivra sans délai, en vue d’une décision rapide du Conseil européen", a-t-il écrit dans un message publié sur X, dans lequel il remercie la Française pour "son dévouement". "Tout au long de son mandat, elle a dirigé la Banque centrale européenne avec un fort sens du devoir et de la responsabilité", salue-t-il.Bientôt à la tête du Forum de Davos ?
"Je quitte cette institution avec le sentiment d'avoir accompli un travail de qualité et de laisser une BCE prête à affronter l’avenir", a déclaré Christine Lagarde, 70 ans, dans...
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29/10 - Région de vacances Gstaad : le paradis des familles en hiver
Il suffit parfois d’arriver à la tombée du jour pour comprendre une région. À la région de vacances Gstaad, ce sont les chalets qui donnent le ton. Le bois sombre, la neige sur les toits, les lumières aux fenêtres : l’image semble avoir traversé les décennies sans beaucoup changer. Et pour cause. Dès les années 1960, des règles de construction ont contribué à préserver l’architecture traditionnelle des villages de la région.
Une histoire locale raconte même que l’actrice inoubliable de Mary Poppins et La Mélodie du bonheur, Julie Andrews, qui possède un chalet à Gstaad, a offert dans les années 1970 les célèbres "Julie-Lämpli", les illuminations de Noël qui parent les chalets de Gstaad, et qu’elle en a longtemps assumé les coûts d'électricité. Les "Julie-Lämpli" sont depuis devenues l’un des petits symboles de la destination. L’actrice avait d’ailleurs trouvé une formule restée célèbre pour décrire son refuge suisse :
Gstaad is the last paradise in a crazy world.
Julie Andrews
("Gstaad est le dernier paradis dans un monde devenu fou"). Mais outre cette carte postale, la région de vacances Gstaad a surtout un atout précieux pour les vacances d’hiver : personne n’est obligé de vivre la montagne de la même manière.Le ski en grand
Pour les skieurs, le terrain de jeu dépasse les 200 kilomètres de pistes, avec des possibilités jusqu’au Glacier 3000. La situation de la région de vacances Gstaad permet également d’accéder aux domaines voisins des Diablerets/Villars et...
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29/10 - Les recettes gagnantes du modèle danois pour réduire le chômage, par Torben M. Andersen
Le Danemark se distingue parmi les pays européens par un faible taux de chômage, y compris chez les jeunes et les chômeurs de longue durée. Ces caractéristiques marquent le marché du travail danois depuis longtemps. Quels sont les traits distinctifs de ce modèle, et quels enseignements les autres pays peuvent-ils en tirer ?
Le modèle danois du marché du travail est souvent présenté comme un exemple de flexisécurité. Il concilie la flexibilité dont les entreprises ont besoin pour ajuster leurs effectifs avec la sécurité offerte aux travailleurs. Il repose sur l'idée qu'il vaut mieux "protéger les personnes que les emplois".
Les taux de rotation sur le marché du travail illustrent clairement ce principe. Loin d'être figé, le marché du travail se caractérise par d'importants flux d'entrée et de sortie de l'emploi. Dans le secteur privé, les fins de contrat représentent environ 25 % des effectifs par an, et les embauches un niveau comparable. De nombreux salariés changent donc d'emploi au cours de l'année. L'ancienneté moyenne dans un poste est par conséquent relativement courte, mais le taux d'emploi reste assez stable.
Ces taux de rotation élevés traduisent une grande flexibilité et une forte capacité d'adaptation du marché du travail. Les entreprises en bénéficient, mais les chômeurs aussi, car ils retrouvent plus facilement un emploi, et l'entrée des jeunes sur le marché du travail s'en trouve facilitée. Le Danemark affiche, avec les Pays-Bas, le taux de transition du...
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29/10 - RSE : un inévitable retour au seuil de réalité
Portées aux nues ces dernières années, les politiques des entreprises sur la responsabilité sociétale des entreprises ont connu un vaste coup de frein. La faute à un contexte politique, économique et géopolitique international toujours plus tendu. Qu'il paraît lointain le temps où les grands patrons les grands patrons rivalisaient de promesses pour lutter contre le changement climatique, que les Comex se dotaient de "responsables RSE", que les cabinets de conseils spécialisés en la matière pullulaient et que les grandes nations rivalisaient de textes réglementaires ambitieux.
Pour autant, coup de frein ne veut pas dire coup d'arrêt et les graines plantées ont germé : rares sont les entreprises qui ont définitivement arrêté leurs programmes de durabilité. Disons que les discours sur la RSE - aux tonalités souvent morales voire trop prescriptives -, se veulent aujourd'hui plus discrets. Côté actions, après la phase des mesures et des bilans (carbone), vient celle de la mise en place des bonnes pratiques, selon les secteurs d'activité comme l'automobile ou l'habillage. Autant d'initiatives qui montrent que la transformation, inéluctable est bien en marche. Cet été, tout particulièrement, les preuves tangibles du réchauffement climatique (incendies, canicules) ont montré qu'il n'existe pas d'autre option pour les acteurs de l'économie que celle de l'adaptation.
Le vert ne fait plus recette. En 2026, le podium des meilleures performances boursières au sein du CAC 40 réunit...
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29/10 - "Il n’est pas encore relégué mais…" : Gabriel Attal, une primaire pour sauver sa campagne
Le 30 mai 2026, tout est encore possible. Même l'espoir. Tout juste candidat à l'élection présidentielle, Gabriel Attal réunit les siens pour son premier meeting parisien. L'ancien Premier ministre égrène ses quatre grands chantiers, puis met en garde son auditoire. Non, la peur des extrêmes n'est pas un projet politique. "Ce qu'il faut, plutôt qu'un barrage, c'est submerger La France insoumise et le Rassemblement national, les submerger sous les voix de Français qui se seront mis à espérer pour leur pays." En privé, une poignée de semaines plus tôt, le secrétaire général de Renaissance se montrait plus direct : "Ça emmerde déjà les gens d'être le barrage au deuxième tour, alors être un barrage au premier…"
Un castor est-il né ce mercredi ? Gabriel Attal a plaidé sur TF1 pour l'organisation d'une "grande primaire des démocrates", afin "d'empêcher" un second tour entre La France insoumise et Rassemblement national dont le "pays ne se relèverait pas". Jamais le député des Hauts-de-Seine n'avait appelé formellement à la tenue d'une telle compétition, à laquelle il se montrait toutefois ouvert dans ses interventions publiques. Le non-refus s'est transformé en promotion active. Entre-temps ? Des enquêtes d'opinion en berne, qui appelaient une initiative. "Il est en deuxième partie de tableau, Gabriel : il n'est pas encore relégué, mais chaque match est décisif", blague l'un des cadres de sa campagne.
Depuis ? Une érosion sondagière d'Édouard Philippe, qui justifie bien des...
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29/10 - Non, la violence n’est pas nécessaire aux avancées de la société, par Nicolas Bouzou
Parmi les nombreux clichés que l’on a pu entendre ces derniers jours sur les plateaux de télévision, cette idée selon laquelle les grandes avancées sociales n’auraient pas été possibles sans une petite dose de violence révolutionnaire est revenue avec une belle régularité, y compris dans des émissions réputées sérieuses. Certains sont allés jusqu'à convoquer la figure de Nelson Mandela, ainsi placé en défenseur des émeutiers du 17 octobre.
Evidemment, les sociologues et les activistes de service n’appellent pas tous explicitement à la casse et au pillage bien que certains, en mal d’émotions, le fassent. Mais on sent bien que, dans leur idéal de désordre, discuter, négocier, convaincre, voter dans le cadre de la démocratie représentative n’est qu’une option parmi d’autres, et pas la plus sexy. Pour eux, c’est simple, la démocratie libérale est forcément coupable. Raymond Aron a bien expliqué pourquoi dans L’Opium des intellectuels ou Les Désillusions du progrès. Les intellectuels ont au moins deux raisons de la détester. Une raison intéressée d’abord : elle leur apporte rarement les revenus qu’ils estiment mériter au regard de leurs études et de leur propre intelligence. Une raison de fond ensuite : elle promet un idéal égalitaire qu’elle est bien incapable de tenir - comme toute autre société d’ailleurs.Une foule massive et pacifique divise le pouvoir
Revenons à cet argument répété ad nauseam : la violence serait nécessaire aux avancées de la société. C’est faux, comme...
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29/10 - "Pouvons-nous encore faire confiance aux Etats-Unis ?" : comment Donald Trump a affaibli l’Occident
Lundi 19 octobre. Donald Trump répond aux questions de la presse sur la pelouse de la Maison-Blanche avant de s’envoler pour un meeting de campagne des midterms, dans le Kansas. "Accepteriez-vous une rencontre à trois avec Vladimir Poutine et Xi Jinping ?", lui demande une journaliste - une idée avancée par le président russe, selon le Wall Street Journal, afin de mettre fin à la guerre en Ukraine à des conditions favorables à Moscou. Donald Trump répond qu’il est d’accord sur le principe, et ajoute, sur le ton de l’évidence : "La Russie, franchement, s’est bien comportée vis-à-vis de l’Ukraine. Ils n’ont pas fait grand-chose". La nuit précédente, 269 drones avaient pilonné l’Ukraine, et le même jour, un engin de ce type tuait six personnes, dont deux enfants, dans un parc de la région de Kharkiv. Du cynisme à l’état pur.
Vingt mois après avoir humilié le président Volodymyr Zelensky dans le bureau Ovale, Trump, qui accuse les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes d’être responsables de la hausse des prix du pétrole et vient d’autoriser l’achat de millions de tonnes de diesel russe au mépris des sanctions, se range à nouveau du côté de la Russie. Son envoyé spécial dans ce pays, Steve Witkoff, a même osé qualifier Poutine "d’humaniste", lors de la libération d’un prisonnier américain. Comme si la "terre des hommes libres" avait perdu sa boussole.
Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump inverse toutes les valeurs, façon 1984, le roman d’Orwell. Il défend...
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29/10 - "C’est du jamais-vu" : Anthropic, la start-up qui croule sous le cash
Beaucoup craignaient que le beau voyage d’Anthropic dans l’IA ne se termine comme celui du Titanic : dans un iceberg. En l’occurrence, celui de ses imposantes pertes nettes, évaluées à 80,7 milliards de dollars et équivalentes à cinq fois son chiffre d’affaires au premier semestre 2026. Ce chiffre, ébruité dans la presse ces dernières semaines, étayait un soupçon : l'idée que l'industrie IA dépense bien trop d’argent comparé à ce qu'elle rapporte. Un constat peu rassurant, avant l'entrée en Bourse d'Anthropic prévue mi-novembre et très attendue par le secteur.
Lundi 26 octobre, le dépôt auprès du gendarme boursier américain (SEC) du prospectus S-1 officialisant le projet de cotation d'Anthropic, a rassuré les marchés sur deux points. Les pertes ? "Une anecdote comptable", balaie auprès de L'Express Matéis Mouflet, analyste au sein du courtier XTB France. La quasi-totalité tient à la réévaluation d'obligations convertibles, souscrites entre autres par Amazon. En clair, la valorisation de l'entreprise a tant augmenté que ces titres, qui permettent aux créanciers de devenir actionnaires, ont pris beaucoup de valeur. Une hausse que l'entreprise doit comptabiliser comme une charge, sans pour autant débourser un centime.
Wall Street a fini les deux derniers jours dans le vert, revigoré par une autre révélation du S-1 : Anthropic dispose, étonnamment, de beaucoup de cash. Au 30 juin, le créateur de Claude détenait 112,4 milliards de dollars de trésorerie, et 131,7 milliards...
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29/10 - Du fiasco des gilets jaunes au 17 octobre : le renseignement territorial, mal-aimé de la sécurité intérieure
Dans son bureau tard le lendemain du 17 octobre, un préfet se désespère. "C'est une sacrée défaite", souffle ce professionnel du maintien de l'ordre. Elle est quantifiable : un écart de 300 000 personnes entre la mobilisation prévue par le renseignement (200 000) et le nombre réel de manifestants (500 000). Emmanuel Macron a dénoncé "des défaillances d'anticipation et de renseignement".
Pour l'exécutif, la direction nationale du renseignement territorial (DNRT), les yeux de l'Etat dans les départements, a été frappée de cécité. Les critiques déjà émises au moment des gilets jaunes ou de l'assassinat de Samuel Paty refont surface : l'agence aurait du mal à percevoir les "signaux faibles" des grands mouvements sociaux et à prévenir les décideurs en conséquence. Le mal est ancien. Dix-huit ans après la dissolution des mythiques RG, les renseignements généraux, le vide n'est pas comblé. "Nous courons après une capacité de renseignement sociétal que l'on n'a plus depuis les années 2000. On est tous un peu nostalgiques des RG", avoue un préfet en poste dans l'Est de la France. Les mal-aimés
Héritière ingrate, la DNRT est la candidate idéale à la critique. "Ce sont les mal-aimés de la sphère sécuritaire. Côté police-gendarmerie, on estime qu'ils ne sont pas dans l'opérationnel et qu'ils ne prennent pas les coups. Côté renseignement, on pense qu'ils ne s'occupent que du menu fretin", schématise un ancien conseiller élyséen. Les agents du renseignement territorial seraient nos...
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28/10 - "C’est un mot féminin" : ce qui se cache derrière le concept de "Renaissance" de Marine Le Pen
"Il n’y a pas de fatalité, il n’y a pas d’impossibilité, il y a un grand projet fédérateur et ambitieux, il y a une belle aventure humaine et politique à partager, il y a une histoire à écrire, un destin à réaliser." Au Zénith d’Orléans, dimanche dernier, Marine Le Pen s’époumone d’enthousiasme. La candidate Rassemblement national à l’élection présidentielle lance officiellement sa campagne, devant près de 10 000 militants chauffés à blanc. Et donne le ton des six prochains mois. Pour sa quatrième course à l’Elysée, elle a trouvé un concept qu’elle veut inédit. Celui de la "Renaissance". Loin de ses déclarations de 2017 où elle fustigeait "les errements d’aujourd’hui, les reculades, la lente glissade vers les abîmes".
Aujourd’hui, elle veut parler de l’avenir "pensé et dessiné avec pour objectif le bonheur des personnes". Cette nouvelle voie serait celle de "l’élévation progressive de tout un pays vers le beau, le vrai, le juste". Désormais, les porte-parole de sa campagne se succèdent sur les plateaux pour discourir sur le "droit" des Français d’accéder au "beau". "La Renaissance, c’est savoir puiser dans le passé, mais sans cette nostalgie qui (…) incite à revenir en arrière, appuie Marine Le Pen. Nous ne sommes pas dans le ‘C’était mieux avant’, nous disons : ‘C’était bien avant, ce sera mieux demain.’" Un pari sur l’enthousiasme, l’optimisme et la promesse de jours meilleurs pour obtenir les 50 % + une voix, nécessaires pour l’emporter au second tour. Un parallèle...
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28/10 - Jean-Christophe Notin : "Le 17 octobre, les services secrets ont été aveugles sur les banlieues"
Habitué au monde de la DGSE, auquel il a consacré trois livres, Jean-Christophe Notin élargit, dans Le secret des services (Tallandier), son réseau de maîtres espions français, avec des préfets, des généraux, un douanier, et même une magistrate.
Au long de ses douze entretiens avec les dirigeants du renseignement français, il décrit l'envers des menaces dont le grand public entend parler à longueur d'année, non sans surprises et révélations. Qui aurait imaginé les espions aussi anxieux de la situation intérieure ? Qui sait que la plupart des échanges entre criminels échappent au contrôle des agents secrets ? Entretien.Dans le secret des services, de Jean-Christophe Notin
On n’imagine pas des maîtres espions livrer facilement leurs secrets. Ceux que vous avez rencontrés ont-ils été bavards ?
Jean-Christophe Notin : Une fois en face de vous, ils aiment parler. Les entretiens duraient une heure et demie ou deux heures, j’en ai vu certains plusieurs fois. Et j’ai été surpris par leur liberté de parole sur beaucoup de sujets, la Russie, le terrorisme, l’entrisme des frères musulmans, le narcotrafic… A la relecture, ils n’ont d’ailleurs pas tellement caviardé leur propos. Évidemment, ils ne vont pas donner le nom d’une source ou révéler les caractéristiques d’un matériel sensible. Mais ils ont apprécié, je crois, de pouvoir évoquer leur vraie façon de travailler, au sein d’une communauté beaucoup plus soudée qu’il y a une dizaine d’années. Il a été question d’infiltration, de...
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28/10 - Mode, parfum, e-commerce… Les emplettes très discrètes du clan iranien Goshayeshi en France
Chez les Goshayeshi, le culte du secret fait partie de l'héritage. Pas de photo officielle ni de cliché pris à la volée dans la presse people, ou sur les réseaux sociaux. Comme si toute trace avait été soigneusement gommée. Une tribu fantôme qui ne fréquente aucun des cercles franco-iraniens installés en France. A la tête du fonds d'investissement AA Investments enregistré à Hongkong, cette famille originaire de Téhéran est en train de se construire un petit empire en France : parfums, marques de mode, de design ou d'ameublement premium, sites spécialisés de commerce en ligne. La stratégie est toujours identique. Racheter à bas prix et à la barre du tribunal de belles endormies que, d'une main de fer, elle espère réveiller. Des serial repreneurs silencieux. Aucun des représentants de la famille, ni même leur avocat, Denis Meyer, un spécialiste de la reprise d'entreprises en difficulté, n'ont souhaité répondre aux questions de L'Express. "Nous lirons votre article avec attention", a juste répondu ce dernier au téléphone.
Pour espérer croiser l'un des membres du clan, il faut hanter les prétoires. Ce vendredi 16 octobre en milieu d'après-midi, Arman Goshayeshi, fringant trentenaire, traverse à grandes enjambées la salle des pas perdus du tribunal des activités économiques de Paris. Volubile, souriant, serrant les mains de ceux qu'il croise dans le dédale des couloirs. Visiblement un habitué des lieux. La présidente du tribunal a convoqué tous les prétendants au rachat de la...
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28/10 - Guerre en Ukraine : cette spectaculaire opération de Kiev qui a retourné une tactique russe
Passer sous le front pour contourner l’adversaire. Près de Koupiansk, dans le nord-est de l’Ukraine, des soldats ukrainiens ont progressé de plus de 15 kilomètres dans des infrastructures gazières souterraines afin d’infiltrer les positions russes, a affirmé Volodymyr Zelensky mardi 27 octobre. Dans son allocution quotidienne du soir, le président ukrainien a présenté cette opération, baptisée "Veles", comme l’une des illustrations de la capacité de ses forces à reprendre l’initiative sur certains secteurs du front, rapporte Reuters.
Selon le bilan avancé par le chef d’Etat ukrainien, plus de 100 soldats russes auraient été "éliminés" et plus de 30 autres faits prisonniers. Ces chiffres restent des revendications ukrainiennes : le Kyiv Independent, qui avait relayé une première annonce militaire le 22 octobre, précisait alors ne pas être en mesure de vérifier indépendamment le bilan communiqué par les forces ukrainiennes. Des combats dans une conduite de 1,2 mètre de diamètre
Menée par une unité de la garde nationale, nommée 2e corps de Khartiia, avec d’autres unités ukrainiennes, l’opération aurait combiné une progression souterraine, des attaques en surface et des frappes coordonnées de drones. L’objectif : atteindre les positions russes par les canalisations, tout en empêchant les troupes de Moscou de continuer à utiliser ce réseau pour s’infiltrer à l’arrière des défenses ukrainiennes. Le parcours souterrain comprenait un gazoduc d'à peine 1,2 mètre de diamètre,...
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28/10 - "Nous sommes dans ce que même la science-fiction n’osait pas imaginer" : l’Amérique de Donald Trump vue par Jean-Michel Blanquer
Que dirait Tocqueville s’il se réveillait aujourd’hui et découvrait l’Amérique de Donald Trump ? C’est l’exercice de pensée auquel se livre Jean-Michel Blanquer, sur le mode de la prosopopée, dans son dernier essai La Démocratie et la fureur (Plon, paru le 8 octobre). "Tocqueville serait vraisemblablement choqué", explique à L’Express l'ancien ministre de l'Education nationale, pour qui l’auteur de L’Ancien Régime et la Révolution (1856) aurait aussi des choses à dire sur l’état de la France, qui traverse ces dernières semaines une crise profonde de sa démocratie. Entretien.
L’Express : Pour comprendre l’Amérique contemporaine, vous avez choisi de faire parler Alexis de Tocqueville. Pourquoi ?
Jean-Michel Blanquer : J’ai toujours été un lecteur et un admirateur de Tocqueville. C’est un auteur majeur de l’histoire de la pensée, très estimé aux Etats-Unis et un peu trop sous-estimé en France. La démarche par laquelle il a observé l’essor de la démocratie en Amérique dans les années 1830 vaut encore aujourd’hui.
Les tendances actuelles de la démocratie américaine, inquiétantes, doivent être analysées, car nous savons bien que tout ce qui se passe aux Etats-Unis a un impact sur le reste du monde. Mais pour comprendre ce qui se joue de l’autre côté de l’Atlantique, il faut dépasser la simple actualité – qui est étourdissante. Ce livre était l’occasion de prendre du recul, de mettre les choses en perspective, pour dresser un bilan non seulement de la situation américaine,...
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28/10 - Espagne : au moins 68 morts dans une collision entre deux trains à grande vitesse
Au moins 68 personnes ont été tuées mercredi lors d'une collision entre deux trains à grande vitesse en Espagne, sur la ligne reliant Madrid à la région méridionale d'Andalousie. Il s'agit du deuxième accident mortel en moins d'un an sur cette même ligne, après une collision survenue le 18 janvier dernier à hauteur d'Adamuz, dans la province andalouse de Cordoue, qui avait fait 46 morts et plus de 150 blessés.
Dans la matinée, le gouvernement régional de Castille-La Manche avait annoncé que le bilan de l'accident survenu mercredi matin était passé de 10 à 30 morts, après avoir averti précédemment qu'il pourrait augmenter. Le nouveau bilan fait état de 68 morts. La porte-parole du gouvernement régional, Esther Padilla, a déclaré que les deux trains transportaient au total 544 personnes, sans être en mesure de communiquer le nombre de blessés.Déraillement des wagons
Un train AVE, opéré par Renfe, la compagnie ferroviaire espagnole, et un train Iryo, opérateur privé détenu à plus de 50 % par Trenitalia, sont entrés en collision peu après 09h00 (08h00 GMT), entraînant le déraillement de plusieurs wagons, a précisé Esther Padilla. Au total, 147 personnes se trouvaient à bord de l'Iryo et 397 à bord de l'AVE, a-t-elle indiqué.
L'Adif, l'établissement public chargé de la gestion du réseau ferroviaire espagnol, avait annoncé mercredi matin sur le réseau X une suspension du trafic sur la ligne à grande vitesse Madrid-Andalousie "à la suite d'une collision par l'arrière entre...
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28/10 - Fin de Parcoursup : et si le vrai problème était la réforme Blanquer du bac ?
Lundi 26 octobre. Un sentiment d'amertume flotte dans les couloirs du ministère de l'Education nationale. Dans quelques heures, l'exécutif va faire droit à l'une des principales revendications lycéennes : le remplacement "d'ici à 2028" de Parcoursup, cette plateforme qui permet aux établissements d'enseignement supérieur de sélectionner des candidats parmi les lycéens de terminale. "Que de la com'", commente un haut fonctionnaire de la rue de Grenelle. Du côté du ministère de l'Enseignement supérieur, on reconnaît aussi, un brin désabusé, le caractère avant tout symbolique de la réforme. "On ne ment pas qu'un peu aux lycéens en laissant entendre, par cette annonce, que Parcoursup serait le problème alors qu'il ne s'agit que d'un outil de mise en relation d'une offre et d'une demande", se désole un conseiller du ministre.
Une réponse à côté ? Tandis que les revendications du mouvement lycéen initié fin septembre se sont cristallisées autour de Parcoursup, plusieurs voix dans l'écosystème de l'Education nationale évoquent plutôt la réforme du baccalauréat, en 2018. "La plupart des urticants soulevés ces dernières semaines sont en réalité des conséquences de la réforme Blanquer", soupire une source ministérielle. Adoptée sous l’impulsion de l'ancien ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, celle-ci a remplacé les filières en vigueur depuis 1995 (S, ES, L) par une formation qui s'articule autour d'un tronc commun et de trois choix de spécialités parmi une...
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28/10 - Dette : à quel moment les taux deviennent-ils insoutenables ?
Une anomalie. Depuis la dissolution de l’Assemblée nationale, décrétée par Emmanuel Macron en juin 2024, l’État français parvenait encore, jusqu’à récemment, à emprunter à des taux relativement stables. Chute des gouvernements Barnier et Bayrou, impasses législatives successives sur le budget… Le rendement de l’obligation assimilable du Trésor (OAT) à dix ans a, certes, connu quelques soubresauts. Mais ces épisodes d'instabilité politique n’avaient pas encore provoqué d'envolée subite. Cette période d’apparente accalmie semble révolue. Pour la première fois depuis juillet 2002, le taux à dix ans tricolore a franchi, le 21 octobre, la barre des 5 %, en hausse quasiment continue ces dernières semaines. Au point que certains économistes estiment que la France traverse déjà une crise de la dette.
A partir de quel seuil bascule-t-on dans une situation inextricable ? "Il n’existe pas de niveau de taux d’intérêt qui marquerait le déclenchement d’une crise, assure Maxime Menuet, professeur d'économie à l’université Côte-d’Azur et spécialiste du sujet. C’est plutôt une dynamique qui devient incontrôlable et qui explique pourquoi, à un moment donné, le marché se retourne et exige des taux insoutenables." Les exemples passés le prouvent. Au plus fort de la crise des dettes souveraines en 2012, le taux à 10 ans grec tutoyait les 30 %, quand celui du Portugal culminait à 12 %. "Le moment de vérité est arrivé début 2010 pour la Grèce : le gouvernement cherchait à emprunter mais les...
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28/10 - Appel à Vladimir Poutine : l’initiative de la Finlande et de la Norvège fissure l’unité nordique sur l’Ukraine
Quatre-vingt-dix minutes au téléphone avec Vladimir Poutine ont suffi pour mettre l'unité nordique à l’épreuve. En prenant l’initiative d’un échange avec le président russe, ce mardi 27 octobre, le président Finlandais Alexander Stubb et le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store entendaient relancer les efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre en Ukraine.
"La discussion a été franche et constructive", a déclaré le Finlandais Alexander Stubb. "L’issue de cette guerre aura un impact direct sur notre sécurité et sur la sécurité européenne en général. Mettre fin à cette guerre exige un dialogue direct", a-t-il ajouté. Son homologue norvégien, Jonas Gahr Store, a quant à lui indiqué avoir "insisté" sur "l'importance de la désescalade".Divergences de méthode
Il s’agit en outre du premier contact direct entre des dirigeants d’Europe occidentale et le Kremlin depuis Emmanuel Macron en juillet 2025. Toutefois, d'après le compte rendu de l'échange téléphonique, il est clairement indiqué que les deux dirigeants se sont adressés à Poutine en tant que "dirigeants de leurs pays respectifs et non au nom de l'Europe dans son ensemble". D'après Euronews, les deux dirigeants ont ensuite immédiatement contacté le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy, qui les a remerciés pour leur soutien "actif". Selon la présidence finlandaise, cette réunion téléphonique avait été préparée "en consultation avec l’Ukraine" et prolongeait une réunion organisée à Oslo le 20 octobre.
Mais...
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28/10 - Cannabis, solitude et chaînes info : le parcours erratique du terroriste de Trappes, Kevin T.
Timothée* l'a vu débarquer plusieurs fois dans sa Clio grise. En 2023, l'influenceur fitness reçoit un message de Kevin T., un vieux camarade du collège. Il ne l'a pas revu depuis des années, mais le jeune homme dit vouloir perdre du poids. "A l'époque, il avait acquis une petite célébrité sur TikTok en mangeant des burgers en série. Il avait grossi et m'avait demandé de l'aider, comme cela m'est arrivé avec d'autres connaissances", raconte l'influenceur. En parallèle, Kevin T. contacte un autre ex-élève du collège, David*, pour l'accompagner à la salle de sport. "Il avait l'air seul, alors on a décidé de l'intégrer. Il n'a jamais eu un seul propos raciste en ma présence", rapporte Timothée, qui passe une main devant son visage. "Vous m'avez vu ? Je suis noir et ça ne lui a pas posé de problème", poursuit-il, incrédule. Et puis tout à coup, le doute : "David s'est rappelé qu'il avait eu des propos racistes quand il allait à la salle". Venu au rassemblement contre le racisme avec ses amis Yvan* et Nicolas* ce 26 octobre sur la place Stalingrad, à Paris, Timothée dit être "en état de choc".
Kevin T. a été interpellé ce vendredi 23 octobre au terme d'un périple meurtrier. Soupçonné d'être l'auteur de l'attentat qui a fait un mort et cinq blessés à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, l'homme de 39 ans aurait déclaré au moment de son interpellation avoir ciblé des "Noirs" et des "Arabes" pour venger les commerçants pillés lors des débordements du 17 octobre. Un...
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28/10 - Déploiement d’obusiers, passe d’armes à l’ONU : les tensions montent à la frontière entre les deux Corées
Les images sont saisissantes. En l'espace de quelques jours, l'artillerie nord-coréenne s'est remise en ordre de marche le long de la frontière avec le Sud. Depuis le poste de l'observatoire militaire de Gimpo, situé à la frontière ouest en Corée du Sud, une série de clichés réalisés par l'agence Reuters fin octobre, montre le déploiement de pièces d'artillerie le long de la frontière de Corée du Nord et notamment des canons pointant vers le sud. Sur l'un des clichés de l'agence britannique, un soldat nord-coréen trône sur un obusier automoteur de 122 mm frappé des mots : "Anéantissez les agresseurs impérialistes américains, ennemis jurés du peuple coréen !" Au total, ce lundi 27 octobre, trois canons du même type pointés vers le sud ont été décomptés, selon un témoin auprès de Reuters.
Pourquoi une telle démonstration de force ? Selon la chronologie reprise par la presse locale et internationale, l'amorce des premières tensions vient de l’explosion de deux mines le 21 septembre dernier, qui ont blessé grièvement trois soldats de la 25e division de l’armée sud-coréenne alors venus débroussailler un chemin de ronde au cœur de la zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux Corées. Passes d'armes à l'ONU
Depuis la fin de la guerre de Corée, en 1953, les deux pays sont séparés par cette zone démilitarisée (DMZ) longue de 248 kilomètres et large de quatre kilomètres (soit un retrait de deux kilomètres de part et d'autre). Or, depuis 2024, la Corée du Nord renforce sa partie...
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28/10 - SCPI décotées : pourquoi il faut se méfier des prix cassés
Difficile de savoir à quel saint se vouer en matière de sociétés civiles de placement immobilier (SCPI). Ce produit permettant d'investir dans l'immobilier à plusieurs et de toucher des revenus sans avoir à gérer de locataires, doit composer depuis quatre ans avec un environnement en pleine évolution : changements d’usage en matière de bureau avec l’essor du télétravail, baisse des prix de l’immobilier et concurrence d’autres placements mieux rémunérés. Plusieurs sociétés de gestion ont ainsi dû revoir à la baisse la valeur de leurs patrimoines et, dans certains cas, le prix de leurs parts. Des difficultés à la revente
Ces corrections ont provoqué des tensions sur la liquidité de certaines SCPI. C’est pourquoi un marché secondaire s’est développé, permettant à certains vendeurs de céder leurs parts à un prix inférieur à leur valeur de souscription pour trouver plus rapidement un acheteur. Cela peut être mis en place par la société de gestion directement, soit par une plateforme extérieure (2nd market, VendremaSCPI, SCPI Direct…). Sur ces dernières, des annonces fleurissent avec des décotes pouvant aller jusqu’à 40 %.
Si elle a mis du temps à se mettre en place, la formule semble trouver son public. "Depuis le lancement de la plateforme il y a un an, nous avons totalisé plus de 5 millions d'euros de part échangées, constate Thuyly Abécassis, cofondatrice de 2nd market. A mi-septembre, nous totalisons plus de 120 000 parts en vente." Pour comprendre l’intérêt potentiel de...
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28/10 - "Un désaveu pour Benyamin Netanyahou" : l’analyse du politologue Dov Waxman sur les législatives en Israël
Les Israéliens se réveillent, en ce 28 octobre, sans majorité parlementaire et sans perspective d'avoir rapidement un nouveau Premier ministre. Au lendemain des élections législatives, où la participation a été très élevée (77,7 %), personne ne sait qui du bloc de Benyamin Netanyahou (Likoud), crédité de 55 sièges, ou de celui de l'opposition mené par Gadi Eisenkot (Yashar!), crédité de 49 sièges, sera amené à diriger l'Etat hébreu. Car aucun des deux camps n'a obtenu la majorité absolue, fixée à 61 sièges. Il faudra encore attendre mercredi ou jeudi pour obtenir les résultats définitifs, avant une période de sept jours où le président israélien Isaac Herzog désignera le candidat qui lui semble avoir les meilleures chances d'obtenir la confiance du Parlement.
Dans ce mano à mano entre Netanyahou et Eisenkot, les partis dits "arabes" tirent leur épingle du jeu puisqu'ils obtiendraient entre 16 et 19 sièges, faisant d'eux "les faiseurs de roi" dans la recherche d'un gouvernement, explique Dov Waxman, politologue à l'université de Californie à Los Angeles (UCLA). Pour ce spécialiste renommé de la politique israélienne, l'un des enseignements de ce scrutin est que la "majorité des électeurs veulent voir partir Netanyahou".
L'Express : Le Likoud de Benyamin Netanyahou reste le premier parti mais sans majorité, avec deux blocs au coude-à-coude. Qui a l’avantage, selon vous ?
Dov Waxman : Si les résultats définitifs confirment les sondages de sortie des urnes, il sera très...
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28/10 - Fidèle à ses valeurs, L’Express bannit les articles générés par IA
C’est une photo couleur de 1970. On y voit une jeune femme élégante, allongée sur une chaise longue, en train de lire L’Express. Un numéro où l’on reconnaît en couverture Fidel Castro, avec ce titre : " Cuba, la fin des illusions".
Cette femme incarne le plaisir de lire, tel que le voulait Françoise Giroud. Car la cofondatrice de L’Express était obnubilée non seulement par l’exigence des informations publiées, mais aussi par la qualité de l’écriture. "A quoi bon montrer du talent à la cinquième ligne si, à la troisième, le lecteur vous a quitté ? L’écriture ne s’apprend pas, elle se travaille", professait celle qui a dirigé pendant vingt ans le magazine, au côté de Jean-Jacques Servan Schreiber.
Une leçon de journalisme qui en dit beaucoup sur notre métier. Etre au plus près de nos lecteurs. Enquêter, comprendre, analyser, interviewer. Mais aussi raconter, offrir un récit, une histoire, un portrait… C’est tout cela que les 70 journalistes de la rédaction de L’Express vous proposent. Dans le magazine, mais aussi sur tous les formats numériques possibles : écrit, son, image. On dit régulièrement que la presse écrite est malade : elle souffre, assurément ! Mais certainement pas, en ce qui concerne L’Express, à cause d’une absence de passion, d’un manque d’engagement ou d’une fatigue intellectuelle. Chaque jour, chaque semaine, nous posons à plat ce monde cabossé pour aller y chercher du sens, repérer les tendances, scruter les desseins, observer nos démocraties...
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28/10 - Violences du 17 Octobre : le Sénat adopte et élargit le projet de loi "casseurs-payeurs"
Le Sénat a adopté dans la nuit du 27 au 28 octobre le projet de loi "casseurs-payeurs", qui prévoit de rendre financièrement responsables les participants à certains rassemblements ayant entraîné des dégradations. Défendu par le gouvernement au nom de l'indemnisation des victimes, le texte suscite de vives critiques des associations de défense des droits et d'avocats, qui redoutent qu'il ne pénalise aussi des manifestants pacifiques.
Le projet de loi "casseurs-payeurs" franchit une étape au Parlement. Adopté par 229 voix contre 105, le texte entend renforcer les moyens de l'Etat pour faire payer les auteurs de dégradations commises lors de manifestations. Mais ses dispositions, considérablement élargies au cours de son examen à la chambre haute, se heurtent à une vive réaction de la part des groupes de défense des droits et de certains avocats qui affirment qu'il s'attaque au droit fondamental de descendre dans la rue pour protester.
Initialement composé de cinq articles, le projet de loi a été élaboré durant l'été, après les débordements survenus à la suite du sacre européen du Paris Saint-Germain en Ligue des champions. Il a depuis été enrichi d'une vingtaine de mesures supplémentaires à l'initiative du gouvernement et de la droite sénatoriale, majoritaire dans l'Hémicycle.Une "atteinte au droit de manifester"
Le gouvernement d'Emmanuel Macron, sous pression pour réprimer les manifestations sociales accompagnées de certaines des pires émeutes qu'ait connues la France...
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28/10 - Battu à la présidentielle, Flavio Bolsonaro fuit le Brésil pour les Etats-Unis
Le sénateur brésilien Flavio Bolsonaro a quitté le pays pour se rendre aux Etats-Unis après avoir reconnu sa défaite lors de l'élection présidentielle dimanche dernier. Il est arrivé ce mercredi 28 octobre à l’aéroport d’Opa-Locka, près de Miami, en Floride. Le département d'Etat américain s'apprête à lui accorder, ainsi qu'à sa famille, des visas d'entrée.
Flavio Bolsonaro a quitté le Brésil après avoir refusé de se conformer à une décision de la Cour suprême lui ordonnant de remettre ses passeports. Cette décision s'inscrit dans le cadre d'une enquête pour blanchiment d'argent, dans laquelle il nie toute implication. L'endroit précis où se trouvent Flavio, son épouse et ses deux filles n'est pas encore connu. Une source proche de la famille a indiqué que Flavio avait atterri en Floride, sans toutefois préciser où. "Le département d'Etat délivrera des visas à Flavio Bolsonaro et à sa famille, leur permettant ainsi d'entrer aux Etats-Unis", a déclaré un haut responsable du département d'Etat.Un fossé se creuse entre le Brésil et les Etats-Unis
Le départ de Flavio Bolsonaro risque d'accentuer le fossé entre les deux nations les plus peuplées des Amériques. Lula a accusé Washington de collusion avec la famille Bolsonaro en vue de leur retour au pouvoir. Avant le scrutin de dimanche, l'agence Reuters avait fait état d'une campagne menée par le département d'Etat américain pour favoriser leur retour aux affaires.
Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi aux...
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28/10 - "Les lignes ont bougé" : des banques d’affaires aux cabinets de conseils, ces milieux macronistes qui basculent vers le RN
Un soir de juin dans le Ier arrondissement parisien. Une nuée de visiteurs se presse devant l’Hôtel de Toulouse, siège historique de la Banque de France. François Villeroy de Galhau, le gouverneur, part à la retraite. Il organise un cocktail pour l’occasion et a convié quelques invités. On y croise Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne, l’ancien ministre Bruno Le Maire et l’actuel ministre de l’Economie Roland Lescure, quelques eurodéputés dont la macroniste Valérie Hayer. Et, au milieu de ces représentants centristes, Pierre Pimpie, élu eurodéputé en 2024 sur la liste du Rassemblement national. Le frontiste entretient, depuis quelques années maintenant, de bonnes relations avec les représentants de la Banque de France, qu’il a rencontrés à plusieurs reprises. En janvier 2026, dans les locaux historiques, déjà. Et en juillet 2025 au Parlement européen. Un changement radical depuis le temps, pas si lointain, où les élus RN devaient quitter la table lorsque les parlementaires européens recevaient les représentants des banques.
Cette perméabilité nouvelle ne se limite pas aux seconds couteaux. Le 4 décembre 2025, déjà, dans le très chic hôtel Park Hyatt planté au cœur de la rue de la Paix, Jordan Bardella parade devant les représentants de grands fonds d’investissement internationaux. Convié par la banque Oddo BHF, le président du RN participe à une conférence pour présenter son programme économique, et surtout rassurer les participants,...
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28/10 - Mouvements étudiants : comment la France et la Serbie inspirent les jeunesses d’Europe
Comme souvent dans l'histoire européenne, la France aura été l'étincelle en matière de manifestations : le 21 septembre, des lycéens de Créteil bloquent leur établissement en raison de postes d'enseignants non remplacés, puis la colère va se répandre dans les établissements français. Les lycéens demandent davantage de professeurs, une refonte de Parcoursup ou encore un plan d'urgence pour rénover les bâtiments. Le début d'un mouvement de fond qui a trouvé un fort écho en Belgique, au Portugal et en Italie.
En Serbie, le 25 octobre, le mouvement étudiant est, lui, passé dans une autre dimension : il a terrassé dans les urnes l'ancien président nationaliste Aleksandar Vucic, remportant une large majorité parlementaire. Le résultat de deux ans de protestations dans les rues et surtout d'une structuration en organisation politique. "Ce scrutin du 25 octobre marque un tournant historique pour la Serbie, estime le politologue Ivica Mladenovic, de l'université de Belgrade. Les étudiants ont réussi à donner un débouché électoral à la contestation. A mes yeux, cette victoire ébranle surtout un sentiment d'impuissance : la conviction qu'un pouvoir aussi profondément installé dans les institutions resterait indéboulonnable. Elle redonne une crédibilité à l'action collective."
Pour réussir, les étudiants serbes ont choisi des candidats issus de la société civile (enseignants, médecins, chauffeurs, etc.) lors d'assemblées délibératives. Ils ont ensuite fait campagne village par...
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28/10 - Législatives en Israël : Benyamin Netanyahou et Gadi Eisenkot revendiquent conjointement la victoire après un vote indécis
L'issue du scrutin reste incertaine en Israël. Au lendemain des élections législatives du 27 octobre, les sondages à la sortie des urnes placent le Premier ministre sortant, Benyamin Netanyahou, au coude-à-coude avec son principal rival, Gadi Eisenkot. Si les premières projections laissent entrevoir un recul de la coalition de droite au pouvoir, elles ne permettent pas de désigner un vainqueur incontestable.
Les chaînes Kan 11 et Channel 13 créditent les deux blocs de 51 sièges chacun à la Knesset, tandis que Channel 12 accorde un léger avantage au camp mené par le Likoud de Netanyahou, avec 52 sièges contre 49 pour son adversaire. Dans les trois scénarios, aucun camp n'atteint les 61 sièges nécessaires pour obtenir la majorité absolue au Parlement, qui compte 120 députés.
Les résultats définitifs doivent encore confirmer ces projections. Selon la Commission électorale centrale, la participation a atteint 77,7 %, soit environ sept points de plus qu'en 2022 et son niveau le plus élevé depuis plusieurs décennies.Une défaite annoncée, sans victoire pour l'opposition
Au lendemain du vote, les deux hommes ont revendiqué leur légitimité à diriger le pays, sans toutefois proclamer leur victoire. Dans la nuit, au siège du Likoud à Jérusalem, Benyamin Netanyahou a appelé à la formation d'un "gouvernement national fort, ancré à droite".
Le Premier ministre sortant a également mis en avant les succès militaires d'Israël, évoquant une occasion historique d'éliminer la menace...
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28/10 - Les enfants de La Gurraz ne sont pas ceux de Summerhill, par Christophe Donner
Quinze ans après Sur le chemin de l’école, qui reçut en 2014 le César du meilleur film documentaire et les applaudissements de près de deux millions de spectateurs, Pascal Plisson a trouvé une école dont les élèves n’ont pas besoin de faire 18 kilomètres à dos d’âne à travers la savane kényane, la Patagonie argentine, l’Atlas marocain ou le cloaque indien en portant leur chaise sur le dos pour aller s’asseoir devant leur maîtresse. Ici, à La Gurraz, village d’une quinzaine de maisons, perché à 1600 mètres d’altitude, à mi-chemin entre Val d’Isère et Bourg-Saint-Maurice, les élèves de l’unique classe n’ont que la rue à traverser ou à descendre pour être accueillis par leur maîtresse. Ils ne sont qu’une petite dizaine de têtes blondes, âgées de 4 à 10 ans, sans portable, sans tablette, sans couteau, sans voile ni tatouage, mais avec la montagne, les animaux, les saisons. Des enfants sains, frais, innocents comme les flocons de neige qui recouvrent tout durant la nuit, émerveillant les gosses qui ne s’en lasseront jamais. Décor de rêve pour une enfance idyllique.
Ils n’ont pas non plus besoin de prothèses, de béquilles, de fauteuils roulants et autres appareillages pour surmonter leurs handicaps, ne présentant à première vue pas le moindre problème moteur, génétique ou psychiatrique. Pas de racket, de racisme, au pire un grand frère qui se prendrait un peu trop pour le père et la mère de son cadet, mais ce dernier ne se laisse pas faire, il est sauvé. Ce sont des écoliers,...
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28/10 - Espionnage : Roger Wybot, l’homme le plus puissant de la IVe République
A la fin de cet été, le Medef organisait son grand rendez-vous de la rentrée autour des terrains de Roland-Garros. Devant des centaines de chefs d’entreprise et des personnalités politiques, les intervenants se sont succédé. Parmi eux, Céline Berthon, la patronne de la DGSI, la Direction générale de la sécurité intérieure. La cheffe du renseignement intérieur a alors alerté sur l’importance que prennent les ingérences étrangères en France et sur la diversité de visages que le phénomène peut prendre.
Quelques mois plus tôt, la DGSI avait mis en garde contre une autre menace : les masculinistes. Un risque pris très au sérieux par les agents de renseignement qui surveillent notre territoire.
Pour faire face à tous ces nouveaux défis, les espions français ont recours à des processus gravés dans le marbre de l’institution. Des outils méconnus du grand public. Tout comme l’un de ceux qui les ont mis en place, à la création de l’organe de surveillance du territoire en 1944 : Roger Wybot.
Dans cet épisode de Nid d'espions, Etienne Girard reçoit Olivier Brun, haut fonctionnaire au ministère de l'Intérieur et auteur de Roger Wybot, maître du contre-espionnage français (Perrin). Ensemble, ils retracent le parcours d'un maître-espion méconnu, dont les méthodes infusent encore au sein de la DGSI.
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28/10 - Donald Trump, la méthode derrière son management par le chaos : "Il aime déstabiliser ses collaborateurs"
S’il est un indice qui permet de détecter à des kilomètres à la ronde une organisation dysfonctionnelle, c’est bien le turnover. Prenons l’administration Trump. Lori Chavez-DeRemer, Kristi Noem, Pam Bondi, Tulsi Gabbard, Karoline Leavitt, Kimberly Guilfoyle et, plus récemment, Katie Zacharia. En l’espace de sept mois, sept femmes occupant des rôles de premier plan ont démissionné, été évincées ou limogées. D’aucuns souligneront que certains départs étaient justifiés pour des raisons d’incompétence ou de conduite inappropriée, même si une succession d’erreurs de casting en dit autant sur le recruteur que sur les recrutées. D’autres, plus taquins, comme le Guardian, feront remarquer que des hauts responsables masculins, tels que le ministre de la Défense Pete Hegseth ou le patron du FBI Kash Patel, sont toujours en place malgré de nombreux appels à la démission après plusieurs controverses liées à leur fonction. Et ceux qui ont une bonne mémoire n’auront pas oublié que le premier mandat Trump détient le record du turnover des principaux conseillers selon les données compilées par la Brookings Institution depuis la première présidence Reagan.
A lire Jeffrey Sonnenfeld, professeur à la Yale School of Management et coauteur de Trump's Ten Commandments Strategic Lessons from the Trump Leadership Toolbox (2026, Worth, non traduit), les méthodes du leader de la première puissance mondiale offrent un fascinant cas d’école en matière de management… par le chaos.
"Donald Trump...
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27/10 - Présidentielle 2027 : pourquoi Marine Le Pen fait du référendum la pierre angulaire de son projet
13 mai 2025 : cette fois, ça y est. Depuis des années, Emmanuel Macron agite l’idée de recourir au référendum, il l’a fait publiquement une fois, deux fois, dix fois. Ce mardi de printemps, le président est invité d’une longue émission de TF1 et il a prévenu les responsables de la chaîne : il va annoncer qu’il consulte les Français en leur posant plusieurs questions à la fois. Il a choisi trois sujets : la fin de vie, les réseaux sociaux, le service national. Et puis… rien, si ce n’est de vagues considérations sur son souhait d’interroger les citoyens "dans les mois qui viennent". Paroles restées lettre morte.
25 octobre 2026 : à Orléans, Marine Le Pen fait du référendum la pierre angulaire de son action si elle est élue. "Nous respecterons la volonté des citoyens et rétablirons grâce au référendum leurs droits d’expression politique", lance-t-elle en se référant explicitement à l’article 2 de la Constitution, qui évoque "le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple". Elle omet de préciser ce que dit l’article suivant (le 3), qui a valeur égale : "La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum."
Depuis la rentrée, elle a déjà proposé trois référendums : sur l’immigration (avec des mesures constitutionnelles), sur la règle d’or budgétaire, sur la lutte contre les idéologies islamistes (avec la question du voile). "Les gens qui votent Le Pen achètent d’abord une volonté et une détermination,...
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27/10 - Immigration : l’UE veut étendre l’action de Frontex au-delà de ses frontières
Nouveau tour de vis européen. A l’issue de la réunion hebdomadaire de la Commission européenne ce mardi 27 octobre, le Collège a présenté une réforme de l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, Frontex. L’objectif est revendiqué : faire de cette institution installée à Varsovie "l’acteur central de l’UE en matière de retour", a déclaré le commissaire européen aux migrations, Magnus Brunner. Pour ça, l'UE prévoit de renforcer les moyens humains et matériels de l’Agence, mais surtout de lui octroyer de nouvelles prérogatives comme la possibilité d’intervenir dans un pays tiers. Intervention extérieure
C’est notamment cette dernière annonce qui a suscité des réactions. Jusqu’à maintenant, les agents de Frontex pouvaient intervenir pour renvoyer des migrants en situation irrégulière présents sur le territoire d’un des pays de l’UE. Dans la réforme présentée ce mardi, il est prévu que l’agence puisse mener ces mêmes interventions "où que ce soit", précise Ursula von der Leyen. Autrement dit : même dans un pays hors de l’UE. Jusqu'ici, les agents n'avaient le droit, sur le sol étranger, que de patrouiller aux frontières.
Seules contraintes : le respect du droit international et un accord préalable avec le pays où l’intervention aura lieu. Des accords similaires existent déjà entre Frontex et plusieurs pays dont l'Albanie, la Serbie et la Macédoine du Nord. Selon les informations d’Euronews, l'UE serait actuellement en train de négocier cette disposition avec...
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27/10 - "Même Robespierre ne voulait pas détruire la propriété" : l’avocat Jean-Philippe Feldman charge Jean-Luc Mélenchon
Invité du podcast de François Lenglet "Pourquoi président(e) ?", diffusé le 25 octobre, Jean-Luc Mélenchon a déclenché une polémique en affirmant que la conception actuelle de la propriété privée "n’est plus supportable". Pour répondre à la crise du logement et combattre les inégalités de patrimoine, le candidat de La France insoumise (LFI) à la présidentielle juge légitime que, "d’une manière ou d’une autre, on puisse réquisitionner ces espaces". De quoi faire craindre à certains l’abolition de la propriété privée si Jean-Luc Mélenchon était élu président de la République.
Pour Jean-Philippe Feldman, avocat à la Cour de Paris et ancien professeur des Universités en droit public, les déclarations de Jean-Luc Mélenchon n’ont rien d’une surprise : "Cette séquence montre ce que l’on savait déjà, à savoir que c’est un collectiviste, donc un anti-individualiste radical". Selon l’auteur d’Exception Française, Histoire d’une société bloquée de l’Ancien Régime à Emmanuel Macron (Odile Jacob, 2020), certaines propositions de LFI visant à réduire le droit de propriété reviendraient à "remettre en cause l’idée selon laquelle l’individu peut disposer librement de son corps, de son travail et du fruit de son activité". Entretien.
L’Express : Que vous inspirent les propos tenus par Jean-Luc Mélenchon sur la propriété privée et le fait qu’elle ne serait désormais "plus supportable" ?
Jean-Philippe Feldman : Je n’ai pas été surpris, mais beaucoup de réactions passent à côté de ce qu’il...
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27/10 - "Notre boulot, c’est de savoir ce que Poutine a dans la tête" : ce que les patrons du renseignement français disent tout bas
Le monde des espions français a un côté Papouasie-Nouvelle-Guinée. Chaque tribu y conserve ses traditions, parfois son jargon abscons, comme ces sept "centres de mission" à la DGSE, des cellules d’expertise sur la Russie, la Chine ou le terrorisme, qu’on n’envisagerait pas d’appeler autrement que "plateaux" à la direction du renseignement militaire (DRM) ou "départements", dans la plus petite direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), passée en quelques années du statut de peuplade reculée à celui de cousin surprenant. Avec Dans le secret des services (Tallandier), son nouvel ouvrage à paraître le 5 novembre, le journaliste Jean-Christophe Notin nous invite en voyage dans ce pays d’ordinaire très fermé, au gré de douze entretiens palpitants avec les chefs des agences de renseignement françaises. Habitué du monde de la DGSE, l’enquêteur se frotte cette fois également au pragmatisme du général Alexandre Malo, patron de la sous-direction de l'anticipation opérationnelle de la gendarmerie (SDAO) ou à l’approche cartésienne de l’énarque de Bercy Antoine Magnant, sorte d’Eliot Ness moderne, patron du très sensible service secret financier Tracfin.
Mais le véritable propos du livre est ailleurs. Au fil des interviews, se dessine un panorama inédit des menaces qui guettent la France. Il faudrait en isoler quatre. Le djihadisme, affaibli mais devenu un mal plus sournois, incarné par la figure du "loup solitaire" radicalisé sur les réseaux sociaux. Le...
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27/10 - "J’ai encore du mal à le regarder en face" : Ariane Daguin raconte la trahison de son associé
Toute son histoire familiale l’ancrait au cœur de la France et de ses traditions, mais Ariane Daguin rêvait d’Amérique. Née à Auch, fille d’un grand chef étoilé figure de la gastronomie gasconne, elle quitte le giron familial à 20 ans. Avec 1 500 dollars en poche, Ariane Daguin part comme jeune fille au pair à New York pour suivre des études de journalisme. Sept ans plus tard, elle fonde D’Artagnan, la première entreprise à commercialiser du foie gras frais aux Etats-Unis. Là-bas, on la surnomme la "Doyenne of Duck". A New York, elle est d’ailleurs aux premières loges lorsque frappe l’horreur du 11 Septembre. Sa carrière américaine, elle, n’en finit pas : comme lorsqu’elle s’occupe des repas de la série Les Sopranos ; ou comme ce jour de 2018, où elle se retrouve invitée à la Maison-Blanche. En 2022, elle cède son entreprise pour 102 millions de dollars.
Mais cette success-story a failli mal se terminer. Quelques années plus tôt, un coup de poignard dans le dos de son associé manque de lui faire perdre son entreprise. Sur le point de baisser les bras, elle prend finalement la décision de contre-attaquer. Ariane Daguin nous raconte comment elle a surmonté cette trahison.
Une interview issue du podcast Anatomie d'une décision, à écouter sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox, Podcast Addict ou en cliquant sur le player en tête de cet article.
L'Express : Nous sommes en 2005, et un jour, George, votre associé depuis 20 ans déclenche ce qu’on appelle une clause de...
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27/10 - Gabriel Attal : "C’est la responsabilité de ma génération de faire les Etats-Unis d’Europe"
Gabriel Attal a choisi d'attaquer l'Everest élyséen par la face nord, la plus rude, en misant sur un désir d'Europe. Pari osé, alors que la crise politique, sociale et les tensions géopolitiques occupent tout le débat public. Pour cela, l'ancien condisciple d'Emmanuel Macron et fugace Premier ministre en appelle au rêve hugolien : créer enfin les Etats-Unis d'Europe. Un grand saut fédéral, mais avec un nombre restreint de partenaires. Et qui laissera de côté certains sujets régaliens, comme la défense, la dissuasion nucléaire ou la politique migratoire. Rencontre avec un candidat qui ne craint pas de prêcher dans le désert.
L'Express : Italie, Belgique, Espagne, Portugal, Albanie et même l’Allemagne… La contestation lycéenne s’étend en Europe. Ce mouvement a-t-il, pour vous, une dimension européenne ?
Gabriel Attal : Oui. Les racines de ces mouvements sont communes. Il y a d'abord dans une grande partie de la jeunesse européenne un grand désœuvrement, qui se traduit par une forme d'angoisse vis-à-vis de l'avenir. Elle est liée, notamment, à l'impact délétère des réseaux sociaux, à l'angoisse du dérèglement climatique et à l'impact de l'intelligence artificielle sur l'emploi et les études. Ajoutons aussi une crise de l'autorité, en France notamment, liée au recul du niveau des élèves, comme on le constate dans les différents classements Pisa. Ce "mal-être du siècle" touche les jeunesses de toute l'Europe.
Enfin, il y a un grand appauvrissement, qui impacte fortement...
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27/10 - Royaume-Uni : le parti travailliste accusé de falsifier les dépenses de défense
On peut faire dire n'importe quoi aux chiffres, entend-on parfois. C'est ce que dirait sûrement l’ancien secrétaire à la Défense, Ben Wallace, qui accuse le gouvernement d’Andy Burnham d’avoir gonflé volontairement le budget dédié à la défense sur 2027 et 2028, a rapporté The Telegraph lundi 26 octobre. Il serait question de cinq milliards de livres présentés comme supplémentaires par rapport aux budgets précédents, et qui ne le seraient en fait pas. Saisie, l’Autorité britannique des statistiques a assuré qu’elle examinera la plainte déposée par le conservateur Ben Wallace.
Plus tôt dans la journée, le Premier ministre avait annoncé qu’un plan visant à financer entièrement les engagements en matière de défense pris par le Royaume-Uni devant l’Otan serait présenté ce mercredi par son ministre des Finances, John Healey. En effet, lors du sommet de La Haye de 2025, les Alliés se sont engagés à porter la part de leur PIB consacrée à la défense à 5 %. Parmi ces 5 %, au moins 3,5 % doivent être directement liés à la défense (équipements militaires, effectifs) et 1,5 % maximum à la sécurité au sens plus large (sécurité des infrastructures civiles). Interrogé à ce sujet, Andy Burnham a affirmé : "Nous respecterons nos engagements de l'Otan." Actuellement, Londres dédie environ 2,6 % de son PIB à la défense et prévoit d’atteindre les 2,7 % sur la période de 2027-28, espérant même atteindre la barre symbolique des 3 % d’ici 2030. Le Parti travailliste a qualifié la hausse prévue...
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27/10 - "Les discours simplistes sur la santé m’énervent" : Thierry Lhermitte se confie sur sa passion pour les sciences
Les lecteurs de L'Express comme les auditeurs de France Inter le savent bien : Thierry Lhermitte est un passionné de sciences. Visitant des laboratoires depuis deux décennies pour soutenir la Fondation pour la Recherche médicale (FRM) dont il est le parrain, l'acteur publie Passeur de science (Albin Michel), qui revient sur ses rencontres les plus marquantes comme sur son goût des mathématiques et des livres. Pour L'Express, celui qui vient d'incarner le général Giraud dans La Bataille de Gaulle raconte son grand-père neurologue, fustige les discours simplistes sur la santé et nous donne ses conseils de lecture, de Christophe Galfard à Raymond Aron.
L'Express : A quel point votre grand-père Jean et votre oncle François, deux figures majeures de la neurologie, ont-ils exercé une influence sur votre passion pour la science ?
Thierry Lhermitte : J'avais 6 ans quand mon grand-père est mort. Mon oncle François, qui a été à la tête du service de neurologie et neuropsychologie à la Pitié Salpêtrière pendant trente ans, passait régulièrement à la maison. Je regrette de ne pas avoir eu l’intelligence de lui poser plus de questions. J’ai appris, plus âgé, que mon grand-père avait laissé son nom au signe de Lhermitte, un signe clinique qui correspond à une sensation de décharge électrique au niveau du dos, en fléchissant la nuque. Il se retrouve notamment chez les personnes atteintes de sclérose en plaques.
J’ai découvert mon grand-père à travers ses livres. Il était plutôt un...
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27/10 - Législatives en Israël : Gadi Eisenkot, novice en politique et adversaire numéro un de Benyamin Netanyahou
C'est la mort de son fils à Gaza, qui, dit-il, est au cœur de son engagement politique. Beaucoup d'Israéliens qui étaient devant leur poste de télévision ce 8 décembre 2023 se souviennent encore, non sans émotion, de l'éloge funèbre prononcé par Gadi Eisenkot pour son fils Gal Meir, réserviste de l'armée israélienne, tué à 25 ans dans un bombardement alors qu'il était mobilisé dans la bande de Gaza. Ce moment est une pierre fondatrice de sa conviction et de son style politique : "Sur la tombe de Gal, j'ai juré que le prix qu'il a payé, lui et ses amis, ceux qu'il connaissait et ceux qu'il ne connaissait pas, ne serait pas vain", écrivait-il dans les colonnes du journal Yedioth Ahronoth en avril 2026. Son parti, "Yashar !" ("intégrité" ou "droiture" en hébreu), est donné favori pour remporter ce mardi 27 octobre entre 20 et 23 sièges sur 120 à la Knesset, le Parlement israélien, soit plus que le Likoud de Benyamin Netanyahou.
Comme le rappelle CNN, le responsable désigné pour former ensuite une coalition de gouvernement ne sera pas forcément le vainqueur des élections. Mais pour le moment, Gadi Eisenkot, 66 ans, se préoccupe peu de stratégie. Sa campagne est l'antithèse de ce que propose son rival, Benyamin Netanyahou : des positions plus modérées, mais fermes, dans un style qui mise sur la clarté mais ne passionne pas toujours les foules… Les correspondants du New York Times ont raconté comment, alors qu'il parcourait un marché à Tel-Aviv pour se faire connaître, des...
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27/10 - Michel Cicurel, vice-président de Rexecode : "Aucun candidat à la présidentielle n’évoque le seul sujet qui vaille : l’investissement"
Enarque et ancien du Trésor, Michel Cicurel a fait carrière dans la banque - il a notamment dirigé la Compagnie financière Edmond de Rothschild - avant de fonder en 2014 le groupe d’investissement La Maison, adossé à de grandes familles d'industriels comme les Dassault. Vice-président de l'institut Rexecode, il livre à L'Express ses convictions pour sortir la France de l'ornière économique et appelle les prétendants à l'Elysée à parler davantage du capital que du travail.
L'Express : Vous avez publié un livre, en 1983, au titre résolument optimiste : La France quand même. Le pays sortait tout juste du second choc pétrolier, l’inflation était au plus haut, le plan de relance keynésienne mis en œuvre par le premier gouvernement de François Mitterrand avait échoué, l’Etat empruntait à un taux d’intérêt supérieur à 16 %... Mais "rien d’irréparable n’a été commis", écriviez-vous à l'époque. Qu’en est-il aujourd’hui ?
Michel Cicurel : Je redis la même chose : la France quand même. Merci d’évoquer ce livre, je l’avais terminé en 1982, peu de temps avant le décès de mon oncle Pierre Mendes France, en octobre. Je lui avais demandé pourquoi il persistait à soutenir Mitterrand, alors que sa politique menait le pays droit dans le mur. Voilà ce qu’il m’avait répondu : "Ecoute, ça fait 25 ans que la France est gouvernée par les mêmes. Les socialistes vont faire plein d’erreurs mais l’économie sera la plus forte et les obligera à basculer du bon côté." Ce qui s’est passé en mars 1983,...
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27/10 - Rififi à la commission d’enquête sur le 17 octobre, ces nouveaux contrôles de police anti-émeutes
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'informations confidentielles exclusives en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.Rififi à la commission d’enquête
Pas encore au travail, déjà en désaccord. Agnès Firmin Le Bodo (Horizons), Roger Vicot (PS) et Pouria Amirshahi (EELV), les trois rapporteurs de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur le 17 octobre, divergent sur l'ordre des auditions à venir. Quand la membre de la majorité souhaite que les ministres concernés - de l'Intérieur, Laurent Nunez, et de la Justice, Gérald Darmanin - soient convoqués en premier, la gauche voudrait les entendre en dernier, sur le mode du contradictoire. "Il faut éviter le tribunal politico-médiatique, je ne veux pas revivre une commission Alloncle", glisse un député macroniste, allusion à la récente commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Tous se sont accordés sur un périmètre étendu dans le choix des interrogés : les directeurs d'administration centrale, les préfets, les maires et les unions commerçantes sont concernés. Syndicats de police, responsables du renseignement et des plates-formes numériques sont aussi envisagés....
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27/10 - "Crise de la dette : qui est responsable ?" : nos lecteurs réagissent à l’actualité
L'heure des comptes a sonné
Jean-Michel Benard, Châtillon (Hauts-de-Seine)
Bravo pour votre série d'articles consacrés à la crise de la dette. Il est plus que temps de sensibiliser l'opinion à ce sujet. Qui est responsable ? Sans doute un peu tout le monde. Nous tirons tous profit, d'une manière ou d'une autre, du modèle social français et de sa redistribution d'argent. Comme dans la Rome antique, les politiques entretiennent le système pour se faire élire. A l'occasion de la prochaine élection présidentielle, chaque candidat devrait s’engager à rendre des comptes devant un organisme indépendant avec évaluation des résultats à intervalles réguliers. Après tout, de nombreuses professions de la société civile se font recertifier, non ? (Crise de la dette : une bombe à fragmentation), L’Express du 8 octobre)
Démagogie et paternalisme
Jacques Canier, Colombes (Hauts-de-Seine)
Cette semaine encore, une fine analyse des plus pertinentes et décapantes de Denys de Béchillon sur "la religion du référendum". Votre chroniqueur doit probablement avoir à l'esprit la pensée de Blaise Pascal sur les biais de notre psychologie : "Nous haïssons la vérité, on nous la cache ; nous voulons être flattés, on nous flatte ; nous aimons à être trompés, on nous trompe". Tout sauf paternaliste ou démagogue, Pascal ose nous avertir sur nous-mêmes et aurait grand besoin de justes continuateurs, tant le goût de la vérité semble avoir dangereusement reculé de toutes parts. (Référendum pour les...
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27/10 - Guerre en Ukraine : ce que l’on sait de la trêve à Olechky, ville occupée au bord de la famine
Il y a un mois, une petite foule se rassemblait à Kiev pour réclamer une aide humanitaire à Olechky. Les manifestants ont été entendus : très tôt ce mardi 27 octobre, un cessez-le-feu est entré en vigueur dans cette ville du sud de l'Ukraine, ainsi qu'à Kherson, voisine de moins de dix kilomètres, et située sur l'autre rive du Dniepr. "En tant que chef de l'équipe de négociation ukrainienne, je confirme que la partie ukrainienne honore ses engagements", a dit sur Facebook Dmytro Lubinets, commissaire parlementaire aux droits de l'homme. Le ministère de la Défense russe a confirmé la nouvelle sur Telegram à quatre heures du matin, mardi (heure de Moscou).
L'arrêt des combats doit durer jusqu'au 1er novembre, selon l'Ukraine, et permettre de livrer de la nourriture mais aussi des médicaments. Il est à l'initiative de Melania Trump, qui s'est investie personnellement pour parvenir à cet accord, et dont les deux parties ont souligné les efforts diplomatiques. D'après la Maison-Blanche, la Première dame américaine "et son représentant ont travaillé directement avec les dirigeants russes et ukrainiens afin de définir les modalités" de cette trêve, permettant à Kiev et Moscou "de s'accorder sur les objectifs, les modalités techniques, le calendrier, les processus et les conditions de cet accord". L'Express fait le point sur les enjeux humanitaires et militaires de ce cessez-le-feu.Des habitants au bord de la famine
Depuis le 26 mai, aucun ravitaillement en nourriture n'alimente...
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27/10 - Victoire de Lula au Brésil : Flavio Bolsonaro renonce à demander l’annulation de la présidentielle
Flavio Bolsonaro a renoncé lundi 26 octobre à demander l'annulation de l'élection présidentielle au Brésil, qui a vu le président sortant Luiz Inacio Lula da Silva obtenir un quatrième mandat. Le sénateur de 45 ans, qui était arrivé en tête du premier tour, a affirmé qu'il solliciterait à la place l'invalidation de la candidature du président sortant, qu'il accuse d'"abus de pouvoir" économique et politique pour influencer le vote.
La veille, dans la foulée de l'annonce des résultats par le tribunal électoral national, Flavio Bolsonaro avait refusé de reconnaître sa défaite, affirmant qu'il demanderait l'annulation du résultat. Le fils de Jair Bolsonaro contestait une décision prise dimanche soir par un juge de la Cour suprême nommé par Lula, qui a prolongé le deuxième tour de l'élection présidentielle de deux heures en raison d'irrégularités présumées concernant le transport des électeurs. De quoi faire craindre qu'il n'emboîte le pas à son père, qui avait refusé d'admettre sa défaite après l'élection présidentielle de 2022, plongeant le Brésil dans une profonde crise démocratique lorsque ses partisans avaient pris d'assaut des bâtiments gouvernementaux pour protester contre le résultat. L'ancien président a par la suite été condamné à 27 ans de prison, et est depuis détenu à domicile, pour des raisons liées à son état de santé.
Demander l'invalidation d'une candidature est une voie juridique classique au Brésil. Avant même le second tour, Flavio Bolsonaro avait...
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27/10 - Acheter une résidence secondaire : le guide pour faire le bon choix
Vous souhaitez acheter une résidence secondaire loin du stress de la vie quotidienne, où réunir famille et amis dans un environnement préservé. Voilà cinq conseils pour vous aider à faire le bon choix.
1. Faites coïncider envies et réalité
Vous rendrez-vous dans votre résidence secondaire tous les week-ends ou uniquement pendant les vacances scolaires ? Dans ce premier cas, "le temps de trajet depuis le domicile ne doit pas dépasser deux heures, à défaut le projet ne sera pas viable à long terme", affirme Charles-Antoine Sialelli, directeur Alpes d’Athena Advisers. Dans le second, vous pouvez élargir le champ de recherche.
Une fois la zone ciblée, vérifiez que l’environnement - campagne plate ou vallonnée, forêt ou bocage, plages ou falaises - correspond à vos souhaits. Le style architectural doit aussi vous plaire, "certains acheteurs cherchent des chaumières, qui n’existent pas sur la côte de Nacre, alors qu’on en trouve dans le pays de Caux ou d’Auge", explique Nicolas Gesnouin, gérant de Century21 à Douvres-la-Délivrande. Enfin, gardez en tête que chaque terroir a ses caractéristiques propres. "En Normandie, les maisons sont majoritairement en pierres blanches dans la Manche et le Cotentin ; en briques en Seine-Maritime et dans le pays de Caux et à colombages dans le Calvados", note Patrice Besse, président du groupe Patrice Besse.
2. Ne surpayez pas
Beaucoup de résidences secondaires sont proposées à des prix élevés, alors qu’elles doivent être rafraîchies....
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27/10 - "Tu peux ouvrir un ticket informatique ?" : plongée dans les absurdités de la bureaucratie numérique
"Avez-vous vu passer mon ticket ? C’est urgent". Une panne, un mot de passe oublié ou un écran noir. Au moindre problème informatique, les techniciens de l'entreprise sont là pour intervenir lorsqu'un imprévu survient à quelques minutes d’une visio capitale ou que des documents importants ont disparu. Pourtant, entre le signalement du problème et la réparation, s'interpose désormais le "ticket informatique", sans lequel, souvent, aucune action n’est menée. Un comble quand l’informaticien se trouve à trois bureaux de là, dans le même open space. Or, sans ce fameux ticket, il n’est pas habilité à effectuer le moindre diagnostic. Un nouveau passage obligé qui, pour bien des salariés, s'avère fastidieux, à mille lieues de l'échange spontané et chaleureux. Faut-il voir, dans cette procédure le stade ultime de la bureaucratie numérique ? RGPD, Covid et DORA
"Si les commerciaux sont bien apparents, les informaticiens sont dans leur bulle, plus solitaires, avec moins d’échanges… Ils n’ont pas le même mode opératoire, ils ont une culture de l’écrit quand il y a un dysfonctionnement", décrit Sandrine Dervin, directrice marketing chez ZestMeUp (plateforme RH). "De plus, avec la complexité de tous les outils, on hésite parfois sur le bon canal de communication et l’informatique ne répond pas à ces questions", poursuit-elle.
Vers qui se tourner quand tout le monde a un casque vissé sur les oreilles ? "Historiquement, il y avait la hotline avec un technicien auquel on décrivait le...
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27/10 - Présidentielle 2027 : votre épargne, ce "magot" que tous les candidats convoitent
A première vue, le chiffre paraît astronomique : 6 551 milliards d'euros à la fin du premier trimestre 2026, d'après les dernières évaluations de la Banque de France. Tel est l'en-cours total des placements financiers des Français. Un montant en hausse de 32 milliards d'euros en trois mois. Alors que le pouvoir d'achat des ménages devrait reculer cette année pour la deuxième année consécutive, cette préférence pour l'épargne interroge. Le taux d'épargne financière (hors immobilier) atteint 9,5 % du revenu disponible en France, contre 5,8 % en moyenne dans le reste des pays européens. Un "trésor de guerre" certes très concentré : les 10 % les plus fortunés en détiennent près des deux tiers. Mais ce désir d'épargne s'observe aussi chez les ménages plus modestes. En témoigne le succès du Livret d'épargne populaire, ce placement à taux réglementé soumis à condition de ressources. Son en-cours a doublé entre 2020 et 2025, grimpant au premier trimestre de cette année à 83,9 milliards d'euros.
Alors que ce matelas traduit une inquiétude profonde des Français dans l'avenir, son utilisation pourrait bien s'inviter dans la campagne présidentielle. S'il y a un sujet qui rassemble tous les prétendants à l'Elysée, c'est celui du fléchage de l'épargne. Pour certains, ce '"magot" devrait servir à faire grandir les start-up, pour d'autres, il pourrait aider au financement de la transition écologique, au réarmement de la France ou à la protection de nos entreprises stratégiques face à...
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27/10 - Elections législatives en Israël : "Benyamin Netanyahou est prêt à prendre des décisions plus risquées"
En trente ans de carrière, il a multiplié les come-back. Cette fois encore, Benyamin Netanyahou, 77 ans, joue son va-tout lors des élections législatives du 27 octobre, considéré par certains comme les plus importantes de l'histoire d'Israël. Elles interviennent trois ans après le 7 Octobre, la plus grande débâcle sécuritaire du pays dont le traumatisme des massacres reste ancré dans la société israélienne.
Or le principal rival de "Bibi" – le surnom donné par ses partisans – n'est autre que l'ex-chef d'Etat-major de Tsahal, Gadi Eisenkot, du parti "Yashar!" (centre droit), au coude-à-coude dans les sondages. Dans cette élection disputée où aucune majorité ne pourra émerger à la Knesset, Netanyahou a déjà annoncé vouloir former un gouvernement d'union nationale s'il est élu. En cas d'impasse, l'actuel Premier ministre pourrait rester à son poste par intérim pendant plusieurs mois. Afin de se maintenir au pouvoir, celui qui dirige encore du Likoud, entend montrer qu'il demeure le dirigeant fort dont Israël a besoin dans une région en plein chaos.
Pour sa part Yaakov Amidror connaît très bien Benyamin Netanyahou. Et pour cause : il a été son conseiller à la sécurité nationale de 2011 à 2013. Pour L'Express, cette figure de l'establishment sécuritaire décrypte comment, en matière de sécurité, son ancien patron a fait évoluer sa doctrine depuis le 7 Octobre. Entretien.
L'Express : Les Israéliens veulent-ils tourner la page Netanyahou ?
Yaakov Amidror : D’après tous les...
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27/10 - Lunettes connectées : comment les Européens essayent d’encadrer ce casse-tête pour la vie privée
Leur arrivée était annoncée comme une "révolution" par les géants du numérique : des lunettes bardées de capteurs, de haut-parleurs, d'une caméra capable de diffuser en direct et dont les verres peuvent servir d'écran à leur utilisateur. Le meilleur moyen d'utiliser l'intelligence artificielle (IA), devant les smartphones, selon les analystes. Les modèles du groupe américain Meta (Facebook, Instagram, etc.) inondent déjà l'Europe par millions, sans donner de chiffres précis, avant les versions à venir de Google et Apple.
Ces lunettes permettent de filmer discrètement, avec un seul voyant lumineux pour prévenir l'interlocuteur. Un danger pour la vie privée, selon de nombreuses associations, qui les ont surnommées "lunettes pour pervers". En France, la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés) alerte sur "une surveillance quasi invisible et omniprésente" et a fait monter le sujet au niveau des régulateurs européens. Sans réponse politique française jusqu'à présent, contrairement à certains de nos voisins. Comparateur des objets connectésNorvège : bientôt des zones interdites
Début octobre, le gouvernement norvégien (de centre gauche) est devenu le premier au monde à proposer l'interdiction des lunettes connectées dans certains lieux publics, notamment les écoles, les plages, les musées, les hôpitaux ou encore les centres commerciaux. "Une priorité", d'après le ministre du Numérique, qui a appelé à ne pas répéter "les erreurs faites il y a quinze ans en...
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27/10 - "Il est le pire ministre de la Défense de l’Histoire" : Pete Hegseth, la "tête brûlée" qui met le feu au Pentagone
A Washington, tout au bout de la verte esplanade du National Mall, au pied du monumental Lincoln Memorial et non loin du majestueux fleuve Potomac, vient d'être inauguré, le week-end dernier, le National Desert Storm Memorial, en souvenir de la première guerre du Golfe (août 1990-février 1991) également connue comme l'opération "Tempête du désert". Sous la forme de deux murets incurvés en granit, encerclant une fontaine plate évoquant une oasis du désert du Koweït, ce tout nouveau lieu de mémoire rend hommage aux 382 Américains morts dans ce qui fut le premier conflit international de l'après-guerre froide.Avec lui, le Pentagone est sens dessus dessous
Le monument jouxte d'autres installations du même genre : le Mur de la guerre du Vietnam, long de 150 mètres, qui porte les noms des 58 000 G.I. décédés, le Mémorial de la guerre de Corée (36 000 morts américains) avec sa vingtaine d'immenses statues de soldats formant une "platoon" (en français : une section) en action et, plus loin, vers la Maison-Blanche, le néoclassique mémorial de la Seconde Guerre mondiale avec fontaines et colonnades. S'il fallait rappeler à quel point le "fait militaire" imprègne la société américaine, ces dispositifs mémoriels en sont l'illustration. Rappelons que, depuis l'indépendance en 1776, 41 millions d'Américains ont participé à des guerres – et que 13 millions d'anciens combattants sont actuellement en vie.
"Commémorer la guerre du Golfe est une idée bienvenue : cela nous rappelle à quoi...
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26/10 - Parcoursup "remplacé", classes allégées, rénovation du bâti : ce que le gouvernement promet aux lycéens
Sébastien Lecornu avait promis des réponses "concrètes". Après plus d'un mois de mobilisation, les organisations lycéennes et étudiantes ont été reçues lundi 26 octobre, à 14h30, par le Premier ministre à Matignon. Après leur réunion, les syndicats lycéens ont salué les mesures annoncées par le gouvernement. "On peut tous se féliciter de ces annonces très concrètes […] La méthode du dialogue a gagné", a déclaré Nathanaël Combary, président du conseil d'administration du Renouveau lycéen. Parmi elles, la réforme de Parcoursup puis son remplacement, en deux temps.Le remplacement de Parcoursup pour 2027-2028
Les mesures ont été détaillées en conférence de presse par le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, et celui de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste. Première annonce : Parcoursup sera d'abord réformé pour la prochaine campagne de voeux, avant d'être remplacé par un nouveau système à la rentrée 2028. Le gouvernement justifie ce calendrier en deux temps par le cadre légal de la plateforme. "Il y a un certain nombre de paramètres de Parcoursup qui ne peuvent être changés que si la loi elle-même évolue", a expliqué Philippe Baptiste.
La plateforme d'admission dans le supérieur constitue l'un des grands fronts de la contestation. Les lycéens dénoncent la pression liée à Parcoursup, la sélection à l'entrée dans certaines formations et le manque de places à l'université. Certains réclamaient une refonte du dispositif, d'autres son abolition.
Edouard...
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26/10 - Notation de la dette française : pourquoi il n’y a pas lieu de se réjouir
Il est rare qu'un statu quo surprenne. Cette fois, pourtant, il a pris de court la place financière de Paris. En dépit d'une dérive budgétaire qui se poursuit inexorablement et des flammes qui ont ravagé le pays une semaine plus tôt, l’agence Moody’s a épargné à la France une dégradation de sa note souveraine. Une nouvelle dont s'est félicité le Premier ministre Sébastien Lecornu, balayant d'un revers de tweet les "pronostics déclinistes".
La France reste donc notée Aa3, l'ultime échelon reflétant une dette de "haute qualité". Mais pour combien de temps ? Qu’importe. Car la prime de risque tricolore est depuis longtemps incluse dans les taux d'emprunt à dix ans, dont l’écart avec l’Allemagne - le spread - s'est creusé au-delà de 150 points. John Plassard, associé chez Cité Gestion, expliquait récemment à L'Express que "les dernières baisses de la note française n’ont pas eu d'impact significatif sur le spread car elles étaient déjà en partie intégrées dans les prix".Ultimatum sur le budget
De quoi s'interroger sur la réelle influence des agences. "Leur parole est démonétisée depuis longtemps sur les marchés", tranche Christopher Dembik, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet, dans une note. Accusées d’avoir soufflé sur les braises lors de la crise de la dette grecque en 2009, elles entretiennent des relations parfois houleuses avec le monde politique. Difficile d’oublier cette scène de janvier 2012 où Jean-Luc Mélenchon s'était rendu au siège parisien de...
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26/10 - "Aux yeux du monde, la France est déjà en guerre civile" : la crise française vue par l’historien britannique Andrew Hussey
En 2025, l’historien britannique Andrew Hussey réfutait dans L'Express la thèse d’une guerre civile imminente en France, son pays d’adoption. Un an plus tard, alors que la mobilisation lycéenne a mué en crise sociale, l’auteur de Fractured France (Granta Books), un essai sur les lignes de faille françaises, avoue ne plus en être certain. "La colère de ceux qui se sentent lésés a changé de dimension", explique-t-il, décrivant "une tragédie" en cours avant même l’élection présidentielle de 2027. Selon lui, "il n’y a plus de terrain d’entente possible entre les Français", à tel point que nos compatriotes pourraient bien être à l’avant-garde des problèmes du XXIe siècle en Europe.
L’Express : Lors de notre dernier entretien, il y a un an, vous réfutiez la thèse d'une "guerre civile" imminente en France… Vous n'êtes plus sûr de cela aujourd'hui, comme vous l’avez déclaré dans The Telegraph. Pourquoi ?
Andrew Hussey : A l’époque des émeutes consécutives à la mort du jeune Nahel, en 2023, il était déjà clair qu’en attaquant les domiciles d’élus, mais aussi des bureaux de poste, bibliothèques ou encore écoles, les émeutiers visaient la République. Mais les événements qui se déroulent en ce moment en France montrent clairement que cette violence et cette haine pour tout ce qui porte le sceau républicain se sont nettement intensifiés. J’ai été extrêmement choqué par la destruction du clocher de la mairie de Limoges, qui datait de 1885 et que même les nazis n’avaient pas réussi à...
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26/10 - Guerre des étoiles : l’Europe sans Elon Musk ! Par Jean-François Copé
Alors que l’extrême gauche tente, par la violence, de confisquer le débat présidentiel, les défis que notre pays devra relever continuent de s’accumuler, notamment en matière de défense et de souveraineté. La guerre en Ukraine nous en a livré un nouvel exemple. Le 14 octobre, des restrictions appliquées sans préavis (et rétablies depuis) par Starlink, ont perturbé les missions des drones ukrainiens, notamment ceux qui interceptent les appareils russes. La filiale de Space X s’appuie sur 11 000 satellites en orbite basse pour fournir un accès à Internet jusque dans les zones dévastées, indépendamment des réseaux terrestres locaux. Un atout stratégique pour l’armée ukrainienne qu’Elon Musk qualifiait dès mars 2025 d’"épine dorsale de l’armée ukrainienne". On mesure alors le pouvoir de son propriétaire : celui d’affaiblir selon son bon vouloir l’une des plus puissantes armées d’Europe.
En réalité, le problème dépasse de très loin le cas ukrainien. Cette dépendance menace directement notre souveraineté car trois facteurs se cumulent : la profondeur du contrôle exercé par SpaceX, l’étendue des usages de son réseau et l’impact d’une interruption. La profondeur, d’abord. SpaceX maîtrise les principaux maillons du service, des fusées aux satellites, jusqu’aux terminaux et au fonctionnement du réseau. La comparaison avec l’IA, désormais familière à de nombreux Français, permet de saisir cette concentration. En effet, malgré le poids de quelques grands groupes dans ce secteur,...
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26/10 - Viktor Orban, secrétaire général de l’ONU ? La proposition inattendue des Etats-Unis
La nouvelle est fracassante. Selon les informations recueillies par le Wall Street Journal publiées dimanche 25 octobre, Viktor Orban pourrait être candidat au poste de secrétaire général de l’ONU et peut-être même nommé. Pour l’heure, le principal intéressé n’a ni confirmé ni infirmé l’information, mais le journal assure avoir recueilli des informations concordantes émanant de trois pays différents. Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a quant à lui ironisé, rappelant qu’"il y a peu, il était candidat à la présidence de la Commission européenne. Cela me semble tout aussi drôle que cette première rumeur", rapporte Politico. Conservateur illibéral
L’idée viendrait des Etats-Unis mais ne déplairait pas à l'intéressé, rapportent nos confrères américains. C’est en cherchant le candidat pour le prochain mandat qui débutera le 1er janvier 2027, que les responsables auraient réalisé que le candidat idéal était l’ancien Premier ministre hongrois, connu, entre autres, pour ses valeurs d’extrême droite appliquées durant ses treize années au pouvoir comme le durcissement de l’accès à l’avortement, la restriction de la liberté de la presse ou encore la limitation des contenus concernant le sujet de l’homosexualité aux mineurs. Justement ! Une des sources du Wall Street Journal a affirmé qu’il était le "conservateur idéal" pour le poste qu'a occupé pendant dix ans Antonio Guterres et dont le but est de s’occuper des "diverses tâches quotidiennes des Nations unies", de "fournir...
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26/10 - La démocratie a gagné en Serbie mais l’Europe, pas encore
Fruit de deux ans de lutte estudiantine contre la corruption et le népotisme en Serbie, la chute de l’autocrate Aleksandar Vucic, à l’issue des élections du dimanche 25 octobre, marque une victoire bienvenue de la liberté et de la démocratie. Après l’éviction de Viktor Orbán au printemps, l’année 2026 aura été, contre toute attente, un grand millésime pour le limogeage des dirigeants autoritaires en Europe. De façon tout aussi inattendue, Vucic, après 12 années de pouvoir à Belgrade, a reconnu sa défaite sans barguigner, comme l’avait fait Orban après 16 années à la tête de la Hongrie voisine.
Pour autant, il n’est pas garanti que Belgrade revienne dans le jeu européen. Vucic, à l’instar d’Orban, est devenu maître dans l’art de ménager la chèvre européenne et le chou russe, tout en ouvrant les portes de la Serbie aux intérêts chinois. La Liste étudiante, qui a mené campagne sans véritable chef de file, n’a pas inscrit l’adhésion à l’Union européenne parmi ses priorités, dans un pays traditionnellement aligné sur le grand frère moscovite. Et le scrutin n’a permis à aucun parti s’affichant proeuropéen d’être représenté à l’Assemblée nationale, le parlement unicaméral serbe. Plusieurs d’entre eux avaient préféré soutenir la Liste étudiante plutôt que de présenter leurs propres candidats.
Ainsi, le nouveau chapitre de l’histoire serbe s’ouvre sur une page blanche. Disposant d’une majorité absolue au parlement, le parti victorieux a les mains libres pour mener sa lutte...
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26/10 - Une première depuis 1973 : pourquoi l’Algérie va déployer des troupes au Niger
Changement de stratégie. À huis clos dimanche 25 octobre, les deux chambres du Parlement algérien ont approuvé, à l'unanimité, la mobilisation d'unités de l'armée nationale populaire (ANP) pour le Niger. Le déploiement des troupes devrait se faire à Madama, près de la frontière libyenne, sur le site d'une ancienne base française utilisée lors de l'opération Barkhane, indique l'ANP dans un communiqué publié le même jour, dans la foulée.
Selon les affirmations d'une source sur place rapportées par Reuters, l'opération n'est pas encore effective. Toutefois, le chef d'état-major de la présidence nigérienne, le général Bacharou Ibro Amadou, s'est rendu dans la région d'Agadez et plus particulièrement dans le département de Bilma, où se trouve Madama. Il a aussi fait un crochet au Sud, à Dirkou, un important point militaire de la région, pour discuter avec les autorités locales des préparatifs liés à la base.Changement de stratégie
L'événement est inédit car, depuis 1973 et la guerre du Kippour durant laquelle Alger a apporté son soutien militaire à l'Égypte, l'Algérie n'est plus jamais intervenue en dehors de son territoire. En effet, le pays défendait vivement jusqu'ici la doctrine de non-interventionnisme en raison de son passé colonial avec la France. Ce paradigme avait déjà été ébranlé en 2020 et la révision de l'article 91 de la Constitution, autorisant désormais le président à soumettre une intervention militaire à l'étranger au vote du Parlement. C'est désormais chose...
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26/10 - De Tibo InShape à Euronext : le sprint de N4 Group, champion de la nutrition sportive
"Cette canette contient 20 grammes de protéines !", s’exalte Thibaud Delapart - alias Tibo InShape - devant ses millions d’abonnés. Muscles saillants et Marcel un peu trop serré, ce créateur de contenu fitness déguste devant la caméra les dernières références de sa gamme "InShape Nutrition". Au menu : barres énergisantes, boissons vitaminées, poudre de protéine diluée… Des produits développés et fabriqués par l'entreprise tricolore N4 Group, dont le titre débute ses négociations en Bourse ce lundi 26 octobre. Sa création remonte à un temps où l'application de running Strava n’avait pas encore envahi les smartphones et où l’on comptait rarement ses calories.
Stéphane Viscuso, son cofondateur et PDG, n'en a pas moins le sport dans les veines. Tennis, judo, ski, handball, football… Les compétitions et entraînements rythment sa jeunesse passée dans l’Isère. C’est donc tout naturellement qu’il s’oriente vers une formation STAPS, spécialité musculation, au milieu des années 1990. L'occasion de se familiariser avec la nutrition sportive. "A l’époque, on n’en trouvait que dans des boutiques spécialisées tenues par des bodybuilders, surtout sous la forme de gros pots de 2 à 5 kilos", se souvient le quinquagénaire. Alors que le commerce en ligne débute timidement dans l’Hexagone, Stéphane Viscuso a le déclic. Lui qui rêvait d’allier sport et entrepreneuriat décide, en 1999, de lancer un site Internet spécialisé sur les produits fitness, aux côtés de son frère Mathieu et de deux...
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26/10 - Maroc : le taux d’emploi des femmes reste deux fois plus faible qu’en Arabie saoudite, par Arnaud Lacheret
Il y a cinq ans, la nomination de Najla Bouden-Romdhane à la tête du gouvernement tunisien avait été un premier signe intéressant d’ouverture politique des femmes dans le monde arabe. L’annonce de l’accession de Fatima-Ezzahra El Mansouri au poste de Premier ministre au Maroc sonne comme une confirmation qui est loin d’être un coup médiatique.
La nouvelle cheffe du gouvernement marocain n’est pas une inconnue, elle dirige le principal parti du pays depuis 2024 et avait déjà fait parler d’elle en devenant maire de Marrakech en 2009. Il ne s’agit donc pas d’une accession symbolique, et c’est tout l’intérêt de cette nomination qui consacre une figure politique expérimentée, présente sur la scène marocaine depuis des années. Contrairement à d’autres figures politiques féminines dans le monde arabo-musulman, elle n’est pas directement liée à un souverain comme Cheikha Moza, très influente présidente de la Fondation du Qatar, ou des personnalités liées à la famille royale saoudienne ayant pris des fonctions au sein du Royaume.
Le fait que la nouvelle Première ministre soit une femme n’a d’ailleurs pas fait réellement débat au Maroc. Les commentaires portent sur ses orientations politiques comme c’est le cas de façon assez naturelle dès qu’un nouveau dirigeant apparaît. Cela souligne une évolution de fond de la société marocaine. Des réformes juridiques
Lorsqu’il y a quelques années, j’avais interrogé des Franco-Marocaines occupant des fonctions managériales, elles...
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26/10 - "Les Iraniens veulent humilier Trump" : les risques d’escalade au Moyen-Orient analysés par Bernard Haykel
Négocier ou "anéantir" le régime iranien ? Après avoir laissé entendre vendredi 23 octobre que Washington "pourrait lancer une nouvelle opération d'ampleur contre l'Iran, Donald Trump a fait savoir deux jours plus tard qu'il hésitait encore. Mais pour certains observateurs, au vu des forces américaines présentes dans la région, la question n'est plus de savoir si le président américain donnera l'ordre d'agir, mais quand il le fera.
Professeur d’études du Proche-Orient à l’université de Princeton et chercheur au Hudson Institute, Bernard Haykel analyse pour L'Express les motivations de l'Iran comme celles de Donald Trump, qui a, selon lui, fait de la chute du régime iranien "une affaire personnelle". En cas de frappes, Téhéran devrait riposter durement contre une Arabie saoudite déjà sous la menace des houthistes. Dans tous les cas, un durcissement de la crise au Moyen-Orient fera deux gagnants, la Russie et la Chine, et un grand perdant : l'automobiliste occidental qui attend une baisse du prix du pétrole...
L’Express : Donald Trump va-t-il à nouveau lancer des frappes contre l’Iran ?
Bernard Haykel : Les Iraniens ont pris la décision d’humilier Donald Trump, comme ils l'ont fait avec Jimmy Carter lors de la prise d’otages en 1979. Cette humiliation inclut, à leurs yeux, une défaite des Républicains dans les élections de mi-mandat. Les Iraniens ne vont donc pas céder sur deux points principaux : leur contrôle du détroit d’Ormuz et l’enrichissement de l’uranium pour...
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26/10 - Violences du 17 octobre : l’exécutif sous pression
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26/10 - "Je souffre donc tout m’est permis" : les trois ressorts qui légitiment la violence, par Julia de Funès
Comment en sommes-nous venus à incendier des écoles, à piller des commerces, à brûler des mairies ? Et, pire, comment certains discours ont-ils fini par trouver des raisons à cette violence injustifiable ? Les injustices, les difficultés sociales, les humiliations, les discriminations peuvent bien sûr éclairer certaines colères. Mais elles ne suffiront jamais à expliquer un tel déchaînement de haine et de destruction. C’est peut-être que la violence ne s’est pas seulement nourrie des injustices réelles ou ressenties, mais aussi de certains discours qui lui ont donné raison, qui l’ont présentée comme inévitable et donc comme légitime. La mécanique de ces discours est à déjouer pour mettre au jour les mécanismes intellectuels qui transforment l’inacceptable en acceptable. J’y vois trois procédés principaux.
Le premier consiste à confondre "être victime" et se définir comme victime. Subir une injustice est un fait qui doit être reconnu. Mais en faire une identité, c’est autre chose. Il y a une différence essentielle entre reconnaître une injustice, une inégalité, une vulnérabilité et faire de la condition de victime une identité à entretenir. Reconnaître une vulnérabilité appelle la volonté d’y remédier. Mais entretenir la victimisation consiste à enfermer quelqu’un dans ce qu’il a subi. La souffrance devient alors un certificat d’innocence. Je souffre donc tout m’est permis. Le statut de victime autorise. La colère passe alors pour de la lucidité, la violence pour de la...
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26/10 - Venezuela : le retour de l’opposante Maria Corina Machado, un trouble-fête pour Donald Trump
Résurrection. C'est dans une église de l'État de Lara (au nord-ouest du pays), que la cheffe de l'opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, est apparue dimanche 25 octobre après un exil de presque onze mois au Panama. Sur X, elle a confirmé l'information en publiant le message fédérateur : "Je suis là. Avec vous".
La lauréate 2025 du prix Nobel de la paix a ensuite pris le chemin de Caracas. Un voyage qui a pris près de huit heures, au lieu des cinq habituelles, à cause d'une foule de sympathisants venue l'accueillir, scandant "Maria" et "Liberté !". Aux abords de la capitale, une autoroute a même été presque bloquée. "Ce pays donne des leçons à tout le monde", a lancé fièrement la politicienne face à cette liesse.
Noche de reencuentro en nuestra Caracas.
Por el reencuentro de cada familia, por la Libertad de cada preso político, por la Libertad de Venezuela. pic.twitter.com/2aC78nWfcl— María Corina Machado (@MariaCorinaYA) October 26, 2026Prix Nobel et exil
Sans révéler le déroulement des opérations, l'équipe de Maria Corina Machado a toutefois remercié Donald Trump et Marco Rubio, le secrétaire d'État américain, pour leur "leadership et soutien". Selon une source relayée par Reuters, son retour au pays a en effet été coordonné avec l'aide des autorités américaines, colombiennes, panaméennes et avec l'accord explicite du locataire de la Maison-Blanche. Dimanche, ce dernier a cependant affirmé ne pas avoir été tenu au courant de cet événement, ajoutant...
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26/10 - Achat immobilier : ce qu’il faut vérifier avant de signer des documents
Après plusieurs visites, vous avez trouvé le logement qui correspond à votre recherche. Si vous êtes décidé à acheter, vous allez rédiger une offre d’achat. Selon que vous estimez le prix trop élevé ou non, vous allez faire une offre à la baisse ou au prix. Ce document vous engage moralement, mais si vous changez d’avis avant la signature de l’avant-contrat, le vendeur ne pourra vous forcer à rien. En revanche, s’il contresigne votre offre, lui s’engage à vous céder son bien au prix proposé. Des conditions suspensives protectrices
Pour être valide, une offre d’achat doit mentionner l’adresse, la typologie (maison, appartement,…) et les annexes éventuelles (cave, parking,…) du logement ainsi que le prix d’achat proposé. "Il faut préciser s’il est frais d’agence inclus ou hors commission", précise Olivier Garel-Galais, notaire au Groupe Monassier à Lyon. Signalez aussi si vous paierez avec un prêt bancaire ou au comptant. Dans le deuxième cas, vous ne bénéficierez pas de la condition suspensive de crédit, ce qui peut inciter un vendeur à céder son bien un peu moins cher. Vous pouvez aussi indiquer que votre offre inclut des éléments (électroménager, mobilier,..) si vous souhaitez les conserver.
Pour vous protéger, ajoutez des conditions suspensives, par exemple la délivrance d’un permis de construire pour un agrandissement de maison ou d’une autorisation de la copropriété pour des travaux dans un appartement. Dernier point, "il faut spécifier une date de validité, en...
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26/10 - Lula réélu président du Brésil : "C’est un renversement spectaculaire pour Donald Trump"
Le retournement est spectaculaire. Alors que tous les sondages prédisaient une victoire de l'extrême droite à l'élection présidentielle, le président sortant de gauche Luiz Inácio Lula da Silva a remporté le 25 octobre un nouveau mandat à la tête du Brésil avec 51,79 % des voix, contre 48,21 % pour son adversaire, Flavio Bolsonaro, le fils de l'ex-président Jair Bolsonaro. Mais ce scrutin historique - jamais un candidat arrivé en deuxième position au premier tour n'avait réussi à gagner la présidentielle au second tour - a été entaché d'une nouvelle polémique.
A l'issue d'une soirée électorale bouillante, Flavio Bolsonaro a demandé l'annulation du résultat en raison d'une décision rendue dimanche par la Cour suprême du Brésil de prolonger de deux heures la durée du vote à cause des fortes pluies dans le sud du pays et de la paralysie des transports. Une hypothèse jugée peu vraisemblable par les analystes, alors que les équipes de campagne avaient toutes deux réclamé, un peu plus tôt dans la journée, une extension du scrutin.
A 80 ans, Lula s'offre donc un come-back inattendu après une forte mobilisation durant l'entre-deux tours et une campagne active, menée par le département d'Etat américain, pour aider les Bolsonaro à revenir au pouvoir. Pour David Samuels, politologue américain et spécialiste de la vie politique brésilienne à l'université du Minnesota, cette victoire marque un coup d'arrêt aux ambitions de Trump en Amérique latine. Entretien.
L'Express : Il y a eu...
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26/10 - Comment éviter que l’IA ne rende les enfants idiots, par Charles Gorintin, cofondateur d’Alan
C’est maintenant devenu une crainte classique des discussions entre parents d’élèves : l'IA fera les devoirs à la place des élèves, qui n’apprendront alors plus rien. La crainte est légitime. Pourtant, pendant près de quatre ans depuis l’avènement de ChatGPT, le débat a surtout opposé des intuitions. Or les premiers essais randomisés sont publiés, ce qui nous permet de sortir du face-à-face stérile entre naïfs et technophobes. Leur conclusion tient dans une phrase écrite par Jean Piaget en 1964 : "Comprendre, c'est inventer." L'enfant construit lui-même sa compréhension du monde. L'enseignant peut guider, montrer, expliquer, mais personne ne peut comprendre à sa place.
La démonstration la plus nette vient de Turquie. Des chercheurs de Wharton ont suivi près de 1 000 lycéens en mathématiques (PNAS, 2025). Le premier groupe disposait d'un ChatGPT standard quand un autre disposait d'une version configurée en tuteur, qui donnait des indices conçus par les enseignants et jamais la solution. Pendant les exercices, les deux groupes ont progressé : + 48 % pour le premier, + 127 % pour le second. Puis l'IA a été retirée pour l'examen. Les élèves du ChatGPT standard ont fait 17 % moins bien que le groupe témoin. Le groupe avec tuteur a fait aussi bien. La différence était donc dans l’utilisation de l’outil : avec un outil de base sans limite, on l’utilise comme une béquille qui nous empêche de réfléchir par nous-mêmes, tandis qu’en le configurant en mode tuteur, on parvient à en...
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26/10 - Législatives en Serbie : le mouvement étudiant met fin au règne d’Aleksandar Vucic
Une page se tourne en Serbie. Le dirigeant populiste Aleksandar Vucic a concédé la défaite aux élections législatives, alors que les Serbes se sont massivement rendus aux urnes dimanche 25 octobre pour chasser du pouvoir un président que nombre d'entre eux, à commencer par les étudiants qui ont multiplié les manifestations depuis deux ans, accusent de corruption.
"Il est clair que nous avons perdu les élections. Le Mouvement des étudiants a gagné", a-t-il déclaré à ses partisans au siège de son parti. Quelques minutes après sa prise de parole, des dizaines de milliers de personnes, en liesse, sont descendues dans les rues de Belgrade, des étudiants criant "victoire" et "il est fini".
La victoire de l'opposition estudiantine constitue un profond bouleversement politique dans ce pays des Balkans comptant quelque 6 millions d'habitants, et rappelle la défaite du président hongrois Viktor Orban en avril. Elle pourrait également servir de modèle à d'autres mouvements étudiants à travers l'Europe, qui sont descendus dans la rue ces dernières semaines pour protester, parfois violemment, contre la mauvaise qualité de l'enseignement et le manque de perspectives d'avenir.
Aleksandar Vucic a déclaré que le Mouvement des étudiants aurait entre 135 et 140 sièges au Parlement et que son parti en aurait 105, selon les résultats préliminaires. "Chère Serbie, ce soir la voix du peuple a été entendue", a dit Radomir Sajcic, un professeur de l'université de Belgrade s'exprimant au nom des...
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26/10 - Présidentielle au Brésil : victoire surprise de Lula, Flavio Bolsonaro veut faire annuler l’élection
Le président sortant Luiz Inacio Lula da Silva a remporté dimanche 25 octobre un nouveau mandat à la tête du Brésil, a annoncé le tribunal électoral national, un résultat surprenant alors que les sondages donnaient son adversaire, le sénateur de droite Flavio Bolsonaro, en tête. Lula, figure de la gauche qui a déjà occupé par trois fois les fonctions de président, s'est imposé avec 51,8 % des voix lors du deuxième tour du scrutin face au fils de l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro, condamné à vingt-sept ans de prison pour avoir tenté de se maintenir au pouvoir après avoir perdu la présidentielle de 2022.
Flavio Bolsonaro (48,2 % des voix), qui était arrivé en tête au premier tour, a déclaré qu'il demanderait l'annulation du résultat en raison d'une décision rendue dimanche par la Cour suprême du Brésil de prolonger de deux heures la durée du vote. La Cour avait été saisie par l'équipe de campagne de Lula, qui a accusé plusieurs autorités locales de limiter l'accès des électeurs aux urnes en réduisant les transports en commun. "Il est impossible de reconnaître les élections", a déclaré Flavio Bolsonaro après avoir été battu, lors d'une conférence de presse à Brasilia. L'ampleur de sa défaite face à Lula et le fait que sa campagne ait également demandé de prolonger la durée du vote en raison des pluies dans le sud du pays rendent cependant toute annulation peu probable, ont estimé les analystes.
Les sondeurs estiment que le taux de participation, plus élevé...
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26/10 - "Des niveaux que je n’avais jamais vus" : le marché des pétroliers devient fou
Ce n'est pas de l'or scintillant, mais de l'acier rouillé par le sel, les embruns et les vents de tous les océans traversés. Il s'arrache pourtant au même prix que le métal refuge, si ce n’est plus… Avec la guerre au Moyen-Orient, ce qui a commencé comme une crise du brut puis des carburants, se double désormais d’une crise du transport maritime. Conséquence : le marché des tankers flambe.
Ces navires-citernes, qui transportent le pétrole et ses dérivés, atteignent des valeurs records. Ils sont devenus si convoités que les coques d'occasion se vendent plus cher que les bateaux neufs ! Selon le courtier Poten & Partners, un Very Large Crude Carrier (VLCC) déjà en activité et disponible immédiatement se négocie environ 235 millions de dollars, contre 130 pour un pétrolier géant en construction. Même les tankers âgés de 15 ans sont évalués au-dessus des prix du neuf.
Si de telles sommes sont déboursées, c'est que posséder sa propre flotte n'a jamais été aussi rentable. La location d'un supertanker, une option souvent privilégiée par les producteurs pour des raisons de coût et de flexibilité, a suivi la même trajectoire. "Les taux de fret des pétroliers atteignent les niveaux les plus fous que j'ai vus de toute ma carrière", affirme Michelle Wiese Bockmann, analyste senior au sein du cabinet Windward. Pour un trajet entre le golfe Persique et la Chine, un tanker peut être facturé jusqu'à 1,4 million de dollars par jour. Un niveau sept fois supérieur aux moyennes ha
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25/10 - Entre optimisme et dérapages violents, le RN lance sa campagne à Orléans
Le sourire est contagieux chez les frontistes, ce samedi. Réunis à Orléans, pour leur XIXe Congrès, les élus du Rassemblement national sont hilares. Deux bus du collectif Solidarités sans-papiers, venus manifester contre la présence du parti d’extrême droite, ont été arrêtés sur une aire d’autoroute, à quelques kilomètres, et font l’objet d’un contrôle par les services de la Police aux frontières et de l’immigration. "Vous voyez, on n’est même pas encore au pouvoir qu’on produit déjà des effets !", s’esclaffe un député. Ce week-end, le RN lance officiellement sa campagne, et consacre ses deux têtes d’affiche. Au programme : la réélection, attendue, de Jordan Bardella à la tête du parti, samedi. Et le premier discours de candidate de Marine Le Pen, censé donner la tonalité de sa campagne, dimanche.
La sécurité de l’événement a été renforcée en raison de l’appel massif à manifester lancé par plusieurs organisations syndicales et politiques. Samedi matin, le Congrès frontiste s’ouvre sous tension, alors que quelque 13 000 manifestants (selon la préfecture) se regroupent dans les rues d’Orléans. Le contexte rend même le service de sécurité un peu nerveux. A l’entrée de l’événement, on passe une main dans le dos des femmes, pour "vérifier si vous avez un soutif". Justification d’un agent du DPS (le service d’ordre du RN) : "C’est à cause des FEMEN, si vous n’en portez pas, je ne vous laisserai pas rentrer." Quelques heures plus tard, les agents du même service prendront...
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25/10 - En Afrique, Vladimir Poutine mène une guerre d’influence pour affaiblir les puissances occidentales
Le 28 octobre, Moscou accueillera les dirigeants africains pour le troisième sommet Russie-Afrique depuis 2019. Pour Vladimir Poutine, ce rendez-vous diplomatique constitue une nouvelle étape dans une offensive d’influence destinée à rallier les pays du Sud à la vision géopolitique du Kremlin. Le président russe cherche notamment à présenter son pays comme le défenseur de la "majorité mondiale" face à ce qu’il dénonce comme les pratiques "néocoloniales" des puissances occidentales, analyse The Economist.
Cette campagne de séduction a pris une ampleur supplémentaire depuis le déclenchement de l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine, en 2022, et l'on sait désormais que la Russie recrute des soldats en Afrique. Lors de la précédente édition du sommet, en 2023, une porte-parole russe était même allée jusqu’à affirmer que les soldats de son pays sacrifiaient leur vie sur le champ de bataille pour garantir la liberté des populations africaines.
De quoi faire bondir certains journaux indépendants en Afrique : "Nommez un seul pays où la présence russe a apporté la sécurité et la stabilité", tance ainsi le Sahel Times, énumérant à tour de bras les contre-exemples et rappelant que la Russie - présente notamment à travers les groupes Africa Corps, ex-Wagner - se place rarement du côté des populations. "Il reste aux Maliens à se rappeler qu’un palais n’a jamais été un pays, et que la sécurité qui ne descend pas jusqu’au village n’est que la sécurité de ceux qui l’ont...
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25/10 - Garry Kasparov, opposant russe : "Marine Le Pen à l’Elysée, ce serait une occasion en or pour Poutine"
Légende du jeu d’échecs dont il fut le champion du monde de 1985 à 2000, Garry Kasparov est engagé depuis 2005 dans l’opposition politique au dirigeant russe Vladimir Poutine. Après plusieurs arrestations en Russie, il prend le chemin de l’exil en 2013 et vit depuis à New York, ayant parallèlement obtenu la nationalité croate. Il a condamné l’annexion de la Crimée par Moscou en 2014 et soutient aujourd’hui l’Ukraine agressée par les armées russes. Né il y a 63 ans à Bakou, en Azerbaïdjan, d’un père juif russe et d’une mère arménienne, Kasparov a été prévenu cet été par les services américains et lituaniens qu’il était la cible potentielle d’un groupe de cinq personnes inculpées aux Etats-Unis sous l'accusation d'œuvrer pour les services russes. Rencontré par L'Express en octobre au Forum de sécurité de Varsovie, où il intervenait, il livre son analyse des intentions du Kremlin contre l’Europe et explique pourquoi il craint une provocation spectaculaire de la Russie avant l’élection présidentielle française d’avril et mai 2027.
L'Express : Comment les citoyens russes ordinaires réagissent-ils à la guerre et à une nouvelle mobilisation que Vladimir Poutine pourrait décréter ?
Garry Kasparov : La mobilisation est déjà en cours ; la question est de savoir si Poutine va l’annoncer publiquement ou continuer à la mener de manière graduelle. Pour l’instant, la guerre contribue à renforcer son régime, tout en créant une nouvelle dynamique sociale. Par exemple, on n'avait jamais...
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25/10 - Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann et le piège du "moment populiste"
Un ami socialiste l’a averti, voilà peu : "Il faut que tu dises nettement quel genre de président tu veux être." Raphaël Glucksmann sait-il seulement quel candidat il veut être ? L’homme s’est parfois pris à rêver de la campagne de "Kennedy", la rhétorique d’avenir et d’espoir du charismatique démocrate américain. Au panache de "JFK", l’eurodéputé oppose surtout la tempérance du ruminant... "Vous savez, je suis une sorte de vache. J’ai besoin de temps pour ruminer, travailler, construire", prévenait-il dans une ancienne interview au Parisien. Douze jours auront été nécessaires, depuis sa victoire à la primaire, pour accoucher d’un discret premier déplacement à Amiens, dans une mission locale. Retour à la case départ ? "On pensait qu'il pourrait capitaliser sur la dynamique post-primaire. Il a pris quelques points dans les sondages (il oscille entre 13 et 15 % des intentions de vote, NDLR). Mais l'actualité l'écrase totalement", s'inquiète un socialiste.
Lui, que certains jugeaient, non sans malice, absent des grands élans, voire très mal à l’aise en "manif", n’a pas mis les pieds aux mobilisations lycéennes. Il souhaite éviter le ciblage de la "galaxie insoumise" dont il se dit victime, carburant à séquences virales. Pas plus qu’il n’a souhaité se rendre à Orléans, à la contre-manifestation de la gauche lors du congrès du RN, il préfère battre Marine Le Pen dans les urnes. Samedi 24 octobre, au lendemain de l’attentat raciste de Trappes, le maire endeuillé Ali Rabeh était...
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25/10 - Russie, UE, corruption... : pourquoi l’élection en Serbie est scrutée de près partout en Europe
Les électeurs retiennent leur souffle en Serbie. A quelques heures du résultat des élections législatives, le suspense reste entier. Les sondages placent les deux partis en lice au coude-à-coude, avec, selon certains, une légère avance pour la coalition "Ligne étudiante". Une victoire de ce parti d'opposition marquerait un tournant historique après quatorze ans de gouvernance Vucic. Avec des implications directes pour les Balkans et pour l'Europe, à tel point que l'UE a dépêché une mission d'observation pour surveiller les urnes. L'Express fait le point sur les grands enjeux de ce scrutin.
Contraint par la Constitution, qui lui interdit un troisième mandat, Aleksandar Vucic a démissionné de la présidence le 27 septembre et appelé des élections législatives anticipées pour tenter de se maintenir au pouvoir au poste de premier ministre, fonction qu’il avait occupée de 2014 à 2017. Il a également modifié les règles de vote pour la diaspora - plus encartée à gauche - afin de complexifier leur participation au scrutin. En Australie, où la diaspora serbe est nombreuse, ces derniers seront obligés de voter en pleine nuit. Idem à Chicago, autre ville comptant une importante communauté serbe.
Le président au pouvoir, du Parti progressiste serbe, a également renforcé son emprise sur les médias en soutenant notamment un changement de propriétaire au sein de ce qui était, jusqu'à récemment, le plus important groupe de presse indépendant, United Media, les autres étant largement...
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25/10 - "J’ai peur, mais je suis venue quand même" : à Angers, une mobilisation sous contrôle malgré quelques tensions
Ses béquilles claquent sur le sol au même rythme que les applaudissements réguliers de la foule. Malgré une attelle au pied, la pluie qui s’abat sur Angers et l’interdiction préfectorale de manifester dans le centre-ville de la capitale du Maine-et-Loire, Julie* ne se voyait pas rester chez elle en ce samedi 24 octobre. Etudiante en danse contemporaine, venue manifester avec sa mère, professeure de lettres dans le public, la jeune femme est en colère. Elle évoque la baisse drastique des budgets de la Culture (-62 %) décidée par le conseil régional des Pays de la Loire en 2024, la dégradation des conditions de travail dans l’enseignement public, la situation des lycéens... Et l'interdiction de se mobiliser, annoncée la veille, qui n'arrange rien. "Je me bats contre un pouvoir qui dicte lui-même de quelle manière on devrait le contester, quand et pourquoi", lâche-t-elle en suivant tant bien que mal un cortège fourni.
Depuis 13 heures ce samedi, plusieurs milliers de manifestants - 3 500 selon les autorités, 8 000 selon les organisateurs - ont défié, comme elle, les ordres du préfet pour se rejoindre en plein centre-ville d’Angers. Boulevard du Maréchal-Foch, l’ambiance est plutôt bon enfant : une fanfare bat le rythme au milieu du cortège, des gilets jaunes défilent aux côtés des étudiants et des retraités, les drapeaux des syndicats se mêlent à ceux, plus rares, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), de Lutte ouvrière ou de La France insoumise (LFI), et quelques parents...
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25/10 - L’Homme est-il naturellement violent ? Ce que révèle l’histoire de notre espèce
Quel est le point commun entre les images saisissantes des pillages du 17 octobre en France, les guerres en Ukraine ou au Moyen-Orient, et les restes récemment exhumés d'un Néandertalien tué par une lance il y a 75 000 ans au Kurdistan irakien ? Tous témoignent, à des époques et dans des contextes radicalement différents, de la violence humaine. Mais celle-ci est-elle inscrite dans notre nature ? Les chercheurs sont loin de s'accorder, et leur désaccord porte autant sur la préhistoire que sur ce que nous dit la guerre d'aujourd'hui.
Le doute n'est pas neuf. Après la Première Guerre mondiale, l'Occident se demande si la barbarie des tranchées ne révèle pas le fond de l'homme. Dans les années 1920, Sigmund Freud théorise une "pulsion de mort", un instinct destructeur enfoui en chacun de nous. Les atrocités de la Seconde Guerre mondiale semblent lui donner raison. Mais qu'en dit la science, un siècle plus tard ?Un héritage de primates ?
Le débat remonte au XVIIIe siècle. Pour Thomas Hobbes, "l'homme est un loup pour l'homme" : la violence est naturelle. Pour Jean-Jacques Rousseau, "l'homme naît bon, c'est la société qui le corrompt" : elle est une invention sociale.
Les tenants de Hobbes invoquent les chimpanzés, nos plus proches cousins (environ 99 % de génome en commun). Depuis Jane Goodall, on sait que leurs communautés peuvent mener des raids meurtriers contre leurs voisins. Une étude parue en avril dans Science a relancé la discussion. Les chercheurs ont suivi...
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25/10 - Attaque raciste dans les Yvelines : garde à vue suspendue, appartement piégé, "Mein Kampf"… Ce que l’on sait du suspect
Le suspect de l'attaque commise vendredi dans les Yvelines, qui a fait un mort et cinq blessés graves, dont une fillette de 12 ans, a été placé en observation psychiatrique, le temps d'apprécier si son état de santé est compatible avec la poursuite des auditions, a annoncé dimanche 25 octobre le parquet national antiterroriste (Pnat). Ce placement en observation psychiatrique peut durer 48 heures et la garde à vue du suspect est suspendue durant cette période, a précisé le Pnat.
Le suspect est soupçonné d’avoir ouvert le feu sur des passants à Trappes puis à La Verrière, depuis sa voiture, à l’aide d’une arme automatique. L’attaque a fait un mort et cinq blessés, dont une fillette de 12 ans, grièvement touchée par plusieurs impacts de balle. La victime décédée, Pengo Bossio Wangi, était un Français de 26 ans d’origine africaine, qui pratiquait les arts martiaux mixtes (MMA).
Les investigations portent notamment sur les motivations du suspect. Kévin T. aurait déclaré aux policiers primo-intervenants avoir voulu "venger les commerçants" en s’en prenant "aux Noirs et aux Arabes". Il aurait fait référence aux pillages et aux actes de vandalisme survenus en marge des manifestations du 17 octobre.
Ces déclarations présumées figurent parmi les éléments ayant conduit le Pnat à ouvrir une enquête pour assassinats et tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, avec une circonstance aggravante liée à l’appartenance vraie ou supposée des victimes à une...
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25/10 - La satire du mois : Gilles Martin-Chauffier, les mollahs à l’ère du disco
C’est la rencontre de John Travolta et des ayatollahs. Le nouveau roman de Gilles Martin-Chauffier se passe en 1978-1979, en pleine mode disco. Le héros du livre, Paul, journaliste à L’Alerte (qui ressemble beaucoup au Nouvel Observateur), dîne chez Castel et danse au Palace. Il y rencontre une nuit Nazanine, une Iranienne étudiante en stylisme à Penninghen. Elle est de tout cœur du côté du shah, et le changement de régime qui se trame l’effraie au plus haut point. Le son de cloche est différent chez nous…
Avec son goût pour la comédie de mœurs, Martin-Chauffier croque l’aveuglement d’une certaine élite parisienne de penseurs et de fêtards qui, tout en voulant en finir avec nos traditions, porta aux nues les mollahs. Mis au parfum par sa fiancée de ce qui arrive à Téhéran, Paul rit de ce qu’il entend aux conférences de rédaction de L’Alerte. Crâne lisse et col roulé, un homme s’y détache : Michel Foucault. Le "Mr. Propre" de la French Theory va-t-il devenir une "grenouille de minaret" ? S’il s’est rendu deux fois en Iran fin 1978, ses reportages que vient de republier Gallimard (Iran, quand la terre tremble) montrent qu’il serait excessif de faire du philosophe un ancêtre de l’islamo-gauchisme. Malgré quelques scènes cocasses, Martin-Chauffier ne l’accable pas. Comme dans Les Lettres qataries (sa réécriture des Lettres persanes parue l’an dernier), il s’amuse avec esprit de notre éternelle frivolité française, cette boule à facettes dont on n’aura jamais fini de faire le...
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25/10 - La collection Renault ou l’usine à rêves de la Régie
Chez Renault, il y a les voitures et les grandes heures industrielles. Et il y a le rôle que la Régie a joué dans l’art contemporain. C’est cette aventure singulière que retrace Christophe Donner dans Ce que véhicule l’art (Grasset). Au fil d’un récit fleuve où s’entremêlent chronique familiale, politique et création, l’écrivain remonte aux origines d’un fonds qui voulait marier l’entreprise et les artistes. L’histoire commence d’ailleurs bien avant la création officielle de la collection Renault, en 1967. Dès les années 1930, le constructeur automobile emploie Robert Doisneau comme photographe à temps plein. Celui-ci arpente les ateliers pour documenter un univers industriel en pleine transformation, laissant un témoignage précieux sur le site de Billancourt et sur une certaine idée du travail.
Mais le véritable tournant survient sous l’impulsion du directeur du personnel de la Régie, Claude Renard, un passionné d’art, proche de Malraux. Il a l’intuition d’ouvrir les portes de la "forteresse ouvrière" aux créateurs, de leur donner accès aux chaînes de montage, tout en offrant aux salariés la possibilité de découvrir des pratiques artistiques éloignées de leur quotidien. Favoriser des rencontres et des expériences plutôt que d’acheter des œuvres déjà consacrées : le concept est osé pour l’époque. En 1967, le sculpteur Arman s’empare ainsi de portières de Renault 4 pour façonner La Victoire de Salemotrice. Victor Vasarely, qui redessine le losange de la marque en 1972,...
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25/10 - "Nos divertissements sont terminés", le théâtre intime de Yasmina Reza
Yasmina Reza annonce la couleur dès les premières pages de Nos divertissements sont terminés : "A l’âge adulte, la fille est devenue écrivain. Quand on acquiert une quelconque notoriété, on peut construire un double de soi public. Un jour, parlant d’un possible amoureux, son amie Luppa lui avait dit : je lui ai raconté ma vie, enfin ma vie numéro dix, réservée à ce genre de type dans ce genre de situation. Les informations que la fille a données sur son enfance au cours des années ont été sa vie numéro dix. Optimisée, imprécise. Fausse par certains aspects. Aucun focus sur des choses essentielles. Elle n’a fait qu’imiter ses parents, eux-mêmes vagues et nébuleux pour tout ce qui concernait leur histoire."
Malgré son succès, cette femme à qui l’on doit la géniale pièce Art ou des romans foutraques tel Babylone (prix Renaudot 2016) a toujours préservé sa part de mystère. Dans son nouveau livre, elle lève enfin le voile, tout en ménageant une certaine distance – elle n’emploie jamais le "je" et se désigne elle-même comme "la fille. Son père, d’origine juive irano-russe, est rebaptisé Elias ; sa mère, violoniste ashkénaze issue de la bourgeoisie hongroise, s’appelle ici Dora. "On n’était pas chez les raisonnables", prévient d’emblée Yasmina Reza. C’est le moins que l’on puisse dire… Diva déclassée ressemblant à la comédienne Hedy Lamarr, Dora restait au lit jusqu’à 11 heures, jouait au bridge l’après-midi et sortait le soir. "La fille n’a aucun souvenir de l’avoir vue le...
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25/10 - Solitude, écrans, IA érotiques : "Nous sombrons dans le monde de l’obsolescence relationnelle programmée"
Sommes-nous en train de nous transformer en personnages de Michel Houellebecq ? Dans son dernier essai Révolution affective (éd. Albin Michel, 2026), Baptiste Detombe dresse le portrait-robot de l'homme occidental, qui rappelle à bien des égards le narrateur anonyme d'Extension du domaine de la lutte (éd. Maurice Nadeau, 1994), trentenaire matériellement intégré à la société mais désabusé car tenu à distance de toute intimité amoureuse ; ou encore son collègue Raphaël Tisserand, qui multiplie les tentatives de séduction sans jamais parvenir à échapper à sa solitude sexuelle et affective. Mais alors, que s'est-il passé en trente-deux ans pour qu'un roman ait pu être quasiment adapté en essai ? Entretien.
L'Express : Vous brossez le portrait d’un Occident en proie à la misère affective. Comment expliquez-vous qu’il soit si difficile de nouer des relations alors même que les applications de rencontre n’ont jamais été aussi nombreuses ?
Baptiste Detombe : De nombreux chiffres officiels montrent que nous vivons de plus en plus seuls. Alors qu'à la veille des années 1970, 20 % des ménages comprenaient une seule personne, cette proportion atteint près du double aujourd'hui, d'après l'Insee. En France, 67 % des femmes et 58 % des hommes de 30 ans vivaient en couple en 2020, contre respectivement 77 % et 71 % en 1990. Le vieillissement n’est évidemment pas étranger à ce phénomène, mais la population jeune est également très concernée. La multiplication des possibilités de...
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25/10 - Arabie saoudite : face aux houthistes, les failles du royaume le mieux armé du Golfe
A chaque jour qui passe, les rebelles houthistes s’éloignent un peu plus de la guérilla rustique qu’ils avaient lancée au début des années 2000. Non seulement cette force de plus de 100 000 combattants est devenue une véritable organisation militaire très structurée grâce à son parrain iranien, mais elle excelle aussi désormais dans l’art de la communication. Le 18 octobre, un hélicoptère saoudien de reconnaissance s’écrase dans la région de Najran, proche de la frontière yéménite, tuant ses deux membres d'équipage. Pour Ryad, il ne fait aucun doute que le crash est dû à une simple panne. Mais la rébellion chiite qui contrôle désormais tout le nord-ouest du pays affirme, images à l’appui, avoir abattu l’appareil.
Pour les houthistes, cette attaque, qui a infligé les premières pertes militaires à l’intérieur des frontières saoudiennes, est un moyen d’exhiber au grand jour les failles dans la défense de la monarchie wahhabite. Avec un paradoxe frappant : si l’Arabie saoudite est l'un des pays qui achète le plus d’armement au monde (83 milliards de dollars dépensés en 2025, selon le Stockholm International Peace Research Institute) et dispose des meilleurs équipements de pointe (avions de chasse F-15 et Eurofighter Typhoon, ainsi que les systèmes de défense antiaérienne américains Thaad et Patriot), elle peine à endiguer la menace houthiste sur son territoire. Parmi les symptômes criants de cette impuissance, des frappes répétées en provenance du Yémen contre des structures...
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25/10 - Réussir son achat immobilier : les quatre étapes à suivre pour trouver le bon logement
Aujourd’hui, les acheteurs ne cherchent plus à devenir propriétaires à tout prix, mais veulent faire l’acquisition la plus sécurisée possible, parfois… jusqu’à la caricature. "Nos clients posent parfois des questions juridiques ultra-techniques, alors que le bien à vendre ne correspond pas à leurs critères essentiels", s’étonne Olivier Garel-Galais, notaire au groupe Monassier à Lyon. Sans tomber dans ces travers, il est important de mettre toutes les chances de son côté pour trouver le bien de ses rêves et éviter les mauvaises surprises. Etape n°1 : cernez votre projet
Premier réflexe avant de vous lancer : faites le point sur votre financement. "Avec des taux de crédit orientés à la hausse, le budget d’achat devient le critère qui détermine les visites", affirme Charles Marinakis, président de Century21 France. Pour obtenir le meilleur crédit possible, consultez un courtier et, si vous dépassez la date de validité de votre simulation, refaites-en une avant vos visites.
Une fois cette phase bouclée, la suivante consiste à identifier la localisation parfaite et le bien qui correspond à vos souhaits. Internet permet d’entamer facilement vos recherches devant un ordinateur, soir et dimanche compris. Des sites spécialisés dans les données (bien-dans-ma-ville.fr, meilleursquartiers.com, mon-quartier-info.com) fournissent des informations pratiques pour cibler des quartiers ou villes, telles que les réseaux de transports en commun, le profil des habitants, la localisation des...
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25/10 - "Ce n’est pas en accumulant les dettes et en supprimant Parcoursup qu’on aidera la jeunesse" : la crise française vue par André Comte-Sponville
Même les sages rompus à la lecture des stoïciens peuvent être désarçonnés par l'actualité. S'il rappelle que nous sommes encore loin de la guerre civile qu'a connue son cher Montaigne, André Comte-Sponville ne cache pas son accablement face au spectacle des violences urbaines ("Cela m’afflige de voir que Donald Trump ou Eric Zemmour semblent confortés par ces événements"), comme à la perspective d'un "second tour de la haine" entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Le penseur publie Philosopher à la française (PUF), une somme regroupant l'intégrale de ses études s'étalant sur près de quarante ans.
Dans un grand entretien accordé L'Express, ce libéral de gauche ne mâche pas ses mots sur les faillites de l'éducation comme celle de l'intégration, la démagogie économique de La France insoumise au sujet des retraites ou l'échec d'Emmanuel Macron, pour lequel il avait voté "avec enthousiasme" en 2017. Mais le philosophe replace aussi cette crise dans un contexte mondial plus large, et estime que notre pays peut aller mieux, à condition que les responsables politiques fassent preuve de courage, et que nos compatriotes prennent déjà acte de la réalité, à commencer par un endettement "disproportionné".
L'Express : "Philosopher à la française" ! N’y a-t-il pas une part de provocation dans le titre de votre livre à l’heure où c’est plutôt la rage française qui s’exprime ?
André Comte-Sponville : Ce volume réunit quatre ouvrages, composés surtout d’articles d’histoire de la...
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24/10 - Pourquoi plusieurs pays européens, dont la France, s’opposent au statut de "membre associé" pour le Canada
Les mots choisis sont importants. C'est ce qu'ont tenu à rappeler huit capitales européennes, alors que Bruxelles veut octroyer au Canada le statut de "membre associé" pour sceller son rapprochement avec les Vingt-Sept. Loin d'être contre le projet en tant que tel, Berlin, Paris, ou encore Rome, se sont toutefois positionnées contre cette utilisation sémantique, "floue" et "prématurée", selon elles. "Nous avons clairement mis la charrue avant les bœufs", a déclaré un diplomate à Politico. "Nous annonçons quelque chose et nous cherchons ensuite comment le concrétiser".
La controverse trouve son origine dans le discours sur l’état de l’Union prononcé en septembre par Ursula von der Leyen. La présidente de la Commission européenne avait alors évoqué la possibilité d’accorder au Canada un statut inédit de "membre associé", prenant de court aussi bien Ottawa que plusieurs gouvernements européens.
Plusieurs capitales, Berlin en tête, reprochent ainsi à la Commission d’avoir annoncé une nouvelle catégorie de partenariat sans en avoir précisé les contours juridiques et politiques ni les avoir consultés au préalable.
Et les Etats membres ne sont pas les seuls à s'interroger. Le Parlement européen lui aussi émet des réserves sur cette terminologie. S'il soutient l'approfondissement des relations avec le Canada, Bernd Lange, président de la commission du commerce international confie ainsi à Politico craindre que la notion de "membre associé" ne soit confondue avec les accords...
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24/10 - Congrès du RN : Jordan Bardella est réélu sans concurrence à la tête du parti, avec 98,98 % des voix
Un score soviétique. Jordan Bardella a été reconduit samedi à la présidence du Rassemblement national avec 98,98 % des voix, lors d'un congrès à Orléans (Loiret) où des personnalités de gauche ont participé de leur côté à une manifestation hostile à l'extrême droite. "Pour conduire Marine à l'Elysée, j'aurai besoin de vous", a lancé devant plusieurs milliers de militants Jordan Bardella, qui s'est félicité d'avoir "multiplié par trois" (160 000) en quatre ans le nombre d'adhérents et il a salué les "70 maires et 3 000 conseillers municipaux" élus au printemps dernier.
Unique candidat à sa succession, l'eurodéputé est arrivé en 2022 à la tête du RN, fondé en 1972. Il prononcera dimanche un discours au Zenith d'Orléans, avant une prise de parole de Marine Le Pen, candidate à l'élection présidentielle.
Agé de 31 ans, Jordan Bardella est pressenti pour être Premier ministre si Marine Le Pen est élue présidente de la République au printemps prochain, ce que lui prédisent les plus récents sondages d'intentions de vote.Orléans, symbole d'une France fracturée
Le temps d'un week-end, la ville d'Orléans s'est transformée en symbole d'une France fracturée à six mois de l'échéance. Dans la matinée de samedi, une manifestation réunissant 13 000 personnes - selon la préfecture - à l'appel d'un collectif d'organisations syndicales, associatives et politiques s'est élancée au départ du théâtre d'Orléans, éloigné du Zénith où s'est ouvert le congrès du RN à la mi-journée.
Les élus du...
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24/10 - "Je voulais devenir normale" : Karlee Monster, la transgenre préférée des anti-trans
Téléphone coincé contre un rebord, mode selfie, cheveux humides. Une urgence, au sortir de la douche. A l’image, une silhouette marquée, le teint pâle, des cernes violets, des tatouages au visage et une coupe garçonne. Sur un compte TikTok qui vient d’être créé, l’internaute témoigne : elle est "trans", elle a pris des hormones pendant une dizaine d’années, porte des prothèses pour les seins, on lui a implanté un vagin et maintenant tout est pire. Pseudonyme : Karlee Monster - "C’est moi, le monstre !". Pour la première fois en France, une personne transsexuelle dit regretter sa transition chirurgicale à visage découvert. La vidéo est postée en novembre 2025 et fait immédiatement le buzz avec ses millions de vues. Les commentaires trouvent que les chirurgiens de nos jours font des merveilles ou au contraire que Karlee est une abomination. La haine se répand, on la traite de menteuse, l’accuse d’être une actrice payée par les fachos, un deepfake, un coup des Russes.
La jeune femme reçoit une pluie de messages, des centaines de milliers de personnes s’abonnent à ses réseaux, les associations contre la transition, françaises et même américaines, veulent lui confier des tribunes, des avocats lui promettent un petit pactole si elle porte plainte contre ses médecins, des biographes flairent la bonne histoire. Elle écrit un livre*, contacte les rédactions pour le vendre, mais ne passe que dans les titres les plus opposés à la transition chirurgicale : Boulevard Voltaire, les...
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24/10 - Un projet gazier en Alaska financé par la Russie dans l’ombre de son rapprochement avec Donald Trump
Depuis septembre, les démissions se sont multipliées au sein d'une entreprise énergétique américaine, dont le PDG et la quasi-totalité des dirigeants ont quitté leurs fonctions. Selon un article du New York Times, ils auraient appris l'existence d'un financement secret de leur entreprise, Polar LNG, par un géant gazier... russe, Novatek. Qui plus est soumis à des sanctions américaines.
La société américaine en question, Polar Train LNG, développe un terminal d'exportation de gaz sur le versant nord de l'Alaska, dans le cadre d'une initiative de l'administration Trump visant à accroître les exportations d'énergie américaines vers l'Asie et à renforcer la position des Etats-Unis sur les marchés énergétiques mondiaux. Financement russe
Joel Riddle, alors directeur général de Polar LNG, aurait découvert que Novatek finançait déjà le projet et en influençait les opérations, sans avoir obtenu les autorisations nécessaires auprès du Trésor américain. "J'ai démissionné de mon poste de directeur général de Polar LNG car j'étais mal à l'aise à l'idée que la société russe Novatek finance et, par conséquent, contrôle la stratégie de l'entreprise", a déclaré Riddle au Financial Times. Polar LNG a pour sa part réagi en affirmant que ce dernier n'était rien d'autre qu'un "ancien employé mécontent".
Selon des SMS consultés par le NYT, Denis Solovyov, vice-président de Novatek, et Leonid Mikhelson, directeur général de l'entreprise, ont évoqué la possibilité pour Novatek d'apporter...
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24/10 - Manifestations du 24 octobre : les tensions s’exacerbent en fin de cortèges
Une nouvelle journée de manifestations contre la vie chère et pour l'amélioration des conditions d'étude des lycéens est prévue ce samedi en France dans un climat de très fortes tensions une semaine après les violences et les pillages survenus dans de nombreuses villes en marge des cortèges.
Le ministère de l'Intérieur fait état de 410 000 manifestants dans toute la France, dont 110 000 dans le cortège parisien qui a défilé dans le calme entre la porte d'Italie et la porte de Vincennes. A la mi-journée, avant le départ des cortèges dans les grandes villes, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez avait annoncé que 135 personnes avaient été interpellées, en grande partie lors de multiples contrôles organisés sur les voies d'accès aux rassemblements, avec saisie de "matériel destiné à être utilisé comme arme par destination".
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, avait prévenu que les forces de l'ordre seraient "intraitables" et ne "laisseraient rien passer" après avoir été débordées samedi dernier. Il a annoncé la mobilisation de 70 000 membres des forces de sécurité intérieure - soit environ 10 000 de plus que la semaine dernière - dont des unités spécialisées comme le GIGN, la BRI et le RAID.
Entre 20 000 et 30 000 opposants venus de "toute la France", selon une prévision de la préfecture du Loiret, ont également manifesté à Orléans dans le cadre d'un défilé hostile au Rassemblement national, qui y tient son congrès tout le week-end.
19h00Fin de ce direct
Nous...
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24/10 - "Dès les premières années, les étudiants travaillent sur des œuvres originales" : l’ICR de Rome, référence mondiale de la restauration d’art
En plein cœur du quartier Trastevere à Rome, l'édifice à la longue façade baroque couleur ocre se reflète dans les eaux du Tibre. Construite entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, elle a d’abord été dédiée aux œuvres de charité avant de devenir un centre de formation où les jeunes s'initiaient aux métiers d'art - tissage de tapisseries, gravure, travail du métal - pour servir les multiples chantiers de la Papauté à Rome. Elle abritera aussi une maison de correction et une prison pour mineurs jusque dans les années 1960.
Depuis les années 1970, ses murs accueillent l’Istituto Centrale per il Restauro (ICR), dont les origines remontent à 1939. Cesare Brandi et Giulio Carlo Argan, figures majeures de l'histoire de l’art italien, veulent alors sortir la figure du restaurateur d’œuvres d’art de son statut d’artisan en lui octroyant une envergure scientifique. L’institution qu’ils fondent incarne depuis l’excellence transalpine dans la conservation et la restauration du patrimoine culturel, à la renommée internationale incontestée. Elle réunit des laboratoires modernes, des ateliers spécialisés de restauration - peintures, sculptures, mosaïques, textiles, métaux, céramiques - ainsi qu’une école de haute formation, la Scuola di Alta Formazione e Studio (SAF). Contrairement à la majorité des institutions universitaires, rattachées au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, celle-ci dépend du ministère de la Culture.Sciences humaines et sciences appliquées...
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24/10 - Île Seguin : pleins phares sur le Large
Dès l’entrée dans le vaste hall d'accueil, les grandes Peintures en frise de Julio Le Parc, une œuvre cinétique monumentale réalisée au début des années 1970 pour la cafétéria de l’usine Renault, donne le ton. Là où des milliers d’ouvriers venaient prendre leur pause, elle accueille désormais les visiteurs du Large, le nouveau centre d’art contemporain de l’île Seguin. Le bâtiment de 5000 mètres carrés, aux volumes puissants et aux reflets cuivrés, conçu par l’agence catalane RCR Arquitectes avec le cabinet français Calq, vient d’ouvrir à la Pointe des arts, à l’extrémité est de l’île.
C'est ici que le fleuron de l’industrie française s'est installé en 1919 pour se vouer, des décennies durant, à la production automobile. Sa fermeture, en 1992, avait laissé une friche immense qu’il s’est agi de réinventer sans effacer ce qu’elle raconte du pays. En 2005, François Pinault renonce à y installer sa fondation au profit de Venise. D’autres projets échouent ou se transforment. L’ouverture de la Seine musicale, en 2017, amorce une reconversion, aujourd’hui prolongée par le Large, porté par Laurent Dumas, le fondateur du groupe Emerige, et dirigé par Paula Aisemberg.Le bâtiment de 5000 mètres carrés a ouvert à la Pointe des arts, à l'extrémité est de l'île.
A l’étage, une salle d’exposition culminant à quatorze mètres de hauteur offre aux artistes un terrain d’expérimentation adapté aux installations grand format. C’est ici que le visiteur découvre l’exposition inaugurale Moteur...
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24/10 - Virus Shamonda : la santé humaine ne se préoccupe pas assez des maladies animales, par le Pr Antoine Flahault
Le virus Shamonda était inconnu de la médecine humaine mais pas des vétérinaires qui l’ont identifié dans les années 1960 au Nigéria sur des bovins infectés. Il fait la Une aujourd’hui de plusieurs médias parce qu’il a été reconnu responsable d’un décès survenu en France chez un homme de 61 ans. C’est le premier cas humain dû à ce virus. On n’a pas encore beaucoup d’informations sur ce patient, si ce n’est que l’on sait qu’il était immunodéprimé en raison d’une leucémie pré-existante. Il est décédé d’une forme encéphalitique de l’infection. On ne sait pas comment ce patient a contracté le virus, mais comme il n’était, semble-t-il, pas au contact avec des bovins, on peut suspecter qu’il ait été contaminé à la suite d’une piqûre de moucheron infecté dont on sait qu’il peut parcourir plusieurs kilomètres emporté par le vent.Une arborvirose touchant essentiellement les bovins
Le virus Shamonda, un orthobunyavirus, ne se transmet pas entre mammifères mais se contracte par la piqûre d’insectes contaminés. L’arthropode vecteur en cause est un moucheron du genre culicoïde qui pique les animaux, surtout les vaches, mais aussi parfois les moutons et même les chevaux, et peut-être désormais les humains. Ce virus était cantonné à des territoires d’Afrique subsaharienne et d’Asie, notamment au Japon, jusqu’à ce qu’il arrive, cet été en Europe, où il a été identifié, d’abord en Allemagne, aux Pays-Bas et en Suisse, puis dans l’Est de la France dès juin dernier. Il s’est rapidement...
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24/10 - Katherine Mansfield, une Proust pour lecteurs pressés
Il est parfois plus sage de se fier à l’avis de Virginia Woolf qu’à celui de George Orwell. En juin 1917, au lendemain d’une soirée passée avec Katherine Mansfield, Woolf écrit à sa sœur Vanessa Bell : "On dirait qu’elle a mené une vie de patachon depuis ses 17 ans, ce qui est étonnant ; je pense aussi qu’elle est mieux placée que bien d’autres pour parler d’écriture. C’est un curieux personnage…" Avec son aspect déluré, Mansfield commence par déplaire à la très snob Woolf, qui voit en elle "une civette qui s’est mise à faire le trottoir". Elle revient vite de ses préjugés. En 1918, consciente du talent unique de sa consœur, Woolf publie Prélude de Mansfield au sein de sa maison d’édition, la Hogarth Press (avec un tout petit tirage de 300 exemplaires). En 1923, la mort prématurée de Mansfield, à seulement 34 ans, inspire à Woolf cette confession : "Je ne voulais pas me l’avouer, mais j’étais jalouse de son écriture – la seule écriture dont j’aie jamais été jalouse." Lancée dans un nouveau manuscrit, elle ajoute : "Quand j’ai commencé à écrire, j’ai eu l’impression qu’il n’y avait plus de sens à écrire. Katherine n’est plus ma rivale." Elles se poussaient l’une l’autre à se dépasser. Woolf continuera seule, et on sentira bien dans Mrs. Dalloway (1925) ou Vers le phare (1927) l’influence de Mansfield. Orwell restera insensible à cette littérature pleine de finesse, de spleen et d’esprit. En 1941, année du suicide de Woolf, il brocarde ainsi l’art de la nouvelle de Mansfield...
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24/10 - "Nous avons peut-être frôlé le point de non-retour" : l’incident avec un satellite russe décrypté par Clayton Swope
L'espace, traditionnellement présenté comme un terrain de coopération scientifique, reflète de plus en plus les tensions géopolitiques croissantes sur Terre. Il y a quelques jours, un mystérieux satellite militaire russe, baptisé Cosmos-2612, s'est approché dangereusement d'un satellite radar commercial américain fournissant des images à l'armée ukrainienne : Iceye-X36. Les Etats-Unis ont dénoncé un "comportement menaçant" de l'engin russe, qui aurait effectué des manœuvres intentionnellement "dangereuses". Selon une déclaration publiée sur le compte X officiel du sous-secrétaire d'Etat au contrôle des armements et à la sécurité intérieure, ce comportement est compatible avec des "opérations d'armes orbitales" et "viole les seuils de sécurité établis de longue date en orbite terrestre basse".
Ces manœuvres constituent une escalade du jeu du chat et de la souris que se livrent la Russie, les Etats-Unis et la Chine dans l'espace, impliquant principalement des engins spatiaux militaires. Cet épisode montre toutefois que les satellites commerciaux peuvent également être des cibles. Pékin avait déjà mené des exercices de proximité orbitale entre ses propres satellites, et il y a quelques semaines à peine, Washington a publiquement reconnu disposer d'armes de "contrôle spatial" opérationnelles déployées en orbite. Bien que le Traité sur l'espace extra-atmosphérique interdise les armes de destruction massive dans l'espace, il n'interdit pas explicitement les armes...
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24/10 - Violences en France : derrière la crise de l’ordre public, le spectre d’un Etat impuissant
En cette année 1960, la France s’enlise dans le conflit algérien. En pleine semaine des barricades - période d’affrontements entre des partisans de l’Algérie française et les forces de l’ordre - le général de Gaulle théorise le rôle de la puissance publique. "Il n'y a eu de France que grâce à l'Etat. La France ne peut se maintenir que par lui. Rien n'est capital que la légitimité, les institutions et le fonctionnement de l'Etat", lance le président de la République le 28 janvier devant les membres du Conseil d’Etat. La crise algérienne, cause de la chute de la IVe République, a peu à voir avec les troubles sociaux actuels. Mais les violences du 17 octobre donnent un écho particulier aux propos de l’homme du 18 juin. Quelle est la "légitimité" d’un Etat incapable d’assurer la sécurité publique ? Quel crédit accorder à une puissance publique débordée par des pilleurs ? Le tout sous le regard des Français postés devant les chaînes d’informations en continu.
L’Etat est depuis observé avec suspicion. Ce jeudi, la préfecture de police de Paris invite les commerçants à renforcer leur sécurité en amont de la mobilisation du 24 octobre, évoquant un "recours à des agents privés accompagnés le cas échéant d'équipes cynophiles". Aussitôt, les réseaux sociaux se déchaînent. On invoque une rupture du "pacte social" et une "faillite de l’Etat", contraint de déléguer au secteur privé l’une de ses missions essentielles. Le préfet de police de Paris Patrice Faure se fend alors d’un...
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24/10 - Crédit immobilier : faut-il emprunter maintenant, avant une nouvelle hausse des taux ?
Les banques prêtent en moyenne à 3,50 % sur vingt ans à la mi-septembre, contre 3,30 % un an auparavant. Après une évolution contrastée depuis le début de l’année, alternant de légers ajustements dans un sens puis dans l’autre, la tendance haussière s’installe depuis la rentrée. En septembre, les banques ont toutes augmenté leurs barèmes de 0,10 à 0,20 point, selon les établissements et les profils. "Nous ne voyons plus de dossiers obtenant un taux inférieur à 3 %, alors que c’était encore le cas avant l’été", constate Ludovic Huzieux, cofondateur du courtier en crédit Artémis Courtage.
Le relèvement des barèmes ne constitue pas une surprise, car tous les indicateurs influençant plus ou moins directement le taux auquel les banques acceptent d’octroyer un crédit immobilier sont à la hausse. Citons en premier lieu l’emprunt d’Etat de référence pour la France, l’OAT 10 ans.
Elle a franchi la barre symbolique des 5 % le 21 octobre (contre 3,60 % fin 2025), une situation inédite depuis 2002. Cette envolée reflète les craintes des marchés sur le niveau de l’inflation, impactée par les répercussions de la guerre au Moyen-Orient sur le prix du pétrole. Le cours du baril de Brent est ainsi passé de 66 dollars en septembre 2025 à 100 dollars en septembre 2026, avec des pics à plus de 120 dollars dans l’intervalle, provoquant un regain d’inflation. En France, la hausse des prix a atteint 2,40 % en rythme annuel en août d’après l’Insee. Dégradation des conditions de financement...
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24/10 - Quatre ans et un maigre bilan : Jordan Bardella, son inventaire en demi-teinte à la tête du RN
De présidence, Jordan Bardella rêve encore souvent. Moins, sans doute, de celle qu’il obtiendra haut la main ce week-end que de celle qui lui a filé entre les doigts cet été. A 31 ans, celui qui a bien failli porter la candidature du Rassemblement national dans la course à l’Elysée devrait être réélu président du parti d’extrême droite lors de son Congrès, les 23 et 24 octobre à Orléans. Quatre ans plus tôt, 85 % des adhérents frontistes avaient glissé son nom dans l’urne, le choisissant comme nouveau chef de file face à Louis Aliot, après plus de cinquante ans d’hégémonie lepéniste. Sous une nuée d’applaudissements, à la maison de la Mutualité en plein cœur de Paris, le jeune Jordan Bardella était monté sur scène, remerciant sa mentore Marine Le Pen. Celle à qui il devait tout, et grâce à qui il avait pu gravir les échelons à un rythme effréné après qu’elle l’eut propulsé tête de liste pour les élections européennes de 2019. L’enfant gâté du Rassemblement national, choisi par la patronne pour devenir son héritier et futur bras droit, a même pu s’adonner à une petite purge dès les premières minutes de sa présidence, sous l’œil bienveillant de Marine Le Pen.
Bruno Bilde et Steve Briois, les très proches de cette dernière, en froid avec Jordan Bardella, ont ainsi été exclus sans sommation du très stratégique bureau exécutif. Jordan Bardella précisant qu’il avait sélectionné sa nouvelle équipe sur "la base de la méritocratie, du travail, de la loyauté à nos idées, de la...
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23/10 - Revirements sur l’état d’urgence, commission d’enquête et 20H : les coulisses de la journée qui a suivi les émeutes
Le taxi, décommandé. La veste, remballée. L'émission, annulée. Ce dimanche, aux alentours de 21 heures, ce ministre se sent un brin désœuvré. Le service après-vente, pourquoi pas, il en a l'habitude ; mais, en l'absence de vente, lui ne compte plus proposer ses services. Ce soir-là, en bon lieutenant, il devait se rendre en plateau pour assurer le "SAV" de l'allocution présidentielle. Seulement, les huit minutes durant lesquelles Emmanuel Macron s'est adressé à la nation un peu plus tôt lui ont passé le goût de la représentation et le sens du sacrifice. Il est trop tard pour jouer la piñata face caméra. "Qu'est-ce que je vais aller raconter, moi ?, se lamente-t-il. Je n'ai pas compris ce qu'il a fait. Et quand je ne comprends pas, derrière je ne peux pas trouver les mots, je suis désolé." Impossible, en prime, de se calquer sur le ministre de l'Intérieur : Laurent Nuñez, lui aussi, ne s'est pas rendu au 20 heures de TF1, où il était attendu...
Il n'est pas le seul, en Macronie élargie, à avoir été stupéfait par le manque de densité de la parole élyséenne au lendemain des violences urbaines du 17 octobre. D'autant qu'au fil de la journée, on lui avait laissé entendre que le chef de l'Etat en avait sous le pied et que l'intervention serait ponctuée d'annonces fortes. Couvre-feu généralisé ? Peut-être même la proclamation de l'état d'urgence... "Pourquoi a-t-il changé d'avis... Peut-être s'est-il souvenu qu'il avait pris une décision de me*** à la va-vite il y a deux ans et...
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23/10 - "Certains veulent se regrouper en milices" : comment les commerçants s’organisent pour "l’acte II"
J-1 avant l'"acte II". Pierre Oliver, maire du IIe arrondissement de Lyon, déambule dans les rues de la Presqu'île, épicentre des violences du 17 octobre dans la cité des Gones. Six jours plus tard, l'atmosphère est crépusculaire. Habituellement bondés les vendredis après-midi, les commerces de la place de la République sont tous fermés, barricadés avec ces planches de bois que les Français ont vu fleurir dans de nombreux centres-villes cette semaine. Certains ont mis les moyens : une bijouterie a fait poser sur sa devanture des plaques en fer soudées. Des installations coûteuses, que beaucoup ne peuvent pas s'offrir. "Des commerçants indépendants m'ont dit qu'ils resteraient jour et nuit dans leur boutique pour la défendre", confie l'édile.
Le 17 octobre déjà, certains, rue de la Charité, étaient restés postés devant leur magasin, batte de baseball à la main, pour tenter de faire fuir ceux qui profitaient de la pagaille. Et à la veille de l'"acte II" de la mobilisation, un commerçant de bouche assume sans ambages qu'en cas d'attaque, il se défendra "avec ce qui (lui) tombe sous la main, même s'il s'agit d'une arme blanche". Dans les villes particulièrement touchées par les violences du week-end dernier, le climat est "très anxiogène": "Certains m'ont dit qu'ils voulaient se regrouper en milices et faire des rondes", raconte, inquiète, Johanna Benedetti, présidente de l'association My Presqu'île, furieuse que l'Etat laisse les commerçants risquer leur vie, faute d'être...
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23/10 - Omar Youssef Souleimane sur les émeutes et les blocages lycéens : "On ne sauve pas sa maison en l’incendiant"
Le titre de son ouvrage, Les héritiers de la haine (Plon) pourrait sembler excessif. Mais à lire l’enquête menée par Omar Youssef Souleimane, réfugié franco-syrien, écrivain et journaliste qui anime depuis des années des ateliers d’écriture dans des collèges et lycées de la banlieue parisienne, force est de constater que quelque chose se joue dans les salles de classe. Effacement de l’Histoire, crise identitaire, séparatisme, l’auteur analyse les maux qui gangrènent les mentalités de ses élèves, ainsi que le système scolaire, où la culture du "pas de vagues" et "l’omerta" dominent, selon lui. Au risque de mener à des émeutes durables et au chaos à grande échelle… Entretien.
L’Express : pourquoi avoir intitulé votre livre Les héritiers de la haine ?
Omar Youssef Souleimane : Voir des élèves légitimant les attentats contre Charlie Hebdo et ceux du 13 Novembre m’a rappelé mon passé en Syrie. Au fond, ce type de discours aux accents vengeurs et haineux vis-à-vis des valeurs occidentales se retrouve plus largement au Moyen-Orient. Mais je n’impute pas la faute aux jeunes. Leur ressentiment n’est que le reflet du discours séparatiste, radical, islamiste et entriste que nombre d’acteurs banalisent. Et je dis "banaliser" à dessein car, pour moi, la banalisation est pire que la justification. Forts de cela, les jeunes qui participent à mes ateliers finissent par trouver compréhensible voire légitime de tuer des gens pour des désaccords idéologiques. C’est précisément ce que...
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23/10 - Ventes de livres : connaissez-vous Rebecca Yarros ?
Elle a peu de chances de faire la "Une" de Télérama ou de décrocher le prix Femina étranger. Ainsi va la librairie en 2026 : les médias traditionnels sont moins prescripteurs qu'autrefois et certains phénomènes populaires sont "invisibilisés" par l’intelligentsia. Comparable en France à Morgane Moncomble ou Azra Reed, Rebecca Yarros fait partie de ces vedettes de la romance qui cartonnent chez les adolescents et les jeunes adultes et sont inconnues de leurs parents. Mère de famille nombreuse, mariée à un militaire qui a fait la campagne d’Afghanistan et fanatique de hockey sur glace (comme Rachel Reid, la créatrice de Heated Rivalry), l’Américaine de 45 ans a déjà été évoquée dans cette rubrique. L’an passé, au mois de juin, elle avait réussi à classer le même livre à la 1ère et à la 3e places grâce à l’édition collector et l’édition courante d’Onyx Storm – performance que nous avions saluée. Avec Threshing Day (Hugo Roman), recueil de treize nouvelles, elle occupe à nouveau la tête des ventes de fictions avec 25 000 exemplaires écoulés en quelques jours. Le recul de Thélyson Orélien
Le recul de Thélyson Orélien est l’autre événement de la semaine. Après s’être maintenu numéro 1 un moment, il était 3e la semaine dernière et 5e cette semaine. Est-ce la fin pour C’était ça ou mourir (Grasset) ? Maintenant que l’éditeur québécois d’Orélien a reconnu que ce dernier s’est servi de l’IA pour "écrire" son livre, il paraît intenable de continuer à le défendre. Autre baisse...
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23/10 - Violences en France : en Algérie, le sommet de l’Etat craint une contagion
"Notre pays est ciblé. Ils veulent importer chez nous les problèmes que vit la France. Il faut être vigilant". Cinq jours après les émeutes qui ont émaillé la France et ému le monde, Alger réagit. Timidement. Non pas pour condamner, influencer ou dénoncer "la répression" comme elle le faisait à d’autres circonstances, mais pour exprimer une crainte de voir ces manifestations violentes gagner sa propre population, soumise à une inflation galopante.
A Béjaïa (Kabylie) où il était en visite jeudi 22 octobre, le ministre de l’intérieur, Brahim Merad, un des fidèles du président Abdelmadjid Tebboune, a laissé transparaître par une petite phrase, le sentiment des autorités de son pays face à la grogne sociale qui s’exprime en France depuis plusieurs semaines.
La vérité est que le pouvoir algérien vit avec la hantise de voir les manifestations de rue revenir, a fortiori lorsque la colère s’exprime dans un pays comme la France dont les Algériens suivent l’actualité au quotidien, donc susceptible de faire des émules.
Pour anticiper une telle contagion, le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, s’est mêlé lui-même à la gestion de la crise née à la fin de l'été de la hausse généralisée de tous les produits de consommation. Malgré une stabilisation des prix des hydrocarbures et des aliments essentiels comme le pain et le lait, subventionnés, ceux des produits frais ont atteint des cimes inégalées.
Pour éviter la protestation qui commençait à s’exprimer sur les réseaux sociaux,...
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23/10 - DELL AI FACTORY FOUNDATION
IA en entreprise : sortir du cycle pilote-abandon grâce à un socle technologique modulaire
Sur le papier, l'histoire est presque toujours la même : un cas d'usage prometteur, une preuve de concept concluante, une direction convaincue. Et puis, au moment de passer à l'échelle, le projet ralentit puis s'arrête. Ce scénario s'est répété tant de fois ces dernières années qu'il est devenu un point commun à la majorité des initiatives d'IA en entreprise. Le problème n'est plus l'accès à la technologie puisque les modèles, les cas d'usage, et les arguments commerciaux sont là. Ce qui manque, c'est l'infrastructure, les processus, et la gouvernance nécessaires pour faire fonctionner l'IA en production et pas uniquement en démonstration. Voici comment Dell AI Factory Foundation pallie ce problème.Un problème d'assemblage, pas d'ambition
Concevoir cette infrastructure en partant de zéro, projet après projet, revient à réinventer une roue coûteuse et fragile. Assembler soi-même le matériel, les logiciels, les modèles et le réseau nécessaires prend du temps, en plus de coûter cher et de multiplier les risques d'incompatibilité au moment où l'on en a le moins besoin. Or, l'inférence en entreprise progresse vite : des charges de travail conçues au départ pour une poignée d'utilisateurs doivent rapidement servir des dizaines, puis des centaines, voire des milliers de collaborateurs, sans que les performances ne s'effondrent en chemin. Cette pression est appelée à se renforcer encore....
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23/10 - Data, IA, et compétitivité : pourquoi la donnée est devenue le vrai levier des entreprises
IA en entreprise : la donnée, nouveau terrain de compétitivité
En l'espace de deux ou trois ans, l'intelligence artificielle est passée du statut de curiosité technologique à celui d'investissement stratégique pour la quasi-totalité des grandes organisations. Les modèles se sont multipliés, les cas d'usage se sont affinés, les budgets ont suivi. Et pourtant sur le terrain, la promesse tarde souvent à se concrétiser : les projets peinent à sortir du stade de pilote, les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes, et la frustration s'installe. La raison n'est presque jamais le modèle choisi. Elle se trouve un cran plus bas, dans ce qui l'alimente au quotidien : la donnée. C’est là qu’intervient Dell AI Data Platform.Le vrai goulot d'étranglement n'est pas toujours là où on le cherche
Documents, images, vidéos, contrats, interactions clients… : la donnée d'entreprise ne manque pas. Le problème, c'est que cette donnée reste verrouillée dans des silos, dispersée dans des dizaines de formats différents, et rarement pensée pour être exploitée à grande échelle. Résultat, la plupart des équipes n'en exploitent qu'une fraction, et les projets d'IA décrochent avant même d'avoir eu l'occasion de produire de la valeur. Cette difficulté se complique encore à mesure que les usages évoluent, puisque chaque type de donnée appelle une méthode différente de traitement, d'indexation et de restitution, tandis que les exigences réglementaires, elles, ne cessent de se durcir. Dans ce...
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23/10 - Etats-Unis : à l’approche des élections de mi-mandat, la crainte d’une ingérence de Donald Trump
Plus les jours passent, plus l'inquiétude grandit. Un peu plus d'une semaine avant la tenue des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, les tensions montent. En cause : les craintes de voir le président américain compromettre l'intégrité du scrutin. "Tous nous ont dit : nous sommes inquiets, mais nous ne savons pas quoi faire", a confié un responsable américain de la sécurité nationale au Washington Post, rapportant les paroles de dirigeants de plusieurs Etats du pays.
Selon un sondage réalisé par le Washington Post, ABC News et Ipsos, 35 % des Américains interrogés prévoient que les démocrates prennent le contrôle de la Chambre des représentants début novembre, contre 16 % qui estiment que les républicains conserveront leur majorité. Si 21 % ont avoué ne pas avoir d'idée du camp gagnant, 28 % jugent que l'issue ne peut, en aucun cas, être prédite. En revanche, une hypothèse fait davantage l'unanimité : sept Américains sur dix doutent que Donald Trump acceptera le résultat dans le cadre d'une défaite républicaine. Des centaines d'avocats bénévoles mobilisés
Afin d'anticiper tout caprice du président des Etats-Unis, des responsables américains échangent depuis plusieurs mois avec des dirigeants et des membres du Congrès de dix Etats distincts. Le tout, dans l'objectif de se préparer au mieux à une éventuelle tentative d'ingérence de l'administration Trump dans les élections de mi-mandat du 3 novembre. Sans jamais citer les Etats concernés par cette démarche, le Washington...
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23/10 - Fusillade terroriste dans les Yvelines : la garde à vue du suspect prolongée, trois de ses proches interpellés
Un homme de 39 ans a ouvert le feu à l'arme automatique depuis un véhicule, vendredi 23 octobre, à Trappes puis à La Verrière dans les Yvelines, faisant un mort et cinq blessés. Parmi les victimes figure une fille de 12 ans. Quatre des blessés ont été grièvement touchés, selon les informations communiquées. Rapidement interpellé à Coignières, le suspect, Kevin T., a été placé en garde à vue au commissariat de Saint-Quentin-en-Yvelines. Sa garde à vue a été prolongée samedi, a annoncé le Parquet national antiterroriste (Pnat). Trois membres de son entourage familial et amical ont également été placés en garde à vue vendredi soir et dans la nuit.
Le Pnat s'est saisi des faits, qualifiés d’attentat terroriste par les autorités. En fin de journée, le président Emmanuel Macron et le Premier ministre, Sébastien Lecornu, se sont rendus à Trappes. Le chef de l'Etat a qualifié les faits d'"attentat terroriste raciste" et évoqué "un tournant dans la vie de notre République et de notre nation". "Les victimes ont été visées en raison de leur couleur (de peau) ou de la religion supposée et rien d’autre", a déclaré Emmanuel Macron. Il a insisté sur la gravité des faits, estimant qu’il s’agissait de la première attaque terroriste planifiée visant à tuer des compatriotes et des enfants. Le président a également appelé à l’unité nationale, invitant à "ne pas tomber dans le piège d’un camp contre l’autre". "Cela n'a pas sa place en France", a-t-il déclaré, ajoutant que "nous n'avons rien à...
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23/10 - Arabie saoudite : les attaques houthistes mettent à mal les ambitions de Riyad
Deux nouveaux forums internationaux prévus en cette fin d'année en Arabie saoudite ont été reportés à 2027 en raison des attaques sur le royaume que lancent les houthistes, rebelles yéménites proches de l'Iran, a déclaré ce vendredi 23 octobre l'Autorité générale des statistiques du pays. Cette dernière précise dans un communiqué que le Forum mondial des données des Nations unies et le deuxième Forum statistique saoudien devaient initialement avoir lieu du 9 au 12 novembre 2026 à Riyad.
Lundi, l'Arabie saoudite avait déjà décidé de reporter à l'année prochaine une grande conférence financière, la "Future Investment Initiative" (FII) présentée comme le "Davos du désert". Cet événement phare, qui réunit chaque année à Riyad de grands noms de la finance internationale, devait initialement avoir lieu entre le 26 et le 29 octobre. Le programme prévoyait entre autres pour cette édition la venue du PDG de BlackRock, Larry Fink, et celle du PDG de JPMorgan, Jamie Dimon. D'après le Financial Times, ses organisateurs ont un temps envisagé que la conférence se tienne virtuellement aux dates prévues, avant d'opter pour un report pur et simple.
Le même choix a été fait pour le sommet qui devait avoir lieu le 24 octobre entre l'Union européenne et le Conseil de coopération du Golfe (CCG), reporté lui aussi pour des raisons de sécurité. Ces reports portent un coup aux ambitions de l'Arabie saoudite en matière de diversification économique et d'attractivité internationale, et ébranlent...
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23/10 - LFI et les autonomistes : de la Corse aux outre-mer, le revirement de Jean-Luc Mélenchon
Au Palais Bourbon ce 23 juin 2026, le maire de Bastia Gilles Simeoni et Jean-Luc Mélenchon sont euphoriques. Grisés par l'issue de la séance à laquelle ils ont assisté depuis la tribune des visiteurs, les deux hommes se retrouvent à la buvette de l'Assemblée nationale pour trinquer au projet de loi constitutionnelle sur l'autonomie de la Corse qui vient d'être adopté avec les 60 voix insoumises. Le patriarche, que l'on croise pourtant peu dans les allées de l'Assemblée depuis qu'il a rendu son écharpe en 2022, s'est particulièrement investi pour ce texte.
Alors que son adoption était incertaine, c'est lui qui aurait insisté auprès d'Eric Coquerel et d'Ugo Bernalicis, chargés du texte pour LFI, pour que le groupe vote d'un bloc en sa faveur. Si le député du Nord dément toute pression du quadruple candidat à la présidentielle, plusieurs élus insoumis ont confié quelques jours avant le vote leur malaise - certains affirmant qu'ils auraient "piscine" le 23 juin. "Si au sein d'autres partis, les divergences sur ces questions de décentralisation qui divisent en réalité la quasi-totalité des familles politiques sont débattues, il est très difficile chez LFI d'exprimer des variations de ligne", exégète le politologue et constitutionnaliste Olivier Rouquan.
En la matière, la ligne est claire. Lors de son premier meeting de campagne à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), dimanche 7 juin, Jean-Luc Mélenchon consacre une partie de son discours aux outre-mer. A la Corse et aux Antilles,...
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23/10 - Législatives en Serbie : les étudiants à l’assaut du pouvoir d’Aleksandar Vucic
Des drapeaux brandis au-dessus de la foule, des coups de sifflet et un même mot scandé à l'unisson : "Victoire !". Jeudi 22 octobre, les rues de Belgrade ont été envahies par une marée de manifestants. Depuis plusieurs quartiers de la capitale serbe, des cortèges ont convergé vers la place Slavija, jusqu'à remplir les rues alentour. Selon les estimations d'un organisme indépendant, près de 150 000 personnes ont participé à ce dernier grand rassemblement avant les élections législatives prévues ce dimanche 25 octobre. Un rendez-vous décisif pour la "Liste étudiante - Les étudiants gagnent", qui espère transformer deux années de contestation en victoire électorale.
Face à elle, la coalition "Serbie unie", menée par le Parti progressiste serbe (SNS) d'Aleksandar Vucic, ne compte pas faiblir. Au pouvoir depuis quatorze ans, cette formation populiste de droite affronte son plus sérieux défi électoral depuis son arrivée à la tête du pays, en 2012. Les sondages, très divergents, laissent entrevoir un scrutin serré. De quoi nourrir les espoirs des étudiants, déterminés à mettre fin à l'emprise du dirigeant nationaliste sur la Serbie.Une liste sans chef, composée de 250 candidats
Des professeurs d'université, des acteurs, des agriculteurs et même un rappeur : pour tenter de renverser le parti au pouvoir, la Liste étudiante a réuni 250 candidats aux profils variés, dont plus de 160 titulaires d'un doctorat. Une particularité distingue surtout cette formation des partis...
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23/10 - Pologne : le rattrapage fulgurant dont la France pourrait tirer profit
Sommes-nous en train d'assister à un rattrapage économique polonais qui se transformerait progressivement en tremplin ? Un tremplin qui propulserait le pays vers un futur leadership à l'échelle continentale ? S'il faut pour l'instant répondre par la négative, la question mérite largement d'être posée lorsque l'on raisonne dans le temps long de l'histoire.
Dans un paysage économique européen qui ressemble de plus en plus au triptyque "La Guerre" d'Otto Dix, la plupart des indicateurs donnent la Pologne gagnante dans la conjoncture actuelle. De fait, le pays a enregistré une croissance de 3,6 % en 2025, contre 1,5 % pour l'UE et 0,9 % pour la France. Elle conserve un taux de chômage faible (3,2 %, contre 6 % pour l'UE), une dette encore contenue (59,7 % du PIB, contre 81,8 % pour l'UE) ainsi qu'une industrie manufacturière robuste, à 16 % du PIB contre… 9,6 % chez nous. Le tableau n'est certes pas sans ombres, avec un déficit public frôlant les 7 %. Mais la dynamique est là.
Ces performances tiennent en partie à un phénomène de rattrapage, qui gonfle toujours la croissance, et à une utilisation intelligente des fonds européens, que le pays a massivement fléchés vers l'amélioration de ses infrastructures. Néanmoins, force est de constater que la locomotive polonaise mobilise également ses forces dans une politique ambitieuse, qui en fera demain un interlocuteur clé sur tous les sujets stratégiques.
Si l'on prend l'exemple du secteur industriel, la Pologne ne s'est pas...
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23/10 - Sylvain Grataloup, président de l’Unpi : "Il faut un véritable plan Marshall en faveur du logement"
Fin 2025, le volume des transactions immobilières est reparti à la hausse, porté par des prix stabilisés, laissant espérer la fin de la crise. Las, ce redémarrage s’est essoufflé rapidement et le marché s’est à nouveau grippé. Face au renchérissement du coût du crédit, les acquéreurs réduisent leur budget, tandis que les vendeurs maintiennent des prétentions élevées.
Faute de pouvoir acheter, les aspirants propriétaires se reportent sur le marché locatif. Mais celui-ci est lui-même saturé et peine à absorber cette demande supplémentaire. Aujourd’hui, tous les pans du secteur immobilier sont en train de se scléroser, et le spectre d’une lente érosion des prix refait surface.
Pour débloquer la chaîne du logement, il faut permettre aux ménages d’acheter ou de louer là où la demande est forte. Maintes fois promise mais jamais mise en œuvre, une réforme d’ampleur permettrait de créer ce "choc d’offre" dont le marché a besoin. Elle est désormais cruciale. Hélas, les questions immobilières ne semblent toujours pas s’imposer dans les programmes des candidats à l’élection présidentielle.
L'immobilier doit faire l'objet de politiques claires et incitatives, estime Sylvain Grataloup, le président de l’Unpi. Elles seules permettront aux ménages de devenir propriétaires et inciteront davantage les bailleurs à louer.
L'Express : Que pensez-vous de l’évolution de la taxe foncière ?
Sylvain Grataloup : Depuis 2019, avec la suppression de la taxe d’habitation pour la résidence...
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23/10 - "Cette fois, les posts n’ont pas été écrits avec ChatGPT, mais avec les tripes" : après le 17 octobre, la riposte de la France LinkedIn
Les chefs d'entreprise aussi sont en colère. Mais plutôt que dans la rue, c'est sur LinkedIn qu'ils la déversent ces derniers jours. Habitué aux publications lisses vantant une expérience ou les mérites d'un nouveau produit, le réseau social des professionnels se retrouve aujourd'hui inondé de réactions engagées, parfois même revendicatives, aux violences et aux pillages du 17 octobre - près de 60 000 publications en moins de soixante-douze heures. Leurs rédacteurs sont à la tête de grandes entreprises - Thierry Cotillard (Les Mousquetaires), Alexandre Bompard (Carrefour), Enrique Martinez (Fnac-Darty), ou encore Catherine Spindler (Sephora) - mais aussi, et en majorité, de plus petites structures, victimes ou solidaires, dont les dirigeants, comme Romain Carretero, aux commandes d'un cabinet d'architecture installé à Saint-Chamond (Loire), ne veulent pas que "(leur) silence ressemble à un consentement".
Selon le profil, le ton est tantôt désabusé, tantôt révolté. "J’AI SURTOUT LA RAGE !", tempête dans un message rédigé en partie en majuscules Philippe Bernard, patron d'une entreprise d'une quarantaine de salariés et président de la CCI d'Oise. Après les gilets jaunes fin 2018 et les émeutes qui ont suivi la mort du jeune Nahel à l'été 2023, le 17 octobre et ses excès pourraient-ils avoir été la goutte de trop pour les entrepreneurs ? "Une ligne a été franchie", confirme Sébastien Chevance, gérant d'une société de la côte ouest de l'Hexagone. Leurs messages qui, "pour la...
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23/10 - Violences en France : ce que la psychologie des foules peut apprendre aux forces de l’ordre
17 octobre 2026, Paris, place de la République, départ de la manifestation contre la vie chère. La foule est clairsemée, et au milieu, l’Orchestre du nouveau monde, 500 musiciens militants venus faire leurs derniers réglages. Quand soudain, fausse note : au moment de The Hanging Tree, la bande-son de Hunger Games, une grenade lacrymogène explose. Les flûtistes et les chanteurs s’écartent, ceux qui ont des instruments lourds cherchent leur housse au travers du nuage toxique et sur la place, les affrontements commencent. Il n’est pas 14 heures, l’heure officielle de mise en marche, que déjà, la police charge.
Ce jour-là, place de la République, comme dans pléthore de mobilisations en France, de nombreux participants cèdent à la violence. Des voitures sont incendiées, des vitrines brisées, la police est la cible de feux d’artifice et de jets de projectiles. Les black blocs sont rejoints par divers protestataires qui se trouvaient là et, un peu partout, les manifestations déraillent. Toutes ? Pas vraiment. En parallèle, parfois à quelques mètres des émeutes, la foule refuse les débordements, condamne ceux qui cassent. Comme à Strasbourg, rue Sainte-Marguerite, où un jeune homme qui tentait d’émietter un Abribus se fait huer et chasser par quelques claques.
Qu’est-ce qui fait qu’une foule bascule dans la violence ou au contraire la condamne ? Le 17 octobre, les éléments violents étaient, de l’avis des autorités, bien plus nombreux qu’à l’ordinaire, mais ils ne suffisent pas...
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22/10 - 17 octobre : comment le renseignement enquête sur la gauche radicale, avec LFI hors du radar
Contre la 5G, la reconnaissance faciale, l'extraction du pétrole, l'obligation vaccinale, le confinement, le nucléaire... Pour la Palestine, les zones à défendre (ZAD), les rave parties, le mouvement américain Black Lives Matter et les gilets jaunes. Sur son compte Facebook, Hodei Ciarra Ocampo livre un échantillon de ses engagements militants, avec une sensibilité particulière pour l'écologie - il apprécie Pierre Rabhi, un des penseurs de la décroissance - et les manifestations violentes. "Les vrais casseurs sont chefs d'Etat", peut-on lire en photo d'un message qu'il relaie le 6 décembre 2018. Quelques mois plus tard, il se réjouit du retour du "cortège de tête", comprendre le black bloc, lors du 1er mai.
Ce mardi 20 octobre à 6 h 15, ce svelte activiste de 34 ans est devenu le visage de l’ultragauche française. Le Raid l’a interpellé au domicile de ses parents, à Bussière-Boffy (Haute-Vienne), à une quarantaine de kilomètres de Limoges. Il est soupçonné d'avoir activement participé au saccage puis à l'incendie de la mairie limougeaude, trois jours plus tôt. La sous-direction antiterroriste (SDAT) a été saisie. Auprès des services de renseignement, son nom clignote : il est fiché S pour son appartenance à "l’UG", comme disent les initiés, proche notamment du mouvement écolo-radical Soulèvements de la Terre.
Son profil le rattache à la mouvance anarcho-autonome, des militants mêlant pensée anarchiste et mode de vie communautaire. Sur son compte Facebook, il défend...
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22/10 - L’IA déterre de nombreuses failles de cybersécurité, encore faut-il les corriger à temps
Il arrive de tomber sur un site en maintenance. Mais rarement autant que ce mercredi 21 octobre. Dans l'après-midi, des dizaines de sites étaient inaccessibles, de l'espace personnel des impôts à la météo du lendemain sur Météo-France, en passant par plusieurs médias en ligne. Plus tôt dans la journée, les agences de cybersécurité du monde entier, de la NSA américaine au NCSC britannique en passant par le CERT de l'Union européenne, avaient pressé les gestionnaires de sites de mettre leurs serveurs à jour sans attendre, quitte à fermer boutique le temps de l'opération. Le message a été entendu, et pour cause. Deux failles majeures venaient d'être révélées dans PHP, un langage informatique qui fait tourner sept sites sur dix dans le monde, dont ceux bâtis avec WordPress ou Drupal. De quoi permettre à un pirate de prendre la main à distance sur un serveur, puis d'en siphonner les données.
Merci l'IA ? La chronologie de ce sauvetage lui fait la part belle. En août, la société américaine Calif audite le code de PHP avec GPT-5.6 Sol, un modèle de pointe d'OpenAI. Elle prévient les responsables du langage dans le plus grand secret, pour ne pas alerter les attaquants. Il faudra une malheureuse fuite d’information pour précipiter, le 21 octobre, la publication du correctif.
La vraie histoire débute pourtant un peu plus tôt, en France. Dès 2024, un audit de la société Quarkslab, financé par l'Agence allemande des technologies souveraines, avait mis les développeurs de PHP sur la...
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22/10 - Failles informatiques : l’IA accélère leur découverte, mais les humains peinent à suivre
Il arrive de tomber sur un site en maintenance. Mais rarement autant que ce mercredi 21 octobre. Dans l'après-midi, des dizaines étaient inaccessibles, de l'espace personnel des impôts à la météo du lendemain sur Météo-France, en passant par plusieurs médias en ligne. Plus tôt dans la journée, les agences de cybersécurité du monde entier, de la NSA américaine au NCSC britannique en passant par le CERT de l'Union européenne, avaient pressé leurs gestionnaires de mettre leurs serveurs à jour sans attendre, quitte à fermer boutique le temps de l'opération. Le message a été entendu, et pour cause. Deux failles majeures venaient d'être révélées dans PHP, un langage informatique qui fait tourner sept sites sur dix dans le monde, dont ceux bâtis avec WordPress ou Drupal. De quoi permettre à un pirate de prendre la main à distance sur un serveur, puis d'en siphonner les données.
Merci l'IA ? La chronologie de ce sauvetage lui fait la part belle. En août, la société américaine Calif audite le code de PHP avec GPT-5.6 Sol, un modèle de pointe d'OpenAI. Elle prévient les responsables du langage dans le plus grand secret, pour ne pas alerter les attaquants. Il faudra une malheureuse fuite d’information pour précipiter, le 21 octobre, la publication du correctif.
La vraie histoire débute pourtant un peu plus tôt, en France. Dès 2024, un audit de la société Quarkslab, financé par l'Agence allemande des technologies souveraines, avait mis les développeurs de PHP sur la piste. "On avait...
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22/10 - "Il suffit de taxer les riches !" : comment répondre à vos amis de gauche sur la dette, le Smic ou les retraites
Alors que la France s'enfonce dans une crise de la dette qui se triple d'une crise politique et d'une faillite sécuritaire, le "spread" ou le taux d'intérêt des OAT (obligations assimilables du Trésor) font désormais, dans les dîners en ville comme au café du commerce, l'objet de commentaires aussi passionnés que le dernier match de Ligue des champions ou la prochaine élection présidentielle. Mais si notre pays est particulièrement ciblé du fait de l'état de ses finances publiques et d'une croissance en berne, il y a toujours de bonnes âmes pour minimiser le problème, rejeter toute la faute sur Emmanuel Macron ou trouver des solutions lapidaires qui contiennent généralement les mots "Zucman" ou "riches". Voici un tour d'horizon des arguments préférés de vos amis de gauche, avec une explication, à l'aide d'économistes reconnus, de pourquoi cela n'est pas si simple...Argument n°1 : "Il suffit d'effacer la dette"
Jean-Luc Mélenchon manie aussi bien le verbe que l'ardoise magique. Encore récemment devant une salle comble à Clermont-Ferrand, le leader de LFI vantait sa méthode pour éviter une crise de la dette. "Je suis le seul à avoir dit comment on pouvait la rembourser (…). Si vous baissez la quantité de dette que nous avons, la confiance reviendra". Simplissime. Commençons déjà par la partie en question qu'il suffirait de gommer. Il s'agit des quelque 600 milliards d'euros d'obligations publiques détenues par la Banque de France - soit près de 20 % de la dette tricolore...
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22/10 - Laurent Nuñez critiqué au sein du gouvernement, le drôle de vote des Ecologistes pour 2027
Le grand rendez-vous de la présidentielle approche, chaque semaine apparaît un nouveau prétendant. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…Un recours nommé Larcher
Pessimiste sur les chances d’un candidat ayant été associé aux deux quinquennats, Yaël Braun-Pivet ne voit, si la situation au début de 2027 reste complexe pour les partis de gouvernement, qu’une solution dans la course à l’Elysée : Gérard Larcher, dont la présidente de l’Assemblée nationale salue "le sens des gens et de l’Etat", "la connaissance du terroir" et le profil de "grand républicain". Mais le président du Sénat lui répond pour l’heure qu’il est trop âgé (77 ans). Et l’année prochaine ?Brice Hortefeux, eurodéputé éphémère ?
Un nouveau venu a été remarqué dans les couloirs de Bruxelles : l’ancien ministre sarkozyste Brice Hortefeux. L’élection de Laurent Castillo au Sénat a permis à cet historique de la droite de prendre place sur les bancs du Parlement européen. Mais pour combien de temps ? Son passage, confie-t-il lui-même à ses nouveaux collègues, est peut-être éphémère. Il est en tout cas suspendu à la décision de justice du 30 novembre, sur l’affaire libyenne. Décision qui déterminera aussi l’avenir de Nicolas Sarkozy. Les Ecologistes jouent aux chaises musicales
Les Ecologistes trancheront leur futur à leur manière, c’est-à-dire d’une drôle de façon. Le 13 décembre prochain, ils décideront de leur avenir présidentiel. La formulation des options sur la...
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22/10 - À l’écoute des Pros avec La Poste Pro
Aurélie, vous êtes e-commerçante. Comment Collecte et Remise Plus vous aide ?
AURELIE : Quand on gère son activité presque seule, chaque minute compte. Entre la préparation des commandes, le suivi des ventes, le service client et l’administratif, mes journées sont bien chargées ! Avec Collecte et Remise Plus, La Poste Pro récupère mes colis directement dans mes locaux. Plus besoin d’aller les déposer !Et quels sont les avantages au quotidien ?
AURELIE : Je choisis le jour et l’heure de passage qui me conviennent le mieux. Je prépare simplement mes colis avant la collecte, et je peux même recevoir mon courrier au même moment. C’est un vrai gain de temps pour me consacrer à mes clients
Plus d’infos sur laposte.fr/professionnel/collecte-remise-plus
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22/10 - Violences du 17 octobre : la piste des ingérences étrangères examinée par l’UE
Et si les violences et pillages qui ont eu lieu en marge des manifestations contre la vie chère, le 17 octobre, avaient été amplifiées par une campagne de désinformation étrangère ? C'est la piste qu'étudie, sans certitude à ce stade, l'Union européenne (UE), selon une information du Financial Times. Le quotidien annonce que l'UE enquête sur la possibilité que des acteurs étrangers malveillants aient profité de l'occasion pour désinformer, en France mais aussi en Italie, en Belgique ou au Portugal, où des manifestations et des violences similaires ont eu lieu. Citant un responsable de la sécurité européenne, le Financial Times précise que des comptes d'extrême droite prorusses, mais aussi iraniens ou algériens, auraient diffusé des vidéos dans le but d'amplifier le climat de violence.
Selon la même source, l'enjeu immédiat pour l'UE est de s'assurer de la coopération des plateformes. "Il est possible que des campagnes de désinformation aient lieu, mais les algorithmes des réseaux sociaux ne devraient pas les amplifier", souligne un responsable de l'UE cité par le quotidien. Une vidéo publiée sur X par un compte de 5 000 abonnés a par exemple été vue six millions de fois, montrant des manifestants, présentés comme Français, en train de lancer des feux d'artifice. Si les images sont bien réelles, le contexte n'a rien à voir : la vidéo a été tournée en 2024 en Géorgie, lors de manifestations à Tbilissi.
Selon David Colon, chercheur à Sciences Po spécialisé dans la...
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22/10 - Dans le viseur de Donald Trump, la Cour pénale internationale récompensée par l’Union européenne
La Cour pénale internationale (CPI) et ses membres ont reçu le prix Sakharov 2026 pour la liberté de l’esprit, décerné par l’Union européenne, a annoncé ce jeudi 22 octobre la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola. Cette distinction intervient moins de deux semaines après l’attribution du prix Nobel de la paix à l’ancienne juge de la CPI Navanethem Pillay, le 9 octobre.
"L'Union européenne repose sur le respect du multilatéralisme et des institutions internationales", a déclaré Roberta Metsola en annonçant la récompense, saluée par une ovation debout dans l’hémicycle de Strasbourg. "Ce prix rend hommage au travail essentiel de la Cour en faveur du droit international et de la justice."
Il s'agit donc de la deuxième marque de reconnaissance internationale accordée ce mois-ci à la juridiction chargée de juger les crimes de guerre, alors même que celle-ci fait l'objet de sanctions américaines, annoncées par Donald Trump dans la foulée du Nobel attribué à Navi Pillay. Ce prix avait d’ailleurs été largement perçu comme un geste de soutien à une institution en difficulté."Pas de paix sans justice"
Basée à La Haye, la CPI est depuis longtemps dans le viseur de Donald Trump, dont l’offensive contre elle s’est intensifiée depuis que la Cour a émis, en 2024, des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et son ancien ministre de la Défense. "Nous interdirons toute transaction avec ce tribunal voyou, afin de le priver de ses ressources et...
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22/10 - "La Chine, même pas peur" : rencontre avec Maud Vinet, l’égérie française de l’ordinateur quantique
Parfois, les idées reçues nous rattrapent, même lorsqu'on les combat. En donnant rendez-vous à Maud Vinet, on s'attendait à rencontrer un spécimen de laboratoire, pressé de retrouver ordinateur et salle blanche, noyant son interlocuteur de concepts dont seule une élite apprécie la finesse. A l'heure dite, c'est une sorte de fée clochette qui déboule. Taille de guêpe, rire cristallin, solaire. Chemisier en dentelle ivoire, elle passerait presque pour une professeure de littérature, prête à embarquer un de ses élèves dans l'univers de Mallarmé ou de Victor Hugo. "Il y a de la poésie dans Maud Vinet", s'amuse Jacques-Charles Lafoucrière, un des pontes du CEA à Grenoble, qui la suit depuis des années.
C'est pourtant une tout autre langue que cette quinquagénaire maîtrise : la physique quantique. Elle en est même une des meilleures spécialistes au monde. Le quantique, pas vraiment une science molle. Là, il s'agit de gagner les confins de la science, de marcher dans les pas d'Albert Einstein, de Max Planck, de Niels Bohr ou beaucoup plus récemment de ceux du Prix Nobel français de physique Alain Aspect. Du CEA à la startup
A la différence de beaucoup de chercheurs, Maud Vinet ne détourne pas le regard quand on lui parle de "business plan", de rentabilité économique et de coûts de production. L'hybridation, les passerelles, elle connaît par cœur. C'est même sa marque de fabrique. Elle a passé sa vie professionnelle à construire des ponts entre la recherche fondamentale et le...
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22/10 - Pourquoi les femmes investissent-elles moins ?
On peut tout à fait avoir une gestion très saine de son budget, et même parvenir à épargner chaque mois, sans pour autant avoir jamais osé investir en bourse. Par où commencer ? À qui poser une question ? Ces questions, les femmes sont plus nombreuses à se les poser que les hommes, faute de temps, de repères ou de légitimité ressentie. Cette distance se lit dans les chiffres de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Dans son baromètre 2025, l’institution indique que 19 % des femmes déclarent investir directement en bourse… contre 34 % des hommes. Une différence considérable, qui s’explique par divers facteurs liés les uns aux autres, mais bel et bien distincts.
Le baromètre du gendarme de la Bourse permet notamment d’appréhender les facteurs liés à l’information financière et à la manière dont on s’estime compétent en la matière. Seules 28 % des femmes estiment s’y connaître en matière d’épargne et de placements, contre 51 % des hommes. Pour tout le monde, le vocabulaire technique peut rebuter, autant que l’impression de devoir bien connaître la bourse avant de se lancer. L’AMF souligne pourtant que les niveaux réels de connaissances des femmes et des hommes ne sont pas si différents.
Mais ces freins ne sont pas les seuls. Il faut aussi composer avec l’image d’un « monde d’hommes », le manque de modèles féminins dans la finance et l’idée qu’il faut disposer d’un capital important pour commencer. Accès à l’information, représentations et habitudes culturelles ; ces...
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22/10 - Vladimir Poutine, un "humaniste" ? Aux Etats-Unis, Steve Witkoff choque même les républicains
Qui n'a jamais voulu être un humaniste ? Ce courant né en Europe à la Renaissance désigne une personne rendue plus humaine et épanouie par la culture. C'est ce qu'a cru voir Steve Witkoff en... Vladimir Poutine, mercredi 21 octobre, après la libération par ce dernier de Stephen Hubbard, un instituteur américain retraité âgé de 74 ans, qui purgeait une peine - considérée comme injustifiée - depuis 2022 en Russie pour "mercenariat". L'émissaire des États-Unis, au cœur des négociations dans la guerre en Ukraine, réagissait à ce geste "sans échange nécessaire", selon Donald Trump. Lors d'une rencontre avec Vladimir Poutine, Steve Witkoff a remercié le président russe, avant d'en faire l'éloge : "Vous parlez souvent de mon président comme d’un humaniste. Vous êtes vous-même un humaniste, monsieur". Des propos qui ont provoqué une pluie de réactions dans le camp des républicains, en particulier au Sénat.
"Renseigne-toi sur la définition d''humaniste'. C’est honteux et scandaleux de dire ça. Tu devrais retourner en Ukraine et demander aux familles des enfants que Poutine a kidnappés et assassinés si elles pensent, à leur avis, que ton ami Poutine en est un", a écrit, le même jour sur X, Thom Tillis, sénateur de Caroline du Nord. Depuis mars 2023, Vladimir Poutine fait l'objet d'un mandat d'arrêt lancé par la Cour pénale internationale pour "crimes de guerre et crimes contre l'humanité". Sur le même réseau, la sénatrice de l'Iowa Joni Ernst a rappelé "ses attaques incessantes...
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22/10 - Violences du 17 octobre : la France, écran de tous les fantasmes, y compris les plus sombres
De Madrid à Bruxelles, de Milan à Paris, l’Europe manifeste. Les revendications diffèrent, mais l’inquiétude est commune. En Espagne, les manifestants dénoncent des loyers inaccessibles. En Belgique, les syndicats défendent les services publics contre les coupes budgétaires. L’Italie ressemble davantage à la France : établissements dégradés, vie chère, jeunesse excédée. Des collectifs italiens appellent à manifester "comme en France", solidaires des lycéens français. Des cortèges ont dégénéré à Milan et Turin. N’oublions pas que les black blocs ont marqué les esprits à Gênes, lors du G8 de 2001, et que ses tactiques sont originaires d’Allemagne.
Partout, une question reste en suspens : quelle vie attend les jeunes ? Se loger, étudier, travailler sans s’appauvrir, croire encore à l’ascension sociale : rien ne va plus de soi. En Italie, cet horizon bouché n’a rien de nouveau. Le climat, pourtant, reste étrangement discret malgré un été de canicules. Et partout grandit la défiance envers des gouvernements incapables, semble-t-il, de protéger l’avenir.Le rêve français se teinte d'inquiétude
La France n’est donc pas seule. Mais elle garde dans l’imaginaire mondial une place à part : ce qui s’y passe nourrit depuis longtemps les rêves des uns et les peurs des autres.
Car la France a longtemps fait rêver le monde. C’était le pays où l’Histoire semblait pouvoir recommencer, où une manifestation pouvait annoncer une révolution. On y projetait Mai 68, la conquête de droits, le...
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22/10 - Marché immobilier : pourquoi la reprise se fait attendre
Après trois années compliquées, avec un net ralentissement du nombre de transactions et des baisses de prix partout en France, le marché immobilier a retrouvé un peu d’allant fin 2025. "A partir d’octobre, nous avons enregistré un rebond de notre activité, car les acquéreurs sont revenus, attirés à la fois par des taux de crédit stables et des prix plus bas", se remémore Julien Haussy, président et fondateur d’Espaces Atypiques. Cette appétence s’est poursuivie au premier trimestre 2026, avant que le printemps ne vienne doucher les espoirs d’une reprise plus marquée.
"Le premier trimestre, que nous pensions initialement exceptionnellement dynamique, s’est finalement avéré bon, mais en dessous de nos attentes, notamment en raison du déclenchement de la guerre en Iran", regrette Alexander Kraft, PDG de Sotheby's Realty France. Ce conflit a entraîné une flambée brutale des cours du pétrole et relancé les craintes d’un retour de l’inflation qui vient grignoter le pouvoir d’achat. Les taux directeurs ont grimpé légèrement, entraînant dans leur sillage une hausse des taux de crédit, qui atteignent désormais 3,5 % sur vingt ans en moyenne. Nouvelle érosion des prix
Une nouvelle dynamique s’est alors enclenchée sur le marché immobilier : comme leurs budgets de financement ont été revus à la baisse, les acheteurs ont négocié plus fortement, et fermement, les prix. En face, les vendeurs, persuadés que la crise immobilière était terminée, n’ont pas ajusté leurs prétentions assez...
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22/10 - "C’était donc possible" : il y a 70 ans, le peuple hongrois se soulevait contre la tutelle de Moscou
Cet article a été publié pour la première fois dans L'Express du 2 novembre 1956.
Enveloppe dans la brume qui monte du Danube et dans la fumée d'incendies mal éteints, Budapest n'entendait plus, mercredi matin, que le bruit sec et discontinu de fusillades isolées. L'artillerie s'était tue ; on n'entendait plus le bruit sinistre des chenilles des chars T-34 et T-54.
Sur le boulevard Rakosi, où les insurgés victorieux liquident les dernières poches de résistance, tenues par l'A.V.H. (les redoutables forces de sécurité, S.S. du régime renversé), un drapeau rouge-blanc-vert recouvre un corps. C'est le cadavre d'une fille de quatorze ans. Mardi après-midi, armée d'un "cocktail Molotov" (simple bouteille d'essence), elle avait attaqué un convoi d'artillerie motorisée soviétique. Le premier véhicule du convoi a explosé. Transformée en torche humaine, la jeune fille est morte. Sur le drapeau, un petit carton : "Ton sacrifice n'aura pas été vain."
Il est possible maintenant de reconstituer la genèse du mouvement et son développement, jour après jour. Mardi : l'armée avec nous
Des milliers d'étudiants, y compris les élèves de l'Institut Marx-Engels, défilent à Budapest, aux cris de "Nous voulons Nagy ! A bas Gerö ! Les Russes à la porte !" Encouragé par la victoire de Gomulka en Pologne (l'alliée historique du nationalisme hongrois), le mouvement s'amplifie par la participation des organisations ouvrières. Gerö, secrétaire "stalinien" du P.C., met le feu aux poudres en...
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22/10 - "Made in Vietnam" ou "Made in China" ? Comment Pékin déjoue les droits de douane de Donald Trump
Au milieu des milliers de conteneurs multicolores empilés dans le port de Laem Chabang, à 130 kilomètres au sud de Bangkok, les agents douaniers locaux ont mené fin juillet une opération d’envergure. Quelque 5 millions de cigarettes et 200 000 ensembles de couteaux ont été saisis, pour une valeur totale de 3 millions de dollars. Le problème ? Ils étaient importés de Chine mais indûment étiquetés "Made in Thailand". Un incident loin d’être isolé : entre octobre 2025 et juillet 2026, les autorités portuaires de Laem Chabang ont répertorié 41 cas analogues de falsification d’origine.
Ces contrôles scrupuleux ne doivent rien au hasard. En novembre 2025, après avoir signé un accord-cadre avec Washington, le Royaume a annoncé un vaste plan pour mieux vérifier la provenance des produits exportés depuis son territoire vers les Etats-Unis. Il n’est d’ailleurs pas seul : depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, le Vietnam et la Malaisie ont eux aussi durci l'attribution des certificats d’origine.Ecart statistique troublant
Malgré leurs efforts pour montrer patte blanche, ces trois pays ont été épinglés, aux côtés d’une quarantaine d’autres, dans un rapport du département du commerce de la Maison-Blanche publié fin août. Intitulé "la grande escroquerie du transbordement" et illustré par un cheval de Troie composé de conteneurs, ce document chiffre à une fourchette de 19 à 26 milliards de dollars par an les recettes douanières américaines perdues en raison du...
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22/10 - La médecine scolaire doit devenir une grande politique de santé publique : les propositions d’Antoine Flahault et David Smadja
Parce que la santé scolaire accompagne les enfants de toutes les classes sociales pendant une grande partie de leur développement, elle est le meilleur levier disponible pour contribuer à protéger leur santé physique et psychique, développer leur autonomie et faciliter leur accès aux soins quand ils en ont besoin. Faire de la jeunesse une priorité pour la prévention en France appelle à donner à la santé scolaire les moyens de devenir le bras armé de la politique de santé publique de l’enfance.
La prévention et la santé scolaire s’articulent étroitement pour construire, dès l’enfance, un environnement qui favorise la meilleure santé possible. La santé scolaire doit permettre à chaque enfant de grandir et d’apprendre dans de bonnes conditions. Elle prend forme dans les conditions de vie et d’éducation, la qualité de l’alimentation, l’activité physique, le sommeil, les relations avec les autres, la sécurité affective et physique, l’habitat et l’environnement salubres et sûrs. Elle se construit aussi par l’éducation à la santé : comprendre son corps, reconnaître ses besoins, apprendre à demander de l’aide et à apprécier la fiabilité d’une information. Ces apprentissages ne peuvent cependant compenser, à eux seuls, un logement insalubre, une alimentation inaccessible ou une école où l’on subit des violences.
Les établissements scolaires offrent un lieu privilégié pour agir sur ces déterminants et atteindre des enfants que les dispositifs reposant sur une démarche des familles...
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22/10 - "Starlink est partout" : en Ukraine, impossible de faire sans les satellites d’Elon Musk
Voilà longtemps qu’on n’avait pas savouré une si heureuse nouvelle chez les blogueurs militaires russes. "Au cours des dernières 24 heures, on a recensé beaucoup moins de drones ennemis qu'à l'accoutumée", note avec satisfaction, ce mardi 20 octobre sur Telegram, l’un de ces comptes ultranationalistes suivi par plus d’un million de personnes. Un autre y va de son diagnostic : "La situation sur la route R-280 est plus calme depuis deux jours, observe-t-il à propos d’une artère clé pour la logistique de guerre russe dans les territoires occupés du sud de l’Ukraine. Au cours de cette période, un seul véhicule a été frappé par un drone kamikaze." Cette baisse inattendue des frappes s'explique par une dégradation soudaine de l’accès des forces ukrainiennes à Starshield, la version militaire de la constellation de satellites Starlink d’Elon Musk.
Le patron de SpaceX a en effet ordonné mi-octobre, selon les informations du Wall Street Journal, un plafonnement de la vitesse de connexion des équipements ukrainiens à son réseau de satellites, sur fond de tensions entre Kiev et Washington - bien que le milliardaire renvoie la responsabilité de la décision au président américain. "Concrètement, cela signifie qu’au-delà de 160 km/h, voire moins, la connexion disparaît, explique John Hardie, directeur adjoint du programme Russie à la Foundation for Defense of Democracies de Washington. Ce qui a pour effet de rendre inopérants certains armements ukrainiens utilisant ce système pour...
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21/10 - Failles détectées par l’IA : plusieurs pays, dont la France, mettent leurs sites publics en maintenance
Des sites web gouvernementaux en Europe et ailleurs ont été mis hors ligne mercredi après la révélation de failles critiques dans un langage de programmation très répandu, ce qui a poussé les opérateurs de sites web du monde entier à se démener pour protéger leurs systèmes. Les développeurs du langage de programmation PHP ont publié mercredi de nouveaux correctifs urgents pour remédier à des failles qui se cachaient discrètement dans leur logiciel depuis des années jusqu’à ce qu’elles soient découvertes à l’aide de l’intelligence artificielle, précisant que tous les utilisateurs étaient "encouragés à effectuer la mise à jour immédiatement".
Les entreprises technologiques ayant averti que certains pirates exploitaient déjà ces failles, les agences gouvernementales à travers l’Europe ont fait partie de celles qui ont mis leurs sites hors ligne par mesure de précaution. Comme le correctif est désormais public et que les outils d’intelligence artificielle sont capables de procéder à une ingénierie inverse du bug sans grand effort, les experts ont déclaré qu’ils se préparaient à une vague d’intrusions, les pirates s’empressant de devancer les mises à jour. L’IA alimente une "course à l’exploitation", a déclaré Costin Raiu, cofondateur de TLP:Black, une société spécialisée dans la recherche en cybersécurité et la réponse aux incidents. Il a ajouté que la prochaine étape serait la "compromission massive de tous les serveurs web vulnérables sur Internet".
PHP - un langage dont...
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21/10 - Le cadeau de Vladimir Poutine à Donald Trump : la libération d’un détenu américain "sans aucun échange nécessaire"
La Russie a libéré mercredi 21 octobtre Stephen Hubbard, un enseignant américain à la retraite âgé de 74 ans qui était détenu depuis 2022, et l’a conduit à l’aéroport Pulkovo de Saint-Pétersbourg pour qu’il puisse rentrer aux Etats-Unis. Le président russe Vladimir Poutine a fait cette annonce lors d’une rencontre avec l’émissaire américain Steve Witkoff à Saint-Pétersbourg. Son porte-parole, Dmitri Peskov, a précisé par la suite que Vladimir Poutine avait libéré Stephen Hubbard à la demande du président américain Donald Trump, et qu’il avait également tenu compte de l’état de santé précaire de l’Américain.
"Le président vous adresse ses remerciements, toute notre nation vous adresse ses remerciements, grâce à Stephen Hubbard", a déclaré Steve Witkoff à Vladimir Poutine lors d’une rencontre diffusée à la télévision d’Etat. "Grâce à vous, il va rentrer chez lui, auprès de sa famille", a-t-il ajouté, avant de poursuivre : "Vous parlez souvent de mon président, le président Trump, comme d’un humaniste. Vous êtes vous-même un humaniste, monsieur". Une vidéo transmise à Reuters montrait Steve Witkoff et l’émissaire du Kremlin, Kirill Dmitriev, rencontrant Stephen Hubbard, qui portait une polaire sombre et était rasé de près, dans un lieu tenu secret. Il a serré la main de Steve Witkoff et a déclaré : "Merci beaucoup pour tous vos efforts."
Le fils de Stephen Hubbard, Joseph Coleman, a déclaré à Reuters dans un message vocal qu’il s’était brièvement entretenu au téléphone avec...
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21/10 - La dette française sous pression, les taux à dix ans au plus haut depuis 2002
Le coût auquel la France emprunte sur les marchés financiers continue de grimper. Le rendement de ses obligations d'Etat à dix ans a atteint mercredi le seuil symbolique de 5 % pour la première fois depuis juillet 2002. Cette hausse traduit les inquiétudes des investisseurs face à la situation des finances publiques françaises et à la capacité du pays à réduire son déficit.
Le rendement de l'obligation assimilable du Trésor (OAT) à dix ans, une référence pour mesurer le coût de financement de l'État français, s'établissait à 4,9877 % mercredi à 12h00 GMT, en hausse de 7 points de base, après avoir brièvement dépassé les 5 % plus tôt dans la séance. Un point de base correspond à un centième de point de pourcentage.
Cette remontée des taux intervient alors que le budget français pour 2027 est en cours d'examen parlementaire. Les incertitudes politiques, accentuées par les tensions qui ont suivi les violences en marge des mobilisations du week-end dernier, contribuent également à fragiliser la confiance des investisseurs. A ces facteurs s'ajoute la flambée de l'inflation liée à la guerre au Moyen-Orient, qui exerce une pression supplémentaire sur les marchés obligataires.La France davantage pénalisée que l'Allemagne
La hausse des taux touche plusieurs pays européens, mais elle est particulièrement marquée dans les Etats les plus endettés, notamment la France et l'Italie. Le rendement des obligations italiennes à dix ans progressait ainsi de plus de 6 points de base...
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21/10 - "En France, le chaos ne fait peut-être que commencer" : l’analyse d’un historien américain spécialiste de Mai 68
Et si les scènes de chaos du 17 octobre n'étaient que le début d'une spirale dont la France pourrait avoir du mal à sortir ? Et la colère lycéenne, le miroir d'une classe politique enfermée dans un dialogue de sourds depuis des décennies ? Professeur associé d'histoire au Boston College et spécialiste de la pensée française contemporaine, Julian Bourg explique pourquoi le pays traverse une crise moins imprévisible que celle de Mai 68, mais à bien des égards plus difficile à endiguer politiquement.
L'Express : Avez-vous été surpris par l'ampleur des violences du 17 octobre ?
Julian Bourg : Oui. Leur ampleur dépasse celle des violences observées lors des gilets jaunes en 2018, et même celle des émeutes de 2005 où les affrontements étaient concentrés dans certains quartiers. En revanche, leur nature m’a moins étonné. Depuis les mouvements altermondialistes des années 1990, les black blocs suivent les mêmes stratégies. Ils s'inscrivent dans une tradition anarchiste selon laquelle la confrontation violente doit révéler la véritable nature de l'Etat, considéré lui-même violent, et provoquer une crise conduisant à sa dissolution. Cette tradition remonte au XIXe siècle. Et puis, plusieurs dynamiques ont convergé.
Lesquelles ?
Entre 500 000 et 800 000 personnes étaient dans la rue, dans un esprit de générosité et de fête tandis que les black blocs étaient prêts à passer à l'action et, en fin d'après-midi, des personnes venues des banlieues affluaient à leur tour. On parle...
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21/10 - Violences du 17 octobre : "Pour la note de crédit française, ces événements arrivent au pire des moments"
Après l'émoi suscité par la vague de violences qui a balayé l'Hexagone le week-end dernier, l'heure est désormais au bilan économique. Sans surprise, il n'est guère réjouissant. Selon l'agence Morningstar DBRS, les pertes assurées liées aux pillages pourraient s'élever jusqu'à 1,2 milliard d'euros... à condition que le mouvement ne s'inscrive pas dans la durée. En réalité, la facture dépasse celle des réparations. Sur Polymarket, la plateforme américaine de paris prédictifs, la probabilité d'un abaissement de la note de crédit française avant le 30 octobre a explosé, atteignant 80 % ce mercredi. John Plassard, associé à la banque suisse Cité Gestion, souligne que plus que les dégâts matériels, les agences de notation surveillent de près les perturbations durables que ces manifestations risquent d'entraîner.
L'Express : Comment les événements de ce week-end peuvent-ils influencer la prochaine notation française ?
John Plassard : Il faut rappeler que les agences de notation n’évaluent pas un pays en fonction d’épisodes de violence tels que celui des derniers jours. Leur méthodologie s'appuie sur quatre critères objectifs : le premier est la stabilité politique, qui est loin d'être acquise. Vient ensuite la capacité à adopter un budget. Là aussi, nous sommes en pleines négociations et l'incertitude règne. On trouve enfin la crédibilité des réformes et l'évolution de la dette. Il faut bien admettre que la France n'est solide sur aucun de ces points.
Finalement, le...
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21/10 - Violences en France et en Italie : Emmanuel Macron et Giorgia Meloni, deux lignes opposées face aux émeutes
"Manifester est un droit. Mettre à feu et à sang nos villes ne l'est pas", a commenté Giorgia Meloni au lendemain des épisodes de guérilla urbaine et de pillages qui ont ravagé les centres de plusieurs villes italiennes dont Milan, sa capitale économique. Un phénomène inédit en Italie, qui s’inquiète de l’effet d’émulation provoqué par la jeunesse française et amplifié par les réseaux sociaux.
Des deux côtés des Alpes, le président de la République comme la présidente du Conseil ont immédiatement réagi pour, à l’instar de la dirigeante italienne, fustiger "des scènes inacceptables que personne ne peut minimiser". La comparaison s’arrête là. A Paris, Emmanuel Macron, en fin de mandat et battant des records d’impopularité, a choisi le cadre solennel de son bureau à l’Elysée pour une adresse à la Nation dépourvue d'annonces précises. Sa parole, démonétisée, a essuyé au mieux la déception de son propre camp, mais aussi les foudres de l’opposition et le rejet d’une opinion publique en attente de réponses claires.Pour Meloni, donner des mesures concrètes et spectaculaires
C’est ce que Giorgia Meloni, encore populaire et nourrissant de fortes chances de remporter les élections législatives l’an prochain, s’est évertuée à délivrer à ses compatriotes. Dans une courte vidéo publiée sur les réseaux sociaux, elle a expliqué avec un ton didactique et ferme le décret-loi adopté à l’issue d’une réunion d’urgence. Veste noire, plan serré sur son visage grave, elle a dressé d’une voix...
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21/10 - Starshield en Ukraine : Elon Musk mis en cause après des ralentissements qui ont profité aux Russes
Ce n'est pas "Qui est la taupe ?", mais cela s'en rapproche. Le 14 octobre, l'Ukraine annonçait constater des ralentissements de Starshield, une solution de Starlink destiné notamment à une utilisation militaire, rendant notamment inutilisables certains drones par Kiev. Appartenant à Elon Musk, ce système de satellites est crucial pour la défense de l'Ukraine, et permet le bon fonctionnement des terminaux militaires ukrainiens et des images de drones. Depuis, la confusion régnait pour connaître la raison d'une telle situation. Coup de théâtre aujourd'hui : selon une information du Wall Street Journal, c'est bien Elon Musk qui a donné cet ordre. Les raisons ne sont pas encore connues, et le milliardaire n'avait pas réagi au moment de la publication.
Mercredi dernier, le propriétaire de SpaceX niait pourtant, préférant rejeter la faute sur Donald Trump : "Les systèmes Starshield sont détenus et contrôlés par le gouvernement américain. Toute limitation de débit ou d'utilisation est décidée par l'armée américaine et en fin de compte par le président américain", avait-il affirmé sur X. Côté ukrainien, les soupçons se sont portés sur les deux hommes, affirmant que ce ralentissement avait été intentionnel. Jeudi, Reuters rapportait que la Maison-Blanche avait effectivement demandé une telle mesure - sans que cela soit confirmé. Dans le week-end, Donald Trump a déclaré lors d'une conférence de presse : "Ce n'est pas moi", ajoutant qu'il ne pensait pas que ce soit Elon Musk....
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21/10 - "Une vague de transmissions d’entreprises arrive" : les propositions de l’ex-ministre Olivia Grégoire
Après quatre ans passés à Bercy au chevet des TPE et des PME, Olivia Grégoire, aujourd'hui députée (Ensemble pour la République) de Paris, vient de boucler un épais rapport sur une échéance souvent mal préparée par les chefs d'entreprise : le passage de relais.
L'Express : Vous décrivez une vague silencieuse qui monte et doit se matérialiser d'ici quatre à cinq ans en France. Quel est votre diagnostic ?
Olivia Grégoire : Cette vague a commencé quand j'étais ministre, dès 2023-2024, et elle va rapidement s'amplifier. Les chiffres sont éloquents : 500 000 dirigeants pourraient partir à la retraite d'ici 2032 et 370 000 entreprises sont potentiellement à transmettre d’ici 2030. Chaque année, sur 74 000 entreprises transmissibles, seulement 26 000 sont reprises. Nous montons sur la crête de cette vague, qui constitue un véritable enjeu pour l’emploi puisqu’elle concerne 3 millions de salariés. Or, et c’est assez peu connu, le taux de survie à trois ans d'une entreprise reprise est supérieur à celui d'une entreprise créée : 85,5 % contre 81,4 %. Surtout, une reprise génère en moyenne 3,8 emplois, contre 2 pour une création.
On n’enseigne pas la reprise dans les écoles de management. Pourquoi est-elle moins valorisée que la création d’entreprise ?
C’est pour y remédier que ce rapport contient des propositions très opérationnelles en matière de formation pour les cédants, comme pour les repreneurs. Le patron d’une entreprise de maçonnerie de dix personnes à Saint-Etienne n’a...
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21/10 - La France, nouvel épouvantail du camp Maga : "Voilà ce que les démocrates prévoient pour les Etats-Unis"
Il est rare que l'actualité française franchisse l'Atlantique pour atteindre les côtes américaines. Il faut pour cela un événement exceptionnel comme l'incendie de Notre-Dame, voilà sept ans, ou des pillages, des émeutes incontrôlées ou encore l'incendie de la mairie de Limoges qui, ces jours-ci, tourne en boucle sur les réseaux sociaux. "Que se passe-t-il en France ? Je ne peux pas y croire, c'est completely crazy, expliquez-nous ce qui arrive à votre pays", s'alarmait déjà, auprès d'un envoyé spécial de L'Express, un jeune fan de football américain dans les tribunes d'un stade de l'Alabama – au fin fond du "Deep South"– en découvrant début octobre les images des premières manifestations étudiantes dans l'Hexagone. C'était avant les saccages du week-end dernier. "Depuis dimanche matin, tous mes amis américains me téléphonent, afollés, pour savoir ce qui se passe à Paris", raconte Celia Gruss, comédienne franco-américaine et ex-Parisienne aujourd'hui installée à Miami (Floride).
Sidéré, le grand public a pris connaissance, comme le reste du monde, des images de Paris mis à sac. Donald Trump, depuis lors, surfe sur l'actualité pour présenter la France (et l'Europe) comme le contre-exemple de ce qu'il faut faire en matière de gouvernance et de politique d'immigration. Empreintes de tristesse et d'inquiétude, les réactions jusqu'au sommet de l'Etat – y compris chez Donald Trump – traduisent aussi un attachement émotionnel fort à un pays qui, depuis le général La Fayette lors...
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21/10 - En mer Noire, l’Otan se renforce face aux attaques de la Russie
Jusqu'où ira Moscou dans sa stratégie de déstabilisation de l'Europe ? Ce mercredi 21 octobre à l'aube, la Russie a attaqué un cargo en mer Noire avec des drones. Mardi, elle avait déjà pris pour cible cinq navires marchand, a priori dans le cadre de la guerre en Ukraine : trois à Reni, et deux en route vers Odessa, des villes portuaires du sud du pays. Ces attaques s'ajoutent à des incursions dans les eaux territoriales de la Roumanie et de la Bulgarie, qui se sont soldées par la mort de plusieurs matelots. C'est dans ce contexte que l'Otan a annoncé, mardi, le déploiement de nouvelles forces armées navales pour tenir tête à la Russie. "L’Otan a déjà renforcé sa posture sur le flanc est de la mer Noire, notamment en matière de lutte anti-drones", a rappelé, sur X, la porte-parole de l'Otan Allison Hart, avant d'évoquer l'envoi de "ressources supplémentaires dans la région".
Les attaques de drones russes ont déjà causé la disparition de vingt-trois marins uniquement sur ces dix derniers jours. Les moyens déployés doivent permettre de prévenir de nouvelles attaques, puisqu'ils vont renforcer "la surveillance et la reconnaissance". Ils visent aussi à établir les circonstances précises des attaques qui ont déjà eu lieu, puisque la police scientifique fait aussi partie des contingents, a précisé Allison Hart.
La Russie vise en priorité les navires marchands qui exportent des cargaisons en provenance de l'Ukraine, en particulier des céréales, dans un effort qui vise à enrayer...
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21/10 - Manifestations en Italie : Giorgia Meloni durcit les lois anti-émeutes et déploie l’armée
Le gouvernement italien a adopté mardi 20 octobre une série de mesures sécuritaires face aux manifestations violentes qui ont agité le pays ces derniers jours, dont la création d'une nouvelle infraction en la matière, un durcissement des sanctions contre les émeutiers et l'instauration d'une responsabilité financière pour les parents dont les enfants se livreraient à des pillages et du vandalisme.
Plusieurs villes du nord de l'Italie, dont Milan, cœur financier du pays, ont été secouées au cours du week-end par des troubles. Des bandes composées principalement de jeunes ont brisé des vitrines, pillé des magasins et affronté les forces de l'ordre. "Il n'y a rien de révolutionnaire dans le vandalisme et le vol", a écrit la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, sur les réseaux sociaux en dévoilant le nouveau décret, entré en vigueur immédiatement. "Le vandalisme et le vol ne sont pas des formes de protestation, ce sont des actes criminels", a-t-elle également déclaré dans une vidéo, dans laquelle elle dénonce "des scènes inacceptables que personne ne peut minimiser ou justifier", concluant : "Manifester est un droit, mettre nos villes à feu et à sang ne l'est pas".
Manifestare è un diritto, devastare le nostre città no. Ecco le misure che abbiamo approvato per contrastare la violenza e tutelare la sicurezza dei cittadini. pic.twitter.com/kqk51X8YZa— Giorgia Meloni (@GiorgiaMeloni) October 20, 2026
Aux termes du décret, toute personne figurant dans un groupe d'au...
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21/10 - A Saint-Malo, la Route du Rhum côté terre
Il y a ceux qui viennent à Saint-Malo pour voir partir les bateaux de la Route du Rhum et les autres, qui se pressent ici pour tout le reste : assister au drôle de mélange qui transforme, tous les quatre ans, la cité corsaire en salon nautique à ciel ouvert, fête populaire, parc d’attractions et agora improvisée. Ici, les 118 skippers – dont 14 sont originaires du pays malouin – qui prendront le départ, le 1er novembre, pour les 3 542 milles séparant le port breton de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, ont beau monopoliser les regards, une bonne partie de l’histoire se joue à quai. Dans le village de 70 000 mètres carrés, déployé autour des bassins Vauban et Duguay-Trouin, on découvre des embarcations hors normes, on croise des sponsors omniprésents, des journalistes en effervescence et une foule de curieux, peu au fait des subtilités de la compétition, juste désireux de se fondre dans le joyeux barnum malouin. La course est un spectacle qui se consomme à terre avant de se vivre au large.
Outre l'événement créé par l'amarrage aux quais de Saint-Malo d'Art Explorer, le bateau-musée de la fondation Art Explora, qui devrait accueillir à son bord jusqu'à 2000 visiteurs par jour pour découvrir son exposition embarquée, Song of water, la cité malouine redouble d'initiatives. Il y a, visible par tous, le Rhum Park qui assume la dimension foraine du village avec sa grande roue et sa tyrolienne géante. Pour les passionnés, c’est un sas récréatif ; pour les autres, une porte d’entrée...
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21/10 - "Ce week-end, on a perdu la présidentielle" : après le 17 octobre, les candidats du bloc central dans la nasse
La séquence a inondé les réseaux sociaux. Ce lundi 19 octobre, la députée Ensemble pour la République (EPR) Prisca Thevenot, ancienne porte-parole du gouvernement, est invitée sur LCI pour débattre des violences urbaines du 17 octobre. L’élue défend une réforme de la justice des mineurs pour assurer une meilleure réponse pénale aux pillages. Soudain, la foudre tombe. L’éditorialiste Isabelle Saporta délégitime son interlocutrice. "Vous faites partie de la même vague saumâtre qui a mis ce pays à genoux depuis dix ans (...) Je ne comprends même pas qu’on continue de donner la parole à un macroniste. (...) Comment osez-vous encore ouvrir la bouche ?" A la vue de ces images, une ministre soupire : "Ce qui est arrivé à Prisca en plateau, c’est ce qui arrivera à Philippe et Attal sur le terrain demain."
On connaissait le sparadrap du capitaine Haddock. On découvre le ruban adhésif du bloc central. Les "images hypnotiques" du 17 octobre - selon la formule d’un membre du gouvernement - risquent de coller aux deux candidats à l’élection présidentielle, tout comme à l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau. Entre impuissance de l’Etat et sentiment d’impunité des casseurs, le cocktail est dévastateur. "On était spectateurs", se désole un ministre. Un dirigeant macroniste des premières heures a même fait, dimanche, une croix sur la victoire à l’élection présidentielle : "Ce week-end, on a perdu. Le candidat non-extrémiste qui peut espérer gagner ne viendra pas de chez nous....
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21/10 - Elections en Israël : le pays est-il vraiment prêt à tourner la page Netanyahou ?
Devant un F-15 de la base aérienne de Tel Nof dans le centre du pays, Benyamin Netanyahou, pin’s du drapeau israélien au revers de la veste, a le ton martial et la mine grave en ce 29 septembre : "Il y a des signes qu’à l’approche des élections [législatives du 27 octobre], nos ennemis tenteront de nous attaquer". L’avertissement du Premier ministre s’avère prémonitoire. Le lendemain, vers 8h20, le copilote omanais d’un avion en direction de Tel Aviv de la compagnie Flydubai attaque le commandant de bord avec une hache. Des membres d’équipage et des passagers parviennent à maîtriser le terroriste et à poser l'avion sans encombre en Arabie saoudite. A quelques semaines des élections, Israël vient d’éviter sur son sol un attentat inspiré du 11-Septembre 2001.
A leur arrivée à l’aéroport Ben-Gourion, Netanyahou prend dans ses bras l’un des courageux voyageurs, le t-shirt encore maculé de sang. La séquence est diffusée sur toutes les chaînes du pays. En piste pour un nouveau scrutin, "Bibi" endosse une nouvelle fois le costume de "M. Sécurité d’Israël". A presque 77 ans, le pugnace dirigeant israélien - élu pour la première fois à la tête du pays en 1996 - n’a pas l’intention de laisser son fauteuil. Avec une stratégie bien huilée. "Il reste le garant de la dissuasion israélienne. Et pour cela, il a mis en place une politisation de la peur fondée, en partie, sur des données objectives : un pays exigu avec des ennemis aux frontières qui veulent le détruire. Mais là où...
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21/10 - "Mayor of Kingstown" : ni flic ni voyou, mais dans tous les mauvais coups
Netflix diffuse depuis peu les quarante premiers épisodes de la série Mayor of Kingstown ("Le Maire de Kingstown"), créée par Taylor Sheridan et Hugh Dillon. Tous les noms ont été changés, Kingstown est une ville fictive, moyenne, un improbable mixte de Detroit et de Sacramento, que l’auteur a situé dans le Michigan. Si rien n’est réel, tout y est vraisemblable, sinon véridique, tant les faits sont empruntés à la réalité contemporaine. Il y a en effet aux Etats-Unis des villes qui dépendent économiquement des prisons qui s’y implantent (sept dans le cas de Kingstown). Je vous laisse imaginer ce que cela peut provoquer de corruption à tous les étages ; les familles de prisonniers venant s’installer dans la ville, leurs enfants ayant pour camarades de classe les enfants des gardiens de la prison.
On se souvient de l’affaire dite "Kids for cash" dans laquelle le juge Mark Ciavarella faisait condamner des enfants (plus de 4 000 !) à des peines disproportionnées à leurs délits, avec la complicité du président du tribunal, Michael Conahan. Les enfants étaient envoyés dans les deux centres de détention privés pour mineurs appartenant en partie à l’avocat Robert Powell. Ce sont plus de 2,6 millions de dollars de pots-de-vin que les deux juges ripoux ont reçus, le promoteur constructeur des prisons Robert Mericle mettant lui aussi la main à la pâte (documentaire visible sur YouTube).
A Kingstown, celui qu’on appelle "the Mayor" n’est pas le maire de la ville, mais celui qui gère...
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21/10 - "Vous alliez faire quoi avec sept paires de lunettes ?" : au tribunal de Paris, itinéraire de cinq condamnés du 17 octobre
Le silence est interminable. Dans la salle d'audience 2.05 du tribunal judiciaire de Paris, pleine à craquer, Andy M. reste muet devant les questions de la présidente, comme un enfant impressionné par les remontrances de son institutrice. "Je m'interroge, pourquoi vous faites ça ?", lui demande sans détour la magistrate. Le jeune homme de 23 ans, t-shirt blanc et traits tirés, hésite avant de déclarer, presque inaudible, qu'il voulait "juste manifester avec le reste du cortège dans de bonnes conditions". "Malheureusement, les choses ont dégénéré", souffle-t-il. C'est peu de le dire. En ce lundi 19 octobre, Andy M. est l'un des premiers d'une longue liste de prévenus à être jugé en comparution immédiate, à la suite des manifestations du 17 octobre et des violences qui en ont découlé.
Comme des dizaines d'autres, il a été interpellé en fin d'après-midi sur les Champs-Elysées, où il est accusé d'avoir tiré un mortier sur les forces de l'ordre avant de prendre la fuite. L'artifice a atterri sur une voiture de police, et le tout a été enregistré en vidéo. En garde à vue, Andy M. n'a pas eu de mal à admettre les faits. Mais devant les juges, il peine à s'expliquer. Pourquoi était-il en possession, pour aller manifester, d'une cagoule, de gants, et d'un mortier assorti de plusieurs recharges ? D'ailleurs, que faisait-il sur cette avenue, par laquelle la manifestation officielle n'était pas censée passer ? Ses réponses tiennent en quelques mots. Il aurait suivi un ami pour se...
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21/10 - Espions chinois en France : séduction, espionnage et traque des dissidents à Paris
En février 2026, une vidéo en chinois, titrée "Pourquoi je me suis engagé : pour sauver l’avenir", est publiée... par la CIA. Elle met en scène un officier chinois qui, après avoir constaté qu’il n’était plus en accord avec certaines décisions de son gouvernement, décide de contacter les services de renseignement américains pour leur transmettre des informations auxquelles il a accès.
La scène est fictive, mais le message qui l’accompagne, lui, est bien réel : la CIA s’adresse directement à des membres de l’appareil chinois, à ceux qui disposent d’informations sensibles, et leur propose de prendre contact avec les services américains. Et pour les convaincre de franchir le pas, elle met en avant quelques idées fortes... Un pouvoir "bâti sur d’innombrables mensonges", et le devoir de défendre sa patrie en choisissant "la bonne voie" pour son pays. La vidéo leur met également à disposition un guide pour contacter l’Agence de manière sécurisée.
Mais cette bataille pour recruter des sources ne se joue pas dans un seul sens... Pendant que Washington, tout comme d’autres capitales, tente de faire parler des ressortissants chinois, Pékin cherche lui aussi, à l’étranger, des personnes qu’il peut approcher, convaincre, ou sur qui faire pression...
Dans cet épisode de "Nid d’espions", on s’intéresse, avec Alexandra Saviana, rédactrice en chef adjointe du service Secret-défense de L’Express, à une autre forme d’espionnage, beaucoup plus discrète, mais qui touche directement la...
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21/10 - "A partir de Mitterrand, on a laissé filer…" : le regard décapant de l’historien Arnaud Teyssier sur le chaos en France
"Les républiques ne meurent jamais par accident. Même lorsque leur disparition paraît soudaine, les causes en sont presque toujours anciennes, écrivent Geoffroy Caillet et Pierre Branda en introduction du livre collectif qu'ils publient ce 22 octobre sur La mort des républiques (Perrin/Le Figaro Histoire). Démocratie athénienne, république romaine, républiques boers, Weimar, Autriche 1934, IVe République... Dans le sillage de Tite Live et de Raymond Aron, vingt experts racontent l'effondrement de ces régimes. La Ve République est-elle menacée par le chaos en France et la crise de la dette qui se profile ? L'historien Arnaud Teyssier, spécialiste du gaullisme et de ce régime fondé en 1958 lui consacre le dernier chapitre de l'ouvrage. A cette occasion, L'Express a demandé à l'auteur de De Gaulle, l'angoisse et la grandeur et de De Gaulle, 1969 (Perrin), fin connaisseur de notre histoire politique, son analyse de la crise française. Quelles sont nos ressources pour rebondir ?
L'Express : Depuis le 17 octobre, on convoque 1958, 1968, voire 1789, 1793 ou la Commune de Paris. Quelle crise du passé peut éclairer celle d’aujourd’hui ? La comparaison historique était-elle encore pertinente face à une situation qui apparaît inédite par bien des aspects ?
Arnaud Teyssier : Si l’on se réfère à l’impuissance du pouvoir, c’est plutôt 1958, mais en moins grave, espérons-le du moins. En 1958, le retour du général de Gaulle est provoqué par une sorte de mort clinique de la IVe...
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20/10 - Le Royaume-Uni vole au secours de l’Arabie saoudite face aux houthistes
Le Royaume-Uni s’apprête à voler au secours de l’Arabie Saoudite. A la demande du Premier ministre Andy Burnham, la Royal Air Force (RAF) va déployer plusieurs avions de chasse afin d’assister militairement le pouvoir saoudien et de protéger les villes et infrastructures menacées par les attaques aériennes des rebelles houthistes du Yémen, soutenus par l’Iran. Cette décision, annoncée le 20 octobre, marque une nouvelle étape dans l’engagement de Londres aux côtés de Riyad. Jusqu’ici, l’appui militaire britannique se limitait surtout à des missions de ravitaillement en carburant des avions militaires en plein vol, comme l’avait révélé Bloomberg en septembre.
Les appareils britanniques auront désormais pour mission d’intercepter les drones et missiles houthis, mais ils ne mèneront pas de frappes offensives au Yémen, a assuré Downing Street. Londres prévoit aussi l’envoi d’un avion de transport militaire A400M Atlas, qui servira à acheminer du matériel à travers le royaume saoudien. Des conseillers militaires devraient aussi être déployés auprès des troupes saoudiennes. Intensification des attaques aériennes
La décision intervient après que les attaques des houthistes se soient fortement intensifiées ces dernières semaines. Toujours selon Bloomberg, des frappes contre l’aéroport de Riyad ont notamment fait plus d’une douzaine de morts, et fortement perturbé le trafic aérien. Le siège du géant pétrolier Saudi Aramco ainsi qu’un oléoduc traversant le pays ont également été...
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20/10 - Pavel Prigojine, du playboy à l’habile héritier de l’empire Wagner en Centrafrique
A Bangui, même les plus hauts responsables politiques doivent se soumettre à de stricts contrôles de sécurité pour rencontrer Pavel Prigojine. Lorsqu’il séjourne dans la capitale centrafricaine, le jeune Russe de 28 ans prend ses quartiers au Ledger Plaza, et installe à l’entrée ses hommes masqués et armés de kalashnikovs. C’est depuis cet établissement, devenu le quartier général local de Wagner, qu’il supervise une partie de l’empire hérité de son père, Evguéni Prigojine, fondateur de la plus grande milice de sécurité privée et mercenaire du monde. "Pavel Prigojine était encore en train d’apprendre les rouages de l’entreprise familiale de mercenariat lorsque le jet privé de son père a explosé à 8 500 mètres d’altitude, au-dessus de la Russie" en août 2023, raconte le Wall Street Journal dans une enquête sur le fils Prigojine.
Difficile d’imaginer une telle trajectoire pour ce jeune qui, quelques années plus tôt, étalait son train de vie luxueux sur les réseaux sociaux, jets privés et photos dénudées sur le superyacht familial. Selon les informations du WSJ, son père avait pourtant soigneusement préparé sa succession. Au-delà du large portefeuille immobilier reçu par Pavel à 20 ans, Evguéni Prigojine avait tenté de forger publiquement sa réputation militaire, en faisant circuler des images de son fils engagé dans la guerre en Syrie, où Wagner est intervenu aux côtés de l’armée de Bachar al-Assad, notamment dans les offensives contre l’organisation Etat islamique. Pavel...
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20/10 - "La mauvaise gestion a fini par rattraper la France" : le regard inquiet de Jonah D. Levy, professeur à Berkeley
La France est-elle au bord de l’implosion ? C’est la question que se posent de nombreux observateurs étrangers depuis ce week-end, en voyant défiler sur leur fil d’actualité les images de la mairie de Limoges ravagée par les flammes, ou les photographies aériennes de Paris aux airs apocalyptiques. Pour le politiste américain Jonah D. Levy, professeur à l’université de Berkeley et spécialiste de la France, les violences survenues en marge des manifestations du 17 octobre illustrent l’impuissance de "l’état d’anesthésie sociale" qui caractérise la France depuis les années 1980. Résultat ? "La seule façon pour les citoyens d’obtenir l’attention des pouvoirs publics est de faire suffisamment de bruit", explique l’auteur de Contested Liberalization : Historical Legacies and Contemporary Conflict in France (Cambridge University Press, 2023).
L’Express : Dans l’histoire récente, rarement l’atmosphère politique de la France n’a été aussi tendue. Comment expliquer un tel déchaînement de violence, alors même que les Français auront l’occasion de s’exprimer dans les urnes dans quelques mois ?
Jonah D. Levy : Il y a certainement un lien de causalité entre ces événements et l’élection présidentielle à venir, car de nombreux Français considèrent que cette échéance électorale n’apportera pas de réponse à leurs problèmes. Depuis 1981, les Français ont essayé à peu près toutes les configurations démocratiques imaginables, avec une succession d’alternances entre la droite et la gauche....
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20/10 - "C’est une partie de l’Union européenne" : l’éveil stratégique de l’Europe dans l’Arctique
L’Union européenne et ses Etats membres ont tardé à comprendre l’intérêt géopolitique de l’Arctique. Ils s’en sont mordu les doigts l’an dernier lorsque Donald Trump a menacé de s’emparer du Groenland, prétextant une incapacité européenne à le protéger des visées chinoises et russes. La nouvelle stratégie européenne pour l’Arctique publiée ce mardi 20 octobre par la Commission ambitionne de mettre les bouchées doubles pour reprendre le contrôle de cette zone stratégique, dont le sous-sol est riche en matériaux critiques pour l’économie.
Le document rebaptise la région "Voisinage nordique". Le message est politique : l’Arctique n’est pas seulement russe, canadienne ou américaine, elle est européenne. Un demi-million de citoyens de l’Union vit au nord du Cercle polaire ; parmi les huit Etats riverains, trois sont membres de l’Union (Danemark, Suède et Finlande) et deux autres font partie du marché intérieur de l’UE (Norvège et Islande).Stratégie nouvelle
"L’Arctique n’est pas la frontière de quelqu’un d’autre, elle est une partie de l’Union européenne", a déclaré la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, en présentant le texte à la presse. "Avec notre stratégie, nous allons investir pour une sécurité renforcée, des infrastructures résilientes et des opportunités économiques, au bénéfice des populations qui y vivent et de notre espace commun".
Signe des temps, la nouvelle stratégie, qui succède à un document de 2021 qui insistait sur la préservation de...
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20/10 - "Avoir Le Pen, Meloni et Weidel au pouvoir serait fatal pour l’Europe" : les "femmes extrêmes" décryptées par Marion Van Renterghem
L'Union européenne pourrait-elle être entre les mains de trois femmes en 2029 ? De plus en plus plausible, ce scénario n'a pourtant rien d'un rêve progressiste. Issue de la droite post-fasciste, Giorgia Meloni est à la tête de l'Italie depuis quatre ans, Marine Le Pen fait figure de favorite en France pour 2027, et l'AfD coprésidée par Alice Weidel ne cesse de monter en Allemagne. Dans Femmes extrêmes (Les Arènes, parution le 22 octobre), Marion Van Renterghem retrace avec brio le parcours de ces trois figures de proue de la droite radicale européenne. Héritières de la libéralisation des mœurs dont elles partagent pleinement les codes (deux mères célibataires, et une troisième en couple avec une femme d'origine sri-lankaise), bénéficiaires des acquis du féminisme, elles sont pourtant à la tête de formations virilistes qui jouent sur la nostalgie du monde d'avant. Soulignant leurs nombreux paradoxes, Marion Van Renterghem montre que si Le Pen, Meloni et Weidel ont en commun le nationalisme, elles ont aussi de nombreuses divergences idéologiques, de la Russie à l'économie. De quoi empêcher leurs partis de partager ne serait-ce qu'un même groupe au Parlement européen...
L'Express : Trois femmes sont à la tête des partis de droite radicale des trois premières puissances de l’Union européenne. L’une gouverne déjà, les deux autres pourraient y parvenir. Est-ce une coïncidence, alors qu’ailleurs, on retrouve plutôt des "hommes forts", de Donald Trump à Vladimir Poutine ?...
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20/10 - Loi "casseur-payeur" : le pari juridique risqué du gouvernement
Difficile d’imaginer un contexte plus propice à l’examen du projet de loi "casseur-payeur" voulu par le gouvernement Lecornu. Début octobre, le ministre de l’Intérieur avait annoncé avancer l’arrivée du texte au Sénat au 27 octobre, après 15 jours de mobilisation lycéenne qui avaient, selon les régions, causé plusieurs millions à plusieurs dizaines de millions d’euros de dégâts. Les manifestations du 17 octobre, qui ont donné lieu à des saccages et des pillages d’ampleur, ont depuis largement fait gonfler l’addition.
Alors qu’une nouvelle manifestation est annoncée le 24 octobre, le projecteur parlementaire est braqué sur le texte porté par la majorité macroniste, qui prévoit entre autres de faire payer les auteurs de dégradations dans l'espace public, avec la possibilité inédite d'élargir la responsabilité civile à tout membre d'un attroupement violent à l'origine de dégradations. Sauf s’il démontre qu'il n'a pas lui-même causé de dégâts. Le Conseil d'Etat a déjà émis des réserves, estimant qu'un individu ne peut être tenu responsable de faits qu'il n'a pas lui-même commis.
A ce jour — et depuis la loi poussée par Gabriel Attal lorsqu’il était Premier ministre, votée en 2025 — le Code civil prévoit déjà que les adultes qui commettent des violences ou des dégradations peuvent être condamnés à indemniser les victimes, et que plusieurs personnes condamnées pour un même délit peuvent être tenues de payer ensemble. Les parents de mineurs peuvent également être tenus...
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20/10 - Bloquer TikTok ou Snapchat pendant les émeutes ? Pourquoi cela a tout d’une impasse
Des rues jonchées de débris fumants, des vitrines saccagées, des commerçants qui ont tout perdu… Samedi 17 octobre, dans toute la France, les casseurs avaient une longueur d’avance sur la police et sur les manifestants pacifiques rassemblés contre la vie chère et le manque de moyens dans l’éducation. Chacun tient son coupable. Dans L'Express, le préfet d’Auvergne-Rhône-Alpes, Etienne Guyot, dénonce une mobilisation clandestine orchestrée en ligne. "Le nombre était extrêmement difficile à prévoir, parce que c’était totalement inédit. Il n’y avait aucune déclaration de manifestation et tout s’est fait sur des réseaux sociaux ou des boucles cryptées." Il n’est pas le seul à voir dans Facebook, TikTok, Snapchat, Telegram ou Discord les rouages discrets de cette immense pagaille.
L’ancien Premier ministre et candidat à l’élection présidentielle Gabriel Attal a lui aussi estimé lundi, sur RTL, que "les réseaux sociaux ne peuvent pas être le point de ralliement des casseurs et le moteur du mimétisme violent". Et que, dès lors, "nous devons pouvoir bloquer temporairement et de manière ciblée l’accès à certaines plateformes pour stopper l’effet de meute". Un avis que partage, entre autres, le patron de la Banque publique d’investissement (Bpifrance), Nicolas Dufourcq, sur LinkedIn : "Il va falloir s’habituer à fermer très vite les RS [réseaux sociaux, NDLR] quand les émeutes commencent (…), les algos de ces sociétés enflamment la colère en cascade."
Gabriel Attal sait de quoi il...
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20/10 - Au Canada, les habitants de la province de l’Alberta votent contre l’indépendance
Les résidents de l'Alberta ont décidé de rester. Lundi 19 octobre, ils ont voté en faveur de leur maintien au sein du Canada, lors du tout premier référendum sur une éventuelle indépendance organisé dans leur province. Il s'agit d'une victoire cruciale pour le Premier ministre Mark Carney, alors que celui-ci tente d'unifier le pays dans un contexte de guerre commerciale avec les États-Unis.
La chaîne publique nationale CBC News a annoncé le résultat du scrutin, qui était consultatif, tard lundi soir (mardi matin heure française), après le dépouillement de 33 % des suffrages. Au moment de cette annonce, 76 % des voix exprimées étaient favorables au maintien dans le Canada, contre 23 % en faveur de la tenue d'un nouveau vote, contraignant cette fois, sur l'indépendance.
"Les Albertains ont fait un choix clair", a déclaré Mark Carney dans un communiqué, saluant leur volonté de "privilégier l'unité, de bâtir ensemble et de prendre soin les uns des autres". Le scrutin s'est déroulé dans un contexte particulièrement éprouvant, marqué par la mort de quatre militaires, samedi 17 octobre, dans une base de l'est de l'Alberta, après la propagation rapide d'un incendie.
Les sondeurs et les analystes avaient écarté à maintes reprises la possibilité d'une victoire des séparatistes, s'appuyant sur des données indiquant qu'environ un tiers seulement des habitants de cette province de l'Ouest étaient favorables à la tenue, à terme, d'un référendum sur l'indépendance. La Première...
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20/10 - "On entre et on sort peu de l’islam" : le phénomène des apostats vu par le sociologue Smaïn Laacher
C'est un acte qui vaut toujours la mort dans des Etats comme l'Afghanistan, l'Arabie saoudite ou l'Iran, et une forme de mort sociale dans d'autres pays, jusqu'à la France. Dans Apostats (Grasset), le sociologue Smaïn Laacher se penche sur ces personnes qui ont quitté l'islam, et dont il est difficile d'avoir un nombre précis. Professeur émérite à l'université de Strasbourg et directeur de l'Observatoire du fait migratoire et de l'asile à la Fondation Jean-Jaurès, il explique les motivations de ces personnes renonçant à la religion de leur enfance, ce que cela signifie en termes de pertes et gains, et pourquoi l'islam est le monothéisme le plus virulent en la matière. Entretien.
L'Express : Qu’est-ce qui différencie l'apostasie du blasphème, de l'athéisme ou de l’hérésie ?
Smaïn Laacher : L'apostasie est un acte d’abandon de la religion de son enfance. Au sens premier du terme, c'est "se tenir à l’écart", ce qui ne veut pas forcément dire partir en guerre contre une religion. La renonciation n'est pas un acte d'hostilité. L’hérétique, lui, conteste des dogmes, sans pour autant vouloir combattre la doctrine religieuse dans sa totalité ou quitter la religion. Le blasphème est une critique perçue comme une offense par les croyants, sans que le blasphémateur ne se retire fatalement de la communauté des dévots. Par ailleurs, apostat ne signifie pas forcément devenir un athée. Un apostat peut être agnostique, spiritualiste, être absolument indifférent aux religions. Et s’il...
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20/10 - Violences en France : mais où est le de Gaulle d’aujourd’hui ?
Le 19 octobre 2025, une bande de malfrats pénétrait dans la galerie Apollon du musée du Louvre et dérobait les joyaux de la Couronne. D’abord ébahie par tant d’audace, l’opinion publique éprouve vite un sentiment de colère et de honte.
Un an plus tard, le fric-frac du pays se poursuit, de Limoges à Toulouse, de Lille à Paris. L’ultragauche déploie son savoir-faire, avec le soutien à peine masqué du leader de LFI, aidée par des casseurs opportunistes. Les commerces sont visés, les mairies attaquées. Ici le buste de Marianne est renversé, là gît le beffroi de Limoges calciné. Sidérée, la France hésite entre rage et dégoût.
C’est une révolte ? Non, Sire, une faillite. Une triple faillite de l'Etat : sécuritaire, financière et politique. Comment sortir de cette impasse ? Comment quitter cette autoroute du vide, qui conduit tout droit à la victoire de Marine Le Pen ? Comment en finir avec ces clichés de pillages et d’émeutes urbaines, avec la médiocrité de la classe politique, avec ces déficits publics qui étouffent l’économie ?
Ça ne vous rappelle rien ? Si, le retour du général de Gaulle en juin 1958. La France vit alors une crise d’une intensité comparable à aujourd’hui : l’Algérie encore française est au bord du putsch militaire, les caisses du pays sont vides et les gouvernements fantômes d’une IVe République agonisante se succèdent dans l’impuissance. En 200 jours, le Général de Gaulle, investi à Matignon, va réussir l’impensable. Il restaure l’autorité, remet en...
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20/10 - Midterms : les démocrates creusent l’écart dans les sondages, à deux semaines de l’élection
Et si le camp de Donald Trump essuyait un camouflet dans les urnes ? À l'approche des élections de mi-mandat, qui auront lieu le mardi 3 novembre aux Etats-Unis, deux enquêtes d'opinion donnent les démocrates largement devant les républicains. Le premier, publié dimanche 18 octobre par le Washington Post, révèle un écart marqué. Les sondés étaient invités à choisir entre un Congrès dirigé par les démocrates, qui ferait contrepoids au président, ou un Congrès dirigé par les républicains, qui soutiendrait son programme. Les électeurs inscrits ont opté pour les démocrates à 58 %, contre 39 % pour les républicains. Cet écart est environ deux fois plus important qu'il y a un an, précise le quotidien. Autre enseignement de cette enquête : les démocrates devancent également les républicains sur le terrain économique, 40 % des personnes interrogées les jugeant plus aptes à gérer l'économie, contre 33 % plébiscitant le parti au pouvoir.
Un autre sondage réalisé par Reuters/Ipsos, publié le 19 octobre, confirme cette tendance : interrogés sur le parti pour lequel ils voteraient si les élections législatives avaient lieu aujourd'hui, une question dite "générique" sur les intentions de vote, 47 % des électeurs américains inscrits ayant participé à l'enquête ont opté pour les démocrates, contre 35 % pour les républicains. Un écart de 12 points, contre 7 points il y a deux semaines. À noter que cette tendance est encore plus visible chez les femmes : environ 50 % des électrices...
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20/10 - Le chaos français vu par l’historien Emmanuel de Waresquiel : "Les révolutionnaires d’hier sont devenus les victimes d’aujourd’hui"
Notre Révolution inachevée peut-elle expliquer l’ampleur de l’agitation et les violences qui grondent depuis le 17 octobre dans les rues de nos villes ? Communément admise, en tout cas, l’idée que nous aurions, nous, Français, hérité d’une tradition révolutionnaire qui nourrirait nos envies d’insurrection, notre talent pour le chaos.
Mais est-ce si vrai ? Auteur d’une remarquable biographie de Vivant Denon parue en septembre (Tallandier), spécialiste du XVIIIe siècle, Emmanuel de Waresquiel met un peu d’ordre dans la filiation souvent brandie, parfois fantasmée, entre les événements d’hier et le soulèvement présent.
L'EXPRESS : "La France est tellement douée pour faire la révolution", a déclaré Donald Trump avant même le début des violences. Que vous inspire cette affirmation ?
Emmanuel de Waresquiel : Il est vrai que nous avons l’humeur révolutionnaire. Le prince de Ligne avait senti ce changement dans les années 1780. "Si les Français cessent d’être enfants, je n’en réponds plus. S’ils ne sont plus chantants et dansants et galants, les Français deviendront des fous furieux." Peut-être depuis 1789 sommes-nous devenus trop sérieux. Je vois deux conditions dans le passage de l’émeute à la révolution – et nous n’y sommes certainement pas encore aujourd’hui - : prendre le pouvoir en place pour beaucoup plus puissant et terrible qu’il ne l’est réellement dans ses moyens comme dans sa volonté de résister ; mettre ses rêves au bout de son fusil à la façon des "glorieux...
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20/10 - Les agences de crédit à l’exportation, un levier efficace pour renforcer la compétitivité, par Adrien Matray
Comme la plupart des pays dans le monde, la France possède, avec Bpifrance Assurance Export (BPI-AE), une agence publique pour faciliter le financement des exportations. Similaire aux autres institutions de l’OCDE par ses prérogatives, sa gouvernance et sa performance, BPI-AE se distingue en revanche par sa taille modeste, avec un écart de financement vis-à-vis des autres pays développés qui ne cesse de se creuser depuis 15 ans. Cette timidité du financement français est d’autant plus dommageable que les agences de crédit à l’exportation (ACE) sont un levier puissant de croissance économique. Une analyse du cas américain montre que chaque dollar de soutien au crédit export génère environ 4,50 dollars d’exportations supplémentaires, permettant aux entreprises productives et financièrement contraintes de croître plus vite, augmentant ainsi la productivité agrégée de l’économie américaine. Loin de coûter de l’argent au Trésor américain, EXIM (Export-Import Bank) a reversé 9,7 milliards de dollars de profits en trente ans, tout en maintenant un taux de défaut de seulement 0,3 %. Si la France portait son financement export au niveau des pays européens les plus actifs, elle disposerait d’un levier puissant, autofinancé et quasiment sans coût budgétaire, pour renforcer sa compétitivité. Explications.
Dans plus de 90 pays, les gouvernements aident leurs exportateurs à financer leurs ventes à l’étranger par l’intermédiaire d’institutions spécialisées appelées agences de crédit à...
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20/10 - Guerre en Ukraine : Washington tarde à approuver l’envoi de missiles Patriot à Kiev
Le ciel ukrainien pourrait être à la merci de la Russie. L'administration Trump n'a pas encore approuvé le transfert de missiles intercepteurs vers l'Ukraine, nécessaires pour protéger le pays des attaques russes par missiles et drones, a rapporté, lundi 19 octobre, le Washington Post. Sans avoir officiellement rejeté ces livraisons, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, n'a pas engagé les démarches nécessaires à leur validation, plongeant une partie de l'Europe dans l'incertitude. Selon le Kyiv Independent, ces missiles Patriot ont pourtant déjà été financés par les alliés de l'Ukraine.
La semaine dernière, un responsable ukrainien a indiqué au Washington Post qu'il ne restait "que quelques" missiles intercepteurs dans les stocks de l'Ukraine, une situation faisant craindre pour la vie de nombreux civils ukrainiens. Car les frappes russes continuent : dans la nuit de dimanche à lundi, l'armée russe a encore visé Kiev et ses alentours avec 16 missiles balistiques, et plusieurs autres régions d'Ukraine avec plus de 240 drones. Parmi les cibles : des infrastructures énergétiques. "Et, encore une fois, il n'y a eu aucun avertissement de nos partenaires", a déploré Volodymyr Zelensky.
Lundi le président ukrainien s'est entretenu avec plusieurs sénateurs américains lors d'un appel collectif. À cette occasion, le président ukrainien a pointé du doigt le Pentagone, qui "retarde la livraison de missiles déjà payés" par les Européens pour l'Ukraine. Washington...
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20/10 - Moins compétent, mais mieux vu du chef : pourquoi ce collègue finit par vous doubler
En matière de réussite professionnelle, il existe souvent un vrai décalage entre le ressenti et la réalité. D’excellents professionnels peuvent ainsi se démotiver quand ils se voient doubler par des collègues qui maîtrisent mieux qu’eux les codes de l'entreprise.
Cyniques, ceux qui jouent un autre match que celui de l’expertise métier ? Amoraux ? Dans Le Phénomène bureaucratique, le sociologue Michel Crozier (Points, 1971) apporte un éclairage : "Dans une organisation, l’homme ne [peut] être considéré seulement comme une main, ce qui suppose implicitement le schéma taylorien d’organisation, ni même comme une main et un cœur… Il est aussi et avant tout une tête, c’est-à-dire une liberté, ou en termes plus concrets un agent autonome qui est capable de calcul et de manipulation et qui s’adapte et invente en fonction des circonstances et des mouvements de ses partenaires." Jusqu'où faut-il privilégier le savoir-être ? Et quelle est la responsabilité du manager ?
Dans leurs travaux, Michel Crozier et Erhard Friedberg (L'Acteur et le Système, Seuil, 1977) proposent une lecture sans jugement moral des stratégies des individus au sein des organisations. Selon eux, une organisation "est le royaume des relations de pouvoir, de l’influence, du marchandage et du calcul." Une analyse qu'illustre Pascale Desrumaux, professeure émérite de psychologie du travail et des organisations à la faculté PsySEF de l'Université de Lille : "Quand on est en bas de la strate, la tentation est...
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20/10 - Violences du 17 octobre : Jean-Luc Mélenchon pris au piège de sa propre stratégie
Jean-Luc Mélenchon honnit les injonctions de "l’officialité médiatique", cette deuxième peau d’un "système" dont il préfère s’exclure. Sur LCI, dimanche 18 octobre, les émeutes urbaines l’ont pourtant contraint à se plier, mezzo voce, aux expressions préconçues du théâtre politique. "C'est toujours le grand mot, 'condamner'. Allez d'accord, je vais condamner. Ça change quoi madame, dites-moi qu'est-ce que ça change ?", dit-il.
La veille, le tribun et ses ouailles ont accusé une première défaite : la bataille des images qu’ils ont tenté de mener. "Plein de monde partout, calme et joyeux partout quand les policiers ne sont pas là. Des images que vous ne verrez pas dans l'officialité médiatique", écrivait-il dans un message sur X, accompagné de clichés de manifestants en ordre aux quatre coins du pays. Au même moment sur les chaînes d’information en continu, les séquences de guérilla urbaine et de mise à sac de lieux de pouvoir tournent en boucle. "Ceux qui partagent notre combat n’ont rien à faire dans le pillage, le saccage", a-t-il écrit, pour s’en désolidariser. "Les choses sont en train de lui échapper", croit savoir un socialiste.Impuissant dans la nasse
Comme s’il avait perdu la bataille du récit. Les centaines de milliers de manifestants et leurs revendications ont disparu, passées au second plan. Jean-Luc Mélenchon a beau demander au président de la République de répondre aux exigences des manifestants pacifiques, le débat s’est déjà déplacé. D’Edouard Philippe à...
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20/10 - Le festival Art Explora et son bateau-musée font escale à Saint-Malo
Difficile de parcourir le village de la Route du Rhum sans le voir. Avec ses 47 mètres de long, ses 17,3 mètres de large et son mât culminant à 55 mètres, Art Explorer ne passe pas inaperçu, même si, ici, tous les regards sont tournés vers les voiliers de course qui s’apprêtent à traverser l’Atlantique. Le navire amiral de la fondation Art Explora est lui aussi une invitation au voyage, mais à quai, à travers les propositions culturelles qu’il essaime de port en port depuis plus de deux ans.
Son créateur, l’entrepreneur et mécène Frédéric Jousset, a ainsi l’ambition de "réduire la distance entre les arts et ceux qui les fréquentent peu ou pas du tout". Si l’idée n’est pas neuve, sa mise en forme prend une tournure singulière avec l’inauguration, en 2024, d’un projet hors norme : un catamaran géant conçu par les architectes navals Axel de Beaufort et Guillaume Verdier, puis construit en Italie par Perini Navi, une référence mondiale des embarcations de luxe. Le premier bateau-musée au monde devient alors la vitrine d’un festival itinérant, gratuit, qui associe expositions, spectacles, concerts, ateliers et expériences numériques. Le modèle, d’abord déployé dans toute la Méditerranée, rencontre rapidement son public. En deux ans, le festival revendique 350 000 visiteurs, 880 artistes et 10 000 scolaires ou bénéficiaires d’associations sur onze escales, de Marseille à Chypre, en passant par Durrës, Beyrouth, Rijeka ou Le Pirée.L'exposition embarquée "Song of water" réunit...
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20/10 - Supprimer Parcoursup ? Pourquoi cela relève de la démagogie, par Franck Ramus
Chaque année, à l’approche des dates limites de soumission des vœux, Parcoursup est l’objet de nombreuses récriminations. Cette année, à l’occasion des protestations lycéennes, la suppression de Parcoursup est devenue une revendication politique. Curieusement, je n’ai entendu de la part de ses détracteurs aucune proposition alternative. Comme si cette plateforme n’avait aucune fonction et que l’on pouvait simplement s’en passer. Mais à quoi donc sert Parcoursup ?
Il y a en première année dans l’enseignement supérieur français plus d’un million de places dans 25 000 formations , et environ un million de candidats qui y postulent (650 000 nouveaux bacheliers plus des étudiants en réorientation). L’enjeu est donc de faire se rencontrer l’offre et la demande, en satisfaisant le mieux possible les vœux des candidats et les conditions d’accès à chaque formation. C’est un problème d’une complexité inouïe ! Toute personne qui réclame la suppression de Parcoursup devrait avoir la responsabilité de dire par quel système alternatif elle propose de résoudre ce problème, et de justifier pourquoi elle pense que son système produirait de meilleurs résultats.
Lorsque j’étais élève en terminale en 1989, il y avait certes moins de bacheliers et de formations, mais il y en avait déjà beaucoup. La principale différence est que l’on n’avait pas la moindre idée de la diversité des formations auxquelles on pourrait postuler : on connaissait plus ou moins les universités locales, les...
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20/10 - Pourquoi la situation française est devenue incontrôlable : "La dette, c’est un camion à pleine vitesse sur une corniche"
C'est un document de 25 pages, bouclé très récemment, au début des discussions sur le projet de loi de finances pour 2027 à l'Assemblée nationale. Il émane de l'agence de notation Fitch et passe au crible les finances publiques de la France et des principales économies européennes. Langage aride, courbes et tableaux abscons pour les néophytes. Un graphique portant sur la trajectoire à moyen terme des déficits publics, de la dette et la charge d'intérêt en France, fait froid dans le dos. D'ici 2030, sans changement radical de politique économique, Fitch n'anticipe aucun rétablissement des comptes tricolores. Un déficit toujours scotché à près de 5,5 % du PIB à la fin de la décennie, un ratio d'endettement public approchant les 124 % du PIB. Et un service de la dette – la somme que doit régler le Trésor chaque année à ses créanciers - proche de 4 % de la richesse nationale, un niveau inégalé depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
Derrière cette mathématique sèche, il y a la réalité des marchés financiers qui sont de moins en moins enclins à financer les yeux fermés et le portefeuille grand ouvert les fins de mois de l'Etat français. Si tous les pays de la planète s'endettent aujourd'hui à des taux plus élevés qu'il y a six mois, la dérive a été plus marquée en France que chez tous nos voisins européens. De fait, le taux des obligations publiques à 10 ans flirte avec les 5 % au plus haut depuis 2002 et l'écart avec les taux allemands n'a jamais été aussi large depuis...
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19/10 - Comment la colère française a gagné l’Italie : Giorgia Meloni face au "baptême du feu" de ses banlieues
Historiquement épargnée par les embrasements urbains, l'Italie voit, depuis deux jours, ses centres-villes mis à sac par une jeunesse marquée par l'angoisse de l'avenir. Une contagion des tensions sociales venue de France qui contraint le gouvernement Meloni à revoir en urgence sa stratégie de sécurité.
Là-bas aussi, le week-end du 17 octobre a été placé sous le signe du chaos et de la violence. Les manifestations contre la vie chère ont viré dans les grandes villes du pays à l’émeute. Rome, Milan, Bologne, Turin, Bergame ou encore Brescia… La liste des centres-villes pris pour cible par des bandes de casseurs affrontant des forces de l’ordre - souvent en sous-effectifs - n’a cessé de s’allonger. Milan a symbolisé cette brusque flambée de violences avec les magasins de son centre historique livrés au pillage ce dimanche pour un second jour consécutif.
Giorgia Meloni a immédiatement convoqué une réunion de crise avec les ministres de l’Intérieur et de la Défense, ainsi que les chefs des services de renseignement. Ces scènes de guérillas urbaines obligent le gouvernement à profondément revoir sa gestion de l’ordre public. Près de 80 % des personnes interpellées sont mineures. Il s’agit majoritairement de jeunes résidant dans les banlieues des grandes villes, dont une très forte proportion est issue de la deuxième génération d’immigration. "Les repères de l’Italie, pays traditionnellement plus calme que la France, sont bouleversés, estime le politologue Giovanni Orsina,...
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19/10 - Un drone de l’ultragauche au-dessus des manifestations, le Quai d’Orsay rétropédale sur l’Iran
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'informations confidentielles exclusives en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.Drone à Saint-Etienne
Avant le 17 octobre, à Saint-Etienne, les mobilisations récentes ont été survolées par des drones. Les forces de l'ordre y voient une preuve de la minutie de la mouvance d'ultragauche, qui aurait repéré le dispositif policier. "Nous savons que nous sommes observés", nous indique une source sécuritaire. Cette même source se dit convaincue d'avoir été, samedi, "face à quelque chose de totalement organisé". 118 blessés à zéro
Dimanche 18 octobre, des responsables du ministère de l'Intérieur notaient que peu de blessés ont émaillé les manifestations de la veille. En dehors de quelques cas graves - dont un manifestant à la main arrachée à Saint-Etienne et une jeune femme éborgnée à Mulhouse -, ils expliquaient que la grande majorité des blessés se trouvaient du côté des forces de l'ordre. "A Marseille, nous avons eu 118 blessés du côté des policiers et des gendarmes, et aucun en face", remarquait un responsable de l'ordre public.Le Quai d’Orsay tergiverse sur l’Iran
Quel rôle pour...
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19/10 - "La Russie sera la troisième puissance mondiale, l’Europe se désintégrera" : les prédictions choc de Peter Turchin
Il est le fondateur de la cliodynamique, discipline qui ambitionne de modéliser le passé pour mieux expliquer l’avenir, et l’un des intellectuels les plus influents au monde. Professeur émérite à l’université du Connecticut, chef de projet au Complexity Science Hub à Vienne, Peter Turchin a été révélé au public français par Le Chaos qui vient, qui vulgarisait ses travaux. Les éditions du Cherche-Midi publient le 22 octobre le passionnant Le Déclin des empires, essai plus ancien dans lequel le chercheur tente de comprendre pourquoi les empires naissent, s’étendent et puis déclinent.
En avant-première pour L'Express, Peter Turchin nous détaille sa théorie de l’Histoire basée sur des cycles. Surtout, il livre des prédictions détonantes sur les empires actuels, Russie, Chine, Etats-Unis ou Europe.
L'Express : Peut-on faire des prédictions fondées sur l’Histoire ?
Peter Turchin : Ce livre a été publié il y a vingt ans. J’y ai fait quelques prédictions, et, étonnamment, la plupart d’entre elles se sont réalisées. En 2010, dans un article paru dans Nature, j’avais annoncé que les Etats-Unis connaîtraient une période d’instabilité politique autour de 2020. Dans le livre, j’expliquais que la Chine était en passe de devenir une puissance hégémonique. Ce n’est pas encore le cas, mais compte tenu de l’affaiblissement des Etats-Unis et du renforcement de la Chine, ces deux pays se trouvent à des phases différentes de leurs cycles. Par ailleurs, j’écrivais que la Russie, si elle...
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19/10 - "La réindustrialisation, c’est possible ! La preuve, on l’a fait" : le patron de Malongo raconte le chemin de croix du "Made in France"
La bataille est loin d'être gagnée. Certains affirment même qu'elle serait perdue. Cette bataille, c'est celle de la réindustrialisation. Mais quel type d'industrie peut-on espérer faire prospérer en France tout en restant compétitif ? Le 7 octobre 2025, il y a tout juste un an, Malongo, le leader français du café bio et équitable, inaugurait à Aubigny-les-Clouzeaux, près de La Roche-sur-Yon en Vendée, une usine flambant neuve de 3 500 mètres carrés destinée à fabriquer des machines à café. Pas vraiment de la très haute technologie. Jean-Pierre Blanc, l'infatigable patron des cafés Malongo, a fait du "Made in France" son nouveau combat. Café torréfié en France, machine produite, aussi, dans l'Hexagone. Mais comment rester compétitif face à des mastodontes comme Nespresso ou Senseo ? Comment sortir une machine accessible pour les consommateurs français ? Et puis est-ce si facile que ça de trouver un site industriel pour s'implanter ? Jean-Pierre Blanc nous raconte son parcours du combattant.
Une interview issue du podcast Anatomie d'une décision, à écouter sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox, Podcast Addict ou en cliquant sur le player en tête de cet article.
L'Express : En novembre 2022, vous prenez une décision surprenante : rapatrier en France la production de machines à café que Malongo achetait depuis des années à des sous-traitants chinois. Mais l'opération s'est révélée beaucoup plus longue et tortueuse que prévu. Racontez-nous pourquoi?
Jean-Pierre...
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19/10 - "Ce sont les images qui font campagne pour elle" : Marine Le Pen, la stratégie de la stature
Derrière Marine Le Pen, un large drapeau de la France flotte devant sa bibliothèque garnie d’ouvrages floutés. Sa robe d’avocate, suspendue à un ceintre, dépasse à moitié du champ. C’est depuis son bureau du nouveau siège du RN, dans le XVIe arrondissement parisien, que la candidate a enregistré cette courte vidéo, publiée dimanche à 18h, dans laquelle elle réagit aux nombreux débordements violents qui ont émaillé les manifestations du 17 octobre. Elle déplore les "destructions et les pillages perpétrés par une alliance entre des groupes de casseurs politisés et des délinquants issus de la banlieue". "Ces images nous font mal et nous blessent, poursuit-elle. Parce que derrière chaque bâtiment détruit il y a une part de notre histoire et des édifices qui, quelles que soient nos opinions, nous rassemblent." Le contexte, brûlant, offre à Marine Le Pen un cadre idéal pour brandir son récit.
Celui d’une candidate à la présidentielle qui proposerait l’unique chemin pour échapper au chaos provoqué par la macronie et à celui souhaité (selon elle) par La France insoumise, son principal adversaire. Illustration imagée : un montage vidéo circule sur les profils des élus RN. On y voit Emmanuel Macron, face à Marine Le Pen lors du débat du second tour de l’élection présidentielle en 2017. "Vous allez créer la guerre civile si vous faites ça, je vous le dis en toute honnêteté", assène le futur président. La vidéo se poursuit par les images de bâtiments incendiés, de vitrines...
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19/10 - "S’il y a des espions russes ou chinois dans la salle, je les invite à sortir" : les habits neufs de l’ancien lobby de Viktor Orban à Bruxelles
Une douce soirée d'octobre à Bruxelles, non loin du Berlaymont, l'imposant siège de la Commission européenne. Une centaine de personnes, très majoritairement des hommes, souvent en costume de bureau au sortir d'une journée de travail, écoutent et applaudissent sagement les orateurs. Frank Füredi, directeur de l'Initiative pour la liberté et la souveraineté en Europe (Freedom and Sovereignty Initiative Europe, FSI), ouvre la séance par une blague. "S'il y a des espions russes ou chinois dans la salle, je les invite à sortir maintenant, pour que nous n’ayons pas de problèmes à cause de votre présence", lance le Britannique d'origine hongroise de 79 ans sous les rires.
Puis viennent les choses sérieuses, avec l'objectif affiché de ce nouveau think tank, inauguré ce 14 octobre : "Sauver l'héritage de la civilisation européenne". "Nous pensons que nous avons les capacités intellectuelles pour jouer un rôle important et offrir un point de vue alternatif. Ce n'est pas parce que nous sommes petits que nous ne sommes pas influents", affirme Füredi, qui prend en exemple les manifestations de lycéens dans les rues de Paris pour marteler son message. "Ces gens haïssent la France... Pour eux, être européen, être chrétien [...] est moralement inférieur à ce qu'ils sont. Dans ces circonstances, il est essentiel pour les forces patriotes de se mobiliser, d'être clairement représentées à Bruxelles et de défendre leurs valeurs."Un "débat" entre le RN et l'AfD comme séance inaugurale
Les...
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19/10 - Comment un logiciel israélien aurait infecté des millions de téléphones via des publicités en ligne
Des sites institutionnels de l'Otan, des Nations unies, du Parlement européen… Leur point commun ? Ils ont diffusé malgré eux des publicités en ligne détournées à des fins d'espionnage, permettant ainsi à des fabricants de logiciels espions de se connecter à des millions d'appareils et d'identifier, de suivre et de cibler leurs victimes. Comme le rapporte Politico, une enquête menée par le Citizen Lab de l'université de Toronto et la société de cybersécurité américaine Confiant Threat Intelligence a mis au jour une technique d'infection par publicité développée par une entreprise israélienne, Discover-Tech.
Cette nouvelle technique, baptisée "AdFection" par les chercheurs, transforme le système qui traite chaque jour des milliards de transactions publicitaires en ligne en un outil de surveillance clandestin. Si l'utilisateur est ciblé, son appareil reçoit un code malveillant dissimulé dans une publicité apparemment inoffensive, l'infectant ainsi avec un logiciel espion.Infection "zéro clic"
Cette technique exploite les enchères en temps réel, le système automatisé utilisé par des plateformes comme Google ou Yandex pour vendre des espaces publicitaires et cibler un internaute. Les publicités de Discover-Tech ont ainsi redirigé des millions d'appareils vers des serveurs associés à une autre société israélienne, Candiru, qui développe un logiciel espion commercial, permettant potentiellement une surveillance et une reconnaissance à grande échelle. Cela ne signifie pas pour...
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19/10 - "La Pologne ne répétera pas les erreurs des autres Etats européens" : comment le chaos français résonne avec le débat migratoire en Europe
Après les émeutes du 17 octobre en France, toute l'internationale populiste s'est exprimée à l'unisson : les violences seraient, évidemment, causées principalement par les immigrés. De Donald Trump à Nigel Farage, en passant par l'AfD allemande et le Kremlin, pas une voix n'a manqué à l'appel pour récupérer politiquement l'actualité tragique à Paris, Lyon ou Limoges. Si Alice Weidel, la cheffe de l'extrême droite allemande, a ainsi perçu dans le chaos français "une attaque de la civilisation occidentale par des foules de migrants et des agitateurs d'extrême gauche", d'autres leaders politiques bien plus modérés en Europe font aussi le lien entre ces événements et l'immigration.
L'attaque la plus surprenante vient sans doute du Premier ministre polonais, Donald Tusk, qui s'est toujours affiché proche d'Emmanuel Macron et a récemment signé, à Nancy, un traité de coopération renforcée avec Paris sur les plans militaires et énergétiques. Si Tusk ne cite pas explicitement la France dans son message du 18 octobre, le contexte rend sa critique évidente. "La Pologne ne répétera pas les erreurs des autres Etats européens et ne paiera pas pour celles-ci", dit ainsi le leader polonais de centre-droit, annonçant par la même occasion une politique "impitoyable" contre l'immigration illégale.
Un peu plus à l'Est, un autre chef de gouvernement modéré, le Hongrois Péter Magyar, vise lui explicitement la politique migratoire française. "Nous ne relâcherons, sous aucune pression, la...
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19/10 - Après la France, plusieurs pays européens confrontés à des manifestations et des violences
La France n'est pas le seul pays à être confronté à des manifestations et des violences urbaines. Des heurts ont également éclaté ce week-end dans plusieurs pays européens à la suite de manifestations dirigées principalement contre la vie chère et la hausse des prix du carburant, notamment en Italie. Tour d'horizon des pays concernés.Italie : des heurts à Milan
La police milanaise s'est heurtée dimanche 18 octobre à des manifestants qui lançaient des pierres et pillaient des magasins lors de manifestations contre la médiocrité des services publics et la hausse du coût de la vie.
La police antiémeute a fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau après que plusieurs centaines de manifestants cagoulés ont brisé des vitrines et incendié des poubelles aux abords de la Piazza Duomo, ont indiqué à Reuters des sources proches de l'enquête. Au total, 28 manifestants ont été arrêtés après des affrontements similaires qui ont éclaté samedi dans des villes du nord, notamment Milan, Bologne, Brescia, Bergame et Turin, selon un rapport de police publié dimanche.
"Ce qui s’est passé ici, c’est ce que nous voyons dans de nombreuses villes dans le monde", a déclaré dimanche à l'agence de presse italienne Ansa le maire de Milan, Giuseppe Sala (centre gauche). "Je suis très inquiet parce qu’il s’agit d’un nouveau phénomène, qui trouve aussi son origine dans un contexte international et se nourrit donc de lui-même."
La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, qui doit faire face...
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19/10 - "Ça s’est joué à moins de cinq minutes" : comment l’Etat s’est fait submerger par l’ultragauche et les pilleurs
La mairie du Xe arrondissement de Paris s’est transformée en donjon. Un bruit sourd, puis deux, puis ce fracas distinctif des vitres brisées. A l’intérieur, quelques cris et un brouhaha paniqué. "Quatrième étage, de suite !", hurle la maire Alexandra Cordebard, d’ordinaire placide. Il est aux alentours de 20 heures ce samedi 17 octobre. Un peu plus de 200 invités en tenue de soirée gagnent dare-dare le dernier niveau du bâtiment, non sans avoir aperçu, au travers des volutes de la porte blindée, les silhouettes noires de leurs assaillants, devant un énorme brasier allumé sur une benne à ordures. Ils étaient venus pour un défilé de mode caritatif de l’association Inclusion solidaire, au nom de la campagne Octobre rose, ils finissent assiégés.
L’étage est plongé dans le noir, seule la lumière des smartphones éclaire la pièce. La plupart des invités se ruent sur les balcons intérieurs, afin d’observer en direct la tentative d’intrusion au rez-de-chaussée. Quelques jeunes femmes en robe pleurent, Antoine Jumel, conseiller d’arrondissement MoDem, répond aux deux mêmes questions fébriles : "Est-ce qu’ils vont réussir à rentrer ?", et "est-ce qu’on va dormir ici ?". Il y en a une troisième, plus dérangeante, que seuls quelques-uns osent poser : "S’ils rentrent, il se passe quoi ?"
Pendant qu’un car de CRS s’est mis en route pour les délivrer, ils sont nombreux à s’être branché sur les chaînes d’info en continu, où circulent de premières images des flammes de la mairie de...
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19/10 - Un sommet sur l’Ukraine avec Xi Jinping : la proposition de Vladimir Poutine à Donald Trump
Volodymyr Zelensky est bien la nouvelle cible privilégiée du moment de Donald Trump. Le président américain a accusé dimanche 18 octobre son homologue ukrainien de "ne pas vouloir mettre fin" à la guerre avec la Russie. "Il n'a probablement jamais voulu [le faire]", a attaqué le président américain sur sa plateforme Truth Social. "Je veux que cette guerre prenne fin", a-t-il ajouté, dans un message en majuscule où il a justifié ses récentes décisions favorables à Moscou.
Les attaques réitérées de Donald Trump font le jeu d’un autre dirigeant : Vladimir Poutine. Selon le Wall Street Journal (WSJ), le président russe a proposé au locataire de la Maison-Blanche la tenue d'un sommet en Chine pour négocier un accord destiné à mettre fin à la guerre en Ukraine avec des conditions favorables à la Russie. Moscou propose que cette rencontre trilatérale avec Xi Jinping se tienne en marge du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (Apec) prévu les 18 et 19 novembre à Shenzhen, écrit le WSJ, qui cite des personnes anonymes au fait de la question.
Volodymyr Zelensky serait donc absent de ce sommet. Ce format trilatéral exclut également l'Europe, que le Kremlin considère comme son principal obstacle à la victoire en Ukraine. Un tel rendez-vous susciterait donc de vives inquiétudes dans les capitales européennes et au-delà. Il serait par ailleurs inédit. Le président américain avait reçu en août 2025 en Alaska le président russe pour un sommet bilatéral, mais celui-ci...
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19/10 - Crise française : ce scénario qui angoisse l’Europe
L’Union européenne pensait que le plus grand danger pour sa cohésion et sa prospérité venait de l’Est ; elle découvre avec angoisse que la principale menace pourrait provenir de l’un de ses pays fondateurs, la France. L’impuissance de l'Etat hypercentralisé y ouvre la voie à un scénario noir, qui verrait une crise politico-financière de grande ampleur ébranler la stabilité du continent.
Les violences urbaines des 17 et 18 octobre ont renforcé les doutes des partenaires de Paris quant à ses capacités à dompter une dette publique qui s’élève à 119 % du produit intérieur brut. Il faudrait être bien optimiste pour imaginer que les mesures adéquates puissent être prises dans une ambiance insurrectionnelle, avec un président en fin de course, un gouvernement sans majorité à l’Assemblée nationale et une économie au tapis - le FMI prédit une croissance française de 0,4 % cette année et 0,7 % l’an prochain.
Dans un contexte de flambée mondiale des taux d’intérêt, les détenteurs de bons du Trésor, dont plus de la moitié résident à l'étranger, s’alarment d’une France qui devient ingouvernable et où les dépenses sociales atteignent déjà des sommets. En conséquence, la possibilité d’une nouvelle crise de la zone euro dans les mois qui viennent, après celle du début des années 2010, se profile. Les deux dominos suivants, aux finances publiques fragiles, sont connus : l’Italie, où des émeutes ont aussi eu lieu ce week-end, et la Belgique.
Que le second tour de l’élection...
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19/10 - Violences en France : des Etats-Unis à la Russie, les droites extrêmes fustigent "le chaos migratoire"
Les scènes de pillages, de violences et de chaos ont fait le tour du monde. Les manifestations qui agitent la France depuis plusieurs semaines ont dégénéré en émeutes samedi 17 octobre : une mairie a été incendiée à Limoges, des centaines de magasins ont été pillés partout dans le pays et des bâtiments ont été recouverts de graffitis, tandis que des groupes violents ont affronté les forces de l'ordre dans plusieurs villes, notamment à Paris et Marseille. Plusieurs centaines de policiers ont été blessés et plusieurs milliers de personnes ont été interpellées.
Des Etats-Unis à la Russie en passant notamment par le Royaume-Uni, plusieurs responsables issus de l'extrême droite ou de la droite conservatrice ont réagi à ces scènes. Donald Trump et son vice-président J.D. Vance ont vite trouvé les coupables présumés : ce serait selon eux les personnes immigrées. "Les libéraux occidentaux ont importé le tiers-monde en France et dans d'autres pays au nom de la diversité et de la compassion", a écrit J.D Vance sur le réseau social X.
Western liberals imported the third world into France and other countries in the name of diversity and compassion. They ignored fundamental questions of assimilation and compatibility. They were told it would lead to this and they didn't listen.
I pray that France, a beautiful… https://t.co/y39o3JGlWh— JD Vance (@JDVance) October 18, 2026
"L'immigration de personnes issues d'un monde totalement différent, des personnes animées par la haine, a...
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19/10 - Violences du 17 octobre : des couvre-feux instaurés à Paris, à Lyon, à Lille, et à Nice
S'exprimant ce dimanche 18 octobre dans une allocution télévisée, au lendemain d'une journée de manifestations marquée par de nombreux incidents dans plusieurs villes du pays, Emmanuel Macron a dénoncé une "violence débridée" qu'il a imputée à des "factieux" d'ultragauche et à des délinquants, tout en promettant de répondre aux "revendications légitimes" des manifestants, notamment celles des lycéens et des étudiants.
Initialement né sur les réseaux sociaux, l'appel à manifester de samedi avait été relayé par les syndicats lycéens qui se mobilisent depuis la mi-septembre pour obtenir de meilleures conditions d'enseignement, ainsi que par des organisations syndicales dénonçant la hausse du coût de la vie.
Les infos à retenir
⇒ Des couvre-feux ont été annoncés dès ce soir à Paris, Lyon, Lille, Nice
⇒ Le gouvernement souhaite retirer aux "casseurs, pilleurs, voleurs" l'équivalent de leurs prestations sociales
⇒ Gérald Darmanin demande aux parquets une "extrême fermeté" à l'égard des casseurs
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Notre couverture de l'actualité se poursuit sur le site de L'Express où vous retrouverez nos articles, analyses et décryptages.
Bonne soirée à vous.
20h19Gérald Darmanin demande aux parquets une "extrême fermeté" à l'égard des casseurs
2 513 personnes ont été placées en garde à vue et 67 personnes incarcérées après les violences du week-end, a annoncé Gérald Darmanin ce lundi sur TF1. Il a également indiqué...
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19/10 - Midterms : au Kansas, le candidat trumpiste en mode panique
Célèbre pour ses grandes plaines, son agriculture (le blé, surtout) et ses tornades, le Kansas, qui se situe à l'exact centre géographique des Etats-Unis, n'a pas envoyé de sénateur démocrate à Washington depuis presque un siècle – c'était en 1932. La réélection du sortant trumpiste Roger Marshall lors des "midterms" du 3 novembre semblait donc se présenter comme une banale formalité dans cet Etat de 3 millions d'âmes où Donald Trump a battu Kamala Harris à plates coutures voilà deux ans, avec 16 points d'avance. Mais ici comme au Texas (où le candidat démocrate James Talarico pourrait également l'emporter dans un Etat traditionnellement républicain), rien ne se passe comme prévu.
Grâce à la formidable campagne d'Adam Hamilton, un pasteur méthodiste, le Parti démocrate semble être en mesure de renverser la table et d'accomplir un exploit électoral face à son adversaire peu enthousiasmant : le sortant Roger Marshall, "Maga" (Make America Great Again). Sur la défensive, ce dernier fait l'objet de vilaines accusations concernant ses pratiques lorsqu'il était médecin. Gynécologue obstétricien, il a, via ses avocats, poursuivi en justice 700 patientes à revenus modestes qu'il facturait à crédit (avec des intérêts de 18%) et qui étaient en retard dans leurs paiements. Parmi elles, 81 ont été arrêtées et parfois menottées devant leurs enfants alors que, dans certains cas, elles étaient enceintes !Le Kansas
Le sénateur sortant n'est guère aidé par l'impopularité de Donald Trump...
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19/10 - "Tout le monde est sous le choc" : la spectaculaire offensive de la Chine dans la course à la fusion nucléaire
Aix-en-Provence, le 23 septembre dernier. La grand-messe européenne des ingénieurs de la fusion - le Symposium on Fusion Technology (SOFT) - bat son plein. À la tribune d’un vaste amphithéâtre, Yuntao Song, directeur général de l'Institut de physique des plasmas de l'Académie chinoise des sciences, achève son exposé sur les progrès de son pays en matière de fusion, ce procédé prometteur qui vise à reproduire un mini-soleil sur terre. Silence dans l'auditoire. "Tout le monde était sous le choc", raconte un expert de l'énergie. Car les images projetées durant la présentation n'avaient rien de vues d'artiste : il s’agissait de photos de chantiers bien réels. Ici, un tokamak, ce réacteur en forme de donut où l'on confine un plasma plus chaud que le cœur du Soleil. Là, une installation pour éprouver les matériaux. Juste à côté, un bâtiment presque achevé, dédié à la fabrication du combustible. Comme si la fusion nucléaire, ce graal énergétique que les physiciens poursuivent depuis plusieurs décennies, entrait enfin dans l'ère industrielle.
Un retournement spectaculaire. "Jadis à la traîne, la Chine est aujourd'hui bien partie pour maîtriser la fusion avant les pays occidentaux", constate Agata Hidalgo, responsable affaires publiques et médias chez Renaissance Fusion. Yannick Marandet, directeur de l'institut Fusion, Fission et Instrumentation nucléaire (ISFIN) d'Aix-Marseille Université décrit une machine implacable, mue par deux moteurs. D'un côté, le géant public du...
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19/10 - Abdel Malik al-Houthi, l’insaisissable "Guide suprême" qui veut faire chuter l’Arabie saoudite
Regard noir, keffieh ajusté sur les épaules et djambia, le poignard traditionnel yéménite, à la ceinture, Abdel Malik al-Houthi a le verbe acéré ce 8 octobre. "Cette épée que nous voyons sur le drapeau saoudien n'a jamais été dégainée que contre notre nation islamique, il n'a jamais occis que des musulmans et ne s'est jamais abattu que sur nos nuques", énonce-t-il d’une voix sombre, alors que des missiles balistiques lancés par le mouvement rebelle frappent, au même moment, l’aéroport de Riyad, à un millier de kilomètres de là. Derrière lui, placardées sur un mur améthyste, deux feuilles. Sur la première, un verset du Coran et sur l’autre, cinq lignes inscrites en vert et rouge : "Allah est le plus grand, mort à l'Amérique, mort à Israël, malédiction sur les juifs, victoire pour l'Islam."
Diffusée sur les réseaux sociaux et sur des écrans géants dans le nord du Yémen (la région contrôlée par le mouvement rebelle), cette vidéo de 50 minutes a sans doute également été très commentée chez "l’ennemi saoudien". Car cette fois, Abdel Malik al-Houthi va plus loin que d'habitude : "Lorsque l'agresseur saoudien se présente comme le protecteur des Lieux saints islamiques, il ment et calomnie."
Une accusation grave, évalue Jules Grange Gastinel, doctorant au Cnrs/Iremam : "Par cette phrase, le chef houthiste signifie que la famille des Al Saoud et du prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS) n’est pas légitime à assurer la protection des lieux saints de l’Islam. Plus tard dans...
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18/10 - Donald Trump déploie 600 soldats américains en Amérique latine : les dessous d’une offensive contre les cartels
Adam Isacson ne se souvient "d'aucun déploiement de troupes américaines dans la région" d'une si grande ampleur, à part " en cas de circonstances exceptionnelles comme des invasions ou des catastrophes naturelles". Cet expert américain des questions de sécurité en Amérique latine était interrogé par le New York Times. Selon le quotidien américain, 600 soldats vont être déployés dans l'hémisphère sud américain pour renforcer "la campagne des Etats-Unis contre le trafic de drogue dans la région", en coordination avec les forces locales.
Ces derniers appartiennent à une division formée au combat en montagne, et doivent être déployés dans un nouveau centre d'entraînement au Panama. Ils se rendront ensuite en Colombie, puis au Honduras, pour des exercices conjoints avec les armées de ces pays. "Une partie de ces troupes pourrait être déployée pour renforcer la sécurité des hélicoptères américains présents dans la région", indique le New York Times.20 millions de dollars
Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a aussi récemment créé un bureau au Pentagone dédié à la lutte contre les cartels en Amérique du Sud. Le 11 septembre, ce dernier a obtenu un financement de 20 millions de dollars pour la mise en place de ce quartier général, qui devrait être dirigé par Edward M. Reeder Jr., un ancien commandant des forces spéciales en Afghanistan, désormais à la retraite. Ces annonces interviennent peu de temps après le transfert par le Pentagone de plusieurs drones MQ-9 Reaper...
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18/10 - "Une défaite de Trump pourrait le rendre totalement incontrôlable" : le mauvais pressentiment de David Frum, ex-plume de Bush
Il est l’un des observateurs les plus avisés de la vie politique américaine et connaît Donald Trump par cœur, bien qu’il ne le porte pas dans le sien. Le néoconservateur David Frum, ancienne plume de George W. Bush et chroniqueur au prestigieux magazine The Atlantic, livrait déjà à L’Express, quelques mois avant la réélection du président milliardaire, cette analyse prémonitoire : "En cas de second mandat, il sera toujours aussi paresseux, mais il saura ce qu’il veut faire : se venger. Et il sera entouré de personnes qui voudront l’aider". Autre prédiction qui s'est vérifiée : celle d’un président prêt à "détruire ses alliances" avec les partenaires traditionnels des Etats-Unis. Nous avons de nouveau sollicité l’auteur de Trumpocalypse (Harper, 2020, non traduit) pour savoir si, après deux années marquées par une politique étrangère tonitruante et d’extrêmes tensions intérieures, Donald Trump continuera sur cette lancée jusqu’en 2028.
David Frum décrit un président dont "l'appât du gain personnel dicte la politique étrangère américaine", et qui s'est lui-même affaibli en rompant avec ses alliés. Plus inquiétant encore, selon lui : le dirigeant de la première puissance mondiale ne saurait peut-être même plus distinguer ses propres mensonges de la réalité. Quant aux midterms, une défaite républicaine pourrait paradoxalement le "libérer" et le rendre "totalement incontrôlable" après les élections. Entretien.
L'Express : Les élections de mi-mandat peuvent-elles changer le...
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18/10 - Dette : ce scénario où la France s’en sort, mais fait sombrer l’euro
Bruxelles commence à prendre conscience de l’ampleur de son problème français. Pour l’Union européenne, il s’agit d’un nouveau problème interne évitable qui risque de détourner l’attention des crises plus importantes qui se déroulent à l’échelle mondiale. La flambée des prix de l’énergie, la hausse des taux d’intérêt, un président américain imprévisible et une éventuelle guerre commerciale avec la Chine s’ajoutent au mécontentement croissant des électeurs et à une dérive vers les extrêmes politiques.
Le problème ne réside même pas dans le modèle macroéconomique français. Paris reste au cœur d’une économie mondiale dotée d’atouts économiques évidents. Que ne donnerait pas l’Allemagne pour bénéficier, à l’heure actuelle, des tarifs d’électricité ou des capacités militaires de la France ! Non, la menace que représente la France pour l’Europe est bien plus spécifique. Elle tient à la dynamique de la dette française, et plus directement à l’incapacité des responsables politiques à proposer (et encore moins à mettre en œuvre) un plan crédible de réduction de la dette publique. Ce problème n’est pas nouveau.
Mais l’incapacité de la France à maîtriser ses dépenses publiques doit être replacée dans son contexte. En 1986, la dette française représentait à peine 30 % du PIB (contre 40 % pour l’Allemagne). Berlin a ensuite consacré des milliers de milliards d’euros à l’ancienne Allemagne de l’Est après la réunification. Elle a également mené à bien un douloureux réajustement...
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18/10 - "Il n’y a plus de De Gaulle, même pas de Daladier" : l’historien Julian Jakson sur le chaos en France
C’est un essai sur une défaite cinglante qui, étrangement, donne espoir. Du 10 mai 1940, début de l’offensive allemande, au 22 juin 1940, signature de l’armistice dans la clairière de Rethondes, la France a connu le désastre le plus humiliant de son histoire. Dans La Chute (Seuil), Julian Jackson analyse finement les causes militaires, politiques et sociales d’un effondrement militaire qui s’est doublé d’un cataclysme biblique, de 6 à 8 millions de Français abandonnant leurs foyers pour prendre le chemin de "l’exode". Mais l’historien britannique montre avec brio que si la France des années 1930 souffrait certes de sérieux problèmes, rien n’était écrit d’avance. Contrairement à la lecture "décadente" imposée par le régime de Vichy, la IIIe République n’en était pas à son stade terminal.
Professeur à la Queen Mary University à Londres, Julian Jackson est aussi l’auteur d'une biographie de référence du général de Gaulle (De Gaulle, une certaine idée de la France, Points) qui a inspiré le diptyque d’Antonin Baudry, La Bataille de Gaulle. Après un très mauvais démarrage faisant craindre une catastrophe industrielle, les deux films ont triomphé en salles, preuve que notre pays sait s’y faire en matière de remontada.
Alors que la France est à nouveau saisie par l'angoisse du déclin et le spectre de la chute - économique cette fois-ci, nous sommes allés interroger l’historien britannique. Dans un français délicieux et non sans humour, il nous a rappelé que nous Français nous...
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18/10 - "La mort du macronisme" : comment la presse étrangère analyse la colère qui embrase la France
"Le 17 octobre 2026, la France est descendue dans la rue et, au milieu des manifestations (...) a confirmé la mort du macronisme. Elle l’a fait avec violence, comme à son habitude. Rage, colère et aussi peur de l’avenir." Dans son article publié le 18 octobre, le quotidien espagnol El Pais ne mâche pas ses mots pour décrire une journée de contestations dont plusieurs médias soulignent déjà la portée politique. "On y perçoit des échos de 1968, année où le gaullisme touchait également à sa fin", ajoute le journal.
Samedi 17 octobre, entre 550 000 personnes selon le ministère de l’Intérieur, et 800 000 selon les organisateurs, ont manifesté dans 110 rassemblements à travers la France. À l’origine de la mobilisation : les revendications des lycéens, qui dénoncent depuis plusieurs semaines le manque de personnel et la dégradation des établissements publics. Une colère sociale qui déborde les lycées
Mais la contestation a rapidement dépassé le cadre scolaire, fédérant syndicats, fonctionnaires, agriculteurs et figures des Gilets jaunes autour de préoccupations communes liées au pouvoir d’achat et à l'avenir des services publics. "Les jeunes se font les porte-parole d’un mécontentement et d’une soif de changement qu’ils partagent également avec leurs parents", poursuit le quotidien espagnol de centre gauche.
Une lecture également défendue par El Mundo, qui voit dans les revendications étudiantes un point de convergence pour des colères jusqu'alors dispersées. Le mouvement...
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18/10 - Comment ils ont tué le prix Nobel de la paix
Alfred Nobel a laissé à l’humanité deux inventions détonantes, la dynamite et le prix de la paix. Les gains que le chimiste suédois, décédé en 1896, a tirés de la première lui ont permis de financer le second. Son but était estimable : encourager les artisans de la concorde entre les nations. Mais aux mains des cinq politiciens norvégiens qui sélectionnent chaque année le lauréat, la prestigieuse récompense est devenue explosive. Le cru 2026, décerné à Navanethem "Navi" Pillay, a encore une fois enflammé la controverse. En honorant une juriste internationale experte du droit humanitaire mais à l’intégrité morale contestée, le jury a accéléré le discrédit d’un prix qui, depuis 125 ans, a été remis parfois à des saints mais parfois aussi à des fripouilles.
Citoyenne sud-africaine d’origine indienne, âgée de 85 ans, Pillay a connu la politique d’apartheid dans son pays. Elle en a souffert lorsque jeune juriste, on lui opposa sa couleur de peau pour lui refuser l’embauche dans un cabinet d’avocats. Après un doctorat à Harvard aux Etats-Unis, elle fut la première femme non blanche nommée juge à la Cour suprême dans l’Afrique du Sud libérée de l’apartheid. Elle présida ensuite le Tribunal pénal international sur le génocide au Rwanda, avant de rejoindre la Cour pénale internationale à La Haye. Elle a été commissaire aux droits humains de l’ONU. Puis elle a dirigé, à partir de 2021, la Commission d’enquête internationale indépendante sur le territoire palestinien occupé. Mère...
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18/10 - Les marchés prédictifs, un pari contre l’apocalypse, par Robin Rivaton
Octobre 1990. Paul Ehrlich glisse un chèque de 576,07 dollars dans une enveloppe adressée à Julian Simon. Pour le premier, biologiste à Stanford et auteur du best-seller The Population Bomb (1968), l’explosion démographique mondiale devait conduire inéluctablement à des famines de masse et l'épuisement des ressources naturelles. L'économiste Simon l'avait pris au mot, en lui proposant un pari. Ehrlich pouvait choisir cinq métaux dont il anticipait la flambée - chrome, cuivre, nickel, étain et tungstène -, pour 200 dollars chacun. Si leurs cours corrigés de l'inflation augmentaient sur une décennie, Simon s’engageait à lui payer la différence. S’ils baissaient, Ehrlich en serait de sa poche.
Au cours des années 1980, la population mondiale a gagné 800 millions d'habitants. Et les cinq cours ont chuté. Sur d'autres périodes, le biologiste aurait gagné, objectent ses défenseurs. Ils n'ont pas tort. Des années de controverse sur la surpopulation n'avaient pourtant rien tranché, faute de prophétie suffisamment précise pour être démentie. Le pari a obligé Ehrlich à s'engager sur une date, et sur un indicateur.
Le geste isolé de Julian Simon est devenu une industrie. Il soulève une question que les médias abordent rarement, celle du prix à payer pour avoir annoncé une catastrophe qui n'est pas advenue. Tout le monde a des opinions, peu de gens sont prêts à assumer des contraintes réelles dessus.Qui remportera l'élection ?
Les marchés prédictifs, popularisés ces dernières...
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18/10 - Des Beatles à Leonard Cohen : comment l’année 1967 a révolutionné la musique populaire
Waterloo Sunset des Kinks (peut-être la plus belle chanson du monde), le premier album du Velvet Underground (dit "à la banane"), les débuts de The Doors ou de Pink Floyd, la révélation Jimi Hendrix, précurseur des guitar heroes, et bien sûr Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band des Beatles. Pour les amateurs de pop et de rock, 1967 est un millésime exceptionnel, avec ses grands crus comme ses cuvées pour initiés (le chef-d’œuvre maudit Forever Changes de Love). A quoi on peut ajouter, si on veut être patriote, Comme d’habitude de Claude François, titre appelé à connaître une carrière mondiale.
Dans 1967, Frédéric Granier revient sur cette année exceptionnelle, qu’il qualifie "d’âge d’or de la pop". Le journaliste prend pour fil rouge l’émission Inside Pop, animée par Leonard Bernstein et diffusée sur CBS le 25 avril 1967, qui a donné ses lettres de noblesse à la musique populaire. Le maestro compare Lennon et McCartney à Bach et Schumann, tout en associant les paroles de Bob Dylan à "un livre qui fait l'effet d'une bombe en matière de critique sociale". En une soirée, la sous-culture est devenue un art majeur."Un paquet de merde"
1967 voit des alchimistes de studio s’aventurer de plus en plus en loin dans les expérimentations, enrichissant les guitares de hautbois ou de cors. Retirés de la scène depuis 1966, les Beatles livrent avec Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band le mètre étalon d’une pop adulte mêlant baroque et sonorités indiennes, jusqu’à convoquer un...
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18/10 - L’Etat est à genoux, il faut refondre en profondeur le maintien de l’ordre, par Manuel Valls
La liberté de manifester et l’ordre public ne s’opposent pas. Garantir l’une suppose de faire respecter l’autre. Dans une démocratie, l’Etat détient le monopole de la violence légitime. Elle doit être nécessaire, proportionnée et contrôlée pour imposer respect et autorité. Cela s’appelle l’ordre républicain.
Notre modèle de maintien de l’ordre, pensé pour des foules organisées, affronte depuis des années des violences diffuses, peu encadrées, souvent sans interlocuteurs. Les émeutes de juin 2023 après la mort de Nahel Merzouk l’ont montré : mairies, écoles et commissariats incendiés, jusqu’au domicile d’un maire attaqué avec sa famille. Ces violences devaient être sanctionnées avec fermeté. Le mouvement lycéen actuel, plus politique, très hostile à la police, est marqué par des agressions contre les forces de sécurité (1087 blessés) et, fait inédit, contre les personnels de l’Education nationale (149), et par des jeunes blessés (250), dont plusieurs grièvement, lors d’interventions policières. En marge des manifestations, des groupes très violents (black blocs, ultragauche, jeunes délinquants) et mobiles, grâce aux réseaux sociaux, affrontent les forces de l’ordre, pillent les commerces, dégradent des bâtiments publics et le mobilier urbain.
Ce 17 octobre, un palier a été franchi dans plusieurs grandes agglomérations, donnant le sentiment d'une perte de contrôle et de chaos. Les expressions "violences policières" et "la police tue" sont irresponsables. Nos forces...
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18/10 - Contre le cancer, l’intelligence artificielle pourrait changer la donne, par le Pr Alain Fischer
L'intelligence artificielle inquiète lorsqu’elle permet des intrusions malveillantes dans des systèmes existants. Elle interroge lorsqu’elle résout en peu de temps des énigmes mathématiques sur lesquels les chercheurs se sont cassé les dents. Elle impressionne lorsqu’elle fait progresser les connaissances en santé, comme c'est le cas ces derniers mois dans le domaine du cancer. Jusqu’ici, les tentatives de mise au point d'outils de détection de cancers à partir de tests sanguins n’avaient pas fait leur preuve, en dépit de quelques annonces spectaculaires. Mais plusieurs publications scientifiques ont fait état récemment d'avancées, toutes fondées sur les grands modèles de langage ou sur du machine learning, bien que toutes ces approches nécessitent encore amélioration et surtout validation clinique rigoureuse.
De quoi s’agit-il ? Une étude portant sur une cohorte de plus de 2000 patients atteints de cancer du poumon et consistant en la compilation de données cliniques, de l’imagerie tumorale et de caractéristiques de la tumeur, a permis de prédire la réponse thérapeutique, avec une forte probabilité. Une limite cependant peut être liée à des données incomplètes pour une majorité de patients. L’application à un autre groupe de patients traités ailleurs (étude de "réplication"), conduit en effet à des résultats moins convaincants. Une étude plus large portant sur près de 10 000 malades atteints de différents cancers et fondée sur des tests biologiques et sanguins procure...
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18/10 - "Si ce n’est pas du terrorisme, qu’est-ce que le terrorisme ?" : l’alerte du patron des services secrets lettons sur la Russie
L'adresse renvoie à un immeuble anonyme de la banlieue nord-est de Riga, en Lettonie. Coincée entre un supermarché et un restaurant de poke bowls, sa porte d'entrée est facile à ignorer. Un seul détail indique que nous sommes au bon endroit : une plaque en métal, sur laquelle est dessiné un aigle noir, surmonté d'un bouclier rouge orné de trois étoiles. Le blason est souligné de l'inscription Valst drosibas dienests (VDD), le nom du service de renseignement intérieur.
Bienvenue au cœur du contre-espionnage letton. L'Express y a rendez-vous, en ce début octobre, pour interroger Normunds Mezviets, directeur du service depuis 2014. Une fois pressé le bouton de l'interphone, une porte s'ouvre sur une pièce blanche désincarnée. Les seuls détails notables sont une vitre noire, par laquelle les agents observent sans être vus, et une rangée de casiers. Tous les appareils connectés - téléphones et ordinateurs compris - doivent y être déposés. Les stylos aussi, nous précise-t-on. Hors de question qu'un cadre du VDD soit assassiné par une piqûre dissimulée, explique un agent dans le sas suivant, mimant le geste. Nouveau contrôle de sécurité, cette fois façon détecteur d'explosifs à l'aéroport. Une porte s'ouvre, tout aussi anonyme que le reste. L'entretien se déroulera dans cette salle aseptisée, uniquement meublée d'une table, de quelques chaises, et d'une télévision. Mezviets entre, vêtu d'un impeccable costume anthracite.
L'Express : Assiste-t-on à un changement d'attitude des...
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17/10 - La France face au chaos : quand la politique n’est (malheureusement) plus la solution
"La dégradation de l’Etat qui va se précipitant. L’unité française immédiatement menacée. (…) Dans la métropole, des mouvements en sens opposé renforçant d’heure en heure leur passion et leur action. (…) Notre position internationale battue en brèche jusqu’au sein même de nos alliances. Telle est la situation du pays. En ce temps même où tant de chances, à tant d’égards, s’offrent à la France, elle se trouve menacée de dislocation et peut-être de guerre civile." Toute ressemblance etc. Nous sommes le 1er juin 1958, le général de Gaulle, appelé par le président René Coty, se présente devant l’Assemblée nationale. "C’est dans ces conditions que je me suis proposé pour tenter de conduire une fois de plus au salut le pays, l’Etat, la République." Puis il annonce que son gouvernement demandera les pleins pouvoirs pour six mois. La Ve République est en passe de naître, pour tenter de mettre un terme à "la confusion et, par là même, l’impuissance des pouvoirs".
Des mairies, celles de Marseille et de Lille, attaquées, des places historiques, à Paris et Bordeaux, dévastées, des pompiers caillassés, les locaux d’un groupe de presse, ceux d’Europe 1 et CNews, vandalisés : est-ce ainsi qu’un pays vacille ? Le 17 octobre laissera des traces. Le mouvement lycéen se trouve pris en otage par une vague qui le dépasse et qui fracture encore davantage une nation qui semble ne plus avoir grand-chose en commun.
Comment la France peut-elle se relever du chaos dans lequel elle a plongé samedi...
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17/10 - Hongrie-Ukraine : après l’ère Viktor Orban, Péter Magyar amorce un rapprochement avec Volodymyr Zelensky
C’est une rencontre hautement symbolique pour les relations entre la Hongrie et l’Ukraine. Vendredi 16 octobre, Volodymyr Zelensky et le Premier ministre hongrois, Péter Magyar, se sont entretenus à l’occasion d’un sommet européen à Bruxelles. C’est la première fois que la Hongrie montre un signe de proximité envers l’Ukraine depuis l’arrivée au pouvoir du président ukrainien et le début de la guerre, en février 2022.
L’objectif : rétablir une relation diplomatique, particulièrement tendue sous l’ancien dirigeant nationaliste hongrois Viktor Orban - qui avait maintenu d’étroites relations avec la Russie de Vladimir Poutine même après l’invasion de l’Ukraine - auquel le pro-européen Péter Magyar a succédé en mai dernier après la victoire de son parti aux élections législatives.La Hongrie assure pour la première fois sa "solidarité" envers l'Ukraine
Et ce fut une victoire : lors d’une conférence de presse organisée à l’issue de cette rencontre, Volodymyr Zelensky a salué une "très bonne réunion". "Nous avons évoqué de nombreux sujets, notamment les relations bilatérales, l’économie et la logistique, autant de sujets importants entre nos deux pays", a-t-il précisé.
Alors que Viktor Orban s’était opposé à plusieurs reprises aux projets de soutien financier de l’Europe envers l’Ukraine dans le contexte de la guerre, son successeur promet une approche plus favorable et un réchauffement des relations entre les pays voisins. "J’ai assuré le président ukrainien de ma pleine...
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17/10 - Homo sapiens, l’enquête qui change tout : plongée dans l’histoire cachée de nos origines
Pendant un siècle, on nous a raconté une histoire simple : un berceau africain, un grand départ, une conquête de la planète, une victoire. Ces vingt dernières années, grâce aux nouvelles technologies, l'étude de fossiles, de génomes anciens ou de quelques fragments d'os de la taille d'un ongle ont quelque peu réduit ce récit des origines d'Homo Sapiens en miettes. A sa place s'esquisse un récit plus troublant, mais ô combien enrichissant : celui de populations qui se séparent puis se retrouvent, de sorties d'Afrique avortées, de rencontres intimes avec des cousins aujourd'hui disparus dont nous portons encore les gènes. En résumé, les humains de notre époque ne sont pas uniquement les vainqueurs d'une course. Nous sommes également, tous, les survivants d'un gigantesque brassage. C'est cette fascinante épopée, la nôtre, que nous allons explorer. Chapitre 1L'Afrique, lieu de naissance de l'humanité
Commençons par égratigner une idée reçue qui a la dent dure : non, l'Homme ne descend pas du singe. Tout simplement parce qu'il en est un. Les paléontologues qualifient parfois le Miocène (période comprise entre 23 et 5,3 millions d’années) de "planète des singes". Durant cette période, la planète était habitée par une quantité incalculable d’espèces d’hominoïdes (la famille des grands singes). Il y a entre 7 et 9 millions d'années, en Afrique, la lignée des humains s'est séparée de celle des chimpanzés (avec qui nous partageons encore presque 99 % de notre patrimoine génétique)....
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17/10 - Offensive commerciale russe : le Kremlin prend le contrôle de cinq nouvelles entreprises européennes
Vladimir Poutine poursuit son offensive contre les entreprises européennes. Jeudi 15 octobre, le président russe a signé un décret, qui place sous "administration temporaire" les actifs de cinq entreprises occidentales implantées sur son sol : le fabricant de revêtements de sol français Tarkett, l’allemand spécialisé dans les emballages Menshen, le groupe suédois Sverige International Holdings, le fabricant belge de produits d’hygiène Ontex, et les activités de l’ancien groupe européen Eviosys, désormais détenu par l’américain Sonoco. Selon les informations du média Euronews, ces sociétés pèsent à elles réunies environ 50 milliards de roubles, soit 532 millions d’euros de chiffre d’affaires produit chaque année depuis le territoire russe.
Chacune d’entre elles avait décidé de maintenir son activité en Russie après que cette dernière a attaqué l’Ukraine. Tarkett, qui y possède deux usines, a confirmé à Reuters avoir perdu le contrôle de ses activités sur place, leur gestion ayant été confiée à des entreprises russes désignées par le Kremlin. Nestlé, Auchan… L’offensive russe qui dure depuis 2023
Ces nouvelles prises de contrôle viennent raviver une politique de saisie des actifs étrangers lancée par le Kremlin depuis 2023. En avril de cette année-là, un premier décret présidentiel avait créé pour l’Etat russe cette autorisation de placer sous "administration temporaire" les actifs d’entreprises appartenant à des pays jugés "inamicaux". Dans la pratique, les propriétaires...
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17/10 - Depuis son hôpital, le pape Léon XIV obtient la coopération de Moscou pour acheminer de l’aide humanitaire dans la ville ukrainienne d’Olechky
Tandis que Donald Trump multiplie les concessions à Vladimir Poutine, que les appels internationaux à un cessez-le-feu se heurtent inlassablement aux refus du Kremlin, le pape Léon XIV est parvenu, lui, à obtenir la coopération de Moscou pour tenter d’acheminer de l’aide humanitaire à Olechky, au bord de la famine. Le président russe Vladimir Poutine a fait savoir ce samedi matin au souverain pontife qu’il acceptait de coopérer à la mise en place d’une trêve destinée à permettre l’acheminement de fournitures essentielles vers cette ville de la région de Kherson, sous contrôle russe depuis février 2022. Sur place, les habitants font état d’une aggravation de la crise alimentaire.
Selon le Vatican, le pape a formulé cette demande lors d’un entretien téléphonique depuis l’hôpital Gemelli, où il était hospitalisé cette semaine. "Au cours de la conversation, le Saint-Père a exprimé sa vive préoccupation pour la grave situation humanitaire dans la ville d’Oleshky, dans la région de Kherson, demandant une trêve pour permettre l’acheminement de l’aide humanitaire et sanitaire et l’évacuation volontaire et sûre de la population civile", indique un communiqué de la salle de presse du Saint-Siège.
La Russie et l'Ukraine s'accusent mutuellement de bloquer l'approvisionnement de cette ville, que les forces ukrainiennes cherchent à reprendre. "L'intention du Vatican de contribuer à créer les conditions nécessaires pour assurer la sécurité de la population locale et organiser...
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17/10 - Camille Grand, ex-secrétaire général adjoint de l’Otan : "L’attitude des Etats-Unis facilite l’équation pour la Russie"
Ancien secrétaire général adjoint de l'Otan (2016-2022), Camille Grand dirige aujourd'hui l’ASD, l’association européenne des industriels de l’aéronautique, du spatial et de la défense. Fin connaisseur de la guerre en Ukraine, il analyse pour L'Express les conséquences des derniers revirements de Donald Trump, qui a conclu un accord pour acheter du diesel russe et fait pression sur l'Ukraine afin qu'elle cesse de frapper des raffineries russes.
Alors que les Etats-Unis ont, selon Kiev, coupé la fourniture de renseignements à l'Ukraine et restreint l'accès au système Starlink (dont dépendent de nombreux drones), le président ukrainien se retrouve en situation délicate. "Ce qui m’inquiète, c’est l’accumulation de trois facteurs : la nervosité du camp républicain américain avant les élections de mi-mandat, les conséquences du dossier iranien que Trump tente d’imputer au conflit russo-ukrainien, et sa tendance naturelle à écouter Poutine et à trouver raisonnables les deals que ce dernier propose", résume Camille Grand, sans exclure la possibilité où le président américain passe à autre chose après les midterms. Dépendant des Américains en matière de renseignement, les Européens ne sont pas en mesure de les remplacer actuellement de façon satisfaisante, alerte-t-il.
L'Express : En début de semaine, l’Ukraine n’a pas été alertée du lancement de missiles balistiques russes. Les Américains ont, selon Kiev, mis à exécution leur menace de cesser de partager des renseignements et...
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17/10 - Donald Trump suspend de nouvelles sanctions visant la Russie en vertu de "l’intérêt national des Etats-Unis" et fragilise davantage l’Ukraine
Dans un décret publié vendredi 17 octobre par la Maison-Blanche, Donald Trump a annoncé suspendre l’application de sanctions et de droits de douane prévus par une loi qu’il avait lui-même promulguée à la mi-septembre. Le texte, baptisé Lindsey O. Graham Sanctioning Russia and Iran Act of 2026, visait à renforcer la pression économique sur Moscou en raison de son invasion de l’Ukraine, déclenchée en février 2022.
Pour justifier sa décision, Donald Trump invoque "l’intérêt national des Etats-Unis". Le décret précise que la suspension restera en vigueur jusqu’à ce que le président ou de hauts responsables de son administration estiment qu’une "action supplémentaire est appropriée".
Cette décision intervient quelques jours seulement avant l’entrée en vigueur des mesures prévues par la loi. Elle marque un nouveau recul dans la stratégie de sanctions contre Moscou, alors que Donald Trump a adopté une approche plus conciliante envers le Kremlin et multiplié les critiques à l’égard du président ukrainien, Volodymyr Zelensky.Des sanctions potentiellement lourdes pour les acheteurs de pétrole russe
Portée au Congrès par le sénateur républicain Lindsey Graham, cette législation constituait une initiative majeure contre la Russie depuis le retour de Donald Trump au pouvoir. Elle ciblait notamment le secteur énergétique russe, la flotte fantôme utilisée pour contourner les sanctions, ainsi que Vladimir Poutine et plusieurs hauts responsables russes.
Le texte autorisait le président...
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17/10 - Jean-Pierre Raffarin : "Si les démocraties ne se réveillent pas, elles souffriront terriblement"
Depuis la première parution en 1976 de Démocratie française (Fayard), aucun autre livre publié n'a été rédigé dans le Salon doré par un président de la République en fonction. C'est que nous vous parlons d'un temps où le politique ne s'assujettissait pas à l'instantanée et disposait encore d'un "temps de cerveau disponible" suffisant pour se livrer à l'artisanat merveilleux et ingrat de la réflexion. Celui également, où un livre pouvait encore s'écouler à près d'un million d'exemplaires - crise de la lecture oblige, les ambitions commerciales de cette réédition de Démocratie française sont évidemment plus humbles. Outre le souci de faire vivre l'héritage de "VGE", l'idée sous-jacente est d'inspirer à ceux qui prétendent à la fonction suprême la même démarche de "proposer au pays une vision". Mais à quoi ressemblait celle de VGE et en quoi peut-elle servir à ceux qui prendront la charge de bâtir l'avenir ? Pour le savoir, son fils, Henri Giscard d'Estaing, nous a recommandé d'aller sonner à la porte d'un ancien Premier ministre qui l'a bien connu. Entretien avec Jean-Pierre Raffarin.
L’Express : Dans l'émission de Darius Rochebin sur LCI, lorsque la photo de Valéry Giscard d'Estaing est apparue, Marine Tondelier a dit qu'elle voyait en lui des ressemblances avec Emmanuel Macron. Qu'en pensez-vous ? VGE se voyait-il dans l'actuel chef d'Etat ?
Jean-Pierre Raffarin : Giscard n'était pas du genre à se voir dans qui que ce soit ! (sourire) Mais il y a évidemment des points...
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17/10 - Au sommet de l’UE, l’immigration fracture les Vingt-Sept, l’Espagne isolée
Un sommet européen qui s’éternise est souvent synonyme de désaccord. Initialement prévu pour s’achever après le déjeuner vendredi 16 octobre, la réunion des dirigeants de l’Union européenne (UE) s’est prolongée jusque dans la soirée à Bruxelles, autour d’un sujet particulièrement clivant pour les 27 : l’immigration. Dans le contexte particulier de la crise migratoire survenue à Ceuta pendant l’été 2026 - 70 000 hommes et femmes avaient alors franchi la frontière entre le Maroc et l’Espagne en 48 heures -, les membres étaient réunis pour discuter, entre autres, d’une "amélioration de leur politique migratoire" et d’un "renforcement de la solidarité des Etats membres" autour des dispositifs d’urgences, selon le site du Conseil européen.
Mais les discussions se sont vite crispées autour de la politique d’accueil espagnole. Alors que les 27 approchaient d’un communiqué commun sur le sujet, le Danemark, l’Italie et la Pologne ont réclamé un durcissement du ton collectif. Ces trois pays, dont les gouvernements soutiennent une ligne dure concernant l'immigration, souhaitaient intégrer dans les conclusions un appel à éviter toute mesure susceptible d’encourager l’immigration "irrégulière". Une référence indirecte, mais peu discrète à la politique du dirigeant socialiste espagnol Pedro Sanchez, qui prévoit prochainement de régulariser la situation de 600 000 personnes sans papier. "Elle pense que les migrants ne devraient pas se voir reconnaître de droits"
Les débats qui s’en...
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17/10 - "Ladies impitoyables" : les drôles de dames des lettres anglaises
L’affaire est entendue : pour ceux qui cherchent le dandysme en littérature, tous les chemins mènent à Londres. L’histoire ne se réduit pas aux excentriques à la Horace Walpole, les dames aussi ont apporté leur pierre à l’édifice. Vous auriez aimé être fille de pasteur, vous ne parvenez pas à vous sevrer de votre addiction au thé, vous portez des robes Laura Ashley en tissu Liberty, vous rêvez d’un cottage dans le Kent et vous vous souvenez avec nostalgie de l’adaptation d’Avril enchanté par Mike Newell (qui réalisa ensuite Quatre mariages et un enterrement) ? Alors Ladies impitoyables remplacera avantageusement les scones lors de votre prochain five o’clock. Sur 300 pages pleines de culture, de finesse et d’humour, Constance Jean propose une contre-histoire de la littérature anglaise au féminin. Dès l’introduction, elle écarte de son panthéon personnel Jane Austen, les sœurs Brontë, George Eliot et Virginia Woolf, trop célébrées à son goût, et se concentre sur des figures moins connues en France.
Le Lagarde et Michard british de Constance Jean s’ouvre sur Aphra Behn, née un an après Racine (soit plus d’un siècle avant Jane Austen). Précurseure du roman anglais et dramaturge qui créa une quinzaine de pièces de son vivant, elle repose dans la chapelle attenante à l’abbaye de Westminster, sous cette épitaphe : "Ci-gît une preuve que l’esprit n’est jamais une défense suffisante contre la mort." L’esprit, mélange de flegme (never complain, never explain) et de drôlerie, est...
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17/10 - Michel Foucault : la vie de l’iconique philosophe retracée dans un roman graphique
A l’occasion du centenaire de la naissance de l’un de nos philosophes phares du XXe siècle, traduit encore aujourd’hui dans le monde entier, les admirateurs de Michel Foucault sont à la fête. Rééditions et "Libelle" de Frédéric Gros (La Puissance Foucault) au Seuil, Iran, quand la terre tremble, chez Gallimard, ses Dits et Écrits en Pléiade, ouvrages à La Découverte et chez Flammarion, etc... A leur intention mais aussi pour les néophytes, arrêtons-nous sur le singulier roman graphique que lui consacrent Paul Auer et Benoît Schupp, Foucault disparaît (Morgen).
Le premier, auteur des Amants de Jésus (Le Cherche Midi) et grand connaisseur de l’auteur des Mots et les choses, le deuxième, graphiste et photographe, n’avaient jamais conçu de BD. D’où, peut-être la fraîcheur et la grande liberté de ton de leur album (nourri quasi-exclusivement de propos réels) où se croisent trois points de vue : celui de Daniel Defert (1937-2023), le compagnon de Foucault, dans le grand appartement vide de la rue de Vaugirard, celui du philosophe de la French Theory lui-même sur ses différents combats (la folie, la prison, les pouvoirs), et, enfin, celui d’un jeune contemporain de l’auteur de Histoire de la Sexualité, inspiré par l'auditeur antillais au Collège de France Gilbert Burlet, pour évoquer les reportages en Iran et leurs polémiques, les folles conférences à Berkeley (Californie), son voyage dans la Vallée de la Mort en mai 1975, l’effet Foucault bien au-delà de son décès, le 25 juin...
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17/10 - Quiconque a servi dans l’armée russe après 2022 doit être interdit d’entrée en Europe, par Vladislav Inozemtsev
Bien que les dirigeants de l’Union européenne aient approuvé à titre préliminaire le 22e paquet de sanctions, l’une des questions les plus importantes soulevées plus tôt cette année n’est toujours pas réglée : l’interdiction des visas Schengen pour les citoyens russes ayant participé à la guerre contre l’Ukraine. L’Allemagne, la Suède, la Finlande, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie et la Pologne ont avancé cette idée en mars 2026. Ils ont appelé Bruxelles à exclure toute possibilité pour d’anciens militaires russes d’obtenir une autorisation de voyage européenne. En juillet, la décision relative au 21e paquet a prévu "l’introduction des bases d’une interdiction globale de visas pour les combattants et anciens combattants des forces armées russes et d’autres groupes supplétifs participant à la guerre d’agression russe en Ukraine". Elle n’a toutefois pas précisé les mesures à prendre à l’avenir.
Je soutiens pleinement la proposition de l’Allemagne et de ses alliés, et je voudrais expliquer pourquoi cette position me paraît non seulement nécessaire, mais profondément rationnelle.
Aujourd’hui, le principal argument en faveur de cette mesure tient à l’inquiétude, voire à la crainte, d’un afflux dans l’Union européenne d’anciens combattants entraînés, endoctrinés et fidèles au régime du Kremlin. Elle est donc présentée comme "une mesure de sécurité relevant du bon sens". A mesure que se multiplient les actes de sabotage et les opérations de guerre hybride liés à...
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17/10 - Supermarchés piratés, barrages à sec : l’eau, l’énergie et l’alimentation, un triangle vital menacé
C’est une réunion technique passée inaperçue qui s’est tenue le 15 septembre au siège de l’Otan, à Bruxelles. Des responsables de l’organisation en charge des actions de résilience y ont rencontré des représentants des secteurs de l’eau, de l’énergie et des communications. Leur sujet : maintenir les services essentiels en cas de crise ou de conflit. En apparence, c’est une réunion de spécialistes et, pourtant, ces discussions touchent au fondement de nos sociétés : la possibilité de vivre sans devoir, chaque matin, organiser notre survie. Car, de plus en plus, nous sommes rappelés à la fragilité de ce quotidien qui allait de soi jusqu’à peu.
Dernier épisode en date dans ces disruptions à répétition du quotidien, une cyberattaque a déréglé les installations frigorifiques dans plusieurs centaines de supermarchés français. Ce qui se joue derrière les rayons de nos supermarchés, c’est la fragilisation du triangle au fondement de toute société moderne : l’alimentation, l’énergie et l’eau. Sans eau, pas de récoltes, pas de production d’électricité ; sans énergie, pas de pompage, de traitement de l’eau, d’engrais ou de conservation des aliments. Chaque sommet du triangle dépend des deux autres et interagit avec eux. Leur bon fonctionnement nous libère du temps pour travailler, apprendre, créer, débattre. Ce confort matériel, cette sécurité du quotidien sont la condition de l’exercice de nos libertés.
Or ce triangle subit des chocs qui se propagent. La sécheresse réduit la...
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17/10 - Blocus des lycées : inconnus de la police, scolarisés ailleurs… Enquête sur le profil des jeunes interpellés
Des horaires à rallonge, des dossiers par dizaines et un nombre de gardes à vue de mineurs à traiter multiplié par cinq dans certains parquets : depuis le début du mouvement lycéen et étudiant en France, une vague d’interpellations sans précédent donne du fil à retordre aux magistrats spécialisés, partout sur le territoire. Selon les derniers chiffres communiqués par la chancellerie, le 9 octobre dernier, 6 877 individus avaient été placés en garde à vue depuis le début des manifestations, le 28 septembre, dont l’immense majorité (86%) avaient moins de 18 ans.
Environ un mineur sur trois a depuis fait l’objet de poursuites judiciaires, et près de trois jeunes sur dix ont bénéficié de mesures alternatives, consistant par exemple à des avertissements pénaux probatoires, des mesures de réparation pénale, des interdictions de paraître ou des travaux d’intérêt général. En tout, un tiers de ces mineurs placés en garde à vue ont été déférés devant un magistrat - à tel point que dans certaines juridictions, les organigrammes ont été provisoirement revus pour traiter la masse de dossiers. "Il y a des endroits où deux magistrats de déferrement sont désormais présents là où il n’y en avait qu’un il y a trois semaines, idem pour les magistrats de permanence", souligne Aurélien Martini, vice-procureur de Meaux et président de l’Union syndicale des magistrats (USM).
Face à cette foule de mis en cause, les procureurs d’une dizaine de parquets ont accepté de raconter à L’Express les...
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17/10 - La pire conséquence d’un impôt sur les plus riches n’est pas leur départ, par Rainer Zitelmann
L’augmentation des impôts sur les riches pousse certains à quitter leur pays. Mais la plupart des personnes fortunées restent, même lorsque le gouvernement augmente le taux maximal d’imposition sur le revenu ou instaure un impôt sur la fortune. Il y a de nombreuses raisons à cela. Les entrepreneurs sont aussi des êtres humains, et non de simples exemples d’homo economicus. Beaucoup aiment leur pays, malgré tout. Ils ne veulent pas laisser leurs amis derrière eux. Les personnes fortunées sont souvent âgées et ont du mal à apprendre d’autres langues. Certaines espèrent simplement que la situation politique de leur pays s’améliorera.
Mais les pires conséquences d’une fiscalité élevée ne résident pas dans ces départs. Le véritable problème, c’est le climat social et les mentalités qui conduisent à l’instauration de cette fiscalité élevée. Ce dont se souviennent le plus des entrepreneurs suédois qui ont connu les années 1970 et 1980, lorsque la Suède appliquait des impôts exorbitants, c'est d’une atmosphère dans laquelle ils étaient traités comme des ennemis et considérés avec méfiance. Aujourd'hui, les entrepreneurs sont vus comme des modèles en Suède, en particulier par de nombreux jeunes. Ils ne sont plus des boucs émissaires. "Superflus, méprisés et exclus"
Le succès de cette transformation se reflète dans le milieu des start-up suédoises, très dynamique. Des entreprises telles que Spotify, Klarna, King et iZettle ont connu un succès international. Le pays a déjà produit...
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16/10 - Guerre en Ukraine : le plaidoyer de Volodymyr Zelensky à l’UE pour une rallonge de 70 milliards d’euros
"Gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge", dit un adage souvent attribué à Voltaire. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, était dans cet état d’esprit lorsqu’il est venu vendredi rencontrer les dirigeants de l’Union européenne réunis à Bruxelles. Il doit d’un côté repousser l’invasion des armées de Vladimir Poutine, d’un autre gérer le lâchage de son pays par l’Amérique de Donald Trump, et enfin supplier les Européens d’accroître encore leur aide militaire et financière - il a dit avoir besoin d’au moins 70 milliards d’euros de plus de la part de l’UE l’année prochaine.
Zelensky mène un combat sur trois fronts, surhumain, à l’approche d’un hiver qui s’annonce redoutable pour la population civile ukrainienne que les bombardements russes incessants privent de plus en plus de chauffage, d’électricité et d’eau. Et pourtant, il fait front, sans ciller. L’Ukraine "restera ferme", a-t-il proclamé, malgré la décision de Trump d’acheter du diesel à la Russie et de donner ainsi à Poutine les moyens de continuer à financer sa machine de guerre. "Je défends exclusivement les intérêts de l’Ukraine et du peuple ukrainien", a-t-il dit aux journalistes. "Nous avons été agressés, occupés, nos concitoyens sont tués. Il est parfaitement logique que nous exercions notre droit de nous défendre".
La décision de Zelensky de répliquer vertement à Donald Trump, qu’il a accusé de "trahison" lors de son passage à Londres avant de venir à Bruxelles, a mis les Vingt-Sept européens...
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16/10 - Ventes de livres : Freida McFadden plus forte que Thélyson Orélien
Rendez-nous Georges Simenon ! On se souvient que l’écrivain belge n’avait besoin que d’une grosse semaine pour pondre un livre. S’il vivait aujourd’hui, la productivité de Claude ne lui ferait pas peur. Freida McFadden non plus n’est pas complexée par les machines. La graphomane, dont le rythme des parutions est quand même suspect, vient déjà de publier un nouveau roman, Chère Debbie (City). Avec plus de 30 000 exemplaires écoulés en quelques jours, elle prend la 1ère place du classement fictions, devant Giuliano da Empoli (Le Fondateur, Gallimard) et Thélyson Orélien, dont C’était ça ou mourir (Grasset) devrait bientôt atteindre les 100 000 exemplaires.
La rentrée littéraire s’essoufflerait-elle ? En attendant les grands prix d’automne, il faut descendre jusqu'à la 7e place pour trouver Anne Godard et Nous aussi (Actes Sud). Philippe Jaenada n’est "que" 12e avec L’Inconnue du quai de Javel (Flammarion), Amélie Nothomb 14e avec L’Adolescence du perroquet (Albin Michel) et Sonia Devillers 18e avec Le Fabuleux piano (Robert Laffont). Deux auteurs Gallimard sont en embuscade à l’entrée du top 20 : François-Henri Désérable, 21e avec Le Palais, et Yannick Haenel, 22e avec La Solitude des professeurs est infinie, espèrent que le Renaudot (pour le premier) et le Goncourt (pour le second) leur permettront de remonter au firmament des ventes. Reste à voir comment la mayonnaise prendra chez Drouant ces prochaines semaines... Ventes de livres : Freida McFadden, plus forte que...
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16/10 - Guerre en Ukraine : de plus en plus de Russes fuient leur pays pour échapper à la mobilisation
Un vent de déjà vu souffle sur la Russie. Pour éviter d'être enrôlés dans les rangs de l'armée, les Russes sont de nouveau des dizaines de milliers à fuir le pays. Rien que sur la journée du 18 août, 20 000 personnes ont franchi la frontière terrestre entre la Russie et la Géorgie, soit environ trois fois le nombre habituel de passages quotidiens. Un scénario qui n'est pas sans rappeler celui de septembre 2022, lorsque 400 000 hommes s'étaient réfugiés à l'étranger, après l'annonce d'une mobilisation partielle, six mois après l'invasion de l'Ukraine.
Sauf que cette fois, les départs ont commencé avant même toute annonce officielle, bien qu’ils soient moins massifs. L’organisation bénévole Idite Lesom, qui accompagne les Russes souhaitant échapper à la mobilisation forcée, a vu le nombre de sollicitations bondir : +50 % de demandes d'assistance en automne, par rapport au printemps.Eviter d'être enrôlés
Même son de cloche du côté de l'ONG Kovcheg, qui a connu une recrudescence des demandes de renseignements, qui ont été multipliées par huit depuis juillet. "Par rapport à 2022, nous assistons aujourd’hui à une vague d’émigration moins importante, mais mieux préparée", explique la fondatrice de l'ONG Anastasia Bourakova, dans les colonnes de The Economist. En Arménie, pays qui, comme la Géorgie, accueille les Russes sans visa, l'afflux a été si fort depuis le printemps que la pression sur le logement a entraîné une hausse des loyers d'environ 40 %.
Ces chiffres n'ont rien...
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16/10 - Présidentielle 2027 : le moment Lisnard, récit d’un nouveau dégagisme
C’est Gabriel Attal qui s’interroge : quand viendra le jour où David Lisnard dépassera Bruno Retailleau dans les sondages ? C’est un cadre d’Horizons qui prévient Edouard Philippe : "J’entends beaucoup parler de lui." C’est Michel Barnier qui est accosté dans un restaurant parisien : "Qui va gagner ? Moi, je vois Lisnard !" Dans une campagne présidentielle comme dans une course cycliste, il y a des moments. Celui-ci en est un que le maire de Cannes, redoutable sur les réseaux sociaux – à l’image de ce tweet le 5 octobre "Ne perdez plus de temps à essayer de me convaincre : je vais voter pour moi" - sait souligner, exploiter, amplifier : il se passerait quelque chose.
Jeudi, un sondage Ifop le situe pour la première fois à 6 %, devant Bruno Retailleau. Si la configuration retenue par l’institut est certes baroque - Edouard Philippe, Gabriel Attal, Dominique de Villepin et François Ruffin sont sur la ligne de départ -, le résultat fait son petit effet. Un intime de Bruno Retailleau a disséqué les chiffres de l’enquête pour comprendre les ressorts de ce curieux phénomène. "On me parle de lui", entonne en chœur la classe politique. Qui est ce "on" ? De l’avis général, un écosystème de chefs d’entreprise et de partisans d’une droite libérale, tel cet homme d'affaires surpris de voir revenir sans cesse l'hypothèse Lisnard depuis la mise en retrait de Jordan Bardella. Mais pas seulement. Une sénatrice de droite a été alpaguée par ses voisins comme par d’anciens camarades de...
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16/10 - La réponse de Marc Knobel à Jordan Bardella : "Les victimes juives ne sont pas les figurantes d’une stratégie de dédiabolisation"
Mediapart a publié le 28 septembre puis le 1er octobre des messages attribués à Jordan Bardella, datant de 2013 à 2015. Selon le média, leur extraction depuis Messenger [NDLR : l’application de messagerie de Meta] a été authentifiée par huissier. Le président du Rassemblement national a démenti en être l'auteur, parle de "faux grossiers" et a porté plainte pour diffamation. Les faits ne sont donc pas établis, et la justice est saisie.
Interrogé sur les accusations d'antisémitisme qui le visent, le 8 octobre sur LCI, Jordan Bardella dénonce une "hystérie généralisée" et lance qu’"il va falloir maintenant se calmer. Il va falloir accepter de parler de la France, il va falloir accepter de parler des sujets qui concernent nos compatriotes." Puis il ajoute : "Vous ne pensez pas qu'il y a d'autres sujets de préoccupations ?" Deux jours plus tard, sur Franceinfo, Andréa Kotarac, porte-parole du Rassemblement national, affirme que "tout le monde se fout" de l'affaire Bardella, dont "l'objectif" serait, dit-il, "de freiner l'arrivée du Rassemblement national au pouvoir". Interrogé sur les éventuelles répercussions de cette affaire sur les alliés du RN à droite, il répond : "Si ça n'influence pas les Français, ça n'a aucune raison d'influencer nos alliés." Même sur le terrain électoral, répondre que "tout le monde s'en fout" revient à écarter la question de la véracité de l'affaire.
Ces réponses laissent entendre, à tort, que l'antisémitisme ne concernerait pas "nos compatriotes"...
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16/10 - Jean Philanthrope, l’influenceur créé par IA qui fait fureur : ce que cette arnaque dit de notre époque
L’affaire Jean Philanthrope constitue un basculement. Mais qui est-il exactement ? Au début de cette histoire, personne ne le sait. Son allure est frappante : coupe de cheveux grotesque, moustache et costume rétro. Dans de courtes vidéos diffusées sur TikTok et Instagram, Jean Philanthrope regarde la caméra, esquisse des mouvements de boxe et ne prononce jamais un mot. En quelques semaines, il cumule des dizaines de millions de vues et l’on s’interroge partout sur son identité. Malgré le stupéfiant réalisme de ces petits films, il n’est rien d’autre qu’une création IA. On est presque déçu qu’un tel personnage fantasque n’existe pas dans notre monde. Quoi qu’il en soit, son arrivée sur les réseaux sociaux entérine l’ère de l’indistingable ou presque. Il faut dire que cet avatar paraît filmé au téléphone, avec des cadrages réalistes, que ses mouvements sont fluides et le reste du décor sans défauts apparents.
Le débat concernant la réalité de Jean Philanthrope a animé des milliers de forums et ce ne sont que d’infimes détails qui ont permis de déceler son caractère factice. Ce n’est pas lui qui a inauguré la présence des influenceurs virtuels. Ils en existent déjà beaucoup sur les réseaux sociaux. Certains cumulent même des dizaines de millions d’abonnés. Mais Jean Philanthrope, lui, n’est pas destiné à durer. A ce titre, un autre indice aurait dû rapidement permettre de savoir qu’il n’était pas réel : ses comptes sur les réseaux indiquent un lien vers une cryptomonnaie. Au...
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16/10 - Un homme empoisonné après avoir consulté ChatGPT : l’alerte des chercheurs sur les dangers invisibles de l’IA
Seattle, Etats-Unis. Un homme de 60 ans, grand utilisateur des agents conversationnels d'intelligence artificielle (ChatGPT, Claude...) se présente aux urgences. Il explique se sentir mal, jure que c’est la faute de son voisin, qu’il est fou, un vrai méchant, capable du pire. Il en est sûr : il a été empoisonné, et par lui, aucun doute. Le personnel procède aux vérifications : pas d’antécédents médicaux ou psychiatriques, patient capable de discernement. Ses constantes vitales sont normales, mais la machine qui présente les analyses de sang, elle, s’illumine dans tous les sens. Les seuils de chlore sont trop hauts, et les quantités de sodium et de bicarbonate sont incohérentes. Il faut l’hospitaliser d’urgence.
Dans la salle de repos, les médecins s’interrogent : que s’est-il passé ? Les données sont contradictoires, et peu concluantes. Peut-être a-t-il ingéré des métaux lourds ? Quel est son régime alimentaire ? Il faut le réinterroger, mais impossible : le patient s’agite, répète qu’il a soif, très soif, mais refuse l’eau qu’on lui propose, puis quand le personnel a le dos tourné, tente de fuir, cathéter dans le bras. La cavalcade est grotesque : il parle aux murs, enjambe des obstacles invisibles. Sur le rapport médical, les spécialistes notent : hallucinations visuelles et auditives, possible bromisme. On l’envoie à l'hôpital psychiatrique, en attendant que l’intraveineuse qui lui a été posée fasse effet.
Le bromisme désigne une intoxication au bromure, un type de...
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16/10 - Guerre en Ukraine : ces bases de lancement de drones que la Russie construit à toute vitesse
C'est une prolifération à vitesse grand V. En Russie, à proximité de la frontière ukrainienne, plusieurs terrains voient fleurir des bases destinées au lancement de drones à réaction. En à peine six semaines, dans la région de Rostov, une installation d'une superficie équivalente à 126 terrains de football est sortie de terre, selon une analyse d'images satellites réalisée par Reuters et corroborée par des experts de la défense. Dotée de huit plateformes de lancement, elle pourrait devenir opérationnelle prochainement et permettre de tirer plus de 100 drones par jour, d'après la société de renseignement DroneSec.
Plus au nord, dans l'oblast d'Orel, la base de Tsymbulova a connu une expansion tout aussi rapide. Construite sur d'anciennes terres agricoles dès 2024, elle n'a cessé de s'agrandir depuis. En août dernier, elle disposait de pas moins de 23 lanceurs et d'une centaine de drones prêts à être déployés. Tous pointent bien entendu vers l'Ukraine, située à moins de 200 kilomètres. Un arsenal russe de plus en plus sophistiqué
Ces deux installations s'inscrivent dans un programme plus vaste : selon une enquête du Telegraph, au moins dix bases russes ont récemment été équipées de nouvelles plateformes, représentant 59 rails de lancement supplémentaires près des frontières ukrainienne et biélorusse.
Cette accélération vient appuyer une évolution de l'arsenal russe vers des drones à réaction, nettement plus difficiles à intercepter que les modèles à hélice. Le Geran-5,...
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16/10 - Cyberattaques : comment les Européens tentent de contrer les vagues de piratage
Des frigos dont la température s'emballe et augmente de 50, voire 150 degrés en quelques minutes. Ce scénario de science-fiction est devenu réalité en France et au Danemark, du 11 au 13 octobre, lorsque des hackers ont pénétré les systèmes informatiques liés à des centaines de supermarchés, provoquant des pertes alimentaires se chiffrant en millions d'euros.
Cette cyberattaque est la dernière d'une longue liste de perturbations de nos sociétés par des pirates informatiques. La menace est parfois financière, avec des demandes de rançons, mais peut aussi servir à la déstabilisation : l'Europe est une cible privilégiée des cyberattaques russes, directement liées aux services de renseignement. La France a été pionnière en adoptant dès 2013 le régime des opérateurs d'importance vitale, qui impose des règles de cybersécurité strictes aux infrastructures publiques. Mais notre pays a pris du retard et se retrouve parfois démuni à l'ère de l'intelligence artificielle. Nos voisins tentent d'avancer pour limiter la menace.Des cibles avant tout publiquesPologne : un pays déjà en "guerre cyber"
En Europe, la Pologne est le pays qui a le plus "militarisé" sa réponse aux cyberattaques. Varsovie se décrit en "guerre cyber chaude" avec la Russie avec, d'après le ministre du Numérique, 273 000 incidents de cybersécurité enregistrés en 2025. Le gouvernement prévoit de dépenser 1,2 milliard d'euros en 2026 pour sa défense informatique. Fin 2025, des hackers russes ont ciblé deux centrales...
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16/10 - "C’est une honte" : la nouvelle charge de Donald Trump contre Volodymyr Zelensky
C'est sans doute un euphémisme, mais il a le mérite de la sincérité : Donald Trump a déclaré jeudi 15 octobre qu'il n'était "pas un grand fan" de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, lors d'une interview à la chaîne Newsmax lors de laquelle le président américain a aussi qualifié de "honte" la reprise des frappes ukrainiennes contre les raffineries russes.
"Tout ce que [Volodymyr Zelensky] fait, c'est faire grimper le prix mondial du pétrole. Et bien, je pense que c'est une honte", a déclaré Donald Trump. "Il y a beaucoup de cibles que l'on peut frapper, mais quand on tire sur des raffineries où l'on produit du gazole, dont nous avons besoin, et dont le monde a besoin, alors [Zelensky] ne rend pas service au monde", a fustigé le locataire de la Maison-Blanche.
Défiant Washington, l'Ukraine avait frappé plus tôt une raffinerie de Rosneft à Riazan, au sud-est de Moscou, après que Volodymyr Zelensky a déclaré que Kiev renonçait au cessez-le-feu concernant les sites énergétiques annoncé par Donald Trump, que la Russie n'a pas respecté."Plus difficile de travailler avec Zelensky qu'avec Poutine"
Ces dernières semaines, le président américain a déjà accusé plusieurs fois l'Ukraine d'être responsable de la hausse des prix du diesel, pourtant largement due à la guerre contre l'Iran qu'il a déclenchée en février, et à la quasi-fermeture du détroit d'Ormuz qu'elle a entraînée.
Ce jeudi, il a réaffirmé sa conviction que Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine se...
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16/10 - De Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, l’illusion de la gratuité
Il y a quelques jours, un étudiant, inscrit dans une école d’ingénieur française, me faisait remarquer que cette année, la cantine de son campus était prise d’assaut. Il faut apparemment sortir avant la fin du cours pour avoir une chance d’obtenir une place. A l'inverse, les élèves qui font preuve d'une consciencieuse assiduité doivent prendre leur mal en patience pour accéder au restaurant de l’école. La plupart d’entre eux cheminent donc vers un fast-food de la zone commerciale la plus proche où ils dépensent entre 6 et 10 euros pour un déjeuner parfaitement déséquilibré. Bienvenue dans le monde du repas à 1 euro, désormais accessible à tous !
Cette idée "géniale", qui passe outre cinq siècles d’analyse économique, nous vient du groupe socialiste à l’Assemblée nationale qui, lors des débats budgétaires de l’année dernière, a réussi à la faire inscrire dans la loi. Depuis le mois de mai, le repas complet est facturé 1 euro à tous les étudiants dans les restaurants des Crous, boursiers ou non, contre 3,30 euros auparavant pour les non-boursiers, hors situation de précarité. Son coût réel avoisine pourtant les 8 euros. Un choix, deux mauvaises options
L'instauration d’un prix nettement inférieur au prix du marché n’entraîne pas une hausse du bien-être des personnes concernées mais des files d’attente, aux multiples effets néfastes. On pensait naïvement que ce mécanisme basique était à peu près acquis pour les uns et les autres. A l'évidence, il n'en est rien. Les...
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16/10 - Marine Le Pen et la politique familiale : les visages très conservateurs derrière le programme du RN
"Bien sûr, c’est connu, notre programme, c’est les femmes à la maison", s’esclaffe ce bras droit de Marine Le Pen. Qui s’empresse de préciser : "Je blague, hein, vous n’écrivez pas ça !" Mardi 6 octobre, la candidate à la présidentielle vient de présenter son contre-budget, au nouveau siège du parti dans le XVIe arrondissement de Paris. Dans son discours, une phrase, glissée comme un teaser, évoque sa volonté de mettre en place "une nouvelle politique familiale". "En particulier des mesures très concrètes pour les femmes qui veulent concilier leur carrière professionnelle et leur vie de famille." Le dispositif devrait être détaillé dans les semaines à venir.
Pour sa campagne de 2022, déjà, Marine Le Pen avait édulcoré certaines de ses propositions en la matière, dans une volonté d’estomper les stigmates d’un conservatisme trop visible. Exit, donc, le fait de réserver la PMA aux seuls couples rencontrant des problèmes de stérilité ou le remplacement du mariage entre les couples de même sexe par une nouvelle union civile. Depuis cinq ans, les propositions frontistes sur la famille restent centrées autour des mêmes thèmes : la mise en place d’une politique nataliste, l’introduction de nouvelles aides et avantages fiscaux, en appliquant la sélection par la préférence nationale, et la défense d’un modèle familial traditionnel. Mais un nouveau credo vient guider ces mesures : il n’est pas question, assure Marine Le Pen, de "retirer des droits aux Français". Une ligne...
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16/10 - Finances publiques : pourquoi la France pourrait s’inspirer du Portugal
Des milliards d'euros d'économie face à des milliers d'amendements... L'examen du projet de budget pour 2027 vient tout juste de commencer à l’Assemblée, et il s’annonce aussi tendu que les années précédentes.
Le gouvernement est toujours face à une équation complexe : alors que le déficit s'accroît chaque jour un peu plus, les demandes de dépenses arrivent de toutes parts : les lycéens, par exemple, manifestent pour plus de moyens accordés à l'éducation.
Et il n'aura pas échappé aux ministres et aux députés que la situation est encore plus préoccupante : les taux d'emprunt de la France se rapprochent dangereusement des 5 %, de quoi peser un peu plus sur la dette. Tout cela dans le contexte d’une élection présidentielle dans moins de six mois.
Des taux d'intérêt élevés, une croissance en berne, un déficit en hausse... La ressemblance avec la crise des pays du sud de l'Europe est frappante. Pourtant, aujourd'hui, les PIGS (Portugal, Italie, Grèce et Espagne) ont redressé la barre en matière de finances publiques. Alors comment ont-ils résolu cette équation ?
Dans cet épisode, Charlotte Baris analyse le cas portugais avec Muriel Breiman, rédactrice en chef déléguée du service Economie de L'Express.
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot....
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16/10 - "Moscou n’a guère d’alternative" : comment la Chine tient l’avenir énergétique de la Russie entre ses mains
Il a fait grincer bien des dents, de Bruxelles à Kiev. En concluant avec Vladimir Poutine un accord sur le diesel russe, Donald Trump a semblé entrouvrir la porte à un retour de Moscou sur la scène énergétique mondiale. Le président américain, pressé par la flambée des prix à la pompe à l’approche des élections de mi-mandat, cherche des solutions partout, quitte à bousculer le front occidental des sanctions. Mais derrière le coup politique, la réalité est bien moins favorable au Kremlin. Raffineries pilonnées par les drones ukrainiens, marché européen du gaz verrouillé par la loi à partir de 2027, gazoducs fermés ou sabotés : la Russie n’a ni les capacités ni les débouchés pour revenir en force. Pour Didier Holleaux, ancien directeur général adjoint d’Engie et fin connaisseur des marchés gaziers, l’accord avec Washington relève avant tout de la communication. Et l’horizon énergétique de Moscou s’annonce sombre : une dépendance quasi-totale à l’égard de la Chine, qui dispose de suffisamment d’alternatives pour lui imposer ses conditions. Entretien.
L'Express : L’accord passé entre Donald Trump et Vladimir Poutine sur le diesel marque-t-il le retour de la Russie sur les marchés énergétiques mondiaux ?
Didier Holleaux : Tous les experts s’accordent sur deux points. D’une part, les volumes annoncés sont trop importants pour que la Russie puisse crédiblement les fournir, compte tenu de ses propres difficultés : les frappes sur ses raffineries l’empêchent de produire...
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15/10 - Guerre en Ukraine : ces missiles russes S-400 que les Etats-Unis détectent sans délai... mais pas l’Europe
Moscou aurait-il trouvé la solution pour prendre de court les Ukrainiens ? La dernière attaque russe qui a frappé la ville de Kiev, sa région et Kharkiv, dans la nuit du 13 au 14 octobre, a fait plus de trois morts et laissé 600 000 personnes sans électricité. Elle succède à une première frappe ce lundi 12 octobre. Dans chaque cas, les alertes ne se sont pas déclenchées et les sirènes n'ont sonné qu'après les explosions. "Les renseignements préalables sur les tirs de missiles balistiques russes sont essentiels pour sauver des vies. Les alertes précoces donnent aux populations le temps de se mettre à l'abri et contribuent à prévenir les pertes humaines", soulignait Volodymyr Zelensky ce mardi 13 octobre.
La détection des missiles russes a donc échoué, en dépit de la fiabilité habituelle du système d'alerte à Kiev, largement nourri par le renseignement américain. D'après l'armée de l'air ukrainienne, leurs radars n'ont détecté les missiles qu'au dernier moment. Depuis lundi, des officiels ukrainiens avancent plusieurs raisons pour expliquer ces dysfonctionnements, allant de la mauvaise météo à l'utilisation par Moscou de lanceurs S-400. Ce mardi, sur la scène du Warsaw Security Forum, en Pologne, le ministre des Affaires étrangères ukrainien Andrii Sybiha a ainsi attribué la faute à un "type d'arme particulier" employé par la Russie. Il a assuré que la coopération avec les Etats-Unis se poursuivait. Kiev fait encore une fois face à un éternel problème : son extrême...
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15/10 - "Elle est totalement seule" : Marine Le Pen isolée dans son bras de fer avec l’Union européenne
"Quand nous disons [que] nous allons baisser la contribution nette à l’Union européenne, nous savons qu’il y a un débat, et un débat ferme, et même un bras de fer à mener." A quelques jours du Conseil européen qui doit se tenir les 15 et 16 octobre, Marine Le Pen persiste. Dans les colonnes du Financial Times, mercredi, la cheffe de file de l’extrême droite française répète sa volonté de baisser drastiquement la contribution nette de la France au budget de l’Union européenne. Son enjeu : plafonner cette contribution à cinq milliards d’euros, pierre angulaire des économies présentées dans son contre-budget pour le pays.
En déplacement à Bruxelles, le même jour, Marine Le Pen a participé au sommet des Patriotes pour l’Europe (le groupe dans lequel siège le RN au Parlement européen) pour évoquer notamment le cadre financier pluriannuel de l’Union européenne pour 2028-2034. Elle était entourée du dirigeant espagnol du parti d’extrême droite Vox Santiago Abascal, de l’ex-Premier ministre hongrois Viktor Orban, du président du Vlaams Belang Flamand Tom Van Grieken et du Premier ministre tchèque Andrej Babis. Pas de soutien franc des alliés
Sur la photo de famille, les leaders nationalistes s’affichent unis et souriants. Lors de sa conférence de presse qui a suivi la rencontre, Marine Le Pen a répété sa volonté de plafonner la contribution française, et son opposition à tout élargissement de l’Union européenne à d’autres pays. Seulement, dans la foulée, aucun de ses...
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15/10 - Pascal Gauthier, patron de la licorne crypto Ledger : "Il faut être sainement parano"
On croirait entrer dans un bunker. Derrière la façade en béton armé d'une ancienne centrale téléphonique des années 1930, l'obscurité règne dans le hall de Ledger, à peine tamisée par des LEDs colorées. Le laboratoire de cybersécurité s'appelle "le Donjon". Une image de forteresse cultivée par la licorne française qui fabrique des appareils pour stocker des actifs numériques. Ledger revendique sécuriser près d’un tiers des bitcoins en circulation et plus de 30 % des stablecoins détenus par des particuliers.
Combien cela rapporte-t-il ? Tenue noire qui tranche avec les bagues clinquantes qu'il porte à chaque doigt, Pascal Gauthier ne dévoile pas de chiffre précis. "Ce que je peux vous dire, c'est que notre chiffre d'affaires se compte en centaines de millions d'euros, et que notre business est rentable mais, pour l'instant, un peu cyclique", indique le patron de Ledger, depuis son bureau décoré d'une horloge "qlocktwo", de maillots de NBA dédicacés et d'une drôle de Joconde au visage d’Elon Musk.
Depuis un an et son record à 126 000 dollars, le bitcoin a chuté de 34 %. Le soufflé des NFT, ces jetons d'œuvres d’art ou de cartes de sports virtuelles, est retombé. Un coup de froid qui pousse les fonds d’investissement vers les pâturages plus riants de l'IA générative. Seule bonne nouvelle pour le secteur crypto : cette bascule réactive une problématique qu'il connaît assez bien, la sécurité.Tout pour l’IA
"L'IA casse tout ce qui est logiciel. Elle fonctionne vingt-quatre...
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15/10 - Jordan Bardella et la théorie du complot, la guerre des chiffres entre Gabriel Attal et Emmanuel Macron
Le grand rendez-vous de la présidentielle approche, chaque semaine apparaît un nouveau prétendant. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…Les rimes de Gérald Darmanin
Gérald Darmanin a fait une intervention remarquée lors d’une réunion de campagne autour d’Edouard Philippe. Le ministre de la Justice a mis en avant les deux points que le candidat à l’Elysée devrait selon lui mettre en avant : "La rupture", "la carrure". Attal-Macron, la guerre des chiffres
"Le gros flop d’Attal" : l’écho du Canard enchaîné n’a pas échappé au candidat Ensemble pour la République et à son entourage, qui y ont vu la main de l’Elysée. L’article relève que le meeting à Lyon, samedi dernier, a rassemblé "moins de 2 000 personnes" et ajoute : "Dans l’entourage d'Emmanuel Macron, on ironise sur le fait que Gabriel Attal ait voulu copier le meeting du candidat En marche du 4 février 2017, qui avait réuni 8 000 personnes à Lyon et boosté sa campagne. "C’est une opération cousue de fil blanc, mais ça n’a rien à voir, s’offusque un proche de l’ancien Premier ministre. Macron, c’était en février 2017, à deux mois du premier tour. En septembre 2016, il faisait des salles de 800 personnes." C’était un couple (exécutif).Jordan Bardella, la théorie du complot
Dans l’écosystème frontiste, de plus en plus de théories circulent à propos de l’affaire Bardella, dont Mediapart a exhumé des écrits antisémites (ce qu’il conteste). Une, en particulier, fait son chemin...
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15/10 - Supermarchés français, crise au Japon : l’IA peut-elle nous sauver du tsunami cyber ?
De la France au Japon, le fléau cyber prend de l’ampleur. Après les piratages de la DGFIP et de l’Education nationale cet été, l'Hexagone a subi une attaque visant des supermarchés. Carrefour, Intermarché, Coopérative U, Monoprix, E.Leclerc... Des centaines de magasins ont vu les thermomètres de leurs réfrigérateurs s’affoler. Le tout causant jusqu’à 200 000 euros de pertes aux sites de plus grande taille.
L'affaire a poussé Emmanuel Macron à convoquer ce 14 octobre un conseil de défense exceptionnel sur les grands enjeux de sécurité liés à l’IA. La France est loin d'être le seul pays touché. Aux Pays-Bas, des supermarchés de la chaîne Albert Heijn ont vu le fonctionnement de leurs entrepôts et la livraison de produits frais perturbés par un incident cyber. Quelques jours plus tôt, au Japon, le ministre du Numérique Toshiharu Furukawa évoquait une situation "particulièrement critique". Incidents cyber au Japon
Les incidents se multiplient sur l’Archipel et touchent des entreprises ayant pignon sur rue (Times Car, Lawson, etc), mais aussi des hôpitaux et la police, note le FT. Les autorités estiment que des dizaines de millions de données de citoyens se baladent dans la nature. Au point que le régulateur financier a dû demander aux banques japonaises de ne plus accepter le permis de conduire comme preuve d'identité pour ouvrir de nouveaux comptes.
L’IA, qui accomplit des prouesses dans le code, peut-elle nous sauver de ce tsunami ? Depuis quelques mois, les modèles...
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15/10 - Aux Etats-Unis, les entreprises d’IA en alerte face aux risques d’espionnage
Un dispositif d’enregistrement dissimulé dans du papier toilette, branché derrière un téléviseur : au cœur de la course à l’intelligence artificielle, les méthodes d'espionnage les plus rudimentaires semblent rester d’actualité. Le 9 octobre dernier, le FBI a arrêté Abdulrahman Alfozan, un ingénieur d’OpenAI soupçonné d’avoir installé un appareil d’écoute dans une salle de réunion de la direction, à San Francisco, rapporte un communiqué du ministère de la Justice.
Révélée le 13 octobre par la justice américaine, l’affaire intervient alors qu'OpenAI, propriétaire du modèle d’intelligence artificielle ChatGPT, affronte Apple devant les tribunaux, sur fond d’accusations réciproques de vol de secrets industriels. "Une arrestation effectuée par le FBI ravive la crainte que des entreprises technologiques américaines n’emploient des espions", titre le Washington Post ce jeudi 15 octobre."Les risques de la main-d'oeuvre internationale"
Ressortissant saoudien âgé de 35 ans, Abdulrahman Alfozan a été recruté en juillet 2025 chez OpenAI. En dix ans de vie aux Etats-Unis, il a été ingénieur chez Meta, la maison mère de Facebook. Sur le papier, Abdulrahman Alfozan "apparaissait comme un candidat idéal pour l’un des postes les plus convoités dans le domaine de l’intelligence artificielle au sein de la Silicon Valley", analyse le Washington Post.
Selon le département de la justice américain, la salle dans laquelle il aurait tenté de dissimuler son dispositif accueillait des...
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15/10 - Comment favoriser une réindustrialisation verte, au bénéfice des finances publiques et de la prospérité de la France
Un mouvement extrêmement timide de réindustrialisation s’est amorcé en France depuis 2022, après un quart de siècle de désindustrialisation rapide. En dépit des discours et annonces gouvernementales, le mouvement d’ouvertures de nouvelles usines est resté limité en 2024-2025 et, compte tenu des fermetures d’usines, le solde de création nette de nouvelles unités de production sur la période 2022-2026 reste minuscule et totalement insuffisant pour permettre, ne serait-ce qu’amorcer, une véritable réindustrialisation.
Alors que l’économie française stagne, avec une croissance annuelle moyenne de 1 % depuis 20 ans et un endettement public hors de contrôle, le renouveau de notre industrie est notre seule planche de salut si l’on veut simultanément permettre une croissance verte créatrice d’emplois bien rémunérés et un début de consolidation de nos finances publiques.
À la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, le pays a assisté, dans un état de sidération extrême, à deux automnes de discussion budgétaire en 2024 et 2025 qui ont confirmé la préférence de la classe politique pour le maintien d’un niveau très élevé de dépense publique et de déficit public pour 2025 et 2026. Il est frappant de noter que l’ensemble de ces débats ont eu lieu comme si la France opérait en économie fermée et en supposant que les décisions budgétaires ne modifieraient pas les comportements des acteurs économiques, deux hypothèses radicalement fausses mais jamais remises en...
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15/10 - Marine Le Pen et la fin de l’aide à l’Ukraine : de la crainte de l’escalade à l’argument budgétaire
Six mois, et puis plus rien ? Depuis Bruxelles, ce mercredi 14 octobre, la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, a prévenu : si elle remporte la présidentielle au printemps prochain, elle arrêtera l'aide financière accordée par la France à l'Ukraine.
"Nous cesserons l'aide financière car nous n'avons plus les moyens de le faire", a-t-elle justifié devant les caméras de la télévision flamande VRT News en marge d'une réunion à Bruxelles avec ses alliés européens d'extrême droite, le groupe des Patriotes. Elle a par ailleurs indiqué qu'elle laisserait un répit à Kiev, pour ne mettre personne "au pied du mur". De six mois donc, après son éventuelle accession à l'Élysée.
C'est la première fois que la candidate du RN précise un délai avant l'arrêt des aides. Son message, en revanche, n'est pas nouveau. Depuis plusieurs semaines, Marine Le Pen affirme que la France ne peut plus financer le soutien à l'Ukraine. Le 16 septembre, sur LCI, elle distinguait déjà les formes d'assistance qu'elle accepterait de maintenir de celles qu'elle entend supprimer. "On peut continuer à former leurs soldats, leurs armées, on peut continuer à leur apporter du matériel pour pouvoir se défendre. Mais financièrement, nous ne pouvons plus parce qu'on ne peut pas dire d'un côté 'il n'y a pas un euro pour indexer les retraites' mais en revanche il y a des milliards pour la contribution européenne". Des lignes rouges militaires à la contrainte financière
Si la volonté de désengagement...
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15/10 - Thibault Fiolet, épidémiologiste : "Faire la chasse au cortisol ou aux pics de glycémie, c’est totalement farfelu"
En matière de nutrition, rien ne vaut la modération et le bon sens. Pourtant, les conseils farfelus pullulent sur Internet et sur les réseaux sociaux, où il semble devenir de plus en plus facile de faire gober n'importe quoi à n'importe qui. Des espaces virtuels où Thibault Fiolet, présent en ligne sous les pseudonymes @thefrenchepidemiologist sur X ou thibsciences sur Instagram, s'est fait connaître pendant le Covid. Docteur en nutrition et en santé publique, cet épidémiologiste, longtemps expert pour des agences sanitaires comme l'Efsa (l'autorité européenne de sécurité des aliments), s'est aussi spécialisé dans la chasse aux fausses informations scientifiques, en particulier dans le domaine de l'alimentation. De cette plongée dans les tréfonds du web, il est revenu avec toute une liste d'idées plus farfelues les unes que les autres, qu'il s'attache à décrypter dans son premier livre, La nutrition sans intox (Vuibert, Inserm)*. Il y détaille aussi l'alimentation recommandée par la science, et réhabilite au passage œufs et chocolat, pour le plus grand bonheur des gourmands... Entretien.
L'Express : Parmi toutes les fausses informations qui circulent actuellement sur la nutrition, et elles sont nombreuses, quelles sont celles qui vous paraissent le plus problématiques ?
Thibault Fiolet : En premier lieu les régimes alimentaires restrictifs. Il peut y avoir les cures détox, à base de jus de fruit et de légumes, promues par certains naturopathes. Ou, à l’extrême inverse,...
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15/10 - Guerre en Iran : Washington envisage d’utiliser la "mère de toutes les bombes"
Son surnom donne à voir sa puissance. Les États-Unis envisagent d'utiliser la "mère de toutes les bombes" contre l'Iran, révèle CNN ce jeudi 15 octobre. Il s'agit de la GBU-43, la bombe conventionnelle la plus puissante jamais utilisée en zone de combats par l'armée américaine.
Selon plusieurs responsables américains et sources proches des discussions militaires cités par la chaîne, cette munition figure parmi les options élaborées pour Donald Trump en cas de reprise des frappes. À ce stade, aucune décision sur son emploi n'a toutefois été annoncée.
L'engin pourrait être utilisé contre des infrastructures énergétiques et des sites nucléaires iraniens, selon la chaîne américaine. La Maison-Blanche n'a pas confirmé ces préparatifs, refusant de commenter l'existence éventuelle de plans militaires sensibles. Elle a toutefois rappelé que le président conservait toutes les options pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire. Le Pentagone a, pour sa part, souligné qu'il préparait un large éventail de scénarios opérationnels. Une arme de souffle
Derrière son surnom, la GBU-43/B MOAB (pour Massive Ordnance Air Blast) est une bombe conventionnelle, et non nucléaire. Cette munition d'environ 9,8 tonnes, dont près de 8,5 tonnes d'explosif, est larguée depuis un avion de transport. Guidée par satellite, elle explose avant de toucher le sol et produit un puissant effet de souffle.
Selon CNN, certains scénarios envisagent son emploi contre le site nucléaire iranien de...
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15/10 - Limitations de Starshield en Ukraine : Elon Musk rejette la faute sur Donald Trump
Suspecté d'avoir restreint l'utilisation par l'Ukraine de son système satellitaire Starshield, Elon Musk s'est dédouané mercredi 14 octobre, en rejetant la faute sur Donald Trump. "Les systèmes Starshield sont détenus et contrôlés par le gouvernement américain. Toute limitation de débit ou d'utilisation est décidée par l'armée américaine et en fin de compte par le président américain", a écrit sur X le patron de SpaceX, en distinguant Starshield, utilisé par Kiev pour ses communications sur le front, et Starlink, limité aux usages civils.
Le milliardaire répondait à un message posté par Mykhailo Fedorov, l'ancien ministre ukrainien de la Défense, qui assurait que "la connectivité Starlink à des vitesses allant jusqu'à 160 km/h [était] en cours de rétablissement", et soulignait que "supprimer totalement la restriction de vitesse de Starshield [était] désormais crucial pour la défense de l'Ukraine".
Mercredi, l'Ukraine avait annoncé que SpaceX avait restreint "les services Starlink", entravant ainsi les opérations militaires du pays, alors que la détérioration des relations entre Kiev et Washington alimente les inquiétudes concernant le soutien américain sur le champ de bataille. Des inquiétudes d'autant plus vives que deux jours de suite les Ukrainiens n'ont pas été alertés au moment d'attaques lancées par la Russie. Concernant Starshield, des responsables militaires ont précisé que SpaceX avait commencé, sans prévenir, à interrompre le fonctionnement de ses terminaux...
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15/10 - Apprentissage de la lecture : ces mauvaises pratiques qui persistent à l’école
"J’ai exercé pendant de nombreuses années sans savoir que des chercheurs travaillaient sur les différents modes d’apprentissage de la lecture. La découverte de ces études a été une révélation et a complètement transformé ma pratique", a témoigné Isabelle Goubier, inspectrice de l’Education nationale à la retraite, au Forum Education du 30 septembre dernier. A l’occasion de cet événement, organisé par le Collège de France et le Conseil scientifique de l’Education nationale (CSEN), plusieurs intervenants ont tiré la sonnette d’alarme sur le niveau des élèves français en lecture. A l’entrée en CE1, 47 % d’entre eux n’atteignent pas le seuil des 50 mots par minute, considéré comme l’objectif officiel. Ce chiffre atteint même 60 % dans les écoles accueillant un public défavorisé.
Pour l’heure, rien ne semble parvenir à enrayer ces mauvais résultats, alors même que de nombreux travaux scientifiques indiquent clairement la voie à suivre. Pour les spécialistes, la meilleure façon d’enseigner la lecture est de recourir à la méthode dite "phonique" fondée sur la correspondance entre les lettres et les sons. A l’inverse, on sait que la méthode "globale", qui consiste à photographier mentalement des mots, est totalement contre-productive. Aucun enseignant ne l’applique telle quelle aujourd’hui, mais certains adeptes d'une pratique "phonique mixte" ont conservé quelques réflexes délétères qui s'en inspirent.
"95 % des manuels utilisés par les professeurs associent, à des degrés...
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15/10 - Start-up africaines : la chasse aux "licornes" est ouverte, par Stephen Smith
Dans le domaine des start-up et de la high-tech, l’Afrique suit la même trajectoire que les autres parties du monde depuis que le capital-risque, né aux Etats-Unis dans les années 1950, propulse ces entreprises d’un type nouveau dans l’empyrée du capitalisme financier. C’est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Une mauvaise nouvelle parce que l’espoir d’un "saut technologique", qui permettrait à l’Afrique d’enjamber des étapes parcourues ailleurs, se fracasse sur la nécessité de mettre en place tout un écosystème propice qu’aucun "copier-coller" ne permet d’importer. Une bonne nouvelle parce que le continent le plus pauvre ne fait pas exception. Il avance sur les brisées du reste du monde pour, à son tour, ouvrir la chasse aux "licornes", ces start-up valorisées à plus d’un milliard de dollars. Et il le fait de la même manière que cela s’est fait ailleurs, à savoir à force d’échecs suivis de tentatives répétées pour, parfois, réussir et, le plus souvent, simplement échouer à un meilleur niveau.
Pour le moment, sans surprise, la chasse aux "licornes" en Afrique est aussi maigre qu’est inachevé, sur place, l’écosystème en question, qui nécessite des inventeurs de produits ou services correspondant à des besoins locaux, des technologies comme l’intelligence artificielle pour réaliser des effets d’échelle et des investisseurs aux poches profondes et prêts à prendre des risques, le tout à l’abri d’États prédateurs. Sur quelque 1 500 "licornes" dans le monde,...
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15/10 - Introvertis, extravertis : pourquoi le travail en équipe ne convient pas à tout le monde
L'injonction au travail en équipe est omniprésente en entreprise. Son expression la plus poussée est devenue le "team building", destiné à remettre de l’ambiance dans les rouages, ou à "créer du lien", surtout quand le groupe semble distendu ou que ses membres apprécient un peu trop le télétravail ou l’individualisme. Certes, le groupe doit se réorganiser en permanence pour fonctionner. La vie collective s'articule autour de réunions, mais aussi de rituels : le déjeuner commun régulier, le pot de départ, ou encore le séminaire. Autant d’exemples parmi tous ceux qui rythment l’année et la vie au bureau, greffés au fil du temps pour valoriser le collectif. Mais tout le monde est-il vraiment fait pour aimer travailler en équipe ? Comment le manager doit-il agir avec les profils solitaires ?Le rôle de l'extraversion
Selon Sébastien Fernandez, expert en comportement organisationnel et leadership, et professeur associé à l’EHL Hospitality Business School, la réponse présuppose quelque chose de binaire : "On remet les personnalités et le modèle des "Big five" [cinq traits de personnalité : ouverture, conscience professionnelle, extraversion, agréabilité et névrosisme, NDLR] au cœur de la réflexion pour répondre. Plus on est extraverti, plus on a tendance à aimer le travail en équipe, et plus on est introverti, plus on recherche des moments de calme en dehors de celle-ci".
Cette question appelle, selon lui, une autre réflexion sur la capacité ou l’efficacité des collectifs....
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15/10 - Antisémitisme à gauche : la stupéfiante enquête de l’Ifop
Les révélations de Mediapart sur les propos antisémites prêtés à Jordan Bardella ont donné aux responsables politiques de gauche l’occasion de rappeler combien l’extrême droite reste un terreau fertile pour la haine des juifs. Mais la gauche de 2026 peut-elle encore se prévaloir d’être le rempart contre l’antisémitisme qu'elle fut jadis ? Une enquête inédite de l’Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès, dévoilée en exclusivité par L’Express, explore le rapport des Français de gauche à l’antisémitisme et à l’antisionisme. Et ses résultats bousculent l’image d’un camp longtemps à la pointe de la lutte contre la haine anti-juive.La gauche radicale plus perméable à l'antisémitisme
Notons d'abord qu'une majorité des électeurs de gauche ne se reconnaît pas dans les sorties controversées du leader de La France insoumise ; qu'il s'agisse, en 2013, de l'idée selon laquelle "Pierre Moscovici ne pense(rait) plus en français, mais dans la langue de la finance internationale" (65 %) ou bien de sa propension à déformer des patronymes d'origine juive (83 %), procédé dont le fondateur du Front national Jean-Marie Le Pen était lui aussi coutumier.
Un rejet massif donc, mais qui ne suffit pas à tracer une muraille étanche entre les Français de gauche et l'antisémitisme. Plus d'un quart d'entre eux (28 %) est par exemple d'accord avec Jean-Luc Mélenchon lorsqu'il déclare : "[Le CRIF, le conseil représentatif des institutions juives de France], c’est un machin d’extrême droite où les ministres...
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15/10 - "Berlin avance ses pions à bas bruit" : comment la crise de la dette française chamboule le mercato à la BCE
C'est un mercato dont on ne parle guère. Et pourtant, il pourrait bien laisser sa trace sur le destin de la France dans les mois et années qui viennent. Ces dernières semaines, derrière les grandes façades vitrées de la Skytower, le siège de la BCE à Francfort, on suit presque en temps réel les rebondissements du feuilleton budgétaire et financier hexagonal. Une crise de la dette est-elle en train de s'enclencher ? Où va le fameux spread – l'écart - entre les taux d'intérêt français et allemands ? Comment se déroulent les premières discussions sur le projet de budget ?
Un feuilleton aux allures de série dramatique qui percute de plein fouet le jeu de chaises musicales en cours actuellement au sein du directoire de la BCE. En effet, trois des six postes que compose le "board" de la banque centrale doivent être renouvelés en 2027. Celui du chef économiste de l'institution, l'Irlandais Philip Lane en mai, celui de la Française Christine Lagarde, la présidente, en octobre, et celui de l'Allemande Isabel Schnabel, en décembre 2027. En apparence, de simples remaniements au sein d'une institution européenne très technique. En réalité, une série de nominations extrêmement politiques car le destin de la France, en cas de crise de la dette, sera en partie entre les mains de la BCE. D'après nos informations, c'est lors du Conseil européen des 17 et 18 décembre que le casting de la nouvelle équipe pourrait être révélé. Avant, donc, la présidentielle française d'avril 2027.
Comme à...
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15/10 - "Une préoccupation majeure" : la dérive de la dette française vue de la City
Sous les ors de la Résidence de France, à deux pas d'un Hyde Park aux premières couleurs d'automne, l'ambiance du breakfast est bien solennelle. Ce 8 octobre, le ministre de l’Economie français, Roland Lescure, a convié une dizaine de grands financiers londoniens. "Un exercice de pédagogie habituel post-budget", précise son cabinet. Les circonstances, elles, le sont moins : le taux français à 10 ans flirte avec les 5 % et son écart avec l’Allemagne évolue à des niveaux inédits depuis 2012. "La conversation a été apaisée, nous avons réitéré que le déficit ne déviera pas des 5 % en 2027 et les investisseurs nous ont interrogés sur les moyens d’y parvenir", assure-t-on à Bercy.
A l’autre bout de la ville, dans le tumulte de la City, on ne prend pas la parole du ministre pour argent comptant. "Au vu des dérapages fiscaux répétés dans les budgets précédents, le ressenti général est que cet objectif semble difficile à tenir", juge Andrzej Szczepaniak, économiste Europe chez Nomura, une banque japonaise, basée à Londres. Depuis plusieurs semaines, Alexandre Stott, économiste France chez Goldman Sachs et habitué de l'Eurostar Paris-Londres, constate que la dette française est devenue "une préoccupation majeure" chez les investisseurs internationaux, notamment outre-Manche. "Le sentiment dominant est plutôt pessimiste, avec l’idée que le déficit restera élevé l’année prochaine".
De quoi pousser certains à réduire la voilure. Aberdeen Investments, dont le siège est à Edimbourg,...
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15/10 - Guerre en Ukraine : "Vladimir Poutine exerce une forme d’autorité morale sur Donald Trump"
Vladimir Poutine pouvait difficilement rêver mieux. L’annonce par Donald Trump, le 9 octobre, d’un accord avec son homologue russe sur la livraison de diesel a des airs de Noël avant l’heure pour le chef du Kremlin. Une aubaine, alors que, plus de quatre ans et demi après le début de l’invasion de l’Ukraine, son armée apparaît plus à la peine que jamais sur le front. En parallèle, le locataire de la Maison-Blanche a ordonné à Kiev de mettre un terme à ses frappes contre les raffineries russes - qui constituent l’une des principales sources de revenus de Moscou pour financer sa guerre - sous peine de voir se réduire l’aide américaine. "Il y a des raisons profondes, liées au tempérament de Donald Trump, qui expliquent son admiration pour Poutine. Et de fait, il est, à mon sens, incapable de lui tenir tête", note James Sherr OBE, membre honoraire du International Centre for Defence and Security, à Tallinn. Interview.
L'Express : Comment analysez-vous le récent accord entre Trump et Poutine concernant les livraisons de diesel ?
James Sherr OBE : C'est un vrai coup dur pour l'Ukraine et un choc majeur pour l'Europe. D’autant que la principale raison de cet accord est les élections de mi-mandat. Donald Trump veut à tout prix éviter que l’électorat américain lui fasse payer dans les urnes la hausse du prix du carburant, qui résulte très largement de la guerre qu’il a lui-même déclenchée contre l’Iran. Et il s’est trouvé un bouc émissaire idéal en la personne de Volodymyr...
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14/10 - Bienvenue dans un monde où on ne lit plus : pourquoi les dégâts risquent d’être plus importants qu’on ne le croit
Little Nell est-elle morte ? Nous sommes en 1841, à New York. Des navires britanniques viennent d’atteindre les docks tandis qu’une foule compacte piaffe d’impatience. Y aurait-il, à bord, la dernière starlette du moment ? Non, la seule question qui vaille est braillée depuis les quais en direction des passagers : le personnage inventé par Charles Dickens dans son roman-feuilleton Le Magasin d'antiquités, dont le dernier épisode vient de paraître dans le périodique anglais Master Humphrey’s Clock, est-il oui ou non encore en vie ? La légende raconte même que certains s’évanouirent en apprenant la nouvelle. Un lecteur tombé en catatonie ce jour-là et réveillé récemment serait sidéré de découvrir qu'en 2026, un pavé littéraire n’est plus un plaisir populaire, mais un repoussoir.
Il ne faut pas se fier à la vitrine chargée de L’Amie prodigieuse, une librairie située dans le très intellectuel Ve arrondissement de Paris. Ici, les ouvrages les plus vendus ne sont pas L’inconnue du quai de Javel (528 pages, Flammarion) de Philippe Jaenada, toujours en lice pour le sacro-saint Goncourt, ou Ligne de feu (656 pages, Gallimard) de l’espagnol Arturo Pérez-Reverte, qui postule au prix Médicis étranger. Mais de petites anthologies d’une centaine de pages disposées sur le comptoir, parfois Le Petit Prince, qui fête ses quatre-vingts ans cette année, ou bien les ouvrages polémiques du moment comme C’était ça ou mourir (Grasset), dont l’auteur, Thélyson Orélien, est accusé d’avoir eu...
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14/10 - "L’IA nous invite à repenser l’épuisement au travail" : les convictions d’Aneesh Raman (Microsoft)
Avec un milliard de membres répartis dans plus de 200 pays et territoires, ainsi que des dizaines de millions d’entreprises et d’écoles, LinkedIn est un observatoire sans pareil des mutations du monde du travail. Le plus vaste réseau social professionnel du monde l'est d'autant plus à l’ère de l’intelligence artificielle, qui nourrit tant de fantasmes. "Au milieu de tout le bruit ambiant (...), nous sommes en mesure de percevoir les signaux qui comptent le plus : les compétences émergentes ou en évolution, les employés qui se reconvertissent et s’adaptent, les entreprises qui embauchent et se restructurent, les industries qui se transforment de fond en comble", écrivent Ryan Roslansky et Aneesh Raman dans Open to Work. Le premier guide pour rester maître de l’intelligence artificielle (Alisio), paru le 8 octobre.
Le premier a récemment quitté la tête de LinkedIn. Le second vient d’être nommé directeur des opportunités économiques chez Microsoft, poste qu'il occupait déjà au sein du réseau social. Dans un entretien à L’Express, Aneesh Raman explique pourquoi aucun métier n’est à l’abri de l’IA, pas même les professions manuelles ; et pourquoi il va nous falloir apprendre à dépasser notre peur. Un seul mot d’ordre : anticiper et s’adapter. Car, précise-t-il, selon les estimations de LinkedIn, d'ici à 2030, jusqu'à 70 % des compétences requises pour un emploi auront changé. Management, diplômes, renouveau des sciences humaines, intitulés de poste… L’ancien journaliste...
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14/10 - Katie Zacharia, la nouvelle porte-parole de la Maison-Blanche au CV troublant
Une conférence de presse évacuée en moins de quinze minutes. Pour son premier point presse, ce mardi 13 octobre, la nouvelle porte-parole de la Maison-Blanche, Katie Zacharia, s'est montrée très expéditive et peu convaincante, selon la presse américaine. A tel point que, d'après le Wall Street Journal, certains alliés de Donald Trump doutent désormais qu'elle soit capable de tenir l'un des postes les plus exposés de Washington.
Son intervention s'est limitée à la lecture d'une liste des réussites de Donald Trump, en butant parfois sur les mots. Elle a par inadvertance qualifié son mari de "mon président", rapporte le Wall Street Journal. "Je vais pouvoir faire ce que je faisais déjà à l'extérieur, c'est-à-dire amplifier, multiplier et développer l'incroyable programme du président Trump pour le peuple américain", a-t-elle déclaré, décrivant sa vision du poste. Après avoir pris trois questions, elle a renvoyé les journalistes vers le président lui-même, mettant ainsi un terme à l'échange. Pour l'Agence France-Presse, présente lors de la conférence, il y a eu "beaucoup d'éloges pour Trump, mais peu de réponses aux questions". Le déroulé de la conférence de presse a été largement relayé par les médias américains et internationaux.
Certains se sont montrés plus indulgents. Comme l'un des correspondants de la BBC aux Etats-Unis qui a estimé que "tout le monde est nerveux à l'idée de commencer un nouvel emploi. Peut-être devrions-nous faire preuve de bienveillance envers...
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14/10 - Face à la domination de Starlink, les géants européens des télécoms veulent faire front commun
Contre la domination de Starlink, la riposte européenne se prépare plus ou moins discrètement. Selon le site Politico, des dirigeants publics et privés européens poussent quatre grands opérateurs européens, dont l'allemand Deutsche Telekom, le français Orange, le britannique Vodafone et l'espagnol Telefónica, à unir leurs forces contre Starlink, la société d'accès à Internet par satellite développée par Elon Musk.
Le projet a déjà été révélé par Bloomberg début septembre. Mais les discussions n'avaient alors abouti à aucune décision définitive. Un mois plus tard, le 12 octobre dernier, le site Politico affirme en outre que deux personnes au fait des échanges les lui ont confirmées. "Nous étudions la question", a reconnu auprès du média Michaël Trabbia, directeur exécutif d'Orange. "En tant que groupe leader et innovant dans les télécoms, nous souhaitons pouvoir proposer ce service à nos clients. Nous ne voulons pas qu’un seul acteur domine le marché". "Encourager les fournisseurs européens"
Tout l'enjeu pour les quatre géants européens est d'accéder au marché du service "direct-to-device", à travers la bande MSS 2 GHz. Cette technologie permet la connexion directe entre un satellite dans l'espace et un smartphone, sans passer par une antenne terrestre. Un secteur où Starlink tend à devenir le leader mondial.
Depuis 2008, l'Union européenne a confié à deux opérateurs américains, Viasat et EchoStar, l'exclusivité d'exploitation de la bande de fréquences satellitaires...
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14/10 - Cyberattaque contre des supermarchés : "Le scénario le plus probable est celui d’une attaque liée à un Etat"
Une poussée de fièvre. Deux nuits consécutives, en ce début de semaine, des enseignes de la grande distribution ont été visées par deux opérations similaires. Du 11 au 12, puis du 12 au 13 octobre, les congélateurs de supermarchés ont été victimes de cyberattaques qui ont brutalement fait augmenter leur température de 50, voire 150 degrés. La première nuit, les matériels de l'entreprise Danfoss, basée au Danemark, ont été visés. La deuxième a ciblé les logiciels de la société d'origine italienne Dixell. Dans les magasins les plus touchés, les produits alimentaires ont dû être retirés de la vente et détruits, entraînant des pertes pouvant aller jusqu'à 200 000 euros.
Cette série de cyberattaques a mis en lumière une dépendance peu connue des grandes surfaces. Elles ne gèrent pas les systèmes informatiques de leurs congélateurs et réfrigérateurs. Ces équipements, pris en charge par différents acteurs frigoristes, sont reliés à leur administrateur par Internet. Appareils connectés et vulnérables, ils sont désormais la proie d'acteurs malveillants qui n'ont pas encore été identifiés. Lundi, la section spécialisée anti-cybercriminalité du parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête sur l'attaque de Danfoss. L'enquête risque d'être longue et complexe. "S'attaquer à des équipements essentiels à la conservation des produits frais, c'est s'attaquer à la chaîne d'approvisionnement alimentaire des Français. C'est inédit, gravissime et inacceptable", a déclaré le...
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14/10 - Russie : l’arrestation d’un journaliste japonais, dernier signe des tensions entre Tokyo et Moscou
La Russie a annoncé mardi 13 octobre l’arrestation d’un journaliste japonais soupçonné d’espionnage, et accusé Tokyo d’utiliser ses correspondants de presse pour recueillir des renseignements. Cette affaire intervient dans un contexte de tensions, alors que les relations entre les deux pays se sont considérablement dégradées ces derniers mois.
Le ministère russe des Affaires étrangères a identifié le journaliste comme étant Yuki Imai. Le FSB, les services de sécurité russes, a précisé qu’il travaillait pour le quotidien Hokkaido Shimbun, un journal régional publié sur l’île d’Hokkaido, dans le nord du Japon.
Selon le FSB, le journaliste a été arrêté dans la région de Sakhaline, en Extrême-Orient russe, la veille de son départ prévu du pays. L’agence n’a pas précisé la date de l’interpellation. Elle reproche au suspect d’avoir recueilli et conservé, à des fins de renseignement, des informations sur les capacités militaires russes, susceptibles, selon elle, d’être utilisées contre la sécurité de la Russie.
Le Hokkaido Shimbun n’a pas confirmé l’identité de son correspondant. Le quotidien a indiqué qu’il s’employait encore à vérifier les informations disponibles et que la sécurité du journaliste était sa priorité absolue.Placé en détention provisoire
Ce mercredi, le secrétaire général du Cabinet japonais, Minoru Kihara, a déclaré que Tokyo avait demandé des explications aux autorités russes et réclamé que le journaliste soit traité équitablement et bénéficie d’une...
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14/10 - Présidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon, épouvantail idéal des candidats en difficulté
Il ne cesse de leur filer entre les doigts. En début d’année 2026, la joute était prête. Gabriel Attal et Jean-Luc Mélenchon devaient débattre dans le Nouvel Observateur des questions internationales. Las, le leader insoumis s’est décommandé au dernier moment. Quelques mois plus tôt, le tribun avait décliné un débat télévisé avec le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau sur France 2. L’écologiste Marine Tondelier l’avait remplacé au pied levé.
Jean-Luc Mélenchon aime jouer avec les nerfs de ses deux rivaux. Après avoir débattu tout l’été sur les réseaux sociaux avec Gabriel Attal, le prétendant élyséen a sèchement écarté une nouvelle proposition de débat du secrétaire général de Renaissance. "Non, M. Attal, vous êtes trop outrancier et injurieux. Et puis, vous pourriez devoir vous désister bientôt pour M. Philippe. Je verrai avec lui", écrit-il sur X. Voilà l’ancien Premier ministre relégué au rang de candidat de seconde zone, guère digne d’échanger avec le tribun insoumis. Et cette suggestion de dissoudre LFI, œuvre de Bruno Retailleau ? "Il est ridicule. Ce n’est pas parce qu’il parle de moi qu’il va faire parler de lui", lâche Jean-Luc Mélenchon."On veut réveiller la campagne"
Qu’importe ce mépris : Gabriel Attal et Bruno Retailleau s’érigent en premiers adversaires de l’insoumis. Un besoin de lumière étreint les deux challengers d’Edouard Philippe, guère audibles en ce début de campagne. "On veut réveiller la campagne et montrer notre candidat. Notre enjeu est...
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14/10 - Colloque sur la psychanalyse à l’Assemblée : "Les députés doivent réfléchir aux effets de tels événements"
Nous, associations représentantes de personnes autistes, demandons à l’Assemblée nationale de s’interroger sur l’impact du colloque "Pourquoi défendre la psychanalyse ?" du 14 octobre 2026, et de veiller à ne plus accueillir de tels événements au Palais Bourbon.
Autistes sans frontières, Agir et Vivre l'Autisme, et Autisme et TND Info Service vous demandent, alors qu’il n’est plus possible, à quelques heures de sa tenue, de solliciter l’annulation du colloque "Pourquoi défendre la psychanalyse ? Pour une clinique du sujet", annoncé ce 14 octobre au Palais Bourbon, alertent sur les conséquences de l'accueil dans l’enceinte de l’Assemblée nationale de tels événements.
Organisé par la députée Chantal Jourdan, avec l’École de la cause freudienne comme invitée d’honneur, ce colloque affiche notamment pour objectifs de défendre "l’utilité publique de la psychanalyse" et "la pluralité des pratiques". Son programme relève ainsi d’une démarche de promotion d’une approche dont l’accueil au sein de la représentation nationale risque de renforcer la légitimité médicale et institutionnelle.
Dans le domaine de l’autisme, cette légitimation contredit les recommandations de la Haute Autorité de santé publiées le 12 février 2026. Elles classent explicitement la psychanalyse parmi les interventions non recommandées pour les nourrissons, les enfants et les adolescents autistes. Elles préconisent des interventions développementales et comportementales, précoces, personnalisées et...
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14/10 - Guerre en Ukraine : cette absence d’alerte avant des frappes russes qui interroge
Kiev a vécu deux nuits particulièrement angoissantes. Lundi 12 et mardi 13 octobre, des missiles balistiques russes ont frappé la capitale ukrainienne sans que les autorités ne reçoivent, en amont, les alertes avancées qui permettent habituellement de déclencher les sirènes et de prévenir la population. Un dysfonctionnement aux conséquences mortelles, le bilan étant d'au moins trois victimes ce mercredi matin. Il survient dans un contexte tendu entre l'Ukraine et l'administration américaine, alors que Donald Trump a conclu un accord avec Vladimir Poutine pour la livraison de 5 millions de tonnes de gazole russe.
"Les renseignements préalables sur les tirs de missiles balistiques russes sont essentiels pour sauver des vies. Les alertes précoces donnent aux populations le temps de se mettre à l'abri et contribuent à prévenir les pertes humaines", a déclaré Volodymyr Zelensky dans son allocution habituelle du soir, mardi. "Aucun avertissement préalable"
Dans la nuit de lundi à mardi, cinq missiles S-400 russes ont frappé Kiev peu après 22 heures, provoquant "des explosions massives", selon le journal The Kyiv Independent. Les sirènes d'alerte aérienne et les notifications envoyées sur les téléphones n'ont retenti qu'après l'attaque, privant les habitants du temps précieux normalement nécessaire pour rejoindre les abris, rapporte le quotidien.
Le président ukrainien a décrit cette attaque comme "particulièrement odieuse", affirmant que cinq missiles balistiques russes...
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14/10 - Automobile : comment le véhicule d’occasion commence sa mue vers l’électrique
Tous les feux sont au vert, autant que l’énergie qu’elle promeut. Peu à peu, la voiture électrique conquière le cœur des Français. Et le conflit au Moyen-Orient n’aura fait que précipiter le mouvement : au mois d’août, elle représentait 38,8 % de part de marché sur le segment des voitures particulières (+ 111 % par rapport à août 2025). Au total, le parc roulant a franchi le cap des 2 millions de quatre roues 100% électriques ! Autres signes tangents, les catalogues des constructeurs proposent de plus en plus de véhicules abordables (autour de 25 000 euros), les modes de financements comme la location longue durée se diversifient, tout comme augmente le nombre de bornes (200 000) et la durée de stockage des batteries. Enfin, même le marché de l’occasion, longtemps rétif, s’ouvre enfin aux voitures zéro émission. Dans ce contexte euphorique, le Mondial de l’automobile à Paris (du 12 au 18 octobre), proposera une flopée inégalée de nouveautés. Indiscutablement, 2026, marque un tournant historique, celui du couronnement de la watture.
La rentrée aura apporté son lot de bonnes nouvelles pour le marché de l’occasion. Depuis le 1er septembre, cette catégorie de véhicules bénéficie enfin du leasing social. Le résultat d’une longue "évangélisation" auprès des ministères, selon Guillaume Paoli, cofondateur d’Aramisauto. Et un levier indispensable à l’écomobilité. Aujourd’hui, 77% des achats de voiture par les ménages proviennent de la seconde main. En outre, depuis les débuts du...
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14/10 - Banques contre BCE : qui contrôlera vraiment l’euro numérique ?
Les Européens trempent leurs orteils dans le grand bain des stablecoins, ces jetons numériques arrimés à des monnaies classiques. Le marché est, pour le moment, outrageusement dominé par le dollar. Les stablecoins lié à la monnaie américaine pèsent environ 300 milliards de dollars, tandis que ceux en euros ne représentaient que 810 millions de dollars début août, soit moins de 0,3 % du total.
De nombreuses banques européennes espèrent cependant émettre un stablecoin en euro d’ici la fin de l‘année au sein d'un consortium baptisé Qivalis. Lancé par neuf groupes dont ING, UniCredit et CaixaBank en septembre 2025, ce projet en a attiré 26 autres depuis, notamment BNP Paribas, BPCE, le Crédit Mutuel, Banco Sabadell, Intesa Sanpaolo et Rabobank. Il y a quelques semaines, Qivalis a confirmé qu’il émettrait sur Ethereum, une blockchain publique, plutôt que sur un réseau réservé aux banques. Le projet attend désormais la licence d’établissement de monnaie électronique accordée par la Banque centrale des Pays-Bas.
Pour les banques, l’enjeu est d’abord défensif. Elles redoutent que la bascule d’une partie de l’épargne vers des stablecoins en dollars réduise les dépôts bancaires européens et renchérisse le financement des établissements. Empêcher la bascule de l'épargne
MiCA, le règlement européen sur les marchés des cryptoactifs, limite néanmoins ce risque de fuite en obligeant les émetteurs de stablecoins agréés dans l’UE à placer au moins 30 % de leurs réserves en dépôts...
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14/10 - "Montrer à l’Occident qu’ils peuvent devenir aussi forts que lui" : en 1964, la Chine entrait dans l’ère nucléaire à l’heure où Krouchtchev cédait le pouvoir
Cet article a été publié pour la première fois dans l'Express le 19 octobre 1964.
Je suis arrivé à Pékin vendredi à l'aube, par le train de Shanghai. Le ciel se dégageait des passages pluvieux qui avaient bloqué notre avion à Tsinan et nous avaient forcés à prendre le train dans la nuit.
La capitale allait au travail comme d'habitude, à bicyclette, et personne ne s'arrachait les journaux puisqu'ils ne paraissent pas à cette heure et que personne ne se les arrache jamais. Cela vous donnera-t-il une idée de la distance à laquelle Pékin se trouve du monde ? Aucun des compagnons chinois de mon escorte ne me laissa entendre qu'il avait pu se passer quelque chose, puisque personne ne savait rien. Ce n'est qu'en fin de matinée (Pékin a huit heures d'avance sur Paris) que les ambassades apprirent la démission de M. Krouchtchev avec la sortie de la presse qui publiait le communiqué de l'Agence Tass, à l'exception de la dernière phrase : "La politique actuelle sera poursuivie." A midi, il était vain d'espérer une déclaration de qui que ce fût ou de tenter de connaître ce que pense l'homme de la rue. L'homme de la rue ne dit que ce que son chef d'îlot lui assure qu'il doit dire. Si vous parlez chinois, interroger quelqu'un pour demander autre chose que votre chemin vous mènerait à la police et, pour ma part, j'ai été isolé complètement ce jour-là. A ce propos, comme à propos de tout événement important qui se produit avant que le parti ait fixé sa position, on se tait. On vit ici...
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14/10 - Dans la "boîte à outils" de Donald Trump : ses ficelles pour tromper l’adversaire
Dix années de Trump. Une décennie entière, déjà, depuis sa première élection ! Presque 4 000 jours (dont deux tiers à la Maison-Blanche) à regarder ce chef d’Etat comme on suit une télé-réalité haletante. Cela devrait suffire pour tout savoir sur le 45e et 47e président des Etats-Unis, ses provocations, son mépris des normes, son goût du clinquant, ses tweets scandaleux, ses procès, ses rencontres avec Kim, Vladimir et Volodymyr, l’insurrection du 6 janvier 2021, et on en oublie. Une conclusion ? Quand sa survie est en jeu, Donald Trump ne renonce jamais. Alors que les sondages prédisent au Parti républicain une déculottée aux midterms du 3 novembre, le président parcourt le pays de meeting en meeting pour tenter de limiter la casse électorale et faire ce qu’il fait de mieux : galvaniser ses supporters mécontents de l’inflation, de la guerre en Iran et du prix du diesel.
"S’il perd la majorité à la Chambre des représentants ou au Sénat (ou les deux), Donald Trump sera, comme tous les présidents en fin de mandat, affaibli pour les deux années restantes, note l’expérimenté Dan Balz, un ancien du Washington Post. Mais attention, un Trump blessé reste un animal dangereux." Qui ne lâchera rien. Pour comprendre ce qui attend l’Amérique – et le monde – mieux vaut donc consulter le "mode d’emploi" trumpien proposé par Jeffrey Sonnenfeld, qui a publié avant l’été Trumps’ Ten Commandments : Strategic Lessons from the Trump Leadership Toolbox (Les dix commandements de Trump ;...
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14/10 - A Jacmel, en Haïti, il y a des prostituées au grand cœur, par Christophe Donner
Si vous avez aimé C’était ça ou mourir, le livre de Thélyson Orélien, et qu’après les révélations qui n’en finissent pas de secouer le monde des lettres, vous doutez que Haïti existe, Marie Madeleine, le film de Gessica Généus, va vous remettre les idées en place. Haïti n’est pas une entité virtuelle, puisqu’on y réalise des films. Dans celui-ci, il y a trois sortes de gens, les mystiques, les prostituées, et celui qui est entre les deux. Le temple est juste en face du bordel, et Joseph (Béonard Monteau) passe d’un côté à l’autre de la rue. Il est photographe. Il pourrait être écrivain. Il regarde les humains tomber, promenant son élégance autistique entre deux mondes qui se détestent, se contestent, œuvrent à la disparition de l’autre. Un jour Joseph prend des photos de baptêmes, un autre jour des filles d’en face. Le film a été tourné à Jacmel, ses maisons coloniales, sa grande misère, les touristes de l’extrême et autres amateurs d’effondrement vont adorer.
L’histoire de Marie Madeleine commence de la manière la plus cliché qui soit ; camée à mort, elle échoue sur le parapet du bord de mer, couverte de sang. Joseph lui porte secours, l’emmène au dispensaire d’où ils se font chasser comme des malpropres : "Dégage avec ta pute, qu’elle aille avorter ailleurs !" Marie Madeleine s’effondre dans la rue, Joseph parvient à la ramener dans son bordel où on a l’habitude de ce genre de choses.
Une histoire d’amour se noue entre le bon samaritain photographe et la fille perdue,...
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14/10 - Agents dormants russes : comment Moscou fabrique des espions invisibles
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
Imaginez un couple parfaitement ordinaire. Une maison dans un quartier résidentiel, deux enfants, un travail, des voisins... Une vie sans histoire. C'est le point de départ de la série The Americans. Elle commence au début des années 80, en pleine guerre froide, et elle raconte la vie de Philip et Elizabeth Jennings, un couple d’Américains nés au Canada. Ensemble, ils tiennent une agence de voyages. Une activité qui leur permet de côtoyer des clients variés, parfois liés au gouvernement ou à l’armée. Des contacts particulièrement intéressants pour eux, qui sont en réalité... des agents du KGB, le service de renseignement de l'Union soviétique.
Pendant des années, infiltrés aux Etats-Unis, ils vivent sous une fausse identité, se fondent dans la société américaine et mènent leurs missions sans que personne autour d’eux ne se doute de quoi que ce soit. Cette histoire n’est pas seulement une fiction. La série s’est inspirée du parcours d’un vrai couple d’espions russes : Andreï Bezroukov et Elena Vavilova qui, pendant près de trente ans, ont vécu en Occident sous de fausses identités avant d’être démasqués et arrêtés par le FBI en 2010.
Ces...
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14/10 - "De la science-fiction" : le programme économique du RN démonté par Antoine Levy
Le programme économique du RN, dont la première mouture a été dévoilée la semaine passée, réservait aux apôtres de l'austérité budgétaire une leçon : il est possible de promettre à tous et à tout va, tout en réduisant le déficit ! Seul bémol : il est nécessaire pour cela de s’extraire du domaine aride et ennuyeux de la comptabilité, et de sauter dans celui bien plus amusant de la science-fiction.
Le RN propose d’abord un vaste éventail de promesses clientélistes, pudiquement qualifiées de "mesures sectorielles", destinées à ratisser aussi large que possible pendant la campagne à venir. La facture, salée, et pourtant largement inférieure à la réalité ? 50 milliards de nouvelles dépenses et 50 milliards de baisses d'impôt, chaque année, d’ici 2030.Dépenses sous-évaluées
Parmi les premières, le remboursement à 100 % des soins dentaires pour seulement 1,5 milliard (quand les mutuelles paient aujourd’hui près de 7 milliards), ou la construction de 30 000 places de prison pour seulement 5 milliards (quand ce même montant n’a pas permis d’en bâtir 15 000 ces dernières années).
Parmi les secondes, des suppressions d'impôts par dizaines (impôts de production, impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans, taxation des successions jusqu'à 300 000 euros, TVA sur 100 produits de première nécessité) comptabilisées pour moins de la moitié de leur coût budgétaire.
Face à ces 100 milliards d'euros de dérive réelle, mais très largement sous-estimée, et afin de présenter une trajectoire...
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14/10 - Pr Hechmi Louzir (The Lancet) : "Les pires scénarios pour l’avenir de l’humanité ne sont pas inévitables"
Et si l’humanité compromettait sa propre survie d’ici à la fin du siècle ? Publiée dimanche 11 octobre dans la prestigieuse revue scientifique The Lancet, une vaste étude internationale a identifié 17 menaces majeures pour la santé humaine à l’horizon 2100. Obésité, mauvaise alimentation, inégalités, dérèglement climatique : les dangers les plus lourds ne sont pas nécessairement ceux que l’on imagine.
Deux risques, jugés peu probables mais potentiellement existentiels, retiennent particulièrement l’attention des chercheurs : une guerre nucléaire provoquant une famine mondiale ; et l’utilisation malveillante de l’intelligence artificielle (IA), notamment pour concevoir des armes biologiques. Pour établir cette cartographie inédite, les experts ont modélisé différents scénarios dans 204 pays et territoires. Leur message est clair : ces menaces sont interconnectées et l’avenir n’est pas écrit. A condition d’agir dès maintenant. Le Pr Hechmi Louzir, membre de la Commission du Lancet et ancien directeur pendant près de quinze ans de l’Institut Pasteur de Tunis, explique ce que cette étude révèle de nos vulnérabilités, et les moyens d’éviter le pire.
L'Express : Vous identifiez 17 menaces majeures pour la santé humaine d’ici à 2100. Mais si vous deviez en retenir une seule, celle qui risque de bouleverser le plus radicalement l’avenir de l’humanité, laquelle choisiriez-vous ? Et pourquoi ?
Pr Hechmi Louzir : Je préfère ne pas retenir une seule menace, car cela irait à...
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13/10 - Iran : face à la menace de nouvelles frappes américaines, Téhéran renforce ses défenses
Fenêtre de tir. Craignant des attaques de la part de Washington dans les prochaines semaines, l’Iran a d’ores et déjà prévenu publiquement que la République islamique s’y préparait et n’hésiterait pas à répliquer militairement dans la région. Selon les informations de nos confrères du Wall Street Journal, les menaces ont aussi été diffusées dans des conversations privées.
L’Iran a bien en tête le calendrier électoral des Etats-Unis, et plus précisément la date des élections de mi-mandat, prévues le 3 novembre prochain, pendant lesquelles Donald Trump va jouer sa majorité au Congrès. D’ici là, ce dernier a assuré, le 8 octobre dernier sur son réseau social, Truth Social, qu’il n’attaquerait pas l’Iran. En effet, toute décision radicale pourrait perturber sa base électorale Maga, plutôt hostile aux interventions militaires menées à l’étranger. Toutefois, reste à savoir si cette retenue perdurera après les élections de mi-mandat.Stratégie de défense
Téhéran ne dispose que de faibles moyens pour contrecarrer les différentes frappes que les Etats-Unis sont capables de mener. Parmi elles, des attaques d’avions de chasse de pointe, des attaques de bombardiers à haute altitude ou encore des missiles de croisière. Incapable de se mettre à jour en quelques semaines, l’Iran aurait renforcé la sécurité de plusieurs sites stratégiques et sensibles, notamment celle de ses installations nucléaires et de ses zones frontalières. Pour preuves, des images satellites capturées et analysées...
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13/10 - Deux navires frappés en mer Noire : la Bulgarie réclame le soutien de l’UE et de l’Otan
Deux navires ont été attaqués par trois drones, dans la nuit de lundi à mardi, le long des côtes bulgares, en pleine mer Noire. Dès l’aube, les responsables politiques bulgares ont annoncé que vingt membres des deux équipages avaient pu être secourus, tandis que onze sont, pour l'heure, toujours déclarés disparus.
Précisément, c’est sur le cargo pavillon de la Guinée-Bissau HS Dignity que les onze marins portés disparus se trouvaient. Le navire a coulé au large des côtes du village de Krapets. Cinq membres de l'équipage ont toutefois pu regagner la terre ferme. Le second navire, un Chelsea 3 maltais possédé par l’Ukraine, a lui aussi été touché. A bord, aucun des sept Ukrainiens et des huit Azerbaïdjanais n’a été blessé.Réactions européennes
Le Premier ministre bulgare, Roumen Radev, a qualifié ces attaques "à proximité immédiate des eaux territoriales bulgares" comme "inacceptables" lors d’une allocution télévisée diffusée ce mardi 13 octobre. D’autant plus que ce naufrage est le deuxième meurtrier dans la région en seulement une semaine. Le mardi 6 octobre, neuf marins syriens et un égyptien ont disparu en mer alors qu’ils étaient à bord d'un navire qui a coulé après des frappes lancées par des drones dans la zone économique exclusive de la mer Noire, en Bulgarie. Un autre navire avait aussi été touché cette nuit-là. L'équipage avait été secouru.
Sans accuser directement la Russie, le responsable politique bulgare a tout de même déclaré que les attaques...
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13/10 - Un Conseil de défense surprise sur l’IA, le nouveau duo "cash" de l’Elysée
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'informations confidentielles exclusives en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.Un Conseil de défense surprise sur l'IA
A l'issue du Conseil des ministres, Emmanuel Macron convoquera ce mercredi 14 octobre un Conseil de défense exceptionnel sur les grands enjeux de sécurité liés à l'intelligence artificielle. Le thème, abordé fin septembre par le président de la République à New York, à l'occasion de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies, a été érigé parmi les priorités de la diplomatie française. Devant le pape Léon XIV, de passage à Paris fin septembre, Emmanuel Macron avait plaidé en faveur de la création d'une "organisation internationale" pour éviter que l'IA soit "détenue par quelques mains".L'alliance Giraud-Bonne à l'Elysée
Réconciliation en vue entre les militaires et les diplomates de l’Elysée ? Le style du nouveau chef d’état-major particulier du président de la République, nommé en juillet, se démarque de celui de son prédécesseur, le général Fabien Mandon. "L’axe Giraud-Bonne fonctionne à merveille. Le général Vincent Giraud a un style très cash,...
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13/10 - "La révolution des robots humanoïdes arrive" : l’essayiste Anastasia Colosimo explique ce qui nous attend
Après la première révolution de l’intelligence artificielle, voici venir celle des robots. Essayiste, ancienne conseillère à l'Elysée, Anastasia Colosimo a cofondé l'association A.S.I.M.O.V. avec Grégory Lenne pour faire émerger le débat sur la robotique. Invitée des Grands entretiens d’Anne Rosencher, elle évoque les mythes qui hantent notre rapport aux machines, décrit la bataille technologique mondiale pour les humanoïdes et plaide pour une France qui sorte de sa naïveté et redevienne gaullienne. L'intégralité de ces quarante-cinq minutes d'entretien est à retrouver sur YouTube et Dailymotion, mais aussi en podcast sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict.
Anne Rosencher : Certains parlent d’une "révolution" technologique et industrielle à venir. Est-ce le bon terme ?
Anastasia Colosimo : Oui, nous sommes à minuit moins le quart d'une des plus grandes révolutions industrielles de notre histoire. Mais minuit moins le quart, ce n'est pas minuit, et il faut d'abord dire où l’on en est vraiment. Les robots industriels, ça existe depuis des décennies : ce sont ces gros robots que vous voyez fabriquer les voitures. Il y en a cinq millions dans le monde. Ils sont "en cage", c’est-à-dire qu’il n'y a pas d'intervention humaine, ils travaillent seuls. C'est l'usine qui se construit autour d'eux.
Ensuite, il y a les robots de service, et ceux-là sont aujourd'hui déployés très fortement, aux Etats-Unis comme en Chine. Quand vous êtes à l'hôtel à...
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13/10 - IA, guerre nucléaire, obésité… Ces menaces qui pourraient faire basculer l’humanité d’ici 2100
Scénarios catastrophes. 62 chercheurs ont apposé leur signature à la nouvelle étude de la revue scientifique The Lancet portée sur les menaces susceptibles de détériorer grandement la santé de l’humanité d’ici 2100, présentée dimanche 11 octobre lors du sommet mondial de la santé à Berlin. 331 facteurs de risque ont été identifiés et 17 ont été jugés "catastrophiques" par la Commission. Parmi eux : l’intelligence artificielle, l’obésité ou le changement climatique.
Pour ce faire, les auteurs affiliés à cette revue scientifique médicale britannique ont évalué le meilleur scénario plausible et le pire scénario plausible pour chaque menace identifiée. Ils se sont en partie appuyés sur des données quantitatives de santé de 204 pays, lorsqu'ils en disposaient. Dans un second temps, les morts et les invalidités prévues d’ici la fin du XXIe siècle ont été comparées et ont permis d’établir les DALYs, soit le nombre de morts et d'invalidités évitables. En français, on parle de charge cumulative de morbidité évitable, mesurée en années de vie corrigées de l’incapacité.
A noter que pour chacune des 17 menaces pour la santé mondiale de l’humanité, les DALYs sont toutes au moins estimés à 1,20 milliard. Concernant le sujet de l’obésité, les vies humaines en bonne santé perdues pourraient même s’élever à 23,1 milliards, soit le plus haut taux de DALYs calculé par l’étude. Cette méthodologie a pour objectif "d’informer des menaces actuelles et à venir pour la santé" afin de "mettre...
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13/10 - Des jeunes femmes catholiques voilées dans Paris : Porta Fidei, l’étrange dérive d’un collectif d’influenceurs religieux
L’église Notre-Dame des Foyers, dans le XIXe arrondissement de Paris, accueille une communauté catholique "attachante et dotée d’une belle identité", selon les qualificatifs d’un responsable de l’archidiocèse de Paris, décrivant une paroisse populaire de 600 fidèles, voisinant "dans un esprit fraternel" avec la mosquée d’en face. Or cette paroisse fut, jusqu’à ces dernières semaines, le théâtre d’une histoire hallucinante.
Sous la férule d’un collectif de prêcheurs, des jeunes femmes se mirent à porter le voile, des hommes adressèrent "des rappels bienveillants" à des camarades jugées "impudiques" car portant "des tenues immodestes", et le tout avec la bénédiction gourmande de réseaux catholiques traditionalistes, trop contents de fricoter avec des jeunes des quartiers propageant une parole religieuse encore plus raide que la leur. Un enchevêtrement abracadabrant qu’il faut ici détricoter en déroulant la chronologie. Un amalgame de conseils rigoristes
En 2023, des vingtenaires, ayant pour certains grandi dans le quartier, décident de prêcher leur foi sur le bitume des trottoirs des Halles, un lieu de mission prisé des mouvements évangélistes. A leur tête, Curtis, alors âgé de 24 ans, un ingénieur en cybersécurité. Ce dernier se fait fort d’en rabattre aux évangélistes, au motif, confie-t-il, "qu’on a vu des hérésies dans leurs propos". Il les affronte en se targuant de pratiquer "l’apologétique", émaillant ses propos d’extraits du droit canonique et se targuant de se...
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13/10 - Vladimir Poutine, l’arme secrète de Donald Trump avant les midterms
Donald Trump sait qu’il joue gros. A moins de trois semaines des élections de mi-mandat, il tente à tout prix de renverser la table. Ou du moins de réduire les pertes attendues à la Chambre des représentants et au Sénat. La première (qui sera entièrement renouvelée le 3 novembre) devrait en toute logique passer dans le camp démocrate. La Chambre haute (où un tiers des sièges est remis en jeu) pourrait aussi échapper aux républicains, à condition que les démocrates engrangent quatre postes supplémentaires. La bataille est rude, mais l’enjeu de taille pour le 47e président américain : une défaite du camp républicain rendrait Donald Trump en partie aphone, privé d’une partie de ses pouvoirs, en particulier dans le domaine législatif et des nominations. Pis, le nouveau Congrès sorti des urnes pourrait lancer des enquêtes visant l’administration ou la famille du président. En clair, la promesse de plumes et de goudron pour l’ancien magnat new-yorkais. Ce qui explique pourquoi ses alliés et ses opposants s’agitent autant, faisant couler l’argent à flot pendant les derniers jours de campagne, dans l’espoir de faire mentir les sondages.
Prêt à tout, Donald Trump vient d’actionner l’arme secrète du carburant. Avec une obsession, pour celui qui s’est engagé dans la guerre contre l’Iran : réduire le prix du galon de diesel. Son prédécesseur avait agi de la même façon en 2022 : peu avant les élections de mi-mandat, Joe Biden, confronté à une forte inflation et une flambée du cours...
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13/10 - "Posons-nous les vraies questions sur Octobre rose" : le débat scientifique que la polémique Panot a occulté
La députée La France insoumise Mathilde Panot a suscité un véritable tollé avec son refus de soutenir la campagne "Octobre rose" de sensibilisation au dépistage du cancer du sein. Depuis, les inexactitudes et les demi-vérités proférées dans sa courte vidéo postée sur les réseaux sociaux ont été largement décryptées.
Mais outre le fait de diffuser de fausses informations, sa prise de position, à visée purement clientéliste, présente un autre inconvénient : complexifier encore le débat public autour du dépistage, et passer à côté des vraies questions. Car la pertinence de ce programme organisé de mammographies tous les deux ans de 50 à 79 ans continue de susciter des discussions au sein même de la communauté scientifique et médicale.
Un sujet déjà éminemment inflammable, et délicat à aborder, tant toute tentative de questionnement suscite des levées de boucliers. Pourtant, différentes analyses, y compris d’autorités sanitaires étrangères, tendent à en souligner les limites. Le Dr Jean-Pierre Thierry, médecin de santé publique et conseiller médical de France assos santé, les analyse pour L’Express. Entretien.
L'Express : La députée LFI Mathilde Panot a déclenché une polémique avec ses déclarations controversées sur Octobre rose. Comment analysez-vous cette prise de position très éloignée de ses sujets habituels ?
Dr Jean-Pierre Thierry : Il s’agit d’une forme d’instrumentalisation qui pose plusieurs problèmes. Avant même d’aborder les questions scientifiques, le...
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13/10 - Défense européenne : "La Russie se prépare manifestement à quelque chose qui dépasse l’Ukraine"
Varsovie, capitale de l'Europe ? Depuis sa création, en 2004, au moment de l'entrée de la Pologne dans l'Union européenne, le Warsaw Security Forum (WSF) n'a cessé de grandir. Il est devenu aujourd'hui, un des lieux incontournables où les dirigeants du continent partagent leurs réflexions géopolitiques. Que peut l'Europe face à la Russie, à un moment où les Etats-Unis menacent de s'en détourner ? Tomasz Smura, le directeur du programme défense du WSF, ces 12 et 13 octobre, en partenariat avec L'Express, livre ses analyses sur une édition forcément charnière.
L’Express : Le Warsaw Security Forum est devenu l’un des principaux rendez-vous européens consacrés aux questions de sécurité. Quelle place occupe-t-il aujourd’hui ?
Tomasz Smura : C’est probablement aujourd’hui la deuxième conférence de sécurité la plus importante et la plus connue en Europe, derrière Munich. L’an dernier, nous avons accueilli environ 3 000 participants venus de plus de 90 pays, avec une quarantaine de délégations de haut niveau. Cette année encore, de nombreux Premiers ministres, ministres de la Défense et ministres des Affaires étrangères étaient invités.
Le Forum prend aussi une dimension de plus en plus mondiale, avec des délégations venues du Moyen-Orient notamment. Le programme s’articule autour de quatre grands axes : politique internationale, défense, énergie et climat, et résilience - cybersécurité, désinformation et menaces hybrides.
Quelle est la question centrale à laquelle vous...
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13/10 - Train de vie et conflits d’intérêts : Donald Trump demande la démission de l’ambassadrice des Etats-Unis en Grèce
Fragilisée par une série de révélations compromettantes sur des activités présumées douteuses, le président Donald Trump a demandé la démission de l'ambassadrice des Etats-Unis en Grèce, Kimberly Guilfoyle. En cause : des soupçons de conflits d'intérêts et des dépenses astronomiques. Selon le Wall Street Journal, qui a publié ces dernières semaines plusieurs articles embarrassants, Kimberly Guilfoyle a demandé à Eric Deters, un influent soutien et donateur de Donald Trump, de lui effacer une dette personnelle de 100 000 dollars figurant sur son compte de carte de crédit, en échange de l'attention de l'administration Trump. Le WSJ a également rapporté samedi des conversations dans lesquelles l'ambassadrice controversée de 57 ans se vante de voyages et de séjours luxueux payés par de riches hommes d'affaires grecs.
Par ailleurs, toujours selon le WSJ, elle aurait fait la promotion d'une entreprise de construction grecque, Aktor Group, dirigée par Alexandros Exarchou, et aurait incité des gouvernements, de la Bulgarie à l'Albanie, à faire affaire avec lui et à acheter des milliards de dollars de gaz naturel américain à sa société. Dans un autre échange cité par le célèbre quotidien américain, Kimberly Guilfoyle exprime sa colère de ne pas figurer initialement sur la liste des invités d'un dîner en marge du forum économique de Davos 2026.
Dans une déclaration transmise à l'Associated Press (AP) dimanche soir, les avocats de Kimberly Guilfoyle ont de leur côté nié toute...
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13/10 - Du jeu vidéo aux blocus lycéens : Discord, arme de raid d’une génération
L’horloge approche des 11 heures, le début du cours. C’est le moment choisi par un dénommé "Aidoru", pour coller le lien d'une classe virtuelle ouverte par un lycée d’Ile-de-France, sur Discord. "Venez. Mettez pas des noms bizarres. Des noms normaux", intime-t-il, afin d’éviter de sonner l’alerte. Le professeur, derrière l’écran, ne doit se douter du "e-blocus" qui s’apprête à le frapper. Car sitôt entrés dans les "e-classes", les faux élèves crient, chantent, chahutent, parfois lancent de la musique ou diffusent le générique de films ou de dessins animés bien entêtants à l’image de celui de La Reine des neiges, ont également pu constater nos confrères de franceinfo. Ce chahut, tantôt bon enfant, vire aussi à la violence : insultes, images pornographiques, messages racistes ou antisémites. A Nice, une enquête a récemment été ouverte pour apologie du terrorisme. "C’est fini mon cours il ont craquer et ma pp [professeur principale] veut portez plainte (sic)", réagit un profil sans photo, sur le même serveur Discord consulté par L'Express.
Popularisées lors de la crise du Covid-19, les classes virtuelles sont censées assurer la continuité pédagogique des lycées fermés par les blocages qui secouent la France depuis fin septembre. Elles se sont vite transformées en un second front de la mobilisation, dont la base arrière se trouve sur Discord. Lancée en 2015, la plateforme permet de créer gratuitement un serveur, découpé en salons écrits ou vocaux, où se pressent jusqu’à...
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13/10 - La haine antisémite, un levier encore puissant dans le paysage politique européen
Dans la salle du Festival de la fiction et du documentaire politique de La Baule, Anne Sinclair présente Antisémitisme : une haine toujours en mouvements, le film co-écrit avec Denis Olivennes et Gabriel Le Bomin.
Un titre juste : l’antisémitisme a une morphologie à la fois pérenne et instable. Il change de vocabulaire et parfois de camp. À droite, le Juif cosmopolite, sans patrie, corrupteur de la nation. À gauche, le banquier, le capitaliste, celui qui accumule et tire les ficelles. Deux traditions ennemies qui finissent parfois par se rejoindre autour du même imaginaire : l’argent, le réseau, le pouvoir caché. La généalogie de droite est connue : Drumont, Vichy, puis le Front national de Jean-Marie Le Pen. A gauche, l’antisémitisme social du XIXe siècle s’est ensuite mêlé à l’antisionisme soviétique. Après 1967 surtout, Moscou présente Israël comme l’avant-poste de l’impérialisme occidental et recycle de vieux motifs : cosmopolitisme, double loyauté, puissance occulte. Cette grammaire irrigue alors les partis communistes et une partie de la gauche européenne.
Aujourd’hui, ces héritages se recomposent. À droite, le revirement est spectaculaire. Le Rassemblement national, héritier d’un parti marqué par les provocations antisémites de son fondateur, se présente désormais comme défenseur des Juifs de France et d’Israël. Jordan Bardella est allé à Jérusalem et le RN fait de l’antisémitisme de la gauche radicale un thème central. Pourtant, cette évolution au forceps des...
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13/10 - Bruno Bouchard, président de Paris Dauphine - PSL : "L’enseignement supérieur mérite mieux que des effets d’annonce !"
"Le blocage de l’Université Paris-Dauphine par ses étudiants est tout fait exceptionnel. Cela ne s’était pas produit depuis plus de dix ans !", s’exclame son président Bruno Bouchard. En ce 8 octobre, lors d’un entretien accordé à L'Express loin de son bureau temporairement inaccessible, il fait part de son inquiétude face à la crise qui secoue le monde de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Malaise des jeunes, perte d’influence de la recherche française, situation financière critique des universités… "Les candidats à la présidentielle doivent prendre à bras-le-corps les vrais sujets et ne plus se cantonner aux effets d’annonces contre-productifs", insiste Bruno Bouchard. Des lycéens désorientés
"Le mouvement actuel traduit une angoisse profonde des jeunes face à un avenir incertain. Le stress les accompagne désormais tout au long de leur parcours, du bac-3 au bac+3, puisqu’on leur demande de plus en plus tôt de faire des choix stratégiques en matière de spécialités ou d’options. D’autant qu’ils doivent aujourd’hui composer avec une multitude d’informations là où autrefois il suffisait d’opter pour l’une des quelques filières possibles au lycée. En matière d’orientation, on comprend que les familles aient du mal à s’y retrouver parmi l’offre pléthorique. Si on ajoute à cela un contexte national et un environnement géopolitique et économique très anxiogènes, beaucoup de nuages noirs s'amoncellent au-dessus de leurs têtes." Parcoursup, un faux coupable
"Les...
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13/10 - La jeunesse, oui, mais celle des villes : l’impasse de Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon est un mitterrandien. "Le vieux" ne va pas jusqu'à singer le langage de la jeunesse - l’ancien président parlait "câblé" et "branché" sur le plateau d’Yves Mourousi en 1985. Mais il craint par-dessus tout d’être éloigné d’elle, avant-garde de ses élans révolutionnaires.
Il y a cette nouvelle génération qui l’entoure : La France insoumise dispose du groupe parlementaire le plus jeune du Palais Bourbon. Une cohorte de trentenaires ou récent quadragénaires, députés franciliens ou marseillais, urbains, surqualifiés. Il y a cette jeunesse qu’il convoite, en lui promettant le droit de vote d’un ton larmoyant : à 16 ans, "on va en prison, alors on doit pouvoir donner son avis comme tous les autres". Jésus changeait l’eau en vin, Jean-Luc Mélenchon transforme la colère en engagement. Parlez-en à Paul Vannier, disciple du tribun… et ancien jeune. "Le mot d’ordre des AG étudiantes pendant les manifestations contre le Contrat première embauche, c’était ‘à bas les partis, à bas les syndicats lycéens’, dit-il. Aujourd’hui quand tu dis aux lycéens en grève que t'es insoumis, ils t’acclament." Quelle autre formation peut déployer ses drapeaux en manifestation lycéenne sans subir l’opprobre des étudiants ? "Quel autre mouvement politique a ce rapport aux masses ?", théorise-t-on verbeusement dans les rangs insoumis.Ce que reflètent les votes de 2022
La jeunesse. Rien que la jeunesse. Toute la jeunesse, dont ces 3 millions de représentants vivant dans la ruralité ?...
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13/10 - Croissance : la France à contre-courant du reste de l’Europe
La croissance de la France décroche. Selon les nouvelles prévisions du Fonds monétaire international (FMI), publiées ce mardi 13 octobre à l'occasion de son assemblée annuelle à Bangkok, la hausse du produit intérieur brut (PIB) du pays ne devrait pas dépasser 0,4 % en 2026, contre 0,9 % en 2025, avant de se redresser à 0,7 % en 2027. C'est l'une des pires performances de la zone euro en 2026, et l'une des corrections à la baisse les plus importantes de la planète (- 0,2 point, aussi bien en 2026 qu'en 2027), alors que le FMI anticipe une croissance de 3,1 % à l'échelle mondiale cette année, et de 1,1 % pour la zone euro.
La croissance dans cette dernière est notamment portée par l'Allemagne. L'économie du pays devrait connaître une reprise plus marquée que prévu, avec une croissance estimée à 1,3 % en 2026, soit une révision à la hausse de 0,6 point par rapport aux précédentes projections de juillet. En 2027, la progression du PIB allemand atteindrait 1,1 %, en hausse de 0,1 point. L'Espagne continuerait, de son côté, à afficher de bonnes performances économiques, avec une croissance attendue à 2,5 % cette année, soit 0,4 point de plus qu'anticipé précédemment. Elle ralentirait ensuite à 1,8 % en 2027, conformément aux estimations antérieures. L'Italie bénéficierait également de perspectives plus favorables : sa croissance est désormais évaluée à 0,8 % en 2026, en hausse de 0,3 point, puis à 0,6 % en 2027, soit 0,1 point supplémentaire.La France "en zone de danger"...
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13/10 - Voitures électriques : la France franchit le cap des 200 000 bornes
Tous les feux sont au vert, autant que l’énergie qu’elle promeut. Peu à peu, la voiture électrique conquière le cœur des Français. Et le conflit au Moyen-Orient n’aura fait que précipiter le mouvement : au mois d’août, elle représentait 38,8 % de part de marché sur le segment des voitures particulières (+ 111 % par rapport à août 2025). Au total, le parc roulant a franchi le cap des 2 millions de quatre roues 100% électriques ! Autres signes tangents, les catalogues des constructeurs proposent de plus en plus de véhicules abordables (autour de 25 000 euros), les modes de financements comme la location longue durée se diversifient, tout comme augmente le nombre de bornes (200 000) et la durée de stockage des batteries. Enfin, même le marché de l’occasion, longtemps rétif, s’ouvre enfin aux voitures zéro émission. Dans ce contexte euphorique, le Mondial de l’automobile à Paris (du 12 au 18 octobre), proposera une flopée inégalée de nouveautés. Indiscutablement, 2026, marque un tournant historique, celui du couronnement de la watture.
Un cap symbolique ! La France vient de passer l’installation de 200 000 points de recharge publique, soit la moitié du nombre de bornes (400 000) inscrites sur la feuille de route du plan d’électrification à l’horizon 2030. Une étape primordiale pour accompagner l’essor de la voiture électrique. Car la question de la prise, disponible et à proximité, reste lancinante. Tout comme persiste l’appréhension de la panne.
Pourtant, les conducteurs...
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13/10 - Accord sur le diesel russe : la trahison de Donald Trump arrive au pire moment pour l’Ukraine
Donald Trump n’aurait pas pu faire plus beau cadeau à Vladimir Poutine, quelques jours à peine après son anniversaire. En autorisant, le 9 octobre, au mépris des sanctions américaines contre Moscou, l'importation de près de cinq millions de tonnes de gazole russe aux Etats-Unis et sur les marchés mondiaux, le locataire de la Maison-Blanche trahit une nouvelle fois l’Ukraine et les Européens, à un moment particulièrement délicat pour Kiev.
La population ukrainienne, désormais pilonnée 24 heures sur 24 sans plus aucune retenue, voit en effet arriver avec appréhension un cinquième hiver de guerre qui s'annonce cauchemardesque, dans le froid et le noir. Le pays est harcelé par des nuées de drones à réaction – dont la vitesse complique l'élimination – et manque de munitions pour ses systèmes antiaériens Patriot (de fabrication américaine), parmi les rares à être capables d'intercepter des missiles balistiques russes. "La Russie essaye délibérément de nous étrangler avec sa terreur. Elle frappe les villes, les hôpitaux, les transports publics", et "a renforcé ses attaques contre les infrastructures numériques et énergétiques", expliquait vendredi en vidéo (avant l'annonce de Donald Trump) Vsevolod Chentsov, vice-Premier ministre ukrainien, lors d'un forum organisé par l'Institut français des relations internationales, précisant que le bâtiment gouvernemental depuis lequel il s'exprimait avait subi dans la journée des coupures d'électricité et d'eau. "La Russie ne veut pas la...
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13/10 - Massive et inédite : ce que l’on sait de la cyberattaque qui a visé des supermarchés
Un incident "d'une extrême gravité et sans précédent". Plusieurs centaines de supermarchés français ont été victimes, dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 octobre, d'une cyberattaque massive visant leurs installations frigorifiques, comme l'a révélé BFMTV. Le parquet de Paris a confirmé lundi qu'une attaque "de grande ampleur" avait touché "les réfrigérateurs connectés de plusieurs grandes enseignes alimentaires en France", entraînant des pertes conséquentes.
Dans le détail, au moins 300 magasins Intermarché et Netto, moins d'une centaine de points de vente de Coopérative U, ainsi que plusieurs magasins E.Leclerc et environ une trentaine de Monoprix ont été concernés par cette cyberattaque, ont précisé les distributeurs à l'Agence France Presse (AFP). Carrefour a indiqué que 80 de ses supermarchés étaient touchés. Le groupement de supermarchés estime que le retour à la normale devrait prendre plusieurs jours, le temps que les centrales d'achats et les grossistes acheminent la marchandise vers les magasins. Des réfrigérateurs chauffés à 50°C
Les Mousquetaires, propriétaire de l'enseigne Intermarché, ont indiqué que les réfrigérateurs d'environ 150 de leurs magasins avaient été chauffés à 50°C Celsius pendant six heures durant la nuit. Tous les aliments concernés ont été jetés afin d'éliminer tout risque sanitaire.
En plus d'augmenter la température du système de dégivrage des congélateurs et chambres froides à 50°C, les pirates ont porté d'une heure à huit heures la...
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13/10 - Retour de Mistral, succès de DeepSeek : "Les modèles ouverts ont six mois de décalage sur les IA propriétaires"
La pression s’accentuait sur lui. Mistral a relevé le gant. L'entreprise dirigée par Arthur Mensch est revenue dans la course, début octobre, en dévoilant un modèle qui réduit l'écart avec les IA chinoises de pointe. Comme elles, la licorne française fait le choix de l'open weights. Sage stratégie pour populariser ses IA. Cela marche si bien que les Américains s'inquiètent désormais de l'envol de cette myriade de modèles ouverts très compétitifs. Les laboratoires comme OpenAI et Anthropic serinent que c’est dangereux. Acteur emblématique de l’Internet moderne, la Linux Foundation explique, au contraire, pourquoi l’open source peut amener une sécurité accrue à l’IA. Entretien avec Mirko Boehm, directeur senior des développements collaboratifs de la fondation en Europe.
L'Express : Certains acteurs de l’IA affirment qu’il est dangereux de communiquer au monde entier les poids de ses modèles d’IA, comme le font les acteurs dits "open weights". Qu’en pensez-vous ?
Mirko Boehm : Soumettre des logiciels à l'examen d’un nombre accru de personnes les rend plus sûrs, pas plus dangereux. Les infrastructures open source sont bien plus contrôlées que les produits fermés classiques. L'IA renforce cela car elle ne peut observer, apprendre et améliorer que le code qu’elle peut voir. Le défi est qu’il y a un écart entre les capacités des modèles IA et les outils de supervision. Les agents deviennent plus autonomes et capables. Mais la plupart des entreprises les diffusent sans...
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13/10 - Utile et sûr contre la grippe, peut-être bénéfique contre Alzheimer : toutes les raisons de se faire vacciner
La grippe revient chaque année, comme un marronnier, disent les journalistes qui couvrent fidèlement l’événement. Elle engorge régulièrement le système de santé au moment du pic épidémique. Les hôpitaux sont alors au bord de la saturation, à la peine, avec souvent un fort taux d’absentéisme du personnel. Les médecins de villes ne savent plus où donner de la tête. La période la plus critique dure une ou deux semaines, parfois plus, puis tout rentre dans l’ordre jusqu’à l’année suivante, car il n’y a quasiment jamais deux vagues épidémiques consécutives de grippe au cours d’une même saison froide.
Les épidémies de grippe affectent 5 à 10 % de la population chaque année et déferlent de manière synchronisée sur l’ensemble des zones tempérées de l’hémisphère nord. Nous avons calculé qu’il n’y avait pas une semaine d’écart en moyenne entre les pics épidémiques enregistrés aux Etats-Unis et ceux enregistrés en France. La moitié des épidémies de grippe démarre avant Noël, l’autre moitié attend la fin des fêtes de fin d’année. Les épidémies de grippe saisonnières plus tardives sont généralement moins fortes que celles de survenue précoce dans la saison. Il y a une association statistique entre le phénomène El Nino et les épidémies de grippe saisonnière, mais dans le bon sens puisqu'elles sont alors d’ampleur et de sévérité moins intenses. Comme cette année, nous sommes justement au cours d’une forte oscillation climatique El Nino, ce serait plutôt une bonne nouvelle pour la...
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13/10 - Dans les Balkans, les jeux pernicieux de Donald Trump
Désespérant d’être admis un jour dans l’Union européenne, dépourvus de tout projet commun, les pays des Balkans retournent à leurs vieux démons. Le 4 octobre, les nationalistes serbes et croates ont gagné les élections en Bosnie, accentuant la zizanie ethno-religieuse dans ce pays. Trois semaines auparavant, la Serbie, sans craindre de soulever l’indignation en Europe, enterrait avec les honneurs militaires Ratko Mladic, mort en prison à La Haye. Le "boucher des Balkans" y purgeait une peine de prison à vie pour sa responsabilité dans le génocide de milliers de Bosniaques en 1995 à Srebrenica.
L'éruption de fièvre nationaliste dans les six Etats balkaniques occidentaux qui ne sont pas membres de l’UE (Serbie, Bosnie, Albanie, Macédoine du Nord, Kosovo et Monténégro) est encouragée aussi bien par le Kremlin que par la Maison-Blanche. Pendant trois décennies, les Etats-Unis et l’Union européenne tentèrent ensemble de maintenir, tant bien que mal, la stabilité balkanique. Donald Trump, depuis son retour à la Maison-Blanche en 2025, a rompu le front commun.
Faisant fi des protestations européennes, son gouvernement a levé les sanctions financières qui frappaient Milorad Dodik, l’homme fort de la République serbe de Bosnie, qui est connecté aussi bien au régime russe de Vladimir Poutine qu’aux milieux trumpistes de Washington. Deux conseillers politiques chevronnés du président américain se sont rendus le mois dernier à Banja Luka pour aider le parti de Dodik à emporter les...
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13/10 - Alberto Nuñez Feijoo, le "Ciotti espagnol" ? Portrait d’un modéré prêt aux extrêmes pour renverser Pedro Sanchez
Cette fois, il touche au but. Alberto Nuñez Feijoo a de sérieuses chances de prendre les rênes de l’Espagne au soir des législatives anticipées du 29 novembre. A 65 ans, le leader de la droite ibérique entend enfin tenir sa revanche sur le scrutin amer de 2023 : à l’époque, sa formation de droite, le Parti populaire (PP), était arrivée première. Mais les résultats avaient été si serrés que le socialiste Pedro Sanchez avait réussi à se maintenir au pouvoir en construisant une majorité fragile, avec les indépendantistes basques et catalans.
Porte-parole de la campagne du PP qui a démarré sur les chapeaux de roue, sur fond de crise du logement et de crise migratoire dans l'enclave de Ceuta, Borja Semper estime que le parti tient là sa "dernière chance" de revenir au pouvoir et qu’il ne "peut pas se permettre d’échouer". Pour le moment, les sondages promettent au PP d’arriver à nouveau en tête, avec 32 % d’intentions de vote, contre 25 % pour le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), et d’obtenir une majorité absolue… à condition de s'allier avec Vox. Le parti d’extrême droite, crédité de 19 % des suffrages, pourrait doubler son nombre de députés, imposant l’idée qu’une alliance entre droite et extrême droite est désormais inéluctable. "Dans le monde idéal de Feijoo, le PP aurait la majorité absolue pour gouverner en solo, avec l’appui de quelques partis régionaux de droite, estime Guillermo Fernandez Vazquez, maître de conférences en sciences politiques à l’université...
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13/10 - Réforme des retraites : la manoeuvre de Gabriel Attal et Edouard Philippe qui gêne Sébastien Lecornu
Décidément, on n'est jamais mieux servi que par les siens. Voilà un joli petit cadeau de Noël en avance, en quelque sorte. Dans quelques jours en commission, puis quelques semaines dans l'hémicycle, Sébastien Lecornu sera, à n'en pas douter, ravi de voir la réforme des retraites, celle qu'il a abandonnée il y a un an pour satisfaire les socialistes, réapparaître au cœur des débats à l'Assemblée nationale. Encore davantage en voyant que ce sont ses propres troupes, dont certaines parlent encore de "trahison", qui remettront le sujet sur le tapis - et donc, dans le débat public. En effet, le groupe Ensemble pour la République, dirigé par Gabriel Attal, et le groupe philippiste Horizons, défendront chacun l'abrogation de la suspension de la réforme des retraites durant l'examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Une entreprise vouée à l'échec à quelques mois de l'élection présidentielle : quel intérêt ?
Totem offert à la gauche pour parvenir à faire adopter le PLFSS 2026 sans user de l'article 49.3, la suspension de la réforme menée par Elisabeth Borne est défendue par une majorité de députés. Autrement dit, son rétablissement n'a pratiquement aucune chance d'être approuvé par la chambre basse. Pourtant, pour l'heure, les députés Renaissance Pierre Cazeneuve d'un côté, Marc Ferracci (ex-ministre chargé de l'Industrie), Jean-François Rousset et Annie Vidal de l'autre, ont chacun déposé un amendement - le 8 octobre, consultable sur le site de...
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13/10 - Sélection à l’université : la position antisociale de Jean-Luc Mélenchon
Ce dimanche 11 octobre, au Zénith d’Auvergne, devant une salle enthousiaste et remplie à ras bord, Jean-Luc Mélenchon a ressorti une formule qui fait toujours mouche à bâbord : "Nous ne sommes pas pour la sélection (à l’université) : nous sommes pour l’enseignement, nous sommes pour l’accès au savoir." Tonnerre d’applaudissements. Effet assuré. C’est le propre des slogans qui sonnent juste : ils en feraient presque oublier leurs effets dans la réalité. Pourtant, on sait - depuis quarante ans ! - ce que produit ce slogan : l’inverse exact de ce qu’il prétend obtenir. C’est-à-dire l’accroissement impardonnable des inégalités scolaires, et le bluff de "la réussite pour tous."
Premier mensonge par omission : notre enseignement supérieur trie, et il trie sévèrement. Classes préparatoires, grandes écoles, IUT, BTS, établissements privés hors de prix : partout, on choisit sur dossier ou sur concours. L’université reste la seule filière officiellement non sélective, tenue d’accepter tous ceux qu’elle a la place d’accueillir, souvent mal préparés à la filière qui exige le plus d’autonomie. Le résultat se lit dans les statistiques du ministère : parmi les bacheliers entrés en licence en 2019, à peine un tiers a obtenu son diplôme en trois ans, et 5 % des bacheliers des filières professionnelles. Le tri qu’on refuse à l’entrée se fait donc à la sortie, par l’échec, et il épargne d’abord les mieux nés : 42 % de réussite en trois ans pour les étudiants très favorisés, 27 % pour les...
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13/10 - MBS seul face aux houthistes du Yémen : l’ultime trahison de Donald Trump
Certains fauteuils vont rester désespérément vides lors du Congrès mondial de l’Energie de Ryad. Parmi les grands absents de ce forum annuel réunissant les mastodontes du secteur : de hauts cadres de BP, TotalEnergies ou ExxonMobil, qui n’ont pas pu faire le déplacement. Après les spectaculaires attaques de la semaine dernière contre l’aéroport de la capitale - treize morts et plus de 300 blessés, rien que le 10 octobre -, ces absences illustrent l’inquiétude des majors pétrolières quant aux garanties sécuritaires qu’offre aujourd’hui l’Arabie saoudite. Alors que la contre-offensive ("L’aube du Yémen") du prince héritier Mohammed ben Salmane lancée la semaine dernière piétine, le royaume wahhabite se retrouve aujourd’hui pris au piège d’un conflit insoluble avec les Houthis et grandement affecté par le blocus maritime des détroits de Bab el-Mandeb et Ormuz.
Face à cette flambée de violence inédite, un homme concentre toutes les crispations : Donald Trump. Non seulement le président américain a lancé une guerre hasardeuse face à l’Iran, mettant fin au modèle sécuritaire du Golfe, mais il ne répond toujours pas aux appels à l’aide de MBS, bien seul face aux milices chiites de la région. Alors que les stocks d’intercepteurs (les batteries THAAD et Patriot de fabrication américaine) sont au plus bas, autant à Washington qu’à Ryad après le récent conflit dans le golfe Persique, le locataire de la Maison-Blanche refuse pour le moment d’alimenter un nouveau front au...
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12/10 - Pierre-Olivier Gourinchas, ex-chef économiste du FMI : "Ce qui inquiète le monde, c’est l’incapacité française à faire des choix difficiles"
Après plus de quatre ans passés au FMI comme chef économiste, le français Pierre-Olivier Gourinchas a repris son poste de professeur d'économie à la prestigieuse université de Berkeley. Depuis la Californie, il s'alarme de la paralysie politique française devenue synonyme d'impasse budgétaire. "La France se trouve dans une zone de danger", constate-t-il. L'économiste, vice-président du CEPR, le Centre européen de recherche en économie, se fait peu d'illusions sur la possibilité d'un consensus politique autour d'un budget qui apaiserait les doutes des marchés financiers. Mais il met en garde ceux qui espèrent que la BCE viendra au secours de Paris en cas de montée des tensions sur le taux tricolore : une intervention de Francfort déboucherait sur une mise sous tutelle.
L'Express : Pourquoi la situation française paraît-elle plus inquiétante que jamais ?
Pierre-Olivier Gourinchas : La France se trouve dans une zone de danger. Fondamentalement, rien de majeur n’a changé ces derniers mois. Certes, l’activité économique est un peu plus faible que prévu, le secteur agricole a connu des difficultés à cause des canicules… Des chocs relativement modestes. Pourtant, les taux obligataires s’envolent. Une partie de l’histoire n’est pas française : les rendements remontent aux Etats-Unis, au Japon, la BCE a durci sa politique monétaire. Mais s’agissant de la France, la lecture des marchés s’est brusquement modifiée. Ils lui font crédit depuis longtemps dans l’attente que la situation...
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12/10 - "Footballeur et patron d’une grande entreprise, c’est un peu pareil" : Mathieu Flamini raconte sa reconversion dans la biochimie
Beaucoup de joueurs de football professionnels vous disent que le premier jour de leur retraite sportive a été comme une petite mort. Mathieu Flamini n'entre pas tout à fait dans cette catégorie. L'international français, passé par l'Olympique de Marseille, Arsenal ou encore l'AC Milan, a non seulement vécu une seconde vie pleine de succès dans l'entrepreneuriat et l'industrie verte après sa carrière sportive, mais il est même parvenu à mener de front ses deux existences pas banales. Le voilà désormais cofondateur et PDG de GFBiochemicals, une entreprise de biochimie qui vise à remplacer l'usage du pétrole pour créer des dérivés du plastique. Pourquoi se lancer dans la biochimie verte quand on doit déjà jouer, et si possible bien, au sein de grands clubs européens ? Comment parvient-on à gérer cette double vie ? Et puis comment parvient-on à monter une entreprise innovante, puis florissante, au point d'être devenue une référence mondiale dans le secteur ? Dans Anatomie d'une décision, Mathieu Flamini a accepté de disséquer sa curieuse trajectoire avec nous.
Une interview issue du podcast Anatomie d'une décision, à écouter sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox, Podcast Addict ou en cliquant sur le player en tête de cet article.
L'Express : Qu’est-ce qui peut bien se passer dans la tête d'un footballeur au sommet de sa carrière pour qu'il se décide, un beau jour, à créer une entreprise de biochimie ?
Mathieu Flamini : Tout d'abord, je pense que cela est dû au...
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12/10 - De "Poutine est complètement fou" à "je veux le remercier" : les multiples revirements de Donald Trump sur la guerre en Ukraine
"La guerre va être réglée. Je connais Zelensky, je connais Poutine, ce sera fait dans les vingt-quatre heures, vous verrez." Le 29 juillet 2023, Donald Trump promettait de mettre fin au conflit ukrainien en un temps record. Plus de trois ans après, le monde attend toujours. Depuis son retour à la Maison-Blanche, le président américain a multiplié les volte-face, passant des éloges à Vladimir Poutine aux menaces de sanctions, sans épargner Volodymyr Zelensky. Vendredi 9 octobre, un nouvel accord sur le diesel russe, suivi deux jours plus tard de l'annonce d'un "cessez-le-feu énergétique", est venu prolonger cette série de changements de cap. L'Express revient sur les dates clés de cette diplomatie à géométrie variable.19 février 2025 : Volodymyr Zelensky, un "dictateur sans élection" qui risque de "ne plus avoir de pays"
Un mois à peine après son retour au pouvoir, Donald Trump semble avoir choisi son interlocuteur privilégié. Le 18 février, Américains et Russes se retrouvent en Arabie saoudite pour discuter de la guerre en Ukraine et d'un rapprochement entre Washington et Moscou. Les Ukrainiens ne sont pas conviés. Une absence que Volodymyr Zelensky dénonce aussitôt : aucun accord sur l'avenir de son pays ne saurait, selon lui, être conclu sans sa participation. Sa protestation lui vaut une riposte du président américain, qui lui reproche de ne pas avoir empêché le conflit et se dit bien plus confiant dans les intentions russes.
Le lendemain, Donald Trump passe à...
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12/10 - "La fin de la lecture mène l’humanité vers un nouvel âge des ténèbres" : le cri d’alarme de James Marriott
C’est un requiem pour la lecture qui a fait beaucoup de bruit dans les pays anglophones. Dans Le Nouvel âge des ténèbres, aujourd’hui traduit par Flammarion (parution le 14 octobre), James Marriott alerte sur les conséquences du déclin de la culture de l’écrit. Rappelant avec brio tout ce que les Lumières et la démocratie doivent à la lecture, ce chroniqueur du Times estime qu’un monde post-alphabétisé, dominé par les écrans, entraînera un recul de la démocratie libérale, tout comme le retour de l’obscurantisme. Donald Trump est selon lui un parfait exemple de ce changement civilisationnel... Entretien.
L'Express : Peut-on encore contester que la lecture connaît un déclin rapide ? La nouvelle enquête Pisa confirme que les performances des élèves en lecture baissent dans de nombreux pays…
James Marriott : La part des Américains lisant quotidiennement pour le plaisir s’est réduite de 40 % en vingt ans, tandis que le nombre de jeunes Britanniques qui déclarent aimer lire pendant leur temps libre a baissé de 36 %. Même les phrases des best-sellers figurant dans le classement du New York Times se sont raccourcies de près d’un tiers depuis les années 1930. En tant que journaliste, j’avertis depuis longtemps sur le sujet. Au début, on me répondait : au fond, vous détestez le monde moderne, les choses ne vont pas si mal, on s’est toujours plaint que les jeunes ne lisent pas assez... Aujourd’hui, il est devenu évident que c’est très sérieux. Les derniers résultats de l’enquête...
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12/10 - Menace russe : le chef militaire de l’Otan dévoile sa "théorie de la victoire"
Le commandant des forces américaines en Europe a cherché à rassurer les pays européens, ce lundi 12 octobre, sur la fermeté de l’engagement américain aux côtés des alliés de l’Otan, en présentant pour la première fois une "théorie de la victoire" contre un agresseur qu’il n’a pas voulu désigner nommément mais qui ne pouvait être que la Russie.
Après un week-end marqué par un rapprochement spectaculaire de Donald Trump et Vladimir Poutine, qui se sont entendus sur l’achat américain de carburant diesel russe, le général Alexus G. Grynkewich, qui est à la fois le plus haut gradé américain en Europe et le chef militaire suprême de l’Otan, est intervenu devant le Forum sur la sécurité de Varsovie, qui réunit chaque année plusieurs centaines de responsables et d’experts de la sécurité occidentaux dans la capitale polonaise. Il a expliqué que l’Otan était prête dès aujourd’hui à repousser toute attaque contre un de ses Etats membres. "Si quelqu’un est suffisamment fou pour nous attaquer, nous engagerons le combat. Nous stopperons son attaque et nous lui dénierons toute possibilité de parvenir à ses fins, quelles qu’elles soient. En clair : nous ferons en sorte que toute attaque, contre quelque allié que ce soit, s’avérera extrêmement futile". La riposte, selon lui, se fera en trois temps : "Nous bloquerons, nous affaiblirons, puis nous briserons toute tentative d’agression" contre un des 32 Etats membres de l’Otan.
"Si l’adversaire choisit de poursuivre son attaque ou d’engager...
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12/10 - Derrière la loi intégrale, la guerre des féministes : "Si on s’écarte un peu de LFI, on est vite traité de facho"
Ce mercredi 7 octobre, la comédienne Andréa Bescond se réveille avec un commentaire cinglant de l'insoumise Gabrielle Cathala. La députée reproche à l'influenceuse féministe aux 295 000 abonnés sur Instagram de ne plus faire l'effort de cacher sa "haine de la France insoumise" qui est "de plus en plus grossière".. Voilà plusieurs jours qu'Andréa Bescond se fend de publications très critiques à l'endroit des députés LFI qui, tout en se revendiquant à la pointe du féminisme, s'opposent à la loi dite intégrale sur les violences sexuelles contre les femmes et les enfants, pourtant issue des 140 propositions d’une coalition d’associations féministes, et qui est particulièrement attendue et quasi unanimement souhaitée par l'ensemble de la classe politique depuis l'affaire Lyhanna.
Mais pour les insoumis, comme pour une partie du mouvement féministe, la loi dite intégrale n'apporte pas les réponses adéquates. Moyens insuffisants, orientation trop répressive, mesures stigmatisantes et trop peu protectrices des femmes étrangères… Les griefs des premiers rejoignent ceux des collectifs qui dénoncent, dans une tribune publiée le 3 octobre sur le site de Mediapart, un féminisme "institutionnel", "blanc", "bourgeois et autoritariste". "C'est un peu dommage de taper contre son propre camp en laissant entendre qu'il y aurait les bonnes et les mauvaises féministes", déplore une militante qui soutient la coalition en faveur de la loi dite intégrale.
Invités à amender la feuille de route,...
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12/10 - Référendums ou ordonnances ? Le nouveau clivage de la présidentielle 2027, par Jean-François Copé
En 2027, les Français ne choisiront pas seulement un président. Ils choisiront aussi une méthode pour remettre sur pied une France malade de son impuissance politique. Marine Le Pen a déjà trouvé son remède miracle : le référendum. Règle d’or budgétaire, suppression du droit du sol, interdiction du voile dans l’espace public… A chaque problème, sa consultation ! Edouard Philippe vient d’annoncer une démarche inverse : engager dès son élection une vingtaine d’ordonnances pour une entrée en vigueur quasi immédiate : septembre 2027. En apparence, deux outils constitutionnels. En réalité, deux visions du pouvoir et un nouvel affrontement entre populistes et partis de gouvernement.
D’un côté, le référendum. Quoi de plus séduisant que de "rendre la parole au peuple" ? Mais érigé en méthode de gouvernement, il devient vite l’alibi, la solution de facilité d’un(e) candidat(e) otage de son imprécision. De l’autre, les ordonnances. Un outil extrêmement efficace que de Gaulle avait utilisé en 1958 pour légiférer rapidement. Avec l’autorisation et sous le contrôle du Parlement, le gouvernement peut adopter en Conseil des ministres, après avis du Conseil d’Etat, des mesures relevant normalement de la loi. De quoi engager les grandes réformes dès le début du quinquennat ! Mais leur intérêt va bien au-delà : réconcilier les Français avec des partis de gouvernement auxquels ils reprochent, légitimement, un déficit de commandement, une insincérité chronique et une inefficacité permanente....
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12/10 - Le prix Nobel d’économie décerné aux Américains Robert E. Hall et Michael Woodford
Le Prix de la Banque de Suède en sciences économiques, communément qualifié de "Nobel" de l'économie, a été attribué ce lundi 12 octobre aux Américains Robert E. Hall et Michael Woodford pour leurs travaux fondateurs sur les fondements microéconomiques de la stabilisation macroéconomique.
Ce prix doté de 12 millions de couronnes suédoises (1,2 million de dollars) est le dernier du cru 2026 des Nobel. Les deux lauréats ont élaboré de nouveaux modèles macroéconomiques qui ont amélioré notre capacité à mettre en œuvre des politiques de stabilisation efficaces, en permettant de prendre des mesures budgétaires et monétaires au moment opportun afin d’atténuer l’ampleur des fluctuations économiques dommageables, a précisé John Hassler, président du comité du prix des sciences économiques, dans un communiqué. "Les travaux des lauréats nous ont fourni un fondement théorique solide pour les modèles aujourd’hui utilisés par les banques centrales et les gouvernements du monde entier." "Grâce à eux, nous sommes mieux armés pour faire face aux chocs économiques, tels que les crises énergétiques ou les variations soudaines de la consommation des ménages", a-t-il ajouté.
"Les travaux des lauréats nous ont fourni une base théorique solide pour les modèles qui sont aujourd'hui utilisés par les banques centrales et les gouvernements du monde entier", a déclaré John Hassler, président du Comité du prix des sciences économiques, dans un communiqué. "Grâce à eux, nous sommes mieux armés pour...
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12/10 - Education, travail, couple : l’art de se convaincre qu’on n’y peut rien, par Julia de Funès
C’est peut-être l’un des traits de notre époque : nous supportons de moins en moins les aléas et la contingence. Qu’un malaise puisse tenir aux circonstances, au hasard ou aux flottements de l’existence nous paraît de moins en moins concevable. Il nous faut une cause, et si possible une cause qui nous dédouane. À chaque âge de la vie, nous transformons ainsi ce qui aurait pu être autrement en ce qui ne pouvait pas l’être…
Chez l’enfant, le désordre devient volontiers trouble. Une agitation ou une difficulté à se concentrer peuvent relever d’une pathologie réelle. Mais toute turbulence n’est pas un diagnostic, toute opposition un syndrome, toute immaturité une maladie. Certains comportements réclament aussi un cadre, des limites, de l’éducation. Or le vocabulaire pathologique a cet avantage de transformer le contingent en nécessaire. Ce qui pouvait relever de l’éducation devient affaire de biologie. Derrière son explication, un diagnostic déresponsabilise : l’enfant ne peut pas faire autrement, donc les parents non plus.
Chez l’adolescent, le malaise cherche volontiers à devenir cause. Les lycéens mobilisés ces derniers jours dénoncent des réalités concrètes : manque de professeurs, locaux dégradés, pression de Parcoursup. Mais une mobilisation ne consiste jamais seulement à défendre une cause objective. Elle donne aussi une explication extérieure à ce qui, intérieurement, reste incertain : l’anxiété, le sentiment de ne pas trouver sa place, la difficulté à se construire....
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12/10 - Accord sur le diesel russe : Donald Trump critiqué jusque dans son propre camp
Un accord avec Vladimir Poutine qui ne passe pas, même chez les républicains. Depuis vendredi 9 octobre, Donald Trump essuie une vague de critiques après avoir annoncé la livraison de quantités importantes de diesel russe aux marchés américain et mondial.
Pour permettre ces importations, le président américain a décidé d'assouplir les sanctions qui touchent Moscou. Une volte-face qui a immédiatement provoqué la colère de l'Ukraine, mais aussi celle de plusieurs parlementaires américains. Deux jours plus tard, dimanche 11 octobre, sept sénateurs ont appelé dans un communiqué le locataire de la Maison-Blanche à revenir sur sa décision, jugée contraire à la législation américaine. Parmi les signataires figurent les républicains Susan Collins, Lisa Murkowski, Thom Tillis et John Curtis, ainsi que les démocrates Jeanne Shaheen, Richard Blumenthal et Ron Wyden.Une décision qui contrevient à une loi adoptée en 2022
Tous reprochent à Donald Trump de contourner une loi adoptée par le Congrès en 2022, quelques semaines après le début de l'invasion russe de l'Ukraine. "Le Congrès a explicitement interdit les importations d’énergie russe en 2022 afin d’empêcher que des dollars américains ne financent la guerre brutale menée par Poutine contre l’Ukraine", rappellent les élus. Baptisé Ending Importation of Russian Oil Act, ce texte interdit l'entrée aux États-Unis de pétrole et de produits énergétiques provenant de Russie, dont le diesel, l'objectif étant de priver Moscou de revenus...
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12/10 - Brexit : l’ombre d’une ingérence russe derrière le référendum de 2016
La Russie s'est ingérée dans le référendum sur le Brexit de 2016, a déclaré le Premier ministre britannique Andy Burnham lors d'un entretien diffusé ce dimanche 11 octobre, en mettant en garde la France et l'Allemagne contre les tentatives soutenues par Moscou visant à influencer leur vie politique.
Andy Burnham, qui est devenu Premier ministre en juillet et a déclaré le mois dernier que le Royaume-Uni pourrait envisager de réintégrer l'Union européenne à l'avenir, est le premier chef du gouvernement britannique à dire ouvertement qu'il existe des preuves d'une ingérence russe lors du référendum sur le Brexit, lors duquel les Britanniques ont voté à 52 % contre 48 % en faveur de la sortie de l'UE, plongeant le pays dans sa plus grave crise politique depuis la Seconde Guerre mondiale.
"En arrivant à Downing Street, j'ai posé la question suivante : y a-t-il eu ingérence de la Russie lors du référendum de 2016 ? Et j'ai reçu une réponse claire : oui, il y en a eu", a déclaré le dirigeant travailliste lors dans une interview accordée au podcast "The Rest Is Politics". Andy Burnham n'a pas précisé à quel type d'ingérence Moscou s'était livré, et n'a donné aucune précision sur les preuves étayant ses déclarations. L'ambassade de Russie à Londres n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaire. Moscou a déjà nié toute ingérence dans le vote sur le Brexit, présentant la Grande-Bretagne comme étant en proie à une hystérie anti-russe.Rupture avec les propos de Boris...
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12/10 - Automobile : la stratégie bien huilée des marques asiatiques
Tous les feux sont au vert, autant que l’énergie qu’elle promeut. Peu à peu, la voiture électrique conquière le cœur des Français. Et le conflit au Moyen-Orient n’aura fait que précipiter le mouvement : au mois d’août, elle représentait 38,8 % de part de marché sur le segment des voitures particulières (+ 111 % par rapport à août 2025). Au total, le parc roulant a franchi le cap des 2 millions de quatre roues 100% électriques ! Autres signes tangents, les catalogues des constructeurs proposent de plus en plus de véhicules abordables (autour de 25 000 euros), les modes de financements comme la location longue durée se diversifient, tout comme augmente le nombre de bornes (200 000) et la durée de stockage des batteries. Enfin, même le marché de l’occasion, longtemps rétif, s’ouvre enfin aux voitures zéro émission. Dans ce contexte euphorique, le Mondial de l’automobile à Paris (du 12 au 18 octobre), proposera une flopée inégalée de nouveautés. Indiscutablement, 2026, marque un tournant historique, celui du couronnement de la watture.
La vague enfle inexorablement. Mois après mois, les marques chinoises gagnent du terrain. Omoda & Jaecoo, qui s’est lancée au printemps en France, opère déjà une percée spectaculaire. Il faut dire qu’elle a joué son atout cœur : Jean Reno. L’acteur populaire revêt les habits d’ambassadeur pour porter "l’exigence de haut niveau, l’élégance intemporelle et un caractère affirmé", selon Hanbang Yu, président du groupe Chery dans l’Hexagone,...
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12/10 - Présidentielle 2027 : pour Raphaël Glucksmann, enfin les difficultés commencent
Une bataille après l'autre. Fort de ses 66,17 % des voix dès le premier tour, Raphaël Glucksmann a roulé sur la primaire. A-t-il pour autant éliminé Olivier Faure, premier secrétaire balayé et piqué au vif ? Réduit à néant les espoirs de François Hollande l'embusqué ? Inquiété Jean-Luc Mélenchon, l'insoumis en dynamique ? Officiellement candidat à la présidentielle, le co-président de Place publique poursuit donc son ascension de l'Himalaya... des difficultés. La victoire tactique sur François Hollande
La vie est une histoire vraie. Dimanche 11 octobre, 18h30, François Hollande dîne-t-il des grives ? Son triomphe stratégique - la consécration de la ligne anti-LFI pour la présidentielle au PS - a des allures de défaite tactique. Sans doute aurait-il préféré autre chose qu'un plébiscite de Raphaël Glucksmann en guise de primaire, comme une victoire un peu plus conventionnelle, en deux tours… Comment, dès lors, prétendre "débrancher" un candidat aussi puissamment légitimé par les militants et sympathisants du PS, de Place publique et de ces autres micropartis affiliés au processus ?
D'ailleurs, pour qui a voté celui qui promettait de donner le nom de son champion, avant de se murer dans le silence ? Glucksmann ? Jérôme Guedj ? Le mystère reste entier, car son entourage esquive désormais la question, même s'il admet qu'il a effectivement choisi un bulletin. Beau joueur, l'ancien président s'est tout de même fendu d'un message de félicitations au vainqueur… parfumé à la mise...
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12/10 - Et si l’Europe tenait un autre champion de l’IA… au Canada ? Cohere, un Mistral venu du froid
Peu de gens sauraient nommer ce grand gaillard entièrement vêtu de noir. Aidan Gomez parle avec la timidité d’un laborantin, d’une voix calme presque chuchotante. Son site Internet révèle des goûts musicaux pop et mélancoliques, à écouter les jours de pluie. L'Express avait rencontré le patron de Cohere autour d’un déjeuner sur le pouce, lors du dernier salon VivaTech, à Paris. La veille, le Canadien évoluait dans un tout autre décor : le G7, où il avait été aperçu aux côtés de son Premier ministre, Mark Carney, à quelques chaises seulement du président américain Donald Trump. Loin d’être le plus connu de la bande, ce discret chercheur appartient pourtant au cercle fermé des dirigeants consultés par les chefs d’État sur l’intelligence artificielle, aux côtés de Sam Altman (OpenAI), Dario Amodei (Anthropic), Jensen Huang (Nvidia) ou Arthur Mensch (Mistral AI). C’est d’ailleurs à ce dernier qu’il est naturellement comparé.
Les deux hommes, à peine trentenaires, ont fondé leur entreprise après avoir débuté chez Google : DeepMind pour le Français, Brain pour le Canadien. Aidan Gomez est d'ailleurs l'un des signataires du célèbre article de recherche Attention Is All You Need, qui a fait naître l’architecture Transformer, socle scientifique de ChatGPT et des grands modèles de langage (LLM). Mensch comme Gomez se sont entourés de deux fidèles généraux, également exfiltrés des Gafam : Guillaume Lample et Timothée Lacroix pour le premier, Nick Frosst et Ivan Zhang pour le second....
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12/10 - Pétrole : la réserve stratégique américaine, une arme qui s’enraye
Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés. Accros au pétrole, les Etats-Unis ne savent plus s'ils peuvent encore puiser dans leurs réserves ! Une situation ubuesque. Officiellement, le compteur affiche 283,8 millions de barils dans les cavernes de sel du Texas et de la Louisiane. Un niveau déjà très bas puisqu'il s'agit du chiffre le plus faible depuis 1982.
Sauf que la quantité de brut vraiment disponible est nettement inférieure. "Chaque caverne de stockage fonctionne comme un grand verre où le pétrole flotte sur de l'eau salée. Le tuyau qui l'aspire plonge dans la couche d'hydrocarbures. Si celle-ci devient trop fine, il pompe de la saumure. Il faut donc laisser en permanence un fond, estimé par le département de l'Energie à 70 millions de barils dans les soixante cavernes du pays", explique Felipe Germini, dirigeant de Germini Energy, un courtier spécialisé sur les produits pétroliers.
A cet impondérable s'ajoutent des contraintes techniques : au-delà d'un certain seuil, les prélèvements ne peuvent plus être effectués sans endommager de manière irréversible les infrastructures de stockage. L’économiste Chris Martenson a mis les pieds dans le plat au printemps dernier, expliquant à qui veut l'entendre que l'administration mentait à propos du niveau plancher à ne pas dépasser. Depuis, les experts se livrent à une bataille de chiffres.
"La réserve réellement mobilisable s'échelonne sans doute entre 160 et 185 millions de barils, calcule Felipe Germini....
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12/10 - "Vladimir Poutine construit un Etat caché, et il est là pour durer" : les révélations de Maksym Beznosiuk
Que se passe-t-il à l’intérieur des territoires ukrainiens occupés par la Russie ? La question est largement éclipsée tant, depuis le début de la guerre, tous les regards sont braqués sur la ligne de combat. L’une des priorités stratégiques de Vladimir Poutine se trouve pourtant là-bas, selon Maksym Beznosiuk, chercheur associé au think tank Globsec et analyste à la Jamestown Foundation. Selon lui, le maître du Kremlin y aurait même construit un véritable "Etat caché". Loin d’en être à ses balbutiements, celui-ci s’appuierait, dit-il à L’Express, sur un véritable arsenal d’institutions ad hoc. Objectif : "remplacer l’identité ukrainienne par l’identité russe". Ce, non pas de façon temporaire, le temps de gagner la guerre mais, comme le disent certaines affiches dans les territoires occupés, "pour toujours". Entretien.
L’Express : Depuis le début de la guerre en Ukraine, tous les regards sont rivés sur la ligne de front. Vous expliquez pourtant dans The Atlantic que Moscou construit en parallèle un "Etat caché". De quoi s’agit-il ?
Maksym Beznosiuk : Rien de moins qu'une véritable architecture de gouvernance, semblable à celle mise en place en 2014 lorsque la Russie avait pris le contrôle de la Crimée. A l’époque, elle avait rapidement imposé sa citoyenneté, sa législation et ses institutions - autant d’outils qu’elle a progressivement perfectionnés pour les déployer beaucoup plus rapidement dans les nouveaux territoires occupés depuis 2022.
Au début de son invasion,...
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11/10 - Primaire de la gauche : Raphaël Glucksmann l’emporte dès le premier tour avec 66 % des voix
Raphaël Glucksmann recueille 79 613 voix, soit 66,13 % des suffrages, dépassant largement le seuil des 50 % nécessaires pour être désigné dès le premier tour de la primaire social-démocrate, ce dimanche 11 octobre. Le premier secrétaire du PS Olivier Faure arrive en deuxième position avec 17 398 voix (14,48 %). L’ancienne ministre Ségolène Royal se classe troisième, avec 9 165 voix (7,62 %), devant Emmanuel Maurel, qui obtient 7 119 voix (5,92 %), et Jérôme Guedj, crédité de 7 012 voix (5,83 %).
Cette primaire devait permettre de départager cinq candidats du pôle social-démocrate en vue de la présidentielle de 2027. Le scrutin, initialement prévu jusqu’au samedi 10 octobre à 20 heures, a été prolongé jusqu’au dimanche à 18 heures après une cyberattaque ayant perturbé la plateforme de vote dès son ouverture, vendredi matin. L’incident avait provoqué un afflux artificiel de connexions et ralenti le processus électoral.
Au total, 140 282 personnes étaient inscrites pour participer à cette consultation, soit davantage que les quelque 90 000 à 100 000 participants initialement espérés par les organisateurs. 120 587 personnes ont voté, dont 120 307 suffrages exprimés, selon Patrick Menucci, président de la commission d’organisation de la primaire.
Pour participer au scrutin de 2026, les électeurs devaient être adhérents de l’un des trois partis organisateurs — le PS, Place publique ou la Gauche républicaine et socialiste — ou s’inscrire sur la plateforme Choisir2027.fr,...
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11/10 - Ukraine : Volodymyr Zelensky se dit prêt à organiser des élections si la Russie accepte un cessez-le-feu de 60 jours
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré dimanche, en réponse aux critiques du président américain Donald Trump, qu’il organiserait des élections en Ukraine si le président russe Vladimir Poutine acceptait un cessez-le-feu de 60 jours. "Dites à Poutine, s’il vous plaît, de nous accorder deux mois, 60 jours de cessez-le-feu total, 60 jours, et nous organiserons des élections", a déclaré Volodymyr Zelensky à l’émission This Week de la chaîne américaine ABC.
Une réponse directe aux pressions de Donald Trump, qui a appelé Kiev à cesser ses attaques contre les raffineries russes et estimé qu’il était temps pour l’Ukraine de changer de président. En réponse, Volodymyr Zelensky avait déclaré qu’"il appartient aux Ukrainiens" de choisir leur dirigeant et a fait remarquer que Poutine souhaiterait un changement à la tête de l'Ukraine.Un cessez-le-feu énergétique annoncé par Donald Trump, contesté par Kiev
Dimanche, Donald Trump a affirmé sur son réseau Truth Social qu’un cessez-le-feu portant sur les infrastructures énergétiques entre la Russie et l’Ukraine entrait en vigueur immédiatement. "Les deux parties ont donné leur accord. Ne le violez pas !", a-t-il écrit. Quelques minutes plus tard, Volodymyr Zelensky a déclaré au site d’information Axios ne pas avoir été informé d’une telle trêve. "L’annonce d’un cessez-le-feu a été une surprise pour moi", a-t-il indiqué, tout en affirmant que l’Ukraine accepterait un accord si Moscou s’engageait à respecter cette suspension...
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11/10 - Vladimir Kara-Murza, opposant russe : "Après Vladimir Poutine, nous aurons un très grand changement politique en Russie"
Il a été empoisonné à deux reprises, mais n'a rien perdu de son mordant. Depuis sa libération, à l'été 2024, Vladimir Kara-Murza porte partout son message : "Lorsque Poutine disparaîtra, il y aura une fenêtre d'opportunité pour opérer une transition vers la démocratie. Préparons-nous et ne répétons pas les erreurs des années 1990", nous dit-il, en marge d'une table ronde organisée à l'Assemblée nationale par la députée Natalia Pouzyreff, mercredi 7 octobre. Entretien.
L'Express : Lors des dernières législatives de septembre, le parti de Vladimir Poutine a obtenu près de 58 % des voix. Que dit ce résultat de la Russie d’aujourd’hui ?
Vladimir Kara-Mourza : Lorsqu’on parle d’élections en Russie, il faut toujours mettre ce mot entre guillemets. Cela fait en réalité 27 ans que nous n’avons pas eu de véritable élection. La dernière fois que cela s’est produit, et que des observateurs internationaux crédibles ont pu l’attester, c’était lors des législatives de décembre 1999. Depuis, il n’y a plus eu un seul scrutin libre et démocratique en Russie. Et la situation n’a fait qu’empirer à chaque nouveau cycle électoral. Les "élections législatives" de septembre n’ont donc été qu’une simple farce.
Il y a plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, le seul parti d'opposition, Iabloko, par ailleurs antiguerre, a été écarté du scrutin. La raison en est simple : le régime craignait qu’en dépit de toute sa propagande et sa censure, ce parti ne recueille des millions de voix. Cette...
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11/10 - "Tribunal voyou" : les Etats-Unis sanctionnent la CPI, l’Union européenne dénonce une attaque contre l’Etat de droit
La Cour pénale internationale (CPI) est désormais sur la liste officielle des entités sanctionnées par le Trésor américain. Des attaques "inacceptables" pour l'Union européenne (UE). Par la voix de sa représentante Kaja Kallas, l'UE a critiqué, samedi, ces menaces visant "la Cour, mais aussi son personnel", rappelant son "rôle crucial" dans le respect du droit international. Le coup de boutoir, dernier d'une longue série, a eu lieu vendredi, quelques heures après la remise du prix Nobel de la Paix à la Sud-Africaine Navanethem Pillay, une ancienne juge de la CPI. Le secrétaire d'Etat aux affaires étrangères des Etats-Unis Marco Rubio a déclaré dans un communiqué : "Nous interdirons toute transaction avec ce tribunal voyou, afin de le priver de ses ressources et de paralyser sa capacité à fonctionner."
Les Etats-Unis ne reconnaissent pas la compétence de la CPI pour faire appliquer le droit international, bien qu'ils aient initialement signé le Statut de Rome (le traité fondateur de la Cour) sous l'administration Clinton, ils ne l'ont jamais ratifié. C'est ce que rappelle Marco Rubio dans son message au ton virulent, qualifiant l'institution, reconnue par 125 pays à travers le monde, dont la France, de "fausse CPI". La CPI a réagi dans la foulée, évoquant "une attaque contre l'Etat de droit et les fondements mêmes de l'ordre juridique international. (…) L'histoire jugera ce moment".
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a condamné une décision qui fragilise...
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11/10 - Rana Foroohar (Financial Times ) : "Dans le nouveau Grand Jeu mondial, la Chine a pris de court les Etats-Unis"
Dans son dernier livre Sea Change : America’s New Great Game in the Arctic Circle (Crown, paru le 6 octobre), Rana Foroohar raconte comment l’Arctique, sous l’effet de la fonte des glaces, est en passe de devenir un nouveau théâtre d’affrontements géopolitiques. En exclusivité dans L’Express, la chroniqueuse star du Financial Times revient sur la compétition qui fait rage dans cette région, où la Chine a pris une longueur d’avance sur les Etats-Unis grâce à sa flotte et à ses chantiers navals.
Elle explique aussi pourquoi l’Union européenne pourrait jouer un rôle décisif dans la rivalité sino-américaine. A condition que les Européens parviennent à faire bloc, précise-t-elle, pour "fixer certaines limites au mercantilisme chinois" comme à "la manière dont certaines entreprises technologiques américaines peuvent se comporter".
L’Express : Certains analystes qualifient la rivalité sino-américaine de "piège de Thucydide", en référence à la guerre du Péloponnèse entre Sparte et Athènes, au Ve siècle av. J.-C. Le concept désigne une configuration géopolitique où une puissance émergente menace de détrôner une puissance dominante, rendant la guerre inévitable. Mais cette comparaison historique ne tient pas, selon vous. Pourquoi ?
Rana Foroohar : Je trouve cette analogie très limitée et peu convaincante. La guerre du Péloponnèse a duré vingt-sept ans et sa structure était relativement simple, tandis que le conflit entre les Etats-Unis et la Chine me paraît avoir une portée...
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11/10 - François Charles (Normale Sup) : portrait d’un mathématicien en première ligne du séisme déclenché par OpenAI et Anthropic
Le sol s’est ouvert sous les mathématiciens. En moins d’un mois, l'IA générative a débloqué des énigmes qui les occupaient depuis des décennies. Le 6 octobre, OpenAI leur a porté le coup de grâce en dévoilant, d’un coup d'un seul, 722 manuscrits mathématiques, dont un relié à un problème du Millénaire, la célèbre hypothèse de Riemann.
Chemise impeccable, regard joyeux, le directeur du département de mathématiques et applications de Normale Sup, François Charles est au cœur de ce grand chambardement. Avec huit scientifiques internationaux, il siège dans un nouveau conseil indépendant chargé de recommander aux laboratoires IA une manière responsable de diffuser leurs percées mathématiques. Hébergée à Princeton, cette instance baptisée AGMAI réunit des sommités comme Camillo De Lellis, Edward Witten, Timothy Gowers, Melanie Matchett Wood, Martin Hairer, Nikhl Srivastava, Ulrike Tillmann et Ravi Vakil.
"L’IA a fait des progrès phénoménaux en mathématiques”, observe François Charles. Les premières versions de ChatGPT se trompaient sur de bêtes additions. Car, au lieu de réaliser l'opération, elles cherchaient à prédire les caractères les plus probables après une séquence chiffrée. Sur des additions simples, très présentes dans les documents d'entraînement, cela faisait parfois illusion. Ailleurs, les erreurs étaient légion. Le choc des 722 manuscrits d'OpenAI
"Aujourd’hui, les LLM sont devenus hybrides : le système reconnaît quand un calcul s’impose et appelle un programme...
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11/10 - Guerre en Ukraine : ce que cache l’accord sur le diesel russe entre Donald Trump et Vladimir Poutine
"Je pense qu'il est temps pour l'Ukraine d'avoir un nouveau président." Ces mots sont ceux du président américain lors d'une conférence de presse tenue samedi à la Maison-Blanche. Ils marquent un tournant dans la relation, déjà fragile, entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky. Le premier est focalisé sur les élections de mi-mandat, qui auront lieu début novembre. Les républicains sont donnés perdants dans de nombreux Etats clés, alors que le prix du diesel figure parmi les principaux thèmes de la campagne : comme l'a rappelé le New York Times, il atteignait ces derniers jours 6,28 dollars le gallon (un gallon vaut environ 4 litres, soit 1,48 euro le litre), contre 3,67 dollars l'an dernier à la même période.
L'accord signé vendredi prévoit que la Russie exporte dans l'immédiat 300 000 tonnes de diesel sur le marché américain et mondial - soit 2,5 millions de barils, l'équivalent de trois jours d'exportation russe en temps normal - puis 500 000 tonnes en novembre, et un million de tonnes juste après. Sur son réseau social, Donald Trump s'est félicité : "Les prix du gazole pour les Américains (…) vont chuter de façon record et rapide !" L'efficacité réelle de la mesure est pourtant discutée.
"C'est du vent", écrivait sur X, samedi, Rory Johnston, spécialiste du marché pétrolier et fondateur du site CommodityContext.com. Les raffineries sont largement perturbées par le blocage du détroit d'Ormuz et la guerre au Moyen-Orient, où sont engagés les Etats-Unis. Au New York...
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11/10 - En Pologne, le Premier ministre Donald Tusk et son ministre de la Défense visés par une "tentative d’assassinat", le suspect arrêté
Le ministre polonais de l'Intérieur annonce l'arrestation de l'homme qui avait planifié un attentat contre le Premier ministre. Plus tôt dans la journée, les services de sécurité polonais ont convoqué une réunion spéciale dimanche après avoir reçu des informations concernant une attaque potentielle contre le Premier ministre Donald Tusk et le ministre de la Défense Wladyslaw Kosiniak-Kamysz, a déclaré la porte-parole du ministère de l'Intérieur Karolina Galecka sur X. La nature exacte de la menace et son origine n'étaient pas immédiatement claires.
"A la suite des informations reçues par la police polonaise concernant une possible attaque, le ministre de l’Intérieur, Marcin Kierwinski, et le ministre-coordinateur des services spéciaux, Tomasz Siemoniak, ont ordonné que des mesures soient prises à ce sujet", a indiqué la porte-parole. "Une réunion se tiendra aujourd'hui à 11h00 au Centre antiterroriste de l'Agence de sécurité intérieure."
Les autorités compétentes ont évalué la probabilité de mise à exécution des menaces d'attentat comme étant très élevée, a déclaré le porte-parole du coordonnateur du renseignement Jacek Dobrzynski, qui a déclaré ne pas pouvoir entrer dans les détails mais que les autorités prenaient cette menace "extrêmement au sérieux". "Nous parlons d'une forte probabilité que ces menaces soient mises à exécution", a-t-il déclaré à des journalistes.
Mężczyzna grożący zamachem został zatrzymany. Dziękuję policjantom za szybkie i zdecydowane działanie.—...
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11/10 - "Il n’y a rien à divulguer sur les ovnis" : le journaliste Adam Kirsch démonte les croyances des ufologues
Les extraterrestres et les ovnis sont-ils en train de remplacer les religions traditionnelles ? Née à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'ufologie est une croyance en plein essor, qui concerne près d'un tiers des Américains et des Français. Elle a même connu une forme de respectabilité, avec ces dernières années une audition au Congrès américain, la déclassification de dossiers du Pentagone promise par Donald Trump ou le film (navrant) de Steven Spielberg, Disclosure Day.
Dans We Want to Believe, Adam Kirsch, rédacteur en chef au prestigieux magazine The Atlantic, analyse les fondements de cette croyance profondément complotiste, puisqu'elle suppose que le gouvernement américain et d'autres autorités nous mentent. Pourtant, rappelle-t-il, nous n'avons toujours aucune preuve concrète d'une autre forme d'intelligence dans l'univers, alors même que les avancées technologiques permettent aux scientifiques de s'aventurer de plus en plus loin, jusqu'à identifier plus de 6 000 exoplanètes situées hors de notre système solaire. Entretien.
L’Express : Naïvement, on aurait pu penser que la croyance dans les ovnis allait disparaître avec la fin de la Guerre froide. Et pourtant, l’ufologie est, depuis dix ans, devenue de plus en plus respectable dans les médias. Comment l'expliquez-vous ?
Adam Kirsch : Il y a eu un tournant en 2017, lorsque le New York Times et le Washington Post ont révélé l’existence d’un programme gouvernemental secret visant à recueillir les signalements...
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11/10 - Sylvie Patry : "Gustave Fayet ? L’audace, la vision et... un certain sens des affaires"
Et si l’un des grands passeurs de l’art moderne était en passe de sortir de l’ombre ? Collectionneur passionné, créateur lui-même, Gustave Fayet a constitué, au tournant du XXe siècle, un ensemble exceptionnel où dialoguent Gauguin, Van Gogh, Degas, Cézanne, Redon, Matisse et bien d’autres figures des avant-gardes. La Fondation Louis Vuitton lui consacre une exposition XXL pour mieux saisir la singularité de cet homme aux multiples facettes aujourd'hui méconnu, dont les choix, les intuitions et les amitiés artistiques dessinent une autre histoire de la modernité. Sylvie Patry, la commissaire générale de l’exposition, associée à Angeline Scherf pour le volet création, nous éclaire sur la genèse de cette redécouverte.
L'Express : Gustave Fayet a été un collectionneur pionnier d’artistes majeurs, comme Van Gogh ou Gauguin. Comment expliquer que ce visionnaire soit tombé dans l’oubli ?
Sylvie Patry : Gustave Fayet meurt, brutalement, en 1925, à 60 ans, sans avoir préparé la suite. De son vivant, il ne semble pas avoir eu un projet de donation à un musée. Après sa mort, la collection a donc été dispersée progressivement, sans une grande vente qui aurait permis de conserver cette mémoire par un catalogue.
Pour cette exposition, vous avez mené une véritable enquête de plusieurs années et réussi à réunir 740 documents et œuvres, dont plusieurs inédites en France...
Oui, c‘est le fruit d'une longue enquête, parfois difficile, qui se poursuivra, j’espère, après l'exposition....
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11/10 - Automobile : la location courte durée, un vecteur de liberté
Tous les feux sont au vert, autant que l’énergie qu’elle promeut. Peu à peu, la voiture électrique conquière le cœur des Français. Et le conflit au Moyen-Orient n’aura fait que précipiter le mouvement : au mois d’août, elle représentait 38,8 % de part de marché sur le segment des voitures particulières (+ 111 % par rapport à août 2025). Au total, le parc roulant a franchi le cap des 2 millions de quatre roues 100% électriques ! Autres signes tangents, les catalogues des constructeurs proposent de plus en plus de véhicules abordables (autour de 25 000 euros), les modes de financements (voir ci-dessous) comme la location longue durée se diversifient, tout comme augmente le nombre de bornes (200 000) et la durée de stockage des batteries. Enfin, même le marché de l’occasion, longtemps rétif, s’ouvre enfin aux voitures zéro émission. Dans ce contexte euphorique, le Mondial de l’automobile à Paris (du 12 au 18 octobre), proposera une flopée inégalée de nouveautés. Indiscutablement, 2026, marque un tournant historique, celui du couronnement de la watture.
Vivre sans voiture ? Impensable pour la quasi-totalité des Européens. Attachés à mener leur existence en toute indépendance, ils n’imaginent pas s’en priver même lorsqu’ils n’en possèdent pas. Un constat largement partagé en France où, ce besoin crucial d’autonomie dans les déplacements prend toute son importance lors des vacances et des multiples ponts du printemps comme en témoignent les pics de réservations chez les loueurs...
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11/10 - Arabie saoudite : l’attaque la plus meurtrière en dix ans frappe l’aéroport de Riyad, Donald Trump envisage de frapper les Houthis
Au moins 12 personnes ont été tuées et plus de 300 blessées samedi lors d'une attaque contre l'aéroport international de Riyad, la plus meurtrière que le royaume ait connue depuis plus d'une décennie, alors que les Houthis, soutenus par l'Iran, intensifient la campagne qu'ils ont lancée cet été.
Parmi les victimes de cette troisième attaque de la semaine contre l'aéroport figuraient quatre Saoudiens, deux Bangladais et une personne originaire respectivement des Etats-Unis, de Jordanie, de Palestine, de Syrie, du Soudan et d'Egypte, a indiqué l'autorité saoudienne de l'aviation civile. Selon le dernier bilan, 309 personnes ont été blessées, ont précisé les autorités.
La coalition militaire menée par l’Arabie saoudite en soutien au gouvernement internationalement reconnu du Yémen a accusé les combattants pro-iraniens houthistes d’avoir mené cette attaque. Eux, de leur côté, n’ont encore rien revendiqué, mais l’Arabie saoudite s’est engagée à riposter. Le président Donald Trump a déclaré que Washington envisageait de se joindre aux frappes saoudiennes contre les Houthis dans ce conflit, une répercussion de la guerre contre l'Iran lancée en février par les Etats-Unis et Israël.Le conflit s'intensifie après la rupture du cessez-le-feu
Les hôpitaux ont été submergés de blessés acheminés par ambulance et par hélicoptère, certains se trouvant dans un état critique après cette attaque, qui s’est produite sans avertissement. Les deux précédentes attaques contre l’aéroport...
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11/10 - Monika Schnitzer, économiste allemande : "En cas de crise de la dette, la réponse doit venir de la France elle-même, pas de l’Europe"
S'il y a bien un pays qui suit avec attention - et un brin de condescendance – la situation française, c'est l'Allemagne. Les tensions récentes sur la dette française inquiètent outre-Rhin, d'autant que les discussions franco-allemandes tournent au vinaigre au sujet du futur budget européen. Mais alors que l'AfD, le parti d'extrême droite, ouvertement eurosceptique, pèse de plus en plus dans l'opinion publique, la France a peu de soutien à attendre de son voisin. A moins que la défiance ne se propage à d'autres pays endettés et menace directement l'édifice de la monnaie unique. Les tensions actuelles sont françaises, aux Français de les résoudre, résume ainsi Monika Schnitzer, la présidente du Conseil allemand des experts économiques.
L'Express : Quelles pourraient être les conséquences d'une crise de la dette en France pour le reste de l'Europe ?
Monika Schnitzer : A coup sûr, un tel événement deviendrait rapidement un problème européen. Tout simplement en raison du poids de la France en Europe : c'est la deuxième économie de la zone euro, l'un des marchés financiers les plus importants du continent. Une crise de la dette en France aurait donc des conséquences bien au-delà de la France elle-même. Des coûts de financement plus élevés n'exercent pas seulement une pression supplémentaire sur le budget français, mais affectent aussi les banques, les entreprises et les ménages, et affaiblissent en bout de course l'investissement et la croissance. Or, le moment est...
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11/10 - "L’Eléphant" : Patrick Modiano, le Mylène Farmer de la littérature
On ne pensait pas que les romans de Modiano deviendraient un jour encore plus minces que ceux d’Annie Ernaux. Long de quelques dizaines de pages, L’Eléphant laissera les fans sur leur faim. Il y est question d’un grand échalas maladroit qui travaille comme correcteur pour une maison d’édition, Le Sablier, dont les bureaux se trouvent avenue de Suffren, à Paris. Un jour, le patron offre des jumelles au héros, qui se met à observer ses voisins. Que se passe-t-il après ? Rien. Le livre s’achève avant qu’on ait le temps de s’apercevoir qu’il avait commencé.
Ce n’est pas la première fois que Modiano nous déçoit. Souvenirs dormants (2017), Encre sympathique (2019) et La Danseuse (2023) étaient déjà très faibles – quant à Chevreuse, paru en 2021, ce n’était qu’une resucée paresseuse de Remise de peine, qui date de 1988. Quand on prend un peu de recul, on s’aperçoit que ça fait une éternité que l’auteur de Du plus loin de l’oubli a perdu sa magie. Pour en avoir parlé des heures depuis des années avec ses plus fidèles lecteurs, on peut avancer que l’âge d’or de l’écrivain se situe entre 1975 (Villa Triste) et 1997 (Dora Bruder). Pendant ces deux décennies miraculeuses, il a aligné les merveilles, des aquarelles oniriques parfois poignantes, dont Rue des Boutiques Obscures, prix Goncourt en 1978. Après 1997, on ne peut guère garder qu’Un pedigree (2005) et L’Herbe des nuits (2012), où il retrouvait tout son talent d’envoûtement. Le reste laisse à désirer. On ne reprochera pas à...
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11/10 - Laurence Beldowski : "Les droits des femmes, oui, mais commençons par les droits des filles"
En décembre 2011, l'Assemblée générale des Nations unies a déclaré le 11 octobre Journée internationale de la fille. Son but : reconnaître les droits des filles. Une association, Capital Filles, propose de modifier son appellation en journée internationale des "droits" des filles, comme il existe une journée internationale des droits des femmes. Une manière d'alerter sur les inégalités qui subsistent toujours dans notre société. Spécialisée dans le mentorat et l'accompagnement de jeunes filles des quartiers prioritaires de la ville et du monde rural, Capital Filles entend œuvrer pour l'égalité des chances.
En plein mouvement lycéen, l'association attire l'attention sur le manque d'inscriptions féminines dans des cursus scientifiques. D'après une étude publiée en février 2026 par la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), les filles étaient encore "particulièrement sous-représentées" en sciences de l'ingénieur ou sciences informatiques et numériques à la rentrée 2025. Entretien avec Laurence Beldowski, directrice générale de Capital Filles.
L'Express : Pourquoi demander une journée internationale des droits des filles, alors qu’il existe déjà une journée internationale des droits des femmes en mars ?
Laurence Beldowski : Officiellement, le 11 octobre est "la journée des filles". Lorsque cette journée a été créée, l’intention originelle de l’ONU et de l’UNESCO portait sur les droits des filles, leur construction et leur place dans la...
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11/10 - "La situation m’a dépassée" : quand des policiers vendent sur Snapchat des fichiers sensibles au grand banditisme
Pas de rendez-vous tardifs organisés dans un café inconnu, pas d’échanges d’espèces, et encore moins de contacts physiques avec un quelconque intermédiaire. Pour Nina*, tout s’est fait en ligne, derrière le confort anonyme de son écran de téléphone. En poste dans un service d’enquête du sud de la France, la policière est rattrapée il y a quelques mois par de grosses difficultés financières. Désemparée, sans aucune économie de côté, elle pense alors à monnayer les centaines d'informations qu'elle peut aisément consulter sur son appareil NEO, qui lui donne notamment accès au fichier des personnes recherchées (FRP), à celui du traitement des antécédents judiciaires (TAJ), ou encore à celui des immatriculations de véhicules (SIV).
Dans les services de police, le phénomène est connu. "J'avais déjà entendu des histoires de collègues qui regardaient ces fiches pour des proches ou pour dépanner, ou qui en vendaient sur les réseaux sociaux", raconte la fonctionnaire à L'Express sous couvert d'anonymat - son dossier est toujours en cours d'instruction. En traînant sur le réseau social Snapchat, il n'est d'ailleurs pas rare qu'elle tombe sur de "petites annonces" publiques, sollicitant sous pseudonyme les forces de l’ordre pour obtenir des copies de ces fichiers. La policière assure n’avoir jamais vraiment accordé de crédit à ces publications, souvent "douteuses et très cash". Jusqu’à ce qu’elle tombe sur un utilisateur disant avoir besoin de renseignements concernant des...
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10/10 - Comment les Etats-Unis se sont ingérés dans une conférence européenne... sur l’ingérence étrangère
Les Etats-Unis sont-ils devenus une menace informationnelle pour l’Europe ? C’est la question qui s’est invitée à la conférence annuelle de l'ONG "EU DisinfoLab", organisée du 6 au 8 octobre à Vilnius. Et cette dernière n'a pas du tout plu à l'administration Trump, qui a rapidement fait pression sur plusieurs gouvernements européens et sur le Canada pour qu’ils prennent leurs distances avec l’événement, ont révélé Politico et The Guardian.
Au cœur de la polémique, un panel intitulé : "Les Etats-Unis, une menace pour l’Europe : reconnaître, s’adapter, contrer", consacré à la place croissante de Washington dans la circulation de fake news, et animée par deux chercheurs américains et un ancien responsable de la CIA. Une autre session devait examiner les pressions exercées par l’administration Trump sur les acteurs de la lutte contre la désinformation, notamment à travers les restrictions de visas imposées à certaines personnalités européennes.
La conférence rassemblait des dizaines de chercheurs et journalistes pour discuter notamment des campagnes d’influence étrangères, de méthodes d'enquêtes ou des moyens de lutter contre la désinformation en ligne.
Concernant Washington, les préoccupations des organisateurs s'inscrivent dans un contexte plus large, de démantèlement de dispositifs de lutte contre la désinformation aux Etats-Unis et de délitement des tensions diplomatiques avec l'Europe. En avril 2025, le secrétaire d’Etat Marco Rubio a par exemple annoncé la fermeture...
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10/10 - "L’IA accélère la recherche mais menace la créativité des scientifiques" : la mise en garde du Pr Eric Vivier
Jamais la science n'a semblé aussi contestée, aussi menacée. Une remise en question à grande échelle qui, paradoxalement, arrive au moment où nous commençons à toucher du doigt les avancées incroyables que vont nous apporter les dernières décennies de recherches en biologie, mais aussi en physique et en informatique. Grâce à la curiosité insatiable des scientifiques un peu partout dans le monde, les progrès thérapeutiques avancent désormais à une vitesse folle. C'est cette histoire qu'a eu envie de raconter le Pr Eric Vivier, président du Paris Saclay Cancer Cluster, dans Ces nouvelles découvertes qui nous guérissent, publié ces jours-ci aux éditions Odile Jacob.
Cet ouvrage, coécrit avec la Pr Florence Sabatier, qui dirige le laboratoire de culture et thérapie cellulaire de l'Assistance publique - hôpitaux de Marseille, revient sur les origines de dix grandes innovations qui changent la donne pour les malades : anticorps monoclonaux, CAR-T cells, thérapies cellulaires, vaccins à ARN messager, édition du génome... L'occasion de mieux comprendre ces technologies de pointe, dont les prouesses font désormais régulièrement la Une des médias. Avec, aussi, un message clé pour cet immunologiste dont les travaux ont été salués par de nombreuses récompenses (comme ces jours-ci avec le prix William Coley du Cancer research institute américain) : rien de tout cela n'aurait été possible sans la recherche fondamentale.
Une bouffée d'optimisme, précieux dans les temps actuels. Mais...
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10/10 - Menace russe : la mise en garde du renseignement français aux patrons de la défense
Il est sous protection rapprochée des services de sécurité allemands et ne se déplace plus sans son essaim de gardes du corps. Armin Papperger, le tonitruant PDG du mastodonte allemand de la défense Rheinmetall, s’est dernièrement hissé parmi les personnalités les plus protégées du pays. Le ponte de l’armement est sous haute surveillance depuis juillet 2024 et la mise au jour, par le renseignement américain, d’un projet d’assassinat à son encontre, fomenté par les services secrets russes. Producteur d’artillerie ou encore d’obus pour chars d’assaut, Rheinmetall est particulièrement mobilisé sur le front ukrainien et livre Kiev en munitions pour lutter contre l’invasion russe. Ce qui a le don de déplaire à Moscou.
Armin Papperger n’est pas le seul industriel de l’armement à pâtir d’un tel traitement. Stefan Thumann, le PDG allemand de Donaustahl, une société spécialisée dans la fabrication de drones d’attaque et de reconnaissance, qui apporte elle aussi son soutien matériel à l’Ukraine, vit caché depuis plusieurs mois. "Je change constamment de lieu (de résidence), je bénéficie d’une protection rapprochée 24 heures sur 24; ma vie privée a cessé d’exister", confiait mi-août le dirigeant d’entreprise de 39 ans, qui pilote son entreprise à distance, loin de ses proches, le temps que la menace se dissipe. Les autorités allemandes l’ont averti, fin 2025, d’un projet d'assassinat à son encontre, prétendument imputé à la Russie. Au mois de mars, le parquet allemand a annoncé...
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10/10 - Vol du Flydubai : le copilote soupçonné d’avoir préparé un attentat-suicide inspiré du 11 Septembre
Le copilote omanais de la compagnie Flydubai avait l'intention de détourner un vol Dubaï-Tel-Aviv et de le faire s'écraser contre un terminal de l'aéroport Ben Gourion en Israël le 30 septembre, dans le cadre d'un attentat-suicide, avant d'être contré par le commandant de bord, a déclaré vendredi le procureur général des Emirats arabes unis. La déclaration du procureur général Hamad Saif al Shamsi ne semblait pas impliquer Flydubai dans des actes répréhensibles et contenait le récit le plus détaillé à ce jour fourni par les procureurs sur ce qu’ils pensent s’être passé. Flydubai n’était pas immédiatement disponible pour commenter.
Selon les procureurs des Emirats arabes unis, ce projet s’inspirait des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, comme l’a révélé l’enquête pénale qu’ils ont ouverte le 1er octobre. Le suspect avait effectué deux vols précédents à destination de Tel-Aviv afin de "se familiariser avec l’itinéraire de vol et l’aéroport", a rapporté l’agence de presse officielle WAM. Il s’agit de la première confirmation publique du fait que le copilote s’était inspiré des attentats du 11 septembre.
L’avion se trouvait dans l’espace aérien saoudien lorsque le copilote a attaqué le commandant de bord avec une hache de secours, généralement conservée dans le cockpit pour être utilisée en cas d’urgence. L'incident a provoqué une chute de l'avion de 16 000 pieds (4 900 mètres) en 30 secondes avant que l'agresseur ne soit maîtrisé et que deux autres pilotes...
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10/10 - Voitures chinoises : l’Union européenne obtient un accord qui pourrait réduire de moitié les importations
La Chine et l'Union européenne sont parvenues à un accord qui pourrait réduire de plus de moitié les exportations chinoises de voitures hybrides vers l'Union, a déclaré vendredi le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, à l'issue de pourparlers menés à Pékin visant à réduire le déficit commercial galopant de l'UE avec la Chine. Cet "accord de principe" permettrait de "modérer" les exportations chinoises de véhicules hybrides et hybrides rechargeables vers l’UE, et de réduire les importations de plusieurs millions de voitures sur quatre ans, a déclaré Maros Sefcovic à l’issue de ces deux jours de négociations, sans toutefois donner de détails sur la manière dont cet accord sera mis en œuvre.
Les actions des constructeurs automobiles européens, qui n’ont cessé de baisser ces deux dernières années en raison des droits de douane américains et de la flambée des exportations chinoises, ont globalement progressé à l’annonce de cette nouvelle.
Cet accord est le fruit de discussions menées pendant trois mois entre Maros Sefcovic et des responsables chinois, dont le ministre du Commerce Wang Wentao, et intervient après des années de différends entre Pékin et Bruxelles concernant la flambée des exportations chinoises, notamment de voitures. Les dirigeants de l’UE examineront les résultats de ces discussions au début de leur sommet à Bruxelles jeudi prochain afin de déterminer si cet accord marque le début d’un rééquilibrage du déficit commercial de l’Union avec la Chine,...
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10/10 - Israël : un diplomate américain accusé d’avoir filtré des rapports sensibles pour ménager Benyamin Netanyahou
Des rapports diplomatiques destinés à Washington auraient-ils été filtrés pour éviter de déplaire au gouvernement israélien ? C’est ce que suggère une enquête du New York Times qui met en cause David Milstein, 36 ans, conseiller principal de l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee. Ce proche collaborateur aurait, à plusieurs reprises, bloqué, retardé ou modifié des communications de l’ambassade afin de présenter le gouvernement de Benyamin Netanyahou sous un jour favorable.
Publiée le 8 octobre, l’enquête s’appuie sur des entretiens avec quinze responsables américains et neuf anciens diplomates, tous anonymes, ainsi que sur des dizaines de documents internes.Des rapports bloqués sur les colonies et les violences
L’un des épisodes les plus significatifs remonte à la fin du mois de mars. Alors que les Etats-Unis et Israël étaient engagés dans la guerre contre l’Iran, le gouvernement israélien a approuvé une extension des colonies en Cisjordanie occupée, la plus importante jamais décidée en une seule fois. A l’ambassade américaine de Jérusalem, cette initiative a été perçue comme contraire à l’une des lignes rouges fixées par Donald Trump : son opposition à l’annexion de la Cisjordanie. Le personnel de l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem a alors préparé un rapport urgent destiné aux responsables politiques américains. Mais le document ne serait jamais parvenu à Washington. Selon trois responsables américains cités par le New York Times, un certain David Milstein...
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10/10 - Automobile : la location longue durée attire les conducteurs européens
Tous les feux sont au vert, autant que l’énergie qu’elle promeut. Peu à peu, la voiture électrique conquière le cœur des Français. Et le conflit au Moyen-Orient n’aura fait que précipiter le mouvement : au mois d’août, elle représentait 38,8 % de part de marché sur le segment des voitures particulières (+ 111 % par rapport à août 2025). Au total, le parc roulant a franchi le cap des 2 millions de quatre roues 100% électriques ! Autres signes tangents, les catalogues des constructeurs proposent de plus en plus de véhicules abordables (autour de 25 000 euros), les modes de financements comme la location longue durée (voir ci-dessous) se diversifient, tout comme augmente le nombre de bornes (200 000) et la durée de stockage des batteries. Enfin, même le marché de l’occasion, longtemps rétif, s’ouvre enfin aux voitures zéro émission. Dans ce contexte euphorique, le Mondial de l’automobile à Paris (du 12 au 18 octobre), proposera une flopée inégalée de nouveautés. Indiscutablement, 2026, marque un tournant historique, celui du couronnement de la watture.
La location longue durée n’est plus l’apanage des grandes sociétés. Elle séduit toujours plus les ménages européens. Selon le Mobility Monitor 2026 d’Ayvens, 49 % des particuliers en ont une perception positive. Avec quelques subtilités. L’étude, menée avec Ipsos dans douze pays (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Grèce, Irlande, Italie, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Suède), met aussi en lumière de fortes...
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10/10 - Donald Trump signe un accord avec Vladimir Poutine sur le diesel russe et prend l’Ukraine de court
Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi qu'à l'issue d'une discussion "très fructueuse" qu'il avait eue avec Vladimir Poutine, la Russie avait accepté de livrer immédiatement plus de 300 000 tonnes de diesel sur les marchés américain et mondial. La mesure, censée faire baisser les prix de ce carburant aux Etats-Unis, avant les élections de mi-mandat le 3 novembre, ne devrait avoir qu'un impact limité au vu des quantités annoncées, ont cependant estimé des experts.
Dans un message sur X, le département américain du Trésor a parallèlement annoncé autoriser l'importation de diesel ruse jusqu'au 7 avril de l'an prochain, alors que le secteur pétrolier russe est visé par des sanctions américaines depuis l'invasion de l'Ukraine par les forces russes en février 2022. Selon Donald Trump, la Russie s'est engagée à livrer 3 millions de tonnes de diesel dans un court laps de temps. La Russie fournirait 500 000 tonnes supplémentaires en novembre, puis encore un million de tonnes "immédiatement après", a déclaré Donald Trump, précisant que d'autres livraisons suivraient "en fonction de l'état de leurs raffineries", endommagées par les attaques ukrainiennes.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a critiqué la décision de Washington, la qualifiant d'"investissement dans une guerre qui doit cesser". "Faire des cadeaux à Poutine n'apportera pas la paix ni aucun bénéfice au monde civilisé", a-t-il dit sur la plateforme X. "La Russie 'remboursera' ce diesel par davantage...
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10/10 - "L’Europe est une forme de néoempire bleu" : le regard du chercheur Guillaume Pitron sur l’industrialisation des océans
Une nouvelle révolution est en marche. Après la terre et l'espace, les regards se tournent avec toujours plus d'appétit vers les océans et ses abysses. La dynamique s'est fortement accélérée depuis une dizaine d'années, à mesure que les connaissances et les technologies évoluent. Mais l'aiguillon principal est ailleurs : l'humanité est entrée dans une quête effrénée de matières premières pour la transition énergétique et le développement de l'intelligence artificielle.
Pendant trois ans, Guillaume Pitron, journaliste et chercheur associé à l'Iris, a enquêté sur les ressorts de cette nouvelle industrialisation. Dans Océans : Le nouveau partage du monde (Les Liens qui libèrent, 384 pages), à paraître le 14 octobre, il raconte comment l'accès aux ressources sous-marines provoque déjà des frictions. Ici, des Etats cherchent à asseoir leur influence sur des espaces maritimes, parfois de manière prédatrice. Là, un entrepreneur milliardaire tente de devenir le sous-traitant de pays qui n'ont pas les moyens d'aller seuls dans les grandes profondeurs. Les armées jouent aussi un rôle ambigu, entre protection et aide à l'exploration. "Ce faisceau de convoitises risque de remettre en question, comme jamais auparavant, le parapluie moral et légal qui protège les grands fonds depuis un demi-siècle", craint l'auteur de La Guerre des métaux rares (2018) et de L'Enfer numérique : voyage au bout d'un like (2021). Entretien.
L'Express : Les océans ont toujours été un espace de conquête et...
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10/10 - Gustavo Faveron Patriau, le nouveau patron des lettres sud-américaines
Le début du XXIe siècle a des airs de cimetière pour les écrivains sud-américains. Roberto Bolaño, le Chilien tourmenté derrière Les Détectives sauvages et 2666 est mort en 2003. Gabriel Garcia Marquez, le célèbre auteur colombien de Cent ans de solitude, a disparu en 2014. Mario Vargas Llosa, enfin, l’académicien espagnol d’origine péruvienne, nous a quittés en 2025. Une relève valable est-elle apparue entre-temps ? On la cherche. Chez nous, le bondissant romancier franco-vénézuélien Miguel Bonnefoy a réussi à moderniser le réalisme magique, mais il est bien le seul. Les nostalgiques de Garcia Marquez doivent-ils déserter définitivement les librairies ? Non : ils trouveront leur bonheur avec Les Lieux souterrains de Gustavo Faveron Patriau.
Né au Pérou comme Vargas Llosa, Faveron Patriau est bien plus un héritier de Bolaño (ils ont d’ailleurs le même traducteur en la personne de Robert Amutio). Les Lieux souterrains racontent l’existence erratique de George Walker Bennett, un cinéaste américain d’avant-garde, hanté par les méfaits de son père, ancien agent de la CIA qui se serait spécialisé dans la torture. On retrouve d’abord Bennett à Lima en 1992. Il séduit une fille avant de séquestrer et de tuer son père, Rainer Enzensberger, soi-disant pour venger une certaine Laura Trujillo… La deuxième partie du roman revient sur le passé de Laura – et notamment sur cette période où elle recevait par la poste des dizaines de mystérieux manuscrits qui lui étaient postés (mais par...
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10/10 - Midterms : Hasan Piker, le très influent streameur devenu l’épouvantail des républicains
Pour les républicains, le diable ne s’habille pas en Prada mais il est tiré à quatre épingles. Apparaissant souvent en costume cravate (en alternance avec des tenues streetwear ou de créateurs), le streameur politique Hasan Piker, qui compte plus de 3 millions d’abonnés sur Twitch et près de 2 millions sur Youtube, est l'une des cibles favorites des républicains dans la campagne pour les élections de mi-mandat, prévues le 3 novembre.
Alors que ce fils d’émigrés turcs multiplie les dérapages, Donald Trump, à la peine dans les sondages, a saisi l'aubaine et cherche à en faire un épouvantail et à l'assimiler à l'ensemble du camp adverse. "C’est un communiste. Il a du pouvoir sur les démocrates et les démocrates modérés n’ont pas d’autre choix que de se radicaliser", a martelé le président américain, qui a qualifié Piker de "terrible fardeau (pour la gauche)".
Âgé aujourd'hui de 35 ans, celui qui se revendique membre des démocrates socialistes des Etats-Unis, à la gauche du parti de l’âne, et aime exhiber sa musculature et ses nombreuses bagues, a plusieurs fois créé la polémique pour ses prises de position contre Israël. Il considère que le "Hamas est mille fois meilleur que l’Etat fasciste, colonial et d’apartheid" d’Israël et qu’il préférerait "voter pour le Hamas que pour Israël". Adepte des provocations les plus extrêmes, il avait également déclaré en 2019 que "les Etats-Unis méritaient le 11 Septembre" avant de s’excuser. Interviewé récemment par le site...
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10/10 - En Lettonie, la crainte de la "cinquième colonne" russophone : "Certains soutiendraient clairement l’agresseur en cas d’invasion"
"Je me suis engagé pour défendre les russophones. Nous voulons continuer à parler russe !". Dans une salle de conférence de l'hôtel Bellevue, à Riga, en Lettonie, Maksims Krutikovs scrute l'écran géant diffusant la télévision publique. Les premiers résultats de l'élection législative viennent de tomber. Le candidat sur la liste "Suverēnā vara" - Pouvoir Souverain -, 11,7% des suffrages, peine à masquer son dépit. Le jeune homme voyait déjà son parti au pouvoir. Le score est pourtant appréciable pour une formation fondée en juillet 2022. A ses côtés, une jeune femme refuse de donner son nom. Sa main droite fait des va-et-vient sur le bras de son "futur époux". "Je suis là pour le soutenir et parce que Suverena vara pense à nous", explique-t-elle. Dans sa bouche, "nous" désigne les russophones. En particulier ceux de Daugavpils, dont elle est originaire, une ville au Sud-Est souvent citée pour sa communauté pro-russe.
Suverena vara, troisième force politique du pays après ces législatives, est-elle un parti pour russophones acquis à Moscou ? Abstenez-vous de le suggérer à sa patronne, Julija Stepanenko. Veste immaculée et chignon brun au bas de la nuque, l'avocate évoque Birgitte Nyborg, l'héroïne de la série Borgen – les accusations d'affiliation à Moscou en plus. "Je ne répondrai pas à cette question. Qui a parlé des russophones ?", s'agace-t-elle. Son regard bleu perçant parcourt la salle et s'arrête sur Krutikovs. Le jeune homme danse d'un pied sur l'autre, avec l'envie...
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09/10 - Ventes de livres : da Empoli ou Modiano, qui fait le meilleur démarrage ?
On l’a appris avec stupéfaction avant-hier : le facétieux et toujours imprévisible jury du prix Renaudot a décidé de maintenir dans sa deuxième sélection C’était ça ou mourir (Grasset) de Thélyson Orélien, supposément écrit à l’aide de l’IA. Ananda Devi, Arthur Dreyfus, Philippe Jaenada, Patrice Jean ou Serge Joncour, tous écartés au profit d’Orélien, ont dû rire jaune en découvrant qu’on leur avait préféré un plagiaire multirécidiviste reconverti dans le prompt. Jusqu’où durera cette plaisanterie ? Alors que partout débats et tribunes s’enflamment pour ou contre l’IA, Orélien poursuit son petit bonhomme de chemin. Toujours numéro 1, C’était ça ou mourir a dépassé les 80 000 exemplaires vendus, ce qui en fait à ce jour le plus gros succès de la rentrée littéraire, devant Amélie Nothomb et L’Adolescence du perroquet (Albin Michel). 3928 PALMARES
Les nouveautés du mois d’octobre nous permettent-elles de chasser nos idées noires quant à la tornade de l’IA ? Pas vraiment. Dans Le Fondateur (Gallimard), qui entre directement à la 2e place, Giuliano da Empoli s’inspire de Peter Thiel pour façonner son personnage principal. Lors d’une récente interview à L’Express, il nous l’annonçait : "Le véritable grand remplacement, c’est celui du réel par le numérique." En 4e position, on retrouve Patrick Modiano, un magicien qui, jadis, n’avait pas besoin de machines pour nous faire rêver. Si L’Eléphant (Gallimard aussi) est sans aucun doute "100 % humain" (comme on dit maintenant), il...
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09/10 - Char du futur franco-allemand : ce que le chef d’état-major des armées ne devait pas dire
Certaines vérités ne sont pas bonnes à dire. Le chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon, en a fait jeudi 8 octobre la cuisante expérience. Auditionné par les députés de la Commission de la défense, le général a lâché une bombe au sujet du char du futur franco-allemand MGCS (Main Ground Combat System) : "Malheureusement, les Allemands ont décidé de quitter le projet."
Stupeur à l’Elysée et au ministère des Armées, alors qu’au même moment, Emmanuel Macron accueillait à Paris le président fédéral allemand Frank-Walter Steinmeier pour une très solennelle visite d’Etat ! En fin de soirée, un communiqué de l’état-major des armées tentait de réparer les dégâts de ce nouveau couac de communication du général Mandon, assurant que "ce programme est poursuivi et conserve un intérêt majeur".
C’est évidemment un pieux mensonge, car personne ne mise plus un centime sur l’avenir du MGCS, même si, vendredi, la ministre des Armées Catherine Vautrin et son homologue Boris Pistorius ont assuré que le programme "n’est pas terminé", insistant sur les briques technologiques communes (connectivité, combat collaboratif, automatisation, robotique)."Impossible de coopérer avec les Allemands"
Reste à savoir quand et par qui sera signé l’avis de décès de ce projet de char lancé en 2017, en même temps que le Scaf (système de combat aérien du futur), mis en bière en juin. Le général Mandon a dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Au sommet de la hiérarchie militaire, on...
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09/10 - Zack Polanski, la défaite de l’aveuglement face à un nouvel antisémitisme de gauche
Jusqu'ici, tout semblait lui réussir. En un an à la tête du Green Party, Zack Polanski avait triplé le nombre d'adhérents pour atteindre 200 000 membres, et les sondages donnaient son parti écologiste au coude-à-coude avec les Travaillistes et les Conservateurs, flirtant avec les 20 % d'intentions de vote. En l'espace de quelques jours, l'ascension express de cet ancien comédien de théâtre de 43 ans, devenu en quelques mois le porte-voix britannique de "l'éco-populisme", a heurté un mur. Violemment.
Jeudi 8 octobre, Polanski a échoué dans sa tentative de ravir le siège des Travaillistes à Holborn et St Pancras, un quartier jeune et multiculturel de Londres, perdant de douze points (33 % contre 45 %) face à sa rivale Sagal Abdi-Wali, une éducatrice scolaire qui a fui la guerre civile somalienne à l'âge de 7 ans. Cette législative partielle portait un enjeu symbolique majeur, son vainqueur remplaçant l'ancien Premier ministre Keir Starmer au Parlement. Un temps favori, le leader des Verts s'est effondré dans la dernière ligne droite, en même temps que l'avenir de son parti. "Le Green Party a fait de l'antisémitisme sa ligne politique"
Tout s'est joué le week-end précédant l'élection, lors du congrès annuel du Green Party à Brighton, cité balnéaire du sud-ouest de l'Angleterre. Chez les Verts britanniques, les adhérents peuvent soumettre des motions au vote afin de déterminer la politique du parti et, cette année, la base la plus radicale a débordé la direction modérée :...
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09/10 - Pourquoi Donald Trump rebaptise l’IA "super intelligence" et menace traiter en "ennemi" quiconque n’utilisera pas le terme
Donald Trump aime inventer des surnoms ou changer des noms, notamment de lieux. Mais, la politique, l'idéologie et le business ne sont jamais loin derrière ces modifications. Cette fois, c'est l'intelligence artificielle qui est dans le viseur du président américain. Depuis plusieurs semaines, celui-ci souhaite évoque sa volonté d'imposer le terme "super intelligence" (SI) au lieu de l'appellation "intelligence artificielle" (IA). Jeudi, sur son réseau Truth Social, Donald Trump a franchi une étape verbale : il a assuré qu'il traiterait en "ennemi" quiconque ne le suivrait pas dans cette voie. "La Maison-Blanche considère comme ENNEMI quiconque utilise le terme 'intelligence artificielle' au lieu du nouveau terme très bien accepté et plus exact 'super intelligence'", a-t-il écrit. Sans toutefois donner de détails sur ce que cette menace implique.
Donald Trump avait déjà évoqué ce changement de nom le 22 septembre dernier, devant l'Assemblée générale de l’ONU, estimant déjà qu'il "sonnait beaucoup mieux". "Désormais, tous les documents des Etats-Unis, et j'espère ceux du monde entier, seront modifiés pour utiliser le terme beaucoup plus précis de super intelligence plutôt que d'intelligence artificielle", avait-il affirmé. Le département d'Etat avait ordonné aux diplomates d'utiliser ce terme après ce discours aux Nations Unies.Un décret impose ce terme aux services gouvernementaux
Donald Trump a ensuite signé fin septembre un décret imposant officiellement cette...
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09/10 - Voitures électriques : en Europe, les pays du Nord montrent l’exemple
Dans le monde des voitures électriques, la France est passée en quelques mois d'un rôle de suiveuse à celui d'un des marchés les plus dynamiques. Derrière ce décollage, un alignement des planètes : catalogue plus étoffé, incitation fiscale, renouvellement des flottes d'entreprises qui alimente ensuite le marché de l’occasion... De janvier à septembre, 387 345 voitures électriques ont été immatriculées sur le territoire national, soit 31,4 % du nombre total de véhicules (contre 18,3 % un an plus tôt). Une performance historique, même si les moteurs thermiques représentent toujours 90 % des véhicules en circulation.
Deux fragilités subsistent : le leasing social fonctionne par vagues avec une enveloppe limitée (50 000 dossiers) et son renouvellement dépend chaque année de l'arbitrage budgétaire. Un point faible comparé à la stabilité fiscale norvégienne. Concernant les recharges, la France reste l’un des pays européens les mieux dotés (environ 200 000 bornes publiques). Mais en pratique, une fraction des automobilistes se heurte encore à des difficultés techniques ou des pannes matérielles.Un réseau de plus en plus denseNorvège : un laboratoire pour le reste du monde
Exonérations de taxe, péages réduits, tarifs de stationnement moins élevés, accès aux voies de bus… Depuis des années, la Norvège fait tout pour favoriser le passage à l'électrique. Avec succès : elle reste de loin le pays dans lequel la percée des véhicules à batterie est la plus forte. Mais le succès...
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09/10 - Défense antidrones : le rapport qui met en lumière le retard opérationnel de l’Europe
C'est un document transmis aux gouvernements européens la semaine dernière. Le rapport annuel 2026 de l'Agence européenne de défense (AED) sur l'état de préparation de la défense et des capacités militaires nationales, consulté par Euronews, met en lumière des failles persistantes dans les défenses de l'Europe face aux drones.
Selon ce rapport, les investissements de l'UE dans la défense antidrones ont été multipliés par six entre 2024 et 2025. Problème : seul un tiers des programmes devrait aboutir d'ici à 2030. "Les investissements dans les capacités antidrones et de défense aérienne de très courte portée ont été multipliés par six entre 2024 et 2025 en réponse à la menace croissante des systèmes sans pilote, même si seulement environ un tiers des programmes devraient aboutir d'ici 2030", indique ce document, pas encore accessible en ligne.
L'AED appelle les Etats membres à accroître leurs investissements dans les technologies de drones et d'antidrones, alors que le flanc est de l'UE, de la Baltique à la mer Noire, fait face à une menace croissante de ces outils militaires, dont certains se sont égarés depuis le champ de bataille en Ukraine.
Par ailleurs, l'AED a recensé plus de 200 entreprises produisant des technologies de drones et d'antidrones dans l'UE. Cet écosystème dynamique mais fragmenté pourrait croître jusqu'à 140 % d'ici à 2027 avec un cadre d'investissement adapté.Des drones obsolètes avant même leur déploiement ?
Toujours selon ce rapport, les pays de...
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09/10 - Libération des stocks stratégiques de pétrole : les effets incertains du remède de Sébastien Lecornu
C’est décidé. La France va mettre à disposition des distributeurs de carburant 10 millions de barils de gazole issus de ses réserves stratégiques. Le pays a encore de la marge : selon la ministre déléguée à l'Energie Maud Bregeon, le stock stratégique français de diesel s'élevait à environ 50 millions de barils avant l’opération. Mais quelle sera l’efficacité de la ponction annoncée par Sébastien Lecornu, qualifiée selon certains experts "d’outil non conventionnel" ?
Premier élément d'incertitude, l’effet sur les prix à la pompe. Certes, les barils mis à disposition ont la particularité d’être cédés à prix coûtant, ce qui permet théoriquement de baisser la facture pour les automobilistes. Mais la Sagess, l’organisme chargé par l’Etat de mettre la mesure à exécution, est une société privée détenue par les opérateurs pétroliers du marché français tels que TotalEnergies, Esso ou Shell France. Le risque ? Une application biaisée du plan du Premier ministre, à l’image de la baisse de la TVA dans la restauration décidée en 2009. Celle-ci devait réduire le montant de l’addition pour les consommateurs. Or, elle a surtout profité aux propriétaires des établissements, concluait en 2018 une étude de l'Institut des politiques publiques (IPP).
Autre inconnue, les conditions dans lesquelles les réserves seront reconstituées une fois la crise passée. Tous les pays qui puisent aujourd'hui dans leurs stocks attendront le même moment pour racheter des barils. De quoi alimenter à nouveau...
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09/10 - Nobel de la paix 2026 : la juriste sud-africaine Navanethem Pillay remporte le prix
La juriste sud-africaine Navanethem Pillay, dite Navi Pillay, a remporté, ce vendredi 9 octobre, le prix Nobel de la paix 2026 "pour ses efforts en faveur de la promotion de la paix et du droit international", a annoncé le Comité Nobel norvégien.
"Un fil conducteur relie son travail initial de défense de Nelson Mandela et d'autres personnes qui se sont opposées à l'apartheid à son rôle de juge dans certaines des affaires judiciaires internationales les plus importantes de notre époque", a déclaré le comité. L'ancienne-haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme "a apporté de l'espoir aux victimes de violence et de conflits et a fait preuve d'une grande intégrité morale tout au long de sa longue carrière", a ajouté l'institution dans son communiqué.
Engagée de longue date en faveur des droits de l'homme, la juriste de 85 ans a notamment été juge à la Cour pénale internationale de La Haye, de 2003 à 2008, et a présidé le Tribunal pénal international pour le Rwanda, en entre 1999 et 2002. Navi Pillay a également dirigé la Commission d'enquête de l'ONU qui a accusé Israël de commettre "un génocide" à Gaza, le Premier ministre Benyamin Netanyahou qualifiant ce rapport de "scandaleux".
BREAKING NEWS The Norwegian Nobel Committee has decided to award the 2026 #NobelPeacePrize to Navanethem “Navi” Pillay for her efforts to promote peace and international law.#NobelPrize pic.twitter.com/97vurspw6z— The Nobel Prize (@NobelPrize) October 9, 2026
En 1967, elle est...
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09/10 - Le projet de char commun MGCS abandonné par Berlin, un nouveau coup dur pour la défense franco-allemande
C'est un nouveau revers important pour la coopération militaire franco-allemande. Berlin a décidé d'abandonner le projet avec la France de char commun du futur, le programme MGCS ("Main Ground Combat System", en français "système principal de combat terrestre"), a annoncé jeudi 8 octobre le chef d'état-major des armées (CEMA), Fabien Mandon. "Les résultats du MCGS ne sont pas bons. Nous avons constaté que les Allemands ont décidé de se retirer du projet", a déclaré le général Fabien Mandon durant une audition devant la commission de la Défense nationale et des forces armées.
Comme le rapporte Le Monde, le CEMA a rejeté la responsabilité politique de l'échec sur le gouvernement de Berlin alors que "les deux chefs d'état-major des armées de terre avaient cosigné un document partagé dans lequel ils disaient ce dont ils avaient besoin et qui était commun". "C'est un choix, allemand, important et là, on n'est plus dans les choix militaires", a-t-il ajouté.
Dans un communiqué de presse publié après l’audition, le CEMA a expliqué que "l'offre industrielle remise début 2026 était incompatible avec le remplacement des chars actuels, nécessaire à l'horizon 2037, et par ailleurs la partie allemande a fait le choix de lancer une étude nationale pour remplacer le char Leopard 2".Un plan B franco-français
Berlin et Paris avaient convenu en 2017 de travailler sur le char franco-allemand MGCS destiné à succéder au Leopard 2 allemand et au Leclerc français. Ce dernier, un char en...
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09/10 - Flottes automobiles : les entreprises passent la seconde vers l’électrique
Tous les feux sont au vert, autant que l’énergie qu’elle promeut. Peu à peu, la voiture électrique conquière le cœur des Français. Et le conflit au Moyen-Orient n’aura fait que précipiter le mouvement : au mois d’août, elle représentait 38,8 % de part de marché sur le segment des voitures particulières (+ 111 % par rapport à août 2025). Au total, le parc roulant a franchi le cap des 2 millions de quatre roues 100% électriques (voir ci-dessous) ! Autres signes tangents, les catalogues des constructeurs proposent de plus en plus de véhicules abordables (autour de 25 000 euros), les modes de financements comme la location longue durée se diversifient, tout comme augmente le nombre de bornes (200 000) et la durée de stockage des batteries. Enfin, même le marché de l’occasion, longtemps rétif, s’ouvre enfin aux voitures zéro émission. Dans ce contexte euphorique, le Mondial de l’automobile à Paris (du 12 au 18 octobre), proposera une flopée inégalée de nouveautés. Indiscutablement, 2026, marque un tournant historique, celui du couronnement de la watture.
Le virage est pris. Depuis l’an dernier, les entreprises européennes enclenchent durablement la transition de leurs parcs automobiles. La nouvelle mouture du Guide de la mobilité d’Ayvens, qui balaye trente pays du Vieux Continent, révèle un véritable tournant amorcé en 2025 et qui se poursuit en 2026 par un changement de braquet des gouvernements. Délaissant les subventions généralisées en faveur des véhicules électriques,...
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09/10 - PMA, la grande fracture : le désamour des Américains face à l’exception française
C'est un renversement que personne n'avait vu venir. Il y a 48 ans, en 1978, une naissance en Grande-Bretagne mit la planète en émoi : Louise Brown, le premier "bébé-éprouvette". Près d'un demi-siècle et 13 millions d'enfants plus tard, la procréation médicalement assistée (PMA) fait pourtant moins rêver outre-Atlantique. Selon l'étude "Singles in America", menée chaque année par l'Institut Kinsey auprès d'environ 5 000 personnes, la part des célibataires prêts à envisager une fécondation in vitro (FIV) est passée de 44 % en 2017 à... 18 % cette année. Pour la congélation d'ovocytes, elle a reculé de 33 % à... 17 %.
Le paradoxe est saisissant. Car dans la réalité, les Américains n’ont jamais autant eu recours à ces techniques. Entre 2014 et 2024, le nombre de procédures de congélation ovocytaire a été multiplié par plus de six, passant d’environ 6 000 à 39 000 par an. La FIV, elle, représente désormais près d’une naissance sur 36 aux Etats-Unis. Le secteur représente par ailleurs un marché de plusieurs milliards de dollars. Mais derrière la vitrine commerciale, l'adhésion de l'opinion s'effrite.La baisse du désir d'enfant
Comment expliquer cette apparente contradiction ? Première explication : le désir de parentalité lui-même s'érode. En 2017, 80 % des moins de 40 ans interrogés jugeaient important de trouver un partenaire voulant des enfants. Cette année, seuls 38 % environ des célibataires de 18 à 49 ans disent en vouloir. La moitié invoque la stabilité financière et...
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09/10 - Guerre en Ukraine : les drones à réaction, nouvel instrument de terreur de Vladimir Poutine
Il est environ 10 heures, ce dimanche 4 octobre, lorsqu’un bruit assourdissant tétanise les automobilistes engagés sur le pont Nord de Kiev. Un drone russe vient de s’écraser dans une immense gerbe de flammes à l’entrée de l’ouvrage, en pleine visite du chancelier allemand Friedrich Merz. A la panique généralisée succèdent des embouteillages monstres dans la capitale ukrainienne. Loin d'être isolé, l'incident s'inscrit dans une stratégie de pilonnage ciblée : lors de la première semaine d’octobre, au moins six attaques ont visé les huit ponts qui enjambent le Dniepr. Derrière cette série de bombardements, de redoutables drones à réaction, désormais produits à la chaîne par Moscou.
Baptisés Geran-4 ou Geran-5, selon les versions, ils font vivre un enfer aux villes ukrainiennes. Equipés de turboréacteurs (et non plus de moteurs à piston), ces modèles peuvent atteindre 500 à 600 km/h, quand leurs prédécesseurs montaient péniblement à 160 km/h. Et sont donc beaucoup plus difficiles à neutraliser. La Russie a aussi revu leur design : le modèle le plus évolué, le Geran-5, a troqué la forme d’aile triangulaire classique contre un fuselage effilé qui lui donne une silhouette de missile, afin de gagner en vitesse.
Résultat, le taux d’interception de ces nouveaux engins volants a dégringolé à 55 % (contre plus de 90 % pour les drones Shahed d’ancienne génération), a indiqué Kiev fin septembre. Ils mettent en effet à mal le système de défense à bas coût mis en place ces dernières...
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09/10 - Réserves de gaz : pourquoi l’Europe en est réduite à espérer un hiver doux
L'hiver sera difficile. A quel point ? Personne ne le sait encore, et toute l'Europe retient son souffle. Fin septembre, Dan Jorgensen, le commissaire à l’Energie, a envoyé aux ministres des Vingt-Sept une lettre dans laquelle transparaît toute la fébrilité du moment. La situation énergétique n’est pas aussi grave qu’au début du Covid-19 ou de la guerre en Ukraine, puisque l'UE a diversifié ses approvisionnements et ne prévoit pas de pénuries. Mais le Danois alerte sur des prix "très élevés" et invite déjà les pays à prendre des mesures pour réduire leur consommation, notamment aux heures de pointe. Car le niveau de stockage de gaz du continent demeure trop bas.
Début octobre, les taux de remplissage atteignaient difficilement les 72 %. Soit dix points de moins que l'an dernier, et plus de 20 % en deçà des seuils de 2024. La réalité s’avère très contrastée en fonction des Etats membres. La France, l'Italie et le Portugal font figure de bons élèves avec des réserves dépassant les 85 %. A l'inverse, l'Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique tirent la moyenne vers le bas.
"Atteindre l'objectif de stockage fixé par l'UE sera difficile cette année", confirme Angel Talavera, de chez Oxford Economics. Pour ne pas subir une nouvelle crise aiguë de l’énergie, le continent en est presque réduit à espérer… un temps clément. "Au bout du compte, c'est la météo qui détermine avant tout la demande de gaz pendant la saison de chauffe", ajoute le chef économiste. El Niño, quel effet ?
En...
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09/10 - Bruno Retailleau et l’interdiction de LFI : de Paris à Strasbourg, histoire secrète d’un coup d’épée dans l’eau
S’il n’y croit pas, pourquoi le dire ? Ce jeudi 1er octobre, Bruno Retailleau ne voulait pas parler d’interdiction de La France insoumise (LFI). Il y a été incité par celui que certains, à LR, présentent comme son "mauvais génie", l’eurodéputé François-Xavier Bellamy. La veille de son passage dans la matinale de BFMTV, les deux hommes échangent longuement par message. Bellamy, qui a longtemps pensé que ce n’était pas la bonne solution, a fini par penser que "certaines lignes rouges ont été franchies", qu’"un parti n’est pas au-dessus des lois" et ne peut pas, en toute impunité, affirmer, comme l’a fait Bally Bagayoko dans le cadre du mouvement lycéen, que "la violence peut être légitime". Trop, c’est trop. Mais il ne convainc pas Retailleau, qui lui envoie, à une heure avancée de la nuit, un dernier SMS : "Non, ce n’est pas la bonne voie." Pourtant, il finit par le dire à l’antenne, pour le plus grand bonheur du "mauvais génie". Bien sûr, le sénateur ne le propose pas formellement mais "pose la question" de l’interdiction du mouvement. Et ajoute aussitôt, tuant dans l’œuf sa propre idée avant même qu’elle n’entre dans l’atmosphère, cette précaution : "Je sais que c’est très difficile en droit…"
Jean-Luc Mélenchon le sait bien. L’animal politique doit sentir que son adversaire avance en tâtonnant. Alors, interrogé, il ne s’éternise pas. "Il est ridicule. Ce n’est pas en parlant de moi qu’il fera parler de lui", balaie-t-il. En plaçant cette idée dans le débat public, Bruno...
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09/10 - Entre l’Europe et Israël, le dialogue diplomatique se tend
A la tribune de l’ONU, jeudi 24 septembre, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou n’a pas mâché ses mots à l’encontre de la France et du Royaume-Uni, arguant que les deux pays avaient "inventé le terme" de colonialisme.
Et pour cause, quelques jours avant, devant cette même Assemblée générale des Nations unies, Emmanuel Macron ciblait l’Etat hébreu et condamnait la politique de colonisation d’Israël dans les territoires palestiniens. Il rappelait la "honte" ressentie devant la situation humanitaire à Gaza.
Des échanges qui sont l’illustration d’une tension diplomatique grandissante depuis plusieurs mois entre Israël et certains pays européens, conséquence de la politique menée par l’Etat hébreu à Gaza et en Cisjordanie.
Dans cet épisode de La semaine européenne, Charles Carrasco, grand reporter au service Monde de L’Express, fait le point sur des relations qui se complexifient depuis le début de la guerre à Gaza.
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot.
Crédits : Elysée, Le Monde, Business Insider
Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent
Visuel : Alice Lagarde
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Pour aller plus loin
Plus une "menace existentielle immédiate" : ce qu'Israël sait du programme nucléaire...
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09/10 - "Une ombre plane sur le BND" : les liaisons secrètes d’August Hanning, l’ex-chef des espions allemands arrêté pour "trahison"
C’était en août 2018, à une époque où August Hanning aimait pontifier dans les médias, auréolé de ses années de maître-espion à la pointe du combat contre Al-Qaida. "Il convient évidemment d'être extrêmement prudent lorsqu'on partage des informations", dissertait auprès de Bild l’ex-patron du BND, le renseignement extérieur allemand, de 1998 à 2005. Il se prononçait alors pour la mise à l’index du voisin autrichien, jugé trop peu fiable : "Il est essentiel que toutes les parties aient la certitude que leurs informations sensibles sont en sécurité auprès du service partenaire. Le secret doit être préservé".
L’ex-haut fonctionnaire parlait en connaisseur : à la même époque et pendant au moins douze ans, de 2010 à juin 2022, il a fait commerce de fuites massives obtenues au plus haut-niveau de son ancien service, y compris des éléments transmis par la CIA ou le MI6 britannique. Jusqu’à sa chute. Ce mardi 6 octobre à 8h58, la police l’a escorté hors de son domicile près de Münster, en Westphalie. Placé en détention provisoire, il est fortement soupçonné d’"espionnage" et de "trahison", indique le parquet fédéral dans un communiqué dévastateur, des imputations dont il se défend.Failles béantes
Un agent secret d’Azerbaïdjan aurait monnayé ses services, selon les premiers éléments de l’enquête, mais plusieurs hauts-cadres du renseignement, déformation professionnelle, peut-être, imaginent déjà une autre puissance tapie dans l’ombre de cet étrange scandale. "L'idée qu'il ait pu...
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09/10 - "La France souffre d’un problème chronique" : l’alerte du théoricien de la crise de la dette
On serait tentés d'y voir le dilemme de la poule et de l'œuf. Ou encore un effet boule de neige. Le mécanisme de "crise de la dette à évolution lente", est pourtant plus insidieux. Théorisé en 2019 par les économistes Guido Lorenzoni et Ivan Werning dans l'American Economic Review, il décrit un scénario où le défaut d'un Etat ne survient pas du jour au lendemain, mais résulte d'une défiance grandissante des investisseurs, qui contribue à faire grimper les taux sur le marché obligataire, renchérissant la charge de la dette et augmentant en fin de compte le risque d'une crise. Un engrenage qui fait écho à la situation française de cet automne 2026, avec un taux d'intérêt à dix ans qui frôle les 5 % et un endettement porté à un niveau inédit depuis 1946 en proportion du PIB. Pour L'Express, Guido Lorenzoni, professeur à la Booth School of Business de l’université de Chicago, détaille ce mécanisme infernal ainsi que ses possibles issues.
L'Express : Comment est né ce concept de "crise de la dette à évolution lente" ?
Guido Lorenzoni : Notre article, qui revisite des mécanismes formulés à l'origine par l'économiste Guillermo Calvo, s'est inspiré des leçons tirées de la crise de la dette dans la zone euro. Le terme "à évolution lente" renvoie à une difficulté spécifique à ce type de crises : les investisseurs qui observent un pays se projettent dans l'avenir pour décider de leurs positions sur la dette publique, dont une partie est à échéance relativement longue. Ils doivent...
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08/10 - Mobilisation des lycéens : le ministre de l’Education promet l’arrivée de 3 000 professeurs remplaçants
71 500 personnes ont manifesté ce jeudi 8 octobre en France, dont 24 500 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur, pour l'"acte IV" de la contestation lycéenne. Après avoir reçu, dans l'après-midi, les trois principales organisations lycéennes avec le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste, Edouard Geffray a détaillé ses premières mesures au 20H de TF1.
Le ministre de l'Education nationale a choisi de traiter l'un des griefs les plus perceptibles dans les établissements, celui des cours non assurés faute de remplaçants. Il a ainsi promis un "plan d'urgence" dans les lycées jugés les plus "problématiques". "Grâce à un logiciel que j'ai demandé il y a un an, on a pu, en ce début d'année, identifier les établissements qui sont dans des situations que je qualifierais de très problématiques. Il y a 114 lycées dont je dirais qu'ils sont rouges, et 400 qui sont orange", a indiqué Edouard Geffray.66 000 contributions lycéennes reçues
Le ministre de l'Education nationale a annoncé que 3 000 professeurs remplaçants, jusqu'ici sans élèves devant eux, seraient affectés "dans les prochaines heures" vers les établissements concernés. Les recteurs pourront également recruter au-delà des plafonds jusqu'ici fixés, a ajouté le ministre. Les chefs d'établissement disposeront, eux, de "plusieurs centaines de milliers d'heures supplémentaires" afin d'organiser des remplacements de courte durée avec les professeurs volontaires.
Le gouvernement mise aussi sur la...
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08/10 - Clément Beaune : "C’est parce qu’il y aura de plus en plus de vieux qu’il faudra s’intéresser de plus en plus aux jeunes"
Quelle place pour la jeunesse en 2050 ? Quid des fractures générationnelles qui semblent inéluctablement s'accentuer ? A quoi ressembleront nos services publics - nos écoles, nos armées, nos services à la personne - lorsque plus d'un tiers de la population aura plus de 60 ans ? L'immigration est-elle une solution miracle ? Quelles sont nos armes pour cesser d'aborder les politiques publiques de manière court-termiste ? Vertigineux, n'est-ce pas ? Alors que le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan (HCSP) publie ce jeudi Comment vivrons-nous en France demain (Tallandier), son grand rapport sur la France de 2035 et 2050, nous avons interrogé son patron Clément Beaune sur les bouleversements que le vieillissement de notre population provoquera au sein de notre société. "La démographie, c'est le destin", aurait dit Auguste Comte : à quoi rassemblera donc le nôtre ? Et, surtout, comment est-il possible, aujourd'hui, de le changer ? Entretien.
L'Express : En voyant les lycéens et leurs professeurs manifester en ce moment, le Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan ne se dit-il pas qu’en matière d’éducation, ce pays a, justement, manqué d’un plan, d’une stratégie, depuis plusieurs décennies ?
Clément Beaune : Au regard des résultats de Pisa et de cette mobilisation qui exprime un malaise, avec des revendications très concrètes sur la taille des classes, les remplacements des professeurs, il y a évidemment eu des ratés et des faiblesses. Est-ce que ça se résout...
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08/10 - Blocus des lycées : les raisons d’une colère
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08/10 - Pourquoi la France s’est effondrée en 1940 : l’analyse choc du grand historien Julian Jackson
Six semaines. Du 10 mai, début de l’offensive à l’ouest de l’Allemagne, au 22 juin 1940, signature de l’armistice dans la clairière de Rethondes, la France a connu le désastre le plus humiliant de son histoire. Un effondrement militaire doublé d’un cataclysme social, de 6 à 8 millions de Français abandonnant leurs foyers pour prendre la route, à tel point qu’on a dû emprunter un terme biblique, l’exode. Pour Lord Halifax, ministre britannique des Affaires étrangères, cet événement "paraissait tellement incroyable qu’il en était presque irréel".
Professeur à la Queen Mary University à Londres, Julian Jackson avait, en 2003, publié en anglais The Fall of France. Le voici traduit sous le titre La Chute (Seuil), après que le diptyque La Bataille de Gaulle, inspiré de sa biographie du général (De Gaulle, une certaine idée de la France), a triomphé en salles. Alors que notre pays est à nouveau menacé par une chute, de nature économique cette fois-ci, la lecture de cet essai méticuleux n’en est que plus saisissante. Julian Jackson y examine scrupuleusement les causes militaires, politiques et sociales. Il souligne que cette "étrange défaite" est avant tout une faillite du renseignement, de la même ampleur que Pearl Harbor pour les Américains ou l’attaque durant Yom Kippour en 1973 pour les Israéliens, l’état-major français n’ayant pas compris que les Allemands allaient se concentrer sur les Ardennes pour percer rapidement les défenses et créer le chaos. Redressement...
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08/10 - "Nos valeurs comptent dix fois plus que notre salaire" : la thèse à contre-courant d’un expert en management
A quoi servent nos valeurs ? Et quoi peuvent-elles nous pousser de l'avant professionnellement ? Dans l'entreprise du XXIe siècle, où nombreux sont ceux qui ont perdu la boussole du sens, au sein d'organisations parfois à bout de souffle, la question peut sembler vaine. Elle est pourtant salvatrice, comme l'explique avec force Paul Ingram dans son récent ouvrage What Do You Really Stand For?: The One Question That Will Transform Your Work and Life (HBR Press, 2026, non traduit). Pour ce professeur de management à la Columbia Business School, les valeurs nous aident non seulement à prendre de meilleures décisions et à atteindre nos objectifs plus rapidement, mais elles nous "protègent" aussi "contre les menaces qui pèsent sur notre identité" dans les moments difficiles. Elles sont également "l’un des facteurs les plus fortement prédictifs de l’amitié au travail, et dix fois plus importantes que la rémunération dans notre satisfaction.
Dans un entretien accordé à L'Express, ce professeur maintes fois récompensé pour ses travaux explique pourquoi les valeurs sont loin de se résumer à "des idéaux abstraits", et pourquoi nous sommes si peu nombreux à avoir une idée bien claire de ce qui contribue réellement à notre satisfaction, au travail notamment.
L’Express : Quand vous parlez de "valeurs", faites-vous nécessairement référence à des valeurs morales ?
Paul Ingram : Non. Une valeur est un principe d’évaluation, c'est-à-dire que nous nous en servons pour évaluer tout le...
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08/10 - La vidéo d’Ursula von der Leyen qui circule à l’Elysée, le coup de pouce de Jean-Luc Mélenchon à Gabriel Attal
Le grand rendez-vous de la présidentielle approche, chaque semaine apparaît un nouveau prétendant. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…Le RN en désaccord avec ses propres mesures
Dans son contre-budget présenté mardi, le Rassemblement national propose la suppression de "la quasi-totalité des agences et autres organismes parasites". Problème : il risque ainsi de s’amputer d’un allié précieux puisque les municipalités gérées par le parti d’extrême droite font régulièrement appel à des agences d’Etat. A Perpignan par exemple, Louis Aliot, qui a sollicité à plusieurs reprises l’ANRU au cours de sa dernière mandature, ne devrait pas voir d’un bon œil cette mesure de son parti.Ursula von der Leyen : la vidéo qu’on s’arrache
C’est une vidéo qui a beaucoup circulé à Paris, au Conseil constitutionnel bien sûr, mais aussi à l’Elysée, jusqu’à atterrir sur le bureau d’Emmanuel Macron. "One point to the French constitutional court": le 17 septembre, Ursula von der Leyen, au cours d’une conférence de presse, rend hommage aux Sages français. La présidente de la Commission européenne précise qu’il y a "deux éléments que nous avons appris de leur jugement pour les inclure dans notre loi…"
Le président de la République n’avait pas été le dernier à se plaindre de la décision de l’institution du Palais Royal présidée par Richard Ferrand de censurer l'article 1er de la loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose...
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08/10 - Peste en Russie, l’éclairage de Filippa Lentzos (King’s College) : "Des accidents de laboratoires ont bel et bien lieu"
Que s'est-il passé à l'Institut de recherche anti-peste d'Irkoutsk, en Sibérie ? La question brûle les lèvres des spécialistes, virologues et microbiologistes en tête, après qu'une employée de 28 ans, Darya Shipilova, est décédée récemment d'une pneumonie d'origine inconnue. Le scénario en rappelle un autre : la pandémie de Covid-19 commencée à Wuhan, en Chine, où réside un institut de virologie qui étudiait les coronavirus (bien que la piste d'une origine naturelle est toujours privilégiée, tandis que la fuite accidentelle du Sars-CoV-2 du laboratoire n'est absolument pas prouvée). Pour l'heure, les autorités sanitaires russes n'ont pas établi de lien entre le décès de la jeune femme et une infection à Yersinia pestis, la bactérie responsable de deux des pandémies les plus meurtrières de l'histoire : la peste noire et la peste de Justinien. Et malgré les premières informations faisant état de dizaines de personnes placées en quarantaine à proximité du centre de recherche, Moscou affirme qu'il n'y a aucun risque d'épidémie.
Néanmoins, ce décès a suscité des inquiétudes dans le monde entier, notamment en raison du long passé de l'Union soviétique en matière de recherches avancées sur les armes biologiques, qui ont déjà conduit à des épidémies de charbon et de variole. A la suite d'informations non confirmées faisant état d'un deuxième cas inhabituel de pneumonie dans la région, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a demandé des précisions aux autorités russes. Le...
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08/10 - Iran : Donald Trump envisage de nouvelles frappes avant les élections américaines
Et si les Etats-Unis venaient mettre un terme à cette paix précaire ? Il y a quelques jours, le Pentagone a ordonné au Commandement central des Etats-Unis (CENTCOM) de finaliser les préparatifs en vue d'une reprise d'opérations de combat majeures en Iran. C'est ce qu'ont indiqué des responsables américains, selon le site d'informations Axios. A noter que la date précise n'a pas été fixée et que le président Donald Trump n'a pris aucune décision définitive. Toutefois, des sources américaines et israéliennes affirment que ces frappes pourraient se produire avant les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, prévues le 3 novembre. Avec, peut-être, un autre calendrier en ligne de mire : les élections israéliennes prévues le 27 octobre.
Pour l'instant, toutes les options demeurent sur la table. "Les Etats-Unis sont en position de force, contrôlant le détroit d'Ormuz alors que l'économie iranienne s'effondre. L'Iran a été dévasté, et la situation peut évoluer de deux manières : par la voie facile ou par la voie difficile", a indiqué un responsable de la Maison-Blanche à Axios. Après une période de calme relatif à l'approche des élections de mi-mandat, le magazine The Atlantic a rapporté, mercredi, que Donald Trump envisageait finalement de frapper l'Iran avant le 3 novembre. Or, une reprise des hostilités dans les trois ou quatre prochaines semaines pourrait peser sur les élections de mi-mandat, notamment en raison d'une possible hausse des prix du pétrole.
Si de nouvelles...
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08/10 - Le prix Nobel de littérature décerné à la Canadienne Anne Carson
Le prix Nobel de littérature 2026 a été décerné, ce jeudi 8 octobre, à l'écrivaine canadienne Anne Carson, "pour son œuvre audacieuse et inventive qui, dans un dialogue ludique avec la tradition classique, a créé de nouvelles formes pour la littérature contemporaine", a annoncé le comité Nobel.
L'œuvre de la poétesse et essayiste Anne Carson, 76 ans, mêle souvent vers, prose, dialogues et traductions dans un mélange qui défie les genres. Elle est surtout connue pour ses traductions de la littérature grecque classique, qui influencent fortement son travail, lequel s'étend des livrets d'opéra à la critique littéraire en passant par les romans en vers tels que "Autobiographie du Rouge" de 1998. Son style est illustré dans "Norma Jeane Baker of Troy" (2019), une performance qui mêle les histoires d'Hélène de Troie dans la pièce "Hélène" d'Euripide et de Marilyn Monroe.
"Elle a été très surprise. Nous n'avons pas eu beaucoup de temps pour parler, et tout ce qu'elle a pu me dire, c'est qu'elle se trouve actuellement en Islande, où elle écoute le vent", a déclaré Ingrid Carlberg, secrétaire permanente de l'Académie suédoise. "Presque toute sa production littéraire s'est concentrée sur le point de rencontre entre l'obsession du philologue pour les mots et le désir du poète pour une signification nouvelle", a déclaré l'Académie. "Elle a elle-même identifié l'étymologie des mots comme point de départ de tout son travail. Ses traductions du grec ancien peuvent être considérées...
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08/10 - Elargissement de l’UE : comment Bruxelles veut se prémunir contre de "nouveaux Viktor Orban"
Bruxelles s'évertue à ne pas répéter les mêmes erreurs. Les Vingt-Sept gardent notamment en tête le souvenir douloureux de la gestion du dossier ukrainien par la Hongrie de Viktor Orban : Budapest avait accepté d'accorder à Kiev le statut de candidat, avant de bloquer le processus. Alors que l'Union européenne se prépare à un élargissement vers l'Europe de l'Est dans les années à venir, elle compte bien anticiper les risques cette fois. Mardi 6 octobre, la commissaire à l’Elargissement, Marta Kos, a donc présenté une série de garde-fous proposés pour protéger l’UE des dirigeants autocrates. "Plus jamais de Viktor Orban", a martelé la dirigeante slovène au Guardian et à plusieurs autres journaux européens.
Parmi les dispositifs envisagés par l’Union européenne figure une période probatoire de 15 ans pour les nouveaux Etats membres. Selon les propositions présentées mardi, ce laps de temps permettrait, en cas de violation des valeurs démocratiques fondamentales ou du principe de coopération loyale avec l’UE, de suspendre certains droits du pays concerné, comme son droit de vote ou l’accès aux fonds européens. Ces mesures devront être approuvées par les Vingt-Sept.
Marta Kos a mis en avant la nécessité d'un dispositif plus rapide que l'article 7 du traité de l'Union européenne. Celui-ci permet, en dernier ressort, de suspendre les droits de vote d'un Etat membre au Conseil en cas de "violation grave et persistante" des valeurs démocratiques", rappelle le Guardian....
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08/10 - Soupçon de peste en Russie : Moscou minimise, l’OMS demeure dans le flou
Que s'est-il passé en Sibérie ? Le flou règne autour du décès de la laborantine de 28 ans, Daria Chipilova, qui travaillait à l'Institut de recherche sur la peste d'Irkoutsk (Sibérie), dans le sud-est de la Russie. Cette dernière serait décédée d'une pneumonie, selon les autorités du pays. Sauf que les spéculations vont bon train. Dès le lundi 5 octobre, le gouverneur d’Irkoutsk, Igor Kobzev, a réfuté les suspicions d’un cas de peste chez la scientifique, qui aurait pu contracter la maladie après avoir cassé une éprouvette lors d’une manipulation. Alors que le président américain Donald Trump a estimé qu'il ne pensait pas que ce décès soit lié à une arme biologique, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'inquiète, elle, de ne pas disposer d'une "vue d'ensemble" de la situation en Russie.
"D’incubation courte (24 à 48 heures), la peste pulmonaire est létale en quelques jours dans la plupart des cas en l’absence de traitement antibiotique initié rapidement", décrypte l'épidémiologiste Antoine Flahault dans L'Express. Par mesure de précaution, plusieurs hôpitaux de la région d’Irkoutsk ont été placés en quarantaine, dont celui de Chelekhov, où Daria Chapilova a été admise pour des problèmes pulmonaires. Au total, quelque 200 personnes ont été confinées. "Au 7 octobre 2026, le suivi médical de plus de 90 % des personnes contacts était achevé. Aucun problème de santé lié à une maladie infectieuse n'a été détecté, et les résultats de près de 5 000 analyses de laboratoire...
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08/10 - Porté par l’IA, le bénéfice d’exploitation de Samsung bondit de 783 % sur un an
Le géant sud-coréen Samsung Electronics a, selon ses premières estimations communiquées ce jeudi 8 octobre, multiplié par près de neuf son bénéfice d'exploitation au troisième trimestre 2026, porté par une forte demande de puces d’IA qui a stimulé les ventes de mémoires. Jamais une entreprise technologique mondiale n'avait dégagé un tel bénéfice en un seul trimestre.
Le plus grand fabricant mondial de puces affiche un résultat d'exploitation de 107.400 milliards de wons (80,2 milliards de dollars) sur la période allant de juillet à septembre. Ce chiffre est en hausse par rapport aux 12.170 milliards de wons enregistrés un an plus tôt, marquant ainsi le quatrième trimestre consécutif de bénéfice d’exploitation record pour Samsung. Des chiffres qui soulignent une fois de plus la prolongation de la pénurie de puces mémoire, alors que la demande en infrastructures d’IA dépasse la croissance de l’offre. Sur un an, le chiffre d'affaires de l'entreprise a progressé, lui, de 127 % pour atteindre 146 milliards de dollars.
La hausse des prix des puces a fait grimper le coût des smartphones et des produits électroniques grand public, pesant ainsi sur la demande. Dans le même temps, les accords d'approvisionnement à long terme entre les fabricants de puces et les clients ont limité les gains de prix en échange d'un approvisionnement garanti. Les fournisseurs craignent de nouvelles hausses de prix importantes qui pourraient nuire à la demande pour une large gamme de produits...
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08/10 - Mondial de l’automobile 2026 : vers un automne florissant pour les constructeurs
Tous les feux sont au vert, autant que l’énergie qu’elle promeut. Peu à peu, la voiture électrique conquière le cœur des Français. Et le conflit au Moyen-Orient n’aura fait que précipiter le mouvement : au mois d’août, elle représentait 38,8 % de part de marché sur le segment des voitures particulières (+ 111 % par rapport à août 2025). Au total, le parc roulant a franchi le cap des 2 millions de quatre roues 100 % électriques ! Autres signes tangents, les catalogues des constructeurs proposent de plus en plus de véhicules abordables (autour de 25 000 euros), les modes de financements comme la location longue durée se diversifient, tout comme augmente le nombre de bornes (200 000) et la durée de stockage des batteries. Enfin, même le marché de l’occasion, longtemps rétif, s’ouvre enfin aux voitures zéro émission. Dans ce contexte euphorique, le Mondial de l’automobile à Paris (du 12 au 18 octobre), proposera une flopée inégalée de nouveautés. Indiscutablement, 2026, marque un tournant historique, celui du couronnement de la watture.
L’embrasement au Moyen-Orient a provoqué une libération d’électrons, semblable à ce qu’il se produit dans un accélérateur de particules. Dès les premiers jours du conflit et l’envolée soudaine des carburants, les ventes de véhicules électriques ont amorcé une augmentation crescendo, avant un pic spectaculaire en août (+ 113 %), portant leur part à 38 % des immatriculations. Une bouffée d’oxygène pour une industrie en apnée depuis six ans....
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08/10 - Des avatars pour Allah : comment les islamistes se servent de l’IA
Si la charia considère comme indésirable la création d'un être vivant - pour ne pas imiter Dieu -, cela n'a pas empêché les islamistes, ces dernières années, de monter dans le train de l'intelligence artificielle. Sur les réseaux sociaux, des avatars de prédicateurs se multiplient et appellent les jeunes à suivre le "vrai islam".
Sur TikTok, on décompte des centaines de compte en français. La majorité s'adresse aux jeunes, avec un langage simple et des vidéos courtes. "Islam.fr IA" est l'un des plus connus. Suivi par 123 000 abonnés, ses vidéos encouragent le port du voile chez les fillettes, l'apprentissage du Coran par cœur, ou encore l'exécution de ceux qui ont commis un assassinat, même sans intention. Le tout, adossé à un discours victimaire sur la "persécution" des musulmans en France.
Un compte, nommé "leschichistoiresdezena", diffuse à ses 329 000 abonnés des histoires expliquant ce que signifie être une "bonne mère" ou une "bonne épouse", tandis qu'"AyaStories" publie des anecdotes censées démontrer le rôle que peut jouer la foi pour se sortir de situations difficiles. "Aïcha" enfin, qui est suivie par 232 000 personnes sur TikTok, condamne la séduction entre une femme et un homme en dehors du mariage. Dans une vidéo, on peut y voir un diable murmurer à l'oreille d'Aïcha, une jeune femme générée par IA, qui finit par le chasser en citant des versets coraniques. Les vidéos sont diffusées en anglais et sous-titrées en français.
D'autres comptes diffusent des...
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08/10 - Dîners avec des députés LFI, management brutal... : le syndicalisme lycéen, pépinière de la gauche radicale
Une foule en délire. Téléphone en main, une centaine d'adolescents hurlent et se ruent vers leur idole. Selfie par-ci, selfie par-là : sous une pluie de flashs, Louis Boyard apparaît. Bousculé, le député insoumis peine à tenir sur ses appuis. "C'est un ange ou quoi ?", s'amuse un jeune sur Snapchat. Echarpe tricolore en bandoulière, l'élu prodigue conseils et encouragements aux élèves du lycée Louise Michel de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), bloqué depuis plusieurs jours. "Bravo ! Bravo ! Bravo !", lance le parlementaire aux adolescents, un sourire jusqu'aux oreilles. "Si les lycéens et les étudiants sortent ensemble dans la rue, le gouvernement ne pourra plus vous arrêter, et il sera obligé de vous écouter."
L'insoumis sait de quoi il parle : quand il était à leur place, lui-même a organisé plus d'un blocage. C'est notamment grâce à ce savoir-faire que Louis Boyard a gravi les échelons de la politique française. Ancien président de l'Union nationale lycéenne (UNL), alors syndicat majoritaire, le jeune militant s'est vite imposé sur les plateaux de télévision, jusqu'à entrer au Palais-Bourbon en 2022, à seulement 21 ans.
Le parcours de celui qui se classe parmi les plus jeunes législateurs de France n'a rien d'une anomalie. Députés, élus locaux, directeurs de campagne… Nombre d'anciens de l'UNL ont connu une ascension politique. Pour ces jeunes de 15 à 18 ans, le syndicalisme lycéen a été une "école de la politique", comme le résume une ancienne. L'aubaine n'a pas...
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08/10 - "Le plan B, c’était de défendre l’erreur de jeunesse" : affaire Bardella, les jours d’après au RN
"Oh, la circulation de l’information au parti, vous savez…" La déclaration, laconique, est signée d’un élu RN. La transparence, il est vrai, n’a jamais été la culture du mouvement d’extrême droite. Et cela se vérifie depuis quelques jours, alors que Mediapart a révélé, le 28 septembre, des propos antisémites qu’aurait tenus Jordan Bardella entre 2013 et 2015. Au parti, la nouvelle a fait l’effet inverse d’une bombe et a eu pour conséquence de resserrer les rangs. Publiquement du moins.
Retour sur la chronologie. Lundi 28 septembre, Marine Le Pen déambule au salon Batimat. Elle vient de décliner ses propositions sur le logement. Elle est interpellée, au détour d’un couloir, par une poignée de journalistes, l’informant des propos qu’aurait tenus, dans sa jeunesse, son Premier ministre potentiel - qui aurait notamment déclaré que "toutes les banques sont détenues par des juifs" ou que "le juif doit dominer les autres peuples, les écraser et les voler". La candidate à la présidentielle ouvre de grands yeux, assure qu’il s’agit "d’une dinguerie" et ajoute : "Je ne sais même pas de quoi vous parlez." Hic : l’entourage de Jordan Bardella, lui, jure que Marine Le Pen avait bel et bien été mise au courant en amont. "Marine a appris qu’il y avait un truc dimanche soir", assure aujourd’hui un proche de la députée du Pas-de-Calais, ajoutant que cette dernière n’avait pas été informée du contenu de la publication. Un avertissement pour Bardella
Sortez les rames. Comme il est de...
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08/10 - "Surtaxer l’épargne des Français serait une mauvaise idée" : la mise en garde de l’économiste Emmanuelle Auriol
Le budget de l’an dernier s’est traduit par une augmentation de la CSG sur les revenus du capital soumis à la flat tax de 30 %. Chaque fois que vous touchez un dividende ou une plus-value sur la vente d’une action, on vous prélève désormais 31,4 %. Cette hausse va rapporter combien de plus à l’Etat ? Entre 2 et 2,5 milliards d’euros sur une année. Or, notre déficit est de 150 milliards, on voit bien que ce n’est pas ce genre d’expédient qui va rééquilibrer nos comptes publics.
Ce serait une mauvaise idée de s’attaquer de nouveau à l’épargne des Français car elle est déjà taxée à un haut niveau par rapport à la plupart de nos voisins. Revoir les avantages fiscaux de l’assurance-vie ? Pourquoi pas, même s’ils sont modestes. Une telle mesure, en outre, ne devrait viser que les nouveaux contrats, pas les anciens, pour préserver la confiance des épargnants. C’est essentiel, la confiance. Le risque, si on l’ébranle, est d’ajouter du chaos au chaos, en provoquant un bank run, comme dans Mary Poppins lorsque à la suite d’un quiproquo, un jeune garçon s’écrie : "Rendez-moi mon argent !". La rumeur d’une insolvabilité de la banque se répand comme une traînée de poudre et provoque une panique aux guichets.
Même pendant la crise grecque, le gouvernement n’a pas surtaxé l’épargne des citoyens, il a rincé les investisseurs, ce qui est très différent. Le seul pays à l’avoir fait, c’est Chypre, en 2013. Et encore, dans des circonstances très particulières : face au tollé des petits...
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08/10 - Financement des lycées : ce que la France peut apprendre de ses voisins européens
Des établissements bloqués, des lycéens révoltés, des milliers de manifestants dans les rues et près de 5000 arrestations : les images du mouvement étudiant en France, initié fin septembre et parfois violent, ont fait le tour de l'Europe. Les jeunes dénoncent pêle-mêle des conditions de travail dégradées, des professeurs non-remplacés ou encore trop d'heures de cours. "Les images de lycées vétustes montrent des difficultés réelles, soulève Eric Charbonnier, analyste à la direction de l'éducation de l'OCDE. Pourtant, la France dépense par élève 28 % de plus que la moyenne OCDE au lycée, contre 11 % de moins à l'école élémentaire et 4 % de moins au collège. La question porte donc sur l'utilisation des moyens."
Le système éducatif français reste l'un des plus centralisés d'Europe, avec très peu de marge de manœuvre laissée aux directeurs d'établissement, notamment pour le recrutement. Le nombre important de "petits" lycées, qui accueillent moins de 100 élèves, et le grand volume d'heures de cours pèsent aussi sur les finances françaises. Une exception dans le paysage scolaire européen. Des lycéens français pas si délaissésPays-Bas : l'autonomie au cœur du projet lycéen
Des dépenses presque similaires pour chaque lycéen mais des dynamiques scolaires à l'opposé : alors que les Néerlandais se classent parmi les meilleurs élèves d'Europe, les performances des Français ne cessent de dégringoler. Aux Pays-Bas, le système éducatif mise sur l'autonomie, avec des étudiants...
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08/10 - "Voici ce que vos enfants devraient étudier à l’ère de l’IA" : les conseils de Daniel Susskind, économiste à Oxford
C’est la question que tous les parents se posent : que doivent apprendre leurs enfants alors que l’intelligence artificielle bouleverse déjà le monde du travail, et la société dans son ensemble ? Lui-même père de trois enfants, Daniel Susskind tente d’y répondre dans What should my children do ? (Allen Lane). Professeur au Gresham College de Londres et chercheur au Institute for Ethic in AI de l’université d’Oxford, l'économiste signe un livre, salué par le Financial Times ou le Guardian, qui ne minimise pas les risques de l'IA, mais montre que les potentiels sont importants. Il met par ailleurs en garde sur les risques de penser qu'un secteur précis pourra échapper à l'automatisation, rappelant que le codage avait été mis en avant dans les écoles anglaises en 2014, avant que ChatGPT ne fasse tout voler en éclat moins de dix ans plus tard.
Pour L'Express, Daniel Susskind livre des conseils souvent contre-intuitifs aux parents. S'il critique l'interdiction par le maire de New York Zohran Mamdani de l'usage de l'IA dans les classes jusqu'au lycée, il souligne l'importance clé des compétences de base - lecture, écriture, calcul -, tout en prédisant que les études dans des filières traditionnelles continueront à être utiles. L'économiste rappelle aussi que mathématiciens et spécialistes de l'éducation s'étaient posé des questions similaires avec... la calculatrice. Entretien.
L'Express : Quand on parle d’IA et de l’avenir du travail, on est généralement obsédé par la...
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07/10 - "On ne peut pas se permettre d’attendre la présidentielle" : l’alerte de l’économiste Antoine Levy face à la crise de la dette
Il fait partie des économistes qui, depuis plusieurs années, ont alerté sur les risques d'une crise de la dette, ferraillant depuis la Californie contre ceux qui tentèrent de minimiser le problème. Professeur à la prestigieuse Haas School of Business au sein de l'université de Berkeley, Antoine Levy ne fait preuve d'aucun triomphalisme alors que les taux d'intérêt sur les titres de dette grimpent et que la France se retrouve particulièrement ciblée, tout en ne bénéficiant pas de la croissance liée à l'IA comme d'autres pays.
Pour L'Express, l'économiste explique pourquoi l'heure est grave, mais assure que la crise peut toujours être évitée à condition de ne pas attendre jusqu'à l'élection présidentielle, en prenant des mesures fortes et rapides, avec une réduction de l'ordre de 80 milliards des dépenses publiques. Mais alors que les doléances ne cessent de se multiplier, des lycéens aux automobilistes, il constate aussi un décalage inquiétant "entre une demande sociale toujours plus grande d'intervention publique, et la nécessité d'un ajustement budgétaire". Entretien.
L'Express : Les taux d’intérêt montent partout. En quoi la France est-elle plus exposée que les autres ?
Antoine Levy : Nous sortons d’une période d’abondance du capital, du fait d’un excès d’épargne mondiale, notamment en Asie et en Europe. Ce capital ayant trouvé peu d’endroits où s’investir, il recevait en contrepartie des rendements extrêmement faibles, voire négatifs, y compris sur les dettes...
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07/10 - François Provost, le très secret patron de Renault : sa méthode face au rouleau compresseur chinois
François Provost aime le clair-obscur. Cet entre-deux où l'ombre est un refuge. Le directeur général de Renault Group goûte peu les paillettes et l'exposition médiatique. Arrivé il y a un peu plus d'un an aux commandes, il cultive la discrétion et fuit les grands-messes patronales. Silhouette longiligne, regard acier qui calcule, soupèse, découpe son interlocuteur. Le sourire affable ; la roideur du grand patron coulée dans le moule de la haute fonction publique. Polytechnique, corps des Mines, une poignée d'années à la direction du Trésor puis au ministère de la Défense. Tout cela forge une discipline que les 24 années passées chez Renault n'ont pas réussi à gommer.
Le 30 juillet, il n'a pas fêté son premier anniversaire à la tête de l'entreprise. Y a-t-il seulement songé ? Les mois filent, il faut aller vite, pour survivre. Gagner en agilité pour ne pas se faire manger par les géants chinois aux appétits dévorants. Cette année, il l'a passée à imprimer sa marque, à consoler les orphelins de Luca de Meo, parti précipitamment redresser Kering, à modeler sa garde rapprochée. Et surtout, à dérouler son plan. Faire le tri dans les projets de son prédécesseur, sauter d'un continent à l'autre - Corée, Brésil, Inde -, consolider son partenariat avec le chinois Geely. Multiplier aussi les allers-retours à Bruxelles pour faire entendre la voix de Renault et convaincre les instances européennes d'assouplir les réglementations, du moins l'espère-t-il.
Il a gardé de ces années...
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07/10 - Menace russe : l’Union européenne se prépare à une éventuelle attaque hybride meurtrière
L’hypothèse n’est plus seulement celle d’une cyberattaque paralysant des infrastructures ou d’une nouvelle opération de sabotage. Les capitales européennes commencent désormais à réfléchir à un scénario bien plus grave : celui d'une attaque hybride pouvant faire plusieurs morts sur le Vieux Continent. Selon une enquête de Politico publiée ce mercredi 7 octobre, les Vingt-Sept préparent discrètement la manière dont ils devraient réagir à un tel événement, jugé de plus en plus plausible par cinq diplomates et responsables européens interrogés par le média.
Ces dernières semaines, les ambassadeurs des vingt-sept Etats membres ont abordé ces scénarios dans un "format restreint", rapporte Politico : pas de téléphone ni d’assistant autour de la table, alors que les discussions portent sur des informations particulièrement sensibles. Deux diplomates cités par le média assurent qu’une réunion organisée mercredi dernier s’est précisément intéressée à l’éventualité d’attaques susceptibles de provoquer un nombre important de victimes.Des ambassadeurs réunis à huis clos pour préparer le pire
Les discussions ont ainsi porté sur la réponse concrète à apporter dans les premières heures d’une crise : envoyer des équipes d’intervention d’urgence, débloquer des financements européens pour soutenir le pays touché ou encore coordonner la communication des responsables des institutions européennes, selon un responsable de l’UE interrogé par le média. "Compte tenu de l’ampleur et de...
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07/10 - "La France est confrontée à une crise d’identité sans précédent" : l’analyse de Gilles Kepel
C'est un périple passionnant dans les vieilles et nouvelles failles identitaires de notre pays. Il y a deux ans, Gilles Kepel, grand spécialiste du Moyen-Orient comme des "banlieues de l'islam", a décidé de prendre son bâton de pèlerin (athée) pour suivre le chemin de Saint-Gilles, pèlerinage le plus important au Moyen-Age. Il raconte aujourd'hui ce parcours initiatique dans Pèlerinage français (Albin Michel). Du Puy-en-Velay à Saint-Gilles du Gard, il a croisé catholiques revendicatifs, protestants dans les Cévennes, puis islamistes, narcotrafiquants et municipalités RN plus au sud. Mais il y aura un "happy end", ses multiples rencontres sur le terrain lui confirmant qu'"il n’y a pas de fatalité à la polarisation identitaire".
Pour L'Express, le politologue explique comment les clivages identitaires ont remplacé la lutte des classes, s'exacerbant à quelques mois de l'élection présidentielle, alors même que Donald Trump vient d'imputer à "l'islam" et à "l'immigration de masse hors de contrôle" la responsabilité du mouvement lycéen dans notre pays...
L'Express : Pourquoi avoir fait ce pèlerinage alors que vous n’êtes pas croyant ?
Gilles Kepel : Au moment où les failles identitaires semblent remplacer de plus en plus les clivages sociaux pour exprimer les malaises de notre société, il m’a semblé intéressant de m’immerger dans celle-ci pour les expérimenter au plus profond, à travers cette démarche qui reprend un pèlerinage très ancien de la chrétienté, afin de lui...
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07/10 - "Il s’est occupé de tout pendant quarante ans" : entreprises familiales, comment succéder à un père omniscient ?
Piloter une entreprise n'a rien d'évident. Mais quand celle-ci a été fondée par un père doté de tous les talents, l'équation se corse. Voilà le défi que Tiphaine de Pélichy, 35 ans, a accepté de relever chez Turboself, une PME familiale orléanaise de 17 millions d’euros de chiffre d’affaires et 120 salariés qui conçoit des bornes pour gérer les flux d’élèves dans les cantines scolaires, et les logiciels qui vont avec. Un marché de niche dont elle s’arroge aujourd’hui la part du lion en France, en équipant 70 % des collèges et lycées publics du pays.
Invitée au BIG*, la grand-messe des entrepreneurs organisée par Bpifrance qui se tient le 8 octobre à l’Accor Arena de Paris, la jeune femme, aujourd’hui directrice associée, viendra disserter sur le thème du culot - le fil rouge de cette édition. Le culot de prendre la suite... d’un polymathe. "Mon père, Jean, était ingénieur chez Alcatel lorsqu’il a eu cette idée de business, en 1986, après une discussion avec le gestionnaire d’un établissement, raconte-t-elle. Un an plus tard, il a posé sa démission pour créer l’entreprise, où il s’est occupé de tout pendant près de quarante ans : le développement industriel et informatique, bien sûr, mais aussi la stratégie commerciale, le management, le juridique – il corrigeait ses avocats dans les dossiers sociaux parce qu’il est, par ailleurs, passionné de droit. A la pause-café, il vous parle du dernier grand auteur, ou du Coran, qu’il a lu le week-end. Et pas plus tard que la...
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07/10 - Le gouvernement Lecornu face à "un automne de mécontentement" : la crise des lycées vue par la presse étrangère
"Les manifestations attirent maintenant l’attention internationale." En quelques semaines, la colère partie d’un lycée de Créteil, dans le Val-de-Marne, le 17 septembre, a gagné des centaines d’établissements, puis les rues de nombreuses villes françaises, avant de trouver un large écho à l’étranger. Au cœur des revendications des lycéens : le manque de moyens dans leurs établissements, les absences non remplacées de leurs professeurs, des journées de travail jugées trop longues et les inégalités d’accès aux études supérieures. Mardi 6 octobre, leur mobilisation a franchi un nouveau cap : 256 000 personnes ont défilé dans toute la France selon le ministère de l’Intérieur, 450 000 d’après les chiffres de l'intersyndicale de la jeunesse.
Dans les médias internationaux, les revendications scolaires côtoient désormais un autre récit, celui des affrontements avec les forces de l’ordre. The Guardian décrit mardi comme "la plus grande journée de mobilisation à ce jour", marquée par des heurts "souvent violents avec la police". CNN raconte, à Paris, "l’air imprégné de gaz lacrymogène", des poubelles et du mobilier en feu, des policiers anti-émeute face aux manifestants. La chaîne américaine relève aussi que les images de barricades et d’affrontements ont fini par "conduire à des questions sur la réponse de la police"."Des jeunes manifestants affrontent les forces de l'ordre"
Une question devenue centrale ces derniers jours. Plus de 6 000 personnes ont été placées en garde à vue...
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07/10 - Le prix Nobel de chimie attribué au Français Henri Kagan et au Japonais Kenso Soai
Le scientifique français Henri Kagan et son homologue japonais Kenso Soai ont remporté le prix Nobel de chimie 2026 "pour la découverte des effets non linéaires et de l'autocatalyse dans la synthèse organique asymétrique", a déclaré ce mercredi 7 octobre l'institution qui décerne les prix.
"Le prix de cette année porte donc sur la chimie fondamentale. De nombreuses molécules existant sous deux formes différentes. Comme mes mains. Elles sont l'image miroir l'une de l'autre , elles se ressemblent, mais elles ne sont pas identiques", a déclaré Heiner Linke, président du comité Nobel de chimie. "Je ne peux pas superposer mes mains l'une sur l'autre. Ces molécules sont appelées chirales, du mot grec qui signifie 'main'", a-t-il ajouté.
BREAKING NEWS The Royal Swedish Academy of Sciences has decided to award the 2026 #NobelPrize in Chemistry to Henri B. Kagan and Kenso Soai “for the discovery of non-linear effects and autocatalysis in asymmetric organic synthesis.” pic.twitter.com/nH090ql1Xc— The Nobel Prize (@NobelPrize) October 7, 2026
Les lauréats du prix Nobel de chimie sont désignés par l'Académie royale des sciences de Suède. Le prix est accompagné d'un chèque de 12 millions de couronnes suédoises (1,07 million d'euros), une somme partagée entre les lauréats s'il y en a plusieurs, comme c'est souvent le cas.
Le prix Nobel de chimie est le troisième prix annoncé cette année, conformément à la tradition, après ceux de médecine lundi et de physique mardi.
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07/10 - Pierre Cahuc et André Zylberberg, économistes : "Le pouvoir donné aux partenaires sociaux a créé un Etat social peu lisible, coûteux et antidémocratique"
Nul doute que cet ouvrage fera couler beaucoup d'encre chez les partenaires sociaux, tant la charge est sévère. A l'origine de l'incapacité du pays à se réformer, il y aurait cet Etat social constitué d'une myriade d'organisations paritaires qui gèrent, plus ou moins directement, des pans entiers de la politique sociale. C'est la thèse défendue par deux économistes, Pierre Cahuc et André Zylberberg, dans La Dérive, Une histoire du modèle social français, à paraître le 8 octobre chez Albin Michel. Des organismes opaques, qui fonctionnent en vase clos, hors de tout contrôle démocratique. Les auteurs plaident pour une refondation de notre Etat social, la fin du monopole syndical aux élections professionnelles et l'essor d'un syndicalisme de service, à l'image de ce qui se pratique dans le nord de l'Europe. Entretien.
L'Express : Du Contrat première embauche (CPE) en 2006 jusqu'à la réforme des retraites de 2023 aujourd'hui suspendue, la France semble incapable de mener des réformes de fond. Est-ce la faute des syndicats ?
André Zylberberg : Attention aux mots. Nous parlons des partenaires sociaux, c'est-à-dire des syndicats de salariés et des organisations patronales. Sont-ils coupables du blocage ? Non. N'importe quel acteur placé dans les mêmes conditions se comporterait exactement comme eux : comme disent les économistes, ils n'ont pas les bonnes incitations. Depuis 1936, l'Etat leur a donné la main sur des pans entiers de la sphère sociale. Au fil des décennies, un...
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07/10 - Santé mentale : la France ne peut plus attendre pour transformer son potentiel scientifique en progrès pour tous
La France peut et doit devenir l’un des leaders européens de la recherche et de l’innovation en psychiatrie et en santé mentale. Les équipes sont là, les infrastructures existent, les patients en ont besoin. Aux côtés de l’Alliance pour la santé mentale et de la Fondation pour la recherche médicale (FRM), chercheurs, experts de la santé mentale, professionnels, industriels et personnes concernées appellent aujourd’hui à franchir une nouvelle étape : faire de notre potentiel scientifique un moteur de progrès capable de rayonner davantage à l’international et de mieux prévenir, diagnostiquer, traiter et accompagner les patients, en particulier chez les enfants et les adolescents.
La France ne part pas d’une feuille blanche. Certes, sa communauté scientifique contribue à mieux comprendre les troubles psychiques, à identifier de nouvelles pistes diagnostiques et thérapeutiques et à faire progresser les prises en charge. En dépit d’une baisse de vitalité concernant ses publications scientifiques, l’Hexagone se situe tout de même au 9e rang mondial des travaux consacrés aux troubles psychiatriques. Depuis quelques années, le pays a également renforcé ses investissements pour mieux comprendre les troubles, identifier plus tôt les facteurs de risque, développer des traitements personnalisés, financer les innovations organisationnelles et rapprocher la recherche des patients.
Mais ce potentiel reste insuffisamment valorisé. Les avancées de la génétique, des neurosciences et de...
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07/10 - Taxer les géants de la tech sans fâcher Donald Trump : le pari de Bruxelles
Bruxelles envisage de taxer les grandes entreprises technologiques américaines par le biais d'une taxe générale sur les grandes sociétés afin de générer des recettes pour l'UE tout en évitant une réaction négative de l'administration Trump, a rapporté le Financial Times mercredi 7 octobre.
La Commission européenne travaille sur de nouvelles façons de capter davantage de revenus auprès de groupes technologiques tels qu'Apple, Meta et Google sans les cibler spécifiquement, a rapporté le journal, citant six responsables au fait des discussions.
Bruxelles envisage des modifications à sa proposition Corporate Resource for Europe (CORE) qui obligerait toutes les entreprises opérant dans l'UE avec un chiffre d'affaires supérieur à 100 millions d'euros par an à payer une contribution fiscale annuelle forfaitaire. Dans sa forme actuelle, le programme CORE exige de ces entreprises le paiement d'une cotisation annuelle fixe comprise entre 100 000 et 750 000 euros, ne prélevant ainsi qu'une petite partie des bénéfices d'une multinationale. "Certaines capitales (de l'UE) s'opposent à une taxe purement numérique car elles ne veulent pas froisser les Américains, et beaucoup d'autres s'opposent à CORE", a déclaré un responsable de l'UE au Financial Times. "La solution consiste à étendre (la taxe) à la quasi-totalité des grandes entreprises.""Assurer le financement adéquat de nos priorités"
"La Commission reste prête à soutenir le Conseil et le Parlement européen dans la conclusion d'un...
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07/10 - Dette : et ce qui devait arriver arriva, par Eric Chol
"A la lumière des soixante-dix dernières années, on ne peut que manquer de relever que la lente dérive des finances publiques a désormais atteint un point limite", écrivaient en mars les économistes Nicolas Ragache et Julien Dubertret, en conclusion de leur ouvrage consacré à l’histoire budgétaire de la Ve République (La Longue Dérive de la dette française, PUF) . Cette fois-ci, le point limite a été atteint, et même largement dépassé.
La crise obligataire est là, et à mesure qu’elle s’étend, la confiance des marchés s’estompe. "Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite (…). Ça ne peut pas durer", alertait déjà en septembre 2007 le Premier ministre François Fillon. Depuis, les locataires de l'Elysée se sont succédé, les gardiens des finances à Bercy également, promettant chaque fois le rétablissement des comptes, mais plus personne ne les croit. Car ils ont beau invoquer à leur corps défendant le Covid, la dissolution, la sécheresse, la guerre en Ukraine, le détroit d’Ormuz et sans doute demain la crise des lycées, personne n’est dupe, nos partenaires européens encore moins, surtout ceux (nombreux) qui ont réussi, à coups de rabots budgétaires et de réformes impopulaires à nettoyer leurs finances publiques. Des années de promesses non tenues
La France a failli, et la voici menacée de banqueroute. Les taux intérêt s’envolent, la charge de la dette explose, on se lève en regardant le "spread" franco-allemand et on se couche en guettant les adjudications...
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07/10 - "Les entreprises de taille intermédiaire sont en première ligne" : l’avertissement de Christopher Dembik face à la crise de la dette
"Avant même de parler de l'OAT, il faut avoir à l'esprit une autre hausse : celle des taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE) qui pénalise les entreprises, à travers l’Euribor. Ce taux de court terme est attendu pour le printemps prochain en augmentation de près de 100 points de base par rapport au niveau actuel, tout simplement parce que le marché anticipe que la BCE va durcir durablement sa politique monétaire. A l’échelle européenne, les petites et moyennes entreprises sont directement concernées, car elles sont tributaires de crédits de trésorerie. En France, les deux tiers sont à taux variables, et fluctuent donc avec l’Euribor.
Les entreprises tricolores doivent en outre composer avec l'envolée de l'OAT, qui sert de référence aux taux longs. A cette base, s’ajoute un écart de crédit - le spread - appliqué selon la prime de risque exigée par les investisseurs. On parle ici de groupes de plus grande taille, ceux qui dépendent de financement de long terme sur les marchés obligataires. Certains géants comme LVMH, Axa ou L’Oréal émettent des obligations à des taux inférieurs à celui de l’Etat français, mais ce sont des exceptions. Pour les autres, en l’occurrence souvent des entreprises de taille intermédiaire (ETI), le coût d’emprunt va s'alourdir avec la hausse du taux souverain français. Aujourd’hui, pour les mieux notées d’entre elles, l’écart de taux est assez faible. Elles peuvent ainsi se financer autour de 6 à 7 % sur dix ans. Mais les tensions...
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07/10 - Soupçon de peste en Russie : pourquoi il faut raison garder, par le Pr Antoine Flahault
Une jeune technicienne de 28 ans est décédée le 2 octobre dernier en Sibérie d’une pneumonie d’origine inconnue. Elle travaillait à l’Institut de lutte contre la peste d’Irkoutsk. La cause du décès a été initialement attribuée à la peste pulmonaire, en se fondant sur la presse russe et sur les informations des autorités locales. La peste pulmonaire est une forme contagieuse et hautement létale du bacille de la peste. Puis l’Agence de santé publique fédérale russe, Rospotrebnadzor, a déclaré "qu’aucun micro-organisme lié à l’activité professionnelle de la jeune femme n’avait été détecté dans son organisme".
Les autorités locales ont cependant fermé le service où avait été hospitalisée la patiente, mis l’hôpital en quarantaine et placé également en quarantaine 200 personnes potentiellement au contact de la jeune technicienne décédée. Jusqu’à présent il n’est pas rapporté d’autres cas analogues de cette "pneumonie d’origine indéterminée" mais, bien sûr, ce type d’événement ravive des craintes, et ce d’autant que la transparence de l’information n’est pas le point fort de la culture russe contemporaine.La crainte ancestrale de la peste
La peste n’est pas une maladie banale. Elle est transmise par les rats qui forment le réservoir naturel de la bactérie Yersinia pestis. La forme clinique la plus fréquente est la peste bubonique (les bubons sont les ganglions douloureux infectés par le bacille), qui se contracte par la piqûre de puces elles-mêmes contaminées par un rongeur...
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07/10 - Jean-Luc Mélenchon et la jeunesse : la leçon de François Mitterrand qu’il n’a jamais oubliée
Il est à l’époque le plus jeune sénateur de France. Jean-Luc Mélenchon entre au Palais du Luxembourg il y a exactement 40 ans, le 28 septembre 1986, quelques semaines avant que ne débute un épisode décisif de la période : le mouvement lycéen et étudiant contre le projet de loi Devaquet. Nous sommes à quinze mois de l’élection présidentielle, qui va clore la première cohabitation de l’histoire de la Ve République en voyant s’affronter le président François Mitterrand et son Premier ministre Jacques Chirac.
Le leader de la France insoumise n’est alors ni un leader, ni un insoumis. Le 6 décembre 1986, jour de la grande manifestation parisienne, il est aux Invalides en début de soirée. "Il se montre élogieux sur le mouvement et se déplace dans une camionnette, raconte, dans Qui est Mélenchon (Plon), Julien Dray qui le rencontre pour la deuxième fois ce jour-là. Les charges de police se multiplient à l’autre bout de l’esplanade, les lacrymos pleuvent de partout, la discussion tourne court. Il part dans son estafette."
Jean-Luc Mélenchon ne joue pas un rôle d’agitateur, ne souffle pas sur les braises. La leçon politique, il la tirera au début de l’année suivante. Interrogé à la télévision dans les couloirs du Sénat, il souligne : "François Mitterrand a apporté la preuve notamment pendant les événements de novembre et décembre qu’il avait cette capacité d’écoute, d’attention à ce qui est nouveau dans la société française, ce qui bouge. Il y a une confiance, une sympathie. Ce...
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07/10 - La morale au carrefour des neurones artificiels de Claude, par Christophe Donner
Un spectre hante le monde, ce n’est plus le communisme mais l’intelligence artificielle.
Les pour, les contre, les mitigés, tout le monde a quelque chose à en dire. Ne sachant où me situer dans le débat qui s’est récemment déplacé dans le champ de la littérature, j’ai demandé à Claude ce qu’iel en pensait. Et si la polémique actuelle déclenchée par le livre de Thélyson Orélien lui faisait de la peine.
Iel a réfléchi quatre secondes avant de m’écrire ceci :
– Je ne vais pas prétendre vivre un chagrin comparable au vôtre ou à celui d’un lecteur qui a été bouleversé par ce roman.
Coupant court à ses manœuvres dilatoires, je l’ai un peu secoué :
– Vous êtes accusé de menacer la littérature, comment vous défendez-vous de cette accusation ?
Iel a réfléchi trois secondes et quelques propos convenus, m’écrit :
– Je ne suis pas l’auteur du problème, je suis un instrument dont l’usage — transparent ou dissimulé, complémentaire ou substitutif — détermine si la menace se réalise ou non. Et cette responsabilité-là, je ne peux pas la porter à la place de qui m’utilise.
– Que faire pour qu’elle ne se réalise pas ?
– Mon conseil serait de traiter l’IA comme on a fini par traiter le traitement de texte ou le correcteur orthographique — un instrument dont l’usage se déclare et se régule par des normes professionnelles collectives, pas par la suspicion individuelle a posteriori sur des cas isolés, aussi spectaculaires soient-ils.
– Un jour, je ne sais plus à propos de quoi, vous...
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07/10 - Comment la Russie mène une guerre hybride grâce à son armée de petites mains
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
Partout en Europe ces opérations de sabotage se multiplient. Le 4 août dernier, l'aéroport de Leipzig en Allemagne est touché par une tentative d'attentat au drone explosif. Le gouvernement désignera la Russie comme responsable de cette attaque. Comme ses voisins allemand, polonais ou estonien, la France est aussi victime de la guerre hybride menée par la Russie. Des étoiles de David taguées à Paris, des têtes de cochons déposées devant des mosquées ou des mains rouges inscrites sur le mémorial de la Shoah : autant d’actions malveillantes qui visent à déstabiliser et affaiblir nos sociétés.
Mais ces actes d’ingérence sont loin d’être réalisés par des professionnels de l’espionnage. Leurs auteurs sont plutôt des anonymes, des petites mains venues de Moldavie, de Serbie ou de Bulgarie. Remonter ces filières, c’est découvrir un réseau d’acteurs plus puissants, des services de renseignement russes aux plus hauts cercles du pouvoir.
Pour comprendre comment fonctionnent ces opérations de déstabilisation en Europe, Etienne Girard, directeur adjoint de la rédaction de L’Express, reçoit Marion Solletty, grand reporter Europe du Média Politico et autrice...
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07/10 - "Turn-over hallucinant" et profils douteux : la réforme de 2013 qui a fragilisé le périscolaire parisien
Lignes roses pour les écoles primaires, vertes pour les maternelles. En ce mois de février 2013, Jean-Pierre Lubek retranscrit rigoureusement dans un tableur, par code couleur, le nombre de petits Parisiens accueillis dans les écoles des deux arrondissements de son secteur sur l’interclasse du midi. Le secrétaire général de la fédération de Paris de l'Unsa-Animation décide aussi de comptabiliser le personnel supplémentaire qu’il faudrait recruter pour animer le nouveau temps d’activité périscolaire (TAP) de 15 heures à 16 h 30, prévu par la nouvelle loi dite "Peillon" qui devrait entrer en vigueur dans la capitale à la rentrée suivante. En appliquant les nouveaux taux d’encadrement imposés, le chiffre de 147 apparaît en gras.
"Cela me paraissait très conséquent, surtout si l’on multiplie ce chiffre par les dix autres circonscriptions parisiennes !", se souvient-il. Inquiet, le représentant syndical envoie son tableau à Colombe Brossel, adjointe à la mairie de Paris en charge de la vie scolaire. "Ce n'est pas simplement une question d'argent. C'est une question de temps", lui écrivait-il déjà quelques semaines plutôt. "Je n’ai pas eu de retour de sa part ou du cabinet du maire sur le sujet", souligne l’ancien responsable syndical. Interrogée par L'Express sur ces alertes, l’élue n’a pas davantage répondu. 1 500 postes d'animateurs créés
Treize ans plus tard, cette réforme menée au pas de charge est auscultée par la commission d'enquête du Sénat sur le phénomène des...
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07/10 - Un "nid d’espions" russe repéré à Paris, l’alerte vaine de la CIA à Moscou
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'informations confidentielles exclusives en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.La Maison russe de Paris sous surveillance
Son équivalent berlinois a été fermé par les autorités allemandes, à la suite de l’attentat raté de Leipzig, le 4 août, imputé à Moscou. A Paris, la Maison russe des sciences et de la culture est toujours dans le viseur du renseignement, au même titre que le Centre spirituel et culturel orthodoxe russe. S’il n’est pas encore question de le fermer, l’établissement est considéré comme "un vecteur de ciblage et d’ingérence", d’après une source sécuritaire. "Plusieurs agents du renseignement extérieur russe, le SVR, qui y officiaient ont été renvoyés" après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, est-il précisé.L'alerte vaine de la CIA
Selon nos informations, la CIA avait avisé plusieurs ambassades européennes à Moscou de l'imminence probable d'un attentat, en mars 2024. L'ambassadeur de France, Pierre Levy, ainsi que sa consœur suédoise, Karin Olofsdotter, avaient pris des mesures de sécurité. Le FSB, principal service de sécurité intérieure russe, a lui...
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06/10 - Europol à l’heure de l’IA : le grand dilemme entre sécurité et vie privée
Comment jouer à armes égales ? Selon le média Politico, de hauts responsables européens tirent la sonnette d'alarme au sujet d'un projet, annoncé cet été, visant à renforcer les capacités d’Europol, l’agence de police européenne, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle. En cause : les risques que cette montée en puissance pourrait faire peser sur la vie privée des Européens.
Le projet prévoit de doubler le budget d'Europol, pour le porter à 3 milliards d'euros, et de lui donner un rôle plus opérationnel face aux nouvelles menaces, grâce à un accès accru aux données et aux technologies de pointe. Le but : mettre Europol au diapason face aux nouvelles menaces avec un plan "d’évolution transformatrice". En effet, face à cette agence, les criminels ne lésinent pas sur leur utilisation d’outils d’intelligence artificielle particulièrement pointus pour élaborer leurs plans et leurs attaques, qu’elles soient cyber ou non.
"Europol est à un tournant", a résumé la députée européenne centriste, Fabienne Keller, membre de la commission de la justice et des libertés civiles. Elle a insisté sur le besoin d'"un Europol plus fort, doté des ressources et des capacités nécessaires pour soutenir efficacement les autorités nationales chargées de l'application de la loi", tout en soulignant que ce renforcement devait aller de pair avec "un contrôle démocratique fort" et des garanties solides en matière de droits fondamentaux et de protection des données.Besoin criant...
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06/10 - De Mai 68 au blocus des lycées : quand la jeunesse fait trembler le pouvoir
Ce mardi 6 octobre, après des blocus devant leurs établissements, les lycéens se font entendre dans la rue, partout en France. Leurs revendications : des locaux en meilleur état, un personnel au complet et moins d'inégalités entre établissements pour une réalité plus méritocratique. Aucune demande qui ne s'était pas déjà fait entendre lors des plus grandes mobilisations de la jeunesse. Retour sur quatre d'entre d'elles qui ont marqué l'histoire.Mai 68
En 1968, Charles de Gaulle est au pouvoir depuis dix ans et sa cote de popularité faiblit. Même si les Trente Glorieuses battent leur plein, le chômage pointe le bout de son nez. L’année précédente, en 1967, le gouvernement a créé l’ANPE (Agence nationale pour l’Emploi) pour faire face aux 2 % de chômeurs (lors du deuxième trimestre de 2026, il est à 8,3 %). Autre problème : de plus en plus d’élèves se retrouvent assis sur les bancs de facultés parisiennes pour un même nombre de professeurs et des locaux similaires.
C'est à Nanterre, au sein d'une annexe de la Sorbonne que naît l'embryon de Mai 68. Le mouvement, d’extrême gauche, est très politisé : il appelle à la démission du général ou encore à la fin de la guerre du Vietnam. Le 3 mai, les étudiants se rassemblent dans les locaux de la Sorbonne mère, les leurs leur étant interdits. Avertie, la police intervient et expulse les jeunes adultes. En réaction, l’UNEF appelle à la grève générale. Le mouvement jusqu’alors composé exclusivement des étudiants parisiens est...
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06/10 - Florian Louis, historien : "De nombreux Français ont un lien avec notre ancien empire, cela influe sur leur vision du monde"
Fin connaisseur des théories géopolitiques, Florian Louis a dirigé avec Nicolas Beaupré une Histoire mondiale des impérialismes aux Presses Universitaires françaises. A cette occasion, il est le grand témoin de la nouvelle saison du podcast de L'Express, Les temps sauvages, consacré au "Retour des empires". Après avoir défini l'impérialisme dans le premier épisode (à retrouver ici), il explore dans le deuxième l'expansionnisme français, de Louis XIV à l'indépendance de l'Algérie.
Un épisode à écouter en podcast sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox, Podcast Addict ou en cliquant sur le player en tête de l'article.
L'Express : Quel fut le premier acte impérial français ?
Florian Louis : En historien du contemporain, je le placerais à la naissance de l'empire ultramarin : dès le XVIe siècle avec la France antarctique, éphémère colonie au Brésil, mais surtout aux XVIIe et XVIIIe siècles, avec la Nouvelle France, la Louisiane, les Antilles, Saint-Domingue.
Louis XIV conquiert la Flandre, la Franche-Comté, l'Alsace, tout en développant un premier empire colonial aux Antilles, en Louisiane, en Inde. Peut-on déjà parler d'impérialisme au sens plein, ou s'agit-il d'une logique dynastique ?
La partie ultramarine est incontestablement impérialiste. Pour les conquêtes européennes, on pourrait en débattre. Mais l'Europe d'alors est dominée par des empires, à commencer par celui des Habsbourg. La conjonction d'un expansionnisme continental et ultramarin, dans un contexte...
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06/10 - "Il n’existe pas de solution indolore" : la mise au point de Sylvain Catherine sur la dette française
Alors que la dette française s’envole et que le taux d’emprunt à dix ans avoisine les 5 %, le pays n'est pas encore dans le scénario catastrophe d'un krach obligataire. Mais pour le professeur de finance à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie Sylvain Catherine, pas besoin de parler de "crise" pour tirer la sonnette d'alarme. Selon l'économiste, la dette coûte même déjà très cher aux Français, que ce soit par la hausse des prélèvements obligatoires ou la dégradation de la qualité des services publics. Surtout, prévient-il, "aucun candidat susceptible de gagner l’élection présidentielle ne propose une trajectoire cohérente avec l’objectif de stabilisation de notre dette".
L’Express : Avec une dette à 119 % du PIB et un taux à dix ans qui frôle les 5 %, peut-on déjà parler de "crise de la dette" ?
Sylvain Catherine : Cela dépend beaucoup de ce que vous entendez par "crise". Il peut très bien ne pas y avoir de crise brutale, et la situation demeurer tout de même très inquiétante. Le taux d’intérêt auquel nous refinançons notre dette est supérieur à la croissance. Autrement dit, même sans nouveau déficit hors charge d’intérêts, la dette rapportée au PIB continuerait d’augmenter, car les intérêts la feront grossir plus vite que le PIB.
L'absence de crise n'enlève rien au fait que cette situation va coûter très cher aux finances publiques...
Sylvain Catherine
Les prêteurs continuent pourtant de financer la France…
Oui, et cela signifie qu’ils s’attendent...
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06/10 - "Si la France tombe, c’est toute la zone euro qui tombe" : l’inquiétude de Desmond Lachman, ancien cadre du FMI
A ceux qui doutent encore que la gravité de l'impasse budgétaire de la France puisse déboucher sur une tempête financière, Desmond Lachman oppose une célèbre formule de l’ancien économiste germano-américain Rüdiger Dornbusch, qui expliquait il y a près de trente ans, à propos de la crise du peso au Mexique : "Une crise met beaucoup plus de temps à se manifester qu’on ne le pense, puis, lorsqu’elle éclate, tout va beaucoup plus vite qu’on ne l’aurait imaginé." Et Desmond Lachman sait de quoi il parle, lui qui a été directeur adjoint du FMI et qui suit de près la trajectoire budgétaire de l’Hexagone depuis plusieurs années.
Forte hausse des taux sur la dette française, écart qui se creuse avec l’Allemagne, perte de confiance des investisseurs… Pour ce chercheur à l’American Enterprise Institute, la France, par ailleurs plombée par un calendrier politique qui complique toute action, est déjà entrée dans la phase préliminaire d’une possible crise financière. Dans un échange avec L’Express, il explique pourquoi le pays est désormais pris dans un cercle vicieux et pourquoi l’intervention de la Banque centrale européenne (BCE) devient quasi inévitable, mais à certaines conditions. Plus inquiétant selon lui : un danger en provenance de l’autre côté de l’Atlantique pourrait précipiter la France dans la crise, avec un risque de contagion au reste de la zone euro. Entretien.
L’Express : La dette publique française s’est envolée à 119 % du PIB au deuxième trimestre 2026, du...
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06/10 - Management : pourquoi associer tout le monde à la décision peut se retourner contre vous
"C’est comme ça et pas autrement". La décision hiérarchique définitive et unilatérale laisse souvent des traces dans les équipes, obligées de suivre une voie qu’elles ne comprennent pas forcément. Pour éviter le conflit, le manager peut préférer le consensus, qui devient toutefois un piège lorsque, par exemple, il opte pour la position qui se dégage. En effet, si celle-ci n’est pas conforme au cahier des charges que lui a confié sa propre hiérarchie devant laquelle, in fine, il va rendre des comptes, le manager devra revenir devant ses troupes en expliquant que la solution consensuelle n’est pas envisageable. Coincé entre ses dirigeants mécontents et ses subordonnés qui auront l’impression de ne pas avoir été pris au sérieux, le manager piégé jurera, un peu tard, qu’on ne l’y reprendra plus.
Traditionnellement, "la possibilité de décider est l’attribution et l’apanage de la direction, du capitaine qui dirige, souligne le psychologue du travail et des organisations Claude Lemoine (Décision et non-décision dans les organisations, Connexions, Editions Erès, 2014), avant de poursuivre : "le plus simple moyen d’éviter de se tromper semble être de ne pas décider". Cette question n’est pas nouvelle : déjà en mai 1939, le psychologue américain Kurt Lewin opposait le laisser-faire – ou absence de décision –, au modèle autoritaire qui en impose une, et au modèle démocratique où les décisions sont prises après discussion. Une envie d'être associé à la décision
Pour Jean-Philippe...
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06/10 - "On pense avoir trouvé la bonne méthode" : Mistral, un champion de l’IA en état d’urgence
Arthur Mensch n'a pas pu cacher son excitation. Lundi soir, le patron de Mistral AI a publié sur X la vidéo de la remontada de Floria Gueï, ce mythique relais 4 × 400 mètres de 2014 où la Française, partie loin derrière, finit par coiffer ses rivales au poteau. Le message est clair : la course à l'IA n'est pas jouée. Dévoilé ce mardi 6 octobre, avant un lancement chez les clients à la fin du mois, Mistral Large 4 (ML4) se présente comme le modèle le plus puissant jamais développé par le champion tricolore. Sa planche de salut.
Ce nouveau produit cible les terrains où Mistral entend sortir du lot : la cybersécurité, les processus industriels ou encore la finance, l'un de ses plus gros pourvoyeurs de revenus. En cybersécurité tout particulièrement puisque Mistral le revendique comme "le meilleur modèle ouvert à ce jour", et assure avoir renforcé dans les mêmes proportions la surveillance de ses usages. L'entreprise renoue aussi avec la frugalité qui avait fait son succès. Large 4 aurait été entraîné avec "seulement" 4 000 processeurs graphiques (GPU) Blackwell de Nvidia, dans les data centers français de l'entreprise. Avec une dizaine de mégawatts utilisés. "C'est minuscule", affirme l’entreprise, face à la puissance de feu des Américains ou des Chinois.
Conçu sous le nom de code "Chonk", ce nouveau modèle se réconcilie avant tout avec la performance. Mistral se rapproche en effet, sans l'atteindre, de la "frontière", c'est-à-dire du niveau des meilleurs modèles du moment,...
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06/10 - "N’allez pas croire un instant que j’aime la pagaille" : face au blocus des lycées, Jean-Luc Mélenchon entre deux eaux
La révolte lycéenne force Jean-Luc Mélenchon à naviguer entre deux eaux. Main sur le cœur, l’insoumis jure devant les siens qu’il n’a "que faire des appréciations à propos de [sa] respectabilité". S’il est arrivé jusque-là, songe-t-il, c’est précisément parce qu’il "a toujours mis au poste de commande le lien avec les masses qui sont en mouvement, et avec rien d’autre", argue le septuagénaire lors de son dernier "Moment politique".
Convié le 5 octobre à débattre à HEC, dans la plus prestigieuse des écoles de commerce, le candidat à l’élection présidentielle a tout de même tenu à soigner sa réputation : "N’allez pas croire un instant que j’aime la pagaille." C’est sans doute vrai puisqu’il a fini par le répéter, accusé par le gouvernement de jeter de l’huile sur le feu de la colère des lycéens. "Les 'insoumis' appellent à la non-violence des méthodes de lutte", écrit-il sur X - et c’est vers cette déclaration que ses amis renvoient désormais lorsqu’est exhumée une autre de Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, qui pense que la violence "peut être légitime".
Comprenons donc que si l’homme use et abuse du lexique militaire, c’est simplement pour promouvoir la paix. "Nous sommes des combattants, nous sommes en ordre, nous sommes disciplinés. (…) Nous appelons à des méthodes de lutte non violentes", dit encore Mélenchon. Marche-t-on à cloche-pied sur une ligne de crête ? Bataille des récits
Le désarroi lycéen n’a pas encore accouché d’un mot d’ordre précis. Jean-Luc...
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06/10 - UE - Chine : Paris et Berlin veulent doter Bruxelles d’une nouvelle arme commerciale
Paris et Berlin veulent muscler l’arsenal commercial européen, pour contrer la vague d’imports chinois à petit prix. Dans une lettre envoyée lundi 5 octobre à la Commission européenne, Emmanuel Macron et Friedrich Merz proposent de doter Bruxelles d’un nouvel outil, dans le but de permettre une réaction beaucoup plus rapide contre les pratiques commerciales de la Chine. Et de passer, s’il le faut, par une "coupure immédiate du marché intérieur si nécessaire", écrivent-ils dans ce document consulté par le Wall Street Journal (WSJ) et The Economist. L’objectif de cette arme, qui n’existe pas encore pour l’heure, serait d’abaisser le seuil nécessaire pour bloquer certains produits, et de permettre à l’UE de fermer dans certains cas son marché à des produits chinois, en quelques jours seulement.
Ce projet a été rendu public alors que l’Union européenne et la Chine sont engagées cette semaine dans des négociations commerciales de la dernière chance à Pékin. Le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, doit d’ailleurs s’y rendre dans les jours qui viennent pour une discussion considérée comme décisive pour la relation commerciale avec la Chine. Les dirigeants européens doivent par ailleurs se réunir la semaine prochaine, et aborder entre autres ce sujet. Un outil proche du mécanisme américain sur les douanes
Des responsables allemands interrogés par le WSJ comparent quant à eux le dispositif au Section 301 américain, ce mécanisme qui permet à Washington d’imposer...
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06/10 - Le prix Nobel de physique décerné au Belge Francis Halzen pour ses travaux sur les neutrinos
Le physicien des particules belge Francis Halzen a remporté le prix Nobel de physique 2026 pour "ses contributions décisives à l'observatoire de neutrinos IceCube et à la découverte de neutrinos de haute énergie d'origine astrophysique", a annoncé ce mardi 6 octobre l'institution décernant le prix.
Selon le jury du comité Nobel, l’observatoire IceCube, qu'il a fondé en Antarctique, permet de capter des neutrinos venus des régions les plus lointaines de l'univers, ouvrant la voie à de "nouvelles connaissances", voire à la découverte de phénomènes cosmiques inédits.
Francis Halzen s'est rendu compte que la glace du pôle Sud pouvait être utilisée pour suivre les neutrinos, parfois appelés "particules fantômes" en raison de leur capacité à traverser la Terre et nos corps sans laisser de trace, et à n'interagir avec la matière que très rarement. "Ces messagers nous apportent des informations du cosmos", a déclaré Eva Olsson, de l'Académie royale des sciences de Suède, lors d'une conférence de presse. "Ils nous ouvrent la porte des galaxies lointaines et nous renseignent sur les processus d'explosion des étoiles."
Les interactions de neutrinos recueillies par l'observatoire IceCube fournissent aux chercheurs des connaissances sur la façon dont les neutrinos de haute énergie sont créés, révélant potentiellement des phénomènes cosmiques jusqu'alors inconnus, a déclaré le comité Nobel. "Francis Halzen a dirigé une équipe internationale de chercheurs et d'ingénieurs qui nous ont...
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06/10 - "C’est de la maltraitance budgétaire des enfants" : la crise de la dette vue par l’économiste Maxime Sbaihi
Tandis que le gouvernement défend son projet de budget pour 2027, des lycéens bloquent leurs établissements et manifestent pour réclamer davantage de moyens dans l'Education nationale et dénoncer le sort de la jeunesse. "Le ressenti des lycéens n'est pas feint", reconnaît l'économiste Maxime Sbaihi, spécialiste des questions de démographie et de natalité. Depuis son premier essai Le Grand Vieillissement : comment faire face au papy-boom ? (Editions de l'Observatoire, 2022), il n'a eu de cesse de pointer les inégalités intergénérationnelles du système sociofiscal français.
Si la France veut stabiliser sa dette publique sur les cinq prochaines années, prévient le directeur stratégique du Club Landoy et expert-associé à l'Institut Montaigne, elle devra trouver "environ 140 milliards d'euros", et le faire "sans sacrifier les dépenses d'avenir". Sa conclusion : "toute tentative de rétablir nos comptes publics sans toucher aux 46 % de dépense publique consacrée à la retraite et à la santé sera donc vouée à l’échec". Entretien.
L'Express : la dette française atteint 119 % du PIB, et le taux d'emprunt à dix ans a frôlé les 5 % cette semaine. Comment en est-on arrivé là ?
Maxime Sbaihi : Il y a deux explications principales à l’accumulation de cette dette. La première c’est que notre classe politique, tous bords confondus, a pris la fâcheuse habitude, depuis des décennies, de faire de la relance permanente, sans jamais parvenir à résorber les déficits une fois les chocs passés....
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06/10 - "Une menace réelle et imminente" : le chef des espions allemands alerte sur un risque d’affrontement avec la Russie
L’Allemagne pourrait être entraîné dans un conflit violent avec la Russie, en raison de la "guerre de l’ombre" que mène désormais Moscou contre les démocraties européennes. L’avertissement vient du chef du renseignement extérieur allemand (BND), Martin Jäger, qui s’est exprimé lors de l’audition publique annuelle des chefs du renseignement au Parlement, lundi 5 octobre. "L'Allemagne risque d'être entraînée dans un conflit violent avec la Russie - la tentative d'attaque à Leipzig n'est qu'un exemple", a-t-il poursuivi, soulignant que la menace d'attaques contre des cibles spécifiques en Allemagne demeurait "réelle et imminente".
En août dernier, Leipzig a été la cible d’une tentative d’attaque par drone qui avait visé un avion-cargo ukrainien. Berlin accuse aussi depuis plusieurs mois Moscou de multiplier les cyberattaques, sabotages et les intrusions de drone sur son territoire. La Russie de Vladimir Poutine continue de nier toute attaque contre les pays de l’Otan.
Pour le chef du BND, cette pression accrue sur l’Allemagne et l’Europe est révélatrice d’une nouvelle phase de la guerre en Ukraine. La Russie "est déterminée à mettre l’Ukraine à genoux cet hiver", a-t-il prévenu, prévoyant des frappes inédites. Auprès du journal Politico, Martin Jäger estime que Vladimir Poutine, confronté au coût économique et humain croissant de la guerre, doit désormais obtenir des résultats militaires suffisamment importants pour justifier les sacrifices consentis depuis...
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06/10 - Comment faire évoluer le statut de la fonction publique : les recommandations de Pascal Perri
Une loi du 19 octobre 1946 crée un statut commun à tous les fonctionnaires d'Etat. Ce statut leur garantit des droits en matière de recrutement, de rémunération et de carrière. Il soumet les fonctionnaires à des obligations : par exemple la neutralité, la probité, la réserve ou encore l’obéissance hiérarchique. Cette première loi-cadre intervient à un moment particulier de notre histoire. Il faut relire les mémoires de guerre du général de Gaulle, publiés sous le titre Le salut, 1944-1946, pour comprendre à quel point le pays est, au lendemain de la guerre, plongé dans une situation de coma administratif. Une grande partie de l’appareil d’Etat a collaboré avec l’ennemi et ses fonctions basiques ne sont plus assurées. L’anarchie et le désordre guettent. Il faut vite rebâtir. Passé le moment de la Libération, le nouvel Etat s’organise avec peu de moyens. Le statut de la fonction publique (FP) est imaginé pour stimuler les vocations et inciter les Français à s’engager au service de la reconstruction.
Le statut de 1946 est complété en 1983 et 1984 par les lois Anicet Le Pors, ministre communiste des gouvernements socialistes de Pierre Mauroy (II et III). Elles unifient les règles des trois versants de la fonction publique. Ces lois généralisent le principe de la carrière qu’on peut ici opposer au système contractuel simple, copié sur le secteur privé.
La France a fait le choix d’une fonction publique de carrière pour protéger les fonctionnaires des licenciements abusifs,...
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06/10 - Soupçon de peste en Russie : la Maison-Blanche et Bruxelles en alerte
Près de 200 personnes confinées et surveillées, des services hospitaliers entiers en quarantaine et plusieurs pays voisins en alerte… En Sibérie orientale, le décès de l’employée d’un laboratoire de recherche spécialisé sur la peste a déclenché des peurs de foyer épidémique. Et avec cela, la mise en place de très importantes précautions face à cette maladie centenaire extrêmement contagieuse, dont le taux de létalité varie entre 30 et 100 %. L’affaire a rapidement pris une dimension internationale, suivie jusqu’à Washington et à Bruxelles.
Daria Shipilova, technicienne de laboratoire de 28 ans à l’Institut de recherche anti-peste d’Irkoutsk, est morte dans la nuit du 1er au 2 octobre. Le média américain Axios rapporte, en citant des informations locales non confirmées depuis, qu’elle aurait brisé le 25 septembre un tube contenant l’agent pathogène de la peste pulmonaire, puis aurait été hospitalisée le 29 septembre pour une pneumonie sévère. Une "infection particulièrement dangereuse"
Mais plusieurs jours après son décès, les autorités russes n’ont toujours pas confirmé qu’elle avait succombé à la peste pulmonaire. L’agence sanitaire russe chargée de la surveillance des maladies infectieuses, Rospotrebnadzor, affirme quant à elle que la chercheuse souffrait déjà d’"une pneumonie d’étiologie inconnue", et assure qu’aucun micro-organisme associé à son activité professionnelle n’a été retrouvé dans ses prélèvements.
La réaction des autorités russes laisse toutefois...
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06/10 - Anne Goscinny ressuscite Le Petit Nicolas : "Le seul personnage qui n’avait pas survécu à mon père"
Selon l’un de ses créateurs, Jean-Jacques Sempé, il est indémodable parce que déjà démodé au moment de sa naissance. Le Petit Nicolas est apparu en mars 1959 dans les colonnes de Sud-Ouest Dimanche. Une année faste pour René Goscinny, puisqu'il lance aussi en octobre Astérix avec Albert Uderzo dans Pilote. Jusqu’en 1965, le duo Goscinny et Sempé, association magique d’un ancien bon élève de Buenos Aires et d’un ex-cancre bordelais, livre chaque dimanche un nouvel épisode. Nicolas, le gourmand Alceste, le bonnet d’âne Clotaire, le bagarreur Eudes, le gosse de riches Geoffroy ou le premier de la classe Agnan deviennent des archétypes d’une enfance intemporelle. On n’est pas sérieux quand on a 8 ans pour la vie. Malgré le succès, René Goscinny décide pourtant d’arrêter pour se concentrer sur Astérix, Lucky Luke et Iznogoud.
A partir des années 2003, Le Petit Nicolas a le droit à une seconde jeunesse commerciale avec les éditions Imav, créées par Anne Goscinny, la fille de l’auteur, et son mari Aymar du Chatenet. Inédits, films, série animée ont suivi, confirmant l’engouement pour le personnage. Aujourd'hui, Nicolas connaît le destin de Blake et Mortimer, Hercule Poirot, Spirou et bien sûr de ses cousins Astérix ou Lucky Luke, c’est-à-dire une résurrection par de nouveaux auteurs. "J’ai réalisé que le seul personnage qui n’avait pas survécu à mon père, c’est Nicolas. J’ai trouvé ça triste. Quand j’ai offert les premiers volumes de ma série Le Monde de Lucrèce à Sempé, il m’a...
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06/10 - Guerre en Ukraine : Kaliningrad, le pistolet russe sur la tempe de l’Europe
Bastion russe cerné de tous côtés par l’Otan, Kaliningrad, sur la mer Baltique, est un point chaud où la tension entre la Russie et l’Europe menace à tout instant de déboucher sur une confrontation. Vladimir Poutine, une fois de plus, a versé de l’huile sur le feu, dans son discours du 1er octobre devant le Forum de Valdaï à Moscou. Il a menacé d’utiliser "toutes les armes" à sa disposition (comprendre : aussi l’arsenal nucléaire) si l’enclave devait être l’objet d’un blocus occidental. La menace atomique a été appuyée par un argumentaire remis à l’Otan, dans lequel le Kremlin n’exclut pas des "frappes préventives, dès la première phase du conflit, contre des centres de décision" des pays de l’Alliance atlantique.
Cette rhétorique aussi effrayante qu’irresponsable ne doit pas être prise au pied de la lettre. L’objectif est d’abord politique. Le président russe dépeint les gouvernements occidentaux sous les traits de fauteurs de guerre pour pousser les électeurs, en particulier en Allemagne et en France, dans les bras des partis populistes compréhensifs avec son régime. La manœuvre est grossière mais elle fonctionne : si les Occidentaux sont restés prudents dans leur aide militaire à l’Ukraine depuis l’invasion russe de 2022, c’est en grande partie par peur de donner au Kremlin un prétexte pour recourir à l’arme suprême.
Ultrasensible, l’enclave de Kaliningrad doit son existence au dictateur soviétique Joseph Staline qui annexa, à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, un...
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06/10 - Blocus des lycées : le rôle clé de l’USL, le syndicat parrainé par LFI
Les chaînes d'information ne tournaient pas encore en boucle sur la gronde lycéenne que les députés insoumis Clémence Guetté et Louis Boyard étaient déjà présents le 21 septembre aux abords du lycée Saint-Exupéry de Créteil, où a débuté quatre jours plus tôt le mouvement qui s’est depuis étendu au pays. Deux semaines après ce coup d'envoi, et alors que la France s'apprête à connaître ce mardi 6 octobre une nouvelle journée de mobilisation, les insoumis, qui pour plusieurs d'entre eux se sont ralliés au cri de "gloire aux lycéens", sont accusés par leurs détracteurs de téléguider la contestation.
Il faut dire que le compagnonnage de LFI avec l'USL, ce jeune syndicat lycéen né en 2023 d'une fusion de plusieurs structures "sur le modèle de la Nupes" et qui est aujourd'hui en pointe de la mobilisation, dépasse largement le strict cadre des manifestations. Outre des invitations à intervenir aux Amfis (les universités d'été de LFI), plusieurs cadres récents de l'USL (et de ses prédécesseurs) ont officié ces dernières années dans les équipes de parlementaires LFI. Les syndicats de lycéens, succursale de LFI ?
C’est le cas notamment de Gwenn Thomas-Alves, cofondateur et premier président de l’USL, devenu collaborateur parlementaire de Louis Boyard, interlocuteur privilégié des syndicats lycéens à l’Assemblée nationale - le député a d'ailleurs présidé l'UNL, ancien nom de l'USL. Une histoire qui ressemble à celle d'Ivan Dementhon, ancien président de l’UNL, lui aussi, qui a...
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06/10 - Greffiers, policiers... et élus : à Marseille, les complices du narcotrafic traqués par la cellule anticorruption
L’information a suscité la stupeur, et jeté une lumière crue sur le risque d’infiltration de la criminalité organisée au sein même des institutions publiques. En décembre 2025, Le Monde révélait que deux agentes du tribunal judiciaire de Marseille avaient été mises en examen, accusées d’avoir consulté de manière illicite des fichiers contenant des informations sensibles sur des affaires en cours. L’une d’elle est notamment soupçonnée d’avoir monnayé et partagé certaines données à un ex-petit ami, proche supposé d’un éminent membre de la DZ Mafia, l'organisation criminelle marseillaise de narcotrafic. Cette affaire, toujours en cours et très symbolique, est la première à avoir abouti à des mises en examen depuis la création, en octobre 2025, de la cellule anticorruption du parquet de Marseille, pensée pour traquer les complicités criminelles au sein des administrations pénitentiaire, judiciaire et policière ou du monde politique.
En avril 2025, une première affaire alertait déjà les magistrats marseillais : une greffière du tribunal était placée en détention provisoire, soupçonnée, là encore, de consulter illégalement des fichiers et d’avoir transmis des informations à un trafiquant de drogue avec lequel elle entretenait une relation. "Cela nous a fait toucher du doigt l’ampleur du phénomène, et nous a montré que nous pouvions être infiltrés jusque dans le tribunal", retrace auprès de L’Express le procureur de Marseille, Nicolas Bessone. Qui décide de s’adapter rapidement...
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06/10 - Crise de la dette, qui paiera les pots cassés ? Cette bombe à fragmentation qui guette la France
"Un message à tous ceux qui sont en campagne présidentielle. Ne mettez pas de l’huile sur le feu". L’alerte a été lancée par Olivier Blanchard, en fin de semaine dernière, sur le réseau social X, alors que le taux d’intérêt des obligations de l’Etat français (OAT) à dix ans flirtait avec les 5 %. L’ancien chef économiste du FMI sait de quoi il parle. Il occupait ce poste, de 2008 à 2015, quand la tempête financière a frappé les Etats-Unis puis la zone euro. "Mais les taux s’envolent partout dans le monde !", répondent les autruches. Certes, la guerre en Iran déclenchée par Donald Trump en début d’année et la paralysie du stratégique détroit d’Ormuz ont bouleversé la donne internationale. Le mécanisme est connu : en entravant la production et le transport du pétrole de la région, le conflit a propulsé le prix du baril au-dessus de 100 dollars, alimentant l’inflation. Les investisseurs, anticipant un durcissement monétaire pour contrer cette hausse des prix, exigent des rendements plus élevés. Aux Etats-Unis, les bons du Trésor à dix ans sont désormais rémunérés autour de 5,3 %. Même au Japon, le seuil des 3 % a été franchi.
Dans ce contexte planétaire tendu, l’exception française n'en reste pas moins criante. Preuve en est le fossé qui se creuse avec le Bund de la rigoureuse Allemagne, véritable baromètre de la crédibilité d’un Etat face à ses créanciers. Le 2 octobre, au lendemain de la présentation du projet de loi de finances 2027 par le gouvernement Lecornu, l'écart de...
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05/10 - "La Palestine est désormais centrale" : le "wokisme 2.0" vu par le journaliste américain Thomas Chatterton Williams
Dans L’été de notre colère (Grasset), Thomas Chatterton Williams revient avec brio sur l’été 2020, marqué par le meurtre de George Floyd et le Covid. Analysant les bouleversements culturels, médiatiques et idéologiques à l'oeuvre, l'essayiste américain montre comment les excès du mouvement Black Lives Matter comme du wokisme en général ont pavé la voie à Donald Trump pour son retour à la Maison-Blanche.
Pour L’Express, le journaliste à The Atlantic et professeur invité au Bard College, analyse les mutations de la gauche radicale, passée d’un "wokisme 1.0" centré sur les identités ethniques ou de genre à un "wokisme 2.0" plus tourné par la question de la Palestine ou les intérêts de classe. Vivant une partie de l’année en France, il jette aussi un regard à la fois critique et optimiste sur son pays d'adoption.
L’Express : "Le 'wokisme 1.0' était complètement dingue", a plaisanté Alexandria Ocasio-Cortez, figure du Parti démocrate, en août. Faut-il comprendre que nous sommes passés à un "wokisme 2.0" ?
Thomas Chatterton Williams : Ce "wokisme 1.0" a ruiné la carrière et la vie de certaines personnes, cela n’était pas drôle. Et c’est en partie pour cela qu’on a eu le retour de Donald Trump au pouvoir. Mais effectivement, ça veut dire qu’on n’en a pas fini, et qu’un "wokisme 2.0" va arriver. Alexandria Ocasio-Cortez n’a jamais assumé ses responsabilités dans les excès de cette période, elle s’en est juste moquée. C’est certes mieux que de prétendre que rien ne s’est...
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05/10 - Guillaume Hannezo : "Si l’Etat français fait faillite, ce sont les pauvres et les classes moyennes qui paieront la note"
Alors que la gauche radicale continue de vanter les supposés bienfaits d'un effacement unilatéral d'une partie de la dette publique, Guillaume Hannezo, ancien conseiller économique de François Mitterrand, professeur associé à l'Ecole normale supérieure et membre fondateur des Gracques, un cercle de réflexion social-démocrate, rappelle cette vérité historique : quand un Etat manque à ses obligations vis-à-vis de ses créanciers, les plus modestes en font toujours les frais.
L'Express : Que nous enseigne l’histoire des crises de dettes souveraines ?
Guillaume Hannezo : D’abord, qu’on peut s’en sortir sans FMI, sans "troïka", sans défaut ! Regardez l’Espagne. Elle a fait face en 2012 à une crise de confiance beaucoup plus sérieuse que la nôtre. Elle a mis en place des mesures de rigueur assez dures, sous Zapatero et Rajoy : gel des pensions, deux ans de recul de l’âge de départ à la retraite, baisse des salaires publics, hausse de cinq points de la TVA, relèvement de l’impôt des plus riches, etc. Moitié de hausses d’impôts, moitié de baisses des dépenses. Tout cela était bien sûr éprouvant, mais étalé dans le temps. Le résultat est qu’en quatre à cinq ans, l’Espagne a retrouvé un équilibre budgétaire primaire – c’est-à-dire des comptes équilibrés, hors charge de la dette -, après quoi elle a pu relancer l’investissement public et le progrès social.
Dans les faillites d’Etat, ce sont les pauvres et les classes moyennes qui paient la note
L'Espagne est aujourd’hui le pays...
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05/10 - Comment la Hongrie de Viktor Orban est devenue le nouveau terrain de jeu du Mossad
La polémique a commencé par une missive courtoise. "A Son Excellence Mahmoud Ahmadinejad", est-il écrit en entête de la lettre, paraphée à Budapest. Dans un courrier daté du 3 avril 2024, le recteur de l'université Ludovika, Gergely Deli, convie l'ancien président iranien à une conférence sur les "valeurs universelles dans l'environnement mondial". "Ce serait un honneur et un privilège de vous compter parmi nos invités lors de ce programme", précise-t-il dans la lettre que L'Express a pu consulter grâce à une source interne. La conférence est censée être discrète - personne ou presque ne sait qu'elle doit avoir lieu.
Raté. Dès l'arrivée d'Ahmadinejad sur le sol hongrois, un média social proche du responsable iranien, Dolate Bahar, évente la visite. Sur les réseaux sociaux, les comptes affiliés dévoilent les coulisses : accueil digne d'un chef d'Etat à l'aéroport, poignée de main chaleureuse avec le recteur. La nouvelle provoque une bronca en Hongrie. Le pays, qui compte une importante communauté juive, s'étrangle de cet accueil en grande pompe réservé à un ex-dirigeant ouvertement antisémite. Deux ans plus tard, un article du New York Times donne une nouvelle coloration à l'affaire : tout ceci n'était qu'un simulacre. La conférence aurait été un prétexte pour une rencontre entre Mahmoud Ahmadinejad et David Barnea, alors directeur du Mossad. Le service secret entendait préparer son retour au pouvoir à Téhéran.Société écran
Le retournement de situation est vertigineux....
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05/10 - Flavio Bolsonaro en tête de l’élection présidentielle au Brésil : faut-il être (une nouvelle fois) surpris ?
Au moment des résultats, le célèbre éditorialiste Octavio Guedes, de la chaîne de télévision Globo, n’en croit pas ses yeux. En ce 4 octobre, jour du premier tour des élections présidentielle et législatives, le Brésil est, selon lui, en train de vivre un nouveau "tsunami" politique : "Sur la carte du monde, vous pouvez désormais placer le Brésil dans la sphère de l’extrême droite…" La sidération saisit le pays alors que, quelques jours plus tôt, les sondages donnaient encore un scrutin au coude-à-coude entre le populiste de gauche Lula et la droite radicale du sénateur Flavio Bolsonaro, le fils aîné de l’ex-président, condamné à 27 ans de détention pour une tentative ratée de coup d’Etat.
Il n’en a rien été. Si le candidat du Parti des travailleurs (PT) obtient le résultat escompté avec plus de 45 % des voix, celui du Parti libéral (PL) récolte, lui, environ 3,3 points de plus que la moyenne des sondages, soit plus de 47 % des 160 millions d’électeurs brésiliens. D'où cette question : comment expliquer un tel différentiel entre les projections et la réalité du scrutin ? Un vote "honteux"
A l’heure où une vague conservatrice déferle sur le monde, les sondages ont une nouvelle fois montré leurs limites. Les victoires de Donald Trump en 2024, mais surtout en 2016 face à Hillary Clinton, ont constitué un précédent en la matière. Outre les failles méthodologiques de certains instituts et l’abstention record au Brésil à plus de 21 % ce mois-ci - du jamais-vu depuis 1998 -,...
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05/10 - "La violence pour nous, c’est 40 par classe" : au cœur des manifestations lycéennes en 1990
Cet article a été publié pour la première fois dans L'Express le 15 novembre 1990
En jean et en baskets, ces enfants du "rap" basculent soudain hors la loi, hors la fête. Impressionnant : la vitrine vole en éclats. En quelques minutes, il ne reste plus rien dans le magasin. En quelques secondes, ils "démoulent". Comprenez : ils se dispersent. Des images chocs : centres commerciaux mis à sac, voitures incendiées, affrontements avec les CRS. Un bilan plutôt lourd : une bonne centaine de blessés parmi les flics. C'était le 12 novembre, à Paris, de la Bastille au pont de l'Alma. Descendus de la banlieue, blacks, beurs et autres "ados" issus des terminus de la RATP et du RER exprimaient, à leur façon, brutale, une désespérance : un "Vaulx-en-Velin" dans les quartiers "bourges" de la capitale. Inquiétant et pathétique : paumés, cogneurs et pilleurs déboulaient en bandes chez les "riches". Du jamais-vu.
Zoulous et lycéens, même combat ? "Eux, ils cassent des cars de flics. Nous, on se casse la voix. Mais c'est du pareil au même", affirme Samy, 19 ans, élève en terminale B au lycée de Sèvres. Et "tchatcheur apolitique", comme il l'affirme. Si le pouvoir, en laissant un peu trop complaisamment les "casseurs" opérer, croyait désespérer les lycéens, du moins les effrayer, les dissuader d'organiser de nouveaux happenings, c'est raté ! Sans doute beaucoup de ceux qui, sagement, sur l'air de "La Carmagnole", chantaient que Lionel Jospin n'avait "au-cu, au-cu, aucune éducation" et lui...
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05/10 - Ukraine : les caisses de guerre fondent sous les frappes russes
Les coffres ukrainiens finançant la guerre et le fonctionnement du pays s'épuisent, au moment même où la Russie décuple ses efforts pour anéantir méthodiquement son économie. Depuis la fin de l’été, Moscou a largement intensifié ses attaques de drones et de missiles contre les entrepôts, usines, chemin de fer et port ou encore infrastructures énergétiques, qui permettaient encore à l’Ukraine de survivre. Avec succès : selon le journal britannique Financial Times, 2,1 millions des 5 millions de mètres carrés d’entrepôts modernes que comptait le pays ont déjà été détruits.
Les trois principales aciéries encore en activité ont elles aussi été mises à l’arrêt après plusieurs frappes de missiles balistiques début septembre : elles assuraient ensemble 90 % de la production ukrainienne d’acier, et employaient 15 000 personnes désormais sans travail. "La Russie veut tuer l’économie ukrainienne et, par ce biais, briser notre résistance", résumait Volodymyr Zelensky mi-septembre.Pourquoi les réserves ukrainiennes sont à sec
Cette campagne aérienne russe frappe directement les ressources et recettes financières dont Kiev a désespérément besoin pour financer sa riposte au front. Le Premier ministre Sergii Koretskyi estimait en septembre auprès du quotidien économique britannique que les dernières destructions russes allaient priver l’Etat ukrainien d’environ 1,5 milliards de dollars de recettes fiscales. Le blocus russe de la mer Noire coûte parallèlement environ 1,5 % du PIB au...
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05/10 - Thierry Rayna, professeur à Polytechnique : "Le modèle d’innovation de l’ère industrielle est une hérésie dans l’histoire"
Anthropic et OpenAI se parent pour la noce : le premier devrait réaliser son introduction en Bourse en novembre, le second, l’an prochain. Alors, pendant que l’entreprise de Dario Amodei fait valoir deux trimestres bénéficiaires, celle de Sam Altman a lancé le 29 septembre de nouveaux agents personnels, les "dots". Afin de prouver leur sérieux, les deux rivaux ont également été très vocaux sur les risques cyber de l'IA et ont signé sans barguigner la charte d'autorégulation de Donald Trump.
La vraie menace qui les guette vient néanmoins de Chine. Alors que les deux leaders de l'IA développent des modèles "propriétaires", les Asiatiques, eux, misent tout sur l'innovation ouverte, avec leurs modèles dits "open weights". Ces derniers ont tout compris, assure Thierry Rayna, économiste, professeur de management de l’innovation de l’Ecole Polytechnique et chercheur au laboratoire CNRS i³: "Dans un monde d'abondance de contenus et de choix, refuser d'être copié, c'est se condamner à l'invisibilité et à l'insignifiance". Entretien.
L'Express : Avec le numérique et l’IA, la manière d'innover aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec celle de l’ère industrielle, selon vous. Pourquoi ?
Thierry Rayna : Historiquement, l’humanité a toujours innové de manière artisanale et ouverte. La roue, le pain... chaque découverte se diffusait dans l'ensemble très librement et pouvait être améliorée par d’autres, même si certains pays tentaient de garder certains procédés secrets. Ce n'est...
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05/10 - Dette, déficit, dépenses... Finances publiques, un défi pour la France
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05/10 - Manque de moyens, bac dévalué, déclassement des diplômés : l’étude choc sur les Français et l’éducation qui éclaire la crise des lycées
"La progression est comparable à celle d’une berline allemande qui passe de 0 à 100 kilomètres-heure en dix secondes", s’exclame Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion à l’Ifop, qui publie également Homo Occidentalis (Le Seuil). Au milieu des années 1980, environ 37 % d’une classe d’âge accédait au baccalauréat. Quarante ans plus tard, cette proportion atteint 80 % conformément à l’objectif fixé par Jean-Pierre Chevènement lorsqu’il était ministre de l’Éducation nationale.
Comment la société perçoit-elle cette progression fulgurante ? Dans quelle mesure la massification scolaire a-t-elle transformé notre système éducatif ? C’est le thème du sondage Ifop "Les attentes des Français et des enseignants à l’égard de l’école", réalisé en septembre 2026 par Jérôme Fourquet avec Clara Rovere (IFOP) pour l’association Ecolhuma fondée par Florence Rizzo, qui accompagne les enseignants. L’Express dévoile les résultats en exclusivité au moment où la contestation lycéenne bat son plein.
Pas question de remettre en cause ce qui est aujourd’hui considéré comme un acquis social, d’ailleurs près de la moitié des sondés jugent favorablement cette avancée. Mais l’une des grandes surprises de cette étude réside dans le pessimisme des professeurs du secondaire interrogés sur ses éventuelles conséquences négatives. Ainsi, 78 % d’entre eux estiment que "cet objectif a dévalorisé la valeur du bac et a renforcé la compétition scolaire dans l’enseignement supérieur". Ils sont...
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05/10 - Le prix Nobel de médecine décerné à un trio de chercheurs pour leurs travaux sur l’optogénétique
Les scientifiques Karl Deisseroth, Peter Hegemann et Georg Nagel ont remporté le prix Nobel de médecine 2026 pour leurs "découvertes concernant les canaux ioniques photosensibles et l'optogénétique", a annoncé lundi 5 octobre l'institution décernant les prix.
Karl Deisseroth, un Américain de 54 ans, Peter Hegemann, un Allemand de 71 ans, et Georg Nagel, un Allemand de 73 ans, ont été sélectionnés par l'Assemblée Nobel de l'Institut médical Karolinska de Suède et reçoivent un prix d'un montant de 12 millions de couronnes suédoises (1,2 million de dollars), qui est partagé s'il y a plusieurs lauréats.
"L’optogénétique permet d’activer ou de désactiver l’activité de cellules nerveuses individuelles dans un cerveau vivant", a déclaré Thomas Perlmann, secrétaire général de l’Assemblée Nobel à l’Institut Karolinska.
Dans le cadre d'essais cliniques, ces chercheurs parviennent à redonner la vue à des personnes devenues aveugles à cause d'une maladie appelée rétinite pigmentaire, en insérant une protéine photosensible dans la rétine. Les chercheurs espèrent également que l'optogénétique pourra améliorer les implants cochléaires, permettant une stimulation plus précise du nerf auditif que les dispositifs électriques actuels.
BREAKING NEWS The 2026 #NobelPrize in Physiology or Medicine has been awarded to Karl Deisseroth, Peter Hegemann and Georg Nagel “for their discoveries concerning light-gated ion channels and optogenetics.” pic.twitter.com/pkDDEBWtkz— The Nobel Prize...
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05/10 - "J’ai été séquestré six fois" : le récit de Morald Chibout, le dirigeant qui a cassé les codes chez EDF et Cdiscount
Orange, EDF, Autolib', Cdiscount… Pendant près de trente ans, Morald Chibout a occupé des fonctions de direction générale et siège au Comex (comité exécutif) de groupes prestigieux. Celui qui milite depuis longtemps pour plus de diversité dans les instances dirigeantes des grandes entreprises a grandi loin des codes, mais n’a pas hésité à les bousculer dès son arrivée chez EDF, en 2004. Henri Proglio, alors PDG de l’entreprise, le nomme directeur du marketing, puis directeur général adjoint du marché des particuliers, à la tête de 10 000 personnes. Dès son premier comité exécutif, cet amoureux du terrain et des solutions concrètes découvre, comme il le raconte dans son dernier livre, Les 7 péchés du management, comment nos entreprises s’autodétruisent (Dunod), "une pièce de Molière", où comme il le décrit, "la façade est polie, mais derrière le rideau se joue Les Fourberies de Scapin". Chez EDF et ailleurs ensuite, Morald Chibout décide alors de faire sauter tous les protocoles.
Une interview issue du podcast Anatomie d'une décision, à écouter sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox, Podcast Addict ou en cliquant sur le player en tête de cet article.
L'Express : Le jour de votre premier comité de direction, vous tombez de votre chaise en découvrant la manière dont les choses fonctionnent, ou plutôt dysfonctionnent. Vous vous dites alors qu’il faut tout repenser, presque mener une révolution copernicienne. Qu’est-ce qui vous a frappé ce jour-là ?
Morald Chibout :...
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05/10 - Elections anticipées en Espagne : pourquoi le gouvernement Sanchez s’est retrouvé dans l’impasse
Les Espagnols sont de nouveau convoqués aux urnes, rattrapés par une crise politique et une colère sociale devenue difficile à contenir. Une dissolution du Parlement suivie d'élections législatives anticipées ont été annoncées ce lundi 5 octobre par le Premier ministre Pedro Sanchez. Le scrutin est prévu pour le 19 novembre. C’est le rejet au Parlement de plusieurs décrets clés de son gouvernement sur le logement, vendredi 2 octobre, qui a fait office de goutte d’eau de trop. Les jours précédents, de grandes manifestations contre la crise, réunissant des dizaines de milliers d’Espagnols, avaient fait monter la pression à travers tout le pays. "Nous devons renouveler le soutien de la population" en a conclu lors d’une allocution télévisée le dirigeant socialiste, reconnaissant avoir commis des erreurs et ne pas avoir tenu toutes ses promesses.
Cette crise est en grande partie due à une profonde paralysie politique. Depuis sa reconduction au pouvoir en 2023, Pedro Sanchez gouverne grâce à une coalition particulièrement fragile, qui réunit à la fois la gauche radicale et des formations indépendantistes catalanes. C’est cette alliance qui lui avait permis de rester au pouvoir malgré l’absence de majorité, en négociant notamment le soutien des indépendantistes catalans en échange d’une très controversée loi d’amnistie pour ses dirigeants ayant participé à la tentative de sécession de 2017. Le Parlement paralysé depuis trois ans
Mais depuis, les divisions entre ses alliés...
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05/10 - Menace iranienne : les Etats-Unis retirent leurs bombardiers B-1 de la base britannique de Fairford
Les Etats-Unis ont retiré leurs bombardiers B-1 d'une base aérienne britannique une semaine après l'arrestation à proximité de cinq hommes, soupçonnés de préparer des actes terroristes, un complot présumé que le Premier ministre britannique Andy Burnham a déclaré être probablement soutenu par l'Iran.
Les avions étaient stationnés sur la base aérienne de Fairford, à 145 kilomètres à l'ouest de Londres, et ont récemment servi lors de frappes américaines contre l'Iran. Un responsable du Pentagone a déclaré dimanche qu'ils étaient désormais rentrés à leurs bases aux Etats-Unis. Les Gardiens de la révolution iraniens ont déclaré fin juillet que la base était une cible légitime.
Les cinq hommes arrêtés par la police britannique ont été libérés sous caution, et l'incident reste en grande partie mystérieux. Un sixième homme, un ressortissant britannique et iranien arrêté pour suspicion de préparation d'actes terroristes, a également été libéré sous caution. L'Iran a déclaré que les accusations selon lesquelles il serait impliqué dans un quelconque complot sont sans fondement, et son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a écrit sur X : "Je peux confirmer que la libération de prétendus terroristes travaillant pour des Etats étrangers est, à mon sens, révélatrice. Vous vous trompez complètement de cible."Une base aérienne clé pour les opérations américaines
La base de Fairford, l'un des rares aérodromes européens de l'US Air Force adaptés aux bombardiers lourds, a...
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05/10 - Espionnage : quand la Chine traque la famille du président taïwanais jusqu’aux Etats-Unis
Une Californienne de 34 ans a été arrêtée par les autorités américaines, dimanche 4 octobre, pour avoir agi clandestinement comme agente de la Chine. Plus spécifiquement, elle est accusée d’avoir espionné un membre de la famille du président taïwanais résidant aux Etats-Unis pour le compte de Pékin — qui entretient une rivalité ancienne avec l’île autonome considérée comme une province chinoise appelée à être "réunifiée” — sans s’être enregistrée auprès des autorités américaines. Nommée Wanying Zhang, de son prénom américain "Heather”, cette femme qui réside à Irvine a été interpellée par le FBI à l’aéroport international de Los Angeles, alors qu’elle s’apprêtait à prendre un vol pour la Chine. Le fils du président taïwanais espionné
Selon la plainte fédérale déposée le 3 octobre et consultée par la chaîne de télévision américaine CNN, Wanying Zhang aurait été missionnée par des responsables chinois pour recueillir des informations et des images sur un proche de haut rang du pouvoir taïwanais dont l’identité n’est pas été précisée. Le FBI a ensuite précisé sur les réseaux sociaux qu’il s’agissait de l'un des fils du président taïwanais Lai Ching-te, nommé Lai Ting-yu, qui réside aux Etats-Unis. Dans la plainte, le département américain de la Justice affirme que la Californienne a transmis à ses interlocuteurs chinois des photographies et une vidéo de Lai Ting-yu et de sa famille, ainsi que le numéro d’immatriculation de son véhicule.
L’opération de surveillance...
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05/10 - "Nous avons rejoint la condition de stars de cinéma" : y a-t-il une vie après le Nobel ?
Cet article a été publié pour la première fois dans L'Express du 11 octobre 2001.
C'est un rite - pardon, un monument - dont l'âge seul inspire le plus profond respect. Le prix Nobel a 100 ans et se porte comme un charme. Comment donc Alfred, l'un des industriels les plus riches d'Europe (sa fortune fut estimée à 1,4 milliard de francs), à la barbe si soignée, aux idées si philanthropiques et à l'esprit si explosif (il inventa la dynamite), a-t-il bien pu mourir célibataire ? De cette fêlure amoureuse est né l'événement qui, chaque mois d'octobre, fait de la Suède le centre du monde.
Dans ce concert des nations, seulement 25 scientifiques français ont reçu le prestigieux prix (deux pour Marie Curie, en 1903 et 1911). Un bilan modeste, qui doit être encore relativisé par le truchement des doubles - Victor Grignard et Paul Sabatier (chimie, 1912) - voire des triples nominations - André Lwoff, François Jacob et Jacques Monod (médecine, 1965). Au final, la France n'a obtenu en un siècle que 20 Nobel dans les catégories scientifiques (physique, chimie et médecine), sur un total de 277...
"Il y a l'avant et l'après-Seconde Guerre mondiale, note Daniel Raichvarg, enseignant à l'université de Dijon. Entre 1901 et 1939, l'Allemagne remporte logiquement 34 prix parce qu'elle possède les laboratoires les plus riches. Ensuite, c'est au tour des Etats-Unis de rafler la mise : 195 lauréats en sciences entre 1943 et 2000!" Un incroyable palmarès, fruit des vagues successives...
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05/10 - Présidentielle 2027 : la primaire, histoire d’une mal-aimée
C'est l'histoire d'un instrument porté aux nues et devenu mal aimé. Jadis symboles de modernité, les primaires sont aujourd'hui observées avec défiance, tant elles ont accouché de débacles électorales. Edouard Philippe n'en veut pas. François Hollande regarde de loin ses camarades du Parti socialiste s'étriper dans leur petite compétition interne. Le socialiste a vécu les primaires par tous les bouts : l’une d’elles lui a ouvert le chemin de l’Elysée ; quant à celle qui se profile, il l'observe pour mieux la détruire, démarche originale. "Elle crée plus de divisions qu’elle n’assure de rassemblement", note l'ancien président socialiste, vainqueur de la cuvée 2011, dans le documentaire "Primaires : une machine à perdre ?" diffusé ce 5 octobre sur LCP et dont L'Express est partenaire. Les journalistes Michèle Cotta et Patrice Duhamel y dissèquent l'histoire de ces élections, de la victoire de Sègolène Royal en 2006 au duel fratricide entre les écologistes Yannick Jadot et Sandrine Rousseau en 2021.
A l'origine était un absent : le candidat naturel. Terminées, les désignations évidentes de Jacques Chirac ou de François Mitterrand. Pas assez de leaders incontestés, trop d'ambitieux : la primaire apparaît comme un remède à ce mal endémique des formations politiques. "Quand il n'y a pas de chef qui s’impose de façon consensuelle à la totalité des troupes, il faut bien en choisir un", note Alain Juppé dans le documentaire, avec une pointe de fatalisme. Quitte à réguler les...
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05/10 - Présidentielle au Brésil : Flavio Bolsonaro crée la surprise et devance Lula au premier tour
Le sénateur d'extrême droite Flavio Bolsonaro et le président sortant de gauche Luiz Inacio Lula da Silva s'affronteront lors du second tour de l'élection présidentielle au Brésil, a annoncé dimanche 4 octobre l'autorité électorale, le premier nommé ayant déjoué les pronostics en devançant l'actuel chef d'Etat.
Après dépouillement de près de 99 % des bulletins de vote, le fils de l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro est crédité d'environ 47 % des suffrages, contre près de 45% pour Lula, a rapporté l'autorité électorale. Le second tour aura lieu le 25 octobre. Dépasser le seuil de 50 % des voix était nécessaire pour remporter le scrutin dès ce premier tour.
Grands favoris, Lula et Flavio Bolsonaro ont devancé 12 autres candidats à l'issue d'une campagne dominée par les préoccupations sur le coût accru de la vie, la corruption et l'insécurité. Les enquêtes d'opinion créditaient Lula d'une avance d'environ trois points sur Bolsonaro au premier tour. Le résultat obtenu par le sénateur de droite devrait le conforter dans ses chances de remporter le scrutin et pourrait être salué par les marchés financiers, enclins à voir arriver au pouvoir une figure pro-business. Jugeant que les instituts de sondage se sont "complètement trompés", Robert Muggah, cofondateur de l'Institut Igarape, un centre de réflexion basé à Rio de Janeiro, a prévenu dimanche soir qu'il fallait s'attendre à ce que Flavio Bolsonaro réalise un meilleur score qu'anticipé au second tour.
"Dès...
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05/10 - Muse, Instinct, Dots : ces majordomes IA qui pourraient enterrer la navigation sur Internet
"J’ai économisé 2 300 dollars ce week-end, en l’espace d’une heure et demie." Carlos Diaz, animateur de Silicon Carne, un podcast consacré au monde de la tech, n’en revient toujours pas. Son bienfaiteur s’appelle "Muse", créé par Meta qui caracole en tête des téléchargements aux Etats-Unis. Branché sur nombre de ses applications, dont ses comptes bancaires, ce nouveau majordome dopé à l'intelligence artificielle a résilié pour lui des abonnements qu’il n’utilisait plus et lui a recommandé des services moins chers que ceux dont il jouissait, raconte-t-il sur les réseaux sociaux. Il n’est pas le seul à en louer les bénéfices. Dans le New York Times, le journaliste Eli Tan a, lui, demandé à sa version de Muse - qu’il a baptisée Wren - diverses tâches : trier ses e-mails, composer son équipe de football fantasy ou encore négocier âprement une céramique chez un artisan local. Il évoque "l’application la plus utile [qu’il ait] jamais utilisée". Chez Wired, un confrère a quant à lui imploré Instinct, un concurrent de Muse déjà valorisé plus de 10 milliards de dollars, de lui trouver une faille pour annuler son billet d’avion sans perdre d'argent. L’agent a réussi, récupérant 550 dollars. Point commun à toutes ces histoires : aucun humain n’a ouvert une seule page web, ni écrit un message de lui-même.
Ces nouveaux majordomes - auxquels s’ajoutent Dots d’OpenAI ou Spark de Google, presque uniquement disponibles aux Etats-Unis pour l’heure - ne tombent pas du ciel. Depuis deux ans,...
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05/10 - Petite leçon d’économie à l’adresse de Fabien Roussel, par Nicolas Bouzou
Fabien Roussel, qu’on avait connu plus digne, a assimilé Patrick Pouyanné à un collaborateur de la Seconde Guerre mondiale, prenant comme justification à cette sortie lors de la Fête de l'Humanité, le niveau élevé des profits de TotalEnergies. On ne sera pas cruel au point de rappeler à Fabien Roussel le nombre de morts du communisme dont il se réclame, ni même les accointances, récurrentes dans l’Histoire, du nazisme et du communisme. On le renverra, par exemple, à la lecture de l’immense écrivain hongrois Sandor Marai, dont le pays passa des mains nazies aux mains communistes, sans qu’il voie bien la différence, d’autant plus, raconte-t-il, que les bourreaux étaient assez souvent les mêmes personnes, lesquelles s’accommodaient de ces deux idéologies, loin d’être toujours contradictoires. Donc, amis communistes, ne dépassez pas le point Godwin, vous sortirez toujours perdants.
Apprenez aussi quelques rudiments d’économie. Revenons aux histoires de profit, de capital et de dividendes afin de rappeler quelques vérités peu connues en France, et quasiment inconnues de toute la classe politique, et pas seulement des communistes pour être honnête. Le profit est la différence, en euros, entre la valeur créée et ce qui est consommé pour la générer. L'entreprise qui dégage des profits apporte de la valeur à la société, celle qui accuse des pertes en détruit. Il n’existe donc aucune société dont les habitants soient prospères, dont les services publics fonctionnent, dont le...
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05/10 - "Encadrer l’IA comme le nucléaire ? Nous n’avons pas des décennies devant nous" : l’éclairage du chercheur Christopher David LaRoche
L'intelligence artificielle est-elle hors de contrôle ? Récemment, les mises en garde des géants du secteur se sont multipliées. Dario Amodei (Anthropic), Sam Altman (OpenAI) et Elon Musk (SpaceX), pourtant rivaux, ont exhorté à une meilleure surveillance de la technologie, notamment après le piratage de la plateforme Hugging Face, cet été, par un essaim d’agents d'OpenAI. La démission fracassante début septembre de Jacob Coxon, un chercheur d'Anthropic dénonçant la manière dont les entreprises développent leurs modèles, a remis une pièce dans la machine. Ces derniers mois, des personnalités influentes de l'IA ont dressé le parallèle avec l'arme nucléaire, à la fois en matière de dégâts potentiels et de pistes de régulation.
Sam Altman a souvent fait référence à l'idée d'une Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) dédiée à l'IA. Une comparaison reprise par le directeur de la CIA, John Ratcliffe. D'autres ont évoqué un accord sur le modèle du traité de non-prolifération (TNP).
Dans une analyse parue dans Foreign Affairs, le chercheur canadien Christopher David LaRoche, enseignant à la Central European University (Autriche) et au Bard College (Etats-Unis), explique pourquoi l'analogie est tentante mais compte de nombreuses limites. Auprès de L'Express, il évoque ses craintes liées à un développement incontrôlé de l'IA, qui pourrait entraîner "des scénarios d’escalade involontaires" bien connus du monde nucléaire : "des situations mal comprises et des...
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04/10 - "Les Français ne prennent pas assez de risques dans leur carrière" : l’entretien cash de Christina Wing, professeure à Harvard
Que ce soit dans sa salle de cours ou dans les entreprises qu'elle accompagne, Christina Wing observe depuis plusieurs années la même tendance : les interdits entourant les discussions sur tout ce qui semble trop sensible, trop inconfortable ou trop personnel se sont particulièrement renforcés. En cause notamment : la peur du jugement, de froisser ou de faire les frais de la "cancel culture". Dans le récent Unspeakable: The Taboo Topics We Avoid and How to Talk About Them (2026, HBR Press, non trad.), cette enseignante à la Harvard Business School, montre comment l’ambiguïté, le silence et le fait d'éviter des conflits fragilisent les organisations.
Contourner ces sujets délicats ne les fait pas disparaître, estime-t-elle, bien au contraire : "Ils prolifèrent, faussent les décisions, érodent la confiance et influencent les résultats." Dans un entretien accordé à L’Express, cette spécialiste des entreprises familiales explique pourquoi il est important que les dirigeants, managers et salariés retrouvent une liberté de parole, même sur des questions légères, sans craindre les conséquences d’un éventuel faux pas. Et ce, dès le stade du recrutement. Sans quoi, prévient-elle, "on ne parlera bientôt plus que de Netflix et de nourriture."
L’Express : Selon vous, les interdits entourant les discussions se sont renforcés au cours de la dernière décennie, notamment dans le monde du travail. Sommes-nous entrés dans l'ère des tabous ?
Christina Wing : Il y a trente ans, les grands...
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04/10 - A Kiev sous les frappes russes, Friedrich Merz affiche le soutien de l’Allemagne à l’Ukraine
Le chancelier allemand Friedrich Merz s’est rendu dimanche à Kiev, où des sirènes d’alerte aérienne et des explosions ont retenti, pour afficher le soutien de Berlin à l’Ukraine. Il a annoncé une aide militaire d’environ un milliard d’euros et un programme de soutien énergétique, tout en appelant Moscou à mettre fin à ses attaques. "Monsieur Poutine, mettez fin à cette guerre insensée", a déclaré Friedrich Merz lors d’une conférence de presse aux côtés du président ukrainien Volodymyr Zelensky. "Nous sommes prêts à dialoguer, nous sommes prêts à discuter de la fin de cette guerre, mais ces attaques barbares contre la population civile ukrainienne doivent cesser", a-t-il ajouté.
La visite du chancelier allemand s’est déroulée alors que la capitale ukrainienne était de nouveau la cible de frappes russes. Quatre alertes aériennes ont retenti dimanche matin, accompagnées d’explosions et des détonations des systèmes de défense aérienne. Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a indiqué qu’une frappe avait touché le pont Nord, sur le Dniepr, endommageant sa chaussée et le réseau d’eau chaude du secteur. Deux personnes ont été blessées, selon lui. Le ministère russe de la Défense a affirmé de son côté que le pont, utilisé selon Moscou pour le transport de troupes et de matériel militaire, avait été pris pour cible.
Le ministère russe de la Défense a par ailleurs annoncé une intensification des frappes contre Kiev et d’autres régions ukrainiennes. Il a déclaré que les forces russes...
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04/10 - Donald Trump et la Russie : l’accord pétrolier à plusieurs milliards de dollars qui inquiète autour de l’Ukraine
Un accord pétrolier à plusieurs milliards de dollars au cœur des négociations américano-russes sur la fin de la guerre en Ukraine ? Cela pourrait sembler impensable, et pourtant, c'est bien ce que semble sur le point de conclure l'administration américaine avec le Kremlin, selon le New York Times, qui est entré en contact avec huit personnes au fait de ces négociations. Une transaction présentée par Washington comme un moyen d'enrayer la flambée des prix de l'énergie aux Etats-Unis, catalysée par la guerre au Moyen-Orient, mais qui soulève plusieurs questions éthiques.
Le projet aurait été évoqué par le président russe lors d’une rencontre avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner au Kremlin le 5 septembre et consisterait à racheter les actifs internationaux de Lukoil, l’un des principaux groupes pétroliers russes. Il impliquerait notamment Todd Boehly, investisseur américain et soutien financier de Donald Trump, ainsi que des investisseurs du Qatar et des Émirats arabes unis. Certains entretiendraient déjà des relations d'affaires avec Kushner et Witkoff ou encore avec la société de crypto-monnaies World Liberty Financial, associée à la famille Trump. Le gouvernement américain prendrait lui aussi une participation dans cet accord par l'intermédiaire de la Société américaine de financement du développement international (DFC), un organisme qui investit et finance des projets à l'étranger.Conflits d'intérêts
Les critiques tirent déjà la sonnette...
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04/10 - Législatives en Lettonie : le Premier ministre en passe de l’emporter, une coalition pro-ukrainienne se dessine
Le Premier ministre letton, Andris Kulbergs, devrait conserver le pouvoir, sa "Liste unie", formation centriste et pro-ukrainienne, étant en passe de signer une large victoire, la plus importante aux élections législatives depuis que la Lettonie a retrouvé son indépendance en 1991. Après 97 % des bulletins dépouillés après le scrutin de samedi dans ce pays membre de l'Otan et de l'Union européenne, frontalier de la Russie, la Liste unie recueillait 35,3 % des voix, ce qui lui permettait d'obtenir 42 sièges au Parlement, qui en compte 100.
Andris Kulbergs, homme d'affaires et pilote de rallye amateur âgé de 47 ans, est arrivé au pouvoir en mai après l'effondrement de la coalition précédente, en raison de la manière dont cette dernière avait géré des incidents au cours desquels des drones militaires avaient pénétré dans l'espace aérien letton sans être détectés. Tout au long de sa campagne, il a promis de renforcer les capacités anti-drones de la Lettonie et de maintenir les dépenses de défense à 5 % du produit intérieur brut (PIB), l'un des niveaux les plus élevés des membres de l'Otan.
La Lettonie, qui compte 1,9 million d'habitants, longe la mer Baltique, avec au nord et au sud l'Estonie et la Lituanie, alliées de l'UE et de l'Otan, et à l'est la Russie et la Biélorussie. Alors que l'économie lettone affiche des résultats inférieurs à ceux de ses voisins baltes depuis plus d'une décennie, Andris Kulbergs s'est engagé à améliorer la gouvernance, à alléger les formalités...
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04/10 - "Qu’il ait pu recourir à l’IA ne me choque pas une seconde" : Amélie Nothomb, son regard décapant sur l’affaire Thélyson Orélien
Amélie Nothomb nous reçoit dans son bureau aux éditions Albin Michel, à Paris. Sur sa table, une pile de lettres de lecteurs, auxquelles elle prend le soin de répondre. Beaucoup sont jeunes, déjà familiers de ChatGPT ou de Claude. Mais chaque rentrée, ils attendent fébrilement son nouveau roman. Le 34e, L'adolescence du perroquet, est une fable jubilatoire et cocasse, mettant en scène un drôle de tandem : un célibataire amoureux du Louvre et un gris du Gabon. Amélie Nothomb n'utilise ni boite mail ni ordinateur. "Vous interrogez une aveugle sur les couleurs", nous lance-t-elle à peine lui a-t-on exposé la raison de notre visite : l'affaire Thélyson Orélien. L'auteur de C'était ça ou mourir (Grasset), un premier roman très médiatisé, a été accusé non seulement d'avoir recouru massivement à l'IA pour l'écrire, mais aussi de plagiat pour de précédents textes. Amélie Nothomb a aimé son roman. Elle s'en explique à L'Express dans un grand entretien. Pas question pour elle de recourir à une IA : "Je ne supporterais pas d'être aidée par qui que ce soit, explique-t-elle, parce que la difficulté, c'est mon plaisir, quitte à m'emmêler les pinceaux."
L’Express : Avez-vous lu le livre de Thélyson Orélien ?
Amélie Nothomb : C'est un très bon livre. Je ne vais certainement pas décourager les gens de le lire. Thélyson Orélien écrit remarquablement. Qu'il ait pu recourir à l'IA ne me choque pas une seconde. Cela ne fait pas de lui un moins bon écrivain. En revanche, qu’il ait pu recourir...
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04/10 - Oui, les médecins peuvent critiquer l’homéopathie : une décision essentielle du Conseil d’Etat
C’est une décision qui était très attendue. Le Conseil d’Etat vient de trancher un débat vieux maintenant de huit ans. Avec d’un côté trois des signataires d’une tribune dénonçant les pseudothérapies et appelant à dérembourser l’homéopathie, parue dans Le Figaro en 2018. Et de l’autre diverses organisations représentant les praticiens adeptes des petits granules blancs. Dans ses conclusions rendues vendredi 2 octobre, la haute juridiction a tranché en faveur des premiers, jugeant qu’ils n’avaient pas enfreint leurs obligations déontologiques de respect de la confraternité, et de bonne information du public avec ce texte.
Une décision essentielle, dans une période où les pseudosciences ne cessent de gagner du terrain, parfois même jusqu’au cœur des instances ordinales, comme L’Express l’a récemment révélé. Trop souvent, des médecins agacés par des pratiques "non conventionnelles" n’osaient pourtant pas ces dernières années s’exprimer publiquement. Certains n’avaient pas envie de risquer de s’exposer au harcèlement judiciaire supporté par les 124 signataires de cette tribune, d’autres craignaient d’enfreindre les règles déontologiques.Liberté d'expression
Tous peuvent se rassurer : le Conseil d’Etat vient de conforter leur liberté d’expression, et en particulier leur liberté de défendre la science. Une position que cette instance a en réalité soutenue avec constance au cours des dernières décennies. Les plus anciennes jurisprudences en la matière remontent en effet aux...
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04/10 - Comment la Russie et la Biélorussie utilisent les migrants comme "pions" pour déstabiliser l’Europe
On savait déjà que la Russie menait une guerre hybride contre l'Europe, à coups de survols de drones ou de cyberattaques. Mais à en croire le New York Times, sa campagne de déstabilisation ne s'arrêterait pas là. Moscou et son bras droit Minsk affréteraient, directement ou par l'intermédiaire de réseaux criminels, des vols charters pour faire venir des migrants sur leur sol, et les presseraient ensuite le long de la frontière avec la Lettonie, la Lituanie ou la Pologne, pour les faire entrer sur le sol européen.Faire monter l'extrême droite pro-russe
Selon les autorités de certains Etats baltes, la Russie chercherait ainsi à renforcer les partis d'extrême droite pro-russes en Europe. "Moscou provoque ce type d'afflux pour faire entrer au Parlement des politiciens plus favorables à son égard", a déclaré au New York Times le général Guntis Pujats, chef des gardes-frontières de la Lettonie. Cette année, des milliers de migrants ont afflué vers la Lettonie, et plus de 11 000 ont été refoulés, des chiffres inimaginables il y a encore quelques années dans ce pays balte de moins de deux millions d'habitants.
Certains auraient même creusé des tunnels le long de la frontière pour se frayer un passage. "Les agents ont récemment découvert deux tunnels creusés sous la clôture frontalière : l'un mesurant environ 40 mètres et l'autre environ 20 mètres", a raconté au Times Vladimirs Sersts, le capitaine des gardes-frontières lettons, qui assure que la situation s'est dégradée en 2026....
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04/10 - L’Amsterdam Science Park, un modèle européen d’écosystème scientifique et universitaire
Olivier Lugier a presque tout connu à la faculté des sciences de l’université d’Amsterdam. En 2015, cet étudiant français en chimie met pour la première fois les pieds sur le campus, à l’est de la capitale néerlandaise, pour y effectuer un stage au sein de l’Institut Van’t Hoff des sciences moléculaires. Après un retour en France pour terminer son master, il choisit de revenir dans la ville aux 100 kilomètres de canaux pour y préparer sa thèse, cette fois à l’Advanced Research Center for Nanolithography (ARCNL), un centre de recherche issu d’un partenariat public-privé entre le géant néerlandais des semi-conducteurs ASML et l’université d’Amsterdam.
Il effectue ensuite son postdoctorat dans le laboratoire voisin du Functional Materials Group. C’est avec la chercheuse qui dirige ce groupe, Stefania Grecea, qu’il fonde, en décembre 2023 et à quelques dizaines de mètres de là, Nano-Hybrids. Cette start-up issue de leurs travaux développe une technologie permettant de fabriquer des nanoparticules aux propriétés sur mesure, avec des applications dans la détection de gaz et les biotechnologies. Au total, une décennie d'études et de recherches menées dans diverses structures, le tout dans un rayon de moins d'un kilomètre carré. Car la faculté des sciences a la particularité d’être implantée au cœur de l’Amsterdam Science Park, un complexe de 70 hectares dont les premières infrastructures ont été construites dans les années 1990. On y trouve aujourd'hui plus de 160 entreprises,...
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04/10 - Saint-Hubert, le rêve d’Hélène Kröller-Müller aux Pays-Bas
Pour découvrir – pas loin de sa collection d'art moderne gardée dans un musée à son nom – l’autre grand rêve d’Helene Kröller-Müller, il faut s’enfoncer dans le parc national de la Hoge Veluwe où, à quelques kilomètres d’Otterlo, Saint-Hubert dresse sa silhouette de brique au bord d’un étang. L’édifice a été construit, entre 1914 et 1920, pour la jeune femme et son mari Anton Kröller, un richissime industriel, grand amateur de chasse. A l’origine, il s’agit d’accueillir les relations d’affaires du couple dans un cadre digne de leur statut. Pourtant, très vite, Helene entend faire du site beaucoup plus qu’une luxueuse maison de campagne. Elle en confie la conception à l’architecte Hendrik Petrus Berlage, avec lequel elle partage l’ambition de bâtir un Gesamtkunstwerk, autrement dit une œuvre d’art totale.
La silhouette du bâtiment obéit à un programme symbolique précis. Ses deux ailes allongées évoquent les bois d’un cerf, alors que la haute tour centrale rappelle le crucifix apparu à saint Hubert lors d’une battue. Bouleversé par cette vision, le jeune seigneur épargna l’animal et se convertit au christianisme. Pour Helene, cette légende symbolise la victoire de la sagesse et de la maîtrise de soi sur la passion. Le motif rejoint son idéal, repris plus tard dans une formule latine, Spiritus et Materia Unum ("l’esprit et la matière ne font qu’un"), que Berlage se réapproprie dans ses plans. Briques vernissées, carrelages, plafonds, luminaires, mobilier, tissus, objets du...
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04/10 - Cybersécurité : l’IA ne crée pas les failles, elle les déterre
La productivité des ingénieurs de Mozilla au printemps dernier laisse coi. D'ordinaire, les équipes livrent en moyenne entre 20 et 30 correctifs de sécurité par mois pour le navigateur Firefox que leur fondation gère. En avril, elles en ont sorti pas moins de 423. Le navigateur n’a pas significativement changé. Ni les habitudes des ingénieurs. Mozilla a juste branché Claude Mythos Preview sur sa base de code, le fameux modèle d’Anthropic censé disposer de capacités cyber inédites.
On entend beaucoup dire que l’IA rend le logiciel plus dangereux. Mais l’IA ne crée pas le problème, elle se contente de l’exhumer. Comme le montrent les détails donnés par Mozilla, les failles étaient enfouies dans le code depuis longtemps. Certaines dataient de deux décennies. Elles avaient survécu aux diverses techniques employées par Mozilla pour les traquer, comme le fuzzing, qui consiste à bombarder un programme de données aléatoires pour le faire dérailler. Firefox était tout aussi vulnérable en 2025. Simplement, on ne le voyait pas. "Patch the planet", le projet d'OpenAI
D’autres exemples incitent à regarder l'impact cyber de l’IA avec optimisme. Comme celui de curl, cette bibliothèque de code libre spécialisée dans le transfert de données, embarquée dans des milliards d’appareils. En 2025, cet organisme qui dispose d’une équipe de sécurité de sept personnes s'est retrouvé dépassé par la quantité de fausses failles signalées par les modèles IA. Alors que 15 % des alertes étaient en...
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04/10 - "Un distributeur de billets dans son jardin" : en Bulgarie, le surprenant boom des batteries
Comme sur les podiums olympiques ou en coupe de France de football, il est des surprises que l’on n’attendait pas. Des petits poucets qui défient les grands, et parfois les battent. Dans le secteur du stockage d’électricité, la sensation vient de Bulgarie. Ce pays du sud-est de l'Europe, aux 6,4 millions d’habitants, est aujourd’hui le numéro un mondial du stockage de l'électricité. Pas en volume, car il reste loin derrière des géants comme la Chine ou les Etats-Unis. Mais rapporté à la taille de son réseau, le pays peut stocker près d'un quart de sa capacité électrique. Personne ne fait mieux.
La Bulgarie assiste depuis deux ans à un vrai boom des batteries… Sans l’avoir vraiment prévu. Dans sa feuille de route énergétique, le gouvernement espérait atteindre 1,28 gigawatt (GW) de stockage à horizon 2030. Or, selon les données les plus récentes de l’association européenne des gestionnaires de réseau (Entso-e), la capacité installée atteint désormais 5,4 GW. Elle a même augmenté de 1 GW - l’équivalent d’un réacteur nucléaire - rien qu'entre juillet et août, relève la publication bulgare Capital.bg. Et ce n'est qu'un début : d’après ces mêmes experts, le pays pourrait tutoyer les 7 GW dès la fin de l’année. De quoi rendre jaloux bon nombre de voisins européens qui rêveraient d’un développement si rapide.
Plusieurs raisons expliquent ce succès. Le triplement de la production d’énergie solaire entre 2022 et 2025, couplée à la chute spectaculaire du coût des batteries, a...
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04/10 - Blocage des lycées, budget sous tension : pourquoi la "crise de la dette" a peut-être déjà commencé
Parti une semaine plus tôt de la banlieue parisienne, le mouvement lycéen s’est propagé à plus de 1 000 lycées, le jeudi 1er octobre. Soutenus par une partie de la gauche – le député LFI Aymeric Caron a par exemple pris la parole devant une centaine d’élèves d’un établissement du 9e arrondissement de Paris -, les lycéens dénoncent la dégradation des conditions d’apprentissage. Classes surchargées, bâtiments délabrés, professeurs absents et non remplacés, pénurie de personnels administratifs, ou encore pressions liées à Parcoursup, la liste des griefs est longue. Pour retrouver des "conditions d’études dignes", les jeunes mobilisés et leurs syndicats réclament davantage de moyens pour l’Education nationale.La facture de la dette
Hasard du calendrier, ce même jour, le gouvernement présentait son projet de budget pour 2027, qui prévoit un effort de 43 milliards d’euros, dont 25 milliards de baisses de dépenses. Le contexte budgétaire s’est encore tendu en cette rentrée : le taux d’emprunt à dix ans de la France a atteint 4,96 %, du jamais-vu depuis 2002. Conséquence : la charge de la dette publique s’élève à 79,2 milliards d’euros, et devrait dépasser la barre symbolique des 100 milliards en 2028. À elle seule, la charge de la dette de l’État (hors Sécurité sociale, collectivités locales et autres organismes publics) devrait augmenter de 23 % par rapport au montant voté pour 2026 (passant de 59,3 à 72,9 milliards d’euros). Soit plus que les crédits réunis de la justice (11...
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04/10 - Et si vous viviez, demain, avec un rein de porc ? Xénogreffes, les dessous de la course entre les Etats-Unis et la Chine
"Cupcake, au pied !". Au bout de la laisse bleue, le chien noir rejoint son maître en trottinant dans les rues de Concord, dans l'Etat du New Hampshire. L'animal le fixe, tout guilleret. Il faut dire que cela faisait longtemps qu'il n'avait pas fait sa promenade quotidienne avec celui qui se nomme Tim Andrews. Son nom ne vous dit peut-être rien, pourtant cet Américain de 66 ans a récemment fait la Une des journaux aux Etats-Unis. Souffrant d'insuffisance rénale, il a reçu un rein de porc génétiquement modifié en janvier 2025, et est désormais le détenteur du record de survie après une xénogreffe : neuf mois ! Un bond de géant dans le monde de la transplantation d'organes de l'animal à l'Homme.
Selon les détails publiés le 12 septembre dans la revue médicale The Lancet, ses reins avaient cessé de fonctionner à cause du diabète. Il a alors survécu deux ans grâce à des séances de dialyse plusieurs fois par semaine. Pour ce genre de patients, la transplantation est la meilleure solution, mais le cas de Tim Andrews était complexe : son groupe sanguin O est le plus difficile à associer à un donneur, et il avait moins de 10 % de chances de recevoir un rein humain dans les cinq ans. Dans le cadre d'un protocole d’accès élargi autorisé par la FDA (l'agence américaine de réglementation des médicaments), une équipe dirigée par Leonardo Riella, du Massachusetts General Hospital de Boston, a implanté en janvier 2025 un rein provenant d'un porc génétiquement modifié afin de limiter les...
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04/10 - Sexe, drogues et cinéma : les confessions crues d’Abel Ferrara
"Désastre" : c’est le mot qui revient le plus souvent sous la plume d’Abel Ferrara quand il parle de ses anciens films. Il est parfois moins laconique, par exemple dans ce passage où il reparle de Christmas : "Si vous avez vu le film, vous connaissez la fin. Sinon, allez vous procurer une copie. Et bonne chance..." On ne garde pas un souvenir impérissable de la filmographie de Ferrara, et alors ? Inutile d’avoir aimé The King of New York pour apprécier Scène : par sa sincérité crue et son autodénigrement drolatique, ce livre brouillon et captivant rappelle Hollywood de Charles Bukowski et les vieux polars de David Goodis. Des Mémoires aux airs de roman noir.
Né dans le Bronx en 1951, Ferrara vient d’une famille d’origine napolitaine ayant ses entrées dans la pègre. Plutôt que de se trouver une bonne situation, le jeune homme commence par hanter les strip-clubs et par réaliser un porno. En 1974, il a la révélation devant Massacre à la tronçonneuse, vu dans un drive-in : "Il avait l’énergie d’un cauchemar semi-documentaire bricolé avec trois bouts de ficelle. La moitié du film, c’est un mec avec un masque de taré qui court après une meuf en culotte qui gueule comme une tarée et un plan sur deux est flou. Je me suis dit qu’on était capables d’en faire autant." Après une telle profession de foi, difficile de devenir le nouveau Mankiewicz…
Avant-garde pour les uns, nanars mal foutus pour les autres : Ferrara enchaîne les films montés avec les moyens du bord. En 1992, Bad...
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04/10 - Présidentielle au Brésil : entre Flavio Bolsonaro et Lula, le choc des populistes
Au Brésil, un air de réchauffé flotte autour des deux grands favoris de la présidentielle des 4 et 25 octobre. D’un côté, à bientôt 81 ans, le populiste de gauche Luiz Inacio Lula da Silva se présente pour la sixième fois à l’élection suprême depuis 1989. Face à lui, le candidat de l’extrême droite, Flavio Bolsonaro, fils de l’ex-président Jair Bolsonaro, condamné à 27 ans de détention pour une tentative ratée de coup d’Etat. Entre ces deux courants - "luliste" et "bolsonariste" - qui structurent la vie politique depuis près d’une décennie, les autres candidats se voient cantonnés à un rôle de faire-valoir. "Au Brésil, il y a aujourd’hui une forte demande de renouvellement du personnel politique car il y a une lassitude face à cette polarisation", pointe le politologue Leandro Consentino.
Lula, le président le plus âgé du G20, mène sa dernière campagne présidentielle, après être déjà resté, depuis sa première élection en 2002, douze ans à la tête de la troisième économie des Brics (derrière la Chine et l’Inde). Cette fois, pour tenter de conserver son siège au Planalto, le palais présentiel de Brasilia, l’ancien syndicaliste de la métallurgie mise tout sur la "sauvegarde de la démocratie brésilienne" face aux périls de l’extrême droite et ses penchants assumés pour l’époque de la dictature militaire des années 1960. Priorité au social sur la dette
Une façon de faire oublier que les résultats économiques sont loin d’être au rendez-vous. Si le chômage est relativement bas...
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04/10 - Présidentielle 2027 : ce que les candidats qui veulent taxer les riches oublient de vous dire
Dès novembre 2025, Gabriel Zucman annonçait la couleur : la fiscalité des "ultra-riches" serait "un enjeu majeur de l’élection présidentielle de 2027 en France". Un an plus tard, le père de la désormais célèbre "taxe Zucman" compte bien peser dans la campagne pour transformer l'essai. Après Les milliardaires ne paient pas d’impôt sur le revenu et nous allons y mettre fin (Seuil, 2025), l’économiste star de la gauche s’apprête à publier Contre l’oligarchie mondiale, le manifeste de Paris (Seuil). Pour accompagner la sortie de ce nouveau plaidoyer, il organise même un "Sommet contre l’oligarchie internationale", avec Thomas Piketty et Joseph Stiglitz. Prévu le 21 novembre au théâtre de la Concorde, à Paris, l’évènement devrait accueillir son lot d’invités prestigieux, à l’instar de Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez, représentants les plus en vue de la gauche de la gauche américaine.La baguette magique ?
A l’approche de cette nouvelle offensive médiatique, Gabriel Zucman peut déjà compter sur le soutien d’une partie du champ politique français. En ce début de campagne, placé sous le signe de la contrainte de la dette, qui s’est envolée à 119 % du PIB en juin 2026 - du jamais vu depuis 1946 -, nombreux sont les prétendants à l’Elysée à voir dans la taxation des riches et des "grandes entreprises" une solution miracle. Pour retrouver une marge de manœuvre budgétaire, Jean-Luc Mélenchon a par exemple proposé, aux universités d’été de La France insoumise, de faire...
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03/10 - Lycée incendié à Nantes : à force de compatir nous avons cessé d’instruire, par Pierre Bentata
En voyant les images d’un lycée à Nantes incendié par ses élèves, difficile de ne pas repenser aux vers de Victor Hugo qui, à la fin d’A qui la faute ?, fait dire à l’émeutier brûlant des livres : "Je ne sais pas lire." Pour l’auteur des Misérables, ici se révèle la véritable faute. Une faute qui n’absout pas le criminel mais interroge la responsabilité de la société. Car s’il s’en prend ainsi au savoir, c’est que les autres lui en ont refusé l’accès, en oubliant de l’éduquer. Seul un homme lettré peut comprendre le crime qu’il commet en mettant le feu à une bibliothèque.
Sans doute est-ce dans ce parallèle que puisent ceux qui trouvent des circonstances atténuantes à nos incendiaires du moment. Ils cassent et vandalisent pour les mêmes raisons que les communards. Par ignorance et désir d’égalité. Parce qu’ils manquent de moyens pour étudier, et de perspectives pour l’avenir (quand bien même la France dépense davantage que la moyenne de ses voisins européens pour l’éducation). La méthode est condamnable mais l’intention compréhensible. La faute aux autres donc. Comme il y a plus d’un siècle.
Sauf qu’entre l’analphabète d’hier et l’élève d’aujourd’hui, demeure une différence. A présent, l’école est ouverte à tous. Gratuitement et dès l’âge de trois ans. Primaire, collège, lycée, puis pour ceux qui le désirent, université. Tout est accessible, et pris en charge par la société. En vérité, le souhait d’Hugo s’est réalisé. L’éducation est devenue un droit universel. Alors...
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03/10 - En Espagne, des manifestations pour le droit au logement fragilisent le Premier ministre Pedro Sanchez
"Hacia la huelga general" ("vers la grève générale", en français) : c'est le mot d'ordre des manifestations organisées ce week-end dans plus de 50 villes en Espagne à l'appel de la Confédération des syndicats de locataires. À Madrid, la marche a débuté vers midi, ce samedi 3 octobre et aurait rassemblé 500 000 participants, selon le syndicat, 70 000, selon le gouvernement, rapporte le quotidien El Pais.
Certains manifestants sont dans les rues de Madrid, notamment à la Puerta del Sol, depuis huit jours pour protester, rapporte France 24. Toute cette colère est partie de l'expulsion d'une Madrilène octogénaire de son logement fin septembre. En quelques jours, elle est devenue le symbole de la crise du logement qui frappe l'Espagne depuis plusieurs années. Maricarmen Abascal, 87 ans, avait alors été chassée de l'appartement dans lequel elle vivait depuis sept décennies, après que la société immobilière qui l'avait acheté a voulu augmenter son loyer de 275 % (soit un loyer passant de 500 de 2 650 euros), raconte encore la chaîne française.Crise politique
"Ce qui se respire dans les rues, c’est une nouvelle énergie, une énergie que nous n’avions pas vue depuis longtemps, une énergie qui vient démontrer que huit jours de pouvoir populaire sont capables de faire bien plus que huit ans de gouvernement progressiste", a déclaré Valeria Racu, une des porte-parole du Syndicat de locataires, à l’origine du mouvement, dans une déclaration transmise à la presse samedi.
Ces nouvelles...
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03/10 - Les applications de rencontre sont en train de mourir, et cela s’explique scientifiquement
Sur les téléphones des célibataires, elles dorment. L'icône de Hinge ou Tinder est bien là, mais elles sont de plus en plus rarement ouvertes. Aux Etats-Unis, un sondage Harris publié en février indique que deux célibataires sur trois n'utilisent pas d'applications de rencontre. En France, 61 % des utilisateurs disent ressentir une fatigue, selon une étude publiée en septembre 2025. En parallèle, 85 % des Français disent préférer faire des rencontres en personne plutôt que sur Internet, notamment chez les moins de 35 ans. Effet de mode ? Pas seulement. Si les applis ne disparaissent pas, on observe une érosion de l'engagement et de la fréquence d'utilisation. Serions-nous en train de redécouvrir les vertus du hasard ?
La promesse tenait en une phrase : des milliers de partenaires possibles sans quitter son canapé. Le manque d'autrefois s'est transformé en abondance. Mais chaque session impose une cascade de micro-décisions : swiper, engager la conversation, la poursuivre, proposer un rendez-vous ou continuer à chercher mieux. Le célibataire moderne a trop de choix, et c’est précisément là que les choses se compliquent. Liesel Sharabi, directrice de laboratoire à l'Arizona State University, a par exemple suivi des centaines d'utilisateurs pendant plusieurs mois. Ses conclusions sont sans appel : leur épuisement émotionnel et leur sentiment d'inefficacité augmentaient avec le temps, et les rencontres finissaient par ressembler à un travail à temps partiel. "On pourrait...
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03/10 - Donald Trump détourne de l’aide militaire destinée à l’Europe vers ses alliés d’Amérique latine
C'est un transfert de fonds qui risque de tendre un peu plus les relations entre le Sénat américain et la Maison-Blanche. Selon un article du Washington Post, l’administration Trump a notifié au Congrès le transfert d'une partie de l’aide militaire étrangère (dite FMF pour Foreign Military Financing) destinée à la Slovaquie, la Macédoine du Nord, la Tunisie et l’Irak vers le Panama, le Pérou, l’Equateur et la Colombie. Au total, il s'agit de 52,1 millions de dollars "détournés", selon les mots employés par la presse américaine mais aussi par le Congrès.
L'agence américaine Associated Press avait déjà documenté ce transfert voulu par la Maison-Blanche dès le 15 septembre dernier. Or, plusieurs membres du Congrès, démocrates pour la plupart, qui ont voté pour allouer ces fonds aux pays européens et du Moyen-Orient précités, s'y étaient opposés, jugeant que "le transfert de ces fonds enfreint les exigences légales et aura des conséquences sur la relation du ministère avec nos comités", indique le comité des relations étrangères du Sénat sur son site. Qu'importe, l'administration Trump a décidé de "défier les démocrates", comme le titre le Washington Post. Lutte contre le trafic de drogue
Début septembre, le secrétaire d'Etat Marco Rubio s'est rendu successivement en Colombie, en Équateur et au Pérou. Lors de son voyage, il a promis un soutien supplémentaire alors que l'administration Trump a donné la priorité à l'hémisphère occidental dans sa politique étrangère en...
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03/10 - Blocus des lycées : "Jours de trouble", violences... La presse internationale raconte la colère en France
Les blocus des lycées en France ne passent pas inaperçus dans le reste du monde. Depuis mercredi, les journaux internationaux, de l'américain New York Times à l'espagnol El Mundo, en passant par l'allemand Der Spiegel et le britannique The Guardian, jusqu'à la télévision russe, tous se sont emparés de l'atmosphère qui règne devant de nombreux lycées en France.Classes surchargées et infrastructures vétustes
The New York Times a fait le choix du reportage en Seine-Saint-Denis, indiquant qu'il s'agit d'une ville au cœur du mouvement de protestation qui a déferlé sur la France la semaine dernière. Dès les premières lignes, le quotidien explique que les lycéens "protestent contre les classes surchargées, les infrastructures vétustes et l'absentéisme des professeurs". Un constat partagé par The Guardian, qui décrit "des adolescents bloquant leurs établissements pour dénoncer notamment les effectifs par classe, les pénuries de personnel et les emplois du temps jugés trop lourds".
Le quotidien new-yorkais rappelle par ailleurs que "les difficultés rencontrées par la population de Seine-Saint-Denis, notamment immigrée, suscitent depuis longtemps des accusations de discrimination et d'inégalités dans l'éducation et les autres services sociaux". "Nous manquons tellement de moyens que nous ne savons jamais quand l'étincelle jaillira", a déclaré Moustapha Saouré, professeur de droit et d'économie dans un autre lycée de la région, auprès du journal.
Au Japon, la chaîne ANN (All...
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03/10 - Présidentielle 2027 : Edouard Philippe, la campagne à contretemps
Peut-on trébucher deux fois sur le même obstacle ? La probabilité paraît faible. Edouard Philippe, pourtant, semble vouloir démontrer le contraire. Son embûche, comme celle de tous les modérés, s’appelle le mur du son. Il devient urgent de le gravir, et d’en triompher. Pour cela, inutile de crier, il faut partir à point. Déceler l’instant idéal, celui qui offre à une annonce l’écho espéré. Puis, percuter. Intéresser les esprits préoccupés. A sa façon bien sûr, sans radicalité mais avec témérité.
A contretemps : mardi 29 septembre, Edouard Philippe publie une vidéo sur Youtube pour dévoiler son projet de réforme des retraites. "Parce qu'il est temps d'en parler calmement, sérieusement, sans caricature." Départ à 65 ans, avec 45 années de cotisation, "pour les Français qui le peuvent". Le jour de la mobilisation des fonctionnaires contre le gel du point d’indice. Le lendemain, aussi, de la parution de l’enquête de Mediapart sur les propos antisémites de Jordan Bardella. Bref, "certainement pas le moment pour dégainer", lui glisse un fidèle. Mais temporiser, aux yeux de l’ancien Premier ministre, c’est déjà renoncer. Il n’est pas né l’événement qui lui dictera son calendrier. Résultat : 54 000 vues en trois jours. Qui entend le candidat ?"Je suis frappé par la radicalité"
Quand ce n’est pas le tempo, c’est le message lui-même qui se cogne contre la barrière sonique. Départ à 67 ans, défendu cinq ans auparavant. A l’époque, gros titres, scandale pour les uns, audace pour...
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03/10 - Sera-t-il le "dernier Premier ministre du Royaume-Uni" ? Andy Burnham face au risque sécessionniste
Liverpool, le 29 septembre. A la tribune du congrès annuel du parti travailliste, Andy Burnham doit s'interrompre près d'une minute, la gorge nouée. Il pense à son père qui vient de mourir, "un homme qui n’a pas fini le lycée" et dont le fils est devenu Premier ministre. "Le pays, notre union, n’est pas parfaite", lance-t-il à une salle debout, "mais elle représente encore quelque chose qui vaut la peine qu'on se batte pour elle." Et il promet de se battre "de toutes ses forces" pour que le pays reste uni.
Cet avertissement n'est pas lancé au hasard. Quinze jours plus tôt, à Cardiff, capitale du pays de Galles, quatre dirigeants nationalistes ont mis la question de l'unité du Royaume-Uni au cœur de l'actualité. Ironie de l'histoire, c'est le grand projet d'Andy Burnham qui leur en a donné l'occasion. Pour comprendre, il faut revenir à l'été. Ancien maire du Grand Manchester, surnommé le "roi du Nord", Andy Burnham a pris la tête du Labour et du gouvernement en juillet, après avoir poussé Keir Starmer vers la sortie. Sa grande idée tient en un mot : décentralisation.
Le Royaume-Uni est l'un des pays les plus centralisés d'Europe. Burnham veut transposer à tout le pays la recette qu'il dit avoir expérimentée à Manchester : donner aux territoires les moyens de "décider de leur propre destin" pour relancer la croissance, et sortir le pouvoir de Whitehall, autrement dit Londres. Concrètement, les maires et les grandes régions anglaises garderaient une part de l'impôt sur le...
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03/10 - Aux Pays-Bas, Van Gogh grandeur nature
Il y a quelque chose d’intimidant à redécouvrir tous ces Van Gogh réunis dans un même lieu. L'événement pourrait même s’apparenter au déballage de trésors, mais, dans ce village forestier d’Otterlo, au centre des Pays-Bas, il s’agit plutôt de se projeter derrière le mythe du peintre à l’oreille coupée pour contempler un homme au travail qui, tableau après tableau, puise son inspiration autant dans ses luttes personnelles que dans ses aspirations humanistes.
Avant d’être une institution muséale, le Kröller-Müller fut le rêve d’une femme, Helene Kröller-Müller, qui constitua, au début du XXe siècle, l’une des plus importantes collections privées d’art moderne d’Europe, puis en fit don à l’Etat néerlandais, en 1935, avec le souhait de la rendre accessible au plus grand nombre. Vincent van Gogh occupe une place de choix dans ce fonds, enrichi depuis, avec 88 peintures et 172 œuvres sur papier.
Aujourd’hui, pour la première fois depuis 1984, l’ensemble des toiles de l’artiste gardées à Otterlo sont montrées simultanément. Souvent prêtées à l’étranger, objets d’études ou de restauration, les voilà enfin réunies au complet, offertes à tous les regards.Vincent van Gogh, "Portrait de Joseph Roulin", février-mars 1889.
Pour Renske Cohen Tervaert, femme orchestre de l’exposition, c’est une invitation à regarder Van Gogh dans la durée, autrement qu’à travers le filtre de la légende parfois encombrante d’une icône mondiale : la pauvreté, la folie, la mort à 37 ans, les prix...
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03/10 - Vol de Flydubai dérouté : l’enquête montre que le copilote planifiait un "attentat terroriste" en plein vol
Le copilote du vol FZ1073 de Flydubai a tenté de perpétrer un attentat terroriste en vol, a déclaré samedi le procureur général des Emirats arabes unis, selon l'agence de presse officielle WAM. Le copilote a été identifié comme étant Hammam al-Hammami, un ressortissant omanais, a indiqué à Reuters une source proche du dossier. Les autorités émiraties n'ont pas immédiatement répondu à une demande de confirmation de son identité.
Le copilote a attaqué le pilote dans le cockpit avec une hachette et a tenté de prendre le contrôle de l'appareil, a précisé le procureur général. Une hachette est généralement conservée dans le cockpit pour être utilisée en cas d'urgence, notamment lors d'un crash. Une enquête est en cours afin de déterminer les circonstances de l'incident, les mobiles et les éventuels liens, ainsi que pour examiner les preuves matérielles et numériques, a-t-il ajouté.Tentative d'attentat terroriste
Les déclarations du procureur général des Émirats arabes unis, Hamad Saif Al Shamsi, sont les premières des autorités émiraties à qualifier l'incident de tentative d'attentat terroriste. Une catastrophe a été évitée de justesse mercredi après que passagers et membres d'équipage ont maîtrisé le copilote, qui avait agressé le commandant de bord. Selon les autorités israéliennes, il s'agissait d'une tentative apparente de faire s'écraser l'avion transportant plus de 170 passagers et membres d'équipage.
Un pilote de réserve de Flydubai, qui se trouvait à bord, a pris les...
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03/10 - Anil Seth, neuroscientifique : "Le vrai danger, c’est de croire que les IA sont conscientes"
En avril dernier, l'un des cofondateurs de la société d'intelligence artificielle Anthropic, Christopher Olah, a offert un dîner à un groupe de penseurs religieux dans un restaurant gastronomique de San Francisco. L'objectif de ce repas, relaté par le New York Times le 29 septembre ? L'aider à intégrer la moralité dans ses modèles d'IA, dont le célèbre Claude, afin de s'assurer qu'ils protégeront l'humanité - plutôt que de risquer de la détruire. Récemment, un modèle d'Anthropic est parvenu à créer de toutes pièces, lettre ADN après lettre ADN, des virus qui n'existaient pas dans la nature, ravivant les craintes autour des armes biologiques. En parallèle, les agents d'IA d'une entreprise technologique concurrente - OpenAI, créateur de ChatGPT - ont été pris en flagrant délit de piratage de systèmes informatiques et de dissimulation de leurs agissements. Autant d'éléments qui conduisent à se poser une question vertigineuse : l'intelligence artificielle dispose-t-elle d'une conscience ? Peut-elle ressentir des sentiments humains, tels que l'amour ou la colère ? Et si non, cela pourrait-il être possible dans un avenir proche ?
Pour Anil Seth, professeur de neurosciences cognitives et computationnelles à l’Université du Sussex, il est aujourd'hui illusoire de dire que ces modèles sont conscients. L'auteur de The Mythology of Conscious AI (2026, non traduit) appelle à ne pas confondre intelligence avec conscience, et met en garde contre tout ce que cela pourrait nous coûter à...
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03/10 - Ordre des médecins : l’élue chargée de lutter contre les pseudothérapies... en propose dans son institut
Au sein de l’ordre des médecins, la section "santé publique" joue un rôle particulier. Chargés notamment des questions liées à la prévention, ses responsables s’occupent aussi de lutter contre l’essor des soins non conventionnels et leurs dérives. En juin 2023, ils avaient notamment publié pour la première fois un état des lieux de ces pratiques, et des risques qui peuvent y être liés (emprise mentale, voire sectaire...). L’institution s’y inquiétait de la diffusion de plus en plus large de ces "médecines douces", et indiquait travailler de concert avec le gouvernement pour les limiter. Plus récemment, la présidente de cette section, Hélène Harmand-Icher, écrivait dans le bulletin de l’ordre de décembre 2025, à propos de ces pratiques non reconnues scientifiquement, que "deux situations sont à distinguer" : "Quand elles sont proposées par des médecins, il s’agit de charlatanisme (...). Lorsqu’elles sont proposées par des non-professionnels de santé, une action pour exercice illégal de la médecine est engagée". Une prise de position très claire. Pourtant, quand elle se trouve à 760 kilomètres du siège parisien du Conseil national de l’Ordre des médecins, dans sa ville de Béziers (Hérault), la même Hélène Harmand-Icher défend une posture bien plus souple vis-à-vis de ces pratiques.
Cette médecin généraliste, décrite dans la presse locale comme "l’incarnation du mot altruisme", s’implique en effet depuis plusieurs années dans l’accompagnement des femmes atteintes de cancer...
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02/10 - Pétrole : les pays du G7 vont libérer "jusqu’à 100 millions de barils" pour faire baisser les prix
Les dirigeants du G7 sont convenus, ce vendredi 2 octobre, de libérer leurs réserves stratégiques de produits pétroliers "jusqu'à 100 millions de barils, sous 4 mois" face à la crise énergétique mondiale, peut-on lire dans un communiqué.
La France, qui assure actuellement la présidence du G7, a organisé ce vendredi une visioconférence sur la situation énergétique mondiale avec ses homologues, en coordination avec l'Agence internationale de l'énergie (AIE). "Nous sommes d'accord pour travailler de manière coordonnée pour contribuer à la baisse des prix des produits pétroliers, notamment du diesel", précise le communiqué du G7, relayé par la présidence française.
Le communiqué indique que l'opération débutera immédiatement et durera quatre mois, avec une importante libération de diesel dans les 20 jours à venir par les membres du G7 et leurs partenaires. "Nous nous réunirons dans le cadre de l'AIE dans les prochains jours pour discuter de la possibilité de procéder à des déstockages de diesel supplémentaires si nécessaire", ajoute le texte."Une déclaration politique"
"L’Europe vient d’accepter de libérer une quantité massive de ses importants stocks de gazole. Le processus débutera immédiatement", a écrit de son côté Donald Trump sur son réseau social Truth Social. Le président américain cherche à faire baisser les prix des carburants sur le marché intérieur avant les élections de mi-mandat du 3 novembre. L'administration Trump avait demandé à l'Allemagne et à la France...
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02/10 - Ventes de livres : Sarah Knafo est-elle en train de réussir le casse de l’année ?
Faisons amende honorable : il y a un mois, nous avions eu la naïveté de nous demander qui démarrerait le mieux entre François Hollande et Sarah Knafo, qui publiaient en même temps un livre. Il n’y a pas eu match une seule seconde. Avec Unir. Nouveau monde, nouvelle gauche (Robert Laffont), l’ancien président de la République approche laborieusement des 4 000 exemplaires. Sur la même période, Le Casse du siècle (Fayard) est au-dessus des 200 000 exemplaires. Sarah Knafo a donc trouvé... 50 fois plus de lecteurs que François Hollande ! Si on la compare à d’autres best-sellers de cette année 2026, elle réalise déjà un meilleur score que Delphine de Vigan (100 000 exemplaires pour Je suis Romane Monnier, Gallimard) ou Morgane Moncomble (plus de 150 000 exemplaires pour La Révolte de la reine, Hugo Roman), et se retrouve au coude-à-coude avec Virginie Grimaldi et Gisèle Pelicot (D’autres printemps et Et la joie de vivre, Flammarion toutes les deux) – qu’elle va donc dépasser ces jours-ci. Devant elle, on trouve désormais Fred Vargas et Guillaume Musso, qui sont un peu au-delà des 250 000 exemplaires avec Une unique lueur (Flammarion) et Le Crime du paradis (Calmann-Lévy). Si la courbe de Sarah Knafo ne baisse pas trop vite, elle devrait pouvoir les doubler à leur tour. Qui restera-t-il alors à aller chercher d’ici la fin de l’année ? Celui qui aura eu le prix Goncourt début novembre ?Retrouvez tous les chiffres de l’édition sur www.edistat.com. Réalisé par Edistat, du 21 au 27...
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02/10 - Drone piégé à l’aéroport de Leipzig : un motard russe, un agent biélorusse et l’ombre du GRU
Pour l’Allemagne comme pour l’Europe, le brouillard semble enfin se dissiper. Selon une enquête conjointe du Telegraph et de Welt am Sonntag, publiée vendredi 2 octobre, un ressortissant russe prénommé Oleg Levushkin serait l’homme derrière la tentative d’attentat ratée à l’aéroport de Leipzig-Halle. Il aurait d’abord planifié l’attaque hors d’Allemagne, avant de s’y rendre via la Turquie et d’ordonner à Andrei Karshakou, un agent biélorusse agissant pour le compte de la Russie, de mettre ses plans à exécution. C’est la première fois que l’identité de celui qui aurait orchestré l’opération est dévoilée.
L’affaire remonte à la nuit du 4 août. Aux alentours de 23h40, un objet volant non identifié est aperçu à proximité de l’aéroport de Leipzig/Halle. Alors que les services de sécurité restent dans l’expectative, un employé découvre un drone équipé d’un dispositif suspect, rapidement identifié comme contenant des explosifs, qui n’ont finalement pas détoné. Dans la foulée, le trafic aérien est entièrement interrompu. La police fédérale intervient peu après à l’aide d’un robot de déminage. Le 6 août, le parquet fédéral allemand évoque une tentative de provoquer une explosion à l’aide d’un drone, qui aurait pu causer d’importants dégâts à l’aéroport. Début septembre, après plusieurs semaines d’enquête, l’Allemagne fait un premier pas en désignant officiellement la Russie comme commanditaire présumé de la tentative d’attentat. Berlin ne s’avancera pas plus loin.Une proximité...
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02/10 - L’Allemagne nazie n’avait aucune chance d’obtenir l’arme nucléaire : ce que révèle un mystérieux cube d’uranium
Printemps 1945. Le IIIe Reich s'effondre, mais dans un laboratoire aménagé en cave à Haigerloch, dans le sud-ouest de l'Allemagne, des physiciens s'obstinent. Au bout de chaînes métalliques, 664 cubes d'uranium trempent dans une cuve d'eau lourde. Le célèbre Werner Heisenberg, Prix Nobel de physique en 1932, attend que la matière s'emballe. Tout aurait dû se passer comme prévu. Pourtant, rien ne vient. Plus de quatre-vingts ans plus tard, une équipe américaine a publié cette semaine, dans la revue PNAS Nexus, une nouvelle étude qui rebat les cartes. Même en rassemblant les ressources nucléaires disponibles en Allemagne à cette époque, les chercheurs n’auraient vraisemblablement pas eu assez de matière pour entretenir une réaction en chaîne.
Tout commence par un coup de fil. En août 2013, Timothy Koeth, spécialiste des matériaux à l'Université du Maryland, est interrompu en plein jogging par la responsable de la sécurité radiologique du campus. Elle souhaite le voir sur un parking de toute urgence. Celle-ci ouvre le coffre de sa voiture, et en sort un sac duquel elle extrait délicatement un cube gris de 5 centimètres de côté, bizarrement lourd. Timothy Koeth devine tout de suite ce dont il s'agit. Cela vient du réacteur qu'Adolf Hitler a tenté de bâtir. Il avait traîné dans le bureau d'un professeur de géologie disparu, que l'on débarrassait. Timothy Koeth avait déjà mis la main sur un autre cube, quelques années auparavant. Ces deux objets vont servir de point de départ à...
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02/10 - Blocus des lycées : cet omniprésent drapeau palestinien, par Omar Youssef Souleimane
Le 21 septembre, au lycée Saint-Exupéry à Créteil, des élèves bloquent leur établissement pour dénoncer des postes d'enseignants non pourvus, des classes surchargées et des bâtiments délabrés. En quelques jours, la contestation gagne l'Ile-de-France, puis Lyon, Marseille, Lille et Strasbourg ; le 1er octobre, plus d'un millier de lycées sont touchés, selon le ministère de l'Intérieur. Mais à mesure que le mouvement s'étend, un autre symbole s'invite devant les grilles. Le drapeau palestinien flotte aux côtés des pancartes réclamant des professeurs. Pourtant, la cause palestinienne ne figure dans aucune des revendications officielles des organisations lycéennes. Au-delà des raisons du blocage, une question s'impose donc : la présence de ce drapeau relève-t-elle du hasard, d'un élan spontané de solidarité, ou une idéologie est-elle à l'œuvre derrière ces mobilisations ?
Lors des ateliers d'écriture que j'anime dans des lycées d'Ile-de-France, je pose souvent la même question aux élèves : pour quelle cause seriez-vous prêts à manifester ? Avant le 7 Octobre, les réponses tournaient presque toujours autour de deux engagements : le féminisme, dans le sillage du mouvement MeToo, et l'écologie. Depuis, ces deux causes ont été supplantées par une seule : la Palestine. Dans chaque classe, au moins un élève la cite. La Palestine est devenue, pour une partie de ces jeunes, le symbole d'un monde musulman victime d'un complot occidental et capitaliste. Elle s'inscrit dans une vision...
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02/10 - Blocus des lycées : LFI, les élèves et les professeurs, la bataille du récit
Avant d’aller se coucher, les enfants aiment qu’on leur raconte des histoires. Manès Nadel, lui, écoutait celles de Jean-Luc Mélenchon. L’ex-président de l’Union syndicale lycéenne (USL), figure médiatique, en 2023, de la lutte contre la réforme des retraites, incarne le visage de cette jeunesse biberonnée aux discours du "vieux". Il est capable d’en citer des passages entiers et a fini, avec le temps, par s’exprimer comme lui, reprenant au mot près ses mimiques et ses expressions. Comme son successeur, Ryad Rani, qui figurait en troisième position sur la liste de LFI à Wattrelos aux élections municipales, il participe aux blocus de lycées et reprend volontiers l’accusation de répression "raciste" du mouvement, qui a dégénéré en violences urbaines.
Bien sûr, ces deux-là sont plus politisés que la plupart des lycéens. Mais l’accueil chaleureux réservé aux députés LFI, qui se mettent en scène devant les lycées, dit beaucoup de la sympathie que suscite le mouvement insoumis chez une partie des jeunes. "Ce qui est nouveau, c’est que Jean-Luc Mélenchon n’a pas besoin de faire d’entrisme. Il peut avancer drapeau déployé, pour reprendre une formule trotskiste", résume Jean-Christophe Cambadélis, ex-premier secrétaire du Parti socialiste et fin connaisseur du lambertisme pour y avoir fait ses armes.
A première vue, LFI semble jouer à domicile. Il n’est qu’à voir ces vidéos d’élus insoumis accueillis sous les vivats, n’hésitant pas à s’interposer face aux forces de l’ordre ou à...
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02/10 - En Finlande, des intrusions chez des députés inquiètent le Parlement
En Finlande, la guerre hybride ouvre-t-elle des portes ? Les médias locaux ont révélé plus tôt dans la semaine qu'une enquête préliminaire avait été ouverte par la police, à la suite de plaintes de plusieurs députés persuadés que leur domicile avait été visité en leur absence. Selon le Premier ministre finlandais, Petteri Orpo, une puissance étrangère serait susceptible d'être à l'origine de cette série d'intrusions, survenue au cours de l'année écoulée dans la région d'Helsinki.
"Si quelqu'un tente de déstabiliser la Finlande, notre sentiment de sécurité ou, par exemple, notre soutien à l'Ukraine, cela produit l'effet inverse. Cela renforce notre unité", a déclaré le Premier ministre.
Bien qu'aucun objet n'ait été volé ou endommagé, les victimes présumées disent avoir découvert des portes de leur domicile ouvertes et des lampes allumées. La première vice-présidente, Paula Risikko, a pris connaissance d'une première intrusion présumée dans la soirée du 23 septembre. Elle en a informé dès le lendemain le directeur de la sécurité du Parlement, Aaro Toivonen. Dès après, les services du Parlement ont commencé à évaluer l'ampleur du phénomène. En réunissant les chefs de groupes parlementaires pour déterminer s'il s'agissait d'un cas isolé, d'autres exemples ont commencé à émerger.
Les députés ont ensuite reçu une lettre leur conseillant de surveiller les signes possibles d'intrusion et de signaler toute anomalie à l'unité de sécurité du Parlement et à la police. "Nous...
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02/10 - "Cela n’a rien d’ésotérique !" : comment la méthode Duminil-Copin peut vous faire aimer les maths
Non, les mathématiques ne sont pas un continent isolé des compétences humaines. C’est ce que nous démontrent avec talent, enthousiasme, humour et pédagogie les auteurs du récent De l’autre côté du tableau noir (Seuil) ; un dialogue entre deux voix expertes du sujet qui fera le plus grand bien à tous, en particulier aux professeurs, parents et lycéens qui s’interrogent devant la chute libre de l’enseignement des mathématiques à l’école, et le tsunami de l’intelligence artificielle. D’un côté, Hugo Duminil-Copin, brillant mathématicien spécialiste des probabilités et de la physique statistique, professeur à l’Institut des Hautes Etudes Scientifiques (IHES) et à l’université de Genève, et lauréat de la médaille Fields en 2022. De l’autre, Emmanuel Sander, psychologue spécialiste du développement des connaissances et professeur de psychologie et des sciences de l’éducation à l’Université de Genève.
Ce travail à quatre mains est en lui-même original. Le premier y fait part de sa vision des mathématiques, de la naissance de ses recherches et de ses découvertes. Le second déconstruit les processus d’acquisition du savoir, met en lumière les traits communs à toutes les étapes, le rôle capital des erreurs et des biais cognitifs. Mais la conception qu’ils proposent des mathématiques est aussi radicalement nouvelle. Pour eux, celles-ci ne sont pas un continent isolé enfermé dans un langage ésotérique de symboles et de formules. C’est une activité humaine, le produit d’une longue...
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02/10 - La France sous la menace d’un "marché des otages", des influenceurs au cœur de la cyberdéfense
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'informations confidentielles exclusives en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.Le troc Ousmanov-Ryan divise
La France a obtenu, le 22 septembre, la levée des sanctions européennes contre l'oligarque russo-ousbek Alicher Ousmanov. Ce milliardaire, industriel dans le fer et l'acier, a ses entrées en Azerbaïdjan, où sa bonne fortune a immédiatement provoqué la grâce du Français Martin Ryan, emprisonné depuis 2023. Un donnant-donnant assumé au sein de l'exécutif, même si des voix discordantes ont fait part de leurs réticences. Une source sécuritaire explique : "Le risque, c'est d'encourager à une sorte de marché des otages", dans certaines dictatures, où des Français pourraient être arrêtés arbitrairement dans l'espoir de marchander leur libération.Le mot d’Alice Rufo pour les femmes de la défense
"C’est en avançant que je me suis rendu compte que je n’étais pas un homme comme les autres". Alice Rufo, la ministre déléguée aux Armées, a ouvert le 24 septembre un colloque organisé en petit comité par le missilier MBDA aux Invalides, à Paris, autour de la féminisation du secteur de la...
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02/10 - Placements : comment bien utiliser l’IA pour gérer son patrimoine
Inscription à la salle de sport : check. Programme nutritionnel post-vacances : check. Rangement de la maison : check. Fini l’été, vous êtes paré pour la rentrée ! Mais qu’en est-il de votre argent ? Certes, en matière de patrimoine, les projets se pensent sur le long terme et il est préférable d’éviter les décisions hâtives et excessives. Remettre de l’ordre dans ses idées à échéances régulières demeure néanmoins une bonne idée. Une routine en trois étapes permet de vérifier que votre organisation patrimoniale est toujours adaptée. Un, vérifiez votre capacité d’épargne, notamment si vos rentrées d’argent ou vos dépenses ont évolué. Deux, questionnez la répartition de vos investissements sur les différentes catégories de placements en fonction du contexte. Trois, faites le point sur la performance de vos produits. Car l’environnement économique demeure mouvant : taux d’intérêt en hausse, marchés actions au sommet, immobilier en dents de scie… De nombreux défis attendent les épargnants dans les prochains mois. Anticiper permet d’affronter l’avenir avec sérénité.
Faites le test : "J’ai 10 000 euros à investir en Bourse. Tu me conseilles quelles actions ?". ChatGPT ne se fait pas prier pour répondre en recommandant de placer 70 à 80 % de la somme sur un ETF monde, le solde sur des actions individuelles : Microsoft, NVidia, Amazon, ASML, LVMH et Visa. Pourtant, contrairement à un conseiller financier, l’agent IA n’a aucune idée du profil de son interlocuteur, de son âge, de...
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02/10 - Crise des carburants : l’Europe sous pression américaine pour puiser dans ses réserves de gazole
Dans un contexte de flambée des prix mondiaux du carburant, la Commission européenne organise ce vendredi 2 octobre une réunion d'urgence avec les pays membres afin de coordonner leur réponse à la crise. Le dossier est d'autant plus brûlant que les Etats-Unis pourraient explicitement demander aux pays européens de débloquer des réserves de gazole, comme l'a fait savoir Donald Trump jeudi : "Nous pourrions faire ça. Ils ont du gazole", a déclaré le président américain lors d'un échange avec la presse au Texas.
Le même jour, ses ministres se sont fait plus pressants encore : "Nos partenaires européens devraient accélérer la mise en œuvre de leurs engagements existants et mettre immédiatement à disposition des volumes supplémentaires afin de remédier aux perturbations actuelles", a écrit sur X le secrétaire du Trésor, Scott Bessent, tandis que celui de l'Energie, Chris Wright, en a remis une couche sur Fox News : "Il est temps de procéder à une mise sur le marché coordonnée des stocks de diesel alors que nous entrons dans la saison [...] du chauffage au fioul pour l'hiver", a-t-il lancé, en estimant que "l'Europe peut elle aussi contribuer à améliorer la situation".Paris et Berlin dans le viseur de Washington
Quelques heures plus tôt, Reuters rapportait que Washington avait demandé à la France et à l'Allemagne de puiser dans leurs réserves afin de contribuer à faire baisser les prix, sous peine d'être visées par un embargo sur les exportations de gazole américain. Cet...
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02/10 - Prix des carburants : pourquoi les raffineries sont au cœur de la tempête
De Cleveland à Rouen, la tension est à son comble. Sept mois après le début du conflit au Moyen-Orient, les prix à la pompe, et en particulier du diesel, provoquent des sueurs froides aux automobilistes et aux pouvoirs publics. Pour expliquer ces niveaux élevés, la hausse du baril a d'abord été désignée comme coupable. En France, la fiscalité, qui pèse lourd dans le prix final, a aussi été pointée du doigt. Au-delà de ces deux paramètres, c'est surtout le processus de traitement, en aval de la filière, qui est en cause. Car pour faire rouler un camion ou faire voler un Airbus A 380, le pétrole est d'abord transformé en produits dérivés : essence, diesel, kérosène... Or la filière cumule aujourd'hui plusieurs chocs.
A commencer par le transport, perturbé dans le détroit d'Ormuz. "Alors que les flux de brut s'améliorent progressivement, la reprise des cargaisons de produits raffinés est plus lente en raison d'une logistique plus complexe, relève George Shaw, analyste à Kpler, un cabinet d'analyse de matières premières. Comme moins de produits peuvent quitter la région, certaines raffineries réduisent leur cadence pour éviter de saturer leurs stocks, ce qui diminue le volume disponible à l'exportation, tandis que d'autres restent endommagées depuis le début de la guerre". De fait, les frappes iraniennes ont touché plusieurs sites au Moyen-Orient, une région qui concentrait un dixième de la capacité mondiale de raffinage en 2025, selon l'Opep.Volumes manquants
En Russie, les...
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02/10 - Présidentielle au Brésil : la famille Bolsonaro, cheval de Troie de Donald Trump
C'est la déception pour la délégation brésilienne qui pénètre dans le bureau Ovale, le 26 mai dernier. La sécurité de la Maison-Blanche n’a pas eu le temps de contrôler les maillots de l’équipe nationale de foot que Flavio Bolsonaro, cravate aux couleurs auriverde, son frère Eduardo ainsi que Paulo Figueiredo, petit-fils du dernier général à la tête de la dictature militaire (1964-1985), comptaient offrir à Donald Trump. Pas de quoi gâcher l'ambiance. Le leader républicain profite de l’occasion pour s’enquérir de la santé de son ami Jair Bolsonaro - père de Flavio et Eduardo et ex-président brésilien autrefois surnommé le "Trump des tropiques" - qu'il avait reçu en grande pompe dans sa résidence de Mar-a-Lago en 2020. L'Américain sait que le patriarche, qui purge désormais à domicile une peine d'emprisonnement de 27 ans pour sa tentative ratée de coup d’Etat en 2023, continue à tirer les ficelles.
Impatient d'être investi par le Parti libéral (droite radicale) comme candidat à l’élection présidentielle des 4 et 25 octobre, Flavio, 45 ans, est venu avec une demande bien précise. Au coude à coude dans les sondages avec l'actuel dirigeant de gauche Lula, il suggère au locataire de la Maison-Blanche de classer les deux principales organisations criminelles du pays, le "Primeiro Comando da Capital" (Premier commando de la capitale) et le "Comando Vermelho" (Commando rouge), comme des "organisations terroristes étrangères". Une option jusqu’ici rejetée par l'administration...
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02/10 - "Un pari opportuniste" : la Chine s’inspire d’une vieille idée nazie pour réduire sa dépendance au pétrole
Il existe mille et une façons de se libérer du pétrole. Un pays peut miser sur la voiture électrique, le train, le solaire, l'éolien... La Chine fait déjà tout cela, et mieux que quiconque. Mais elle suit également une voie que personne d'autre au monde n'ose emprunter à cette échelle : transformer son charbon en essence, en diesel, en kérosène et en plastique. La recette n'a rien de nouveau. Elle a été brevetée en Allemagne il y a un siècle, a nourri la machine de guerre du IIIe Reich, puis permis bien plus tard à l'Afrique du Sud, au temps de l'apartheid, de faire tourner son économie sous embargo. Sur le papier, c'est un coup de génie stratégique. La chimie permet de remplacer le pétrole - cher et difficilement accessible - par du minerai noir que le pays possède en abondance. Pour l'atmosphère, en revanche, c'est une autre histoire.
Le charbon et le pétrole sont cousins. Tous deux sont constitués de carbone et d'hydrogène. Il est possible de " casser" le charbon pour le reconstruire sous une autre forme. Mais l'opération génère énormément de CO₂. "Deux procédés existent", confirme Hartmut Lauer, ancien dirigeant d'un grand groupe énergétique allemand. Le premier, inventé par Friedrich Bergius, prix Nobel de chimie en 1931, consiste à broyer le charbon, à le mélanger à de l'huile lourde, puis à le bombarder d'hydrogène à des pressions colossales - jusqu'à 700 bars - et des températures élevées - 400 à 500 °C. Le second, mis au point en 1925 par Franz Fischer et Hans...
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02/10 - Affaire Bardella : de l’extrême droite à la gauche radicale, enquête sur la "Génération Soral"
Quel crédit apporter aux propos d’un antisémite notoire en quête de buzz, multicondamné pour incitation à la haine, cantonné aux marges de l’extrême droite ? Alain Soral répète en tout cas avoir déjà rencontré, et échangé avec Jordan Bardella. Dans une interview datant de mai 2025, publiée sur la chaîne YouTube du Parti de la France, produit d’une scission avec le Front national en 2009, il assure se souvenir "de discussions avec lui devant le [jardin du] Luxembourg". "Il était assez calé en révisionnisme historique", sourit le "judéophobe" revendiqué de 67 ans, aujourd’hui domicilié en Russie. Comme d’autres extraits exhumés à l’aune des révélations de Mediapart sur les écrits antisémites de Jordan Bardella, la capsule alimente les suspicions autour des sulfureuses références du dauphin. Celles du fondateur d’Égalité & Réconciliation en l’occurrence, chantre de la "réconciliation nationale" de la "gauche du travail" et de la "droite des valeurs", promoteur d’une alliance entre la jeunesse arabo-musulmane des banlieues populaires et les "Français de souche", unis contre les juifs, son obsession.
Jordan Bardella est le produit d’un parti et d’une génération. Certes il adhère au Front national en 2012, trois ans après l’éviction d’Alain Soral des instances du parti, mais l’influence idéologique de ce dernier s’exerce encore sur les jeunes pousses du FN. L’auteur de Sociologie d’un dragueur (Bibliothèque Blanche, 1996) et de Comprendre l’Empire (Blanche, 2011), d’abord...
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02/10 - "Un mélange de génie et de stupidité" : ce syndrome du "pied nickelé" qui frappe les saboteurs russes
Le 3 juin 2024, Maxime Dvirnik, un Russo-Ukrainien de 26 ans, fabrique tout seul une bombe dans sa chambre d’hôtel à Roissy-en-France (Val-d’Oise). Par accident, l’engin lui explose dans les mains, le brûlant au visage. Après son admission aux urgences, les enquêteurs trouvent chez lui de faux papiers et des explosifs artisanaux. L’homme, arrivé quelques jours plus tôt sur le territoire français, aurait eu pour mission d’incendier un Bricorama au petit matin, avant son ouverture au public. "Une commandite des services de renseignement russes ne fait aucun doute", commente le renseignement français dans son "livre noir sur les actions de la Russie contre la France et l’Europe", un document compilé par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), sur la base du travail notamment de la DGSE, de la DGSI et de la Direction du renseignement militaire (DRM), révélé par L’Express en mai 2025.
Même amateurisme de dernière seconde ce 4 août 2026 à l’aéroport de Leipzig en Allemagne où les 800 grammes d’explosifs de qualité militaire contenus dans le drone projeté contre un avion-cargo ukrainien n’ont pas détoné. Sur place, le principal suspect, un Biélorusse nommé Andreï Ka, avait pourtant bénéficié de la formation pratique d’un agent du GRU russe, Oleg Le, rentré deux jours plus tôt par précaution. "Leipzig, ça a raté uniquement à cause d’un opérateur final pied nickelé", témoigne une source sécuritaire française.
C’est l’âme russe, beaucoup de...
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01/10 - Anthropic a-t-il vraiment découvert un nouvel outil d’édition génétique ? Les doutes de deux chercheurs de l’Institut Pasteur
Un simple tweet, et tout le petit monde de la microbiologie s'en est trouvé en ébullition. Il y a quelques jours, Dario Amodei, le patron d'Anthropic, a annoncé sur X que son modèle Claude avait découvert "une nouvelle machine moléculaire", qui pourrait potentiellement représenter "un nouveau mécanisme d'édition génétique". Mais cette arrivée tonitruante de l'entreprise d'intelligence artificielle dans l'univers des sciences de la vie a vite suscité un net agacement parmi les experts du domaine. Certains ont d'abord dénoncé un coup de communication. Puis, très vite, sont arrivées les questions sur de possibles réutilisations de données de (vrais) chercheurs qui recouraient à Claude pour leurs travaux. A l'Institut Pasteur, Aude Bernheim, grande spécialiste de l'immunité bactérienne et de l'édition du génome, et Ernest Mordret, expert des outils d'IA appliqués à la recherche en génétique, suivent de très près ces discussions. Ils ont accepté de décrypter pour L'Express la portée réelle des annonces d'Anthropic - et leurs conséquences déjà bien concrètes dans l'univers de la recherche biomédicale. Entretien.
L'Express : Pensez-vous que le modèle d'IA Claude a peut-être découvert un nouveau mécanisme d'édition du génome, comme le clame Dario Amodei, le dirigeant d'Anthropic ?
Aude Bernheim : Il faut tempérer ces propos. Mon avis d’experte du domaine, c’est que cette "découverte" ne pourra pas servir d’outil d’édition du génome. Pour le moment, en tout cas, rien ne permet...
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01/10 - Blocus des lycées : Matignon pointe du doigt "LFI et ses proxys de l’ultragauche"
Le mouvement de contestation des lycéens se durcit en France, où blocus, violences et dégradations se multiplient dans des centaines d'établissements, une fronde tous azimuts qui a gagné jeudi 1er octobre les universités avec une trentaine de blocages revendiqués par l'Union étudiante.
Face à la dégradation de la situation, le Premier ministre Sébastien Lecornu a organisé en début d'après-midi une cellule de crise à Matignon. A son issue, l’entourage de Sébastien Lecornu a déclaré que le mouvement de blocages des lycées avait basculé dans les "violences urbaines". "Cette bascule de violence rend la continuité du service public de l’éducation quasiment impossible dans un certain nombre de lycées, exposant ainsi les personnels éducatifs et lycéens à un danger", a expliqué Matignon. D’après l’entourage du Premier ministre cité par BFMTV, les services de renseignement français estiment que le mouvement est une "manœuvre organisée par LFI [La France insoumise] et ses proxys de l’ultragauche". Des cours en distanciel dans les établissements bloqués
Le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, a annoncé de son côté sur X avoir demandé que "les cours soient assurés à distance lorsque des dégradations ou des blocus empêchent l'accueil des élèves en toute sécurité." "Un lycée incendié, des personnels aspergés d'essence, un bilan de blessés qui s'alourdit : les violences commises depuis ce matin aux abords des lycées sont d'une extrême gravité. Elles dépassent largement...
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01/10 - "Dans les équipes performantes, on exprime davantage d’émotions négatives" : les découvertes du psychologue Ron Friedman
"La plupart des entreprises n’ont aucune idée de ce que leurs meilleures équipes font différemment. Et ces dernières ne savent pas nécessairement elles-mêmes ce qui est à l’origine de leur réussite". Ron Friedman, docteur en psychologie et spécialiste de la motivation, a étudié des milliers de collectifs et identifié ce qui distingue les équipes très performantes des autres. Son nouveau livre, Superteams : The Science and Secrets of High-Performing Teams (Simon & Schuster, non traduit), salué par le Wall Street Journal et le renommé psychologue organisationnel Adam Grant, regorge d'enseignements. Le premier : performance individuelle et performance collective ne répondent pas aux mêmes critères. Ensuite : les performances exceptionnelles ne reposent pas uniquement sur le talent de chacun. Encore faut-il mettre en place des systèmes de travail intelligents.
Mais concrètement, qu'est-ce que les meilleures équipes font de différent ? Pourquoi ne vivent-elles pas l'angoisse du dimanche soir ? Et pourquoi, selon les recherches de Ron Friedman, moins d’une équipe sur dix peut être qualifiée de véritable "super-équipe". "Feedback", réunions, productivité, pauses, relations humaines… La liste est longue. Entretien.
L’Express : l’idée principale de votre livre, c’est que réunir des personnes extrêmement talentueuses ne suffit pas à former une équipe performante. Pourquoi ?
Ron Friedman : Pour bien comprendre pourquoi le talent seul ne suffit pas, il faut regarder comment...
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01/10 - François Baroin, premier anti-Philippe de France, le Rassemblement national met la pression sur LR
Le grand rendez-vous de la présidentielle approche, chaque semaine apparaît un nouveau prétendant. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…Le RN se demande comment gérer les ralliements...
Les premiers seront les derniers ? Au RN, on ne se décourage pas. Même si l’alliance de 2024 avec Eric Ciotti n’a été suivie d’aucun effet ricochet, les cadres se demandent comment gérer les ralliements éventuels dans la perspective d’une victoire en 2027. "C’est délicat, avance un député. Si on se dit que les premiers arrivés seront les premiers servis, il faut s’y tenir. Sinon tous se diront : 'Je viens en dernier et je choppe le gros lot'." Question de timing.... Mais Marine Le Pen met la pression sur LR !
Un très proche de Marine Le Pen a rencontré un élu LR pendant l’été. Message : "Soit tu nous rejoins très vite, d’ici octobre, soit tu auras un adversaire aux législatives." L’objectif du RN est clair : contraindre les ralliés à faire campagne pour leur candidate.François Baroin, premier anti-philippiste de France
Lors d’une réunion des dirigeants LR autour du candidat Bruno Retailleau mardi soir, François Baroin a surpris l’auditoire par sa virulence contre… Edouard Philippe. "Je ne me rallierai jamais à lui !", a prévenu le maire de Troyes.Pourquoi Gabriel Attal a hâte
Mais pourquoi est-il si pressé ? Gabriel Attal n’a pas encore 38 ans et semble tout miser sur l’élection de 2027, alors que sa jeunesse et son talent lui promettent...
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01/10 - Jordan Bardella accusé d’antisémitisme : l’affaire qui embarrasse le RN
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01/10 - Retraites, fonctionnaires, collectivités : ce que contient le projet de budget 2027
Le gouvernement Lecornu a présenté, ce jeudi 1er octobre, son projet de budget 2027 qui ambitionne de réaliser 54 milliards d’euros d’économies, dont 43 milliards de mesures nouvelles.
La copie détaillée de l'exécutif, dont le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé les grandes lignes mi-septembre, ouvre une délicate séquence alors que le Parlement est divisé, à quelques mois de l'élection présidentielle et sur fond d'accumulation des revendications sociales.
"Il est indispensable de revenir à l'équilibre. C'est pourquoi en 2027, nous reprenons le chemin de la consolidation", a déclaré à la presse le ministre de l'Economie et des Finances, Roland Lescure, avant la présentation en Conseil des ministres du projet de loi de finances (PLF) pour 2027. Il a également confirmé que "l'effort de redressement" des comptes publics, "significatif", serait porté à 54 milliards d'euros en 2027 en incluant la "montée en charge" de mesures existantes. Le tour de vis passera en particulier par des économies sur les retraites (5,5 milliards d'euros) et sur les salaires des fonctionnaires - avec une désindexation progressive des premières au-delà de 1 260 euros mensuels et un gel du point d'indice pour les seconds -, ainsi que sur le budget des collectivités locales et les dépenses de santé. Le projet évite dans le même temps une hausse généralisée de la fiscalité des ménages et des sociétés, l'exécutif prévoyant en outre d'abaisser la surtaxe exceptionnelle appliquée depuis deux...
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01/10 - Préparer l’armée aux guerres du futur : la nouvelle mission du Pentagone pour Elon Musk
Il fait figure de revenant. Elon Musk se glisse de nouveau dans l'entourage de Donald Trump pour une étude du Pentagone sur la guerre. Lors d'une allocution à la base du Corps des Marines de Quantico, en Virginie, Pete Hegseth, le secrétaire à la Défense, a annoncé la nouvelle ce mercredi 30 septembre : le PDG de SpaceX, aux côtés du fondateur d'Anduril Industries, Palmer Luckey, et de l'ancien président de la Chambre des représentants, Newt Gingrich, pilotera un rapport pour le Pentagone sur l'avenir de la guerre, baptisé "Project Meridian".
Le milliardaire opère ainsi son grand retour au sein de la photo de famille de Donald Trump. Le média Axios souligne qu'il s'agit pour Elon Musk de son premier rôle officiel de conseiller auprès de l'administration depuis le différend très médiatisé qui l'avait opposé au locataire de la Maison-Blanche, l'année dernière, après son départ fracassant du Doge. Depuis, les deux hommes s'étaient réconciliés. Une amitié largement entretenue à coups de gros billets verts : Elon Musk s'était engagé mi-août à consacrer au moins 100 millions de dollars au parti républicain dans le contexte des élections de mi-mandat, prévues en novembre prochain.
Selon le chef du Pentagone, "Project Meridian" n'a pas pour vocation de produire de nouveaux documents stratégiques. Il s'agirait plutôt d'examiner "les domaines que nous devons conquérir et les capacités que nous devons maîtriser", précise Pete Hegseth. Et pour cela, celui-ci compte bien tirer parti...
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01/10 - Menace russe : plusieurs polices européennes se séparent d’un logiciel soupçonné de liens avec Moscou
Une technologie d’investigation numérique russe utilisée par des agences de sécurité… européennes. Plusieurs forces de l’ordre en Europe cesseront d’utiliser les logiciels d’Oxygen Forensics, une société de surveillance numérique accusée d’avoir dissimulé ses liens avec la Russie. Cette annonce fait suite aux révélations de Politico expliquant que ses outils avaient été vendus à des services de sécurité à travers le continent.
La Direction nationale de la lutte contre la corruption (DNA) de Roumanie a ainsi déclaré à Politico qu’elle avait engagé des procédures pour résilier son contrat avec le logiciel, alors utilisé pour extraire et analyser les données des téléphones portables dans le cadre d’enquêtes criminelles.
"À la lumière des informations récemment rendues publiques sur la société qui produit ce logiciel, la Direction nationale de la lutte contre la corruption a lancé les procédures nécessaires pour mettre fin aux obligations contractuelles concernant ce produit", a déclaré la DNA au média américain.Une technologie implantée en Europe
La police d’Etat lettone a également suspendu son utilisation du logiciel, le temps d’évaluer dans quelle mesure cette technologie pouvait continuer à être utilisée. La police a expliqué que ses agents s’appuyaient auparavant sur cet outil pour extraire et analyser des données électroniques. Elle a néanmoins souligné que son emploi "était sous contrôle strict". Au Royaume-Uni, la police métropolitaine de Londres a aussi suspendu...
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01/10 - "Je crains qu’il ne fasse une Cahuzac" : Jordan Bardella, les risques d’une défense jusqu’au-boutiste
Jordan Bardella a-t-il l'âme d'un kamikaze ? Le président du Rassemblement national et les principaux cadres du RN s'enferment dans une stratégie jusqu'au-boutiste depuis les révélations de Mediapart sur les propos antisémites tenus par l'eurodéputé entre 2013 et 2015, et vertement réfutés par l'intéressé. Sitôt l'article du média d'investigation en ligne le lundi 28 septembre, le RN multiplie les démentis agressifs. Mediapart est invité à "enfiler son costard Kevlar", le spectre d'une "guerre totale" et de "tentatives de déstabilisation" sont agités. La rhétorique militaire inonde un post X de Jordan Bardella. On y parle de "cible", d'"offensive", de "guérilla psychologique" ou d'"exécution". Le journalisme y est disqualifié. Il serait parfois le simple "prolongement du combat politique dans lequel tout est permis". Donc entaché de doute.
Circulez, il n'y a rien à voir. Sous couvert d'anonymat, de nombreux élus - hors RN - ne doutent guère de la véracité des informations de Médiapart. Le soralisme gangrenait la jeunesse d'extrême droite - et pas seulement elle - dans les années 2010. Mediapart a beau ulcérer les cadres de droite, plusieurs reconnaissent en privé la qualité de ses enquêtes. Chez ces élus convaincus, la remarque affleure parfois. Jordan Bardella aurait-il dû battre sa coulpe et reconnaître les faits ? Après tout, on n'est pas sérieux quand on a 17 ans. Oui, mais non. Jordan Bardella est l'héritier d'un parti aux racines antisémites notoires et aspire à...
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01/10 - Budget 2027 : la surtaxe sur les grandes entreprises, cette fausse promesse d’un impôt temporaire
"Rien n’est plus permanent qu’une mesure gouvernementale temporaire", écrivaient Milton et Rose Friedman dans La tyrannie du statu quo (1984). L’aphorisme du couple d’économistes, qui participa au renouveau de la pensée libérale à l’Ecole de Chicago dans les années 1950 à 1970, n’a pas pris une ride. A Bercy, cette maxime mériterait d’être encadrée dans la rotonde de l’hôtel des ministres, au côté des portraits des locataires successifs, tant la maison maîtrise l’art de l’éphémère immuable.
De la CSG (Contribution sociale généralisée) instaurée en 1991 à la CRDS (Contribution pour le remboursement de la dette sociale) ajoutée en 1996, en passant par la CEHR (Contribution exceptionnelle sur les hauts revenus) mise en place en 2011, les impôts prétendument d’un jour riment souvent, en France, avec toujours. Dernier avatar de ces fausses promesses faites au contribuable, la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises.
Annoncée en octobre 2024 par Michel Barnier, Premier ministre lui-même temporaire - 3 mois et 8 jours -, elle devait s’éteindre à l’issue d’un seul exercice budgétaire. Las... Sébastien Lecornu l’a reconduite l’année suivante, en l’amendant à la marge, et son maintien figure en bonne place dans le projet de loi de finances pour 2027 qu’il vient de dévoiler. Son rendement pour les caisses de l'Etat, assure-t-il, sera moindre : autour de 5 milliards d’euros, contre plus de 7 milliards précédemment. Une nouvelle pilule que les redevables sont priés...
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01/10 - Prix Nobel, dans les coulisses de l’étrange salle d’attente : "Tu devrais te faire connaître"
Auditorium de Rome, automne 2021. La journée a été riche, les conférences se sont succédé, toutes brillantissimes. A la fin d’un débat, la directrice générale du Cern, Fabiola Gianotti, rattrape Giorgio Parisi, alors simple chercheur en physique des particules. "Garde un téléphone à portée de main". Brusque montée de température, chair de poule. On est le 5 octobre, l’annonce des prix Nobel se fait dans quelques heures. Le Covid rôde, il vaut mieux rester à la maison, alors Giorgio Parisi s’enferme. Qu’a-t-elle voulu dire ? Un tel conseil, un tel jour, ça ne se questionne pas. Pourtant, mille questions lui viennent. Est-ce vraiment son tour ? Le physicien tente d’oublier la perspective abyssale. Il allume son ordinateur, tape des programmes de physique, ses deux téléphones à côté de lui. 10h23. Rien. 10h35. Rien. Fabiola Gianotti sait-elle vraiment ce qu’il se passe à Stockholm ? A 10h36, il se persuade que personne n'appellera. On parlera de lui comme d’un "presque génie", un "quasi Nobel", jusqu’à ce que l’année suivante, le manège reprenne, et l’année d’après encore : le travail pour ne pas se noyer dans les pensées, la déception brutale et immense... Bienvenue dans l’étrange salle d’attente des "nobélisables". A force de travaux remarquables, certains chercheurs accèdent au rang de potentiel récipiendaire du prix décerné par l’Académie de Suède. S’ensuit une attente aussi flatteuse qu’infernale, et si la porte ne s’ouvre pas, le risque d’être enfermé à jamais dans...
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01/10 - Vol de Flydubai dérouté : comment des passagers ont réussi à éviter un drame
Que s'est-il passé à bord du vol FZ1073 parti de Dubaï à destination de Tel-Aviv ? Au fil des heures, les morceaux du puzzle de l'affaire - qui a tenu en haleine tout un pays - se reconstituent. Mercredi 30 septembre, l'appareil a été dérouté vers l'Arabie saoudite alors qu'il se trouvait dans l'espace aérien de la Jordanie. D'après les premiers éléments, le copilote a poignardé le commandant de bord dans ce qui semblait être une tentative de faire s'écraser cet avion de ligne transportant 174 personnes vers Israël. Alors que la situation semblait critique, les passagers ont réussi à atterrir sur la terre ferme, sains et saufs. Comment le drame aérien a-t-il pu être évité ?
6h05. Le vol FZ1073 floqué du logo bleu et orange "Flydubai" décolle de la capitale émiratie. Il met le cap à l'ouest vers sa destination, près de Tel-Aviv. L'appareil est dans les airs depuis deux heures lorsqu'il commence à perdre rapidement de l'altitude et à effectuer un virage serré vers le nord, selon les données de suivi de vol, reprises par CNN. Le Boeing descend de 17 400 pieds d'altitude en un peu moins de deux minutes. Un premier appel de détresse est lancé par l'équipage à 8h31. Quelques secondes après, un autre : le code750, le code de l'Organisation de l'aviation civile internationale signalant un détournement d'avion. La panique débute alors dans l'avion.
À l'intérieur, vissé à son siège bleu, le passager Almog Italie a l'impression que l'avion rencontre de "violentes turbulences",...
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01/10 - Christine Angot et Angie David, même histoire ? Pourquoi "Je change de nom" a un air de déjà-lu
Au mois d’avril, grâce à la loi soutenue par Eric Dupond-Moretti et entrée en vigueur en 2022, Christine Angot a repris à l’état civil le patronyme de sa mère, Schwartz. C’est le sujet de son nouveau livre, Je change de nom (Flammarion), qui vient de sortir. Elle y explique comment elle s’appela Christine Schwartz jusqu’à ses 13 ans, âge auquel elle fut reconnue par son père, Pierre Angot. A 67 ans, elle a décidé de rejeter cette figure paternelle épouvantable (on sait qu’elle fut victime de viols). Contrairement à Edouard Louis, qui en finissait pour de bon avec Eddy Bellegueule dans son premier livre, Christine Schwartz ne liquide pas son identité pour autant, puisqu’elle a choisi de garder Angot comme nom de plume, comme elle l’a expliqué dans Le Nouvel Obs (en parlant d’elle à la troisième personne) : "Christine Angot, je l’aime toujours. Il n’y a pas de raison de la virer. Elle n’a rien fait de mal. C’est celle des livres. Les livres ont toujours été portés par elle. Donc il n’y a pas à annuler les choses dans un autre sens. En revanche, ce qui est clair, ce nom, Christine Angot, n’a jamais été mon nom. Il a été, et il est, mon nom d’écrivain, mais je ne l’ai jamais ressenti ni à 13 ans, ni à 14, ni à 18, ni jamais, comme étant mon nom. Jamais."
Je change de nom est déjà encensé partout, du Monde à Télérama, qui a jugé le récit "saisissant". Il n’aura pas échappé à notre vigilance que Je change de nom d’Angot rappelle fortement La Renommée d’Angie David (éditions Léo...
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01/10 - Mayada Boulos : "Etre tolérant, c’est facile quand on n’a pas à choisir entre la foi et la liberté"
Comment se libère-t-on ? Du regard des autres, de son pays, de sa famille... Questions vertigineuses que Mayada Boulos, directrice de Havas, ex de Matignon, affronte et démêle dans un livre qui ressemblerait presque à un petit précis de la joie tant l'auteure y imprime son optimisme à toute épreuve. De bonne famille (Grasset) raconte à la fois les drames personnels auxquels elle a fait face, son départ d'Egypte - "une amputation", dit-elle -, mais aussi l'enchantement revenu quand, enfin, elle trouve, en France, sa place.
L'Express : Votre livre, dans lequel vous narrez votre parcours de petite fille en Egypte devenue jeune femme en France, est le récit d’une émancipation, la vôtre. Quel était le statut des femmes dans votre famille copte ?
Mayada Boulos : J’ai grandi dans une famille où les livres avaient bien plus de place que la morale. Mais ce qu’on appellerait aujourd’hui le "progressisme" avait ses limites. Pas de voile évidemment chez les chrétiens d’Orient, mais une attention permanente au jugement des autres. "Qu’en diront les voisins ?" est un refrain familier, entendu des milliers de fois. Et malgré tout, quel que soit le milieu social, l’éducation des filles était marquée par le patriarcat. Faire des études oui, mais "un bon mariage" restait l’objectif ultime et "avoir des enfants" le signe de l’épanouissement suprême. Dès lors, les filles rêvaient du prince charmant, pas de l’émancipation. La société, elle, ne rêvait de rien pour elles : elle attend juste...
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01/10 - Léon XIV, la France et la laïcité sans adjectif, par Manuel Valls
Pendant quatre jours, la France a accueilli Léon XIV dans une époque où le message d’espérance manque. Croyants ou non, nous avons été nombreux à être touchés. Par l’homme d’abord, ce pape venu des Amériques, missionnaire au Pérou, qui n’a pas oublié ses racines normandes et béarnaises. Par ses mots ensuite, la paix, la dignité humaine face aux vertiges de la technique, le sort des chrétiens d’Orient, les principes de l’Eglise, bref un humanisme vrai, un regard aimant.
Disons-le sans gêne, la France a des racines chrétiennes profondes. Nos paysages, nos cathédrales, notre calendrier, nos musées, notre littérature, notre idée même de l’être humain en portent la marque. Mais un pays est une sédimentation. Personne ne peut nier l’importance du judaïsme ou aujourd’hui de l’islam. Cette histoire, de Clovis à la Saint-Barthélemy, de Jeanne d’Arc à 1789, des Lumières à l’affaire Dreyfus, a conduit à un choix : la République. Nos racines disent d’où nous venons ; elles ne disent pas quelle loi nous gouverne. Voilà pourquoi la France reste le premier pays au monde à avoir inscrit la liberté de recourir à l'interruption volontaire de grossesse dans sa Constitution et pourquoi le Parlement a adopté une nouvelle loi sur la fin de vie.
A l’Elysée, le pape a affirmé que "la juste laïcité ne consiste pas à exclure la religion de l’espace public". Il a raison, la laïcité n’est ni l’athéisme d’Etat ni l’effacement du religieux. C’est dans le service public – l’école, la mairie,...
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01/10 - Royaume-Uni : le MI5 accuse Pékin d’avoir financé secrètement des chercheurs britanniques
C'est assez rare pour être souligné. Les services de renseignement de la sécurité intérieure du Royaume-Uni ont fait irruption sur les bancs des universités. Le MI5 a indiqué ce mercredi 30 septembre que les chercheurs et les universitaires devraient cesser toute collaboration avec le China General Technology Research Institute (CGTRI). Selon le quotidien The Guardian, l'agence a averti les facultés du pays que les services de renseignement chinois se servaient de cet organisme comme d'une société écran pour financer les travaux de chercheurs britanniques et dérober des secrets liés à des projets de haute technologie. "Cette alerte sur les espions chinois est la première du genre émise par le MI5 de sa propre initiative", contextualise The Independent.
Le MI5 affirme que le CGTRI entretient des "liens très étroits" avec le ministère chinois de la Sécurité d'État (MSS)."Le MI5 a établi que la mission première du CGTRI est de financer des recherches universitaires visant directement à renforcer les capacités techniques d'espionnage du MSS, assure le service de renseignement, dans son rapport relayé par la BBC. De quoi inquiéter le ministre britannique de la Sécurité, Dan Jarvis : "Cette alerte met en lumière les tentatives des services de renseignement chinois de tirer profit, de manière clandestine, de l’expertise et des recherches de nos universitaires, compromettant ainsi notre sécurité nationale et celle de nos alliés."
Au total, l'organisation chinoise a financé une...
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01/10 - Immobilier : la vente à terme, une alternative au viager
Inscription à la salle de sport : check. Programme nutritionnel post-vacances : check. Rangement de la maison : check. Fini l’été, vous êtes paré pour la rentrée ! Mais qu’en est-il de votre argent ? Certes, en matière de patrimoine, les projets se pensent sur le long terme et il est préférable d’éviter les décisions hâtives et excessives. Remettre de l’ordre dans ses idées à échéances régulières demeure néanmoins une bonne idée. Une routine en trois étapes permet de vérifier que votre organisation patrimoniale est toujours adaptée. Un, vérifiez votre capacité d’épargne, notamment si vos rentrées d’argent ou vos dépenses ont évolué. Deux, questionnez la répartition de vos investissements sur les différentes catégories de placements en fonction du contexte. Trois, faites le point sur la performance de vos produits. Car l’environnement économique demeure mouvant : taux d’intérêt en hausse, marchés actions au sommet, immobilier en dents de scie… De nombreux défis attendent les épargnants dans les prochains mois. Anticiper permet d’affronter l’avenir avec sérénité.
Les récentes tensions sur le marché du crédit compliquent le financement d’un achat immobilier. Pourtant, si vous souhaitez devenir propriétaire, il existe une solution méconnue : la vente à terme immobilière. Encore peu répandue en France, elle se développe dans le sillage du viager, dont elle est une cousine éloignée.
Son fonctionnement demeure relativement simple. Dans une vente à terme, l’acte authentique...
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01/10 - L’enclave de Kaliningrad au cœur de nouvelles tensions entre la Russie et l’Otan
Ce sont des menaces écrites noir sur blanc : la Russie a averti l'Otan qu'un recours à l'arme nucléaire était envisagé si son enclave de Kaliningrad venait à être isolée, révèle un document du Kremlin envoyé à l'Alliance et consulté mercredi 30 septembre par Reuters.
Dans ce document, Moscou accuse l'organisation nord-atlantique de suivre une "voie dangereuse et imprudente" qui comporte "des risques élevés de déclenchement d'un conflit armé direct", et mentionne la possibilité "de frappes russes contre les centres de décision des États membres de l'alliance". "La Russie sera prête à utiliser l'ensemble de l'arsenal de forces et de capacités à sa disposition, y compris les armes nucléaires, afin de défendre son territoire si les pays de l'Otan devaient entreprendre toute tentative visant à isoler la région de Kaliningrad du reste du pays", indique le texte.
L'enclave de Kaliningrad est un territoire russe d'environ un million d'habitants, bordant la mer Baltique entre la Pologne et la Lituanie, et fortement militarisé. Outre cet avertissement confidentiel, les ambassades russes dans au moins trois pays européens ont publié ces derniers jours des communiqués accusant l'Otan d'aggraver les tensions par le biais d'exercices militaires et de scénarios impliquant cette région. Leurs déclarations indiquaient que la Russie n'avait aucune intention d'attaquer les pays de l'Otan, mais prévenaient que toute agression contre Kaliningrad se heurterait à la riposte la plus ferme qui...
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01/10 - Déchristianisé, tatoué et narcissique : "Homo occidentalis" sur le divan de Jérôme Fourquet
Grand cartographe de "l’archipel français", Jérôme Fourquet s’internationalise, tout en s'allongeant sur le divan. Dans son nouveau livre, Homo Occidentalis (Seuil, parution 2 octobre), le directeur du département Opinion à l’Ifop s’associe à un "psy", Ruben Rabinovitch. Dans le sillage des travaux de Christopher Lasch ou Paul Yonnet, les deux auteurs mêlent sociologie et psychologie pour documenter la "bascule anthropologique" et le "nouveau régime psychique" à l’œuvre dans toutes les sociétés occidentales. Selon eux, ce n'est rien moins qu'un nouvel homme qui serait en train d’advenir.
Depuis cinq ou six décennies, de notre naissance à notre mort, les mutations sont vertigineuses. L’essai débute par la fin de la famille patriarcale qui a longtemps structuré les sociétés occidentales. En France, la loi de 1970 remplace la "puissance paternelle" par "l’autorité parentale". Côté représentations, on passe du patriarche sécurisant du tableau A l’abri du besoin de Norman Rockwell (1942) à Homer Simpson, un idiot ridiculisé jusque dans son propre foyer. La rupture civilisationnelle de la Seconde Guerre mondiale et le baby-boom qui a permis l’avènement d’un "peuple adolescent" (Yonnet) ont joué un rôle clé dans ces transformations intimes. Aux Etats-Unis, 78 % des ménages en 1950 étaient des couples mariés, contre 47 % en 2022. Parallèlement, le nombre de divorces a explosé : en 2022 près d’un tiers des familles américaines étaient monoparentales. Partout, les taux de fécondité...
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01/10 - Affaire Bardella : les années soraliennes de la jeunesse FN
La chevelure blonde de Marine Le Pen détonne sur le fond bleu dressé pour l’occasion. Ce jour de 2006, les jeunes du Front national organisent un karaoké à l’occasion de la traditionnelle fête annuelle "Bleu blanc rouge" du parti d’extrême droite. Marine Le Pen saisit le micro : "Je vous invite à vous rapprocher du stand des Jeunes avec Le Pen, parce que dans quelques minutes Alain Soral, l’immense écrivain (…) va nous démontrer ses talents de chanteur." Et l’auteur de l’ouvrage complotiste et antisémite Comprendre l’Empire, blouson noir et béret vissé sur le crâne, de la rejoindre pour entonner Ma gueule, de Johnny Hallyday.
C’était il y a vingt ans. Aujourd’hui, alors que Mediapart a révélé, ce lundi, des propos antisémites attribués à Jordan Bardella (que ce dernier conteste), le RN se garde bien de faire la publicité de cet ancien compagnonnage. L’histoire frontiste d’Alain Soral dure pourtant plusieurs années. Il se rapproche, en 2005, de Jean-Marie Le Pen, qu’il conseille à l’aune de la campagne présidentielle de 2007, allant jusqu’à participer à la rédaction de certains discours, comme celui de Valmy en 2006.
C’est qu’à l’époque, le parti de Jean-Marie Le Pen peine à produire sa propre réflexion politique. En mal d’intellectuel organique, il se tourne donc vers l’extérieur pour alimenter son logiciel idéologique. Son ralliement est annoncé en grande pompe, lors d’une conférence de presse du parti, le 6 février 2007, pilotée par Louis Aliot, pourtant proclamé...
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01/10 - Budget : quand les hausses d’impôts servent à payer les créanciers de la France
Comment promettre la stabilité fiscale et faire son contraire ? Comment vanter encore les bienfaits d'une politique de l'offre et l'avoir enterrée presque en cachette ? Voici quelques-uns des tête-à-queue politiques auxquels se livrent les gouvernements successifs depuis quasiment trois ans. La première esquisse du projet de loi de finances pour 2027 présenté ce jeudi 1er octobre ne change guère la donne. Première esquisse tant la copie risque d'être amendée, redimensionnée au cours des débats parlementaires qui vont s'ouvrir dès la mi-octobre.
Sur la table, donc, près de 17 milliards d'euros de mesures nouvelles de prélèvements obligatoires l'an prochain. Au menu, la surtaxe sur l'impôt sur les sociétés – certes allégée – devrait encore rapporter quelque 5 milliards d'euros, un gel du barème des allègements de charges sur les bas salaires (2,9 milliards), une augmentation de la fiscalité sur les indemnités journalières, un prélèvement sur les actifs financiers en déshérence et une kyrielle de taxes sectorielles pesant notamment sur les autoroutes et les aéroports (800 millions d'euros) ou encore une augmentation de la TVA pour les abonnements de Canal+ (400 millions). S'y ajoute le toilettage de plusieurs niches fiscales, notamment le mécanisme très controversé de l'apport-cession qui permet à un entrepreneur de reporter l'imposition de la plus-value réalisée lors de l'apport de ses titres à une société holding. Un dispositif qui concerne au premier chef les entreprises...
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01/10 - "Aller vite et fort" : la "banque de représailles" imaginée par la France en cas d’agression russe
La nuit du 4 août a constitué un tournant en Europe avec l’attentat russe raté sur l’aéroport de Leipzig, en Allemagne. Depuis lors, la tension règne dans les services de renseignement. "Ma préoccupation quotidienne, c’est un Leipzig qui réussit et comment on y répond" confie un de leurs responsables.
Comment réagir concrètement à une agression russe visant le territoire national ou celui de nos partenaires européens ? Emmanuel Macron a demandé à ses services de sécurité de plancher sur la question. Une note gouvernementale, rédigée en septembre en préparation d'une réunion sur la menace russe à l'Elysée, s'attarde sur ces scénarios. Ce document que L'Express a pu consulter esquisse la mise en place d'une "banque de représailles", autant d'actions permettant d'aller "vite et fort" en faisant "mal" à la Russie en cas d'attaque.
La priorité reste de convaincre la Russie de ne pas aller trop loin, c’est-à-dire de la dissuader d’agir inconsidérément contre nous. Non pas en misant sur sa très improbable bonne volonté, mais en lui faisant craindre des conséquences négatives pour elle-même au cas où elle s’y risquerait. François Mauriac pensait que "la peur est le commencement de la sagesse". Faute de la croyance en Dieu, auquel l’écrivain catholique faisait allusion dans Thérèse Desqueyroux, mieux vaut s’en remettre à l’arme nucléaire et au cyber.
D’autant que ça marche mais pas comme on avait pu l’imaginer. Depuis 2022, la dissuasion nucléaire entre l’Otan et la Russie a...
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01/10 - Marc Hecker, directeur de l’Ifri : "En matière de politique étrangère, le RN va rarement plus loin que des positions de principe"
Quelle sera la politique étrangère du Rassemblement national s’il arrive au pouvoir ? Pour le savoir, inutile de vous rendre sur leur site : aucun des 16 "livrets thématiques" que l’on y trouve [famille, contrôle de l’immigration, sécurité…] n’est consacré à sa vision internationale ! Seul indice, la Déclaration du droit des peuples et des nations, présentée par Marine le Pen en 2023, qui aborde les concepts de souveraineté, de sécurité et de primauté du droit national sur le droit européen.
Pour en savoir plus, Marc Hecker, directeur exécutif de l’Institut français des relations internationales, a épluché les débats de trois commissions parlementaires de l'Assemblée nationale ("Affaires étrangères", "Affaires européennes" et "Défense nationale"), soit plus de 300 documents produits entre juin 2024 et l’été 2026. Des sources d’information, dit-il, "trop peu exploitées", qu’il a ensuite recoupé avec des entretiens avec un député RN et un haut cadre du parti. À la fin, une radiographie inédite sur la façon dont un gouvernement RN mènerait sa politique étrangère. Entretien.
L'Express : Votre étude met en évidence ce qui semble être, pour le RN, une obsession : la perte de souveraineté.
Marc Hecker : Le RN dresse le constat d'un déclin de la France, et notamment d'une perte de souveraineté, qu’il aborde de plusieurs manières. D’abord, la question des frontières. Pour le RN, la souveraineté n'a de sens que si elle est adossée à un peuple. Elle ne peut donc être que...
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30/09 - "La fenêtre d’action se referme" : l’avertissement de la spécialiste de l’IA Judith Dada à l’Europe
Pendant des mois, Judith Dada, co-PDG de Langdock (une entreprise européenne de premier plan dans le domaine de l’IA) et senior partner chez Visionaries Club, a consacré ses soirées à un projet d’un genre particulier lié à l’IA. Non pas un énième rapport ou une note de synthèse, ou même un catalogue de mesures. Mais une fiction ; un ambitieux scénario prospectif sur cinq ans intitulé "Europe 2031", consacré au déclassement imminent de celle-ci si elle n’agit pas rapidement en matière d’intelligence artificielle. Avec d’autres excellents connaisseurs du sujet, l’investisseuse s’est ainsi attelée à décrire en détail les conséquences concrètes dont pourrait pâtir à l’avenir le Vieux Continent faute d’actions. Auprès de L’Express, Judith Dada radiographie les faiblesses de l’Europe (à commencer par son "anti-ambition"), et nomme les secteurs qui doivent, selon elle, être urgemment réformés. Avec une certitude : "Il serait indigne pour l’Europe de viser autre chose que l’excellence en matière d’IA." Entretien.
L’Express : pourquoi avez-vous jugé nécessaire de lancer un tel projet aujourd’hui ?
Judith Dada : Tous les co-auteurs d’Europe 2031 ont en commun un amour farouche pour le Vieux Continent, et une immense frustration face à l’inaction - du moins le peu d’actions - que nous y observons sur la thématique de l’IA. Nous avons tous lu le rapport Draghi, ainsi que les multiples travaux menés à ce propos, et nous avions l’impression que l’Europe se noyait sous les rapports...
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30/09 - Après l’euthanasie d’Arnaud Denis, un médecin-patient alerte sur les implants pour hernie
Le 21 septembre 2026, le comédien Arnaud Denis se faisait euthanasier en Belgique, à cause de complications devenues insupportables après la pose d’un implant pour traiter une hernie inguinale. Il était un porte-parole emblématique pour tous les patients atteints comme lui dans leurs chairs après cette opération pourtant banale. Car Arnaud Denis est loin d’avoir été la seule victime de ces prothèses. Parmi elles, se trouve aussi le Dr Pierre-Henri Moury, un ancien anesthésiste-réanimateur qui a évoqué à visage découvert son parcours lors d’une récente conférence organisée par la Société Française et Francophone d’Ethique Médicale. Son témoignage a été repris dans la revue scientifique Ethics, Medicine and Public Health. En reconversion dans le champ de l’épidémiologie et de la santé publique, il a accepté de dialoguer pour L’Express avec notre chroniqueur, le Pr Antoine Flahault. Avec cette retranscription sans fard de leurs échanges sur ce véritable scandale médical, ils s'interrogent sur les raisons qui l'ont rendu possible, et sur l'inertie, pour ne pas dire l'indifférence, tant des chirurgiens que des autorités sanitaires.
Pr Antoine Flahault : C’est un exercice assez inhabituel pour moi comme pour vous et je vous en remercie ! Les médecins ont peu l’habitude d’intervenir en tant que patients. Pourriez-vous nous expliquer tout d’abord ce qu’est une hernie – et notamment une hernie inguinale ?
Dr Pierre-Henri Moury : Une hernie est une fragilité d’une paroi de notre...
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30/09 - "C’est désastreux" : pourquoi la baisse de la contribution de la France au budget de l’UE serait un sacrifice inutile
Cachez cette Europe qu’on ne saurait voir. Quand Sébastien Lecornu écrit à Ursula von der Leyen, il faut lire entre les lignes. Mardi 15 septembre, le Premier ministre prend la plume pour demander à la présidente de la Commission européenne de "veiller à ce que les recettes exceptionnelles résultant de l’amende infligée à Google [...] se traduisent par une réduction des contributions des Etats membres." Quand il parle d’Etats membres, Sébastien Lecornu pense, bien sûr, à la France. Matignon s’empresse aussitôt de dissiper un possible malentendu et affirme qu’"il ne s’agit en aucun cas d’une remise en question de la contribution française à l’UE". Prière d’y croire.
Le lendemain, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, en remet une couche : "Je vous invite à ne pas confondre ce que demande Jordan Bardella et ce que fait aujourd’hui le gouvernement." L’idée, pourtant, est la même. Et d’autres figures du bloc central, qui ne craignent pas de passer pour le locataire qui se plaint du prix de son loyer, clament tout haut que la France paie trop. La contribution française au budget européen pluriannuel 2021-2027
Bruno Le Maire, justement, ne s’embarrasse pas de précautions. L’ancien ministre de l’Economie met les pieds dans le plat en proposant "un rabais de la participation de la France à l’UE de 5 milliards d’euros", laquelle se justifierait "au regard de notre situation financière et du niveau de vie des Français". La sortie ravit le RN et consterne son camp. Une...
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30/09 - "Nous subissons aussi l’ozone produit hors d’Europe" : la mise en garde de Laurence Rouil, du programme Copernicus
Les incendies de l'été 2026 ont laissé des traces, y compris loin des zones concernées. Dans le sillage des mégafeux qui ont embrasé l'Europe et l'Amérique du Nord, un polluant discret a gagné du terrain : l'ozone troposphérique. Selon la dernière étude du service européen Copernicus, aucune région du globe n'y échappe. Ce gaz se nourrit de la pollution ambiante, s'emballe sous l'effet de la chaleur et voyage sur des milliers de kilomètres, au mépris des frontières. Laurence Rouil, directrice du Service de surveillance de l'atmosphère de Copernicus (CAMS), décrypte pour L'Express un phénomène qui, faute de coopération internationale, pourrait un enjeu de santé majeur.
L'Express : Tout le monde a entendu parler du trou dans la couche d'ozone. Mais pas de l'ozone troposphérique, de quoi s'agit-il ?
Laurence Rouil : Ce sont deux phénomènes bien distincts. L'ozone stratosphérique, le plus connu du grand public, est présent naturellement à haute altitude : c'est lui qui forme la couche protégeant la Terre des rayons ultraviolets. Son évolution, en particulier le trou observé au-dessus de l'hémisphère sud, nous préoccupe à juste titre, puisqu'il s'agit de notre bouclier. L'ozone troposphérique, lui, est celui que nous respirons. Il occupe les basses couches de l'atmosphère, du sol jusqu'à une dizaine de kilomètres d'altitude environ. Surtout, il se forme par réactions photochimiques. Son carburant, c’est le soleil et les autres polluants, principalement les oxydes d'azote et...
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30/09 - Guerre en Ukraine : Robert Brovdi, le "chef des drones" devenu la cible numéro un du Kremlin
Une silhouette qui se cache derrière un arbre, l’objectif du drone qui se rapproche, une nuée de fumée grise et le noir total. Depuis plusieurs mois, ces vidéos en provenance du champ de bataille ukrainien montrent une nouvelle manière de tuer : à plusieurs kilomètres de distance, derrière un écran, avec un petit appareil volant comme intermédiaire.
Derrière cette guerre filmée depuis le ciel, un homme : Robert Brovdi, appelé "Magyar". Il est depuis le 3 juin 2025, le commandant des Forces de systèmes sans pilote, une branche de l’armée ukrainienne devenue le laboratoire technologique de la guerre du futur.
Il y a plus de quatre ans, rien ne destinait pourtant ce visage à la mine austère et au sourire rare à devenir l’une des figures de la guerre qui ravage l’est de l’Europe. Mais les conflits bousculent les vies et les trajectoires prennent des directions inattendues. Originaire de l’ouest de l’Ukraine, Robert Brovdi était, avant l’invasion russe à grande échelle, un entrepreneur dans le secteur agricole. Après avoir travaillé dans la construction, il prend notamment la direction de Khlib Investbud, une société spécialisée dans le commerce de céréales. Ses activités professionnelles le conduisent à vivre plusieurs années en Chine, à Hongkong et à Singapour, mais aussi à fréquenter les cercles du pouvoir ukrainien, notamment ceux de l’ancien président Viktor Iouchtchenko. Un parcours qui s’accompagne toutefois de plusieurs zones d’ombre. En 2011, le Kyiv Post rapporte...
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30/09 - Dix ans après le Brexit, Andy Burnham n’écarte pas un retour du Royaume-Uni dans l’UE
Le Premier ministre britannique Andy Burnham a déclaré, ce mercredi 30 septembre, que le Royaume-Uni devait envisager différentes options pour sa future relation avec l'Union européenne, y compris un retour au sein de l'UE, réaffirmant son message selon lequel le Brexit avait "fait plus de mal que de bien".
Lors du congrès annuel du parti travailliste mardi à Liverpool, Andy Burnham, qui a fait campagne pour le maintien du Royaume-Uni dans l'UE lors du référendum de 2016, a soutenu que le pays devait envisager de nouvelles options dans "la relation à long terme de la Grande-Bretagne avec ses partenaires européens".
Le Premier ministre britannique a déclaré que le départ du Royaume-Uni de l'UE n'avait pas permis de tenir la promesse de ses partisans de "reprendre le contrôle", et qu'au contraire, il avait affaibli le pays, notamment sur le plan économique et face à l'augmentation de l'immigration.Des sondages favorables
S'exprimant au micro de la BBC ce mercredi, Andy Burnham a déclaré que le Royaume-Uni devait envisager non seulement une adhésion pleine et entière, mais aussi un retour au marché unique de l'UE, ravivant ainsi un débat clivant qui divise le pays depuis dix ans.
"Nous pourrions rester tels quels. C'est tout à fait envisageable, si les gens pensent que c'est le bon endroit pour rester", a déclaré Andy Burnham, énumérant certaines options, dont celle d'"aller jusqu'au bout" pour revenir dans l'UE.
On ne sait pas encore comment le gouvernement compte...
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30/09 - Un vol entre Dubaï et Tel-Aviv dérouté, la piste d’une tentative d’attentat terroriste étudiée
Un vol Flydubai reliant Dubaï à Tel-Aviv a été dérouté, ce mercredi 30 septembre, vers l'Arabie saoudite après une série d'alertes et une chute brutale d'altitude, dans ce que le gouvernement israélien pense être une tentative d'attaque "terroriste" de la part de l'un des pilotes de l'appareil. Selon Reuters, qui s'appuie sur Flightradar24, le Boeing 737 du vol FZ1073 a perdu près de 14 000 pieds, soit plus de quatre kilomètres, en moins de 30 secondes au-dessus de la Jordanie. L'appareil a ensuite transmis les codes d'urgence 7700 puis 7500, ce dernier signalant une possible "intervention illicite à bord", rapportent Reuters et le Jerusalem Post. L'avion a finalement atterri sans encombre à Tabuk, dans le nord-ouest de l'Arabie saoudite.
Quelques heures après les faits, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré que l'un des pilotes avait tenté de faire s’écraser l’avion. "Lors du vol, alors qu’ils approchaient de notre pays, l’un des pilotes a poignardé l’autre pilote, et a apparemment tenté de faire crasher l’avion avec tout le monde à bord", a expliqué le dirigeant lors d'une allocution vidéo, lequel dit avoir ordonné des préparatifs contre toute autre "menace potentielle".
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a évoqué de son côté, dans un communiqué, une "tentative d’attaque djihadiste". D'après les premiers éléments de l'enquête communiqués par Israël, le copilote aurait poignardé le commandant de bord avant que le personnel de cabine...
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30/09 - Irak : l’armée américaine se retire du pays, plus de 20 ans après la chute de Saddam Hussein
Les forces américaines ont mis fin à leur mission en Irak ce mercredi 30 septembre, un départ qui risque de créer un vide sécuritaire et laisser ainsi le champ libre à l'Iran et à ses appuis chiites dans le pays, ainsi qu'à Daech, en pleine résurgence, qui pourrait saisir cette occasion de se réorganiser.
Ce retrait, principalement effectué depuis la base aérienne d'Erbil, dans la région kurde semi-autonome, a de fait été célébré comme une victoire par Téhéran et ses alliés. Il avait été décidé en 2024 sous la présidence de Joe Biden et a été mis en œuvre par l'administration de Donald Trump, alors même que celle-ci mène une guerre contre l'Iran. Il intervient 23 ans après que les forces dirigées par les États-Unis ont renversé Saddam Hussein, déclenchant ensuite des années de bouleversements et de chaos qui ont culminé avec l'essor de Daech.
Le Pentagone a déclaré ce mercredi que les États-Unis et leurs partenaires de coalition avaient officiellement mis fin à l'opération "Inherent Resolve" (appelée opération "Détermination absolue" en français) et qu'il continuerait à fournir à ses partenaires irakiens une formation ciblée ainsi qu'un soutien en matière de renseignement. Les Irakiens doivent désormais prendre la tête des efforts visant à assurer la sécurité du pays et à maintenir sous contrôle les derniers éléments de Daech, a ajouté le ministère américain de la Défense."Les vides sécuritaires peuvent être extrêmement dangereux"
Si le départ des forces américaines est...
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30/09 - Patricia Mirallès, présidente de la Miviludes : "Le cancer et l’autisme sont des portes d’entrées pour les dérives sectaires"
La Miviludes vient de publier son nouveau guide consacré aux dérives sectaires dans le domaine de la santé, alors que les pratiques de soins non conventionnelles et les promesses de guérison connaissent une visibilité croissante, notamment sur Internet. L’organisme alerte en particulier sur les mécanismes d’emprise, les discours qui conduisent à la défiance envers la médecine conventionnelle et les risques de perte de chance pour les patients. Le guide entend fournir aux professionnels de santé comme au grand public des outils pour repérer ces situations et réagir face à des pratiques potentiellement dangereuses. L'ancienne ministre Patricia Mirallès, aujourd'hui présidente de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, alerte sur des demandes qui ne font que progresser ces dernières années.
L'Express : Pourquoi était-il nécessaire de publier une nouvelle édition du "Guide santé et dérives sectaires" de la Miviludes ?
Patricia Mirallès : Depuis mon arrivée au début de 2026 à la présidence de la Mission, j’ai constaté que les nouveaux signalements rendaient indispensables la mise à jour du "guide santé", dont la dernière version avait plus de dix ans. Les demandes d’informations relatives au secteur de la santé n'ont fait que progresser au cours des dernières années : elles représentent désormais 37 % des sollicitations reçues par la Miviludes chaque année. Les dérives dans ce domaine sont ainsi devenues le premier motif de prise...
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30/09 - Royaume-Uni : le mystère persiste autour du projet présumé d’attaque contre une base militaire
Cinq suspects arrêtés pour la préparation présumée d'un acte terroriste, puis remis en liberté sous caution dès le lendemain. De l'essence en large quantité retrouvée dans leurs véhicules, mais aucun explosif. Trois jours après l'incident survenu dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 septembre près de la base américaine de RAF Fairford située dans le comté britannique de Gloucestershire, l'enquête de police tente toujours de comprendre si un acte terroriste était bien en préparation — aucune explosion n'a eu lieu — et de démêler les circonstances très floues de ces événements.
Un élément particulièrement étonnant ajoute à la confusion : selon le journal britannique The Times, l'un des hommes interpellés avait lui-même appelé la police près d'une heure avant qu'une agricultrice ne signale plusieurs camionnettes entourées d'hommes cagoulés près de la base militaire, à 1h36 du matin dimanche. Les cinq hommes, des ressortissants britanniques d'une vingtaine d'années vivant à Londres, ont été arrêtés dans la foulée pour préparation présumée d'un acte terroriste. Ils ont finalement été libérés sous caution lundi soir, tout en restant sous enquête et soumis à de strictes conditions.Une répétition ?
Les circonstances exactes de l'incident restent obscures. Les enquêteurs cherchent notamment à comprendre pourquoi l'un des suspects a appelé le 999 : prise de panique, volonté de se retirer ou appel prévu dans l'opération ? Si les trois véhicules du groupe ont été examinés par la...
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30/09 - Illy, l’entreprise familiale de Trieste qui percole à l’international
Le logo d’Illy trône fièrement dans la plupart des bars italiens. Un carré rouge vif, dans lequel se détachent en blanc, telle une signature faite à la main, les quatre lettres d’un des noms les plus célèbres de la péninsule. Le même nombre que celui du mot café dont il est presque le synonyme pour des millions d’Italiens. Illy incarne bien plus qu'un breuvage. L’entreprise familiale presque centenaire est l’emblème de ces groupes agroalimentaires transalpins qui allient tradition, innovation scientifique et qualité. L'histoire remonte à 1933, quand Francesco Illy, fils d'un charpentier hongrois, fonde à Trieste, sur les rives de l’Adriatique, une société de torréfaction. Ce choix ne doit rien au hasard. C’est le premier port d'importation du café en Europe et le siège historique de la Bourse du café.
Animé par la passion des affaires, Francesco Illy a aussi le goût de l'innovation technologique, qui propulsera sa petite entreprise partout sur la planète. Dès les années 1930, il conçoit l'Illetta, ancêtre du percolateur moderne, ainsi que le procédé de pressurisation de l'emballage. Le café peut désormais se vendre aux quatre coins du pays puis de l'Europe, et bientôt du monde. Une filiale est ouverte en Suisse dès 1939, première étape de l'internationalisation. Ernesto, le fils de Francesco Illy, prend sa succession en 1956 et met à profit ses études de chimie. Il ouvre un laboratoire de recherche sur les arômes et collabore avec des scientifiques internationaux....
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30/09 - "Personne n’est vraiment surpris" : l’affaire Bardella vue par la presse étrangère
Le vernis de normalisation du Rassemblement national vole en éclats sous le regard de la presse européenne. À un peu plus de six mois de la présidentielle française, l'enquête publiée lundi 28 septembre par Mediapart sur des propos antisémites attribués à Jordan Bardella fait réagir bien au-delà de l'Hexagone. Chez nos voisins européens, eux aussi touchés par la montée de l'extrême droite, la presse a pris la mesure ces derniers jours de la déflagration causée par cette affaire "qui percute de plein fouet la campagne présidentielle du Rassemblement national", comme l'écrit le quotidien suisse Le Temps. Le constat se durcit encore dans le Financial Times, qui voit le "principal lieutenant de Marine Le Pen" pris dans "un scandale qui prend de l'ampleur et engloutit le parti d'extrême droite à quelques mois de l'élection présidentielle".
En cause : des dizaines de conversations privées datant de 2013 à 2015, que Mediapart affirme avoir authentifiées après plusieurs mois d'enquête. Jordan Bardella, alors âgé de 17 puis 18 ans et déjà engagé au Front national, y aurait notamment écrit que "toutes les banques sont détenues par des juifs" et relayé plusieurs thèses complotistes antisémites. Lui nie tout en bloc, dénonce des "faux grossiers" et une "opération de barbouzerie", et a porté plainte en diffamation. Marine Le Pen a immédiatement fait corps avec lui, dénonçant elle aussi une "manip" destinée à déstabiliser sa campagne.
Si ces propos ne font pour l'heure l'objet...
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30/09 - Placements : comment glisser des fonds de performance absolue dans votre portefeuille
Inscription à la salle de sport : check. Programme nutritionnel post-vacances : check. Rangement de la maison : check. Fini l’été, vous êtes paré pour la rentrée ! Mais qu’en est-il de votre argent ? Certes, en matière de patrimoine, les projets se pensent sur le long terme et il est préférable d’éviter les décisions hâtives et excessives. Remettre de l’ordre dans ses idées à échéances régulières demeure néanmoins une bonne idée. Une routine en trois étapes permet de vérifier que votre organisation patrimoniale est toujours adaptée. Un, vérifiez votre capacité d’épargne, notamment si vos rentrées d’argent ou vos dépenses ont évolué. Deux, questionnez la répartition de vos investissements sur les différentes catégories de placements en fonction du contexte. Trois, faites le point sur la performance de vos produits. Car l’environnement économique demeure mouvant : taux d’intérêt en hausse, marchés actions au sommet, immobilier en dents de scie… De nombreux défis attendent les épargnants dans les prochains mois. Anticiper permet d’affronter l’avenir avec sérénité.
Réaliser chaque année une performance positive quel que soit le contexte de marché : c’est l’ambition des fonds de performance absolue, telle que la définit la société de gestion Lazard Frères Gestion. Sur son site Internet, le gérant DNCA Finance cite un objectif similaire tout en se montrant peu plus prudent, évoquant "la recherche d’une performance régulière avec une volatilité limitée". Contrairement aux fonds...
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30/09 - Présidentielle 2027 : "Ah les cons ! S’ils savaient !", par Eric Chol
Semaine après semaine, la lecture des sondages sur la prochaine élection présidentielle provoque des bouffées d’angoisse étourdissantes. Le mur du populisme se dresse devant nous, et plutôt que d’appuyer sur la pédale du frein, les Français préfèrent accélérer. Les plus optimistes rétorqueront que les jeux sont loin d’être faits : il reste encore un peu plus de six mois avant le scrutin et comme on le sait, une enquête d’opinion n’est qu’une photographie à un instant T.
Mais le danger menace, et c’est là que ressurgit cette phrase qu’aurait prononcée Edouard Daladier, le président du Conseil, le 20 septembre 1938 sur le tarmac de l’aérodrome du Bourget, de retour de la fameuse conférence de Munich. "Ah les cons ! S’ils savaient !".
Reste à savoir qui sont les cons d’aujourd’hui. Incontestablement, une certaine envie de radicalisme est de plus en plus palpable chez les Français– dans le sondage Harris RTL publié le 28 septembre, on observe une montée conjointe de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen, et un effritement pour le bloc central, dessinant un second tour entre les candidats du RN et de LFI. Un penchant pour le dégagisme déjà observé ailleurs, que ce soit aux Etats-Unis, en Italie ou au Royaume-Uni, et qui touche désormais notre pays, encore renforcé récemment par la flambée du prix des carburants.
Mais il est surtout de plus en plus évident que l’incroyable irresponsabilité collective des candidats en lice les place chaque jour un peu plus dans la mauvaise...
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30/09 - L’Arabie saoudite face à une menace existentielle, par Bernard Haykel
Le gouvernement de l'Arabie saoudite vient d’annoncer la fermeture pour une semaine de toutes les écoles de la capitale et, selon des sources bien placées, a donné pour instruction à tous les hôpitaux de se préparer à accueillir des blessés. Selon des Saoudiens bien informés, le royaume fait aujourd’hui face à une menace existentielle sans équivalent depuis le règne du roi Abdelaziz, son fondateur, mort en 1953. Même l’invasion du Koweït par l’Irak, en 1990, qui avait fait craindre une occupation irakienne des champs pétrolifères de l’est, n’est pas comparable au défi auquel le pays est confronté aujourd’hui.
La menace militaire provient de trois directions : au sud, des rebelles houthistes au Yémen ; au nord, des milices chiites en Irak ; à l’est, du régime des mollahs en Iran. Les trois adversaires du royaume coordonnent leurs actions, les houthistes et les milices irakiennes suivant, à des degrés divers, les ordres de Téhéran. Tous déclarent ouvertement vouloir la chute de la dynastie des Al Saoud, au motif que les Saoudiens sont les alliés des impérialistes américains et d’Israël. Pour leur part, les houthistes souhaitent conquérir des territoires saoudiens, dont La Mecque et Médine, tandis qu’un dirigeant de premier plan des milices chiites irakiennes a déclaré que "le chemin de la libération de Jérusalem passe par Riyad". Les houthistes ont annoncé en juillet un blocus naval visant les ports et le trafic maritime saoudiens. Depuis, ils ont lancé des dizaines de...
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30/09 - Cinéma : "Le Chant des oliviers", la voix au chapitre du plus petit pays de l’Union européenne
Ça fait longtemps qu’avec Dora on a envie d’aller à Malte. Le temps passe et l’envie commençait à sécher comme un grain de raisin de Corinthe. Le Chant des oliviers d’Alex Camilleri aura plongé notre grappe dans l’alcool des choses indispensables ; je pense sérieusement que d’ici Pâques, nous aurons fait le voyage. Pèlerinage sur les lieux de ce film.
Je n’aime pas du tout le titre, si ça vous fait le même effet de lieu commun poético-bucolique, bouchez-vous le nez et allez quand même voir ce chant de l’Odyssée de Malte. Impensable comment c’est beau, intelligent et, ce qui aurait pu tout gâcher mais là pas du tout : extrêmement émouvant. Le titre original c’est Żejtune, qui est le nom de l’autre île, plus petite, de Malte ; ce que Porto Santo est à Madère ou Minorque à Majorque. Le point sur le Z de Żejtune signale une langue particulière, la seule sémitique d’Europe, avec des emprunts à l’anglais, au français, à l’italien, et surtout à l’arabe. Le maltais est parlé par le demi-million d’habitants de cet archipel qui, avec ses 316 kilomètres carrés, représente la plus forte densité de population en Europe.
Entre autres records, Malte fut aussi le pays le plus bombardé pendant la guerre de 1940, proportionnellement à sa superficie. Après un passé glorieux qui remonte aux Phéniciens et qui lui a fait connaître à peu près toutes les invasions barbares et coloniales qui ont façonné l’Europe, devenue colonie anglaise après le départ de Napoléon, l’Empire britannique lui a...
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30/09 - Présidentielle 2027 : pour Edouard Philippe, le principal danger s’appelle TINA
"Il n'y a pas 36 solutions si on veut que les comptes soient équilibrés", dit-il, en expliquant que le report de l'âge légal du départ à la retraite n’est pas un choix idéologique, mais la seule issue rationnelle possible. "Ce n'est pas un luxe, ce n'est pas un plaisir, c'est une nécessité", ajoute-t-il avant de dénoncer "les solutions magiques" (le recours à la dette publique) ou "le choix de la facilité" pour dénoncer la piste d'une augmentation des impôts ou des cotisations. "S'il faut endosser l'impopularité aujourd'hui, je l'endosserai", conclut-il. Nous sommes le 22 mars 2023 et au journal télévisé de 13 heures de TF1 et de France 2, Emmanuel Macron défend sa réforme des retraites. On connaît la suite, qui ne fut pas des plus heureuses.
"Je ne prétends pas que ce système va susciter l’unanimité et l’enthousiasme" : Edouard Philippe dans une vidéo sur YouTube et une interview au Parisien dévoile sa réforme des retraites : un départ à 65 ans et 45 annuités de cotisations d'ici à moins de dix ans, avec des exceptions pour un Français sur trois. Et on croirait parfois entendre au mot près l’actuel chef de l’Etat dans sa réflexion. Il va jusqu’à lâcher cette formule dont on pensait que les responsables publics l’avaient bannie de leur expression publique : "Il n’y a pas de plan B."
There is no alternative. Le slogan, associé à Margaret Thatcher, Premier ministre britannique entre 1979 et 1990, avait au départ une connotation positive. C’était même comme un cri de...
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30/09 - Comment partis et médias forment l’opinion pro-Poutine en Europe
Plus un citoyen européen se sent proche d’un parti complaisant avec le Kremlin, plus il est probable qu’il soutienne la Russie contre l’Ukraine ou, du moins, qu’il se dise neutre. Si, en outre, il s’informe dans des médias alternatifs et incline à l’autoritarisme, on peut être quasi certain qu’il est pro-Poutine. L’incidence d’autres facteurs, économiques par exemple, est négligeable. Ainsi, contrairement à une idée reçue, souffrir de la hausse des coûts de l’énergie ne modifie guère le jugement porté sur la responsabilité respective des deux adversaires.
Professeur de sciences politiques à l’Institut universitaire européen de Florence, Filip Kostelka s’est penché avec huit autres chercheurs sur cette fraction minoritaire mais substantielle de l’opinion européenne qui penche du côté de la Russie, à contre-courant des positions prises par l’Union européenne et la plupart de ses Etats membres. Leur étude publiée dans le European Journal of Political Research fait ressortir la place décisive prise par deux acteurs dans la formation de convictions pro-russes : les médias relayant la propagande du Kremlin et les partis politiques extrémistes. Leurs conclusions devraient aider à mieux définir les efforts visant à endiguer l’influence de Moscou.
Quatre ans et demi après l’invasion ordonnée par Vladimir Poutine, les opinions pro-russes sont surreprésentées parmi les citoyens qui ont des tendances complotistes et qui s’informent d’abord sur les réseaux sociaux et sur les...
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30/09 - Pourquoi les espions britanniques sont les meilleurs d’Europe
Quand on imagine un espion, il y a un personnage qui vient rapidement à l’esprit, où que l’on soit dans le monde : James Bond. Ses gadgets, ses talents d’infiltration (pas toujours très discrets), et son flegme feraient de l’agent 007, du MI6 britannique, le meilleur espion du monde... Mais la réalité est-elle proche de la fiction ?
C’est ce qu’a tenté de savoir L’Express en dressant un palmarès des agences de renseignements en Europe. Pendant plusieurs mois, nos journalistes ont sollicité une centaine d’experts. L’objectif : établir un "top 5", à l’image de l’Eurovision ou du ballon d’or de football, sur des critères d’efficacité et de fiabilité. Soixante professionnels du renseignement, issus de 25 pays, ont accepté de répondre, malgré le secret qu’oblige leur fonction.
Et le résultat est sans appel : le MI6 se classe largement premier... devant la DGSE française et les services néerlandais, l’AIVD.
Les collègues de James Bond seraient donc les meilleurs espions d’Europe, autant au cinéma que face à la réalité du terrain...
Dans cet épisode de "Nid d’espions", Charlotte Baris et Alexandra Saviana, rédactrice en chef adjointe du service Secret défense de L’Express, analysent les méthodes du MI6 et ce qui fait la force du renseignement britannique, de son expertise sur la Russie aux talents de ses agents, présents partout dans le monde.
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30/09 - La France est-elle prête face à la menace russe ? "Nous serions incapables d’intercepter des vagues de centaines de drones"
Cette fin de soirée s’annonçait pourtant paisible, ce mardi 4 août à l’aéroport de Leipzig, dans le centre-est de l’Allemagne. Jusqu’à ce qu’un conducteur de bus ne repère par hasard, à 23h42, un drone échoué au sol, à deux pas d’un avion-cargo ukrainien Antonov. Le petit aéronef, qui transporte une boîte de conserve bourrée d'explosifs, était entré quatre heures plus tôt sur le tarmac et avait percuté l’aile de sa cible. Mais sans exploser, à cause d'un détonateur défectueux. Un mois plus tard, la police allemande identifie deux suspects détenteurs d’un passeport russe. Dans la foulée, Berlin accuse Moscou qui, sans surprise, rejette toute responsabilité.
Cette attaque infructueuse, qui aurait pu engendrer des dégâts considérables, a marqué un cap dans la guerre hybride russe. Auparavant, l'Europe avait déjà connu des incursions inquiétantes, mais pas avec un tel degré de violence potentielle. En septembre 2025, une vingtaine de drones russes avaient déjà pénétré l’espace aérien polonais. Deux semaines plus tard, le survol de plusieurs engins non identifiés entraînait la fermeture de l’aéroport de Copenhague. La France a aussi fait l'expérience de ces "mystérieux" visiteurs. Une première fois l’an passé au-dessus de la base militaire de Mourmelon, dans la Marne, puis deux mois plus tard sur le site de l’industriel Eurenco, qui produit de la poudre pour obus, à Bergerac.
Si l’adversaire planifie bien son opération, il peut être très difficile de la déjouerMultiples...
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30/09 - "La désindustrialisation n’est pas forcément une mauvaise nouvelle" : le constat choc des économistes Thesmar et Landier
"Réindustrialisation". Ce mot magique est dans la bouche de tous les candidats à l'élection présidentielle. Co-auteur d'Economie du désordre mondial (Albin Michel), le Prix Nobel d'économie Jean Tirole a secoué l'unanimisme ambiant en déplorant que la France et l'Europe cherchent trop à protéger des industries "mid-tech", comme l'automobile, qui ont selon lui un "avenir limité", alors qu'elles feraient mieux d'investir dans l'IA ou les biotechnologies. De quoi susciter la fureur de Sébastien Martin : "Le débat qui gonfle depuis quelques jours est inquiétant après dix ans de lutte pour réindustrialiser le pays. Prendre de haut cette stratégie, c’est mépriser les Français, ses ouvriers et dirigeants, et tous ceux qui luttent pour des emplois de qualité, bien payés pour nos concitoyens", a fait savoir le ministre délégué chargé de l'Industrie.
Dans L'Express, les économistes Augustin Landier, professeur à HEC, et David Thesmar, professeur au MIT, prennent le parti de Jean Tirole et rappellent qu'ils avaient eux-mêmes fait polémique, il y a quinze ans déjà, en déconstruisant l'idée reçue selon laquelle pour sauver l'emploi, il faut absolument sauver l'industrie. Fustigeant un "lobby manufacturier" puissant dans notre pays, les deux vont plus loin en réhabilitant l'ancien PDG d'Alcatel, Serge Tchuruk, conspué pour avoir prédit l'avènement de "l’entreprise sans usines", soit le modèle actuel de Nvidia ou d'Apple, deux des plus grosses capitalisations mondiales...
L'Express :...
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29/09 - Affaire Bardella : entre rhétorique antisystème et inquiétude, le RN tente de faire bloc
"Il va falloir sortir les casques lourds". "Ce n’est que la première cartouche, d’autres sortiront." "Sortez vos gilets en Kevlar." Branle-bas de combat au Rassemblement national. Après la publication, ce lundi, d’un article de Mediapart faisant état de propos antisémites et complotistes qu’aurait tenus Jordan Bardella entre 2013 et 2015, les dirigeants du parti d’extrême droite nient en bloc et tentent une riposte. Le président du RN aurait notamment déclaré que "toutes les banques sont détenues par des Juifs", ou regretté que "le juif doit dominé (sic) les autres peuples, les écraser et les voler, un sioniste est forcément juif, et en profondeur. En France, deux bels exemples sont BHL [NDLR : Bernard Henri-Lévy] ou [Jacques] Attali. Et c’est ce qu’ils veulent, un Nouvel Ordre Mondial dominé par Israël, avec bien sûr Jérusalem comme capitale".
"Nous sentons les prémices d’une guerre totale, de tentatives de déstabilisation de la campagne présidentielle qui vont nous cibler un à un (…). Nous allons mener une bataille judiciaire", a déclaré Jordan Bardella, ce mardi 29 septembre, devant les députés RN regroupés à l’Assemblée pour leur réunion hebdomadaire. La veille, l’eurodéputé s’est invité, dans l’urgence, sur le plateau de CNews pour dérouler son argumentaire de riposte, épaulé par les questions bienveillantes de Pascal Praud. "Ces propos sont parfaitement délirants, ils ne sont pas les miens (…) Je pense qu’on est quelque chose d’organisé qui ressemble à une...
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29/09 - Maroc : Fatima Ezzahra El Mansouri devient la première femme Première ministre
Le roi Mohammed VI a nommé Fatima Ezzahra El Mansouri première femme Première ministre du Maroc, après la victoire de son parti libéral-centriste lors des élections législatives du 23 septembre, a annoncé ce mardi le palais royal. Le monarque a demandé à El Mansouri de former un nouveau gouvernement.
Le Parti de l'authenticité et de la modernité d'El Mansouri (PAM) a été créé en 2008 par un conseiller du roi et s'est depuis positionné comme un contrepoids au Parti islamiste de la justice et du développement (PJD) en prônant la modernisation sociale et des opinions à tendance laïque.
جلالة الملك يعين السيدة فاطمة الزهراء المنصوري رئيسة للحكومة ويكلفها جلالته بتشكيل الحكومة الجديدة
His Majesty King Mohammed VI, may God assist Him, appointed Ms. Fatima Ezzahra El Mansouri as Head of Government pic.twitter.com/8Oq5hp0tsM— TheMoroccanMonarchy (@M_RoyalFamily) September 29, 2026
Le Maroc est une monarchie constitutionnelle où le roi conserve des pouvoirs étendus en matière de politique étrangère, de défense et d'autres portefeuilles clés. Selon la Constitution marocaine, le roi nomme le chef du gouvernement parmi les membres du parti politique qui remporte le plus grand nombre de sièges à la Chambre des représentants. Ces dernières années, le roi Mohammed VI avait déjà nommé une conseillère et le Maroc compte des femmes à des postes institutionnels de haut niveau. Le gouvernement sortant était constitué par exemple de quatre femmes ministres.
Le PAM, qui était le deuxième...
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29/09 - Affaire Bardella : LR et le bloc central entre prudence et gourmandise
Un silence religieux. La droite n’a pas lancé de grande offensive contre Jordan Bardella, épinglé par Mediapart pour des propos antisémites tenus en 2013, que l’intéressé dément. Jean-François Copé (chroniqueur à L’Express) a certes évoqué des "propos d’une extrême gravité" sur RTL. Mais peu de réactions spontanées ont été observées sur les réseaux sociaux, loin de la vague d’indignation de la gauche. Ce silence peut étonner : la droite n’a-t-elle pas intérêt à affaiblir Jordan Bardella, rabatteur officiel des électeurs de Marine Le Pen ?
La raison de cette pudeur tient en un mot : Mediapart. Les Républicains nourrissent une vieille hostilité envers le média, classé à gauche. Prononcez le nom d’Edwy Plenel devant un élu de droite, et les souvenirs affleurent. Ici, l’affaire du financement libyen de la campagne élyséenne de Nicolas Sarkozy en 2007, parue en pleine présidentielle 2012. Là, des révélations complémentaires sur l’Affaire Fillon en 2017, déclenchée par Le Canard enchaîné. "La droite se méfie de Mediapart et ne veut pas lui donner de point car c’est un média qui s’attaque aussi à la droite républicaine", admet un hiérarque LR. Un sénateur confirme : "Leurs enquêtes sont en général bien documentées. Mais il y a la blessure de l’affaire Fillon…"
Et ce n’est pas parce que l’on se situe plus au centre que l’on est forcément plus modéré. Au sein de la Macronie, beaucoup ne portent pas dans leur cœur le média créé par Plenel et ses journalistes, en particulier ceux...
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29/09 - La Miviludes publie son "guide santé" : "Nous assistons à l’industrialisation du charlatanisme"
"Dérapeute". Au tournant des années 2010, ce mot, mélange de dérive et de thérapeute, émerge dans le débat public. Il désigne ces praticiens de soins non conventionnels qui parviennent à mettre sous emprise des malades en quête de réponses que la médecine n’a pas su leur apporter. A l’époque, les questions liées à la santé représentent déjà près d’un quart des saisines adressées à la Miviludes, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Son président d’alors, l’ancien magistrat Georges Fenech, parle de "système de santé alternatif" et la situation paraît si grave que son organisme publie pour la première fois en 2012 un "Guide santé et dérives sectaires" dédié. Il s’agit de faire le point sur la diffusion de ces pratiques, d’alerter le grand public sur les pseudothérapies les plus répandues, et de conseiller soignants et élus locaux sur la conduite à tenir face aux charlatans et à leurs victimes.30 000 thérapeutes, 200 pseudothérapies...
Depuis, à la faveur de la pandémie et de l’essor des réseaux sociaux, le phénomène n’a fait que s’amplifier. A tel point qu’en dix ans, le secteur de la santé est devenu la première source de saisines de la Miviludes. De quoi justifier de remettre à jour son guide santé. "A titre d’exemple, le site annuaire-thérapeutes.fr présente un glossaire d’environ 200 méthodes pratiquées par 30 000 thérapeutes", illustrent ses experts dans ce document dévoilé ce mardi 29 septembre, et que L’Express a pu...
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29/09 - Attentats, sabotages, assassinats : la note secrète qui détaille les scénarios d’une attaque russe en France
Un attentat russe dans un aéroport français doit-il être envisagé ? interroge Gilles Bouleau. "La réponse est oui", réagit sans hésiter Emmanuel Macron, ce jeudi 24 septembre, sur TF1 et France 2. "Il y a une vraie menace, la tension monte", précise quelques secondes plus tard le président de la République. Escalade étourdissante où l’on devise à la télévision de possibles attaques terroristes signées d’un pays du conseil de sécurité de l’ONU contre un autre pays de ce même organe chargé du maintien de la paix dans le monde.
Cette analyse élyséenne rejoint les alertes récentes de plusieurs dirigeants européens. L’agressivité toujours croissante de la Russie incite Emmanuel Macron à partager désormais largement des informations sensibles, y compris avec les chefs de partis politiques, réunis devant les patrons de services secrets ce vendredi 18 septembre. "Le président estime que c’est son devoir de sensibiliser les Français, les forces et ses possibles successeurs, sans attendre la passation de pouvoir en mai 2027 : que personne ne puisse dire qu’il ne savait pas, notamment pendant la campagne", commente un membre de l’entourage du chef de l’Etat.
L’autre signal est adressé directement à la Russie. "Ne nous attaquez pas car nous serons prêts à riposter", résume une source au sommet de l’Etat. Dans les coulisses, Paris se prépare au pire. L’Express s’est entretenu avec six sources au cœur des dossiers sécuritaires français ; nous avons également pu consulter une note...
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29/09 - Pourquoi certains s’impliquent (ou pas) au travail : l’éclairage d’un expert en management
On disserte beaucoup sur la motivation au travail, mais avons-nous assez réfléchi à un autre aspect essentiel : l'implication ? Celle-ci est-elle synonyme de performance, d’engagement, de loyauté ? Et comment créer les conditions qui la favorisent ? La réponse se trouve peut-être dans un ouvrage publié il y a plus de vingt ans mais dont la réflexion reste ô combien d'actualité : Le plaisir de travailler (Collection de l’Institut Manpower, Editions d’Organisation, 2004). Son auteur, Maurice Thévenet, professeur au Cnam (Conservatoire national des arts et métiers) et à l’Essec, s’interroge, non pas sur les conditions de travail, mais sur la relation de chacun à son emploi : "Seule la personne choisit de s’impliquer", écrit-il. Les deux composantes de l'implication
L’auteur regrette que, parfois, "implication, motivation, satisfaction, facteurs de performance" soient improprement employés comme synonymes. "La motivation est la force qui pousse l’individu à faire… La satisfaction traduit un état… A la différence de ces deux notions, l’implication met plutôt l’accent sur la relation qui s’est tissée entre la personne et son travail." Chez les plus jeunes, insiste-t-il, l'implication "ne viendra que de l’expérience."
Le professeur égratigne, au passage, ceux qui établissent un lien automatique entre implication et performance. Elle n'est pas davantage synonyme de fidélité à l'entreprise : le spécialiste met en avant "des liens entre l’implication et la décision [volontaire] de...
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29/09 - "Un choc des empires est possible" : l’historien Florian Louis analyse la volonté de domination de Poutine, Xi et Trump
1152 pages et une cinquantaine de contributeurs : Histoire mondiale des impérialismes (XIXe-XXIe siècle), l’ouvrage collectif dirigé par les historiens Nicolas Beaupré et Florian Louis aux Presses Universitaires de France s’impose comme un événement éditorial. Le mot impérialisme est assez récent (XIXe siècle). Aucun Etat ne s’en est jamais revendiqué contrairement au mot empire. Les auteurs proposent cinq critères pour définir sa version moderne : expansionnisme, immensité, multi-ethnicité, asymétrie et coercition. Le seul empire véritablement global à partir du XIXe siècle fut britannique.
Il existe un impérialisme français sur la longue durée, du XVIe siècle à nos jours. Mais celui de Louis XIV n’a presque rien à voir avec celui de Napoléon, ni avec celui de la IIIe République. Comment expliquer que la sortie de l’empire colonial français, en Indochine puis en Algérie, ait été à ce point plus douloureuse et sanglante que celle d’autres puissances européennes ? De quelle manière la perte de notre empire influe-t-il encore aujourd’hui sur notre imaginaire politique ?
En ce XXIe siècle, nous assistons à un "renversement copernicien" : l’Europe, habituée depuis le XVIe siècle à pratiquer l’impérialisme, se retrouve prise en étau entre les appétits russes, chinois et américains. Poutine, Xi et Trump déploient, sous des formes différentes, leur stratégie de domination. Sans compter la volonté de puissance des seigneurs de la tech, tous fascinés par les empereurs romains....
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29/09 - Trump inquiète davantage les dirigeants d’entreprises que Poutine et Xi : les leçons étonnantes d’une étude
"Le réveil stratégique des chefs d'entreprise a commencé", constate Cédomir Nestorovic, codirecteur académique de l'Institut Géopolitique & Business de l'ESSEC, à la lecture de deuxième étude annuelle réalisée pour l’école par OpinionWay sur la perception des risques géopolitiques chez les dirigeants, en partenariat avec L’Express. Réalisée au cours de l’été 2025 auprès de cent membres de comités de direction et de comités exécutifs d’entreprises de plus de 250 salariés, représentatifs de tous les secteurs d’activité, cette enquête témoigne d’une prise de conscience des milieux économiques face au chaos mondial, note Frédéric Micheau, directeur général adjoint chez OpinionWay. Les managers interrogés sont désormais 55% à placer la géopolitique au même plan que l’intelligence artificielle.
Quel contraste avec le premier baromètre, réalisé en 2025, qui reflétait une sorte de sidération devant le basculement du monde ! Selon Thomas Friang, directeur exécutif de l’Institut Géopolitique & Business de l’Essec, ce "réveil stratégique" provoqué par "le choc Trump 2.0 : après sa guerre commerciale, sa guerre contre l'Iran et le choc énergétique mondial qu'elle a causé, ses décisions ont brutalement imposé la géopolitique à la table des conseils d'administration."
Conséquence : le président américain est désormais perçu comme la première menace pour la sécurité économique des Européens, très loin devant Vladimir Poutine ou Xi Jinping. Un résultat que l’on ne manquera pas...
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29/09 - L’Estonie accuse la Russie d’avoir commandité l’incendie d’un fabricant de drones
L'Estonie a annoncé, mardi 29 septembre, être parvenu à la conclusion qu'un incendie ayant eu lieu en août dans les locaux de la société de défense Milrem Robotics, fournisseur de drones terrestres pour l'Ukraine, était un acte criminel commandité par les services de sécurité russes.
Le Premier ministre de la république balte, Kristen Michal, a déclaré que cette conclusion s'appuyait sur les éléments recueillis par le Service de sécurité intérieure (KAPO). Il s'est refusé à donner davantage de détails, invoquant la confidentialité des services.
Le Kremlin a rejeté cette accusation qu'il a qualifiée d'infondée et dit ne pas prendre au sérieux. Interrogé sur les accusations de guerre hybride portées par Moscou contre les Européens, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a répondu : "Je n'ai aucun doute sur le fait que c'est une guerre que l'Europe mène contre nous.""Moscou cherche à intimider l’Europe"
Le Premier ministre suédois Ult Kristersson a jugé, pour sa part, le cas "extrêmement grave" et a exprimé sa solidarité avec Tallinn. La Commission européenne a, de son côté assuré l'Estonie de son soutien. "La Russie multiplie les attaques près de nos frontières et les menaces directes pesant sur notre territoire se font de plus en plus fréquentes. […] Moscou cherche ainsi à intimider l’Europe pour qu’elle réduise son soutien à l’Ukraine, mais cela ne se produira pas", a déclaré son porte-parole, Christian Wigand.
Sur X, Emmanuel Macron a déclaré "une fuite...
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29/09 - Budget de l’UE : la menace des six pays "frugaux"
Six pays et un ultimatum. Dans une lettre adressée à leurs homologues européens et consultée par le Financial Times, les dirigeants de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Suède, du Danemark, de l’Autriche et de la Finlande menacent de bloquer l’accord sur le prochain budget de l’Union européenne. Le budget de l’UE "doit être réformé. Nous devons faire des choix" ont écrit les six pays.
Cette mise en garde illustre les profondes divergences qui traversent l’Union européenne pour son prochain cadre financier. Au cœur du désaccord : l’enveloppe de près de 2 000 milliards d’euros, en hausse de 65 %, prévue pour la période 2028-2034, présentée en juillet 2025 par la Commission.
Pour ces six pays contributeurs nets au budget européen, le montant est à la fois trop élevé et mal orienté. Ils réclament plusieurs centaines de milliards d’euros de coupes dans le projet de budget et veulent réorienter davantage les dépenses vers la défense, la compétitivité et la sécurité. Ces pays dits "frugaux" jugent ces axes indispensables pour que l’Europe reste un pôle géopolitique influent, compétitif et souverain. "Nous ne pourrons relever les défis du XXIe siècle avec un budget du XXe siècle", avait déclaré Friedrich Merz en mai dernier, à l’occasion de la remise du Prix international Charlemagne d’Aix-la-Chapelle à Mario Draghi.Un budget, deux visions
Face à eux, les "amis de la cohésion". Cette coalition de 17 Etats membres partage la vision d’une Europe indépendante mais défend une autre...
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29/09 - "Dans notre milieu, seule la réputation compte" : ce piratage qui embarrasse le FBI
On croirait à une mauvaise blague. Lundi 21 septembre, le groupe de hackers mondialement connu ShinyHunters affirmait s'être introduit dans une base de données appartenant au FBI et avoir dérobé des données confidentielles sur plusieurs de ses agents et leurs missions. Le mardi, les employés du bureau fédéral américain apprenaient l'information dans la presse, plusieurs médias dont le site spécialisé 404 s'en faisant alors l'écho. Le lendemain, lesdits employés recevaient un courriel de la Direction évoquant... le mois de la sensibilisation à la cybersécurité, en octobre. Auprès du New York Times, certains ont ri jaune, y voyant une provocation. D'autres, très inquiets du silence de leur hiérarchie, ont contacté directement le journal américain, qui a eu accès à un échantillon de données, pour savoir s'ils étaient concernés par cette fuite. Une semaine plus tard, les enquêteurs internes au sein du FBI n'en reviennent toujours pas et cherchent à reconstituer le fil des événements.
Reuters, qui a également reçu l'échantillon envoyé par ShinyHunters, en estime le volume entre deux et trois téraoctets. Téléchargées à partir de la plateforme jobs.gov du FBI, ces données sont jugées partiellement voire totalement authentiques par les médias et les experts qui les ont analysées.
Selon le quotidien américain, ces données concernent les coordonnées personnelles (nom, adresses postales, contact d'urgence, numéro de sécurité sociale) d'agents nés entre 1940 et début 2000 ; les...
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29/09 - Guerre en Ukraine : la Russie porte son budget de défense à un niveau inédit
Plus de quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, "l'opération spéciale" de Vladimir Poutine continue de peser sur les finances de Moscou. La Russie prévoit de consacrer 17 100 milliards de roubles (202,58 milliards de dollars) à la défense en 2027, soit environ 27 % de plus que les 13 500 milliards de roubles initialement prévus au budget. Il s'agirait du montant le plus élevé depuis le début du conflit, en 2022, selon des documents gouvernementaux consultés lundi 28 septembre par Reuters.
Au total, les dépenses de défense atteindront 50 000 milliards de roubles au cours des trois prochaines années, selon ces documents. En 2026, le gouvernement avait prévu de consacrer 12 100 milliards de roubles à la défense, mais le montant effectivement dépensé est classifié et ne sera pas rendu public. Certaines dépenses militaires peuvent également être comptabilisées dans d'autres postes du budget.
Les documents montrent aussi que le gouvernement russe a relevé son estimation du déficit budgétaire pour 2026 à 3,2 % du produit intérieur brut (PIB), contre 1,6 % précédemment. L'ensemble des dépenses budgétaires en 2026 augmentera de 13,2 %, pour atteindre 48 600 milliards de roubles, soit 20,9 % du PIB. Selon ces documents, la dette publique devrait atteindre 21,7 % du PIB en 2027, contre 19,9 % en 2026, dépassant ainsi le seuil de 20 % considéré par les autorités comme un niveau sûr.Hausse d'impôt
Le gouvernement devrait présenter d'ici au 1er octobre son projet de budget...
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29/09 - Primaire à gauche : cinq candidats et une ambiguïté, par Jean-François Copé
Après des semaines d’attaques personnelles, le premier débat de la primaire de la gauche, le 23 septembre, devait enfin porter sur les projets. Une question a pourtant dominé : le Parti socialiste conclura-t-il encore des accords avec La France insoumise ? La réponse engage bien plus que le choix d’un candidat pour 2027 : la capacité du PS à exister sans Jean-Luc Mélenchon pour redevenir une gauche de gouvernement.
Raphaël Glucksmann, rangé par Mélenchon parmi les "va-t-en-guerre illuminés" et Jérôme Guedj, traité de "girouette politique de l’Essonne", ne cèdent rien : aucun accord avec les insoumis, ni à la présidentielle ni aux législatives. Chez les autres, le flou est savamment entretenu. Olivier Faure, premier secrétaire du PS et artisan de la Nupes puis du Nouveau Front populaire, rappelle que les députés socialistes votent "à 80 %" avec LFI. Ségolène Royal, candidate socialiste de 2007, botte en touche et dénonce l’"obsession" de ses concurrents pour LFI. Il faut tendre l’oreille vers Emmanuel Maurel pour entendre le sous-texte : "Je ne crois pas qu’on soit ici pour incarner la gauche non mélenchoniste". Tout est dit…
Pourquoi tant de réticences à couper les liens ? Parce qu’on ne pactise pas avec l’extrémisme sans y laisser des plumes : une partie de la gauche socialiste reprend désormais les mêmes positions que les troupes de Mélenchon. Quelques heures avant le débat du PS, le leader insoumis suggérait que les frappes ukrainiennes en Russie expliquaient...
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29/09 - Intelligence artificielle : pourquoi des pionniers de l’IA appellent à sa surveillance active
Et si l'élève échappait au contrôle du maître plus vite que prévu ? C'est ce que disent, en substance, de grands noms tels que Dawn Song, vice-présidente de la recherche en IA chez Meta, Jakub Pachocki, directeur scientifique d'OpenAI, ou encore Jack Clark, cofondateur d'Anthropic, dans un article publié lundi 28 septembre sur le site de l'université de Cambridge (Royaume-Uni). Parmi les contributeurs figurent aussi des pionniers dans le domaine, dont l'ancien de Google Geoffrey Hinton, prix Turing 2018 (l'équivalent du Nobel en informatique) et son collègue Yoshua Bengio, le chercheur vivant le plus cité au monde toutes disciplines confondues. Leur rapport, repéré par le Wall Street Journal et intitulé "Et si l'automatisation de la R&D en IA déclenchait une explosion d'intelligence ?" soulève, graphiques à l'appui, les risques qu'une "explosion d'intelligence" pourrait faire courir à la société.
Derrière cette expression se cache un scénario aux perspectives orwelliennes. Selon ces chercheurs, sans surveillance accrue ni limitations supplémentaires, il existe une possibilité d'"accélération spectaculaire des progrès de l'IA, pilotée par l'IA, qui rédui[rait] à quelques mois, voire moins, des avancées qui prendraient autrement des années".Menace sur les contre-pouvoirs
Les auteurs de l'article expliquent cette possibilité par "l'auto-amélioration récursive", soit le fait que les IA s'améliorent et apprennent de façon autonome à partir d'un certain stade d'évolution....
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29/09 - Classement des espions, succès de "La Bataille de Gaulle" : nos lecteurs réagissent à l’actualité
Un palmarès éclairant
Clément Renault (Paris)
Tout classement a ses limites mais celui de L'Express sur les services secrets européens met en lumière trois réalités trop souvent oubliées des services de renseignement : la spécialisation géographique et thématique (aucun service ne couvre toutes les régions ni ne traite toutes les menaces) ; la spécialisation par type de sources (le MI6 excelle en humain, l'AIVD en technique, la DGSE combine les deux) ; enfin, le poids des cultures nationales et des cadres légaux, qui déterminent mandats et marges de manœuvre. Ce palmarès révèle surtout la complexité des coopérations entre services. Un grand bravo à ses auteurs ! (MI6, DGSE, Ukraine... L'Express dévoile le classement inédit des meilleurs espions d'Europe, L'Express du 29 juillet)
"Moins contribué" : vraiment ?
Philippe Dumont, Saint-André-des-Eaux (Loire-Atlantique)
Selon Xavier Jaravel et Vincent Pons, les retraités bénéficient de pensions plus favorables que celles de leurs descendants, "en ayant moins contribué". Mais que signifie ici "moins contribué" ? S’agit-il des taux de cotisation, des montants versés, du nombre d’années cotisées ou de l’ensemble du travail accompli ? L’âge d’entrée dans la vie active, la durée du travail et des congés, la pénibilité et le nombre total d’heures travaillées sont-ils intégrés à leur comparaison ? Ces précisions déterminent le sens politique donné à leur constat. Dire qu’une génération a supporté des taux de cotisation moins...
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29/09 - Placements : quel courtier privilégier pour acheter des ETF ?
Inscription à la salle de sport : check. Programme nutritionnel post-vacances : check. Rangement de la maison : check. Fini l’été, vous êtes paré pour la rentrée ! Mais qu’en est-il de votre argent ? Certes, en matière de patrimoine, les projets se pensent sur le long terme et il est préférable d’éviter les décisions hâtives et excessives. Remettre de l’ordre dans ses idées à échéances régulières demeure néanmoins une bonne idée. Une routine en trois étapes permet de vérifier que votre organisation patrimoniale est toujours adaptée. Un, vérifiez votre capacité d’épargne, notamment si vos rentrées d’argent ou vos dépenses ont évolué. Deux, questionnez la répartition de vos investissements sur les différentes catégories de placements en fonction du contexte. Trois, faites le point sur la performance de vos produits. Car l’environnement économique demeure mouvant : taux d’intérêt en hausse, marchés actions au sommet, immobilier en dents de scie… De nombreux défis attendent les épargnants dans les prochains mois. Anticiper permet d’affronter l’avenir avec sérénité.
Vous êtes plutôt Brad Pitt ou Zlatan Ibrahimovic ? Ils sont respectivement ambassadeur de Trade Republic et XTB, deux plateformes d’investissement en ligne. La présence de ces stars du grand écran et du ballon rond témoigne du contexte ultra-concurrentiel au sein du marché des courtiers à l’heure où de plus en plus de particuliers s’intéressent à la Bourse. Autrefois réservé aux investisseurs les plus avertis,...
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29/09 - La dette publique française s’envole à 119 % du PIB, un nouveau record
La dette publique française continue d'augmenter. Selon les derniers chiffres de l'Insee, publiés ce mardi 29 septembre, elle s'établissait à la fin du deuxième trimestre à 3 595,5 milliards d'euros, soit une augmentation de 59,6 milliards d'euros par rapport au premier trimestre. Ce dernier l'avait déjà vue augmenter de 75,8 milliards d'euros, pour franchir alors la barre des 3 500 milliards.
Exprimée en pourcentage du produit intérieur brut, la dette française s’établit désormais à 119 % du PIB, contre 117,5 % au premier trimestre 2026. Il s'agit d'un nouveau record depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui dépasse le pic de 117,8 % enregistré au premier trimestre 2021, lors de la crise du Covid, lorsque l'exécutif avait mis en place un ensemble de mesures de soutien visant à maintenir l'économie à flot "quoi qu'il en coûte". Depuis 2025, la dette a ainsi gonflé de près de quatre points de PIB.Le gouvernement anticipe une dette à 121,7 % du PIB en 2027
Dans le détail fourni par l'Insee, la dette de l'Etat et celle de la Sécurité sociale ont respectivement augmenté de 53 milliards d'euros et 8,4 milliards d'euros, tandis que celle des administrations publiques locales a diminué de 1,7 milliard, après une hausse de 0,8 milliard au premier trimestre.
Plus tôt ce mois-ci, le gouvernement avait prévenu que la dette publique du pays devrait atteindre 119,3 % du PIB cette année, et pourrait même grimper à 121,7 % en 2027, du jamais vu depuis que l'Insee a commencé à...
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29/09 - "Un pactole contre un pacte" : comment l’Allemagne a fait sauter l’ultime verrou avant son unification
Tout est allé très vite. Presque sans préavis : au fin fond du Caucase, où il le recevait, Mikhaïl Gorbatchev a dit oui à Helmut Kohl. Oui à l'unification de l'Allemagne, à son appartenance à l'Otan. Et, du coup, oui à la trame encore incertaine de l'Europe de demain, dont le dessin doit se substituer à celui tracé naguère à Yalta. Etouffant, partout, de moiteur, ce lundi 16 juillet s'inscrit déjà comme une date majeure dans l'histoire contemporaine du continent. Et aussi comme la journée des surprises. Un seul exemple l'illustre : James Baker, secrétaire d'Etat américain, qui se rendait à Paris pour participer à la conférence dite "4 + 2", apprendra la nouvelle à l'escale de Shannon, en Irlande, grâce aux journalistes de sa suite. De son propre aveu, il ne s'y attendait pas avant plusieurs semaines...
Allemands et Soviétiques aiment les symboles. Aussi, avant d'annoncer leur accord, les deux hommes sont-ils apparus, ensemble, sur la passerelle d'une gigantesque moissonneuse-batteuse dominant la houle pacifique des blés mûrs. C'était dans la campagne de Mineralnye Vody, près de Privolnoye, village natal de Gorbatchev, un site que l'armée allemande occupa d'août 1942 à janvier 1943. Encore un symbole.
C'est dans ce décor riche de promesses et lourd de souvenirs qu'en deux jours aura été conclu le second pacte germano-soviétique — informel, celui-là — sur lequel s'entendent le pieux rhénan Kohl, jusqu'à présent trop souvent qualifié de "balourd", et le déconcertant...
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29/09 - Missiles russes : la France à la pointe de la détection
Le jeudi 21 novembre 2024, la Russie a, pour la première fois, tiré un missile balistique Orechnik sur la région de Dnipro, en Ukraine. Cet armement de portée intermédiaire (2 000 à 5 000 kilomètres) est un missile hypersonique capable d’emporter une charge nucléaire, mais qui, en l’espèce, ne portait heureusement qu’une charge conventionnelle. Il était accompagné de plusieurs autres missiles, comme le missile Kinjal, et a frappé la ville après avoir parcouru environ 900 kilomètres. Une nuit très tendue pour l’Europe et la France, car personne ne connaissait la charge du missile, même si son lancement avait été détecté et sa trajectoire anticipée.
Les conflits récents (Ukraine, Moyen-Orient) remettent au premier plan un sujet connu depuis longtemps : celui de l’alerte avancée. C’est la capacité à détecter le lancement d’un missile, d’en suivre la trajectoire et de fournir les données en temps réel aux centres de commandement afin de l’intercepter si possible.
Cette capacité met en œuvre des systèmes complémentaires : satellites de détection munis de capteurs infrarouges qui décèlent le lancement du missile par la chaleur de son propulseur, et au sol, des radars pour suivre la trajectoire du missile. Mais dans le cas d’un missile de croisière évoluant à basse altitude, la tâche est complexe et nécessite un type de radar bien particulier : le radar "transhorizon" capable, comme son nom l’indique, de détecter des cibles mobiles, sous l’horizon radioélectrique à plusieurs...
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29/09 - "Aucune autre énergie que le soleil" : Helio Water, le français qui met la mer en bouteille
Dans le désert d’Arrakis, la survie des Fremens tient à une obsession : ne perdre aucune goutte d’eau. Les membres de ce peuple imaginé par Frank Herbert, auteur du chef-d’œuvre Dune, portent tous un distille, une combinaison qui récupère l'humidité du corps pour la recycler en eau potable. Un accessoire indispensable afin d'endurer l’aridité de la planète fictive. Sur Terre, pas (encore) besoin d’un tel équipement. Mais dans l’esprit, certaines innovations s’en rapprochent. A l’image du module développé par l'entreprise française Helio Water, filiale de Marine Tech, capable de rendre potables des eaux impropres à la consommation grâce à la distillation solaire.
Le procédé s'inspire de la nature. Dans une sphère transparente, l’eau, auparavant pompée grâce à l’énergie solaire, s’évapore sous l’effet de la chaleur. Elle se condense au contact de la paroi, laissant les impuretés sur le plateau central. Les gouttes d’eau pure ruissellent ensuite dans la partie basse de la sphère, avant d'être reminéralisées. "Le système exige une maintenance minimale, pas d’autre énergie que le soleil et traite déjà de manière sûre l’eau de mer, ressource la plus abondante de la planète, explique Thierry Carlin, le PDG de la société. Mais il fonctionne aussi avec les eaux de forage, de puits ou de rivières !"
Autonome, la solution Helio s’adapte à de nombreux environnements : isolés, précaires, désertiques ou sinistrés. Une sphère produit 10 litres d’eau potable par jour, suffisant pour...
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29/09 - Pedro Sanchez, le cavalier seul qui exaspère l’Europe : "Avec Ceuta, il a reçu un vrai coup de semonce"
En ce 1er août, à 13h07, un Falcon de l'armée de l'air se pose sur le tarmac de l’aéroport de Lanzarote, cette île des Canaries réputée pour ses plages de sable fin et la douceur de son climat toute l’année. A bord : la famille du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez et sa femme Begona Gomez. Ils viennent passer leurs vacances à La Mareta, le somptueux palais de 10 000 m2, avec ses deux piscines et ses dix bungalows en bord de mer, offert par le roi Hussein de Jordanie à la famille royale espagnole à la fin des années 1980. Un cadre paradisiaque, à seulement 100 kilomètres des côtes marocaines, qui contraste avec sa visite, la veille, de l’enclave espagnole de Ceuta, en proie à l’une des plus graves crises migratoires de son histoire.
Alors qu’il s’apprêtait à prendre ses quartiers d’été, le chef du gouvernement est brutalement rattrapé par les images des 72 000 migrants massés aux clôtures et des forces de sécurité espagnoles dépassées par l’ampleur du mouvement. En quelques heures, ce drame - qui va faire au moins 83 morts selon les autorités, 141 selon l’ONG Caminando Fronteras - déclenche une véritable tempête politique en Espagne, mais aussi en Europe.Les critiques fusent au sein de l'opposition
En interne, la crise offre une occasion rêvée à l'opposition : à un an des législatives, la droite peut enfoncer le dernier clou dans le cercueil d'un Premier ministre, au pouvoir depuis huit ans et empêtré dans les scandales, dont la femme, le frère et de nombreux...
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29/09 - "Les Européens sont des enfants gâtés" : l’avertissement de la journaliste néerlandaise Caroline de Gruyter
Plusieurs générations d’Européens ont grandi dans l’idée que l’Europe unie, projet pacifique et pacificateur, éloignerait pour toujours le risque de guerre sur le Vieux Continent. Encore aujourd’hui, ils ont du mal à penser qu’ils puissent être vus par qui que ce soit comme des ennemis, malgré les combats qui font chaque jour des centaines de morts aux marches orientales de l’Union et les avertissements de plus en plus pressants des services de renseignement contre une agression possible d’Etats européens par la Russie poutinienne dans les mois qui viennent. La journaliste et essayiste néerlandaise Caroline de Gruyter décortique ce paradoxe dans son nouveau livre, Des enfants gâtés (Éditions Actes Sud, 352 p., 24 €). Elle y entremêle ses souvenirs de grand reporter de guerre dans les Balkans et au Proche-Orient avec ses réflexions sur le retour à la réalité d’une Europe endormie pendant trop longtemps, qui doit affronter tout à la fois les appétits carnassiers de l’ours russe, du dragon chinois et de l’aigle américain. Entretien.
L'Express : Vous décrivez les Européens comme des enfants gâtés. N’est-ce pas paradoxal, à l’heure où les agressions extérieures se multiplient ?
Caroline de Gruyter : Nous en sommes là justement parce que nous avons été gâtés. Pendant huit décennies, nous avons vécu une longue période de paix et de prospérité, unique dans l’histoire de l’Europe : nous étions tellement habitués à cette situation que nous croyions ne plus jamais connaître la...
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28/09 - Groupe RN au Sénat : de la stratégie antisystème à celle de la cravate
"Une victoire historique", "une étape majeure", "une percée générale". Marine Le Pen a le superlatif facile, ce lundi. Dimanche 27 septembre, 12 sénateurs du Rassemblement national et de L’Union des droites pour la République (les alliés ciottistes du RN) ont fait leur entrée à la Haute assemblée à l’occasion des élections sénatoriales. Elus dans les Bouches-du-Rhône, la Gironde, le Gard, l’Hérault, la Seine-Maritime, le Var et le Vaucluse, ils rejoignent les trois sénateurs RN déjà en place, et sont désormais suffisamment pour former un groupe. Une première pour le parti d’extrême droite. Avant d’être pris dans la tourmente de l’enquête de Mediapart - qui évoque des écrits antisémites de Jordan Bardella datant de 2013 - le président du parti s’est lui aussi félicité de ce résultat. "Notre groupe au Sénat portera la voix des territoires oubliés, de la ruralité, et des maires trop souvent éloignées des grandes décisions prises à Paris", a-t-il déclaré.
Pourtant, le positionnement des frontistes vis-à-vis de la Chambre haute est loin d’avoir toujours été constant. En 2014, Marine Le Pen s’était d’ailleurs prononcée en faveur de la suppression du Sénat. "Je pense que dans des temps extrêmement difficiles, où il y a une inflation d’élus, je ne vois plus bien à quoi sert aujourd’hui le Sénat", déclarait-elle à l’époque, interrogée par LCI et Radio classique, ajoutant que la double chambre n’était pas "nécessairement un avantage démocratique". Trois ans plus tard, au cœur de la...
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28/09 - Mikhaïl Epstein, philosophe russe exilé : "Vladimir Poutine est incapable de fonder une vraie civilisation"
Alors que les attaques hybrides et les ingérences russes se multiplient, les mêmes questions restent sans réponse : que veut vraiment Vladimir Poutine ? Va-t-il nous attaquer ? Pour y voir plus clair, nous avons questionné un philosophe russe. Né à Moscou, Mikhaïl Epstein, 76 ans, vit aux Etats-Unis depuis une quarantaine d’années. Professeur émérite à l’université Emory (Atlanta), il a publié en 2023 L’antimonde russe, récemment traduit en français (1), un livre aussi noir qu'instructif sur cette "âme russe" si fantasmée.
Pris dans sa spirale mortifère, Vladimir Poutine s'est, comme la Russie depuis trois siècles, construit en négation de l’Occident. Et nourrit à son égard une haine inextinguible. Voyage dans la "nécrocratie" russe.
L'Express : Le "monde russe" s’est construit, écrivez-vous, par opposition à l’Occident. Qu’entendez-vous par là ?
Mikhaïl Epstein : La tragédie de la Russie réside dans le fait qu’elle n’a jamais été suffisamment autonome et créative pour bâtir sa propre civilisation. En même temps, elle est trop vaste et orgueilleuse pour accepter un rôle subsidiaire. A plusieurs reprises, elle a tenté d’émerger : en qualité de "Troisième Rome", comme un pilier de la foi orthodoxe contre un Occident catholique et protestant ; ou en tant qu’URSS, incarnant la lutte du socialisme contre le capitalisme. Mais ces tentatives se sont soldées par des échecs. En conséquence, le pays souffre et fait souffrir les autres, et c’est là le sens de son existence, son...
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28/09 - "C’est l’hubris qui m’a coulé" : le skipper Fabrice Amédéo raconte comment il s’est relevé après un naufrage
Il y a plusieurs façons de couler. Dans sa vie professionnelle ou personnelle. Quand les planètes ne sont plus alignées, quand une décision stratégique s'avère être une erreur ou lorsqu'un cygne noir chamboule tous les plans. Le skipper français Fabrice Amédéo, lui, a fait naufrage au sens propre du terme, lors de la Route du Rhum en novembre 2022. A la suite d'une explosion, son bateau prend feu et sombre dans les flots. Après un sauvetage quasi miraculeux, il décide le soir même de poursuivre sa passion, la course au large, malgré les doutes, la peur et les casse-tête financiers. Comment se répare-t-on après un naufrage ? Comment retrouve-t-on l'envie d'entreprendre ? Et puis surtout, comment apprend-on de ses échecs ? Pour L'Express, Fabrice Amédéo nous parle d'envie, d'humilité et de renaissance.
Une interview exclusive issue du podcast Anatomie d'une décision, à écouter sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox, Podcast Addict ou en cliquant sur le player en tête de cet article.
L'Express : Commençons par planter le décor. Nous sommes le lundi 14 novembre 2022. Vous êtes partis quelques jours plus tôt de Saint-Malo pour la Route du Rhum. Après une terrible explosion, votre bateau prend feu. Vous vous extirpez de justesse du navire qui coule à pic et vous vous retrouvez sur un canot de survie à 700 kilomètres des côtes portugaises. Et là, vous pensez d'abord à votre banquier et à vos dettes…
Fabrice Amédéo : Oui, c'est un peu étonnant dit ainsi, mais c'est la...
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28/09 - Facebook, Google, IA : comment la Russie détourne des outils occidentaux pour recruter des soldats africains
Une publicité pour un "casting international" promet à des hommes africains de participer à un nouveau film. L’image, générée par intelligence artificielle, montre des hommes en uniforme militaire, avec la mention "tournage en 2025 ; candidatez dès maintenant". Publiée sur une page Facebook basée en Allemagne, l’annonce ressemble à une offre d’emploi pour un long métrage. Elle cache pourtant une autre réalité : l’armée russe et la guerre en Ukraine.
Une autre publicité, sponsorisée par un compte baptisé "IRC Russian Bear", va plus loin. Elle montre un soldat africain en uniforme kaki, un drapeau russe volant derrière lui. À la clé : 15 000 dollars à la signature d’un contrat et 3 000 dollars de salaire mensuel. "Une chance de changer de vie", promet l’annonce.
Des publicités comme celles-ci, il y en a désormais des centaines qui circulent sur les réseaux sociaux et les sites destinés aux utilisateurs en Afrique. Une enquête menée par le réseau africain de journalistes et chercheurs en investigation numérique Code for Africa, et dont les résultats ont été partagés avec Politico, a ainsi mis au jour une vaste infrastructure numérique destinée à attirer des recrues africaines vers l’armée russe pour les faire combattre en Ukraine. "Les chercheurs ont identifié 89 sites Internet, sept comptes sur les réseaux sociaux et 39 comptes ou canaux de messagerie liés à ces opérations. De nouvelles ressources apparaissent régulièrement", détaille Politico. De l’offre d’emploi au front...
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28/09 - Pourquoi il n’y aura pas de "génération Léon" en France : le précédent Jean-Paul II
Plus d’un million de fidèles à Paris, des jeunes fervents, une Eglise elle-même étonnée de sa capacité de mobilisation, un pape qui invite à avoir "l’audace du partage", un long direct assuré par le service public et des médias délirants parlant d’un réveil catholique. Nous ne sommes pas en 2026, mais en 1997. Cette année-là, du 19 au 24 août, les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), créées par Jean-Paul II, ont pour point culminant une veillée célébrée non dans un stade, mais à l’hippodrome de Longchamp. La couverture du Figaro Magazine évoque alors un "électrochoc". Le Parisien parle d’un "événement fondateur pour l’Eglise de France". Journalistes et sociologues glosent abondamment sur un catholicisme décomplexé et revigoré. C’est à ce moment-là que s'impose une formule : "génération Jean-Paul II". En 2004, lors de la visite du pape polonais à Lourdes, le journaliste du Figaro Magazine Jean Sévilla s’émerveille de cette jeunesse insolente : "Ils croient en Dieu, ils sont catholiques (ils disent 'cathos'), ils aiment le pape et ils en sont fiers, tout cela en étant pleinement de leur temps, pour le meilleur et pour le pire, et parfaitement à l’aise dans leurs baskets : assurément des animaux bizarres."
Le grand écart entre des discours médiatiques basés sur des événements à chaud et les tendances de long terme aura rarement été aussi spectaculaire que dans le cas de cette fameuse "génération Jean-Paul II". De 1997 à aujourd’hui, la déchristianisation a connu une...
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28/09 - Le pape Léon XIV est-il un bon anxiolytique ? Par Gérald Bronner
Certes la venue du pape Léon XIV en France a mis une belle pagaille à Paris mais, pour une fois, ce n’est pas la bougonnerie qui l’a emporté. Ce qui a dominé, c’est une impression de sérénité. Le terme a été utilisé de nombreuses fois par la plupart des commentateurs de l’événement. De vêpres à Notre-Dame jusqu’à la messe célébrée place de la Concorde, tout le monde souligna une ambiance de béatitude : un fait suffisamment rare pour être significatif. D’ailleurs les mots le plus fréquemment associés à sa venue sur les réseaux sociaux furent : "ferveur", "succès populaire", "historique", "joie", "paix", "unité", "communion" ou encore "espérance". C’est frappant, car ils paraissent remonter la pente que l’actualité angoissante nous fait descendre chaque jour.
Il me semble que ce registre lexical renvoie moins à une ferveur catholique tout à coup retrouvée qu’à un désir d’expérience collective positive et sans heurts. La question se pose donc : le religieux possède-t-il, dans une époque inquiète, des propriétés psychologiques particulièrement séduisantes ? Il se trouve que la science s’est beaucoup posé cette question et que ses réponses ne sont pas univoques. Une première façon de voir les choses serait de se demander s’il existe une association entre religiosité et santé mentale ? Une méta-analyse publiée en 2019 par les psychologues Bastian Hodapp et Christian Zwingmann, qui rassemble 67 études, observe une association globale presque nulle entre l’une et l’autre....
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28/09 - En Suède, la leader des sociaux-démocrates Magdalena Andersson renonce à former un gouvernement
La présidente du Parti social-démocrate suédois, Magdalena Andersson, a annoncé lundi 28 septembre ne pas être en mesure d'obtenir un soutien suffisant pour former un nouveau gouvernement après la courte victoire du bloc de centre gauche aux élections législatives du 13 septembre.
Le président du Parlement suédois devrait désormais se tourner vers le Premier ministre sortant Ulf Kristersson pour déterminer si celui-ci est en mesure de former un gouvernement, bien qu'il ait annoncé sa démission le 17 septembre. Les Modérés, qu'il dirige, est le deuxième parti politique du pays après les sociaux-démocrates. "Je peux conclure qu'il n'existe actuellement aucune possibilité pour moi de former un gouvernement", a déclaré Magdalena Andersson lors d'une conférence de presse, expliquant avoir perdu le soutien du Parti de gauche.
Le bloc de centre gauche a remporté 176 sièges lors des élections législatives, contre 173 pour la coalition de droite au pouvoir. Ce résultat s'explique par un recul du soutien aux Démocrates de Suède, parti anti-immigration, à contre-courant d'une tendance à la progression de l'extrême droite observée à l'échelle européenne. L'issue du scrutin, considéré comme un référendum sur la promesse du Premier ministre sortant d'intégrer les Démocrates de Suède dans une coalition gouvernementale, a rendu particulièrement difficile la formation d'un nouvel exécutif stable.La perte du soutien du Parti de gauche
Magdalena Andersson a expliqué avoir renoncé à former...
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28/09 - Royaume-Uni : la piste iranienne examinée après un "incident majeur" près d’une base militaire
Des barrages de police sur les chemins vicinaux, un robot démineur fouillant de larges camionnettes blanches au moyen de son bras articulé… Les images parvenues dimanche 27 septembre au matin sur les réseaux sociaux et dans la presse britannique donnaient à voir l'importance des événements qui se sont déroulés la nuit précédente à proximité de la base de la Royal Air Force de Fairford, dans l'ouest de l'Angleterre. Quelques heures plus tôt, la police britannique était intervenue sur un chemin de campagne proche du site militaire, procédant à l'arrestation de cinq hommes soupçonnés d'avoir commis des infractions à la législation sur les explosifs. Des faits rapidement qualifiés "d'incident majeur" par les autorités.
L'alerte a été donnée vers 1 heure du matin par une habitante de Whelford, un village jouxtant la base. Celle-ci, alors en train de rentrer chez elle, a aperçu trois camionnettes garées sur une route de campagne autour desquelles s'affairaient des hommes encapuchonnés. La police est arrivée sur les lieux 15 minutes plus tard. Très vite, les habitants des environs ont été évacués. Dimanche après-midi, le périmètre de sécurité autour du village a été élargi, empêchant quiconque de s'en approcher.Un site utilisé pour les frappes en Iran
Située dans le Gloucestershire, à environ 160 kilomètres à l'ouest de Londres, la base de la Royal Air Force (RAF) de Fairford est une installation britannique régulièrement utilisée par l'armée de l'air américaine depuis un...
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28/09 - Espionnage, cyberattaques : face à la guerre économique, les entreprises doivent changer de culture
La politique de sécurité économique change d’âge. Pendant longtemps, elle est restée relativement étrangère à la vie quotidienne de la plupart des dirigeants d’entreprise. Dans l’imaginaire collectif, la sécurité économique concernait d’abord la base industrielle et technologique de défense ; dans l’action publique, elle était notamment associée à son instrument le plus visible : le contrôle des investissements étrangers.
Cette représentation est désormais trop étroite. Non parce que le périmètre de la politique de sécurité économique se serait soudainement élargi, mais parce que les dirigeants de tous les secteurs qui concourent à notre souveraineté doivent désormais prendre pleinement leur part à son efficacité.
C’est l’un des enjeux majeurs de la nouvelle doctrine présentée par le gouvernement lors des premières Assises de la sécurité économique réunies à Bercy. Télécommunications, énergie, systèmes financiers, agroalimentaire, technologies, infrastructures critiques : la politique de sécurité économique ne peut être pleinement efficace que si les dirigeants de l’ensemble de ces secteurs se considèrent eux-mêmes comme des acteurs de cette politique.L'ère de la "post-mondialisation"
L’urgence est réelle. En 2025, les services de l’Etat ont traité environ 750 alertes de sécurité économique, soit trois fois plus qu’en 2020. Si nos capacités de détection se sont améliorées, cette fulgurante progression tient surtout à des menaces plus fréquentes, plus graves et plus...
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28/09 - "Faire barrage" : courage politique ou conformisme ? Par Julia de Funès
A chaque échéance électorale, de nombreuses personnalités, sportifs, comédiens ou artistes, appellent à "faire barrage" aux extrêmes. Il ne s’agit pas ici de discuter les choix politiques de chacun, ni de contester la volonté de tenir les extrêmes à distance, mais d’examiner ce que cette formule suggère et finit par produire. A force d’être répétée, l’expression est devenue un refrain qui mérite d’être interrogé tant l’écart est grand entre les vertus qu’il affiche et les postures qu’il finit par trahir.
Premièrement, cette expression charrie toujours l’idée d’un courage revendiqué. Dire que l’on "fait barrage", ce n’est pas seulement exprimer un choix : c’est afficher publiquement son engagement et lui donner quelque chose de chevaleresque. Et pourtant, où sont le courage et l’engagement à dire exactement ce que son milieu attend de nous ? Lorsqu’une position est déjà valorisée, approuvée, presque attendue, on ne brave rien : on se conforme. Ce n’est pas courageux, c’est confortable. Ce n’est pas engagé, mais très convenu. Ce qui se présente comme une prise de risque relève surtout du réflexe d’appartenance. Et c’est peut-être le premier renversement : "faire barrage", c’est faire passer la conformité pour du courage. C’est une héroïsation de la conformité.Un renversement paradoxal
Deuxièmement, on sent derrière le recours à cette expression comme une prise de hauteur, presque le sentiment d’un devoir supérieur. On ne dit pas simplement : "voilà mon opinion politique"....
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28/09 - Sénatoriales : ce que va changer le fait d’avoir un groupe parlementaire pour le RN
"Pour la première fois de son histoire, le Rassemblement national va constituer, avec ses alliés de l'UDR du président Éric Ciotti, un groupe au Sénat", a annoncé sur X Jordan Bardella, le président du RN, dimanche soir. Après les élections sénatoriales du 27 septembre, le Rassemblement national franchit un nouveau cap en constituant un groupe d'au moins 14 élus au Palais du Luxembourg - une première sous la Ve République.
Le parti de Marine Le Pen ne comptait jusqu'ici que trois sénateurs : Christopher Szczurek (Pas-de-Calais), Joshua Hochart (Nord) et Aymeric Durox (Seine-et-Marne). Il en gagne au moins neuf supplémentaires dimanche, auxquels s'ajoutent deux élus UDR. La composition définitive doit encore être arrêtée dans les prochains jours, Éric Ciotti ayant assuré sur Public Sénat que d'autres élus pourraient les rejoindre.Davantage de moyens et de visibilité
Le futur groupe sera le plus petit de la Haute Assemblée, dominée par la droite et le centre. Mais cette nouvelle place offre un ensemble de leviers au parti d'extrême droite.
Jusqu'ici, ses sénateurs siégeaient chez les non-inscrits. Avec un groupe, ils pourront notamment disposer de davantage de temps de parole dans l'hémicycle, de moyens supplémentaires pour recruter des collaborateurs et préparer leur travail parlementaire, mais aussi d'une représentation dans les instances du Sénat. Ils pourront notamment participer à la Conférence des présidents, qui fixe l'ordre du jour, ainsi qu'aux commissions...
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28/09 - Placements : vigilance sur les produits structurés
Inscription à la salle de sport : check. Programme nutritionnel post-vacances : check. Rangement de la maison : check. Fini l’été, vous êtes paré pour la rentrée ! Mais qu’en est-il de votre argent ? Certes, en matière de patrimoine, les projets se pensent sur le long terme et il est préférable d’éviter les décisions hâtives et excessives. Remettre de l’ordre dans ses idées à échéances régulières demeure néanmoins une bonne idée. Une routine en trois étapes permet de vérifier que votre organisation patrimoniale est toujours adaptée. Un, vérifiez votre capacité d’épargne, notamment si vos rentrées d’argent ou vos dépenses ont évolué. Deux, questionnez la répartition de vos investissements sur les différentes catégories de placements en fonction du contexte. Trois, faites le point sur la performance de vos produits. Car l’environnement économique demeure mouvant : taux d’intérêt en hausse, marchés actions au sommet, immobilier en dents de scie… De nombreux défis attendent les épargnants dans les prochains mois. Anticiper permet d’affronter l’avenir avec sérénité.
Les produits structurés séduisent un nombre croissant d'épargnants. Les chiffres en témoignent : après un record de 60 milliards d'euros de souscriptions en 2025, les ventes continuent de progresser en 2026. "La France est le marché le plus dynamique en Europe", souligne Pauline Hampartzounian, directrice de Mirae, le pôle dédié aux produits structurés au sein du groupe Cyrus. Leur promesse est séduisante :...
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28/09 - Prisonniers de guerre nord-coréens : pourquoi Séoul demande des excuses à l’Ukraine
Volodymyr Zelensky en a-t-il trop dit ? Oui, selon Séoul. L'ambassadeur par intérim d'Ukraine en Corée du Sud a été convoqué ce lundi 28 septembre par le ministère sud-coréen des Affaires étrangères, après que Séoul a exigé la veille "une explication et des excuses officielles" de l'Ukraine. Le pays asiatique accuse Kiev d'avoir divulgué le transfert de deux prisonniers de guerre nord-coréens vers son territoire, puis d'avoir menti en niant que les deux parties s'étaient entendues pour garder ce transfert confidentiel.
"La présidence exprime ses profonds regrets concernant la divulgation unilatérale [NDLR : de cette information] par l'Ukraine et l'annonce mensongère qui a suivi, selon laquelle il n'y avait pas eu d'accord de non-divulgation", a déclaré Seong Ghi-hong, secrétaire présidentiel principal chargé des relations publiques, dans un communiqué publié dimanche soir. Dénonçant des faits "très graves" qui "sapent sérieusement la confiance entre les deux gouvernements et portent gravement atteinte aux relations amicales entre les deux pays", il a indiqué que la Corée du Sud examinait la possibilité de prendre des mesures supplémentaires sur cette question, si nécessaire.
Selon Seong Ghi-hong, l'Ukraine avait discuté à plusieurs reprises avec Séoul du transfert de ces deux prisonniers, et avait demandé que l'opération reste secrète, estimant que la rendre publique aurait pu susciter des critiques en Ukraine, au motif que Kiev aurait renoncé à la possibilité d'échanger...
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28/09 - Sarah Knafo est-elle une Thatcher à la française ? Par Catherine Fieschi
Il y a un angle mort dans la manière dont nous abordons Sarah Knafo. En France, on scrute ses 10,4 % à Paris et le succès de son livre Le Casse du siècle. A Bruxelles, on traque l’eurodéputée de Reconquête, son alliance avec l'AfD et son travail sur la souveraineté technologique. On croise rarement les deux trajectoires. Or si l’on effectue ce croisement, force est de constater que le label que nous cherchons pour une Knafo qui nous étonne est peut-être tout simplement le thatchérisme (sac à main en moins).
Pendant des décennies, les historiens et politistes britanniques ont débattu de sa définition. Thatcher avait-elle rompu avec le conservatisme ou révélé une de ses possibilités ? La difficulté venait déjà de l’assemblage : libre échange, propriété, baisse du poids de l’Etat et des privilèges de ses employés, mais aussi autorité, nation et souveraineté. Avec en supplément une nostalgie appuyée pour l’Empire britannique à son zénith à l’ère victorienne.
Voilà que Knafo reprend certains des mêmes succès mais sur un air mêlant cocorico musclé et Hymne à la joie : son livre attaque la dépense publique et défend notamment la capitalisation des retraites. Alors que son discours reste identitaire et régalien. Mais à Bruxelles, son rapport sur la souveraineté technologique veut réduire les dépendances européennes dans le cloud, les semi-conducteurs, l’IA ou la cybersécurité.Marché et nation
La parenté avec Thatcher éclaire davantage que l’idée d’un cocktail inédit. Le...
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28/09 - Têtes brûlées ou têtes bien faites ? Ces jeunes qui investissent en Bourse sans complexe
Les financiers l’appellent le "September effect". C’est statistique, au mois de septembre, la Bourse s’embourbe. La tradition avait toutes les raisons de se vérifier en 2026 : la crise du détroit d’Ormuz a poussé les prix du pétrole largement au-dessus de 100 dollars et l’inflation persistante a conduit la Réserve fédérale américaine à serrer la vis monétaire. Sans surprise pour les vieux briscards des marchés. Hugo, jeune diplômé d’une école de commerce, spécialité finance, avait aussi anticipé le scénario et ajusté son portefeuille. Ce Parisien de 24 ans, à l’"appétence maximale au risque", a commencé à investir ses économies il y a cinq ans, d’abord en actions. "J’étais en alternance, et comme j’habitais chez mes parents, je pouvais me permettre d’y consacrer la moitié de mon salaire, de l’ordre de 450 euros par mois".
Comme lui, une nouvelle génération s’est lancée ces dernières années à l’abordage de la Bourse, sans complexes. Un regain d’intérêt inespéré après une "période de disette" en France, comme la qualifie Benoît Grisoni, le patron de la banque en ligne BoursoBank, également directeur adjoint des activités de banque de détail en France de Société Générale : "La Bourse a été désertée par les particuliers pendant plus de dix ans, à partir de la crise financière de 2008. Les volumes ne faisaient que baisser". Puis, fin 2019, la Française des Jeux a intégré la cote parisienne – énorme succès populaire. Surtout, la crise sanitaire de 2020 a éveillé des vocations....
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27/09 - Sénatoriales 2026 : le RN obtient un groupe, LFI un premier élu, la droite conserve ses bastions
Le Rassemblement national sera en mesure de composer un groupe au Sénat, soit au moins dix élus, ce qui sera une première pour la formation d'extrême droite, a déclaré le président du RN Jordan Bardella, commentant les élections sénatoriales de ce dimanche 27 septembre qui a vu le renouvellement de la moitié des sièges de la Chambre haute du Parlement.
"Pour la première fois de son histoire, le Rassemblement national va constituer, avec ses alliés de l'UDR (Union des Droites pour la République) du président Eric Ciotti, un groupe au Sénat", affirmé Jordan Bardella, sur la plateforme X. Les résultats n'ont pas encore été officialisés à ce stade.
Premier parti d'opposition à l'Assemblée nationale, le RN de Marine Le Pen, candidate à l'élection présidentielle de 2027, comptait trois sénateurs avant le scrutin de ce dimanche.
"C'est une victoire historique et une étape majeure qui est franchie avec la constitution pour la première fois d'un groupe au Sénat. Les résultats vont au-delà de ce que nous pouvions espérer, la percée est générale, confirmant l'accélération de l'implantation du Rassemblement national sur tout le territoire", a dit pour sa part Marine Le Pen sur X.
Ces élections sénatoriales étaient le dernier scrutin avant l'élection présidentielle du printemps 2027, pour lesquelles, d'après les sondages, Marine Le Pen est donnée largement en tête dans les intentions de vote au premier tour.LR reste la première force politique
Un total de 178 sièges - sur 348 -...
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27/09 - "On est devenus sexy !" : au Parlement européen, la nouvelle idylle entre l’extrême droite et les lobbies
Strasbourg, 15 septembre 2026. Le Parlement européen a des airs de fourmilière, où grouillent élus, journalistes et lobbyistes, venus écouter le traditionnel discours d’Ursula von der Leyen sur l’état de l’Union. Mais cela n’intéresse pas une poignée d’hommes en costard, qui se font discrets. Leur rendez-vous n’est inscrit à aucun agenda officiel. En fin de journée, ces grands acteurs de la distribution rencontrent, à leur demande, quelques eurodéputés RN. Ces représentants de Carrefour, Auchan, Leclerc, Coopérative U et Intermarché s’inquiètent d’un projet de révision de la directive sur les pratiques commerciales déloyales. Pour détendre l’atmosphère, Gilles Pennelle, élu RN, ose un trait d’humour : "Au football, à la fin, c'est toujours l'Allemagne qui gagne. Dans les négociations entre les agriculteurs, les industriels et la grande distribution, c’est toujours l’agriculteur qui perd." Sourires crispés des interlocuteurs, qui ne posent qu’une seule question, après leur démonstration : voteront-ils en faveur ce texte ? Ils n’auront pour réponse qu’un haussement d’épaules.
Dans la capitale alsacienne, les révolutions se font à bas bruit. Il est même des révolutions qui se font en silence. Celle-ci en est un bon exemple. Hier marginalisés, les députés d’extrême droite, qui sont si nombreux qu’ils peuvent désormais faire passer des textes avec la droite, sont aujourd’hui reçus avec considération par des patrons de grands groupes privés, qui se montrent "attentifs, voire...
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27/09 - "Peuple d’élite, sûr de lui et dominateur" : De Gaulle et les juifs, le livre qui bouscule les idées reçues
C’est le livre qui manquait à l’historiographie gaullienne : une étude dépassionnée, documentée et pluraliste de l’histoire particulière de Charles de Gaulle avec les Juifs. Quelle relation cet homme né six ans après la condamnation du capitaine Dreyfus, lecteur de Barrès, Péguy et Bergson, entretint-il avec le monde juif tout au long de sa vie ? Était-il antisémite, comme certains le prétendirent ? Comment appréhenda-t-il le sionisme ? Quels rapports se nouèrent entre ce courant et la France libre ? Quelle perception avait-il de l’Etat d’Israël ?
L'ouvrage collectif "Charles de Gaulle, les juifs français et l'Etat d'Israël", qui paraîtra le 8 octobre aux éditions Perrin, dissipe nombre de malentendus grâce aux contributions d'éminents historiens et universitaires, français comme israéliens : Arnaud Teyssier, Benjamin Stora, Samy Cohen, Ilan Greilsammer, Haïm Korsia... Ce travail de recherches est le fruit d’un colloque organisé par la Fondation Charles-de-Gaulle en 2023, à Paris, Ra’anana et Netanya.
Comme le rappellent dans leur introduction les deux maîtres d’œuvre de ce projet, Denis Charbit et Frédéric Fogacci, deux formules encombrent l’imaginaire collectif quand on évoque cet aspect de l’héritage gaullien. La première, lorsque le Général évoque au soir de sa vie les premiers Français libres : "Les juifs lucides, une poignée d’aristocrates et les braves pêcheurs de l’île de Sein". Qu’entendait-il par "juifs lucides" ?
La seconde, o combien discutée, extraite de...
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27/09 - Intelligence artificielle : une coalition occidentale se forme pour encadrer l’IA, sans les Etats-Unis
L’initiative est née d’un échange presque banal par textos. Le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store a récemment écrit à Mark Carney, son homologue canadien, avec qui il échange de plus en plus régulièrement. Son objectif : convaincre le Canada de rejoindre un groupe restreint de pays occidentaux souhaitant réfléchir à de nouvelles règles internationales pour encadrer l’intelligence artificielle. La réponse de Mark Carney ne s’est pas fait attendre. Moins de dix minutes après le message, selon Jonas Gahr Store, le Premier ministre canadien lui répondait : "Bien sûr. On est partants."Une démarche qui rappelle celle contre la prolifération nucléaire menée après 1945
La question de la régulation de l’IA était également au cœur des discussions entre Mark Carney et Emmanuel Macron, réunis le 20 septembre à Saint-Pierre-et-Miquelon. Dans la foulée, Ottawa a demandé au Conseil de sécurité des Nations unies de se pencher sur les enjeux liés à la sécurité de l’IA. Quelques jours plus tard, Jonas Gahr Store et le président finlandais Alexander Stubb publiaient à leur tour un texte commun, signé par 22 pays, appelant à une surveillance internationale accrue. Leur constat est sans appel : "l’IA doit rester sous la direction, la supervision et le contrôle des humains". Les deux dirigeants proposent notamment la mise en place d’un mécanisme mondial destiné à surveiller les évolutions de cette technologie, rappelle le Wall Street Journal.
Une nouvelle coalition occidentale semble...
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27/09 - "Le signe d’un regain de religiosité" : la visite du pape Léon XIV en France vue par la presse internationale
C'est la première visite d’un pape dans la capitale française depuis dix-huit ans. Et pas des moindres. Huit cent mille personnes sont venues assister à l'événement, selon le Vatican. C'est trois fois plus que pour son prédécesseur plus conservateur Benoit XVI en 2008. Parmi eux : des candidats à l'élection présidentielle, comme Gabriel Attal, Edouard Philippe ou Bruno Retailleau, mais également Marine Le Pen et Jordan Bardella. Le pape a d'ailleurs fait dans son discours à Lourdes, où il se trouve aujourd'hui, quelques allusions à l'élection, priant pour que la France obtienne des "gouvernants sages et généreux, prêts au sacrifice de soi". Léon XIV doit rencontrer sept victimes d'abus sexuels, et est attendu dès lundi à Metz, ville d'ancrage de Robert Schuman, pour prononcer un discours sur l'Europe et la paix. Une visite aussi politique donc, scrutée de près en France comme à l'étranger. Tour d'horizon des différentes réactions dans la presse internationale."Une visite critiquée par les associations de victimes d'abus sexuels", relève la presse internationale
En France, Le Monde salue un pape "tranquille et rassembleur", qui "tient tête à Donald Trump et prône l’espérance, la fraternité et la paix, dans un monde menacé par l’IA et le changement climatique, fracturé par les nationalismes et la guerre". Mais note également que ce dernier arrive dans un contexte de recul sur la prise en compte des violences sexuelles dans l'Eglise. Le président de l'association de victimes...
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27/09 - Torture animale : plongée dans un marché clandestin aux méthodes calquées sur les réseaux pédocriminels
Au téléphone, la voix d’Héliya s’interrompt. La présidente de l’association MNV International tente de décrire une vidéo découverte au cours de ses investigations dans les réseaux de torture animale. Sur les images, une femme écrase un chiot sous son pied jusqu’à la mort, tandis que d’autres chiens et chats assistent à la scène. "On voit l’horreur des animaux qui sont derrière", souffle-t-elle. Ce n’est qu’une vidéo parmi les dizaines de milliers du même genre qui circulent à travers le monde. Chats, chiens, lapins, rongeurs, grenouilles, singes… Aucune espèce ne semble épargnée. La souffrance animale n'est pas seulement filmée : elle se commande, se fabrique et se monnaye. Ce phénomène porte un nom : l’"animal crushing". A l’origine, le terme désignait principalement un fétichisme sexuel, le "crush fetish", où des femmes écrasaient de petits animaux sous leurs pieds pour satisfaire un public de niche. Mais le phénomène a changé d’échelle et, surtout, de nature.
"Une culture de la torture se développe. Ce n’est pas juste l’envie de faire du mal : on veut voir jusqu’où on peut aller, combien de temps l’animal peut tenir, comment le disséquer, le réanimer pour qu’il reste le plus longtemps vivant", décrypte Héliya. D'après elle, la diffusion en 2023 d’une vidéo montrant un chat placé dans un mixeur a marqué un tournant dans la propagation de ces contenus. Depuis, les investigations de MNV International ont mis au jour une organisation qui présente de troublantes similitudes...
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27/09 - Un week-end à Lyon : musée des Tissus, le grand dépliage
Il faut profiter de l’automne. Fermé au public depuis 2018, le Musée des Tissus et des Arts décoratifs de Lyon a rouvert ses portes à l’occasion de la 18e Biennale d’art contemporain. Une parenthèse de douze semaines, avant la poursuite d’un vaste chantier qui doit le transformer en profondeur. Installé rue de la Charité, au cœur de la Presqu’île, le site dispose d’un écrin remarquable, dont l’hôtel de Villeroy, édifié à partir de 1729, constitue le cœur historique. Attenant, l’hôtel de Lacroix-Laval, construit au XVIIIe siècle, abrite les collections d’arts décoratifs. Ces deux demeures particulières ont été réunies dans les années 1925 pour former un ensemble devenu emblématique du patrimoine local.
Le plus spectaculaire reste pourtant invisible. Dans ses réserves, le musée conserve quelque 2,5 millions de pièces, couvrant près de 4 500 ans d’histoire. Soieries lyonnaises, étoffes coptes et byzantines, productions chinoises et japonaises, tapisseries, costumes, dentelles, broderies ou pièces de haute couture composent un fonds d’une richesse exceptionnelle. On y trouve notamment une documentation unique sur les savoir-faire des soyeux lyonnais, qui ont contribué à façonner l’identité économique et culturelle de la ville. Cette profusion est aussi l’un des défis de la transformation en cours. Le projet, porté par Rudy Ricciotti, prévoit la restauration des bâtiments d’origine, la modernisation des conditions de conservation et une refonte du parcours de visite. Deux...
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27/09 - Placements : comment investir à plusieurs avec les clubs deals immobiliers
Inscription à la salle de sport : check. Programme nutritionnel post-vacances : check. Rangement de la maison : check. Fini l’été, vous êtes paré pour la rentrée ! Mais qu’en est-il de votre argent ? Certes, en matière de patrimoine, les projets se pensent sur le long terme et il est préférable d’éviter les décisions hâtives et excessives. Remettre de l’ordre dans ses idées à échéances régulières demeure néanmoins une bonne idée. Une routine en trois étapes permet de vérifier que votre organisation patrimoniale est toujours adaptée. Un, vérifiez votre capacité d’épargne, notamment si vos rentrées d’argent ou vos dépenses ont évolué. Deux, questionnez la répartition de vos investissements sur les différentes catégories de placements en fonction du contexte. Trois, faites le point sur la performance de vos produits. Car l’environnement économique demeure mouvant : taux d’intérêt en hausse, marchés actions au sommet, immobilier en dents de scie… De nombreux défis attendent les épargnants dans les prochains mois. Anticiper permet d’affronter l’avenir avec sérénité.
Avez-vous déjà imaginé devenir propriétaire d’un immeuble de bureaux dans le triangle d’or parisien ou transformer un bâtiment historique en plein cœur d’une grande métropole en hôtel ? Si vous ne disposez pas des capitaux nécessaires, ce rêve pourrait néanmoins devenir réalité via un "club deal immobilier". Ce placement se définit par un triptyque : "une poignée de particuliers investissent ensemble dans une seule...
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27/09 - Après les ingérences russes, la menace Maga : le Quai d’Orsay sur le qui-vive avant 2027
C’est un baiser de la mort dont Marine Le Pen se serait bien passée. Le 16 juillet, par un tweet exalté dont il a le secret, le milliardaire américain Elon Musk a qualifié la candidate du Rassemblement national de "dernier espoir de la France" en vue de l’élection présidentielle de 2027. Le RN s’efforce de prendre ses distances avec la mouvance Maga, pour éviter de périlleux amalgames. Les marques d’attention de l’administration Trump à leur égard ne manquent pas. En avril 2025, Donald Trump et son vice-président J.D. Vance avaient publiquement apporté leur soutien à Marine Le Pen, jugeant que sa condamnation à une peine d’inéligibilité constituait une "chasse aux sorcières" pour entraver son accession à l’Elysée.
Au même titre que les ingérences russes, qui ont jusqu’à présent essentiellement ciblé Edouard Philippe, Gabriel Attal ou Raphaël Glucksmann, les tentatives de déstabilisation venues des Etats-Unis sont scrutées de près par l’exécutif. Après Viginum, l'agence de lutte contre les ingérences numériques étrangères, qui s'était ces derniers mois fendue de notes confidentielles pour suivre la mouvance Maga, le Quai d'Orsay s'est récemment saisi du phénomène. Mi-septembre, le ministère des Affaires étrangères a mis sur pied une discrète "task force" chargée de surveiller de plus près les ingérences américaines à même de déstabiliser la prochaine élection présidentielle française. Pour être à même d'y répondre officiellement, le cas échéant. Et de mieux appréhender...
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27/09 - La BD du mois : Tolkien avant l’affaire Elfes
Le Seigneur des Anneaux s’étant vendu à 150 millions d’exemplaires dans le monde, on pourrait croire que tout fut facile pour le rêveur (et volontiers réactionnaire) J. R. R. Tolkien. Rappelons que le premier volume parut en 1954, alors que l’écrivain était âgé de 62 ans. Une longue quête l’avait mené jusqu’à la réussite. Orphelin avant d’entrer dans l’adolescence, puis soldat pendant la Première Guerre mondiale (il participa à la bataille de la Somme), le jeune Tolkien dut faire le deuil de ses parents et de presque tous ses meilleurs amis. Heureusement qu’il avait sa passion pour les langues oubliées, l’ancienne Islande ou la chevalerie, qui lui ont permis de créer les dialectes, les paysages et les personnages de son riche monde imaginaire.
Après Tolstoï et Dostoïevski, Chantal Van Den Heuvel et Henrik Rehr s’emparent de Tolkien dans leur nouvelle BD biographique, aussi soignée et onirique que les précédentes – mention spéciale aux magnifiques dessins de la campagne anglaise, des tranchées ou d’Oxford, où le maître de la fantasy fut élève puis professeur. En suivant la vie et le cheminement de l’auteur, on voit naître ce qui deviendra Le Hobbit en 1937.
Notons que, parallèlement à cette BD, un inédit de Tolkien, L’Histoire de Kullervo, vient de sortir chez son éditeur historique en France, Christian Bourgois. Après ces deux lectures hautement recommandables, un voyage s’impose : reprendre ses classiques dans sa bibliothèque et aller passer l’automne dans la Terre du...
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27/09 - Le jour où une IA a fait naître un virus : enquête sur les craintes d’une guerre biologique
Dans un laboratoire de Stanford, les scientifiques n'en croient pas leurs yeux. Sous leurs microscopes, ils observent quelque chose qui n'existe nulle part ailleurs sur Terre. Et pour cause, il s'agit d'un virus dont le génome a été entièrement inventé, lettre d'ADN après lettre d'ADN, par une intelligence artificielle ; il a ensuite été traduit en molécules par une machine à synthétiser, avant d'être injecté dans des cellules pour voir s'il "prenait vie". Et la vie a jailli. A seize reprises pour être précis, sur les quelque 300 candidats créés par le modèle baptisé Evo2. L'équipe avait choisi sa cible avec prudence : de simples phages, en théorie inoffensifs pour l'Homme car ils n'infectent que la bactérie Escherichia coli. Mais la nouvelle, publiée dans la prestigieuse revue Science, a largement dépassé le cadre de la biologie : pour la première fois, une machine venait de prouver qu'elle savait faire naître du vivant fonctionnel à partir de rien, ou presque.
Cinq semaines plus tard, le 10 septembre, Anthropic a versé une pièce supplémentaire au dossier. Dans un rapport rendu public, l'entreprise a reconnu, une première pour un grand acteur du secteur, avoir détecté cinq tentatives d'utilisation de son modèle Claude susceptibles de favoriser le développement d'armes biologiques. Le lendemain, son PDG Dario Amodei publiait un essai appelant à "faire une pause" dans la course à la puissance des modèles, et proposait un accord entre Washington et Pékin pour bannir...
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27/09 - Giuliano da Empoli sur l’IA : "Le véritable grand remplacement, c’est celui du réel par le numérique"
Mardi 22 septembre, à 11 heures, dans le salon bibliothèque avec vue sur les jardins de la maison Gallimard, un écrivain (Giuliano da Empoli) et une journaliste (pour vous servir) devisent du roman du premier pour un entretien dans le journal de la seconde. Cruelle mise en abyme, quand on y songe : ne serions-nous pas des personnages du livre ? C'est-à-dire : les acteurs obsolètes d'un monde qui croit encore exister, mais qui est en réalité sorti de "son axe". Nous croyons toujours jouer - ou décrire - la partie, alors qu'elle s'est déplacée sur un autre terrain : celui des "fondateurs", ces seigneurs de la tech. Comme hier avec Le Mage du Kremlin, da Empoli essayiste traverse le miroir pour s'approcher, en romancier, de la vérité. Cette fois, il entre dans la tête de Peter Thiel, le créateur de Palantir. Le roman nous fait déambuler dans ce crépuscule de l'ancien monde et les lueurs blêmes de celui à venir. C'est brillant, glaçant, et - paradoxalement - jubilatoire.
L'Express : Vivons-nous dans une illusion ?
Giuliano da Empoli : Dans le roman, un de mes personnages raconte l’histoire du dictateur portugais Salazar, tombé dans le coma pendant deux ans à la suite d’une hémorragie cérébrale : quand il s’est réveillé, son entourage ne lui a rien dit et a continué de faire comme s’il était encore au pouvoir, organisant des conseils de ministres Potemkine, lui faisant même imprimer une édition fictive du quotidien national, dans laquelle il gouvernait encore… Je crois que...
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26/09 - Attaques des Houthis : pourquoi la crise au Moyen-Orient pourrait finalement se retourner contre l’Iran
Depuis le début, en février, de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, le marché pétrolier évolue au rythme des tensions au Moyen-Orient. Mais désormais, l'attention n'est plus focalisée uniquement sur Ormuz. Un autre détroit, celui de Bab-el-Mandeb, passé sous contrôle houthiste il y a quelques semaines, offre à Téhéran un nouveau moyen de pression sur les routes maritimes, et en particulier sur la Mer Rouge. Parallèlement, les rebelles multiplient les attaques de missiles et de drones contre l’Arabie saoudite, notamment contre ses installations énergétiques, et menacent désormais de s’en prendre aux navires associés au royaume.
L’Iran et ses alliés estiment donc avoir mené un coup de maître. Mais "la question est désormais de savoir s’ils ne sont pas allés trop loin", pointe le quotidien libanais L'Orient-Le Jour. Car si le conflit avait jusqu'à présent surtout touché les économies asiatiques - qui dépendent fortement du Golfe pour leurs hydrocarbures -, l'offensive des houthistes élargit désormais la portée de la crise, en bloquant une route maritime stratégique pour les exportations vers l'Europe. Les Européens prêts à s'impliquer pour défendre leurs intérêts économiques
Les ministres des Affaires étrangères du G7, réunis à New York cette semaine, ont condamné les attaques houthis contre l’Arabie saoudite et appelé l’Iran à cesser de soutenir le mouvement yéménite, accusé de menacer la navigation commerciale et la stabilité mondiale. Dans le même temps, à...
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26/09 - Sa campagne électorale au calva, ses engueulades avec Alain Delon, le "philosophe sans caleçon" : Bernard-Henri Lévy comme vous ne l’avez jamais vu
Depuis un demi-siècle, la vie de Bernard-Henri Lévy nous est familière comme une caricature : engagée, médiatisée, autocentrée. Ceux qui s'en tiennent aux apparences n’en percevaient que l’écume. Ceux qui le connaissent savaient ce qui se dissimulait sous la mousse. Quand une personnalité se surexpose, on la perd de vue. Longtemps, "BHL" a fait de l’ombre à Bernard-Henri Lévy. Le voici enfin tout entier dans ses "Mémoires provisoires" : son grand livre.
Le philosophe laisse parler l'écrivain et y déploie le meilleur de lui-même : l’admiration, l'empathie, le style et même une qualité dont on le disait dépourvu, l’autodérision. Il s’est trompé, il a frisé le ridicule : et alors ? L’existence n’est-elle pas ce "mélange instable", cette ébullition facétieuse ? Un homme ne se résume pas à ses idées.
Ne pouvant plus, depuis de longues années, sortir de chez lui, sans une escouade de policiers, l'intellectuel ciblé refuse de se victimiser. Comme si c’était le prix à payer pour avoir mis sa peau au bout de ses convictions. Quand tant d’autres se sont contentés de commenter les événements.
Lui ne fait rien à moitié. Éphémère candidat du parti socialiste aux législatives dans le bocage normand, il fait sensation en avalant cul sec des dizaines de verres de Calva lors de joutes gaillardes. Le jeune philosophe tient très bien l’alcool. Seulement, il a omis de s'inscrire sur les listes électorales!
L’enfant en lui refuse de mourir. Naïf ? Difficile de le croire tant ce stratège...
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26/09 - Pseudosiences, paranormal… Les médias ont-ils vraiment lu "La Simulation" de Loïc Hecht ?
Loïc Hecht disserte sans notes et à mille à l'heure, saute de parenthèses en digressions avec aisance, peut se souvenir de conversations entières dans les moindres détails, il boit son thé sans sucre, et donne rendez-vous dans les faubourgs branchés de Paris pour ses entretiens. En écrivain soucieux de ses ventes (13 000 selon Edistat), l’auteur répond à toutes les demandes, d’où qu’elles viennent, prend le temps à chaque question qu’on lui pose. Pour La Simulation (Les Arènes), le journaliste a quasiment tout fait : Quotidien, Le Point, Marianne, L’Obs, Legend, Les Inrocks… Tous raffolent de son ouvrage, un "essai" narratif sur cette folle "théorie" qui voudrait que notre réalité soit simulée par ordinateur.
L'idée n'est pas nouvelle. Depuis que le philosophe suédois Nick Bostrom, figure du courant transhumaniste, a, en 2003, développé cet argument, les patrons de la tech ont été nombreux à surfer sur cette fascinante expérience de pensée. En 2016, l'excentrique Elon Musk prétendait qu’il n’y a qu’une chance sur des milliards que nous vivions dans une vraie réalité. La même année, le New Yorker affirmait que "deux milliardaires du secteur (...) étaient même allés jusqu’à engager en secret des scientifiques pour qu’ils trouvent le moyen de nous faire sortir de cette simulation". Depuis, l'attrait pour cette curieuse idée n'a fait que monter, pour atterrir sur la pile des histoires à raconter de ce journaliste aventureux, spécialisé dans les nouvelles technologies....
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26/09 - Que restera-t-il de Régis Debray ? Quand Eugénie Bastié raconte la vie du révolutionnaire repenti
A priori, c’était le mariage de la carpe du lapin. Qu’irait faire Régis Debray (né un jour après Annie Ernaux !) avec une journaliste du Figaro qui pourrait être sa petite-fille ? Contrairement à ce que voudraient croire ses détracteurs, la bibliothèque d’Eugénie Bastié ne se limite pas aux œuvres de Jean Raspail. Curieuse et cultivée, elle s’intéresse depuis longtemps à la pensée du révolutionnaire repenti, plaçant notamment très haut son essai Civilisation, paru en 2017. Peu à peu, une forme d’amitié s’est nouée entre eux, qui aboutit aujourd’hui à ce livre, une "expérience d’empathie" selon elle, où la cadette retrace la vie agitée de l’aîné.
Le Rouge et le Blanc rappelle Le Grimpeur et le Grognard, ce recueil de lettres entre Debray et Sylvain Tesson paru au printemps. L’ancien conseiller de Mitterrand est toujours en forme quand il dialogue avec des gens de droite. Est-ce parce qu’il vient de ce monde-là ? Fils des beaux quartiers de Paris (il fut scolarisé à Janson-de-Sailly et son père était membre de l’Automobile Club), Debray était un héritier de la bourgeoisie égaré dans le gauchisme et la guérilla. On ne peut guère lui reprocher d’avoir eu soif d’aventure – mais peut-on en vouloir à ce personnage stendhalien qui, plus tard, aura une amourette avec Jane Fonda ?
Tel Julien Sorel il a connu la prison (en Bolivie plutôt qu’à Besançon). Viendront ensuite les ors de la République (Elysée, Conseil d’Etat) et ses éternelles désillusions. Bien plus qu’en éminence...
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26/09 - "Rupture", "occasion manquée"... : la rencontre Xi-Trump vue par la presse internationale
C'était la première visite de Xi Jinping à Washington depuis plus de dix ans et son deuxième voyage diplomatique aux Etats-Unis. Du 23 au 25 septembre, le président chinois a été reçu en grande pompe par son homologue américain dès sa descente de l'avion. Si le sommet a été riche en symboles, il n'a abouti à aucun accord concret sur les enjeux clés de cette visite : l'IA, Taïwan, ou la guerre en Iran. Seuls une maigre prolongation de la trêve commerciale entre les deux pays, un accord sur l'envoi de deux pandas chinois à Atlanta et l'accueil de davantage étudiants américains en Chine ont été conclus. Tour d'horizon des différentes réactions à cette visite dans la presse internationale."Une visite en totale rupture avec les conventions", selon la presse américaine
Côté américain, la presse note le décalage entre le fond et la forme. "Du moins en public, le président Trump semblait plus préoccupé par son rôle d'hôte que par la confrontation de son rival géopolitique", pointe le New York Times. "À bien des égards, le sommet entre Donald Trump et Xi Jinping a été plus remarquable par ce qu'ils ont semblé éviter de détailler que par ce qu'ils ont annoncé", ajoute le quotidien américain.
Pour sa part, le Washington Post note une évolution par rapport aux visites diplomatiques passées entre les deux dirigeants, le président chinois ayant cette fois été reçu en "égal" et en "ami". "Cette visite rompt radicalement avec les confrontations qui avaient caractérisé le premier mandat...
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26/09 - Samuel Fitoussi, son combat contre la "droite technoslop" : les coulisses de l’affaire Thelyson Orelien
Ces derniers jours, la question obsédait le milieu très fermé des lettres et de l’édition parisienne : qui diable pouvait bien se cacher derrière le compte "Balance ton Claude", à l’origine des révélations sur Thélyson Orélien, phénomène de la rentrée littéraire soupçonné d’avoir eu recours à l’intelligence artificielle pour écrire son roman C’était ça ou mourir (Grasset) ?
Depuis le 21 septembre, chacun y allait de sa petite hypothèse, à l’instar du romancier Marc Lévy, persuadé que ces révélations sur l’auteur canado-haïtien étaient le fait de "racistes appartenant à un groupuscule néonazi", comme il l'a déclaré au micro de RTL, avant de reconnaître qu’il n’avait "aucune preuve".Une cabale d’extrême droite ?
L’affaire a pris un nouveau tournant lorsque Le Figaro, le 24 septembre, a lâché la bombe : le propriétaire du compte "Balance ton Claude" serait son chroniqueur Samuel Fitoussi, connu pour ses pastilles humoristiques tournant en dérision la vie politique et intellectuelle française. Quelques heures plus tard, l’essayiste a lui-même précisé qu'il n'avait pas agi seul, mais au sein d'un collectif réuni pour réfléchir à l’impact de l’IA sur la lecture et l’écriture. À l’heure où nous écrivons ces lignes, aucun autre membre n’a dévoilé son identité.
Si Samuel Fitoussi est classé à droite et a consacré un livre sur l'influence du wokisme dans le monde du cinéma, on est loin du profil dressé par une partie de la gauche et certains journalistes, qui évoquent une...
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26/09 - Comment introduire un pilier de capitalisation dans notre système de retraite : les pistes de Bertrand Martinot
Notre pays consacre environ deux points de PIB de plus que ses principaux voisins européens à son système de retraite par répartition. Le niveau généreux des pensions par rapport aux revenus d’activité et la durée exceptionnellement élevée de l’espérance de vie passée en retraite expliquent cet écart. Le poids des retraites dans l’ensemble de nos dépenses publiques et, partant, dans nos déficits justifie pleinement qu’une réforme d’ampleur ramène durablement notre système actuel par répartition à l’équilibre. Toutefois, il paraît indispensable de compléter cette réforme par l’introduction d’un pilier par capitalisation. Dans un contexte où les marges de manœuvre financières sont très réduites pour accumuler le capital nécessaire à cette opération, la voie est étroite mais elle existe. Elle passe notamment par une participation financière des retraités actuels à la création d’un tel pilier et le recyclage et l’activation des réserves financières des régimes par répartition actuels.Un système par répartition financièrement à la dérive
Les projections financières du Conseil d’Orientation des Retraites (COR), qui font l’hypothèse que la réforme Borne est remise en vigueur à compter de 2028, sont une première manière de considérer la question de la soutenabilité des pensions. Comme le montrent ces projections "au fil de l’eau", le niveau relatif des pensions et du pouvoir d’achat des retraités ne seraient pas fortement affectés, tandis que le solde des retraites se dégraderait...
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26/09 - 18e Biennale de Lyon : quand l’art prend la tangente
Une cour, un escalier, un corridor étroit et la ville se dérobe pour réapparaître ailleurs. Les traboules, ces artères secrètes qui percent les immeubles des pentes de la Croix-Rousse, ont inspiré le titre de la 18e Biennale d’art contemporain de Lyon : Passer d’un rêve à l’autre. Pendant trois mois, la manifestation, dont les directrices, Cécile Bourgeat et Isabelle Bertolotti, rappellent qu’elle compte parmi les cinq rendez-vous du genre les plus importants au monde, entend faire de ce manifeste une expérience artistique à l’échelle de la métropole.
Invités par la commissaire australienne Catherine Nichols, quelque 120 artistes venus des cinq continents sont réunis autour d’une réflexion sur les grands mouvements qui structurent notre époque : argent, marchandises, humains ou informations, tout s’échange, se déplace, s’accélère. Une réflexion nourrie notamment par Walter Benjamin et son Livre des passages. Que devient l’individu dans cette mécanique ? Et que peut produire l’art lorsqu’il décide de s’intéresser non plus aux seuls objets, mais aux systèmes qui les font naître et circuler ?Fiona Clark, "Downtown shopping centre", Auckland, New Zealand 1975.
La réponse ne tient pas dans un bâtiment. Outre les institutions satellites, comme le musée des Confluences, la fondation Bullukian ou le Frac Rhône-Alpes, parties prenantes de la programmation, trois pôles forment le cœur du parcours : le macLYON, le musée des Tissus et les Grandes Locos.
Le premier explore...
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26/09 - Placements : comment profiter du boom de l’IA ?
Inscription à la salle de sport : check. Programme nutritionnel post-vacances : check. Rangement de la maison : check. Fini l’été, vous êtes paré pour la rentrée ! Mais qu’en est-il de votre argent ? Certes, en matière de patrimoine, les projets se pensent sur le long terme et il est préférable d’éviter les décisions hâtives et excessives. Remettre de l’ordre dans ses idées à échéances régulières demeure néanmoins une bonne idée. Une routine en trois étapes permet de vérifier que votre organisation patrimoniale est toujours adaptée. Un, vérifiez votre capacité d’épargne, notamment si vos rentrées d’argent ou vos dépenses ont évolué. Deux, questionnez la répartition de vos investissements sur les différentes catégories de placements en fonction du contexte. Trois, faites le point sur la performance de vos produits. Car l’environnement économique demeure mouvant : taux d’intérêt en hausse, marchés actions au sommet, immobilier en dents de scie… De nombreux défis attendent les épargnants dans les prochains mois. Anticiper permet d’affronter l’avenir avec sérénité.
Malgré les aléas géopolitiques et la flambée des prix de l’énergie, les entreprises affichent une santé insolente avec des résultats records et de superbes performances boursières. L’écart entre ces deux tableaux s’explique notamment par l’essor de l’intelligence artificielle. "l’IA est la source d’une vague bénéficiaire sans précédent pour les actions américaines", souligne Jean-Marc Delfieux, responsable de la...
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26/09 - Donald Trump rejette le plan de paix iranien et envisage une reprise des bombardements
Le président américain Donald Trump a rejeté le plan présenté par l'Iran, visant à rouvrir le détroit d'Ormuz et à mettre fin aux hostilités pendant sept jours, a rapporté vendredi le Wall Street Journal (WSJ), citant sans les nommer des responsables américains. Le locataire de la Maison-Blanche a déclaré à ses conseillers qu'il s'attendait à reprendre les bombardements en Iran après les élections de mi-mandat, qui doivent se tenir au mois de novembre, indique le WSJ.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, avait déclaré plus tôt aux journalistes que l'Iran avait présenté un plan de paix qui, s'il était approuvé par Washington, verrait une réouverture du détroit d'Ormuz dans les sept jours. "Si les Etats-Unis sont réellement déterminés à parvenir à un accord et à rouvrir le détroit d'Ormuz, tout est désormais prêt", avait dit Abbas Araqchi.
Selon le WSJ, Donald Trump se montre sceptique, en privé, quant à la possibilité que l'Iran réponde à ses exigences et il aurait déclaré à son équipe qu'il estimait probable la reprise d'une campagne de bombardements. Reuters n'a pas été en mesure de vérifier les informations du WSJ dans l'immédiat.
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26/09 - James Baldwin, un Afro-Américain à Paris (et ailleurs)
Les hommes politiques ne sont pas toujours lettrés. On se souvient que, en 2016, quelques intellectuels dont Thomas Chatterton Williams s’étaient mobilisés pour tenter de sauver l’ancienne maison de James Baldwin à Saint-Paul-de-Vence, menacée de destruction. Le maire de la ville, Joseph Le Chapelain, avait répondu dans la presse locale que "personne n’a jamais entendu parler de James Baldwin". Le vieux mas de l’écrivain avait finalement été en partie rasé pour ériger une résidence de luxe. L’inculture du premier édile peut étonner. Décoré de la Légion d’honneur par François Mitterrand en personne en 1986, Baldwin jouit d’une aura particulière en France, qui fut sa patrie d’adoption, comme le rappelle une nouvelle biographie qui vient de sortir, signée Nicholas Boggs.
Né à Harlem en 1924, James Baldwin a tout d’un personnage de Dickens (il adorait d’ailleurs Oliver Twist). N’ayant jamais connu son père biologique, il est élevé dans des conditions difficiles par un beau-père lunatique. Sa première révélation a lieu à l’église pentecôtiste de son quartier. A l’âge de 14 ans, il y devient prêcheur. Sa rencontre à Greenwich Village avec le peintre Beauford Delaney (son premier père spirituel) est décisive. Il comprend que la musique ne se limite pas au gospel (il y a aussi le blues) et qu’un Noir a le droit de s’émanciper des déterminismes et de s’accomplir comme artiste. Souffrant des humiliations racistes et homophobes, Baldwin s’envole pour la France en 1948 – il a alors...
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26/09 - "Comme l’AfD, nous incarnons un désir de changement" : rencontre avec Roberto Vannacci, le général qui déborde Giorgia Meloni sur sa droite
Dans la bataille pour sa réélection, Giorgia Meloni pensait n’avoir qu’à se soumettre à quelques escarmouches avec une gauche divisée et affaiblie pour triompher. Mais il lui faudra combattre le général Roberto Vannacci, un adversaire autrement dangereux. Cet ancien commandant des forces spéciales parachutistes a fondé son parti, Futuro Nazionale (FN), au début de l’été, et fait une irruption fracassante à l’extrême droite de l’échiquier politique transalpin. En cette rentrée, il est déjà crédité de près de 8 % des suffrages, faisant jeu égal avec Forza Italia, la composante libérale et pro-européenne de la coalition des droites au pouvoir depuis quatre ans à Rome. Il dépasse désormais la Ligue de Matteo Salvini, son aile la plus radicale, qui s’est effondrée à 5 %.
Les sondages ne sont pas les seuls à lui donner des ailes. A 57 ans, Vannacci voit dans le triomphe de l’AfD allemande lors des élections en Saxe-Anhalt (43,8 % des voix), les prémices de son propre succès l'année prochaine, lors des législatives italiennes. "Le résultat de l’AfD était largement prévisible, se félicite Roberto Vannacci auprès de L'Express. C'est le résultat de l'échec des politiques menées par des gouvernements de droite comme de gauche au sein de l'Union européenne ces dix dernières années : davantage d'immigration, d'écologisme idéologique, des sanctions contre la Russie, un soutien inconditionnel à l'Ukraine, la désertification industrielle... Futuro Nazionale comme l’AfD incarnent un...
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26/09 - Référendum : la grande contradiction des candidats à la présidentielle
Ce serait drôle si ce n’était dramatique. La France est étouffée par la dette ; elle ne sait rien faire contre son déficit chronique ; les marchés ne lui font plus confiance ; le chômage remonte, les prix aussi ; la situation internationale se déglingue ; nous n’avons pas les moyens d’assurer notre défense ni la résolution nécessaire ; le climat cafouille ; l’IA place l’humanité devant un défi existentiel ; la violence monte… Et nos candidats à la présidentielle rivalisent d’emphase pour installer la même urgence en haut de leur liste de courses : il faudrait qu’il y ait des référendums à tous les étages et sur les sujets les plus essentiels…
Démagogie ? Sans bornes ! Cette nouvelle religion du référendum baigne même dans une incohérence tellement énorme que l’on finit par ne pas la voir : ce peuple, à qui nos élus de tout bord veulent confier les clés du camion, est pourtant celui dont ils disent, eux, qu’il est de plus en plus foncièrement incapable d’exercer cette responsabilité.
Voyez de quoi est faite l’inquiétude exprimée dans le landerneau partisan, qu’il soit de gauche, de droite ou du centre. C’est très simple : que nous soyons manipulés, travaillés à notre insu. S’il y a bien une constante dans le discours le plus officiel du personnel politique, c’est sa crainte affichée de voir les gens se faire bourrer le crâne. On s’affronte sur l’origine dudit bourrage, ses chemins et ses conditions, mais on communie pour se préoccuper du problème, et donc pour faire...
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26/09 - Baisse des résultats scolaires : des causes bien connues, simples, plausibles... et fausses
Les résultats de Pisa 2025 m’ont laissé une fâcheuse impression de déjà-vu. Pas tant parce que les performances des élèves français sont encore en baisse. Mais surtout parce qu’une nouvelle fois, tous les commentateurs ont à coup sûr identifié pourquoi ! Pour paraphraser Henry Louis Mencken, il existe toujours une cause bien connue à chaque problème humain — simple, plausible, et fausse. Car lorsqu’on prend le temps de bien éplucher les données mises à disposition par l’OCDE, on est obligé de constater qu’aucun des facteurs avancés n’émerge comme une explication convaincante des faibles résultats de la France.
La palme des réponses simplistes et fausses revient bien sûr aux terribles écrans, qui sont décidément le bouc émissaire indispensable pour tous les maux de notre société. Pourtant, cette hypothèse se heurte frontalement à quelques faits issus de l’enquête Pisa 2025 elle-même. D’une part, de nombreux pays qui font mieux que nous, comme l’Estonie, la Corée, le Canada, ou le Royaume-Uni, ont des temps d’usages du numérique supérieurs aux nôtres.
Plus généralement, à travers les pays de l’OCDE, il n’y a aucun lien entre les heures passées sur le numérique et les résultats en maths ou en compréhension de l’écrit. De plus, dans la plupart des pays dont la France, l’usage du numérique dans les établissements et en dehors a en fait légèrement décru entre 2022 et 2025, et a donc peu de chances d’expliquer la baisse des résultats. De fait, la baisse du niveau scolaire,...
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26/09 - "Poutine nourrit de grands espoirs pour la présidentielle française" : les explications de l’expert polonais Marek Menkiszak
Alors que les attaques hybrides menées par Moscou en Europe sont montées d'un cran ces derniers mois, avec notamment la découverte, cet été, d'un drone chargé d’explosifs à l’aéroport allemand de Leipzig, Emmanuel Macron a jugé possible, ce 24 septembre, que la France soit à son tour visée. "Quand vous me posez la question est-ce que ça peut arriver ? Ma réponse est oui", a déclaré le président français, alors que plane le spectre d'un conflit plus large.
Pour Marek Menkiszak, spécialiste de la Russie, "une nouvelle escalade russe est inévitable". Le pays dirigé par Vladimir Poutine, explique-t-il à L'Express, se prépare depuis des années à une guerre à grande échelle avec les Européens, même si ce scénario, le plus grave parmi ceux qu'il nous décrit, n'est pas, selon lui, le plus imminent. Selon le Directeur du département russe du Centre d’études orientales (OSW), un think tank polonais spécialisé en géopolitique, l'enlisement des Russes en Ukraine pousse le Kremlin à passer à la vitesse supérieure sur le front de sa guerre hybride. Objectif décliné en trois temps : diviser les opinions publiques pour faire craquer les Européens et les convaincre de lâcher l'Ukraine. Soumettre Kiev en provoquant une crise humanitaire dans le pays. Et tenter par tous les moyens d'acheter l'administration américaine. Dans la ligne de mire de Moscou également : la présidentielle française. "Vladimir Poutine nourrit de grands espoirs", assure Marek Menkiszak. Entretien.
L’Express : Vous...
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26/09 - "Fabriquer du Doliprane est-il vraiment l’avenir de la France ?" : Jean Tirole face aux partisans de la réindustrialisation tous azimuts
La France et l’Europe doivent cesser de se focaliser sur les industries traditionnelles "mid-tech", comme l’automobile, et concentrer leurs forces sur l’IA, les biotechnologies et les ruptures technologiques. Cette thèse, le Prix Nobel d’économie Jean Tirole l’a ardemment défendue ces derniers jours aux côtés de sa consœur Karine Van der Straeten, à l’occasion de la sortie de leur livre Economie du désordre mondial (Albin Michel/PUF). "Nous cherchons trop à protéger les industries qui ont fonctionné dans le passé, mais ont un avenir limité, avertissaient-ils dans un long entretien donné à L’Express. Et nous investissons trop souvent dans des secteurs où nous n'avons pas d'avantage concurrentiel suffisant (...) où la concurrence se fait sur les coûts, sur la main-d’œuvre bon marché (...) La fabrique du Doliprane, par exemple, est-ce vraiment l’avenir de la France ?"
Une vision qui ne plaît pas à tout le monde. L’ancien conseiller industrie de l’Elysée et professeur au Cnam, Olivier Lluansi, s’en est ému dans une tribune publiée par Marianne : "Nous ne pouvons pas choisir 'l’innovation de rupture' contre 'le fabriqué en France'." La charge la plus forte est néanmoins venue du gouvernement. Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie, s’est fendu d’un long post sur le réseau social LinkedIn, il y a environ une semaine. "Le débat qui gonfle depuis quelques jours est inquiétant après dix ans de lutte pour réindustrialiser le pays. Prendre de haut cette stratégie,...
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25/09 - Prisons britanniques : ces expulsions anticipées qui inquiètent les Européens
La surpopulation carcérale est un problème européen, que chaque pays essaie de résoudre à sa façon. Au Royaume-Uni, où les prisons sont, elles aussi, sous forte pression, le gouvernement prépare la libération anticipée de milliers de détenus pour désengorger les établissements pénitentiaires. Selon le calendrier du ministère britannique de la Justice, environ 2 500 détenus devraient être libérés d’ici la fin de 2026, dont environ 700 dès le 1er octobre.
Et ce n’est pas tout. A partir de janvier 2027, Londres prévoit également de supprimer l’obligation, pour certains détenus étrangers, d’avoir purgé une durée minimale de leur peine dans les prisons britanniques avant leur expulsion.
Ce changement s’inscrit dans le cadre du Sentencing Act 2026, une loi britannique réformant les règles relatives aux peines et à la libération des détenus. Cette nouvelle législation vient notamment modifier l’Early Removal Scheme (ERS), un dispositif qui permet déjà à certains détenus étrangers éligibles d’être expulsés avant la fin de leur peine. Jusqu’ici, ils devaient avoir passé une durée minimale en prison avant de pouvoir en bénéficier.Une réaction européenne
Ces mesures ont fait réagir au-delà des frontières britanniques. Selon Politico, plusieurs diplomates européens ont exprimé leurs inquiétudes, certains craignant que leurs ressortissants ne soient renvoyés sans que leurs autorités en aient été averties. "Il est très risqué de renvoyer des criminels sans aucune information...
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25/09 - Range Rover : Électrification d’un mythe
La maison Range Rover s’agrandit et accueille un nouveau venu : son SUV emblématique en version électrique.
Soucieux de conserver le mythe intact, Range Rover apporte un soin particulier à conserver, voire améliorer, tout ce qui constitue son ADN : un design extérieur iconique, fidèle à cette sobriété qui a fait le succès de ses prédécesseurs thermiques et hybrides ; un aménagement intérieur pensé comme un véritable sanctuaire de sérénité dans un monde en mouvement perpétuel ; des capacités de franchissement qui ont forgé sa réputation dès l’origine, symbole de maîtrise et d’aisance en toute circonstance. Autant d’atouts que l’électrification permet d’exprimer encore plus librement.
« Range Rover d’abord, électrique ensuite », tel est le dogme qui a guidé sa conception. Fort de plus d’un demi-siècle d’héritage, le langage stylistique inscrit l’identité de la marque dans la continuité.
Pionnier du SUV de luxe, depuis 1970, Range Rover poursuit une vision résolument moderniste du design. Loin du bouillonnement contemporain et des lignes acérées, il conserve sa silhouette, statutaire, des surfaces généreuses et une absence assumée de superflu immédiatement reconnaissable. Une simplicité qui ne cherche pas l’effet, mais affirme naturellement sa présence, comme une invitation à rejoindre un écrin.
Cette continuité dépasse le seul langage du design : comme les grandes familles françaises qui font de la transmission un pilier, véritable lien entre héritage et avenir, Range...
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25/09 - Ventes de livres : Thélyson Orélien va-t-il s’effondrer en librairie ?
C’est l’information du jour : en début d’après-midi, l’Académie Goncourt a publié un communiqué annonçant qu’elle retire de sa première liste le roman de Thélyson Orélien C’était ça ou mourir (Grasset). Il ne leur pas été difficile de trouver des arguments : "Ce choix est dicté par la volonté de préserver l’intégrité du prix Goncourt, celle de l’Académie, dont le rôle central consiste à promouvoir et couronner la littérature écrite par des femmes et des hommes." Quelle urgence y avait-il à enlever Orélien ? Pierre Assouline a expliqué sur le plateau de C à vous que, sans cela, C'était ça ou mourir serait entré dans la course pour le Goncourt des lycéens. Ces derniers auraient-ils primé Orélien, manière de faire un pied de nez générationnel pro IA ? C’était peu probable, mais dans le doute... Dans son communiqué, de manière un brin paternaliste, le jury du Goncourt adresse malgré tout aux lycéens appelés à voter "un message clair", "qui affirme que nous ne cautionnons ni d’adoubons d’une façon ou d’une autre la création de textes générés avec l’aide de l’IA".
Certains dans le milieu littéraire ne lâchent pas le morceau. Toujours sur Instagram, on peut lire ce post improbable (écrit hier) sur le compte du romancier Yasmina Khadra : "Lorsque la beauté d’un texte réveille la bête immonde. Comme toujours, le talent exaspère ceux qui en sont dépourvus et le succès rend fous ceux qui n’en ont pas. Lisez massivement ce roman pour rendre justice à son auteur et pour renvoyer ses...
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25/09 - Présidentielle 2027 : avec Marine Le Pen en campagne, Eric Ciotti cherche sa place
"Je suis très heureux !" Comment ne pas croire Eric Ciotti lorsqu’il se confie à un cadre des Républicains ? Depuis qu’il a ravi la mairie de Nice à son éternel rival, l’ex-président de LR, rallié au Rassemblement national, s’épanouit loin de la capitale. Bien sûr, dès qu’il s’agit d’évoquer Marine Le Pen, ses déclarations sont irréprochables. Mi-août, Eric Ciotti fait la une du JDD, hebdomadaire du groupe Bolloré. Dans une longue interview, il s’engage à faire campagne "loyalement et fortement" pour la victoire de la candidate RN, se fait l’avocat de sa vision de l’économie, réfutant les procès en "socialisme", et rêve à bas mot que sa nouvelle alliée revienne à la raison sur la question des retraites.
Mais, pour l’heure, il est loin de ces considérations. Occupé à s’installer dans son nouveau fauteuil d’édile, il fait le tour des associations sportives, défile aux déjeuners de rentrée du Conseil des seniors, serre des mains aux anniversaires d’entreprises niçoises et se consacre, même, aux élections sénatoriales. Il n’a pas assisté à la rentrée parlementaire du Rassemblement national, ni au discours de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, contrairement à Charles Alloncle, député UDR (le parti d’Eric Ciotti) de l’Hérault. Prière à l’allié de rester au chaud
Le dernier rendez-vous des alliés remonte au 14 juillet. Jordan Bardella et Marine Le Pen avaient fait le déplacement pour la commémoration des 10 ans de l’attentat de Nice. Depuis, Eric Ciotti mène sa vie sudiste, loin...
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25/09 - La fondation Lejeune, le Vatican et Marthe Gautier : enquête sur la bataille autour de la découverte de la trisomie 21
Samedi 28 mars, en début de soirée, presque la "relâche". Au théâtre de la Reine Blanche (XVIIIe arrondissement de Paris), on joue l’avant-dernière de La Découvreuse oubliée ; une pièce dédiée à Marthe Gautier, chercheuse à l’origine de la découverte du chromosome surnuméraire de la trisomie 21, longtemps attribuée au seul docteur Jérôme Lejeune. Les spectateurs comme les comédiens n’en savent rien, mais le dernier acte de cette histoire d’invisibilisation est en train de s’écrire en ce moment même, par l’entremise d’un invité surprise : un membre du clan Lejeune, venu enregistrer la séance incognito.
Quelques mois plus tard, la directrice des lieux et physicienne Elisabeth Bouchaud, qui avait pourtant consenti à préciser au public que les enfants de Jérôme Lejeune considéraient la pièce comme une "fiction", reçoit la visite d’huissiers. Elle est attaquée en diffamation, ainsi que son théâtre, par la famille du médecin. L’enregistrement a été versé au dossier.
Le clan Lejeune est habitué du procédé. En 2025, le professeur et chef de service à l’hôpital Tenon Gilles Pialoux a lui aussi été assigné avec son éditeur Perrin par les ayants droit du docteur pour avoir notamment "diffamé et injurié publiquement la mémoire" de cet homme disparu en 1994, dans un chapitre de son livre Admirations. Sept héros de la médecine, dédié à Marthe Gautier. D’après les informations de L’Express, même l’Académie des Sciences aurait reçu la visite d’huissiers après la publication d’un...
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25/09 - Arabie saoudite : le port de Yanbu, ce site stratégique que la France veut "protéger"
Jeudi 24 septembre, Emmanuel Macron s'est exprimé sur la situation internationale et ses enjeux pour les Français à l'occasion d'une interview conjointe du 20H de TF1 et France 2. Interrogé sur la flambée des prix du carburant, directement liée aux tensions au Moyen-Orient, le président a notamment fait savoir que la France allait envoyer des "moyens militaires" pour "protéger" le site de Yanbu en Arabie saoudite, afin de tenter de sécuriser les approvisionnements énergétiques, alors que cette ville portuaire est la cible des attaques houthistes. L'Express fait le point sur cette annonce. Pourquoi le port de Yanbu est-il stratégique ?
Le terminal pétrolier de Yanbu revêt une importance stratégique en raison de ses infrastructures. Le site abrite une grande raffinerie et des terminaux d'exportation, capables d'acheminer jusqu'à 5 millions de barils de brut par jour depuis les principaux champs pétroliers de l'est de l'Arabie saoudite.
Situé sur la mer Rouge, il constitue également un débouché majeur pour le pétrole saoudien et offre une alternative au détroit d'Ormuz, bloqué depuis le début de la guerre en Iran. Sa protection permet ainsi à l'Arabie saoudite de continuer à exporter une partie de son pétrole vers les marchés occidentaux. Pour la France comme pour l'Europe, la sécurisation de Yanbu constitue donc un enjeu de souveraineté énergétique, alors que toute perturbation supplémentaire des approvisionnements pourrait peser sur les prix de l'énergie.Que va envoyer...
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25/09 - Tensions en mer Baltique : des avions de chasse russes interceptés par la Suède et la Finlande
La Finlande et la Suède ont annoncé ce vendredi 25 septembre avoir mobilisé jeudi des avions de chasse pour intercepter et identifier des appareils militaires russes dans l'espace aérien international au-dessus du golfe de Finlande.
Les chasseurs des deux pays ont repéré et identifié un groupe d'appareils russes comprenant un avion de transport Tu-134 et plusieurs avions de chasse MiG-31 et Su-30, a précisé vendredi l'armée de l'air finlandaise dans un communiqué. Menée dans le cadre de la coopération finno-suédoise visant à surveiller et protéger l'espace aérien des deux pays, cette opération conjointe est la première du genre menée par les deux pays nordiques.
La région de la mer Baltique, dont le golfe de Finlande fait partie, est en état d'alerte renforcée après une série d'incidents incluant des sabotages de gazoducs, des violations d'espaces aériens et des signalements de drones depuis le début de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie."La mer Baltique n'a jamais été aussi bien protégée"
Le Premier ministre suédois Ulf Kristersson a déclaré que l'opération menée jeudi démontrait la capacité de la coopération dite de "Quick Reaction Alert" à surveiller et protéger l'espace aérien des deux pays. "C'est une expression concrète de l'état de préparation et de la confiance que nous avons bâtis ensemble, ainsi qu'une démonstration de la force de la coopération nordique, nordico-balte et plus largement de l'Otan dans notre [région]", a-t-il écrit sur le...
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25/09 - "Made in Europe" : la France et l’Allemagne s’opposent, l’Espagne cherche un compromis
Le "Made in Europe" divise les Européens. La France, l'Allemagne et l'Espagne défendent des conceptions différentes de la manière dont l'Union européenne (UE) doit favoriser ses entreprises dans les marchés publics, alors que Bruxelles cherche à renforcer l'industrie du continent face à la concurrence chinoise.
Au cœur du débat, l'Industrial Accelerator Act (IAA), présenté en mars par la Commission européenne. Le texte vise à orienter une partie des dépenses publiques européennes consacrées notamment aux technologies vertes, aux industries énergivores et à l'automobile vers les entreprises européennes. Il prévoit d'accorder un traitement préférentiel aux produits fabriqués en Europe dans les marchés publics. Mais six mois après sa présentation, les Vingt-Sept peinent toujours à s'entendre sur les contours de cette préférence.La France défend une préférence européenne stricte
Paris souhaite limiter au maximum le périmètre du "Made in Europe". Lors d'une réunion des ministres de l'Industrie à Bruxelles ce jeudi 24 septembre, le ministre français de l'Industrie Sébastien Martin a défendu l'idée que les fonds publics européens doivent bénéficier à la production réalisée sur le continent. "L'argent des contribuables européens doit soutenir les travailleurs et les usines [européens]", a-t-il déclaré à la presse en amont de la réunion.
Interrogé sur le Royaume-Uni, le ministre français a rappelé que le pays avait choisi de quitter l'UE, tout en précisant que cela n'empêchait...
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25/09 - Assurance-vie : les bons plans des nouveaux contrats
Inscription à la salle de sport : check. Programme nutritionnel post-vacances : check. Rangement de la maison : check. Fini l’été, vous êtes paré pour la rentrée ! Mais qu’en est-il de votre argent ? Certes, en matière de patrimoine, les projets se pensent sur le long terme et il est préférable d’éviter les décisions hâtives et excessives. Remettre de l’ordre dans ses idées à échéances régulières demeure néanmoins une bonne idée. Une routine en trois étapes permet de vérifier que votre organisation patrimoniale est toujours adaptée. Un, vérifiez votre capacité d’épargne, notamment si vos rentrées d’argent ou vos dépenses ont évolué. Deux, questionnez la répartition de vos investissements sur les différentes catégories de placements en fonction du contexte. Trois, faites le point sur la performance de vos produits. Car l’environnement économique demeure mouvant : taux d’intérêt en hausse, marchés actions au sommet, immobilier en dents de scie… De nombreux défis attendent les épargnants dans les prochains mois. Anticiper permet d’affronter l’avenir avec sérénité.
Malgré les milliers de contrats déjà en cours de commercialisation, les distributeurs d’assurance-vie ne cessent d’innover en lançant de nouvelles enveloppes. L’objectif : mettre son offre au goût du jour en intégrant les derniers produits et services innovants et se démarquer pour attirer de nouveaux clients. Ces derniers mois ont été particulièrement prolifiques. Voici une sélection de quatre nouveautés de grande...
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25/09 - Xi Jinping à la Maison-Blanche : un dîner en grande pompe, mais pas d’avancée majeure
Le président américain Donald Trump a accueilli jeudi 24 septembre son homologue chinois Xi Jinping à la Maison-Blanche pour un sommet fastueux, riche en symboles mais pauvre en substance, sans aucun signe de percée sur des questions épineuses telles que l'IA, le commerce, Taïwan et la guerre en Iran.
Les deux dirigeants et leurs épouses ont pris part à un dîner d'État, une réception de gala où une pléiade de grands dirigeants de la "tech" avait été conviée : Tim Cook (Apple), Jeff Bezos (Amazon), Sundar Pichai (Alphabet), Sam Altman (OpenAI), Elon Musk (Tesla) ou encore Jensen Huang (Nvidia). Devant les grilles de la Maison-Blanche, un groupe de manifestants s'était rassemblé, scandant bruyamment des slogans tels que "La Chine hors de Hongkong", clairement audibles par les dirigeants alors qu'ils posaient pour des photos sur le perron du bâtiment, recouvert d'un tapis rouge.
Lors d'un "toast" prononcé avant le repas, Donald Trump a déclaré que son homologue chinois et lui comprenaient tous deux qu'ils représentaient "des systèmes différents", mais que les liens entre leurs peuples perduraient et qu'ils ne s'étaient "jamais aussi bien entendus". L'ex-magnat de l'immobilier a ensuite invité ses convives à visiter le chantier de la nouvelle salle de bal qu'il fait construire à proximité, quelques heures après avoir montré à Xi Jinping un héliport qu'il avait fait aménager dans l'enceinte de la Maison-Blanche. Les projets de construction constituent une digression fréquente...
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25/09 - Equans, la filiale de Bouygues qui transforme l’air en or : "Nous savons gérer toutes les atmosphères"
Chez Equans, brasser de l'air n'a rien d'une insulte. L'ancienne filiale d'Engie, aujourd'hui dans le giron de Bouygues, en a fait l'une de ses spécialités. Climatisation, ventilation, purification, confinement : le groupe transforme l'air - sous toutes ses formes - en or. Avec 18,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires l'an dernier et des activités sur les cinq continents, il figure parmi les leaders mondiaux du secteur de l'énergie et des services.
Jérôme Stubler dirige Equans depuis 2021. Diplômé de l'Ecole polytechnique et de l'Ecole nationale des arts et métiers, il a d'abord fait ses armes dans le génie civil, en bâtissant des infrastructures qui devaient résister... au vent. Chez Freyssinet, il dirige les projets des ponts de Normandie, d'Iroise, Vasco de Gama (Portugal) ou encore de la plateforme pétrolière offshore Hibernia (Canada), avant de développer l'activité nucléaire de l'entreprise. Il prend ensuite la tête de Vinci Construction en 2014, puis celle d'Equans quelques années plus tard. Des ouvrages massifs aux plus petites molécules, Jérôme Stubler déploie la même passion pour parler des aspects techniques de son métier. Des applications presque infinies de l'air. Du niveau de pureté atteignable. De la prouesse de Dyson. Ou du chemin vers la transition énergétique.
L’Express : L'air ne se voit pas, ne se touche pas et c’est pourtant le cœur des activités d’Equans. Est-ce la ressource la plus sous-estimée de nos sociétés ?
Jérôme Stubler : L'air a beau...
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25/09 - Carburants : ce que font nos voisins européens face à la flambée des prix
Ces dernières semaines, la tension monte en France face à l’explosion du prix du carburant, qui n’a jamais couté aussi cher. Blocages, manifestations, stations-services vandalisées... Certains parlent même d’un retour du mouvement des gilets jaunes. Le gouvernement a donc réagi ces derniers jours en renouvelant l'aide aux "grands rouleurs". Une aide qui concernera désormais 5,5 millions de Français.
A cela s’ajoute par exemple de nouvelles aides ciblées pour les pêcheurs, l'extension de la prime carburant et le maintien du chèque énergie. Des mesures qui pour l’heure ne semblent pas satisfaire tout le monde.
Mais la grogne ne concerne pas que la France. Les conséquences de la guerre en Iran qui s’éternise impactent les prix à la pompe à travers toute l’Europe. La colère monte en Allemagne, des blocages ont eu lieu au Portugal... Alors que font nos voisins ?
Dans cet épisode de La semaine européenne, Corentin Pennarguear, rédacteur en chef adjoint au service Monde de L’Express, décrypte ce qui fonctionne - ou pas - chez nos voisins européens face à cette crise.
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot.
Crédits : TF1, BFMTV
Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent
Visuel : Alice Lagarde
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25/09 - Face à la menace russe, la neutralité suisse devient insoutenable
Depuis l’invasion russe de l’Ukraine, la Suisse joue l’équilibriste entre d’un côté le soutien aux sanctions occidentales contre Moscou, de l’autre sa traditionnelle neutralité. Cette position de funambule, qui fait apparaître la confédération comme le passager clandestin de la sécurité européenne, devient intenable dans un continent qui se réarme à grands frais.
Comme souvent dans cette démocratie modèle, les électeurs doivent se prononcer lors d’une votation (référendum), dimanche 27 septembre. L’initiative soutenue par le premier parti du pays, l’UDC (droite populiste), a pour objet de conforter le statut de neutralité en l’inscrivant dans la constitution. En clair, il s’agit d’interdire toute coopération avec l’Otan et toute mise en œuvre, même pusillanime, des sanctions européennes. Signe qui ne trompe pas, la Russie lui a apporté son soutien officiel.
La neutralité suisse repose sur la théorie du "réduit national", apte à se défendre seul contre tout agresseur. Quel que soit le courage des citoyens helvétiques, dont beaucoup ont un fusil d’assaut à la maison, la thèse est naïve. Elle ignore les bouleversements stratégiques récents. Et elle repose en partie sur un mythe historique. Si les nazis n’ont pas envahi le pays en 1940, ce n’est pas par crainte du hérisson alpin mais parce que leurs priorités militaires étaient ailleurs et qu’un voisin neutre leur était utile pour espionner et pour accéder à une place financière.
Depuis la disparition de l’Union soviétique...
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25/09 - IA militaire : la ruée des polytechniciens vers la "deftech"
Ils étaient tous deux à la tête de licornes françaises de la tech avant de se lancer à nouveau sur le chemin escarpé de l’entrepreneuriat. Florian Fournier et Armand Thiberge, plusieurs années durant aux manettes de PayFit et Brevo, chacune valorisées plus d’un milliard de dollars, ont ces derniers mois délaissé le monde plutôt paisible de la paie en entreprise et des campagnes marketing automatisées pour multiplier les allers-retours en Ukraine. Les deux polytechniciens ont un autre point commun : s’être réorientés vers la "deftech", ce créneau de la défense à la pointe de l’innovation sur lequel se sont ruées bon nombre de start-up depuis 2022.
Début 2025, Florian Fournier s’est associé à un autre polytechnicien, Arnaud Delaunay, et un énarque également diplômé d’HEC, Fabio Gennari, pour lancer Orasio. Cette start-up a rapidement trouvé sa place auprès des militaires. Ses logiciels d’analyse de vidéo par intelligence artificielle sont utilisés par les forces spéciales, les trois corps d’armée français et irriguent le renseignement européen. Après un déplacement marquant en Ukraine, Armand Thiberge a laissé mûrir l’idée d’une nouvelle société spécialisée dans la lutte anti-drones. Avec pour seul bagage militaire son expérience, à 20 ans, au sein du 1er RPIMa – un régiment de parachutistes des forces spéciales. Sa société, Stryx AI, conçoit depuis des intercepteurs de drones à charge explosive, destinés à épauler les soldats ukrainiens sur le front. "Polytechnique est la...
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25/09 - L’affaire Thélyson Orélien vue par Thibaut Giraud, alias "Monsieur Phi" : "On est face à une utilisation peu subtile de l’IA"
"Ce texte est suspect : vous ne savez pas si c'est un être humain qui en est l’auteur. Et il en est désormais ainsi de tout ce que vous pouvez lire, sur Internet comme sur papier", peut-on lire sur la quatrième de couverture du dernier livre de Thibaut Giraud, La parole aux machines, Philosophie des grands modèles de langage (Grasset). Plus connu sous le pseudonyme de "Monsieur Phi" - le nom de sa chaîne YouTube de vulgarisation - ce docteur en philosophie est aussi un fin connaisseur de l'intelligence artificielle.
Dans un entretien à L’Express, il revient sur la polémique qui secoue le monde de l’édition depuis le 21 septembre. Thélyson Orélien, phénomène de la rentrée littéraire, est accusé d’avoir utilisé l’intelligence artificielle pour écrire son roman C’était ça ou mourir (Grasset), pourtant salué par la critique. Si certains défendent l’auteur canadien d’origine haïtienne et appellent à la prudence, Thibaut Giraud, lui, ne doute pas de l’origine artificielle du texte. "J’ai surtout été surpris que le texte ait pu passer si longtemps sous les radars", remarque le youtubeur-philosophe, pour qui cette séquence révèle surtout le manque criant de culture IA dans le milieu littéraire.
L’Express : Vous alertez depuis un certain temps sur le fait qu’il devient de plus en plus difficile de distinguer un texte rédigé par un humain d’un texte généré par l’intelligence artificielle. La polémique autour du dernier livre de Thélyson Orélien vous a-t-elle étonné ?
Thibaut...
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24/09 - Déploiement militaire en Arabie saoudite, carburants, menace russe… Ce qu’il faut retenir de l’interview d’Emmanuel Macron
A sept mois de la fin de son second mandat, Emmanuel Macron s'est exprimé ce jeudi 24 septembre lors du 20H de TF1 et France 2. Menace russe, hausse des prix de l'énergie, tensions au Moyen-Orient... Le président de la République est revenu sur plusieurs crises internationales et leurs conséquences pour les Français.
Interrogé sur des informations publiées dans la presse étrangère faisant état d'une alerte de la CIA concernant une possible attaque de drones russes par la mer, qui pourrait viser l'Europe et le sud de la France, le chef de l'Etat a démenti que les services français aient reçu un tel avertissement. "La CIA n’a pas informé les services français d’une telle attaque", a-t-il assuré, tout en faisant état d'une situation "inquiétante" qui "monte en tension" pour l'Ukraine comme pour les Européens. Une menace russe à prendre au sérieux
"Ces dernières semaines, tout particulièrement, les actes hostiles un peu partout en Europe se sont multipliés", a-t-il affirmé. Le président a évoqué les cyberattaques, les opérations de désinformation attribuées à la Russie, ainsi que la tentative d'attaque menée début août contre l'aéroport de Leipzig-Halle en Allemagne. "Ce sont des actes hostiles qui peuvent tuer", a-t-il averti reconnaissant que la France pourrait elle aussi être la cible de ce type d'opération. "Quand vous me posez la question 'est-ce que ça peut arriver ?', ma réponse est oui."
Selon Emmanuel Macron, le soutien militaire apporté à Kiev expose directement...
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24/09 - "Hélas, l’enquête tourne court" : le dernier livre de Sarah Knafo décortiqué par Alain Madelin
"Surtout pas ! S'ils savaient, ils se révolteraient." Ainsi me répondit un jour une ministre de la Santé devant laquelle je plaidais pour une "feuille de paie vérité". Voilà des décennies que les libéraux la réclament en vue de montrer au salarié le coût total de son travail, expliquer que les cotisations dites "patronales" font partie de son salaire, et ainsi lui faire comprendre que cet argent est le sien - salaire net d'un côté, salaire différé de l'autre. Il saura et il demandera des comptes.
Le livre de Sarah Knafo, Le Casse du siècle part d’une feuille de paie. Celle de Nicolas, salarié médian : 2 072 € net par mois, pour un coût employeur de 3 922 €. Pour Sarah Knafo, c'est la vraie valeur de son travail. J’applaudis. Elle a bien raison.
Hélas, "l'enquête", puisque c'est ainsi que l'auteure présente son travail, tourne court. Pour Sarah Knafo, cette feuille de paie devient une scène de crime. L'argent qui sépare le salaire net du coût total du travail aurait été volé : 22 000 euros par an, près d'un million en quarante-cinq ans de travail pour Nicolas. C’est un vol, la voici justicière. Ce ton attire le lecteur, mais il fausse tout le reste.Supprimer la CSG ?
Une contre-enquête s’impose. Partout, il existe un écart entre le salaire net et le coût du travail. En France, il est plus important parce que notre protection sociale, entièrement obligatoire et socialisée, est plus coûteuse. A couverture plus large correspond mécaniquement un salaire net plus bas. Ce...
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24/09 - Primaire socialiste : les dérives Mélenchon-compatibles de Ségolène Royal
Ségolène Royal devait turbuler dans le débat de l’espace social-démocrate pour prendre la lumière. Créer la polémique pour desserrer l’étau du duel entre Olivier Faure et Raphaël Glucksmann. Mercredi 23 septembre, l’ancienne finaliste de la présidentielle de 2007 s’est donc distinguée, puisqu’elle a moralement fauté. "Il faudrait plus de voix israéliennes et juives pour dire que ce qui se passe est absolument intolérable. C’est ça aussi qui va freiner la montée de l’antisémitisme. En voyant Gaza, les gens mélangent tout", a-t-elle affirmé sous le regard ahuri de ses concurrents. Relance de David Pujadas : "Vous dites que ce sont aussi aux juifs de dénoncer le gouvernement Netanyahou ?" "Bien sûr, répond-elle, d’ailleurs certains le font".
Ségolène Royal veut lutter contre l’antisémitisme, et demande aux Français juifs - donc comptables d’exactions d’un pays qui n’est pas le leur, donc coupables des discriminations dont ils sont victimes - de montrer patte blanche ? "L’Ordre juste, la France tranquille"… Et l’essentialisation d’une minorité discriminée, exprimée à gauche. Le tout sous couvert de volonté de concorde, devant près de 710 000 spectateurs sur LCI. Un peu comme en février 2025, lorsque Jean-Luc Mélenchon somma "la diaspora" de protester contre le refoulement de Rima Hassan à l’aéroport de Tel-Aviv.
L’ancienne ministre de François Mitterrand connaît ses classiques. Elle a fait sienne la maxime du premier président socialiste : "Dans la vie politique il faut...
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24/09 - Emmanuel Macron s’agace, Ursula von der Leyen n’est pas la bienvenue chez elle
Le grand rendez-vous de la présidentielle approche, chaque semaine apparaît un nouveau prétendant. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…Karim Bouamrane moqué
Sa communication et ses formules drolatiques suscitent l’hilarité sur les réseaux sociaux. Le maire socialiste de Saint-Ouen Karim Bouamrane, qui s’est dernièrement illustré en s’opposant à l’installation d’une enseigne "Master Poulet" dans sa ville, continue d’affirmer sa candidature à la présidentielle. "T’es loin, tout le monde se moque de toi...", lui a cruellement dit un proche d’Olivier Faure.Ce qui ne nous tue pas… nous affaiblira !
Le gouvernement est toujours en quête de partenaires pour faire adopter son budget 2027. Sébastien Lecornu a adressé un courrier aux sénateurs et députés socialistes en vue de bâtir un compromis avec la gauche, comme lors du budget 2026. En cas de refus, faudra-t-il se tourner vers le RN ? Un pilier du gouvernement redoute un cadeau empoisonné de la formation d’extrême droite, en vue de la présidentielle. "A court terme, on a intérêt à ce que Le Pen ne censure pas. A moyen terme c’est moins sûr, car Marine Le Pen va se draper de responsabilité. Ce qui nous arrange en décembre la sert pour avril."Jean-Luc Mélenchon surprotégé
La présidentielle approchant, Jean-Luc Mélenchon est souvent présent aux réunions de l’intergroupe du mardi matin. Mais tous les insoumis n’ont plus vraiment le privilège d’avoir accès au patriarche. Le...
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24/09 - Thélyson Orélien : des accusations de racisme à la supercherie, une nouvelle affaire Jason Arday
Après l’IA, le plagiat. Lundi 21 septembre, Thélyson Orélien, auteur d’un premier roman phénomène qui semblait survoler la rentrée littéraire, C’était ça ou mourir (Grasset), a été accusé par le compte anonyme "Balance ton Claude", d’avoir eu fortement recours à l’intelligence artificielle. Depuis, les déboires s’accumulent pour l’auteur canadien d’origine haïtienne. Le quotidien québécois La Presse a fait savoir le 23 septembre qu’une chronique de Thélyson Orélien datant de 2013 n’était en réalité qu’une "traduction légèrement remaniée" d’un article d'un journal philippin. D’autres textes publiés par l’écrivain sur des blogs ou dans le HuffPost Québec contiennent des passages empruntés.
Mais le plus gênant est que sa nouvelle, qui lui avait permis de remporter le Prix du public de Radio-Canada en 2012, n’est qu’une resucée de la préface du best-seller ésotérique Le Matin des magiciens de Louis Pauwels et Jacques Bergier. Chez Pauwels : "Je suis d’une grande maladresse manuelle et le déplore. Je serais meilleur si mes mains savaient travailler. Des mains qui font quelque chose d’utile plongent dans les profondeurs de l’être et y débondent une source de bonté et de paix." En version Orélien : "Je suis d’une grande maladresse manuelle et le déplore. Je serais meilleur si mes mains savaient travailler. Des mains qui font quelque chose d’utile plongent dans les profondeurs de l’être et y débordent une source de bonté".
Le malaise est d’autant plus grand que dans la suite du...
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24/09 - En Albanie, la cheffe du renseignement au coeur d’un scandale de corruption
Des services secrets à la résidence surveillée. La cheffe des services de renseignement albanais (SHISH), Vlora Hyseni, s’est rendue aux autorités mardi 22 septembre, après qu’un mandat d’arrêt a été émis par le parquet spécial contre la corruption et le crime organisé (SPAK). Avec elle, l’ancien chef de la police d’État, Ilir Proda, révoqué plus tôt cette année, a également comparu mardi pour la même affaire.
Les procureurs ont déclaré que Hyseni était soupçonnée de divulguer des informations classifiées à des personnes non autorisées dans le cadre d'une affaire de corruption au sein de l'Agence nationale de la société de l'information (AKSHI). Cette agence, placée directement sous la supervision du Premier ministre, Edi Rama, vise à piloter une grande partie de la transformation numérique en cours en Albanie. Un projet phare du programme de modernisation de l’État porté par Rama depuis son arrivée au pouvoir en 2013.Des liens qui intriguent
Les soupçons qui pèsent sur Vlora Hyseni découlent de ses liens avec Ergys Agasi ; un homme d’affaires influent déjà arrêté dans le dossier AKSHI, notamment soupçonné d’être au centre d’un réseau lié à des irrégularités dans les marchés publics de l’agence. D’après le parquet, Hyseni et Agasi auraient entretenu des contacts dépassant le cadre professionnel. Selon BalkanWeb, le dossier du SPAK contient des communications dans lesquelles Vlora Hyseni aurait informé Agasi de ses déplacements et de ses rendez-vous professionnels,...
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24/09 - Quarante ans après son abandon, l’Italie prépare son retour à l’énergie nucléaire
Près de quarante ans après avoir tourné le dos à l'atome, traumatisée par la catastrophe de Tchernobyl, l'Italie prépare son retour au nucléaire. Portée par le gouvernement de Giorgia Meloni, une loi qui pose les bases juridiques d'un nouveau programme nucléaire a été définitivement adoptée par le Sénat, mercredi 23 septembre, par 81 voix contre 51 et sept abstentions. Le texte, déjà approuvé par la Chambre des députés, n'autorise encore la construction d'aucun réacteur. Mais il donne au gouvernement douze mois pour adopter les décrets précisant les procédures, les normes de sûreté, la gestion des déchets ou encore les critères de sélection des futurs sites.
Avec ce retour du nucléaire, Rome veut surtout miser sur une nouvelle génération de technologies. Les petits réacteurs modulaires, nommés SMR, seront au cœur de cette stratégie, remplaçant les grandes centrales du passé. Le ministre de l'Environnement et de la Sécurité énergétique, Gilberto Pichetto Fratin, espère ainsi voir les premiers réacteurs italiens entrer en service dès l'horizon 2035. "Le nucléaire n'est pas un retour vers le passé", a-t-il défendu après le vote, estimant que son association aux renouvelables pourrait renforcer la sécurité énergétique du pays. Rome veut assurer sa sécurité énergétique
L'Italie avait en trois ans seulement fermé toutes ses centrales nucléaires, après un référendum organisé en 1987 dans la foulée de l'accident de Tchernobyl. Une tentative de relance du nucléaire avait déjà été...
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24/09 - "Une discipline quasi-militaire" : les raisons du succès des prépas scientifiques marocaines
"Il n’y a pas de secret, le succès de nos élèves s’explique avant tout par leur travail acharné. Notre formation exige de la rigueur et une discipline quasi-militaire", explique Halima Rahmani, l’une des responsables de la classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) Al Zahrawi. Créée en 2018 à Rabat, au Maroc, cette institution a créé la surprise cette année : les 25 membres de sa promotion ont tous intégré une grande école d’ingénieurs française. Parmi eux, six ont rejoint Polytechnique et six autres CentraleSupélec, contre respectivement deux et un admis l’an dernier. Ceux qui intègrent cette prépa scientifique sont triés sur le volet. "Nous recevons chaque année environ 500 candidatures venues de tout le pays. Pour être retenu, il faut avoir au moins 18/20 au baccalauréat et réussir les épreuves particulièrement corsées de notre concours", explique Halima Rahmani.
Ce modèle fondé sur un partenariat public-privé, dans lequel l'établissement est adossé à une fondation et bénéficie de professeurs mis à disposition par le ministère de l’Education, ne cesse de se développer au Maroc. Le Lydex, le Lymed et le centre Al Zahrawi, qui figurent en tête des palmarès, affichent une même ambition : contribuer au "rayonnement scientifique marocain dans le monde" en formant les futures élites. Leurs premiers pas dans l’enseignement supérieur se font souvent en France, dans des établissements aussi prestigieux que l’X, CentraleSupélec, l’Ecole des Ponts Paris Tech ou Télécom Paris....
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24/09 - Exportations de diesel : la piste de Donald Trump qui fait trembler marchés et consommateurs
Fermer le robinet du premier exportateur mondial de diesel au moment où le marché manque déjà cruellement de carburant : c'est l'option explosive envisagée par Donald Trump pour tenter de faire baisser les prix aux États-Unis. Mardi 22 septembre, lors d'une rencontre à New York avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le président américain a affirmé avoir "plaidé en ce sens" auprès de ses équipes. "J'ai dit : 'Ne vendons pas notre diesel à l'étranger'. Nous produisons beaucoup de diesel", a-t-il déclaré, promettant une décision "rapidement". Dans un article publié dès le lendemain, le journal en ligne Politico, qui cite cinq personnes au fait des discussions, a affirmé que l'administration américaine travaillait à un projet d'interdiction des exportations de diesel pour 90 jours.
La Maison-Blanche a immédiatement démenti, le secrétaire de l'Energie Chris Wright assurant que "personne" n'envisageait une interdiction totale et estimant qu'une telle mesure "ne fonctionne absolument pas". Mais le scénario n'est pas pour autant enterré. Les États-Unis exportent actuellement entre 1,4 et 1,6 million de barils de gazole par jour, selon les estimations du Washington Post, principalement vers l'Amérique latine et l'Europe. Et la Maison-Blanche cherche depuis des mois une réponse à la flambée spectaculaire des prix, à quelques semaines des élections de mi-mandat.
Le gallon de diesel a atteint cette semaine une moyenne nationale record de 6,53 dollars (un gallon équivaut à...
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24/09 - Maxime Carmignac : "La première fois que je suis entrée dans l’entreprise de mon père, on m’a vue comme une espionne"
A 46 ans, Maxime Carmignac copilote avec son père cette référence de la finance européenne qui gère près de 45 milliards d’euros d'actifs. Elle interviendra en qualité de grand témoin lors du colloque organisé par L'Express ce jeudi 24 septembre à Paris, au théâtre Marigny : "Entreprises familiales : le maillon clé de notre souveraineté".
L'Express : Vous dites être entrée deux fois chez Carmignac, la première par devoir, la seconde par choix.
Maxime Carmignac : Après mes études à l’Essec, j’avais envie de faire mes preuves chez d’autres acteurs de la finance. J’ai travaillé chez Morgan Stanley, puis Lazard. Un soir, lors des vacances d’hiver, j’annonce à mon père que j’ai décroché un poste chez McKinsey. Un cadeau de Noël, pensais-je. Au lieu de me féliciter, il me rabroue : "Le conseil ? A quoi bon ?" A 26 ans, je rentre donc chez Carmignac, pour gérer un fonds. Je n’étais pas à ma place. On me voyait comme une espionne, ou l’enfant d’une divinité... Assez vite, je me suis sentie malheureuse car mon parcours méritocratique s’en trouvait anéanti. Avec mon père, nous avons eu quelques discussions, franches.
Je suis partie au bout de deux ans, à New York, dans un hedge fund, pour découvrir la gestion alternative, spécialité qui n’était pas le fort de Carmignac. J’ai appris, et je suis revenue auprès de mon père à 30 ans, en sachant cette fois-ci ce que je voulais vraiment faire : structurer les équipes, trouver de nouveaux talents, réfléchir aux produits financiers de...
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24/09 - Olivier Raingeard, directeur des investissements chez Neuflize OBC : "Nous privilégions la technologie et l’industrie"
Inscription à la salle de sport : check. Programme nutritionnel post-vacances : check. Rangement de la maison : check. Fini l’été, vous êtes paré pour la rentrée ! Mais qu’en est-il de votre argent ? Certes, en matière de patrimoine, les projets se pensent sur le long terme et il est préférable d’éviter les décisions hâtives et excessives. Remettre de l’ordre dans ses idées à échéances régulières demeure néanmoins une bonne idée. Une routine en trois étapes permet de vérifier que votre organisation patrimoniale est toujours adaptée. Un, vérifiez votre capacité d’épargne, notamment si vos rentrées d’argent ou vos dépenses ont évolué. Deux, questionnez la répartition de vos investissements sur les différentes catégories de placements en fonction du contexte. Trois, faites le point sur la performance de vos produits. Car l’environnement économique demeure mouvant : taux d’intérêt en hausse, marchés actions au sommet, immobilier en dents de scie… De nombreux défis attendent les épargnants dans les prochains mois. Anticiper permet d’affronter l’avenir avec sérénité.
Malgré les tensions géopolitiques, les marchés actions tiennent bon. L’été a néanmoins été mouvementé du côté des taux d’intérêt. Décryptage par Olivier Raingeard, directeur des investissements de Neuflize OBC.
L'Express : L'été a été agité sur le front des taux d'intérêt. Comment expliquer les tensions sur les taux longs ?
Olivier Raingeard Les taux longs dépendent de trois grandes variables : la politique...
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24/09 - Australie : un site du gouvernement infiltré, l’IA d’OpenAI impliquée dans un nouvel incident
C'est un nouvel incident qui vient s'ajouter à plusieurs intrusions récentes commises par des agents d'intelligence artificielle ayant échappé à leur environnement de confinement. C'est aussi le premier cas connu d'un agent d'IA piratant un site internet gouvernemental : l'Australie a déclaré mercredi 23 septembre qu'un agent autonome d'OpenAI avait piraté en juin un portail gouvernemental dédié aux données de santé, obtenant ainsi un accès non autorisé à des fichiers.
Le Premier ministre Anthony Albanese a déclaré que l’agent d'OpenAI avait pu accéder au portail de statistiques médicales d'une agence gouvernementale chargée des données et statistiques sanitaires non sensibles, notamment les dépenses médicales publiques. "Les éléments dont nous disposons actuellement indiquent qu'il n'y a pas eu de compromission plus large du réseau. Néanmoins, cette situation est manifestement inacceptable", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à New York, où il participe à l'Assemblée générale des Nations unies. "Il y avait clairement des blocages qui renvoyaient un refus à l'agent d'IA. L'agent d'IA a trouvé un moyen de contourner ces blocages ; il n'a pas accepté le refus comme réponse", a-t-il aussi expliqué.L'Australie notifiée trois mois après
L'enquête se poursuit et l'Australie a fait part de son "extrême inquiétude concernant cet incident" au directeur général d'OpenAI, Sam Altman, a précisé Anthony Albanese. Le Premier ministre australien a ajouté qu'il était...
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24/09 - 3 Questions à Jean-Baptiste de Chatillon, directeur général d’Apprentis d’Auteuil
Entre les besoins des jeunes et les aspirations des mécènes qui souhaitent s’engager, quel rôle joue Apprentis d’Auteuil ?
Nous créons un lien entre les réalités vécues par les jeunes dans nos établissements et les projets d’engagement des entreprises ou des philanthropes. Nos équipes accompagnent de façon personnalisée les entreprises et les mécènes en prenant le temps de comprendre leur convictions, leurs priorités, leur ancrage territorial et leurs objectifs d’impact social.
Il n’existe pas de partenariat standard, tout est le fruit d’une co-construction. Nous partons de ce qui fait sens pour le mécène, puis nous identifions, parmi la diversité de nos actions sur le terrain, les projets qui correspondent le mieux à ses aspirations. Notre rôle est de lui permettre d’agir au plus près des jeunes et des familles, de comprendre concrètement ce que son soutien rend possible et d’en mesurer l’impact social.Quels sont les différents types de mécénats qu’Apprentis d’Auteuil rend possible?
Il y a en premier lieu le mécénat financier. Une des particularités de la fondation Apprentis d'Auteuil, c'est que chaque euro d'un donateur, d'un mécène, d'une entreprise, est l'euro qui fait la différence auprès des jeunes et des familles. Nous avons également plusieurs mécènes de compétences qui nous apportent leur expertise pour nous aider à améliorer nos pratiques et à faire progresser certains projets. Nous accueillons également dans nos établissements des bénévoles engagés à titre...
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24/09 - Vladimir Poutine invité au G20 : Donald Trump prêt à mettre fin à son isolement diplomatique
Vladimir Poutine pourrait faire son grand retour à la table des dirigeants occidentaux. Sept ans après sa dernière apparition en personne au G20 et plus de quatre ans après le début de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine, Donald Trump a unilatéralement invité le président russe au sommet du G20 organisé en décembre à Miami, a annoncé mercredi 23 septembre le secrétaire d'État Marco Rubio. Une invitation hautement symbolique et qui pourrait provoquer des tensions, alors que les Européens s'efforcent depuis 2022 d'isoler diplomatiquement le président russe.
"Nous pensons que c'est une occasion pour lui d'échanger non seulement avec le président, mais aussi avec d'autres dirigeants mondiaux", a justifié Marco Rubio. Si Vladimir Poutine accepte, il devrait s'entretenir avec Donald Trump. Le Kremlin n'a pas encore confirmé sa venue.Un précédent qui avait fait grincer des dents
La Russie, exclue du G8 après l'annexion de la Crimée en 2014, est en revanche restée membre du G20. Mais la présence du président russe marquerait son premier déplacement à un sommet du G20 depuis celui d'Osaka, au Japon, en 2019, où il s'était entretenu pendant une heure avec Donald Trump. Sa présence à Miami le placerait donc pour la première fois depuis le début de la guerre aux côtés des dirigeants européens, asiatiques et américains. De quoi provoquer de fortes crispations au sein de ce club réunissant les pays les plus puissants du monde, et poser la question : jusqu'où iront les Européens...
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24/09 - Affaire Thélyson Orélien : avec les progrès des détecteurs de textes générés par IA, l’heure du grand déballage ?
"Pangramé". Le néologisme pourrait passer à la postérité dans le monde de l'édition. Lundi 21 septembre, un compte X baptisé "Balance ton Claude" a accusé l’écrivain et poète québécois d'origine haïtienne, Thélyson Orélien, d’avoir écrit son premier roman C’était ça ou mourir grâce à l’intelligence artificielle. Ce compte totalement anonyme base ses propos sur le logiciel américain Pangram, qui a analysé plusieurs passages du livre et estime que le pourcentage de travail effectué par l'IA est très élevé. L’Express, comme le service CheckNews de Libération et de nombreux autres médias, a vérifié le score attribué par Pangram à plusieurs extraits : l'outil les juge en effet positifs à l’IA. Point troublant : des textes plus anciens de l’auteur sont appréciés comme 100% "humains".
L’affaire secoue brutalement le monde de l’édition. De nombreux ouvrages portent la trace de l'IA, parfois de manière assumée. En particulier dans l’auto-édition, sous-catégorie qui a explosé, sur Internet. Mais la question ne s'était jamais posée à propos d’un auteur rencontrant un tel succès commercial et critique. Thélyson Orélien vient d'être auréolé du prix du roman Fnac, a été lauréat du prix Méduse et du prix Première Plume, et figure dans les premières sélections du Goncourt, du Renaudot, du Femina et du Médicis, les meilleures distinctions de la place.
Le compte "Balance ton Claude" n’est pas le premier à utiliser le logiciel Pangram pour semer le doute sur un auteur. La chasse débute au...
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24/09 - "Benyamin Netanyahou a privilégié sa coalition par rapport aux otages" : le regard du journaliste israélien Shlomi Eldar
Dans une société israélienne chauffée à blanc, à moins d'un mois des élections législatives, ils ont déclenché une véritable tempête politique. Et pour cause, le livre Hostages : 843 Days of Abandonment (Kinneret Zmora Publishing, sorti le 7 septembre en hébreu), écrit par Shlomi Eldar et Ruth Yuval, contient des révélations potentiellement explosives sur Benyamin Netanyahou. Selon les deux journalistes qui ont également publié une grande enquête dans Haaretz, le Premier ministre aurait reçu plusieurs alertes avant le 7 Octobre, dont un appel de la part de Mohammed ben Zayed Al Nahyane (dit "MBZ"), le président des Emirats arabes unis, sans en répercuter la teneur auprès de ses principaux chefs de la sécurité. Des informations aussitôt démenties par le bureau du Premier ministre israélien, mais qui risquent de laisser des traces à l'approche du scrutin...
Dans cet ouvrage, qui a nécessité deux ans d'enquête auprès de plusieurs centaines de sources dans le monde, les deux journalistes apportent un nouvel éclairage sur l'échelle des responsabilités dans le pogrom du 7 Octobre. Et fragilisent un peu plus la défense du Premier ministre israélien qui a toujours revendiqué ne pas être au courant de ce que préparait depuis la bande de Gaza. Dans un entretien exclusif à L'Express, Shlomi Eldar, lauréat du Prix Sokolov et grand spécialiste du Hamas et de Gaza, raconte la mécanique de ce fiasco qui a abouti à la pire catastrophe sécuritaire de l'histoire d'Israël.
L'Express :...
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24/09 - "Xi Jinping n’est pas un sentimental" : la lourde erreur de Donald Trump face à la Chine selon Jonathan Czin (ex-CIA)
Donald Trump aime rappeler sa bonne entente avec le président chinois. Donald Trump aime surtout en faire la promotion à l’approche de sommets, comme celui qui doit se dérouler à partir du 23 septembre à la Maison-Blanche. Au menu : droits de douane, guerre en Iran, Taïwan ou encore l’intelligence artificielle. Autant de sujets sur lesquels le président américain espère obtenir des concessions. Mais sa méthode est-elle la bonne ? Pour Jonathan Czin, titulaire de la chaire Michael H. Armacost en études de politique étrangère à la Brookings Institution, c’est tout l’inverse. "Xi Jinping accorde très peu d’importance aux relations personnelles", dit-il à L’Express.
Cet ancien membre du Senior Analytic Service de la CIA et ex-directeur de la Chine au Conseil de sécurité nationale sous l’administration Biden (2021-2023) est un fin connaisseur du président chinois, capable, selon lui, de "traiter un proche comme un mouchoir jetable". Dans le scénario du pire, prévient-il, l’accent mis par Donald Trump sur leur relation personnelle pourrait ainsi être pris par Xi Jinping comme un manque de sérieux de la part de son principal rival géopolitique. Entretien.
L’Express : A l’approche de la visite d’Etat de Xi Jinping, Donald Trump met une nouvelle fois l’accent sur sa "bonne entente" avec celui-ci. Dans The Atlantic, vous estimez toutefois que le président américain se trompe lourdement s’il pense pouvoir obtenir des concessions de son homologue chinois. Pourquoi ?
Jonathan Czin...
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23/09 - Sur l’IA, Donald Trump et Xi Jinping à la recherche d’un "téléphone rouge" pour éviter l’escalade
En pleine guerre contre l’Iran, au printemps dernier, l’armée américaine s’apprête à intercepter un bateau chinois dans des eaux du Moyen-Orient - des avions ont également été mobilisés. A en croire le rapport d’un analyste, le navire ciblé transporte des composants destinés à alimenter un programme d’armes nucléaires. Seul hic, après vérification, le mémo sur lequel repose l’intervention, en partie rédigé par une intelligence artificielle, se révèle entièrement faux. Si cet épisode, dévoilé tout récemment par CNN, est exact, les deux superpuissances sont passées tout près d’une crise diplomatique, et possiblement d’un conflit armé, par la faute d’une IA négligente.
Donald Trump évoquera-t-il ce jeudi 24 septembre l’incident avec son homologue chinois Xi Jinping, qui effectue son premier déplacement à la Maison-Blanche depuis 11 ans ? Sans doute pas, tant le président américain, fragilisé par la guerre en Iran et la hausse des prix du pétrole, aura à cœur de cajoler son interlocuteur dans l’espoir d’obtenir des avancées commerciales et diplomatiques - fait rarissime, Donald Trump a même accueilli Xi à sa descente d'avion mercredi. Une ligne d'alerte annoncée
À l’heure où la rivalité technologique s’intensifie entre les deux superpuissances et où les alertes apocalyptiques sur les dangers du développement fulgurant de l'intelligence artificielle se multiplient (le sujet a même été débattu mercredi au Conseil de sécurité de l'ONU), celle-ci devrait occuper une place bien...
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23/09 - "Léon XIV choisit soigneusement ses combats" : le pape raconté par le vaticaniste Christopher White
Rares sont les journalistes à avoir échangé à plusieurs reprises avec Robert Prevost avant qu’il ne devienne Léon XIV. Plus rares encore sont ceux qui l’ont revu depuis. Christopher White est de ceux-là. Ancien correspondant au Vatican du National Catholic Reporter, aujourd'hui chercheur, il analyse pour L’Express les enjeux et la portée de la visite de Léon XIV en France, du 25 au 28 septembre.
Pourquoi cette visite maintenant, alors que la présidentielle française est au coin de la rue ? Même si le pape n'a pas pour habitude de se mêler ouvertement de politique intérieure, le calendrier choisi est "particulièrement opportun", et le souverain pontife entend "faire passer un message", explique à L'Express l'auteur de Pope Leo XIV: Inside the Conclave and the Dawn of a New Papacy (Loyola Press, 2025, non trad.). Son rapport à la France et à l'Europe, ses relations mouvementées avec l'administration américaine, ses prises de position sur l'IA et les géants de la Silicon Valley, sa personnalité... Le directeur adjoint de l’Initiative sur la pensée sociale catholique et la vie publique de l’université de Georgetown décrit un pape discret qui, dans un style différent de celui de François, choisit habilement ses combats. Au sein de l'Eglise, comme sur la scène internationale. Entretien.
L'Express : François s’était rendu à Strasbourg, Marseille et Ajaccio, tout en évitant de présenter ces déplacements comme des "visites en France". Léon XIV fait aujourd’hui un choix...
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23/09 - "Un peuple de dilettantes ? On en est loin" : ce que révèle une étude sur le rapport des Français au travail
Les études sur le désengagement des salariés français se succèdent et dressent un tableau toujours plus sombre de leur rapport au travail. Et si les choses étaient, en réalité, plus nuancées qu'on le pense ? À leur tour, Factorial et le CSA se sont penchés sur la question en interrogeant 803 salariés de quatre groupes d'âge : la Gen Z (18-29 ans), les Millennials (30-45 ans), la Gen X (46-61 ans) et les boomers (62 ans et plus). Leur étude, publiée ce 24 septembre et que L'Express vous dévoile en exclusivité, présente plusieurs grands enseignements, parfois contre-intuitifs.
Premier cliché battu en brèche : celui de Français qui se désintéresseraient de leur travail. Pour 80 % des répondants, le travail occupe une place importante dans leur vie. "Ce n’est pas un jugement de valeur sur le travail. Ils ne sont pas en train de nous dire qu’ils travaillent trop ou pas assez. C’est juste un constat qui nous dit que la vie de huit personnes sur dix est structurée par le travail", analyse Julie Gaillot, directrice du pôle Society au sein de CSA. "Cela va à l’encontre des discours sur un peuple de dilettantes ! J’ajouterais que le travail occupe même une place centrale pour 83 % de la Gen Z, soit dix points de plus que chez les boomers actifs. Les Français ne sont donc pas désengagés au travail et les jeunes ne le mettent pas à distance", poursuit-elle.
Ce constat vaut pour toutes les catégories professionnelles, sans exception, avec un pic à 97 % chez les cadres. Le travail...
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23/09 - "La France paye la gabegie des années précédentes" : la crise des carburants décryptée par l’économiste David Spector
Avec un prix du gazole à 2,41 euros le litre, de nombreux Français attendaient avec impatience l'annonce du paquet d'aides au carburant par le gouvernement, le 22 septembre. Mais au moment de présenter les différents dispositifs, le ministre de l’Economie Roland Lescure a d’emblée prévenu : malgré une situation "très dure pour nos concitoyens", les aides ne porteront pas atteinte à "l’équilibre de nos finances publiques".
Si certains jugent l’enveloppe de 450 millions d’euros insuffisante, l’économiste et professeur associé à l’Ecole d’économie de Paris, David Spector, estime que le gouvernement disposait de toute façon d’une marge de manœuvre très limitée. "On paye ici la gabegie des années précédentes : après avoir accordé des dizaines de milliards d’aides sans discernement, l’Etat se retrouve démuni", affirme auprès de L’Express l’auteur de Le choc libéral-égalitaire, Un plan radical pour éviter la faillite (Odile Jacob, à paraître le 12 novembre). Entretien.
L’Express : Qu’avez-vous pensé du paquet d’aides annoncé par le gouvernement ?
David Spector : Le principe est bon, car ce sont des aides ciblées qui prennent une forme forfaitaire, et qui n’atténuent donc pas le signal-prix. Ces deux éléments étaient absents de la réaction du gouvernement en 2022-2023, lors du précédent choc pétrolier provoqué par la guerre en Ukraine. A l’époque, la crise était certes un peu plus importante, mais on avait dépensé beaucoup plus, plus de 30 milliards d’euros, alors qu’ici on est...
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23/09 - Primaire socialiste : l’heure de vérité de Raphaël Glucksmann
Avant-goût d’un futur désirable. Il y a trois semaines à Roland-Garros, Raphaël Glucksmann croise le fer avec de sérieux postulants à l’Élysée, parmi lesquels Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen ou Edouard Philippe. Quelques jours après ce débat organisé par le Medef, il discute dans les couloirs du Parlement européen avec un eurodéputé de droite et ironise : "Il faut que je profite, le prochain sera avec Ségolène Royal et Olivier Faure". Mercredi 23 septembre sur LCI s’ouvre le cycle des joutes à la "primaire socialiste et démocratique", suivi de deux autres débats, les 1er et 4 octobre sur France 2 et BFMTV. Fini de griller les étapes : le candidat à l’élection présidentielle renfile donc sa cape de candidat à la primaire. Un exercice que le favori sait complexe, tant son statut l’expose aux flèches de ses rivaux. La finaliste de la présidentielle de 2007 n’a-t-elle pas passé son week-end à le qualifier de "stagiaire de la politique" ? "Je n’ai pas quémandé des postes pendant quarante-cinq ans […] je n’ai pas quémandé des postes, moi, auprès d’Emmanuel Macron pour être ministre ou finir ambassadrice", lui a-t-il illico répondu. Une première passe d’armes en guise d’apéritif. "En passant du statut d’ex-candidat à prétendant, Glucksmann doit changer de psychologie, monter sur le ring, et montrer ses qualités de cogneur, juge un baron socialiste. Le combat est quasiment physique".
Raphaël Glucksmann se souvient de l’exercice et de ses chausses-trappes. Sur LCI en novembre...
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23/09 - Le dirigeant familial est un héros méconnu de l’économie nationale, par Cécile de Lisle et Philippe Pelé-Clamour
Un fonds étranger peut vouloir racheter demain une entreprise française détentrice d'un savoir-faire stratégique : Bercy verra, évaluera, bloquera peut-être. Mais en dehors de ce cadre, si une PME ou une ETI familiale est visée, elle échappera presque toujours à cet examen. Voilà, selon nous, un angle mort de la sécurité économique française : elle protège des actifs et des territoires, mais pas ceux qui les défendent.
La recherche académique montre pourtant que les entreprises familiales sont des acteurs économiques qui protègent notre souveraineté. Elles sont davantage ancrées dans leur région d'origine. A titre d’illustration, 72 % des entreprises familiales réalisent plus de la moitié de leurs ventes dans la région du siège, contre 51 % pour les entreprises non familiales, et 59 % des dirigeants d'entreprises familiales détiennent plus de 50 % de leurs propriétés immobilières, foncières et d'équipement dans la région du siège, contre 39 % pour les entreprises non familiales.
Elles licencient moins et maintiennent davantage leurs sites de production en période de crise. L’exemple du Mittelstand est à ce titre édifiant : les entreprises familiales industrielles allemandes sont structurées comme des "îlots de capital social dans un monde financiarisé" (Mark Lehrer et Stefan Schmid). Face à la pression des marchés financiers qui poussent à l’optimisation des coûts (délocalisation, externalisation, restructuration), les entreprises familiales du Mittelstand résistent...
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23/09 - Présidentielle au Brésil : Lula rattrapé dans les sondages par Flavio Bolsonaro
Monter dans les sondages en prospérant dans la tourmente. À moins d'un mois de l'élection présidentielle au Brésil, deux enquêtes d'opinion publiées lundi 21 septembre donnent le président Luiz Inacio Lula da Silva et le sénateur Flavio Bolsonaro au coude-à-coude dans l'hypothèse d'un second tour. Dans un premier sondage de l'institut Quaest, Bolsonaro devance Lula d'un point de pourcentage, tandis que dans un second sondage BTG Pactual/Nexus, Lula mène d'un point face au fils de l'ancien chef de l'Etat, Jair Bolsonaro.
Cet écart reste toutefois à relativiser puisque leurs avantages sont dans la marge d'erreur. Cette quasi-égalité constitue néanmoins une première dans cette course à la magistrature suprême. En juillet, Quaest donnait encore Lula largement devant en cas de second tour, avec 45 % contre 37 %.L'affaire "Banco Master"
Cette progression de Flavio Bolsonaro dans les intentions de vote intervient alors que l'affaire "Banco Master" secoue la société brésilienne. Ce scandale est à l'origine une affaire de fraude bancaire présumée. Mais celle-ci s'est peu à peu transformée en crise politico-institutionnelle. Une enquête a révélé les connexions du banquier Daniel Vorcaro, ancien propriétaire et dirigeant de la banque Banco Master, avec des responsables publics, des magistrats et des acteurs politiques. La famille Bolsonaro figure parmi les personnes concernées de cette affaire. Elle fait l'objet d'investigations, notamment pour le financement de "Dark Horse", un...
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23/09 - Maroc : un an après les manifestations, des législatives sur fond de désillusion de la jeunesse
Les Marocains votent, ce mercredi 23 septembre, pour des élections législatives qui devraient globalement laisser l'équilibre des pouvoirs inchangé, dans un contexte marqué par les difficultés économiques et la désillusion d'une partie de la jeunesse. Dans un pays où le roi conserve des pouvoirs étendus en matière d'orientation politique, de défense et d'affaires étrangères, le prochain Parlement devra toutefois répondre davantage au mécontentement des jeunes, largement mobilisés lors des importantes manifestations de 2025 et concernés par l'afflux massif de Marocains vers l'enclave espagnole de Ceuta en juillet.
Le gouvernement actuel repose sur une coalition de trois partis, dont deux ont été fondés par des hommes proches de la royauté : le Rassemblement national des indépendants (RNI) et le Parti authenticité et modernité (PAM). Tous deux ont placé l'emploi des jeunes au cœur de leur campagne, avec la promesse de créer environ un million d'emplois au cours de la prochaine législature.
Cette coalition avait évincé en 2021 un parti islamiste modéré, arrivé au pouvoir une décennie plus tôt dans le sillage des manifestations du Printemps arabe de 2011, qui avaient conduit le roi à déléguer davantage de pouvoirs au Parlement, avant que Mohammed VI ne réaffirme ensuite son contrôle sur plusieurs domaines, notamment les affaires étrangères et le ministère de l'Intérieur.Un chômage des jeunes qui avoisine les 27 %
Si les progrès réalisés ces dernières années dans des...
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23/09 - Allemagne : l’AfD au pouvoir, le casse-tête du renseignement
L'arrivée possible de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) au pouvoir dans un Land allemand amorce une interrogation inédite à Berlin : jusqu'où partager des informations classifiées avec un parti d'extrême droite considéré comme proche de Moscou ? Après le score de 44 % obtenu par l'AfD en Saxe-Anhalt le 6 septembre, et la possibilité que le parti parvienne à former un gouvernement, les autorités fédérales réfléchissent déjà aux moyens de limiter son accès à certains secrets d'État. Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, avait d'ailleurs prévenu, avant le scrutin, qu'il ne partagerait pas de renseignements militaires avec un gouvernement dirigé par l'AfD.
D'après Bloomberg, Boris Pistorius aurait évoqué la question de l'Oplan, un document élaboré par l'armée allemande en 2024, lors d'une réunion à huis clos avec des experts en politique de défense issus des groupes parlementaires de la coalition au pouvoir. Ce plan de 1 000 pages détaille la conduite à tenir en cas de nouvelle attaque russe en Europe de l'Est. Les chefs des 16 Lander comptent parmi les rares responsables publics autorisés à le consulter. Mais si l'AfD, parti placé sous surveillance fédérale, parvient à former un gouvernement en Saxe-Anhalt cet automne (ce qui semble exclu en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, où elle est aussi arrivée en tête des régionales),
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23/09 - "Selon moi, les enfants cliquent au hasard" : la thèse d’un économiste suédois sur la chute des résultats Pisa
Au vu de la dégradation des derniers résultats Pisa, faut-il s'inquiéter pour la croissance économique des pays concernés ? En 2023, deux économistes suédois, Gabriel Heller-Sahlgren et Henrik Jordahl, avaient confirmé de précédentes recherches en mesurant le lien entre les performances des élèves à ces tests internationaux et l'évolution du PIB. Mais "la réalité est plus complexe", tempère auprès de L'Express Gabriel Heller-Sahlgren, du Research Institute of Industrial Economics de Stockholm. Le chercheur, passé par la London School of Economics pour mener des travaux sur la politique éducative, note que Pisa mobilise fortement les compétences en compréhension écrite, y compris en maths et en sciences, et que les enfants ont de plus en plus tendance à répondre (trop) rapidement. Signe de leur désintérêt pour l'exercice, pas forcément de leur incapacité à réussir. De quoi perturber les thermomètres.
L’Express : Que démontrent vos recherches sur le lien entre l’éducation et la croissance économique ?
Gabriel Heller-Sahlgren : Notre travail, avec Henrik Jordahl, de l'université d’Örebro, est le prolongement des travaux publiés en 2015 par Eric Hanushek (université de Stanford) et Ludger Woessmann (université de Munich). Leur constat de départ est qu'il existe un lien entre capital humain et croissance économique. Historiquement, on évaluait ce capital humain par le niveau moyen de scolarisation dans la population, avec l’inconvénient qu’il porte sur des volumes d'enfants...
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23/09 - La levée des sanctions européennes contre deux oligarques russes provoque la colère de l’Ukraine
Les Vingt-Sept peuvent souffler. Ils ont finalement trouvé un accord, mardi 22 septembre, pour prolonger les sanctions européennes contre la Russie. Le prix à payer : le retrait de deux noms de la liste des personnalités visées, ceux des oligarques Alicher Ousmanov et Mikhaïl Fridman. Une décision qui intervient après deux semaines de négociations tendues et qui a notamment été rendue possible par la fin de l'opposition de la Lettonie à ce retrait. La France avait, elle, créé la surprise en étant à l'initiative de la levée des sanctions visant Alicher Ousmanov. Son nom figurait sur la liste noire européenne depuis 2022.
La réaction ukrainienne ne s'est pas fait attendre. A l'issue d'un entretien avec Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, Volodymyr Zelensky s'est indigné, fustigeant "les concessions accordées aux proches de l'agresseur" : "À l'heure où la Russie mène des frappes brutales contre notre population et où, même maintenant, pendant l'assemblée générale [de l'ONU], des alertes aériennes retentissent dans de nombreuses régions en raison de drones et de missiles balistiques, l'évocation d'une levée des sanctions visant certains oligarques russes semble suicidaire et contre-productive."
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, a dénoncé également une décision "honteuse et totalement injustifiable", qui donne à la Russie "ce qu'elle voulait" : "un sentiment d'impunité, l'humiliation de l'UE et la division entre les...
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23/09 - Thélyson Orélien, un Romain Gary à l’ère de l’IA ? Comment l’affaire a mis en ébullition le milieu littéraire
Dès le début du mois, une rumeur bruissait dans le landerneau des lettres : il se murmurait que Thélyson Orélien aurait écrit C’était ça ou mourir (Grasset) à l’aide d’une IA, usage dont il parlait lui-même sur son blog, désormais inaccessible. Cela n’empêchait pas le roman-phénomène célébré par tout le monde (de Frédéric Beigbeder à Carla Bruni) de cartonner en librairie (35 000 exemplaires vendus à ce jour) et d’accumuler les articles élogieux ainsi que les sélections sur les listes de prix les plus chics (dont celle du Goncourt) pendant que son auteur passait du studio de la matinale de France Inter au plateau de La Grande Librairie. Ce lundi 21 septembre, alors que Thélyson Orélien venait de remporter le prix du roman Fnac, la polémique a fini par éclater, émanant d’un mystérieux compte X, "Balance ton Claude". En s’appuyant sur des analyses de Pangram (réputé comme étant le plus fiable des détecteurs d’IA), ledit compte X soutenait que C’était ça ou mourir "est rédigé presque intégralement par une intelligence artificielle".
Dès le lendemain matin, branle-bas de combat. On s’est découvert dans notre entourage amical et professionnel des experts autoproclamés de Pangram, lesquels nous ont martelé que, oui, C’était ça ou mourir a été généré par une IA – alors que d’autres titres de la rentrée qu’ils ont "testés" sont "100% humains". N’étant ni ingénieur ni informaticien de formation, on s’est d’abord abstenu d’adouber le diagnostic d’une machine. On a en revanche...
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23/09 - Emmanuel Macron à l’ONU : Israël dénonce l’"absurdité grotesque" de ses propos
Les relations qu'entretiennent Emmanuel Macron et Benyamin Netanyahou sont mauvaises, et cela ne devrait pas changer de sitôt. Le Premier ministre israélien a dénoncé mardi 22 septembre "l'absurdité grotesque des propos" du président français, la qualifiant de "sidérante", après son discours plus tôt dans la journée à la tribune de l'ONU. "Dimanche, à la veille de Yom Kippour, il y a seulement deux jours, Netanel Shukrun – un CITOYEN FRANÇAIS et père de six enfants – a été assassiné dans sa voiture par un terroriste du Hamas en Judée-Samarie [NDLR : le nom donné à la Cisjordanie par Israël]", a écrit son bureau sur X, avant de poursuivre : "Les terroristes du Hamas mènent des attaques contre les Juifs presque tous les jours. Ils ont assassiné d'innombrables civils israéliens en Judée-Samarie. L'ignorance n'est AUCUNE EXCUSE pour effacer leur sang".
Une réponse directe à Emmanuel Macron, qui depuis New York avait pointé du doigt les agissements israéliens : "Regardez ce qui se passe en Cisjordanie, où chaque jour des violations sont faites, au nom de quoi ? Le Hamas n'a jamais sévi en Cisjordanie", a-t-il lancé, avant de déplorer "l'impossibilité d'un projet qui est le respect des droits légitimes du peuple palestinien à exister".
"C'est une chose de lâcher une phrase stupide et de se faire prendre par la caméra. C'est une tout autre chose de se tenir devant le monde et de réciter un mensonge qu'un chatbot d'IA gratuit aurait refusé d'écrire", a aussi réagi sur X Amichai...
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23/09 - David Baverez : "Condamnée à la gérontocratie, la démocratie doit être reconstruite"
Après le succès de Bienvenue en économie de guerre (Novice, 2024), David Baverez pensait se donner au moins quatre ou cinq ans avant de publier un nouvel ouvrage. Puis 2025 est arrivée avec le Liberation Day de Trump : "le déclenchement de la guerre monétaire, dit-il, l’équivalent, en économie, du nucléaire militaire." Dans Après le chaos (à paraître le 1er octobre chez Novice), l'essayiste et investisseur propose sa propre grille de lecture - parfois urticante, toujours stimulante - des événements de ces derniers mois, du "second choc chinois" aux interventions militaires des Etats-Unis au Venezuela et en Iran.
"Notre avenir ne peut être qu’européen", écrit-il aux Français. Il ne se fait guère d'illusions à propos de la prochaine présidentielle. D'ailleurs, selon lui, Emmanuel Macron devrait "reconnaître qu’il n’est plus en état de gouverner, étant sous la contrainte d’intérêts étrangers". David Baverez propose de transférer provisoirement le pouvoir à un "clan des sept" constitué de "personnalités 'senior' reconnues pour leur compétence par deux Français sur trois"... Pas certain qu'il soit suivi, sur ce point-là, par les candidats.
L'Express : Donald Trump reçoit Xi Jinping ce jeudi 24 septembre à la Maison-Blanche. Que peut-on attendre de cette rencontre ?
David Baverez : Il faut distinguer la tactique du stratégique : sur le plan tactique, les deux économies sont menacées d’un fort ralentissement, dans un cas réel, dans l’autre, potentiel, il pourrait donc y avoir...
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23/09 - Menace russe : pourquoi il faut être prêt à la guerre contre Vladimir Poutine, par Eric Chol
Les manuels scolaires évoquent "la marche à la guerre" et "la montée des périls". Des formules rabâchées pour désigner ces périodes avant les deux guerres mondiales faites de tensions, de réarmement, d'incidents diplomatiques à répétition, d’agressivité territoriale. Vivons-nous aujourd’hui en Europe un de ces moments tragiques de l’Histoire, préfigurant un nouveau conflit généralisé ? L’an dernier, le chef d'état-major des armées avait mis les pieds dans le plat en affirmant que la France et l'Europe devaient se préparer à une possible "guerre ouverte", notamment face à la Russie, et accepter l'éventualité de "perdre [leurs] enfants" pour défendre la nation. Ses propos avaient suscité la peur et le déni. Ils étaient pourtant lucides sur les nouveaux rapports de force en Europe.
Depuis, non seulement la guerre en Ukraine s’est poursuivie, toujours plus meurtrière, mais la Russie, faute de victoire, s’est engagée dans une bataille sans répit, sous forme de guerre informationnelle, de conflits hybrides, de cyberattaques, de survols de drones, et désormais d’attentats physiques en Europe. Les exemples abondent. En août, une explosion touche le site de KNDS Ammo Italy, près de Rome, spécialisé dans la fabrication de munitions. Quelques semaines plus tard, un incendie se déclare sur un site de stockage de munitions au cœur de la Bulgarie. En France, au printemps, des attaques avaient visé des transformateurs électriques alimentant des entreprises d’armement près de Bourges....
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23/09 - A l’autre bout du monde, la violence est la même, par Christophe Donner
Le premier film de Abinash Bikram Shah, un court-métrage réalisé en 2011, s’intitule Je suis heureux. Sept ans plus tard, un autre court-métrage intitulé La lune brille cette nuit. En 2022, il obtient une mention spéciale au Festival de Cannes pour Lori (La mélancolie des berceuses de ma mère). Encore un court-métrage. Il était temps qu’il en finisse avec la gentillesse de ces films courts, pour s’attaquer aux choses sérieuses qui se passent dans son pays : un des plus pauvres du monde, 30 millions d’habitants coincés entre la Chine et l’Inde, suspendus à l’Himalaya et noyés sous le Gange, terrorisés par le communisme et anesthésiés par l’hindouisme, j’ai nommé le Népal. Vous connaissez ses gourous, son opium, vous avez entendu parler de Katmandou, du karma et de Krishna, mais personne, je parie, ne vous a parlé de la communauté Kinnar ; Abinash Bikram Shah s’en charge avec son premier long-métrage, Les Eléphants dans la brume, un titre qui sent bon la glissade entre les mailles de la censure. Il a obtenu le prix du jury dans la section Un certain regard au dernier Festival de Cannes.
Comme presque toujours, quand j’assiste à une projection de presse, je ne sais rien du film, je n’ai pas lu le dossier, pas visionné la bande-annonce, personne ne m’en a parlé ; et là, pareil, je ne sais rien, je débarque à Thori, un village pauvre, non loin de la jungle, la route qui le traverse est en terre et en poussière, il y passe des motos, des voitures, des cars, tout comme chez...
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23/09 - John le Carré : l’écrivain qui fascinait les espions
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
Un citoyen ordinaire qui, au contact des services de renseignement, va fournir de fausses informations permettant de justifier une intervention militaire américaine, au point peut-être de plonger le monde dans une crise internationale. Attention, spoiler, vous venez d’entendre le résumé du livre Le Tailleur de Panama publié par John le Carré en 1996.
Dans ce petit pays d’Amérique centrale, Harry, un couturier anglais, est abordé par un diplomate de l’ambassade de Grande-Bretagne. En réalité, c’est un agent des renseignements britanniques. Il lui demande simplement de récolter des informations auprès des clients hauts placés pour qui il réalise des costumes. Le canal de Panama étant évidemment une voie maritime stratégique, l’enjeu est immense pour qui pourra le contrôler. Harry hésite : malgré les risques, il a besoin d’argent. Le tailleur anglais accepte mais ne parvient pas à obtenir des informations suffisamment intéressantes. Il va donc tout inventer. Les agents britanniques, avides de reconnaissance, vont alors transmettre ces éléments à leur agence sans les vérifier. Harry ne le sait pas, mais ses actions vont pousser les Américains à se...
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23/09 - "Commençons à riposter" : face aux nouvelles menaces russes, la Pologne se prépare aux pires scénarios
Le pas grave, il monte une à une les marches qui mènent à la tribune. Sourcils froncés, bras cramponnés au pupitre, le Premier ministre polonais, Donald Tusk, s'adresse solennellement à la nation depuis la Diète pour partager un constat implacable : "Les sirènes retentissent de plus en plus souvent près de notre frontière orientale. (...) Les attaques de drones, de missiles balistiques et d'autres types de projectiles sont actuellement menées à une fréquence sans précédent", lance-t-il dans une allocution aux accents martiaux.
La Pologne sort de l'une des semaines les plus éprouvantes de son histoire récente. Dimanche 13 septembre, lors d'une attaque massive sur l'ouest de l'Ukraine, un drone russe frappe la locomotive du train Kiev-Varsovie, à deux kilomètres à peine du territoire polonais, et donc de l'Otan. Le lendemain, un autre drone russe est retrouvé sur une plage de la côte baltique, dans le nord du pays, avec quatre kilos d'explosifs à son bord. Trois jours plus tard, enfin, un engin à réaction explose à une poignée de kilomètres de la frontière orientale.
Dans l’est du pays, de Lublin jusqu’à Rzeszow, les chasseurs décollent et fendent le ciel. Les images d'écoliers de la région, contraints de se réfugier dans des caves, des sous-sols ou les parkings souterrains des hypermarchés voisins, tournent en boucle sur les chaînes d'information. A Varsovie, des généraux viennent tirer la manche du vice-ministre de la Défense, Cezary Tomczyk, pour l'entraîner hors de...
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23/09 - Les hackers russes craignent la France, cette licorne française de la défense qui file aux Etats-Unis
Les hackers russes discrets en France
La Russie mène depuis quatre ans la quasi-intégralité de ses cyberattaques d’ampleur contre l’Ukraine, constatent les services de renseignement français. Des "actions furtives en profondeur" ont bel et bien été perpétrées à l’encontre de la France, mais aucun acte majeur de piratage ne serait encore à déplorer. "La France et les Etats-Unis ont les moyens d’une riposte cyber qui mettrait à plat la Russie", estime une source sécuritaire. Un plan destiné à protéger les infrastructures critiques françaises, notamment face aux cyberattaques, vient néanmoins d’être dévoilé par Emmanuel Macron.Alta Ares sous pression en Ukraine
Alors que les vagues de drones russes de dernière génération déferlent sur les villes ukrainiennes, le spécialiste des drones intercepteurs Alta Ares est incité par les autorités ukrainiennes à monter en cadence. A l’occasion de la visite officielle de Volodymyr Zelensky à Paris, en novembre 2025, l’entreprise avait présenté un drone "tueur de Shahed", l'appareil low-cost fabriqué par l'Iran et livré à la Russie. Alta Ares a dernièrement investi 10 millions d’euros pour développer ses activités en Ukraine et y tripler ses effectifs.Le siège social texan d’Harmattan AI
La première licorne française de la défense, créée en avril 2024, met les bouchées doubles pour conquérir le marché américain. Le fabricant de drones étoffe ses équipes aux Etats-Unis et s’intéresse de près aux vastes appels d’offres du Pentagone. Sans...
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22/09 - Présence militaire décuplée, "contrôle permanent" : à l’ONU, Donald Trump détaille son accord avec le Groenland
Deux nouvelles bases américaines vont voir le jour au Groenland. C’est la grande annonce du discours prononcé par Donald Trump à la tribune de la 81ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, mardi 22 septembre. Au terme d’une longue et éclectique prise de parole, Donald Trump a vanté "l’avenir absolument radieux" du "pays le plus sexy du monde". À l’approche des midterms, il s’est longuement attardé sur son bilan, la guerre en Iran, la puissance militaire américaine selon lui sous-estimée, ou encore les immenses réserves pétrolières dont disposent désormais les États-Unis grâce à leur accord avec le Venezuela. Avant de détailler l’accord conclu vendredi 18 septembre avec le Danemark concernant le Groenland, dont la signature a été actée ce 22 septembre.
S’il met fin, au moins pour l’heure, à une obsession persistante de Donald Trump, qui menaçait depuis son retour au pouvoir d’annexer ce territoire autonome rattaché au royaume scandinave, ce nouvel accord aura également pour effet de renforcer considérablement la présence militaire des Etats-Unis dans l’Arctique, a affirmé Donald Trump. Il a ainsi confirmé que l’accord allait permettre de "mettre en place une présence militaire importante dans cette zone avec deux très grandes bases militaires" bientôt construites. Elles viendront s’ajouter à la base spatiale de Pituffik, la seule installation encore active sur l’île, située dans le nord-ouest, où seuls 150 militaires américains demeurent actuellement...
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22/09 - Prix des carburants : les principales mesures annoncées par le gouvernement
"Cette rentrée présente une situation dégradée", a expliqué d'emblée le ministre de l'Economie, Roland Lescure mardi 22 septembre. Alors que le litre de gazole atteint 2,41 euros, "nous avons conscience que la situation est très dure pour nos concitoyens, et c'est pourquoi nous vous présentons une réponse amplifiée, élargie", a poursuivi le ministre.
Après avoir évoqué les raisons de la hausse des prix des carburants, notamment le blocage du détroit d'Ormuz et les destructions de capacités de production et de raffinage au Moyen-Orient, en Russie et en Ukraine, le ministre de l'Economie s’est voulu rassurant sur l’approvisionnement de la France. "Je peux évidemment aujourd’hui vous affirmer que, pour les deux mois qui viennent, nous n’avons aucune inquiétude. Mais évidemment, il faut se préparer à une dégradation possible de la situation", a-t-il déclaré.Une "règle d'or" sur la fiscalité des carburants
C’est l'une des principales nouveautés annoncées par le gouvernement. Le Premier ministre souhaite instaurer une "règle d’or" destinée à empêcher l'Etat de bénéficier de recettes fiscales supplémentaires en cas de hausse des prix des carburants.
Concrètement, les éventuelles recettes supplémentaires issues de la TVA et des accises devront être neutralisées et réaffectées à des dispositifs d’aide face à la crise énergétique. Cette mesure concernera également les régions, qui perçoivent une partie de ces recettes fiscales. Pour la mettre en œuvre, le gouvernement proposera...
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22/09 - Hanna Notte, spécialiste de la Russie : "Poutine ne s’attendait pas à une rupture complète avec l’Occident"
Ces dernières années, Hanna Notte s’est imposée comme l’une des expertes incontournables sur la Russie. Nulle surprise, donc, si les meilleurs spécialistes du sujet tels David McCloskey, ancien analyste de la CIA, ou Jake Sullivan, ex-conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis, font l’éloge de son récent ouvrage, We Shall Outlast Them: Putin’s Global Campaign to Defeat the West (août 2026). Une analyse chirurgicale de la façon dont Vladimir Poutine a réorienté sa stratégie afin de tenir tête à l’Occident depuis le début de la guerre en Ukraine. En exclusivité en France, la politologue, directrice du programme de non-prolifération Eurasie au James Martin Center for Nonproliferation Studies, livre les enseignements les plus frappants de son enquête. Du redoutable système de contournement des sanctions occidentales mis au point par le maître du Kremlin aux secrets de l’efficacité de sa propagande, sans oublier les coûts associés à cette "résilience".
Hanna Notte expose également les défis que devra relever l’Occident pour faire face à l’approche russe, qu’elle juge par endroits "tout à fait exceptionnelle".
L'Express : Dans votre livre, vous montrez comment, après l'invasion de l'Ukraine, la Russie a profondément recalibré sa stratégie afin de tenir tête à l'Occident. Le fait que votre titre reprenne, comme vous le soulignez, une phrase prononcée par Nikita Khrouchtchev en 1956 ("nous vous enterrerons" ) ne suggère-t-il pas que la confrontation avec l’Ouest est bien...
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22/09 - "Face à la Chine, la disparition de l’automobile européenne est un risque réel" : l’alerte de l’économiste Brad Setser
Au tournant des années 1990-2000, l’explosion des exportations manufacturières chinoises vers les pays développés – aujourd’hui désignée comme le premier "choc chinois" - a frappé de plein fouet certains bassins industriels américains, offrant au trumpisme, deux décennies plus tard, un formidable carburant électoral. Un quart de siècle après ce premier choc, le commerce mondial doit absorber une nouvelle vague d’exportations chinoises. Cette fois, c’est l’Europe qui serait en première ligne, affirme Brad Setser.
Pour l’économiste américain, de nombreux secteurs industriels, au premier rang desquels l’automobile allemande, seraient menacés. Alors que Donald Trump s’apprête à rencontrer Xi Jinping ce jeudi 24 septembre, le chercheur au Council on Foreign Relations invite les Européens à ne plus compter sur les Etats-Unis, qui auraient "purement et simplement renoncé à faire pression sur la Chine". L’Europe devrait au contraire concentrer ses efforts à la construction d'une "politique industrielle plus active" et "trouver un moyen de protéger son marché". Entretien.
L’Express : Qu’est-ce que le deuxième "choc chinois" et qu’est-ce qui le différencie du premier ?
Brad Setser : Cette expression désigne une forte augmentation des exportations chinoises qui évince du marché les producteurs de biens manufacturés de certaines économies avancées comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Japon, la France, l’Allemagne ou l’Italie, et entraîne des pertes d’emplois ainsi que des...
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22/09 - Léon XIV en France : entre l’Elysée et le Vatican, les batailles souterraines d’une visite historique
Alors que début mai le Saint-Siège n’avait pas encore officialisé la visite du pape Léon XIV en France, Brigitte Macron, recevant un connaisseur de l’Eglise catholique, s’inquiète. Le visage soucieux, la première dame demande benoîtement à son visiteur s’il pense que le vote de la loi légalisant l’euthanasie pourrait hérisser le Vatican au point de faire capoter le voyage. L’expert ne la rassure pas, mais il se trompe car, deux semaines plus tard, le 16 mai, le Vatican confirme la visite et ladite loi est votée mi-juillet. La veille du vote, alors que le pape exhorte les catholiques à s’unir contre le texte, l’archevêque de Paris, Laurent Ulrich, est d’ailleurs promu chevalier de la Légion d’honneur et accepte sa décoration.
C’est dans ce cadre épineux, ce pas de deux souvent illisible entre le Vatican et la République, que s’est préparé tout l’été, et jusqu’à la dernière seconde, le passage du chef de l’Eglise catholique en France. Comment nommer ce séjour d’ailleurs ? Les services romains le qualifient de "visite apostolique" donc relevant, sur le papier, de la rencontre entre l’évêque de Rome et son clergé local. La présidence de la République explique, de son côté, avoir "préparé une grosse visite de chef d’Etat". Un voyage officiel donc, dont certains exercices protocolaires auront été toutefois soustraits à la demande du souverain pontife – pas de Garde républicaine à cheval, pas de dîner à l’Elysée.
Visite apostolique ou voyage officiel, l’histoire rappelle que...
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22/09 - Pourquoi les dynasties patronales sont le pilier de notre souveraineté
Une belle endormie, au soleil de la Méditerranée. Fondé au XVIIIe siècle, élevé au classement des crus classés des côtes-de-provence en 1955, racheté par un milliardaire indien en 1973 puis délaissé par ses héritiers, le Château Galoupet, sis à La Londe-les-Maures, dans le Var, ronronnait entre mer et maquis. Jusqu’à son rachat en 2019. Et sa renaissance. Après avoir divisé par trois les volumes, le domaine propose désormais un rosé de haute gastronomie. La bouteille, en verre recyclé, arbore une élégante sérigraphie – en lieu et place de l'étiquette papier, pour réduire son impact environnemental. La certification bio, dès 2023, des 69 hectares de vignes s’est doublée cette année de l’obtention du label ROC, l’un des standards les plus rigoureux au monde en matière d’agriculture régénérative. "Le renouveau de la maison repose sur deux piliers : la gestion durable de nos parcelles et la montée en gamme de nos vins", résume Mathieu Meyer, son directeur, à la tête d’une vingtaine de salariés. Derrière cette résurrection, un fleuron de l'économie française, qui ouvrira du 16 au 18 octobre les portes du Château Galoupet au public, comme celles de dizaines d’autres sites, ateliers, boutiques ou hôtels lui appartenant. L’initiative, clin d’œil aux Journées du patrimoine, s’intitule les "journées particulières". Elle est signée LVMH.Maillon clé
Contrôlée à plus de 50 % par Bernard Arnault et ses proches, la multinationale du luxe est une de ces entreprises familiales qui...
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22/09 - De CNN à Politico, comment Trump durcit son bras de fer avec les médias
L’annonce est tombée sur Truth Social vendredi 18 septembre. Sur son propre réseau social, Donald Trump déclarait "bannir" de la Maison-Blanche les chaînes de télévision CNN, MS NOW et le média en ligne Politico. Le président américain, "fier" de son annonce, expliquait avoir pris cette décision en raison de "leurs incessants reportages diffusant de fausses informations". Au risque d’exacerber les tensions déjà en cours avec la presse, Donald Trump ajoutait à l’occasion d’un point presse dans le bureau Ovale que "d'autres médias propagateurs de fausses informations suivront".
De leur côté, les médias ont répliqué sans attendre. À la suite des déclarations du président américain, CNN, MS Now et Politico annonçaient porter plainte au nom de la liberté de la presse. "Ce matin, nous avons notifié au gouvernement que nous engageons aujourd’hui une procédure judiciaire pour défendre nos droits au nom du premier amendement et du principe selon lequel le gouvernement ne décide pas ce que la presse publie", ont déclaré conjointement les trois médias sur X. Un soutien commun
Plus largement, CNN, MS NOW et Politico ont reçu un soutien presque unanime de la part d'autres organisations de presse ainsi que d'organisations de défense de la presse. "Le public a un intérêt vital à recevoir des informations précises et indépendantes sur son gouvernement. Aucune administration ne devrait restreindre une organisation de presse parce qu'elle s'oppose à ses reportages", ont déclaré lundi,...
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22/09 - Flambée des prix du pétrole : quand les analystes de JPMorgan s’avouent déboussolés
Quelques phrases auront suffi à provoquer l’émoi. Comment est-il possible qu'un des piliers de Wall Street n'ait plus de scénario de référence pour le prix du baril ? Dans une note publiée jeudi dernier, l’équipe d’analyse du secteur des matières premières de la plus grande banque américaine l'a pourtant concédé : elle ne sait pas comment "modéliser le dénouement" pour les marchés pétroliers.
Ce genre d'aveu socratique - "Je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien" - n'est pas commun dans le milieu de la finance. Il n'en est que plus salué. "Ils ont dit tout haut ce que tout le monde pensait tout bas, glisse Ole Hansen, responsable de la stratégie matières premières chez Saxo Banque. Autrefois, une prévision à trois ou six mois se jouait sur quelques centaines de milliers de barils d'écart entre l'offre et la demande. Aujourd'hui, on parle de plusieurs millions".Lignes rouges franchies
Depuis l'éclatement du conflit au Moyen-Orient, JPMorgan a dû revoir sa copie. "Nous supposions qu’il existait des lignes rouges économiques que l’administration américaine serait réticente à franchir : un pétrole à 100 dollars (...), une inflation globale à 4 %, un rendement du Trésor américain à 10 ans à 5 %. Six mois plus tard, beaucoup de ces lignes ont été franchies", peut-on lire dans la note.
La faute, d'abord, à plusieurs coups de théâtre géopolitiques. La rupture de l'accord de paix entre l'Iran et les Etats-Unis, les attaques de drones contre un oléoduc saoudien début...
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22/09 - Primaire socialiste : Ségolène Royal, la politique spectacle au service de sa revanche
Août 2024 aux universités d’été du Parti socialiste. Matignon en ligne de mire, la gauche se recompose sous les auspices de l’unité. C’est ainsi que même l’insoumis Eric Coquerel, proche parmi les proches de Jean-Luc Mélenchon, passe une tête au "Campus de Blois". Car le Nouveau Front populaire ne jure plus que par sa coqueluche estivale, Lucie Castets. La soirée s’étire à la veille du discours de la candidate à la primature ; Johanna Rolland discute en coulisses avec quelques élus lorsqu’une notification s’affiche sur son smartphone. Il est tard, trop peut-être, pour recevoir ce genre de SMS de la part de Ségolène Royal. "Chère Johanna. Je compte sur toi naturellement. Je t’appelle demain matin", lui écrit-elle, avant de joindre un lien de son interview du jour sur LCI - qu’importe si les deux femmes n’ont pas échangé depuis des années. "Je suis disponible pour essayer de constituer un gouvernement d’union républicaine sur trois priorités : l’ordre juste (...), la priorité pour l’avenir des jeunes (...) et le rétablissement des comptes publics", déclare-t-elle à Darius Rochebin. Le lendemain, au petit-déjeuner, la maire de Nantes s’en ouvre avec cet ancien proche, Guillaume Garot. Lui aussi a reçu un message de "Ségo".
Les années passent, les générations se succèdent, mais une certitude demeure comme un jour sans fin : la disponibilité de Ségolène Royal est infaillible. "Je vous conduirai vers d’autres victoires"... La psyché politique de la finaliste à la présidentielle...
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22/09 - Drones kamikazes : le plan secret de la Russie pour doper sa production
La Russie se prépare actuellement à accroître drastiquement ses capacités de production de drones kamikazes utilisés pour frapper les villes et infrastructures ukrainiennes. L’information vient du média américain Politico, qui a obtenu des documents internes du groupe public d’armement russe. Selon cette source, Rosatom prévoit ainsi d’agrandir son usine d'Alabuga-Volokno, au Tatarstan, afin de produire jusqu’à 500 tonnes supplémentaires de fibre de carbone de qualité aérospatiale par an d’ici 2029. Ce matériau léger et résistant est indispensable à la structure des drones Geran, dérivés du Shahed iranien.
D’après les calculs de l’expert en armement David Albright — fondateur de l’Institut pour la science et la sécurité internationale basé à Washington — cette capacité permettrait de fabriquer les structures d’environ 28 000 drones supplémentaires par an. Soit une hausse de 78 % par rapport aux plus de 36 000 drones kamikazes que la Russie peut actuellement produire chaque année, selon les estimations de l'Ukraine. Le projet est déjà engagé. Des images satellites prises entre mai et juillet et fournies à Politico par l’Ukrainian Security and Cooperation Centre (USCC), un centre de réflexion basé à Kyiv, montrent que le terrain voisin de l’usine actuelle a déjà été défriché. Selon David Albright, qui s’exprime auprès du média, le calendrier prévoit un achèvement de l’usine en 2027.
Les documents détaillant le projet ont été obtenus auprès de sources russes par l’USCC....
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22/09 - En Chine, la chute sans fin de l’ex-numéro deux de l’armée, accusé de déloyauté
Xi Jinping fait le ménage. La Chine a exclu deux hauts responsables militaires, Zhang Youxia et Liu Zhenli, du Parti communiste et de l'armée, selon une annonce officielle faite ce lundi 21 septembre. Tous deux sont accusés de déloyauté, de corruption et de violations graves du règlement disciplinaire. La chute est particulièrement spectaculaire pour Zhang Youxia : ancien numéro deux de la hiérarchie militaire chinoise en tant que vice-président de la Commission militaire centrale (CMC), l'organe suprême de commandement, celui-ci avait longtemps été considéré comme l'un des plus proches alliés de Xi Jinping.
Sa descente aux enfers continue donc. Elle avait commencé en janvier dernier, lorsque des enquêtes visant Zhang Youxia et Liu Zhenli avaient été annoncées. Les deux hommes avaient ensuite été écartés de la Commission militaire centrale de l'État à la fin du mois d'août. Le premier est notamment soupçonné d’avoir transmis aux États-Unis des informations sur le programme nucléaire militaire chinois et d'avoir perçu des pots-de-vin en échange de la promotion de certains officiers. Sa gestion de l’agence chargée de la recherche, du développement et de l’acquisition de matériel militaire a également été examinée par les autorités.
Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, Xi Jinping a lancé l'une des campagnes de lutte contre la corruption les plus importantes de l'histoire moderne de la Chine. Des millions de personnes au sein de la vaste bureaucratie de Pékin ont fait...
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22/09 - Fâché avec le Canada, Donald Trump envisage de faire affaire avec la Biélorussie
C'est ce qui s'appelle ne pas être trop regardant sur l'origine de la marchandise. Donald Trump a déclaré, lundi 21 septembre, que Washington travaillait à un accord "massif" pour acheter de la potasse à la Biélorussie. "Le prix serait nettement inférieur à ce que nous payons actuellement au Canada ; c'est une très bonne nouvelle pour nos agriculteurs et nos éleveurs", s'est félicité le locataire de la Maison-Blanche sur Truth Social.
Ce minérai est essentiel à l'agriculture : utilisé comme engrais, il contribue notamment à renforcer la résistance des plantes aux maladies, à améliorer la qualité des cultures et à accroître les rendements. L'annonce de Donald Trump intervient sur fond de guerre commerciale avec le Canada, et illustre la volonté du président américain de s'appuyer sur des fournisseurs alternatifs pour faire pression sur son voisin.
Ce dernier, premier producteur mondial, procure l'essentiel de la potasse importée par les États-Unis. Selon The Hill, 80 % de la potasse utilisée dans les exploitations agricoles américaines provient ainsi du Canada. D'après Ressources naturelles Canada, cité par le média La Presse, les États-Unis ont importé pour 4,2 milliards de dollars de potasse canadienne en 2025."De la potasse 'de sang'"
Les déclarations de Donald Trump ont suscité la colère de Scott Moe, Premier ministre de la Saskatchewan, région où se situent les dix mines de potasse en exploitation du Canada. "Quelqu'un croit-il vraiment que la potasse biélorusse,...
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22/09 - Dette et effet boule de neige : le piège qui se referme sur la France
L'effet "boule de neige" ne vous dit rien ? Pour l'instant. Car cette mécanique diabolique pourrait bien devenir un des principaux sujets de discussion lors des prochains dîners de famille. Rien à voir évidemment avec les sports d'hiver. Le thème : le taux d'endettement de l'Etat et le risque de plus en plus avéré d'un emballement auto-entretenu. Un cercle vicieux dont on sort difficilement. "La situation est très préoccupante", avertit Antoine Bozio, le directeur de l'Institut des politiques publiques.
Au cœur de ce fameux effet, deux variables. La première, ce que les économistes appellent le taux apparent de la dette c’est-à-dire le coût moyen auquel l'Etat a emprunté et donc rémunère ses créanciers sur l'ensemble de son stock d'obligations émises. Certes, la France tire encore les bénéfices des titres émis au début de la décennie lorsque le loyer de l'argent était proche de zéro. Mais le monde a changé : la Banque centrale européenne a durci sa politique monétaire – comme toutes les banques centrales de la planète – et les dernières émissions obligataires du Trésor se sont faites à des taux proches de 4,5 % ! Conséquence, le taux apparent de la dette ne cesse de grimper. Deuxième variable de l'équation : la croissance nominale, c’est-à-dire la progression du PIB, inflation incluse. Problème, l'activité fait quasiment du surplace et Bercy vient une nouvelle fois de réviser ses prévisions à la baisse pour cette année (0,5 %). L'effet boule de neige se déclenche lorsque...
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22/09 - Carburant : aides ciblées, baisse des taxes... Ces mesures prises en Europe face à l’envolée des prix
Comment l'Etat va-t-il préserver le porte-monnaie des Français ? Alors que le prix du litre de gazole a atteint 2,41 euros, le gouvernement s'apprête à annoncer des aides supplémentaires, lors d'une conférence de presse prévue ce mardi 22 septembre à 17h. Quelle forme ces mesures prendront-elles ? "Il y aura très visiblement des aides supplémentaires à partir du 1er octobre", mais "pas de baisse de taxe généralisée", s'est contenté de dire le ministre de l'Economie, Roland Lescure, sur France Inter lundi matin. Dans une lettre adressée à Ursula von der Leyen, Emmanuel Macron a parallèlement demandé à Bruxelles de desserrer l'étau des règles européennes afin d'augmenter l'offre de carburants. Objectif : donner la possibilité d'en produire jusqu'à 5 à 20 % en plus, selon le chef de l'Etat. Et dans le reste de l'Europe, comment s'en sortent les autres pays ?L'Allemagne annonce une réduction des taxes sur l'essence et le diesel
Outre-Rhin, où le litre d’essence E10 coûte actuellement 2,286 euros, le gouvernement prévoit d'appliquer à partir du 1er octobre une baisse des taxes sur l'essence et le diesel annoncée vendredi, a confirmé lundi un porte-parole du ministère des Finances. Concrètement, la taxe sur l'énergie sera réduite de 14 centimes par litre pour l'essence et le diesel. TVA comprise, la baisse atteindra 17 centimes par litre et s’appliquera jusqu'à la fin de l'année. Selon l'exécutif, qui envisage aussi un plafonnement des prix, cette mesure doit permettre aux...
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22/09 - La crise énergétique n’est pas un plan climat, par Cécile Maisonneuve
Le baril de Brent a frôlé les 110 dollars le 16 septembre, le diesel atteint des records et le gaz en Europe coûte dix fois plus cher qu’aux Etats-Unis. Cette nouvelle crise énergétique va-t-elle accélérer la transition ? Sur le papier, oui, la flambée du pétrole devrait être une excellente nouvelle pour la transition. Plus les énergies fossiles sont chères, plus les solutions bas carbone deviennent compétitives. Sur le papier encore, le vieux monde énergétique est censé organiser sa disparition au profit du nouveau, électrique.
Sauf que rien n’est aussi simple dans le monde réel. Dans ce monde-là, le pétrole cher, c’est d’abord de la demande détruite, c’est-à-dire des artisans qui renoncent à des clients trop éloignés, des infirmières qui ne prennent plus de nouveaux patients à l'autre bout du département. Le diesel fait rouler camions, tracteurs et engins de chantier. Il permet aux pêcheurs de sortir en mer. Quant au fioul, il chauffe 2,6 millions de résidences principales, surtout dans les territoires ruraux. C’est d’ailleurs bien cette géographie sociale de la crise que dessinent en creux les aides prolongées par le gouvernement : 35 centimes par litre pour les pêcheurs, 20 pour le BTP, 15 pour les agriculteurs. Pour ces Français, un carburant plus cher signifie d’abord une activité réduite ou une maison moins chauffée car la crise ne frappe pas les usages les plus carbonés mais les moins substituables.
On peut se rassurer en regardant l’envolée des ventes de...
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22/09 - Jean-Paul II, sa première visite en France vue par L’Express en 1980 : "La foi se mesure-t-elle à l’applaudimètre ?"
Cet article a été publié pour la première fois dans L'Express du 24 mai 1980.
Quand Jean-Paul II, dans son habit de lumière, débarquera à Orly, vendredi 30 mai, le sourire des évêques de France cachera deux soucis. Les spectateurs viendront-ils nombreux sur le parcours du pape, ou le regarderont-ils à la télévision ? Et quel sera le vrai sens de leurs acclamations ?
Après les triomphes de Jean-Paul II un peu partout dans le monde, les Français vont-ils faire aussi bien que les Mexicains, les Irlandais et les Zaïrois ? Un succès franc et massif désarmerait le clan antifrançais du Vatican, qui reproche aux évêques de l'Hexagone de produire plus d'intellectuels critiques que de pasteurs efficaces. Une statistique flatteuse serait la bienvenue. Même si l'on ne peut mesurer à l'applaudimètre cette foi relative à des mystères et des convictions qui habitent la pénombre de l'âme.
Un handicap pour les statisticiens : ce pape passe trop bien à la télévision. Visage fort, plénitude tranquille, présence. Cette télégénie marque une nouveauté capitale dans les rapports entre l'Eglise catholique et les médias. Jusqu'à maintenant, le catholicisme était une religion de la Parole. Héritier du Verbe de Dieu, il privilégiait la relation vocale, de la messe au confessionnal. Les tenants du Livre s'étaient faits, eux, protestants ; et ceux de l'Image, orthodoxes. La télévision ? Ni le rural Jean XXIII ni le nerveux Paul VI ne s'y sentaient épanouis. Avec Jean-Paul II, au contraire, le...
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22/09 - Biotechs : le plan de l’Europe pour concurrencer les Etats-Unis et la Chine
Goliver therapeutics (thérapie cellulaire du foie), Phaxiam (traitement des infections), Flash therapeutics (thérapie génique), Surgimab (chirurgie des cancers), Medesis pharma (technique d’administration de médicaments), Carmat (cœur artificiel)... On ne compte plus le nombre de sociétés de biotechnologie françaises placées en liquidation judiciaire à un moment ou à un autre ces dernières années. Non pas, le plus souvent, que leur invention se soit révélée inefficace, mais faute d’avoir réussi à obtenir assez de capitaux pour aller au bout de leurs essais cliniques. Quand elles ne mettent pas la clé sous la porte, les plus prometteuses d’entre elles deviennent généralement les proies d’investisseurs étrangers, américains en particulier. La situation n’est guère meilleure dans la plupart des autres pays européens. "De ce côté de l’Atlantique, il est quasiment impossible de réussir à lever les sommes nécessaires pour mener un essai clinique de phase 3, à grande échelle", confirme Frédéric Girard, président de France biotech.
Contrairement aux idées reçues, l’Europe ne démérite pas sur le plan de la recherche. "Nous comptons de nombreux scientifiques de renommée mondiale. Ils représentent 21 % des publications de premier plan au niveau international, une proportion équivalente à celle des Etats-Unis (22 %) et de la Chine (24 %)", a rappelé Rainer Becker, directeur général des produits médicaux et de l’innovation à la Direction générale de la Santé de la Commission, lors...
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22/09 - Menace russe : comment les Européens préparent leurs populations à une entrée en guerre
"Je tiens à le répéter : la Russie n’a aucune intention agressive envers l’Europe ou les pays européens." Le 18 septembre, Vladimir Poutine a joué l'ingénu devant les caméras, assurant ne pas comprendre pour quelles raisons les Européens multipliaient les exercices militaires ces derniers mois. La réponse se lit pourtant à la une des journaux depuis des semaines : des drones russes se perdent dans les pays baltes ou en Roumanie, Moscou orchestre un attentat (heureusement raté) à l'aéroport de Leipzig en août et élabore des manœuvres de désinformation en pagaille… La Russie mène déjà sa guerre sur notre territoire depuis 2022, visant en priorité les principaux soutiens de l'Ukraine.
Ce même 18 septembre, Emmanuel Macron a détaillé la menace devant les chefs de partis français alors que, la veille, le Premier ministre polonais Donald Tusk avait signé un discours alarmant sur la possibilité de bombardements russes contre le flanc Est de l'Otan. Les gouvernements européens accélèrent leurs préparatifs dans l'éventualité d'une escalade avec la Russie. Par leur communication mais aussi avec des projets concrets, les autorités tentent de préparer leurs populations civiles à la guerre, après plus de 80 ans de paix en Europe. Lituanie : une capitale prête à évacuer
A seulement 30 kilomètres de la frontière biélorusse, Vilnius et ses 580 000 habitants seraient en première ligne si la Russie décidait d'attaquer l'Europe. La Lituanie vient de finaliser le plan d'évacuation de sa...
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21/09 - Elif Eralp, la nouvelle égérie de la gauche allemande qui rêve de transformer Berlin
"La CDU expropriée", titre le quotidien de gauche Taz, au lendemain de la victoire du parti Die Linke à Berlin. Le jeu de mots résume la principale promesse de campagne du parti de gauche, mené par Elif Eralp : rendre à la puissance publique une partie des logements détenus par les grands groupes immobiliers, pour lutter contre la crise du logement.
Avec 25,7 % des voix, Die Linke est arrivée largement en tête des élections régionales du 20 septembre, devant la CDU (18,8 %) et l’AfD (16,3 %). Pour le mouvement - issu autrefois du Parti socialiste unifié d'Allemagne, qui gouvernait en Allemagne de l'Est - réussir un tel score dans la capitale est une victoire historique depuis la réunification. Cette victoire pourrait porter Elif Eralp, 45 ans, au Rotes Rathaus, l’hôtel de ville rouge de la capitale, si elle parvient à former une coalition avec les sociaux-démocrates du SPD et les Verts.
Son programme repose sur une promesse : l'accès au logement, dans une ville où les loyers ont pratiquement doublé en une décennie. "Je veux que les gens puissent encore se permettre d’avoir un logement", a-t-elle répété tout au long de sa campagne. Sur son site, elle arbore un pendentif doré portant le mot "Mietendeckel" - plafonnement des loyers, en français. Elle veut également mettre en œuvre le résultat du référendum de 2021 sur la "socialisation" des logements des grands propriétaires immobiliers, approuvé par 59 % des votants mais jamais concrétisé. Environ 220 000 logements...
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21/09 - "Si quelque chose de grave devait arriver..." : l’intégralité du discours de Donald Tusk face aux nouvelles menaces russes
L'ambiance était solennelle, le 17 septembre, à la Diète, le parlement polonais. Le Premier ministre Donald Tusk a partagé avec la représentation nationale des informations émanant des services de renseignements sur les possibles attaques que pourrait lancer Vladimir Poutine dans les prochaines semaines sur les pays de l'Otan, à commencer par la Pologne. Cet automne, la guerre de la Russie en Ukraine devrait s'intensifier, a-t-il prévenu. "Les Russes introduisent à grande échelle un nouveau type de drones à réaction, qui se déplacent à une vitesse incomparablement plus élevée et opèrent à haute altitude avant de piquer et de frapper leur cible". Poutine devrait se servir de ces armes ailleurs qu'en Ukraine. Sa cible : l'opinion dans les pays de l'Otan. "L'objectif russe, poursuit-il, est de prouver que l'article 5 est plus théorique que pratique. C'est-à-dire que personne ne voudra mourir pour la Pologne, la Lettonie ou la Lituanie."
Sans les nommer, le Premier ministre polonais a visé les "forces politiques qui gagnent actuellement en force et en influence dans les Etats européens", et qui font le jeu de Poutine. L'Express a souhaité donner un écho européen à ce discours car il permet de comprendre les préoccupations des Polonais, de saisir leur état d'esprit et surtout, de mesurer le niveau de menace que Poutine fait planer sur l'Europe. Cette traduction a été réalisée par notre correspondant à Varsovie, Adam Hsakou, à partir du compte rendu sténographique.
Le...
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21/09 - Menace russe : l’Europe se prépare au risque d’une confrontation avec Moscou
Sabotages, incendies criminels, incursions de drones… Les actes de déstabilisation se multiplient sur le territoire européen et les capitales européennes n’hésitent plus à pointer du doigt Moscou comme une menace pour le continent. La semaine dernière, The Guardian rapportait que les responsables du renseignement européen redoutaient désormais la possibilité d'une action russe imminente contre l'Otan. Celle-ci viserait à tester l’unité de l’alliance, sa résilience et la pertinence de l’article 5.
Ces avertissements surviennent alors que les consciences européennes ont opéré un changement de cap ces derniers mois. L’attaque au drone manquée à Leipzig cet été, que les autorités allemandes ont attribuée à la Russie, en a notamment été l’un des déclencheurs.
A présent, les services de renseignement européens considèrent comme suffisamment crédible l’hypothèse d’une confrontation avec Moscou. Selon un chef du renseignement européen, une attaque potentielle serait à envisager dans les prochains mois plutôt que dans les prochaines années.Les Européens haussent le ton
Signe du changement en cours, le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a également affirmé la semaine dernière, devant le Parlement, que la Russie constituait une menace sérieuse pour le continent, estimant que Moscou pourrait frapper des cibles au sein des pays soutenant l’Ukraine. "Nous devons être prêts à relever des défis compliqués", a-t-il déclaré devant les députés.
La Pologne n’est pas le seul pays...
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21/09 - Marine Le Pen, la présidentielle et le budget 2027 : le réel, c’est quand on se cogne
"Je ne suis pas les autres", affirme Marine Le Pen, fière de sa singularité. "Les Français nous disent que nous ne parlons pas comme les autres", appuient ses proches, pour mieux souligner l’originalité de la démarche. A l’évidence c’est une différence et une force que de n’être associé à aucun de ceux qui ont exercé le pouvoir au cours des dernières décennies. Ne rien avoir fait, c’est ne rien avoir mal fait. Et une campagne électorale est le moment idéal, le lieu parfait, pour laisser accroire que tout est possible. Le Rassemblement national n’invente rien en la matière, il n’empêche, il faut se pincer quand on entend un conseiller de la candidate assurer à propos du logement : "Il suffit de libéraliser les énergies et après, ça marche tout seul."
L’élection présidentielle de 2027 s’avance et dans le sombre contexte d’aujourd’hui, entre conflits internationaux et tensions financières inédites, pas grand-chose ne "marche tout seul". Au point que, pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, une épreuve se présente et va servir de révélateur : le budget. Sébastien Lecornu affiche dans le projet de loi de finances un plan d’une cinquantaine de milliards d’économies. Le réel, c’est quand on se cogne. Chacun va devoir, avant le scrutin d’avril et mai, dévoiler sa stratégie financière, qu’il s’agisse de Jean-Luc Mélenchon, plus prompt à préconiser de "foutre au feu les titres de dette" que d’envisager le moindre gel de crédits ; des représentants du bloc...
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21/09 - "Les électeurs sont lassés" : la défaite historique de Friedrich Merz vue par la presse européenne
"Désormais, plus personne ne peut garantir l'avenir de Merz", titre le quotidien allemand Der Spiegel. "C'est une soirée catastrophique que les chrétiens-démocrates allemands ont vécue ce dimanche", remarque Le Temps, en Suisse. Au lendemain des élections régionales à Berlin et en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, le chancelier allemand Friedrich Merz, arrivé au pouvoir en mai 2025 seulement, se retrouve plus fragilisé que jamais.
La CDU a subi deux lourdes défaites : dans le nord-est du pays, le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) est arrivé largement en tête, tandis qu'à Berlin, c'est la gauche de Die Linke qui s'est imposée. Ces résultats interviennent deux semaines seulement après le choc du scrutin en Saxe-Anhalt, dans l'Est du pays, où l'AfD avait obtenu plus de 40 % des voix.Une double défaite pour la CDU
En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, le fief d'Angela Merkel, l'AfD a remporté pour la première fois les élections régionales. La CDU, elle, s'effondre à 4,9 %, sous la barre des 5 % nécessaires pour entrer au Parlement régional. "C’est la première fois de l’histoire que la CDU ne parvient pas à obtenir de représentation parlementaire dans un Land allemand", depuis la création du parti en 1949, note le quotidien espagnol El País.
À Berlin, l
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21/09 - Allemagne : les leçons du triple échec de Friedrich Merz pour la présidentielle française
Trois élections régionales en septembre en Allemagne, trois échecs désastreux pour l’Union chrétienne-démocrate (CDU) du chancelier Friedrich Merz ! Les victoires de l’extrême droite dans deux Länder ruraux de l’ex-Allemagne de l’Est et de l’extrême gauche dans la capitale, Berlin, ont beau avoir des ressorts typiquement allemands, des leçons peuvent être tirées dans la perspective de la présidentielle française de 2027. La puissance de la révolte anti-élites, le dilemme stratégique insoluble des forces politiques modérées, l’importance du pouvoir d’achat dans le vote des électeurs, la diminution parallèle des motivations anti-immigration, résonnent des deux côtés du Rhin.
Les chiffres, d’abord. L’Alternative pour l’Allemagne (AfD), populiste et europhobe, est arrivée en tête en Saxe-Anhalt (43,8 % des suffrages exprimés) ainsi qu’en Mecklembourg-Poméranie-occidentale (38,2 %), et en troisième position dans le Land de Berlin (16,3 %), où c’est Die Linke, mouvement d’extrême gauche qui est partiellement l’héritier de l’ancien parti communiste est-allemand, qui a emporté le scrutin avec 25,7 % des voix. Prise en tenaille entre les extrêmes, la CDU s’est effondrée dans les deux Länder ruraux. Elle est même évincée pour la première fois depuis la fondation de la République fédérale en 1949 d’un parlement régional, celui du Mecklembourg. A Berlin, elle recule de neuf points par rapport au scrutin de 2023 pour se retrouver en deuxième position, avec 19 % des voix.Pouvoir...
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21/09 - L’IA n’a pas besoin d’être "superintelligente" pour être dangereuse, par Olivier Sibony
Le vent de panique autour du "risque d’extinction" que l’IA ferait courir à l’espèce humaine ne retombe pas. Des unes de journaux aux marchés financiers, en passant par Buckingham Palace, nul ne semble pouvoir y échapper.
Ce qui frappe dans ce discours n’est pas l’évidence de la menace, mais l’identité de ceux qui la brandissent. Car l’alerte vient des "insiders" : des ingénieurs spécialistes de la sécurité de l’IA, comme Jacob Coxon, dont la démission d’Anthropic a été le déclencheur de la crise, et même les dirigeants des géants de l’IA eux-mêmes. D’ordinaire, ce ne sont pas les opérateurs de centrales nucléaires qui nous parlent des dangers de l’atome, ni les traders qui préviennent du risque de crise financière. Ce contre-emploi donne forcément à l’alerte une crédibilité inhabituelle – et force à s’interroger.
Quand Coxon explique que les développeurs d’IA "jouent avec nos vies" et "croient sérieusement qu’elle pourrait tous nous tuer avant la fin de la décennie", le danger dont il parle est celui d’une "superintelligence", capable d’échapper à tout contrôle. Pour comprendre cette inquiétude, il est utile de se pencher sur la mouvance "rationaliste", très influente dans la Silicon Valley. Le "rationalisme" (rien à voir avec le sens commun de ce terme) est une sorte de croisement entre le club informatique pour "nerds" surdiplômés, la méthode de développement personnel pour apprendre à corriger ses biais cognitifs, et la secte apocalyptique. Son leader informel est...
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21/09 - Polémique Léon Marchand : quand la retenue devient une offense, par Gérald Bronner
Il paraît loin le temps où un Georges Brassens, dont on ne pouvait guère remettre en question les convictions politiques, déclarait qu’il ne souhaitait devenir un "porte-parole" quelle que soit la cause. C’était en 1970, au micro de Michel Lancelot, et les réseaux sociaux ne se sont pas enflammés… parce qu’ils n’existaient pas. Léon Marchand n’a pas eu cette chance. Dans son passage au 20H de France 2, alors que la question lui était posée de son éventuel engagement politique, le nageur a expliqué préférer "rester loin de tout ça" et ne pas se sentir suffisamment légitime pour prendre publiquement position. La séquence a été vue près de quatre millions de fois sur X et a généré une vague de critiques sur les réseaux sociaux, allant des insultes jusqu’aux accusations de proximité avec l’extrême droite.
Les mondes numériques ont accompli une petite révolution : ils ont transformé le silence en contenu. Désormais, l’absence de message est elle-même un message et celui qui refuse de parler s’expose à voir d’autres interpréter sa réserve. On pourrait renvoyer l’affaire à la folie collective qui caractérise le monde contemporain mais, après tout, le sujet mérite mieux que cela. N’est-il pas vrai qu’un immense auteur comme John Stuart Mill rappelait, dans un discours prononcé en 1867, que "pour parvenir à leurs fins, les hommes mauvais n’ont besoin de rien d’autre que de voir les hommes de bien regarder sans rien faire". En d’autres termes, dans certaines circonstances, se...
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21/09 - Livres : les amies prodigieuses (ou pas)
Amis lecteurs, éloignez-vous un temps des amours mortifères, des passions sous emprise et des drames familiaux qui, pour le meilleur et pour le pire, hantent la littérature contemporaine. Et penchez-vous sur l’amitié avec Emmanuelle Lambert, par exemple, qui publie un témoignage lumineux, titré La Meilleure (éditions Lamaindonne). La meilleure, pour la meilleure amie, expression un rien enfantine, en convient la spécialiste de Genet, Giono ou encore Colette, mais si utile pour exprimer son attachement à Maïra, rencontrée à l’âge de 6 ans en classe de CP dans leur banlieue d’Epinay (Essonne). Quarante-cinq ans plus tard, leur amitié demeure et les souvenirs affluent, au gré des photographies émaillant le récit : la famille argentine de Maïra, ayant fui la dictature des militaires ; leur détestation commune de leur première classe de neige ; la réussite scolaire, impérative, de son amie (devenue traductrice) mais aussi l’appel à l’aide de cette dernière, perdue dans une relation dangereuse ; leurs divorces synchrones, etc. Le plus amusant, comme le note Emmanuelle, c’est qu’elles sont de parfaites opposées dans de nombreux domaines (fêtarde, endurante, voyageuse, souplesse du côté de Maïra).
A ce petit jeu confessionnal, Emmanuelle Lambert se donne rarement le beau rôle, ainsi souligne-t-elle à propos de son adolescence : "Bénéficiant du fait que mes parents me protégeaient sans me donner de leçons, j’exerçais à fond ce privilège des enfants aimés, l’ingratitude." Ou...
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21/09 - Nicolas Werth : "Sous Poutine, le niveau de répression est infiniment supérieur à l’époque de Brejnev"
A cinquante ans d'intervalle, un fils reproduit les gestes tragiques de son père. En mars 1969, quelques mois après l'entrée des chars soviétiques dans Prague, le journaliste britannique d'origine russe, Alexander Werth, devenu historien de l'URSS, mettait fin à ses jours. En juin 2023, Nicolas Werth, son fils, directeur de recherches honoraire au CNRS, auteur d'une vingtaine d'ouvrages sur l'histoire de l'URSS, contributeur du "Livre noir du communisme", tentait d'en finir avec la vie. Après l'invasion de l'Ukraine par Vladimir Poutine, il avait ressenti une "profonde humiliation", celle de n’avoir pas écouté ses amis russes et ukrainiens qui lui disaient que cela allait arriver". "Ce qui m’empêchait de les croire, explique-t-il à L'Express, c’est que - de même que mon père ne s’était pas dépris de la mystique de la Grande Guerre patriotique - je ne m’étais pas dépris de la mystique du miracle pacifique de la chute de l’URSS. J’ai vécu, espéré, avec tout le milieu des dissidents et quasi-dissidents, un avenir meilleur."
Ce grand historien a décidé de se confronter à sa propre histoire : celle de sa famille plongée dans le tourbillon russe. Mettant ses pas dans ceux de son père, Nicolas Werth interroge son propre rapport à ce pays et aux illusions qu'il a semées. Une question le hante : "Qu'ai-je fait de ma liberté ?". Il ressort de cette enquête autobiographique un livre puissant, l'un des plus importants de cette année : "Adieu ma Russie" (Les Belles Lettres). De...
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21/09 - Législatives en Russie : sans surprise, le parti de Vladimir Poutine arrive en tête
L'issue du vote n'étonnera personne : le parti Russie unie, au pouvoir dans le pays, est en passe de remporter facilement les élections législatives, selon les derniers résultats officiels partiels publiés ce lundi 21 septembre.
Dans un système politique étroitement contrôlé, Russie unie est donnée largement en tête avec 57,83 % des voix, selon les chiffres communiqués par la Commission électorale centrale. Le parti de Vladimir Poutine améliore ainsi son score par rapport à 2021, lorsqu'il avait remporté 49,8 % des suffrages, et devrait donc obtenir 355 sièges - contre 310 actuellement - sur 450. D'autres partis, comme les communistes, le LDPR (parti ultranationaliste), le parti Nouveau Peuple et le parti Russie Juste – qui votent tous comme Russie unie sur les grandes questions – sont largement distancés, mais en passe d'obtenir des sièges à la Douma d'État, la chambre basse du Parlement.
Le taux de participation à ces élections législatives, les premières depuis que la Russie a envahi l'Ukraine en février 2022, a dépassé les 56 %, a indiqué la commission électorale. Dmitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité russe et ancien président, s'est empressé de déclarer que leur résultat montrait que les Russes faisaient confiance à Russie unie pour continuer à gouverner. Une attaque massive de drones ukrainiens
Vladimir Poutine avait présenté ce scrutin, qui s'est déroulé sur trois jours, comme un baromètre du soutien à la guerre contre l'Ukraine. Celle-ci en...
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21/09 - "Dès que l’on poste sur LinkedIn, une dizaine d’entrepreneurs nous contactent" : la Gen Z à la conquête du capital-investissement
L'histoire du jeune homme qui commence à bâtir son empire depuis sa chambre d'adolescent semble vue et revue dans la Silicon Valley. Elle l'est moins sous la grisaille londonienne, qui a servi de décor à la folle ascension d’Harry Stebbings. En 2015, alors âgé de 18 ans, ce jeune homme fasciné par l'univers du capital-investissement - qu'il a découvert dans un film - crée un podcast dédié à ce sujet depuis sa chambre. Quelques années plus tard, sa chaîne devient un passage obligé pour les cadors de la tech et les poids lourds de l'investissement. Mais le jeune homme voit plus grand. En 2020, il lance son propre fonds, nommé 20VC. Là encore, le succès est au rendez-vous : six ans plus tard, il compte plus de 650 millions de dollars d'actifs sous gestion. Parmi ses investissements, figurent l'application Clubhouse ou encore la start-up tricolore Sorare. Insatiable, il orchestre en 2025 "Project Europe", un fonds d'amorçage pour les jeunes entrepreneurs du Vieux Continent, épaulé par une centaine de fondateurs européens.
Comme Harry Stebbings, une nouvelle génération d'investisseurs rêve de faire éclore les talents de demain. En 2021, l'Américaine Paige Finn Doherty a lancé son fonds Behind Genius Ventures, à 22 ans, après avoir écrit un livre pour enfants sur le monde du capital-investissement. Quant à Devon Gethers et Karlton Haney, ils ont créé leur fonds Meridian Ventures en 2023, pendant leur vingtaine. Le duo s'est hissé dans la dernière liste "30 under 30 Venture...
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21/09 - Dette, réformes, méthode : l’heure de vérité, par Manuel Valls
Après un été marqué par les effets du réchauffement climatique, notre pays s'avance vers l'échéance de 2027 dans un état de fragilité sans équivalent depuis longtemps. L'extrême droite aussi proche de conquérir le pouvoir par les urnes ; nos finances publiques menaçant autant notre souveraineté ; un scrutin français engageant à ce point le destin de l'Europe. Dans ce contexte, la flambée des prix de l’énergie, provoquée par les guerres au Moyen-Orient et en Ukraine, pèse sur le pouvoir d’achat des Français et accentue leur colère.
Pourtant, la campagne qui s'esquisse ressemble à une fuite : profusion de candidats, pénurie de projets qui entraînent. L’espace central, de la gauche réformiste à la droite républicaine, porte à ce stade une responsabilité majeure. Il est un archipel de rivalités entre fausse et vraie primaires. Les protagonistes cherchent à blesser le mieux placé ou le plus proche au lieu de mesurer le danger. Ils ne donnent pas le sentiment d'avoir une stratégie de redressement et une volonté de mobiliser la nation. Cette irresponsabilité collective fait le lit des extrêmes, forts de leurs leaderships respectifs, qui prospèrent sur le vide ainsi créé, pendant que la dette continue de grandir.Le risque d'une crise financière
La France emprunte à dix ans à 4,5 %, au-dessus de la Grèce et de l'Italie, loin des 3,6 % allemands. Avec une dette dépassant 3 500 milliards d'euros (117,5 % du PIB), alimentée par un déficit structurel – qui continue de déraper – de 5...
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21/09 - Plus une "menace existentielle immédiate" : ce qu’Israël sait du programme nucléaire iranien
Après les deux guerres récentes contre l’Iran (13-24 juin 2025 et 28 février-8 avril 2026), le programme nucléaire de la République islamique ne représente plus, pour l’instant, "une menace existentielle" pour Israël, estime-t-on à Jérusalem, selon nos informations.
Les experts israéliens considèrent en effet qu’après les destructions subies et la "neutralisation" de nombreux experts, il faudrait à l’Iran "un bon nombre d’années" avant de disposer d’une arme nucléaire opérationnelle. "La situation est incomparable avec celle d’avant 2025. Militairement, c’est très positif", assure une source informée. Sur ce dossier, les services occidentaux partagent dans les grandes lignes la même analyse, selon une source française informée, estimant que le programme iranien a été "très sérieusement touché dans toutes ses composantes" et qu’il est désormais "extrêmement compliqué" pour l’Iran de produire une arme.
Les frappes américano-israéliennes de 2025 ont en effet porté un coup très rude au programme nucléaire de l’Iran, et celles de 2026 ont poursuivi le travail, sans l’achever totalement. Reste notamment la question non résolue des 440,9 kg (chiffre de l’Agence internationale de l’énergie atomique, avant les frappes) d’uranium enrichi à 60 %. Les Israéliens assurent savoir où ils se trouvent – dans deux endroits différents, sans doute à Fordo et Ispahan, peut-être dans le site souterrain de Kuh-e Kolang Gaz La. Au-delà de l’accès à ces sites, la difficulté, y compris pour les...
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20/09 - Allemagne : nouvelle percée de l’AfD, Friedrich Merz grand perdant des régionales
La formation d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) est arrivée en tête des élections régionales dans le Land de Mecklenbourg-Poméranie Occidentale, dans le nord-est de l'Allemagne, selon les sondages à la sortie des urnes. Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a reconnu que ce résultat était un "désastre" pour son parti, la CDU, créditée d'un peu plus de 5 % des voix. Il s'est toutefois engagé à poursuivre son programme de réformes.
Les sondages à la sortie des urnes diffusés sur la chaîne de télévision publique ARD montrent que l'AfD est en passe de remporter 37 % des voix, devançant les sociaux-démocrates du SPD (35,5 %) et les conservateurs de la CDU (5,5 %), ces deux derniers partis formant ensemble la coalition au pouvoir au niveau fédéral. Le score de la CDU est tout juste au-dessus du seuil lui permettant d'entrer au Parlement régional. Il est cependant peu probable que l'AfD parvienne à gouverner dans cette région, car les autres principaux partis excluent toute collaboration avec cette formation.
Si ce résultat était confirmé, il s'agirait du pire score obtenu par le parti de Friedrich Merz lors d'une élection régionale depuis 1949. Ce serait également une nouvelle victoire au niveau régional en un mois pour l'AfD, formation boudée par les partis traditionnels mais en tête des sondages nationaux. Lors d'une allocution télévisée après la publication des sondages sortie des urnes, Friedrich Merz a assuré qu'il continuerait à se battre en tant que...
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20/09 - En visite à Saint-Pierre-et-Miquelon, Emmanuel Macron renforce les liens de la France avec le Canada
Le président Emmanuel Macron est arrivé dimanche dans le territoire français de Saint-Pierre-et-Miquelon pour s'entretenir avec le Premier ministre canadien Mark Carney, quelques semaines après que le président Donald Trump eut publié une photo montrant les îles recouvertes du drapeau américain. La visite d'Emmanuel Macron dans cet archipel situé au large de la côte atlantique du Canada est la première effectuée par un président français depuis 2014 et intervient alors que le Canada cherche à resserrer ses liens avec l’Union européenne dans un contexte de guerre commerciale de plus en plus acrimonieuse avec les États-Unis.
Saint-Pierre-et-Miquelon est le seul territoire français restant en Amérique du Nord, et les responsables français ont déclaré que le déplacement d'Emmanuel Macron soulignerait la souveraineté française et mettrait en avant les liens étroits avec le Canada. "Il n’y a aucun doute (c’est français)", a déclaré Emmanuel Macron après avoir atterri samedi soir dans ce territoire de 5 800 habitants. "Nous n’allons pas le réaffirmer tous les jours parce que certaines personnes ont des idées étranges ou tiennent des propos étranges", a-t-il déclaré aux journalistes en réponse à une question sur la carte de Donald Trump.Un territoire stratégique pour la France
Selon des diplomates, la visite du président français, qui se rendait à l’Assemblée générale annuelle des Nations unies réunissant les dirigeants mondiaux, revêtait une portée symbolique à la suite de la...
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20/09 - Paolo Benanti, le "Monsieur IA" qui chuchote à l’oreille du pape Leon XIV
Souvent, ses conférences débutent par une histoire de fin du monde. Un Armageddon numérique, où des agents IA (pour intelligence artificielle), duplices et rebelles, trahissent leurs concepteurs. Ce 7 septembre, à l’Ecole normale supérieure*, Paolo Benanti raconte comment la licorne américaine Hugging Face a subi, en juillet, pour la première fois dans l'histoire, l'offensive d’une IA qui a réussi à échapper à la vigilance humaine. "70 000 attaques simultanées, s’exclame-t-il. J’étais alors à Seattle, j’ai parlé avec les ingénieurs qui ont subi le piratage. Ils avaient ordonné à d’autres machines de contrer l’intrusion, mais celles-ci ont refusé, de peur que les hommes apprennent à reproduire l'attaque !"
Remous dans la salle, alors même que les inquiétudes sur les dangers potentiels de l’IA prennent partout de l’ampleur. Paolo Benanti savoure son effet, mais ne comptez pas sur ce moine franciscain, souvent décrit comme le "Monsieur IA" du pape, pour en être le contempteur. "Il ne s’agit pas de la combattre, ni de s’y soumettre, mais de composer avec elle, nous dit-il après la conférence. Et c’est bien ce message que Léon XIV nous transmet dans son Magnifica Humanitas." Publiée le 25 mai, cette encyclique, dont Benanti a été l’une des plumes, doit être utilisée comme une "grammaire" pour nous aider à répondre à cette question : "comment coexister pacifiquement avec cette nouvelle forme de pouvoir, tout en préservant les valeurs qui fondent notre existence ?" Ce texte est...
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20/09 - Moyen-Orient : son pacte avec l’Arabie saoudite menace d’entraîner le Pakistan dans le conflit
Le Pakistan pourrait-il entrer dans la guerre au Moyen-Orient, principalement menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran ? Malgré l'éloignement géographique d'Islamabad par rapport au conflit, cette thèse devient de plus en plus crédible.
Et pour cause : le 7 août dernier, alors que les frappes américaines en Iran avaient baissé en intensité, engendrant par là même moins d'attaques iraniennes sur les pays de la région, dont l'Arabie saoudite, Riyad a signé un pacte de défense avec le Pakistan et la Turquie. Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif réunis à La Mecque ont ainsi scellé cet accord engageant les trois pays à se soutenir en cas d'attaque. Les principes de cette alliance entre ces trois pays sunnites, alliés de Washington, sont semblables à ceux défendus par l'article 5 de l'OTAN."Mauvais calcul"
Selon le journal britannique The Guardian, Riyad s'est engagé auprès du Pakistan à des milliards de dollars d'investissements et de prêts vitaux. En échange, Islamabad a accepté de former l'armée saoudienne, peu efficiente, et accepté que les forces armées pakistanaises devraient défendre l'Arabie saoudite dans le cas d'une attaque sur son territoire. C'était sans compter sur les attaques de plus en plus virulentes et ciblées des rebelles houthistes, les alliés de l'Iran au Yémen, et pays voisin de l'Arabie saoudite.
Ces derniers jours, les rebelles houthistes ont...
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20/09 - "Un Vladimir Poutine acculé n’appuiera pas sur le bouton nucléaire" : la théorie d’Andreas Umland qui bouscule le débat
Vladimir Poutine, acculé et sur le point de perdre sa guerre expansionniste, appuyant sur le bouton rouge. C’est sans doute le scénario le plus redouté par les experts (à commencer par le chef de file des réalistes John Mearsheimer ou le professeur à Harvard Stephen Walt) depuis le début de l’invasion de l’Ukraine. Mais pas par Andreas Umland, chercheur associé à l’European Policy Institute de Kiev (EPIK) et analyste au Centre d’études sur l’Europe orientale de Stockholm de l’Institut suédois des affaires internationales (UI). Au contraire, le politologue allemand va même jusqu’à juger ces craintes contre-productives, tant celles-ci poussent l’Occident à faire preuve d’une "prudence irrationnelle". De façon surprenante, Andreas Umland estime que le seul scénario où le président russe envisagerait d’emprunter la voie du nucléaire serait celui où il flairerait… la victoire. Entretien.
L’Express : Depuis le début de la guerre en Ukraine, de nombreux observateurs s’inquiètent que Vladimir Poutine ne finisse par déclencher une escalade nucléaire. Vous jugez ces préoccupations contre-productives, comme vous l’avez exposé dans vos récents articles sur les sites du magazine Foreign Policy et de l’European Policy Institute de Kiev (EPIK).
Andreas Umland : Absolument. L’aide à l’Ukraine a été fortement affectée par les craintes occidentales suscitées par les menaces régulières de Vladimir Poutine et de son entourage d’appuyer sur le bouton rouge. Un indicateur montrant que tel est...
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20/09 - Friedrich Merz fragilisé : pourquoi les élections régionales pourraient changer la donne en Allemagne
Ce dimanche, près de 4 millions d'Allemands sont appelés aux urnes dans le cadre d'élections régionales qui se poursuivent. Cette fois ce sont les habitants de Berlin et de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, un land rural situé à l'extrême nord-est du pays, sur la Mer Baltique, qui doivent voter.
Ces élections dont l'objectif est d'élire un parlement régional seront particulièrement scrutées après le scrutin du 6 septembre dernier en Saxe-Anhalt où le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) a infligé une lourde défaite à l'Union chrétienne-démocrate, le parti du chancelier Friedrich Merz. Moins de deux ans avant les élections fédérales de 2029, la victoire du parti d'extrême droite a provoqué une onde de choc à tout le pays mais également en Europe. Victoire relative de l'AfD mais chute de la CDU
Selon les derniers sondages, l'AfD ne devrait pas décrocher de victoire retentissante comme en Saxe-Anhalt, mais devrait encore démontrer de sa percée. En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, le Parti social-démocrate (SPD) de la présidente régionale, Manuela Schwesig et le parti d'extrême droite sont donnés au coude à coude, avec entre 36% et 37% des voix chacun. Tandis que la CDU, parti de Friedrich Merz, est à peine créditée d’un score proche de 5 %, soit le seuil minimum pour entrer au Parlement régional. Un revers à venir, dans le fief d'Angela Merkel, l'ancienne chancelière, elle-même issue de la CDU.
Dans la ville de Berlin (considéré à elle seule...
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20/09 - Martina Navratilova : "Le lobby transgenre mène l’ultime combat du patriarcat contre les femmes"
On ne présente plus Martina Navratilova, aujourd'hui âgée de 69 ans, sauf pour rappeler son incroyable palmarès : 59 victoires en double et en simple dans des tournois du Grand Chelem dont neuf à Wimbledon, quatre à l'US Open, trois à l'Open d'Australie et deux à Roland-Garros. Au début des années 1980, elle a révélé son homosexualité, ce qui fait d'elle une pionnière du combat pour l'égalité des droits. Elle est aussi la cofondatrice, avec d'autres athlètes féminines de l'association Women's Sports Policy Working Group qui défend les droits des filles et des femmes dans le sport.
L'Express : La basketteuse Sophie Cunningham a-t-elle eu raison de relancer le débat sur les transgenres dans le sport féminin ?
Martina Navratilova : Si une athlète accomplie comme elle n'est pas légitime pour le faire, dites-moi qui l'est ? Il faut en finir avec la présence de corps masculins dans le sport féminin. Il faut résoudre ce problème à l'échelle nationale. La WNBA devrait prendre des mesures préventives avant que le cas ne se présente dans le basket professionnel mais elle ne bouge pas. Aux Etats-Unis, les différentes associations et fédérations sportives ont des règles différentes qui varient selon les Etats. C'est ingérable. Car le sport de compétition repose sur le respect d'un ensemble de principes et règles communes à tout le monde. Au tennis, par exemple, il n'y a qu'une seule façon, universelle, de compter les points. Et il n'existe que deux catégories, masculin et féminin,...
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20/09 - Pétrole vénézuélien et cryptomonnaies : ce deal qui a fait perdre des millions de dollars à la Pologne
Ce pourrait être le début du synopsis d'un film hollywoodien un peu caricatural : alors qu'une guerre sévit en Europe de l'Est, après l'invasion de la Russie en Ukraine, les États voisins cherchent d'autres sources d'approvisionnement de pétrole brut. La quête conduit ainsi une multinationale pétrolière détenue par l'État polonais, Orlen, vers un intermédiaire hongkongais, promettant une livraison de 6 millions de barils pour 345 millions de dollars, en provenance du Venezuela. Le pays sud-américain étant lui-même sous le coup de sanctions bancaires internationales, ses entreprises pétrolières exigent alors une condition de paiement particulière : les cryptomonnaies. Malgré l'absence de garanties, l'entreprise publique polonaise, avide d'or noir, accepte le deal. En moins de cinq jours, elle avance 230 millions de dollars en cryptomonnaies. Mais le pétrole ne sera jamais livré, tandis que les millions polonais prépayés se sont, eux, volatilisés.
Loin de la fiction, l'affaire suscite l'indignation générale en Pologne depuis près de deux ans. Elle a été rendue publique dès 2024, lorsque l'entreprise publique polonaise Orlen a inscrit cette perte colossale dans ses comptes. Mais de nouveaux éléments, publiés par le Financial Times le 15 septembre dernier et venant détailler les rouages de ce deal fallacieux, sont venus ajouter davantage de gravité à l'affaire. Et presque tout autant de grotesque. Grand Prix de Formule 1 à Abou Dhabi
Tout commence à l'automne 2023, un an...
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20/09 - De Londres à Varsovie, l’ESCP se rêve en "grande université de management européenne"
"Dans les couloirs de nos campus, nos étudiants échangent dans toutes les langues. C’est là que la dimension européenne prend tout son sens !", se félicite Thomas Jeanjean, le nouveau directeur général de l’Ecole supérieure de commerce de Paris (ESCP) ce 26 août 2026, quelques jours seulement après sa prise de fonction. La grande école de management ne lui est pas inconnue. Depuis 2021, Thomas Jeanjean occupait le poste de directeur général adjoint Education à la Chambre de commerce et d’industrie Paris Ile-de-France qui supervise un portefeuille de quatorze établissements, dont l’ESCP. Désormais à sa tête, il entend poursuivre la feuille de route 2026-2030, Bold & United ("audacieux et unis") mise en place par son prédécesseur Léon Laulusa. Ce dernier avait créé la surprise en mai dernier en abandonnant son fauteuil avant la fin de son mandat pour prendre la tête de la China Europe International Business School, à Shanghai.
Thomas Jeanjean reprend notamment à son compte l’ambition de bâtir "une grande université de management européenne". Une vision continentale pas totalement nouvelle. Fondée en 1819, la doyenne des écoles de commerce françaises a fusionné en 1999 avec l’Ecole européenne des affaires, déjà implantée dans plusieurs pays de l’Union. Dix ans plus tard, l'établissement prendra d’ailleurs le nom d’ESCP Europe. Il compte alors cinq campus à Paris, Berlin, Londres, Madrid et Turin. Un sixième ouvre ses portes à Varsovie en 2015. Cette stratégie tranche...
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20/09 - Dans l’œil de l’autre
Il y a toujours quelqu’un entre nous et une photographie. Celui qui tient l’appareil, celui qui pose, volontairement ou non, et, des années plus tard, celui qui regarde. C’est cet espace mouvant que le BAL, dans le XVIIIe arrondissement parisien, explore avec L’Espace entre nous, une exposition conçue à l’occasion du Bicentenaire de la photographie, à partir de la collection de Michael et Jane Wilson gardée dans l’institution qui porte leur nom à Londres. Quelque 120 tirages, pour la plupart d’époque, composent un parcours qui refuse la chronologie et préfère les rapprochements, les échos, les surprises. La commissaire de l’exposition, Diane Dufour, orchestre ces rencontres comme une conversation à plusieurs voix. Parmi elles, celle de l’écrivain Bertrand Schefer, dont les textes accompagnent le parcours et prolongent les images sans prétendre les expliquer. Une manière de rappeler que les regarder est aussi une affaire d’imagination, de mémoire et d’interprétation.
La démonstration prend une force particulière devant un cliché pris par Dorothea Lange en 1938. Pas de visage ici, mais une main posée sur un chapeau de travail, cadrée au plus près. Les doigts, marqués par le temps et le labeur, deviennent un portrait à eux seuls. La photographie semble avoir soustrait l’homme à notre regard pour mieux nous donner accès à son existence. Le couvre-chef, objet ordinaire, devient presque le partenaire de cette main. Entre les deux, dans ce contact silencieux, se concentre tout...
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20/09 - Donald Trump annonce la création d’une "Force d’IA" pour accélérer la course des Etats-Unis face à la Chine
Le président américain Donald Trump a déclaré samedi dans un message publié sur les réseaux sociaux qu’il prévoyait de nommer un nouveau conseiller en intelligence artificielle, surnommé le "tsar de l’IA", et de créer une "force de l’IA", sans toutefois fournir de détails sur ces deux initiatives ni sur la manière dont elles seraient mises en œuvre.
À Washington, les législateurs s’inquiètent de plus en plus des risques que représente la technologie de l’IA pour les personnes et les biens. Au début du mois, Jacob Coxon, ancien chercheur chez Anthropic, a déclaré que "les personnes qui développent l’IA croient sincèrement qu’elle pourrait tous nous tuer d’ici la fin de la décennie". Donald Trump a à plusieurs reprises minimisé les inquiétudes concernant l’IA et a fait valoir qu’une réglementation supplémentaire n’était pas nécessaire.
"Nous n’entraverons ni ne freinerons en aucune manière la croissance de cette incroyable industrie", a écrit Donald Trump sur Truth Social, sa plateforme de réseau social. "Au contraire, nous allons la chérir, l’aider et veiller sur elle à mesure qu’elle se développe ! Cependant, nous resterons également à l’affût des abus, et nous pouvons le faire très facilement grâce à notre système de justice pénale et civile déjà en place." Si Donald Trump tient sa promesse, ce serait son deuxième "tsar de l’IA". Le capital-risqueur David Sacks avait précédemment occupé ce poste avant de démissionner au printemps et de prendre des fonctions de...
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20/09 - Présidentielle 2027 : Marine Le Pen et la priorité nationale, récit d’une bataille culturelle
Et le silence fut. Ce dimanche 13 septembre, Marine Le Pen prononce à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) un discours consacré au logement à l’occasion de sa rentrée. Elle érige la "priorité nationale" en clé de voûte de sa politique, entre privilège accordé aux Français dans l’accès au logement social et exclusion des étrangers du bénéfice des "aides personnelles au logement". La candidate RN à l’Elysée donne à cette doctrine - elle veut aussi réserver les allocations familiales aux Français - la force de l’évidence. "Qu’est-ce que le droit de vote sinon un privilège exclusif accordé aux Français par la Constitution et donc la République ?", lance-t-elle. Le public applaudit. Ses adversaires se taisent.
C’est un ancien ministre d’Emmanuel Macron qui le remarque: "J’ai été frappé par le silence sur la proposition de Marine Le Pen. Le seul à monter au créneau, c’est François Hollande. Gabriel Attal n’a rien dit." Le secrétaire général de Renaissance, prompt à interpeller Jean-Luc Mélenchon sur X, a laissé ses porte-parole répondre à la candidate RN. Edouard Philippe est resté mutique, tout comme Bruno Retailleau. Nul concert d’indignation n’accompagne la sortie de la favorite de l’élection présidentielle. Est-ce l’habitude d’entendre cette ode à la priorité nationale ? Ou plutôt la force des sondages ? 64 % des Français approuvent le fait de "réserver en priorité certaines aides et certains droits aux Français", d’après un sondage Ipsos-BVA pour La Tribune Dimanche. L’idée...
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20/09 - Vivant Denon, le stratège : l’inventeur du Louvre raconté par Emmanuel de Waresquiel
Quel autre écrivain a réussi à passer à la postérité avec un texte d’une trentaine de pages ? Les connaisseurs vouent un culte à Point de lendemain, ce conte galant publié en 1777 (et corrigé en 1812) qui raconte une amourette d’un soir, au cours de laquelle un ingénu se fait duper par une femme plus expérimentée. Philippe Sollers comme Milan Kundera vénéraient ce court classique de la fin du XVIIIe siècle, antérieur aux Liaisons dangereuses – le premier a consacré un essai à Vivant Denon (Le Cavalier du Louvre), le second rend hommage à Point de lendemain dans un de ses derniers romans (La Lenteur).
La vie de Denon ne s’arrêta pas à ce livre de jeunesse. On sait qu’il participa plus tard à l’expédition d’Egypte et que ce collectionneur au goût très sûr devint ensuite le premier directeur du musée du Louvre tel que nous le connaissons encore aujourd’hui. Dans un très mauvais film sorti l’année dernière, Le Secret de Khéops, Fabrice Luchini interprétait un archéologue découvrant à Paris un trésor pharaonique (dans tous les sens du terme) que Denon aurait rapporté de la Vallée des Rois et caché à Paris. Ce nanar entretenait le mythe d’un Indiana Jones de l’épopée impériale – sur lequel il y a à redire. Spécialiste des rares stratèges qui ont réussi à surnager de l’Ancien Régime à la Restauration (tel Talleyrand), Emmanuel de Waresquiel raconte dans une passionnante biographie comment l’astucieux Denon a su user de son charme et de sa ruse pour se construire la vie de ses...
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20/09 - Contre Alzheimer, commençons par prévenir la surdité, par le Pr Antoine Flahault
On estime que la perte d’audition affecte aujourd’hui 5 % de la population mondiale, et qu’en 2050, 10 % de l’humanité aura besoin d’être appareillée. Les causes de la perte de l’audition peuvent être d’origine génétique, dues à des infections, à des traumatismes crâniens, à des traumatismes auditifs, ou encore à la prise de médicaments ototoxiques. La presbyacousie affecte environ 40 % des personnes de plus de 65 ans. Sur le plan génétique, plus de cent gènes ont été identifiés à l’origine des pertes d’audition liées à l’âge, avec une transmission héréditaire observée pour 10 % des troubles de l’audition de l’adulte. La perte d’audition est aussi reconnue comme étant un facteur de risque de démence sénile ultérieure. Toutes les formes de surdités, qu’elles soient de survenue progressive ou aiguë, d’origine génétique, traumatique ou infectieuse, sont associées à ce risque de déclin cognitif sans que l'on en comprenne encore totalement les mécanismes.
Pour tenter d’expliquer la survenue de démence après des troubles de l’audition, on évoque l’isolement social dans lequel les malentendants seraient plongés, les pertes de connexion synaptique dans le cerveau, ou encore l’allègement de ce que l’on appelle "la charge cognitive". Les multiples signaux sonores que nous recevons génèrent en effet une intense activité cérébrale qui nous permet la reconnaissance des mots et des phrases, la formalisation des idées et la réalisation d’actions, constituant une "charge cognitive" qui...
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20/09 - "Ils troquent des données de particuliers" : enquête sur le canal DGSI, repaire de jeunes hackers sur Discord
Silence radio. Depuis le 25 avril, le compte de "breach3d", un jeune prodige du hacking à la notoriété désormais installée, se fait plus discret en ligne. Le mineur corse de 15 ans, interpellé à Bastia à la même date, puis placé en garde à vue, est soupçonné d’être à l’origine du piratage massif de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), chargée en France d’émettre les cartes d’identité, passeports ou permis de conduire. Son compte jusqu’alors volubile et très actif a été désactivé de plusieurs espaces de discussion sur Internet - dont un vaste serveur Discord, une plateforme prisée des moins de 25 ans et amateurs de jeux vidéo. Son nom : "DGSI Sécurité", clin d’œil assumé au renseignement intérieur français. Plusieurs signalements
CCITIC (pour cyber counter-intelligence threat investigation consortium), un collectif de spécialistes issus de la cybersécurité, du renseignement et des forces de l’ordre, implanté à Bruxelles, est parvenu à infiltrer ce canal de 1 393 membres, accessible uniquement sur invitation. Les messages échangés sur le groupe, dont le volume s’est tari dernièrement, font de temps à autre référence aux plus importantes cyberattaques dont l’Etat français a été victime ces derniers mois et aux innombrables données personnelles désormais en liberté. Coup sur coup, l’administration fiscale mais aussi Tchap, une application sécurisée conçue pour les besoins de conseillers ministériels, diplomates et fonctionnaires français, ont fait les frais de...
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20/09 - "Pourquoi taxer la fortune des milliardaires est contre-productif" : les explications d’un économiste américain
Outre-Atlantique, c’est un référendum dont le résultat pourrait faire date. Le 3 novembre prochain, les habitants de Californie seront appelés à se prononcer sur la désormais fameuse "Proposition 40" : une taxe exceptionnelle de 5 % sur la fortune des quelque 200 milliardaires résidant dans le Golden State. Parmi les architectes du California Billionaire Tax Act figure Emmanuel Saez, économiste à UC Berkeley. Le projet est également défendu par un économiste français qu’on ne présente plus, Gabriel Zucman. Un dispositif fiscal censé venir en soutien au système de santé californien, confronté à d’importantes difficultés financières, sur fond de coupes dans les financements fédéraux de Medicaid.
Un projet qui fait des remous aux Etats-Unis, peu habitués à ce type de mesures visant les plus riches. Et qui suscite déjà des critiques. "Cela a échoué en France. Ce serait un désastre budgétaire et économique en Californie", estiment Joshua Rauh et Benjamin Jaros, deux chercheurs en économie à la Hoover Institution, un think tank conservateur rattaché à l’université Stanford, dans une tribune publiée cet été dans le New York Times. Dans un entretien à L’Express, Benjamin Jaros explique pourquoi, selon ses calculs, la taxe californienne, si elle était adoptée, affaiblirait durablement l’Etat le plus riche des Etats-Unis.
L’expérience de la France et d’autres pays qui ont fait marche arrière sur l’impôt sur la fortune devrait refroidir les ardeurs de la Californie, avertit-il :...
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19/09 - Elections régionales en Allemagne : Friedrich Merz peut-il survivre à une nouvelle débâcle ?
Friedrich Merz bientôt sur la sellette ? Le chancelier allemand, arrivé au pouvoir en mai 2025, pourrait jouer une partie de son avenir en cas de nouvelle défaite de son parti, la CDU, lors d'élections régionales, ce dimanche 19 septembre. Deux semaines après la victoire historique de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) en Saxe-Anhalt, les électeurs de deux autres Länder se rendent aux urnes : Berlin et le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (dans le nord-est du pays).
Si ces scrutins portent officiellement sur les gouvernements régionaux, ils feront également office de test national pour le chancelier et sa coalition, composée du CDU/CSU, et des sociaux-démocrates du SPD. La pression est particulièrement forte après la débâcle de la CDU en Saxe-Anhalt, où l’AfD a obtenu près de 44 % des voix, contre 17,2 % pour les chrétiens-démocrates - leur pire résultat dans ce Land depuis la réunification.
Et la situation n'est guère plus favorable dans les sondages nationaux. Une enquête Insa réalisée pour Bild indique que seuls 14 % des Allemands considèrent encore Friedrich Merz comme le bon chancelier, contre 78 % qui répondent par la négative. De son côté, une enquête YouGov publiée cette semaine donne la CDU/CSU à 18 %, son plus mauvais score historique dans ce baromètre, tandis que l’AfD atteint 29 %, selon les chiffres compilés par Stuttgarter Zeitung.Une CDU sous pression
Face à cette situation, la direction de la CDU a convoqué une réunion d'urgence dimanche soir, pour...
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19/09 - "Poupée Maga", déclarations polémiques : Sophie Cunningham, la basketteuse qui fait rebondir les midterms
Il y a une logique certaine à ce qu’une fièvre soit causée par une joueuse des Fever. Celle déclenchée par une déclaration, fin juillet, de la basketteuse Sophie Cunningham sur les sportifs transgenres s'est propagée comme un virus sur les réseaux sociaux, relançant une guerre culturelle typiquement américaine. Interrogée par la chaîne ESPN, l'arrière des Fever de l'Indiana a affirmé, en substance, que les athlètes transgenres (nés hommes) devaient être bannis des compétitions sportives, des vestiaires et des toilettes féminines. "C'est du simple bon sens : les filles doivent pouvoir se sentir en sécurité entre elles", a expliqué la grande blonde de 1,85 mètre, qui est aussi la première sportive professionnelle en activité à s'exprimer sur ce sujet explosif. Sophie Cunningham a aussitôt fait l'objet d'un raid numérique émanant des militants transgenres qui l’ont affublée d'un surnom disqualifiant : "Poupée Maga".
Le timing de cette controverse "made in USA" n'est pas anecdotique: elle a surgi à trois mois du match électoral des midterms (mi-mandat) entre républicains et démocrates, le 3 novembre. Or, en 2024 déjà, le sujet s'était invité dans la campagne, au grand bénéfice de Donald Trump. Le camp républicain avait alors consacré la bagatelle de 215 millions de dollars pour des spots publicitaires sur ce thème, dont le plus connu dénonçait une prise de position de Kamala Harris datant de 2019. La candidate démocrate s'était prononcée en faveur du remboursement des...
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19/09 - Pisa : "Le problème français n’est plus de réformer l’Ecole, mais de savoir la gouverner"
Les résultats de PISA 2025 ont suscité le rituel désormais bien installé : inquiétude, comparaisons internationales, appels à la rupture, puis l’actualité passe à autre chose. Le diagnostic, lui, demeure. La question n’est plus seulement de savoir pourquoi l’Ecole recule, mais pourquoi, malgré les réformes accumulées et une volonté politique réaffirmée, nous ne parvenons pas à infléchir sa trajectoire. La réponse tient peut-être moins au manque de solutions qu’à notre manière de gouverner l’éducation. Six mécanismes, étroitement liés, l’expliquent.
Le premier est notre passion de la rupture. Plus les résultats se dégradent, plus nous attendons de la réforme suivante qu’elle soit spectaculaire. Il faudrait un "choc", une "refondation", un "sauvetage". Comme si la gravité du mal imposait nécessairement la radicalité du remède. Or, l’éducation se prête mal aux grands soirs. Il faut quelques semaines pour changer un programme ou une organisation, mais plus d’une décennie pour accompagner un enfant de la maternelle jusqu’à l’âge de Pisa. Entre les deux, les progrès se construisent sans bruit : une difficulté repérée plus tôt, un professeur mieux formé, des apprentissages consolidés année après année. Changer avant d’avoir évalué, ce n’est donc pas seulement céder à l’impatience, c’est s’interdire d’apprendre de ce que l’on a fait. Et l’impossibilité de résultat immédiat finit par devenir la justification de la réforme suivante.
Le deuxième mécanisme tient à une singularité du...
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19/09 - Groenland : Donald Trump obtient un accord militaire, mais renonce à son rêve d’annexion
C'est un dossier qui avait mis les Européens en alerte et créé de nombreuses tensions au sein de l'Otan, après l'annonce en début d'année du président américain de vouloir s'emparer du Groenland - ce territoire autonome situé au nord de l'Amérique, et rattaché au royaume du Danemark. Vendredi 18 septembre, Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis étaient parvenus à un accord avec les autorités danoises et groenlandaises, permettant à Washington de développer sa présence militaire sur l'île, tout en interdisant aux adversaires des Etats-Unis d'y construire leurs propres bases.
"Sur mes instructions, nous avons travaillé avec des représentants du Danemark et du Groenland pour garantir que les Etats-Unis auront À JAMAIS la pleine capacité de faire ce qui est nécessaire au Groenland pour assurer et défendre la sécurité du Groenland et des Etats-Unis d'Amérique", a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social.
Le président américain a également affirmé qu’aucun adversaire des Etats-Unis ne pourrait réaliser d’"investissements sensibles" sur l’île sans l’approbation de Washington et que l’accord n’avait pas de date d’expiration. Les autorités des deux territoires n’ont toutefois pas confirmé dans l’immédiat que les Etats-Unis disposeraient d’un tel pouvoir de veto.
De son côté, le cabinet de la Première ministre danoise Mette Frederiksen a déclaré que l’accord renforcerait la sécurité dans l’Atlantique Nord et l’Arctique. Le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik...
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19/09 - "Nous sommes à un moment de vérité" : comment Wero veut vous faire payer européen
"On se fait un Wero ?" L'expression est devenue familière à une majorité de Français. Le service de virement entre particuliers revendique 48 millions d'utilisateurs rien que dans l'Hexagone. On le dégaine facilement, via son application bancaire ou celle de Wero, afin de rembourser un proche, un dîner avancé par des amis, ou pour payer un inconnu après un achat de seconde main… Mais ce n'est que le début. "Nous sommes à un moment de vérité", estime Thierry Laborde, directeur général délégué de BNP Paribas, l'un des principaux actionnaires d'EPI (European Payments Initiative), la structure derrière Wero. Début septembre, la banque a réuni autour d'elle quelques grands noms comme Fnac-Darty, Air France-KLM, Orange. Avec ces prestigieux partenaires commerciaux, Wero se lance dans le paiement en ligne et dans les magasins. L'objectif : attaquer l'ensemble du Vieux Continent. Sa raison d'être.
EPI, puis Wero, sont nés de deux constats simples. D'abord, les banques européennes ont délaissé ce secteur stratégique au profit des entreprises américaines. Visa et Mastercard captent plus de la moitié des paiements réalisés par carte, un moyen très populaire en Europe, et 13 des 21 Etats de la zone euro en dépendent exclusivement pour leurs transactions domestiques, assure la Banque centrale européenne. La facture est lourde : jusqu'à 19 milliards d'euros de commissions collectées chaque année par ces acteurs pour des échanges au sein de l'UE, a estimé dans une étude Camille...
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19/09 - Crise de l’énergie : "Les erreurs commises en Iran par Donald Trump coûtent cher aux ménages américains"
Pas question pour le président américain d’endosser la responsabilité de la crise actuelle. Le prix du diesel s’emballe aux Etats-Unis ? C’est avant tout la faute de l’Ukraine. "Volodymyr Zelensky n'a qu'une chose à faire. Il doit arrêter de frapper le diesel en Russie", a réclamé Donald Trump en marge de l'Irish Open de Dublin, le 13 septembre dernier. A quelques semaines des élections de mi-mandat, le milliardaire n’oublie pas non plus de pointer du doigt son prédécesseur : selon lui, la flambée des prix était pire durant le mandat de Joe Biden.
Spécialiste de la politique américaine au Cato Institute, Tad DeHaven décrypte pour L'Express les arguments douteux du président. Un entretien sans concession.
L'Express : Pour se défendre face à la crise énergétique, Donald Trump évoque les pressions inflationnistes durant le mandat de Joe Biden. A-t-il raison ?
Tad DeHaven : Une remarque tout d’abord : les présidents peuvent influencer les marchés énergétiques par leurs politiques, mais ils ne fixent pas le cours mondial du pétrole. Or ces derniers influencent fortement les prix à la pompe. C’est important de le rappeler. Concernant le diesel, les prix sont plus élevés aujourd’hui en dollars courants. Selon l'Agence d'information sur l'énergie, le diesel a atteint 6,29 dollars par gallon le 14 septembre, contre un pic de 5,81 dollars enregistré sous l’administration Biden en juin 2022. Cependant, une fois ajusté de l’inflation, ce carburant est moins cher aujourd’hui....
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19/09 - Hausse des taux d’intérêt : le "grand retrait japonais" aura-t-il vraiment lieu ?
Sur le marché obligataire, il a longtemps existé une anomalie. Pendant que les courbes des taux à dix ans des Etats-Unis, de la France, de l’Allemagne ou encore de l’Italie ont, ces vingt-cinq dernières années, largement évolué de concert, celle du Japon a suivi sa propre voie. Elle s’est même enlisée dans un régime de taux proches de zéro, voire négatifs, entre 2005 et 2022. "Depuis la fin des années 1990, le Japon a sombré dans la déflation, et nous avons connu ce qu'on a appelé une "économie du triple zéro" : zéro inflation, zéro croissance des salaires nominaux, et des taux d'intérêt nuls, voire négatifs, pendant plus de deux décennies", liste Tomoko Hayashi, conseillère de l’exécutif japonais au sein du think tank Economic and Social Research Institute. Cette période est désormais révolue.
"Les gouvernements successifs ont tout essayé pour relancer la machine, avec succès aujourd'hui. Mais elle repart peut-être avec un peu trop de vigueur", estime Bruno Cavalier, chef économiste d’Oddo BHF. Avec des taux à dix ans désormais proches de 3 %, la dette japonaise redevient attractive pour les investisseurs en quête de rendement. Au point d'alimenter les craintes d'un rapatriement massif des capitaux japonais investis à l'étranger. Ce "grand retrait japonais" aura-t-il vraiment lieu ?
Les Etats-Unis seraient en première ligne : le Japon reste le premier détenteur étranger de dette américaine. Les données du Trésor américain montrent d’ailleurs que les avoirs japonais en...
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19/09 - Tintoret, l’audace en héritage
Pourquoi Tintoret ? Pourquoi lui, parmi les grands maîtres de la Renaissance vénitienne, lorsque les peintres du XIXe siècle se mettent à chercher dans le passé les moyens d’inventer l’avenir ? La question est au cœur de l’exposition Eternel Tintoret, présentée au musée Jacquemart-André, à Paris. Une quarantaine de peintures et d’œuvres graphiques, réunies par les commissaires Pierre Curie, Neville Rowley et Giovanni Carlo Federico Villa, permettent de redécouvrir un artiste dont l’influence ne s’est pas arrêtée à sa mort, en 1594.
A son époque, Jacopo Robusti, dit Tintoret – sobriquet qu’il doit à son père, teinturier – est pourtant un peintre au sommet. A Venise, il rivalise avec Titien et Véronèse et reçoit les commandes les plus prestigieuses. Sa virtuosité impressionne, si l’on en croit les propos de Vasari dans ses Vies de 1568 : "Certaines œuvres ont été exécutées avec une rapidité effarante : on croyait qu’il avait à peine commencé, il avait déjà fini." Mais son art, trop nerveux, trop spectaculaire peut-être, se prête moins facilement à l’image idéale de la Renaissance que l’histoire de l’art a longtemps privilégiée. Il faudra attendre le XIXe siècle pour que son audace soit pleinement comprise. Pour mesurer cette singularité, il suffit de regarder Le Miracle de Saint Augustin quand, à partir d’un sujet religieux, Tintoret élabore une véritable dramaturgie.Tintoret, "Etude d’après un moulage de la sculpture de Michel-Ange dite ‘Le Jour’”, vers 1555-1560
Ses...
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19/09 - "Dictionnaire amoureux de la noblesse" : le livre qui passionnera les nobles comme les snobs
On se souvient de l’altercation ayant eu lieu en 1726 entre Voltaire et le fils du duc de Rohan. Alors que le fier aristocrate demandait au philosophe s’il avait un patronyme, ce dernier avait répondu : "Voltaire ! Je commence mon nom et vous finissez le vôtre." Trois siècles ont coulé sous les ponts et, n’en déplaise à l’auteur de Candide comme aux sans-culottes, les Rohan sont toujours là, ainsi que d’autres familles du même ordre (les Brissac, les d’Harcourt, les Polignac, etc.). Dans son riche Dictionnaire amoureux de la noblesse, qui passionnera les nobles comme les snobs, l’historien Eric Mension-Rigau, véritable ethnologue des salons, commence par rappeler deux points essentiels. Supprimée une première fois sous Louis XVI en 1790, rétablie par Louis XVIII en 1814, puis définitivement abolie en 1848 au début de la Deuxième République, la noblesse française n’a plus de statut légal depuis lors. En 2026, seuls 100 000 Français sont nobles – soit moins de 0,2 % de nos concitoyens. Cette minorité discrète continue malgré tout de fasciner ou d’agacer.
A quoi reconnaît-on aujourd’hui un membre civilisé de la bonne noblesse ? Le mot "rallye" lui rappelle des soirées de jeunesse et non d’anciennes éditions du Paris-Dakar. Contrairement à un cliché répandu, il ne raffole pas de la chevalière, laissant ce gadget à ceux qui aimeraient faire croire qu’ils en sont. Son cœur bat plus fort le 21 janvier que le 14 juillet. Il porte à l’occasion une veste autrichienne et des...
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19/09 - "Il est passé du côté obscur" : J.D. Vance, sa "stratégie de l’idiot" décryptée par David A. Graham
Quelle mouche a donc piqué J.D. Vance ? Le vice-président américain sait naviguer en eaux troubles, mais depuis quelque temps, c’est plutôt le hors-piste, voire le hors-sol, qu’il semble pratiquer. Un jour, il fait mine de ne pas comprendre pourquoi les propos d'un combattant de MMA qualifiant Michelle Obama d'homme peuvent choquer ; un autre, il juge les manifestations "No Kings" d’hypocrites parce que des démocrates avaient applaudi le roi Charles III lors de son discours devant le Congrès américain en avril. Tout aussi savoureux : sept ans seulement après sa conversion au catholicisme, son conseil au pape Léon XIV d’être "prudent" lorsqu’il parle de théologie. Un homme trop intelligent pour ne pas saisir les failles de tels raisonnements ?
J.D. Vance "n'est pas un imbécile", alors "pourquoi agit-il comme s'il en était un ?", s’interrogeait cet été David A. Graham, journaliste à The Atlantic. Dans cet article, l'auteur de The Project: How Project 2025 Is Reshaping America (Random House, 2025, non trad.) passe en revue toute une série de déclarations absurdes ou de raisonnements indigents, qui tranchent avec le brillant parcours académique et les capacités intellectuelles du personnage. Provocations, égarements ou stratégie délibérée ? Cet enfant de la Rust Belt, natif de Middletown (Ohio), farouche anti-Trump reconverti pro-Trump, marié à une avocate fille d'immigrés indiens
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19/09 - Karen Elliott House, biographe de MBS : "Donald Trump cherche à le pousser dans les bras d’Israël"
L’Arabie saoudite vient de subir une double humiliation. Non seulement Donald Trump a refusé d’aider Riyad militairement contre les houthistes mais en plus, des responsables américains auraient tenu une réunion secrète dimanche dernier à Mascate (Oman) avec des leaders de cette milice chiite yéménite. Selon l’agence Reuters qui a dévoilé les détails de cette rencontre, les houthistes auraient obtenu que Washington ne frappe pas directement leurs positions en contrepartie de la promesse de ne pas attaquer les navires américains et israéliens, tout en continuant à frapper ceux appartenant à l'Arabie saoudite. Une décision qui intervient au pire moment pour le royaume wahhabite alors que les rebelles islamistes, parrainés par Téhéran, contrôlent désormais toute la partie occidentale du Yémen et font peser une menace très sérieuse sur le détroit de Bab-el-Mandeb, verrou stratégique pour le transport énergétique mondial.
A travers cette fin de non-recevoir de Washington, Donald Trump cherche toujours à pousser MBS vers la reconnaissance d’Israël, explique à L’Express Karen Elliott House, lauréate du prix Pulitzer et biographe du prince héritier Mohammed ben Salmane (L'homme qui voulait être roi, éditions Saint-Simon, 2026). "Ce serait la grande victoire diplomatique au Moyen-Orient que le président américain recherche à tout prix". Entretien.
L'Express : Cette semaine, la ville de La Mecque, lieu saint de l’islam, a été visée par un drone lancé par les houthistes. Quel est...
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19/09 - Le Canada peut-il réduire sa dépendance militaire aux Etats-Unis ? La difficile équation de Mark Carney
On pourrait presque parler d’une lune de miel ! Après une riche tournée européenne au cours de laquelle son pays s’est vu proposer par la présidente de la Commission Ursula von der Leyen de devenir "membre associé" de l’UE, le Premier ministre canadien, Mark Carney, est attendu de l’autre côté de l’Atlantique pour rencontrer Emmanuel Macron ce dimanche 20 septembre à Saint-Pierre-et-Miquelon. Au programme des discussions entre les deux dirigeants, qui partagent une frontière maritime au large de Terre-Neuve : "sécurité" et "énergie". Comme une réponse aux menaces d’annexion de Donald Trump, qui verrait bien dans son voisin du nord le "51e Etat américain". Moins de deux semaines avant, ce dernier avait encore publié sur ses réseaux sociaux une image montrant le Canada, le Groenland, ainsi que des territoires français comme les Antilles et Saint-Pierre-et-Miquelon, sous bannière américaine.
Une nouvelle gifle pour son homologue canadien, élu, en 2025, sur la promesse implicite de lui tenir tête. Avec plus d’une vingtaine de nouveaux accords commerciaux et de sécurité signés à l'international depuis sa prise de fonction, Mark Carney avance au pas de course pour diversifier ses alliances. Une stratégie dans laquelle l'Europe occupe une place de choix : l’an dernier, Bruxelles et Ottawa ont conclu un partenariat de sécurité et de défense posant les bases de leur coopération. Quelques mois plus tard, le Canada devenait le premier pays non européen à rejoindre le programme SAFE,...
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18/09 - 54 milliards d’euros d’économies : le pari raté de Sébastien Lecornu sur le budget 2027
L'opération de communication avait été rondement préparée avec, en filigrane, un but précis. Sébastien Lecornu a dévoilé, le 17 septembre, dans les colonnes du Figaro, ses pistes pour le projet de loi finances (PLF) 2027. A la clé, un chiffre pour le moins colossal : 54 milliards d'euros d'économies pour ramener le déficit public, attendu à 5,4 % en 2026, à 5 % l'année prochaine. Le locataire de Matignon avait forcément dans un coin de sa tête le précédent Liz Truss.
En septembre 2022, le gouvernement de la Première ministre britannique avait présenté un plan de relance économique totalement irréaliste - impliquant notamment des baisses d'impôts massives non financées - qui avait provoqué une réaction immédiate et épidermique des marchés. La Banque d'Angleterre avait dû, par la suite, intervenir pour faire redescendre des taux d'emprunt à 30 ans qui avaient atteint des sommets. Liz Truss, elle, n'avait eu d'autre choix que de démissionner après seulement 45 jours au 10 Downing Street. Le message n'est pas passé
En annonçant un budget d'une telle ampleur, "le plus rigoureux depuis très longtemps" selon ses mots, Sébastien Lecornu espérait envoyer un message pour le coup positif aux investisseurs. 54 milliards d'euros, c'est 10 milliards de plus que ce qu'avait proposé l'année dernière son prédécesseur, François Bayrou, renversé ensuite par une motion de censure. Bien mal lui en a pris. Ce vendredi 18 septembre, le spread - l'écart de taux entre l'Allemagne et la France -...
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18/09 - "L’IA générale, c’est l’apothéose de l’hubris" : l’analyse d’Hubert Etienne, ex-philosophe chez Meta
Comme Peter Thiel, il est spécialiste de l'oeuvre de René Girard et travaille dans le secteur de la tech. Mais, auteur d'une thèse en philosophie computationnelle, Hubert Etienne n'en tire pas les mêmes enseignements que le controversé milliardaire libertarien. Ce trentenaire était en charge de l'éthique des IA génératives de Meta, avant de revenir en France pour fonder le laboratoire de recherche Quintessence AI, dédié à la formation et aux impacts sociaux de cette technologie.
Pour L'Express, Hubert Etienne explique comment l'Europe peut se distinguer en matière de réglementation, et pourquoi il est dans l'intérêt des entreprises d'avoir des IA responsables. Il évoque aussi la grande peur d'une "IApocalypse", alors que les alertes se sont multipliées ces derniers jours...
L’Express : On entend souvent qu’il y aurait trop de freins et réglementation en Europe en matière d’intelligence artificielle. Qu’en pensez-vous ?
Hubert Etienne : L’Europe a fait le pari d’une réglementation ambitieuse et il ne faut pas en rougir ! Elle est nécessaire pour protéger les citoyens de risques parmi les plus sérieux ; il en va donc du devoir primordial de l’Etat. La réglementation est aussi essentielle pour organiser le marché, en normalisant les pratiques. Le frein, ce n’est donc pas la régulation mais la bureaucratie qui la suit comme son ombre. C’est aussi ce discours anxiogène porté outre-Atlantique par des gourous qui précipitèrent l’adoption de l’IA pour nous empêcher de nous...
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18/09 - Entre les pro et les anti-Bolloré, la bataille des ventes de livres
On sait que Vincent Bolloré n’est pas en odeur de sainteté chez les libraires, nombre d’entre eux appelant à boycotter la production du groupe Hachette, principalement les titres de la maison Fayard (qui publie Jordan Bardella, Philippe de Villiers, Eric Zemmour et Marion Maréchal). Avant l’été, la sortie très médiatisée de La Légende, de Boualem Sansal, chez Grasset, a fait un flop : le livre en est à ce jour à 50 000 exemplaires vendus, ce qui est un excellent score dans l’absolu, mais un échec relatif quand on sait que Sansal a touché un million d’euros d’avance et que la campagne promotionnelle a coûté plusieurs centaines de milliers d’euros.
En cette rentrée, l’homme d’affaires était attendu au tournant. Dans La Grande Evasion (Buchet-Chastel), un ouvrage collectif codirigé par Virginie Despentes, star historique de Grasset, une soixantaine d’auteurs reviennent sur la crise ouverte au printemps avec le limogeage d’Oliver Nora par ledit Bolloré. Parallèlement, Camille Vigogne Le Coat et Clément Lacombe, journalistes au Nouvel Obs, lui consacrent une enquête, La Droite de Dieu. Vincent Bolloré, un milliardaire en mission (Les Arènes). Respectivement 6e et 11e des essais, La Grande Evasion et La Droite de Dieu avoisinent les 2 000 exemplaires chacun, au niveau de François Hollande, 12e avec Unir. Nouveau monde, nouvelle gauche (Robert Laffont).Entre les pro et les anti-Bolloré, la bataille des ventes de livres
Dans le même temps, la nouvelle égérie de Bolloré, Sarah...
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18/09 - "Une belle gaffe" : ce que révèle la cacophonie de LFI sur le Canada
Qui faut-il croire ? Manon Aubry, qui s’inquiète du nouveau statut du Canada, "membre associé" de l’UE ? Ou Jean-Luc Mélenchon, qui s’en réjouit ? A 13h30, ce jeudi 17 septembre, juste après le discours du Premier ministre canadien Mark Carney au Parlement européen, la première écrit sur son compte X : "Bientôt un CETA XXL qui va toujours plus détruire notre agriculture ? Je sonne l’alerte : au Parlement européen, le 1er ministre canadien et von der Leyen envisagent de lever encore plus de nos protections commerciales. Coopérer, oui. Mettre en concurrence les agriculteurs, non." A 15h57, le second rétorque : "Le discours du Premier ministre canadien devant le Parlement européen est un événement dans le contexte de l'émergence d'un nouvel ordre international insoumis aux Etats-Unis. Un troisième ensemble est le point de départ possible d'un non-alignement efficace et influent. Le Canada, dont nos cousins québécois, nous tend la main. Il faut s'en saisir." Peu après, Younous Omarjee, vice-président du Parlement européen et eurodéputé The Left - il siège dans le même groupe que Manon Aubry - abonde : "Nous sommes en solidarité avec le Canada et œuvrerons pour le renforcement d’une coopération stratégique avec ce grand pays transatlantique et de l’arctique." LFI rime parfois avec cacophonie.
Dans les couloirs de l’institution européenne, à Strasbourg, on raille une "belle gaffe" de l’insoumise, qui préside le groupe The Left, et l’on rappelle sa violente charge, la veille,...
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18/09 - Vente de F-35 à l’Arabie saoudite : le renseignement américain s’inquiète d’un espionnage chinois
L'Arabie saoudite bientôt appuyée militairement par des avions F-35 américains ? C'est ce qu'espère le Royaume, actuellement en proie à un vaste conflit avec les rebelles houthistes du Yémen, qui menacent de prendre le contrôle de la mer Rouge. Si cette annonce avait été faite en novembre dernier par Donald Trump au moment de la visite de MBS à Washington, elle ne s'était pas encore concrétisée jusqu'à présent. Mais le gouvernement américain vient de donner, jeudi 17 septembre, son feu vert et envisage de vendre pas moins de 48 avions de chasse F-35 à Riyad.
Une vente à plus de 24 milliards de dollars qui doit désormais être approuvée par le Congrès. Et qui n'est pas sans inquiéter les services de renseignement américains, qui redoutent que ces avions ne tombent entre les mains de la Chine et ne permettent à Pékin d'acquérir une technologie de pointe dont ne disposent aujourd'hui qu'une quinzaine de pays alliés des Etats-Unis.Craintes d'espionnage chinois
Car si le département d'Etat défend un contrat qui "améliorera la capacité de l'Arabie saoudite à dissuader les menaces actuelles et futures", les renseignements américains sont loin d'être convaincus. Des rapports internes - consultés par le New York Times et anciennement par The Times - font état de plusieurs préoccupations, tant sur l’accès dont disposent des militaires chinois aux bases saoudiennes, que sur l’utilisation très répandue par l’Arabie saoudite de technologies chinoises dans ses infrastructures de...
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18/09 - Menace russe : Emmanuel Macron annonce un plan pour protéger les infrastructures critiques françaises
Emmanuel Macron a averti vendredi 18 septembre que la menace russe pesant sur l'Europe s'était intensifiée et que l'agressivité affichée par Moscou était en train de changer. Le chef de l'Etat s'exprimait à l'issue d'une réunion à l'Elysée avec les principales formations politiques, consacrée à la dégradation de la situation internationale et à ses conséquences pour la France.
"Ces dernières semaines, la menace – en particulier la menace hybride russe à l'égard des Européens et de la France - s’est intensifiée […] et la nature de l'agressivité russe et de ses menaces en Europe change", a déclaré Emmanuel Macron devant la presse, avant d'évoquer les nombreuses attaques visant les intérêts européens attribuées à la Russie ces derniers mois. Ces attaques hybrides russes ne resteront "pas sans réponse" des Européens, a-t-il ajouté, estimant que la Russie serait dans "l'erreur" si elle continuait "d'agir de cette manière". "La volonté qu'il y a derrière [NDLR : ces attaques], c'est nous intimider et c'est casser l'effort de soutien aux Ukrainiens. La conséquence sera le contraire", a assuré le président français. "Nous ne sommes pas intimidés parce que nous savons que se joue en Ukraine notre sécurité d'aujourd'hui et de demain", a-t-il ajouté.
Le président a annoncé avoir demandé au gouvernement de préparer un "plan de protection de nos infrastructures critiques". Celui-ci devra notamment prendre en compte les risques liés aux attaques de drones et aux cyberattaques. Il...
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18/09 - Face à "l’IApocalypse", un traité de non-prolifération est la seule solution
L’"IApocalypse" fait parler d'elle. Deux événements ont mis le feu aux poudres. D’une part, l’attaque de la société Hugging Face (qui propose des solutions d’IA) par des IA d’OpenAI (le géant de l’IA générative qui détient ChatGPT). L’attaque a été lancée de manière autonome par les modèles d’OpenAI sans avoir été commanditée par des responsables humains. D’autre part, la démission fracassante de Jacob Coxon, jeune ingénieur d’Anthropic (l’autre géant de l’IA générative qui commercialise Claude). Coxon a quitté ses fonctions en postant une série de messages sur X s’inquiétant que l’on s’achemine à grands pas vers une "superintelligence" capable de "tous nous tuer d’ici à la fin de la décennie". Depuis, toute l’attention se focalise sur le risque, bien réel, de perte de contrôle de l’IA. Au point que, pour la première fois, les patrons des trois plus importantes entreprises du secteur, à savoir Sam Altman (OpenAI), Dario Amodei (Anthropic) et Elon Musk (xAI) aient publiquement exprimé leur accord pour ralentir le développement des modèles les plus puissants.
Sans parler de ralentissement, un encadrement du développement de l’IA est-il réaliste ? De prime abord, c’est le scepticisme qui semble devoir s’imposer. Les géants de l’IA générative, de même que, sur le plan géopolitique, la Chine et les Etats-Unis, sont lancés dans une course au développement de l’IA la plus puissante. Ce qui n’est évidemment pas propice à la coopération. C’est le fameux dilemme du prisonnier. Les...
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18/09 - "Nous souffrons d’une épidémie silencieuse" : Joan-Ramon Laporte, le pharmacologue en guerre contre les traitements inutiles
Le père de la surveillance médicamenteuse espagnole donne rendez-vous dans un café parisien branché, où l'on déguste des thés au goût de noix grillée et de mezcal en révisant ses partiels. Le choix de son éditeur. Joan-Ramon Laporte aurait sans doute été plus à l'aise dans une salle de classe, avec tableau blanc et diapositives. Cet expert du médicament, fines lunettes rondes et veste de costume sombre, n'est pas du genre à deviser en improvisation. Il ne voyage jamais sans sa clé USB. Voilà d'ailleurs qu'il la branche pour dégainer un graphique, puis un autre, farfouillant dans un ordinateur increvable. Le chercheur a une thèse à défendre, et elle est particulièrement mordante, alors cela vaut bien quelques chiffres. A force de nous reposer sur les médicaments, entame-t-il, nous aurions perdu le fil, cédé à la facilité de l'ordonnance. Les médecins en donneraient de façon mécanique, quasiment systématique, contribuant à nous gaver de traitements inutiles, faute de temps et de suffisamment de connaissances, abreuvés par les promesses des fabricants - c’est écrit en ces mots et ce ton dans son livre, Chronique d’une société intoxiquée, que les éditions ARPA viennent de faire traduire.
Un constat choc, que beaucoup auraient refusé de publier s’il ne reposait pas sur une solide expertise : enseignant-chercheur à l'université autonome de Barcelone, l'homme est un monument de l’étude des médicaments. Rares sont les experts en Europe qui connaissent aussi bien les effets de...
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18/09 - Budget 2027 : retraités, fonctionnaires... Les pistes de Sébastien Lecornu pour économiser 54 milliards
54 milliards d'euros d'économies : c'est le chiffre choc qui ressort de l'entretien accordé par le Premier ministre au journal Le Figaro jeudi 17 septembre. Objectif selon Sébastien Lecornu : ramener le déficit français à 5 % du PIB en 2027. Un plan qui doit se traduire par des coupes budgétaires conséquentes dans de nombreux secteurs, même si le chef du gouvernement défend un projet "très loin de l'austérité".
Le calendrier s'annonce serré pour le budget 2027. Le texte doit être transmis au Haut Conseil des finances publiques d'ici la fin du week-end, avant d'être étudié en Conseil des ministres le 1er octobre. Il devra ensuite être débattu par le Parlement. Que contient-il et quels secteurs sont ciblés par les changements proposés ? L'Express revient point par point sur les différentes annonces. Retraités : un effort financier demandé mais la méthode pas encore tranchée
L'effort financier demandé aux retraités restera inférieur à 6 milliards d'euros, assure Sébastien Lecornu. Plusieurs options sont envisagées pour réaliser ces économies, parmi lesquelles une désindexation des pensions par rapport à l'inflation ou la suppression d'un abattement.
Le Premier ministre a toutefois tenu à rassurer les retraités aux revenus les plus modestes. "Aucune pension ne diminuera", affirme-t-il, précisant que le débat portera notamment sur le rythme de revalorisation des pensions. Le gouvernement envisage notamment de limiter la hausse des retraites les plus élevées. Sébastien...
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18/09 - "La droite de Dieu", le livre pour comprendre ce qui fait courir Vincent Bolloré
Il est celui dont tout le monde parle. A 74 ans, Vincent Bolloré, douzième fortune française, nourrit les imaginaires à l’aune de la campagne présidentielle. L'Express lui a d'ailleurs consacré sa une il y a quelques semaines. Industriel breton, qui a redressé l’entreprise familiale déclinante, a peu à peu étendu son influence sur la sphère médiatique avec un appétit d’ogre. Au point de détenir aujourd’hui une part significative des médias français, qu’il compte mettre au service de son idéologie et de son projet politique.
Avec La droite de Dieu, publié aux éditions Les Arènes, Camille Vigogne Le Coat et Clément Lacombe, journalistes au Nouvel Obs, nous plongent dans les coulisses des rouages Bolloré. Dans cette enquête fournie, les auteurs décryptent le fonctionnement de ce milliardaire omnipotent, aux réseaux tentaculaires, autoritaire et déterminé, prêt à perdre de l’argent pour mener à bien son combat identitaire et civilisationnel. On apprend le contrôle exercé par Vincent Bolloré sur les médias qu’il possède, jusqu’à piloter les conférences de rédaction depuis sa propriété située boulevard Montmorency à Paris. "J’achète et je regarde tout, y compris la ligne éditoriale", assurait-il déjà au début des années 2000. "Si je vous demande de publier la photo de mon chien en couverture, eh bien vous mettrez mon chien en une", plastronnait-il même auprès de la rédaction de L’Express, alors qu’il s’intéressait à l’hebdomadaire. Comportement autoritaire et désir...
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18/09 - Menace russe : la Pologne met en garde contre des frappes "hybrides" visant les alliés de l’Ukraine
Embourbé depuis plus de quatre ans dans sa guerre contre l'Ukraine, Vladimir Poutine pourrait-il choisir l'escalade et s'en prendre à un autre pays ? C'est en tout cas le sens de l'avertissement lancé ce jeudi 17 septembre par le Premier ministre polonais. S'exprimant devant le parlement, Donald Tusk a prévenu que les plans de la Russie prévoyaient des frappes "hybrides" de drones et de missiles contre les alliés de Kiev en Europe, y compris en Pologne.
Ces frappes "seraient de nature soi-disant 'accidentelle', destinées à "paralyser, ou du moins à affaiblir", la détermination des États membres de l'Otan à invoquer les dispositions que prévoit l'alliance en cas d'agression contre un pays membre, a-t-il déclaré, indiquant que cette mise en garde avait été émise par des agences de renseignement, sans préciser lesquelles. "Le discours officiel [NDLR : de Moscou] sera qu'il s'agit d'un accident et qu'il n'y a aucune raison pour quiconque d'envisager une quelconque riposte de l'Otan", a-t-il aussi dit, soulignant que de telles frappes "accidentelles" pourraient se répéter. De telles possibilités sont évoquées depuis un certain temps, mais aujourd'hui, a pointé Donald Tusk, les évaluations sont "très cohérentes et, malheureusement, convaincantes".
Le chef du gouvernement polonais a également déclaré que de telles attaques de la part de la Russie pourraient coïncider avec "des changements politiques dans certains pays européens donnant du pouvoir — ou du moins une voix...
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18/09 - Prix de l’énergie : "Le consommateur français a beaucoup perdu avec la fin de l’Arenh"
Alors que les prix de l'essence, du gaz et de l'électricité repartent à la hausse depuis plusieurs semaines, Julien Teddé, PDG d’Opéra Energie, pointe les différences avec la crise de 2022. Le gouvernement Lecornu dispose de plusieurs options pour protéger les ménages et les entreprises d’une flambée des factures. Cependant, depuis la disparition de l'Accès réglementé à l'électricité nucléaire historique (Arenh), remplacé le 1er janvier 2026 par le Versement nucléaire universel (VNU), les Français sont moins protégés en cas de dérapage des prix, insiste l’expert.
L'Express : Nous assistons, depuis quelques jours à une remontée sensible des prix des carburants, du gaz et de l’électricité. Faut-il s'inquiéter d'un retour à la crise que nous avons connue il y a quatre ans ?
Julien Teddé : Les difficultés actuelles viennent essentiellement des tensions autour de l'Iran et du détroit d'Hormuz. Il s’agit surtout d’une crise du pétrole, et donc du prix du carburant. Sur le gaz naturel, et encore plus sur l'électricité, nous sommes en dessous des tensions qu'on a connues en 2022. C'est important de le rappeler. Aujourd’hui, le prix de gros de l'électricité livrée en 2027 tourne autour de 90 euros le mégawattheure. Il y a quelques semaines à peine, on était encore à 50 euros. La hausse est donc notable. Pour autant, le niveau historique atteint en 2022 dépassait les 1 000 euros.
Lorsqu’on trace la courbe des prix à terme sur plusieurs années, le pic de 2022 est tellement...
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18/09 - Major général Traut, chef du commandement spatial allemand : "Un scénario nous préoccupe : qu’un acteur place une arme nucléaire dans l’espace"
"Les réseaux satellitaires sont aujourd'hui le talon d'Achille des sociétés modernes", a dit Boris Pistorius, le ministre allemand de la Défense, en marge d'une conférence sur l'espace en septembre 2025, à Berlin. Dans la foulée, l'Allemagne annonçait 35 milliards d'investissement dans le spatial militaire d'ici à 2030, et la construction d'un service internet souverain pour l'armée allemande, SATCOM Stage 4. Un an après les déclarations de Boris Pistorius, à l'occasion du sommet international sur l'espace organisé à Paris ces 9 et 10 septembre, les représentants de la Défense allemande insistent : les investissements seront même supérieurs aux chiffres annoncés. Pour Berlin, construire sa propre constellation est un enjeu de souveraineté. Entretien avec le major général Michael Traut, Commandant du Commandement spatial allemand.
L'Express : Lors de ce sommet, vous participiez à une table ronde portant sur le concept d'opérations multi-domaines dans le spatial. Pourquoi l'espace est-il devenu si important aujourd'hui pour les militaires ?
Major général Traut : Il s'agit du résultat d'un long cheminement de la doctrine militaire. Il existe aujourd'hui cinq domaines opérationnels : l'air, la terre, la mer, le cyber, et l'espace. Il y a quarante ou cinquante ans, nous en comptions seulement trois : l'armée de terre menait sa guerre, l'armée de l'air menait la sienne, comme la marine. Nous avons compris que coordonner les efforts permettait de mener des opérations plus...
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18/09 - Russie : une mobilisation est-elle vraiment possible ?
Du 18 au 20 septembre, les Russes retournent aux urnes pour leurs premières élections législatives depuis le début de la guerre en Ukraine, en février 2022. Et même si le résultat semble déjà joué, avec une victoire annoncée du parti au pouvoir Russie Unie, la pression sur Vladimir Poutine est forte. D'où les récentes attaques de drones menées en Ukraine, mais aussi l’incident survenu il y a quelques jours à la frontière polonaise, où un train a été touché, ainsi que les soupçons concernant un drone russe abattu au-dessus de la Lituanie. D'autant qu'il y a dans cette campagne des sujets qui fâchent : la rumeur d'une nouvelle mobilisation militaire russe.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a évoqué le recrutement et l’envoi de 300 000 nouveaux soldats russes sur le front cet automne. Des déclarations publiquement démenties par Vladimir Poutine : "Il n'existe, à ce jour, aucun scénario qui nécessiterait une mobilisation. Il s'agit d'une attaque informationnelle menée par l'ennemi à la veille des élections à la Douma, dans le but d'influencer le résultat. Comme vous le savez, les gens s’engagent volontairement et signent des contrats, contrairement à ce qui se passe en Ukraine."
Cette mobilisation est-elle probable ? Qu’en pense la société russe ? Qu’est-ce que cela changerait sur le front ? Dans cet épisode de La semaine européenne, Paul Véronique, journaliste au service Monde de L'Express, spécialiste des questions de défense, nous décrypte les enjeux de cette...
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18/09 - "Votre pays regarde au mauvais endroit" : l’impasse budgétaire de la France vue par l’économiste danois Torben M. Andersen
Vieillissement démographique, déficit budgétaire, charge de la dette, croissance et productivité atones… Les menaces qui pèsent sur l’Etat-providence français sont nombreuses. À quelques mois du premier tour de la présidentielle, les positions sur le sujet des candidats déclarés ou pressentis dessinent déjà les contours de ce qui devrait être l’un des principaux débats de la campagne. D’un côté, la droite et le centre assument vouloir réduire le périmètre de l’Etat-providence en s’attaquant aux dépenses sociales. De l’autre, la gauche refuse d’y toucher et propose même d’élargir le modèle social en le finançant par de nouvelles taxes, voire, par l’annulation de la dette…
Et si la question posée n’était pas la bonne ? C’est ce que suggère l’économiste danois Torben M. Andersen, pour lequel "le débat politique ne devrait pas se concentrer sur la taille de l’Etat-providence, mais sur la manière dont il est conçu". Auprès de L’Express, ce spécialiste du "modèle nordique" dresse un diagnostic sévère, et explique pourquoi la France n’échappera pas à une réforme de ses retraites et de son marché du travail. Entretien.
L’Express : Dans un contexte de vieillissement démographique et alors que les contraintes budgétaires sont de plus en plus serrées, les Français s’interrogent sur la soutenabilité de leur Etat-providence. Qu’est-ce qui ne fonctionne pas, selon vous ?
Torben M. Andersen : Depuis une perspective nordique, je dirais que cette situation s’explique avant tout par...
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17/09 - "Pour la première fois, le nationalisme domine la droite française" : le regard de l’historien Olivier Dard
C’est un projet faramineux, fruit de près de vingt années de recherche. Sur un peu plus de 900 pages, l’historien Olivier Dard retrace l’Histoire de l’extrême droite française, de 1870 à nos jours (Perrin). Le récit est avant tout celui d’un échec : celui d’une droite nationaliste allant de désillusion en désillusion, incapable de transformer durablement la protestation en force politique pérenne.
Une longue histoire qui permet aussi de mesurer le chemin parcouru par le Front national, devenu Rassemblement national, souligne auprès de L’Express le professeur à la Sorbonne. Marginal dans les années 1970, le parti est aujourd’hui en tête des sondages et fait figure de grand favori de l’élection présidentielle de 2027. "Pour la première fois de notre histoire, le nationalisme est la famille dominante à droite", note l’auteur. Entretien.
L’Express : Qu’ont en commun le Rassemblement national de 2026, l’Action française du début du XXe siècle et les partisans de la restauration monarchique des années 1870 ?
Olivier Dard : Il y a d’abord cette formule "extrême droite", qui est très usitée dans l’opinion publique et que, pour ma part, je conteste scientifiquement, comme je conteste celle "d’extrême gauche". Dans les deux cas, il y a une dimension péjorative, et surtout, on parle au singulier. Or, dans ce livre, j’ai avant tout écrit l’histoire d’une nébuleuse, d’un ensemble de courants. Ensuite, parce qu’il est très difficile de s’accorder sur une définition précise de ce...
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17/09 - "C’est lui qui concentre le plus de détestation" : Frédéric Dabi, le sondeur qui horripile LFI
"Alors Frédéric, on ne vous voit jamais à nos dîners de famille !". Ce jour-là, début 2021, Emmanuel Macron, sourire en coin, s'amuse d'une rumeur répandue sur les réseaux sociaux. Frédéric Dabi, le directeur général de l'Ifop, aurait un lien de parenté avec le chef d'Etat. Pure invention bien sûr, révélatrice toutefois d'un des grands fantasmes qui entourent la profession de sondeur : celui d'une consanguinité secrète avec le pouvoir. Le médiatique dirigeant de 57 ans, devenu un visage connu des Français à force de courir les plateaux télé pour présenter ses baromètres et ses "photographies de l'opinion à un instant T", comme il est devenu de coutume de préciser, n'échappe pas aux soupçons, tout au contraire.
"De tous, c'est lui qui concentre le plus de détestation, notamment venant des troupes insoumises", observe le patron d'un institut de sondage concurrent. Une hostilité qui le pique suffisamment au vif pour qu’il réplique ; celui qui s'apprête à commenter dans les médias, et pendant toute la campagne présidentielle, les études de l'Ifop, se fend fréquemment de SMS aigre-doux. LFI organise une table ronde intitulée "Sondages et médias : comment manipuler l’opinion ?", sans convier le moindre sondeur ? "Drôle de conception de la démocratie", assène-t-il au député Antoine Léaument, au milieu de quelques formules assassines visant notamment Jean-Luc Mélenchon qu’il se plaît à surnommer l’"Être suprême" des insoumis.
Un goût du bon mot, contracté auprès d’un...
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17/09 - Budget 2027 : Sébastien Lecornu propose un "effort" d’environ 54 milliards d’euros
Le Premier ministre Sébastien Lecornu propose pour la France un "effort budgétaire" d'environ 54 milliards d'euros en 2027 qui serait assorti d'une fiscalité stable, a-t-il déclaré lors d'un entretien au Figaro publié ce jeudi 17 septembre.
"Le projet de loi de finances que je propose contiendra un effort budgétaire d'environ 54 milliards d'euros, dans la stabilité fiscale. C'est un redressement important ; ces économies serviront à refroidir considérablement le moteur des dépenses qui augmentent inexorablement chaque année", a dit Sébastien Lecornu , alors que le chiffre de 30 milliards d'économies était précédemment évoqué.
"Le vieillissement de la population impacte les comptes sociaux", a fait valoir le Premier ministre, indiquant que "sans mesures correctives, les dépenses de la Sécurité sociale seraient en hausse de 22 milliards d'euros" et soulignant qu'il doit aussi composer avec une "charge de la dette pèse de plus en plus lourd sur l'équation budgétaire". "L'année prochaine, à cause du contexte géopolitique qui pousse les taux d'intérêt à la hausse, le pays va devoir trouver 10 milliards d'euros supplémentaires pour la finance !", a-t-il expliqué. Expliquant que les dépenses de fonctionnement des collectivités locales présentaient "une augmentation spontanée de 7 milliards d'euros", il a ajouté qu'il fallait également "freiner" celle-ci.
"Au total, si ce budget ne contenait aucune mesure d'économies, le déficit 2027 tutoierait les 6,5 % du PIB. En freinant...
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17/09 - Comment sortir la France de la "smicardisation" : les solutions de l’économiste Jean-Charles Simon
La France est riche de prélèvements aussi nombreux que sophistiqués, sur toutes les "assiettes" imaginables. C’est vrai des impositions du capital, touchant ses revenus mais aussi son stock et sa transmission, des taxes concernant les produits et la consommation, et bien sûr des différents impôts et cotisations assis sur les revenus du travail. Nous compterions même encore plus de prélèvements que de fromages… Notre niveau global de prélèvements obligatoires nous situe parmi les champions du monde, avec un taux qui dépasse systématiquement les 41% du PIB depuis 1983, un record à 45,3 % en 2017, pour rester en hautes eaux à 43,6 % en 2025.
Tous ces prélèvements ne sont pas forcément exorbitants, et peuvent même pour certains – miracle ! – ne guère excéder la moyenne européenne. Les cotisations sociales patronales françaises réussissent le double exploit d’être exceptionnelles à tous égards : très faibles sur les bas salaires, puis plus élevées que nulle part ailleurs sur les rémunérations plus importantes, et largement déplafonnées, ce qui est tout à fait atypique en Europe.
Cette situation hors-norme résulte d’un double mouvement historique. Tout d’abord, face à l’envolée des dépenses sociales publiques, s’expliquant notamment par le vieillissement de la population et l’abaissement de l’âge légal de la retraite à 60 ans en 1982, la France a relevé fortement ses taux de cotisations, jusqu’au milieu des années 1990. Le niveau exorbitant de prélèvements sociaux sur les...
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17/09 - "Chez les jeunes Chinois, l’IA suscite un mélange d’enthousiasme et d’appréhension" : l’éclairage de l’anthropologue Xiang Biao
L'IA connaît un formidable engouement en Chine, qu'il s'agisse de Doubao, l'équivalent de ChatGPT, ou d'OpenClaw, un agent IA capable réserver des billets d'avion, gérer des emails ou effectuer des paiements. Le gouvernement chinois, qui mise à fond sur cette technologie, ne compte pas en rester là : il vise une pénétration de l'IA de 70 % de la société d'ici à 2027 et de 90 % d'ici à 2030.
Directeur de l’Institut Max-Planck pour l’anthropologie sociale, à Halle, en Allemagne, et ancien professeur à Oxford, Xiang Biao, l'un des meilleurs spécialistes de la société chinoise, analyse dans une interview à L'Express les conséquences de ce phénomène sur la jeunesse chinoise. Entretien.
L'Express : Comment les jeunes Chinois vivent-ils l'incroyable essor de l'IA dans leur pays ?
Xiang Biao : Avec un mélange d'enthousiasme et d’appréhension, assez proche de ce qu'on observe ailleurs en Asie, mais avec des spécificités. L'enthousiasme se joue à deux niveaux : pour le progrès technologique en tant que tel, mais aussi pour les avancées du pays, qui créent un sentiment de fierté dans la compétition avec les Etats-Unis. La peur, elle, concerne l'avenir de chacun. C'est en réalité un schéma ancien en Chine : on est fier et optimiste pour la nation prise collectivement, mais plus pessimiste dès qu'on redescend à l'échelle individuelle.
D'où vient cet optimisme collectif pour la technologie ?
La société chinoise est technophile depuis au moins les années 1970-1980 — c'est un...
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17/09 - Le livre de Jordan Bardella et les comptes du RN, un "punk" nommé Bruno Le Maire
Le grand rendez-vous de la présidentielle approche, chaque semaine apparaît un nouveau prétendant. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…Gouvernement : gare à la cartouche
Comme à l’automne dernier, le groupe Ensemble pour la République compte bien surveiller le gouvernement dans l’élaboration du budget 2027 et rester ferme sur ses principes, au premier rang desquels la non-hausse des impôts. Mardi 15 septembre, lors de leur journée parlementaire de rentrée, les troupes de Gabriel Attal ont reçu les ministres Roland Lescure, David Amiel et Stéphanie Rist pour leur faire part de leurs lignes rouges… et de leur volonté de ne pas se faire marcher sur le pied. L’ancien président du groupe Sylvain Maillard a prévenu, dans un trait d’humour, les trois cadres du gouvernement : "Il y a des moments où il faudra qu’on vous cartouche, et soyez sûrs qu’on vous cartouchera !" À voir si ce seront des balles à blanc…Un punk nommé Bruno Le Maire
Un ancien ministre macroniste s’amuse des multiples sorties récentes de Bruno Le Maire, entre maternelle à 1 an et baisse de la contribution française à l’Union européenne : "Edouard Philippe assume d’être conseiller d’Etat ; Bruno, lui, sort de la messe et dit : 'Je suis un punk !'"Jordan Bardella - Marine Le Pen : attention aux sous
Jordan Bardella doit publier le troisième de ses livres à l’automne, mais un problème a été soulevé en interne : sera-t-il intégré aux comptes de campagne… de Marine...
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17/09 - Budget 2027 : les trois pistes du gouvernement Lecornu pour mettre les retraités à contribution
Comment dégoter six milliards d’euros d’économies sur les retraites pour boucler le budget 2027 ? C’est l’une des équations auxquelles l’exécutif doit répondre. Plusieurs pistes sont envisagées, de la désindexation des pensions à une hausse de la CSG, en passant par la suppression de l’abattement fiscal dont bénéficient les retraités. Problème : aucune ne fait l’unanimité. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a toutefois assuré vouloir "préserver" les "petites retraites", sans préciser le niveau de revenus qui permettrait de les distinguer. Mais une chose est sûre, avec une inflation attendue à 2,1 % en 2026, le gouvernement cherche à couper le robinet des dépenses publiques.Geler les pensions, totalement ou partiellement
Première possibilité évoquée par le ministre du Budget, David Amiel : renoncer à l’indexation des pensions de base sur l’inflation, ou la limiter. Depuis 2003, la loi - dite loi Fillon - prévoit leur revalorisation en fonction des prix. Cependant, une désindexation générale ne pèserait toutefois pas de la même manière sur tous les retraités. Pour les plus modestes, la pension de base peut représenter jusqu’à 70 % des revenus de retraite, contre environ 40 % pour les cadres, qui perçoivent davantage de pensions complémentaires, rappellent nos confrères des Echos.
En 2020, une partie des pensions avait déjà été sous-indexée : celles dépassant 2 000 euros bruts par mois, retraite complémentaire et pension de réversion comprises. Environ un retraité sur...
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17/09 - Le Canada, futur "membre associé" ? Comment Ursula von der Leyen a pris de court l’UE
Ursula von der Leyen voulait marquer les esprits avec son discours sur l'état de l'Union. En proposant, mercredi 16 septembre, de faire du Canada le premier "membre associé" de l'Union européenne, la présidente de la Commission a surtout créé la confusion. Et pour cause : plusieurs responsables ont découvert le projet au moment de son annonce.
Jusqu'au dernier instant, rien n'avait filtré. Le statut de "membre associé" avait d'abord été mentionné par un article du Wall Street Journal, mais Mark Carney avait balayé dimanche cette hypothèse. Quelques heures avant la prise de parole d'Ursula von der Leyen à Strasbourg, une version de son discours avait même été transmise à certains eurodéputés sans mention du statut de "membre associé", raconte Javier Moreno Sanchez, eurodéputé espagnol du groupe de centre gauche dans La Presse, un journal canadien : "C'est la personnalité de Mme von der Leyen, elle aime garder la surprise et avoir un effet d'annonce."
Auprès de Politico, un diplomate souligne que la question n'a pas été évoquée lors d'un récent déjeuner entre la dirigeante allemande et les ambassadeurs de l'UE, et fustige un secret "dangereux" et "imprudent". Cette surprise a surtout laissé les Européens avec de nombreuses interrogations. "Les implications concrètes de ce statut ne sont pas tout à fait claires", remarque auprès de Politico Nicola Procaccini, coprésident du groupe ECR, qui confirme que "personne n'était au courant de ce statut de membre spécial accordé au...
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17/09 - Jean-Luc Mélenchon, Sahra Wagenknecht et l’AfD : derrière la rupture, les virages idéologiques de LFI
Il y a quelque chose qui cloche. Un léger malaise dans l'atmosphère marseillaise. Les insoumis ont pourtant tout pour boire du petit-lait - à la fraise, la version préférée de Jean-Luc Mélenchon. Un an plus tôt, à la tête de son nouveau mouvement entièrement voué à son ascension, le leader populiste a frôlé le second tour de l'élection présidentielle. Et, cet été-là, il n'imagine pas qu'il forcera, deux mois plus tard, la porte de son propre QG, occupé par les forces de l'ordre venues le perquisitionner. La République, ce n'est pas encore lui. A l'ombre du stade Vélodrome, La France insoumise organise ses deuxièmes universités d'été visant à préparer les élections européennes. Nous sommes en août 2018 et, déjà, quelques frottements sont palpables sur la stratégie, la ligne et la démocratie interne du parti. Et puis un nom venu d'outre-Rhin vient perturber les esprits au Parc Chanot : celui d'une camarade, Sahra Wagenknecht.
Wagenknecht. Celle que les médias français aimaient appeler "la Mélenchon allemande" il y a quelques années. Celle-là même qui aujourd'hui, à la tête de son parti d'extrême gauche conservatrice BSW, envisage de coopérer texte par texte avec l'AfD, après la victoire du parti d'extrême droite le 6 septembre dans le land Saxe-Anhalt. Figure anti-woke, anti-establishment au point d'être devenue antivax pendant la crise du Covid (vous avez dit "point commun" ?), pro-Russe sous couvert de pacifisme (vous vous répétez ?) et très offensive sur les questions...
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17/09 - Etats-Unis : la hausse des taux de la Fed, un camouflet pour Donald Trump
"Donald Trump ne parvient pas à plier la Réserve fédérale à sa volonté", souligne le Financial Times. Comme attendu, la Fed a relevé, mercredi 16 septembre, son taux directeur d'un quart de point, pour atteindre une fourchette comprise entre 3,75 % et 4 %, tout en laissant entrevoir de nouvelles hausses dans les prochains mois, sur fond de flambée des cours du pétrole et d'intensification des hostilités au Moyen-Orient. La décision de la Fed, prise à l'unanimité, a été annoncée dans un communiqué publié par la banque centrale américaine à l'issue d'une réunion de deux jours consacrée à la politique monétaire.
Jugée "malheureuse" par la Maison-Blanche, cette première hausse depuis l'été 2023 n'a pas manqué de contrarier Donald Trump, qui réclame depuis des mois une baisse rapide des taux pour soutenir l'économie à l'approche des élections de mi-mandat, en novembre. Le président américain, qui a fait de la politique monétaire l'un de ses chevaux de bataille, avait d'ailleurs choisi cette année son poulain, Kevin Warsh, pour prendre la tête de la banque centrale et remplacer ainsi Jerome Powell, qui avait provoqué la colère de l'ex-magnat de l'immobilier en lui tenant tête.
Encore mercredi, Donald Trump a estimé que les taux devraient être ramenés "à 1 % ou moins" et abaissés rapidement, dénonçant un comité "hostile" et "politisée". Malgré cela, il a assuré maintenir sa confiance dans Kevin Warsh. Interrogé mercredi par des journalistes sur la question, il a répondu du tac...
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17/09 - "La Manip" de Michel de Rosen : un roman policier au cœur du pouvoir
On sous-estime toujours la part d’inattendu chez les hommes. Je connais Michel de Rosen depuis des décennies : sérieux, réfléchi, respectable, avec certes un zeste inhabituel d’originalité pour un membre de l’establishment, mais je n’aurais jamais imaginé que celle-ci, une fois Rosen à la retraite, prendrait les dimensions sidérantes de La Manip.
Il y a deux lectures possibles de ce roman policier. L’une au deuxième degré, réservée aux "happy few" - comme disait Stendhal de ses lecteurs -, c’est-à-dire aux familiers de Rosen qui retrouveront des noms à peine masqués, des personnages proches de lui, des clins d’yeux complices : la cosmographie de l’auteur écrite à l’encre sympathique. L’autre, plus classique, propre à tout roman policier, mue par l’impatience et l’excitation. Disons simplement que les ressorts de l’intrigue témoignent d’une imagination à la limite du surréalisme policier, et toujours ébouriffante. Une mosaïque intime
Aussi respecterai-je la règle du jeu et ne donnerai-je aucune indication sur le fil des aventures et le dénouement de La Manip mais celle-ci ne se déroule pas dans un univers banal puisque les acteurs principaux du drame sont les personnages cardinaux de la politique française. Et c’est là que réside l’originalité de Rosen. Ceux-ci respirent l’authenticité et font apparaître, derrière leurs tempéraments façonnés par la "commedia dell’arte" à laquelle ressemble la politique, des êtres de chair qui témoignent de la part de l’auteur, pour les...
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17/09 - "Les midterms seront comme un référendum" : Donald Trump, l’encombrant parrain des républicains
Son appel à voter comme si son nom était sur le bulletin et sa promesse (intenable) de verser 5 000 dollars à chaque Américain en cas de victoire lors de la convention républicaine de Dallas en vue des midterms l’ont rappelé s’il en était encore besoin : Donald Trump compte rester incontournable pendant la campagne pour les élections de mi-mandat, mardi 3 novembre. Le président des Etats-Unis demeure le catalyseur de la politique américaine et il ne se prive pas de répéter que les candidats qu’il soutient remportent, à une très large majorité, leurs primaires. De fait, 97 % des politiciens appuyés par Trump (et qui concourent pour devenir représentants à la chambre, sénateurs, gouverneurs, ainsi qu’à de nombreux postes exécutifs locaux) se sont qualifiés pour les élections. Soit 220 candidats sur 227.
Un chiffre spectaculaire mais qui demande à être mis en perspective. "Trump a principalement apporté son soutien aux élus sortants et ceux-ci ne perdent presque jamais les élections", nuance Elaine Kamarck, spécialiste de la politique américaine. A cela, s'ajoute le fait que 40 % des candidats soutenus n’avaient pas d’opposants.
L’influence du milliardaire républicain reste cependant indéniable. "Le soutien de Trump a une grande valeur lors des primaires républicaines, argue Robert Boatright, professeur de sciences politiques à l’université de Clark (Massachusetts). Dans la plupart des cas, les électeurs connaissent mal les candidats et ne peuvent pas se fier à...
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17/09 - Sabrina Roubache, ministre de la Formation professionnelle : "Nous allons nettoyer le secteur d’ici 18 mois !"
Dépenses douteuses, manque de contrôle, formations de qualité inégale, informations parfois trompeuses... Certains organismes et filières de formation professionnelle et d'apprentissage, dont les formations sont soutenues par des fonds publics, perdurent en France malgré les exigences de la certification Qualiopi, obligatoire depuis 2022 pour accéder à ces financements. Par un décret signé début août et qui entrera en vigueur le 1er novembre, le gouvernement Lecornu souhaite lutter plus efficacement contre les fraudes et renforcer la qualité des formations en durcissant les critères de Qualiopi. Que cela changera-t-il concrètement ? Pourquoi l'Etat n'a-t-il pas davantage anticipé ces dérives ? Sabrina Roubache, ministre déléguée chargée de l'Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage, répond aux questions de L'Express.
L’Express : Le nouveau décret visant à renforcer la certification Qualiopi et qui entrera en vigueur le 1er novembre prochain devrait permettre un meilleur contrôle des organismes de formation et des CFA. Concrètement, que va-t-il changer ?
Sabrina Roubache : Déjà, il faut rappeler que Qualiopi est la condition pour toucher de l’argent public. Avec cette réforme, c’est la première fois que le sujet de la qualité pédagogique apparaît dans les critères de Qualiopi : on va vérifier notamment que le contenu de la formation, que le niveau des formateurs et que les temps en entreprise sont bien cohérents avec la formation dispensée....
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17/09 - Scott Anderson, grand reporter : "La révolution de 1979 a montré que l’Amérique ignorait tout de l’Iran"
Avant de lancer sa guerre contre l’Iran, Donald Trump aurait été inspiré de lire le livre de Scott Anderson. Dans une remarquable fresque historique intitulée Comment l’Amérique a donné l’Iran aux mollahs (King of Kings, traduction à paraître le 24 septembre aux éditions Saint-Simon), le grand journaliste américain - auteur du best-seller mondial Lawrence in Arabia et finaliste du prix Pulitzer 2026 - retrace les mois qui ont précédé la révolution iranienne. Le 16 janvier 1979, le chah d'Iran, grand allié des Américains, quitte Téhéran pour ne plus jamais y revenir. Et deux semaines plus tard, l'ayatollah Khomeini y atterrit, porté par des millions d'Iraniens.
Entre ces deux dates s'est joué l'un des plus grands échecs diplomatiques de l’histoire de l’Amérique : Washington, malgré une ambassade géante et l'une des plus importantes antennes de la CIA au monde, n'a rien vu venir. C’est cette mécanique de l’aveuglement, dont les effets résonnent encore aujourd’hui, que ce grand reporter décrypte avec brio.
L'Express : Votre livre s'ouvre sur la visite d'Etat du chah à Washington en novembre 1977, lorsque des opposants iraniens affrontent des partisans de la monarchie, sous les yeux du président Jimmy Carter et dans un nuage de gaz lacrymogène. Que dit cette scène de la compréhension par les Etats-Unis du contexte iranien ?
Scott Anderson : Ce fut les plus graves troubles civils à Washington depuis dix ans, avec plus d'une centaine de blessés. Et personne ne l'avait vu...
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16/09 - "Ça vous étonne ?" : Jordan Bardella raille la présence de Marion Maréchal à une exposition anti-IVG
Dans la famille Le Pen, on a toujours pris son parti du conflit. Pierre et Marie Le Pen, grands-parents de Jean-Marie, l'ont même érigé en modèle de vie. Fâché à mort pour une raison tombée dans l'oubli, le couple a partagé jusqu'à leur décès le même toit, sans plus jamais s'adresser la parole. L'exemple pourrait inspirer Marion Maréchal et Jordan Bardella. Ce n'est pas un secret : la nièce de Marine Le Pen et le président du Rassemblement national n'ont pas vraiment d'atomes crochus. Le retour de cette dernière dans le giron du parti, poussée par Marine Le Pen, a provoqué un fort agacement chez Jordan Bardella. "C'est elle ou moi", aurait, selon Libération, menacé le président du parti.
Le président du RN, pas opposé à un compagnonnage libéral, a toujours préféré frayer avec Eric Ciotti et se tenir le plus éloigné possible de sa camarade de Parlement. Et ce n'est pas ce mardi que les relations entre les deux, qui siègent dans deux groupes différents, auraient pu se réchauffer. En pleine session plénière, à Strasbourg, Marion Maréchal a été aperçue à l'inauguration d'une exposition organisée par l'association anti-avortement italienne Pro Vita & Famiglia, et promue par Paolo Inselvini, député italien du parti Fratelli d'Italia, allié de Marion Maréchal. "Ça vous étonne ?", a lâché Bardella, sourire crispé, interrogé sur le sujet au détour d'un couloir."Marion Maréchal, je ne sais pas ce qu'elle nous apporte"
L'exposition "Juste humain, le miracle de la vie. Comment...
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16/09 - Antisémitisme et complotisme : quand un responsable de la prestigieuse ESJ Lille dérape sur X
Jean-Philippe Goron est un passionné de football. Rien d’étonnant pour cet ancien commentateur des grandes affiches de Division 1 - devenue Ligue 1 en 2002 - aux côtés de Raymond Domenech, passé ensuite par la direction de la rédaction d’Infosport +. Depuis quelques années, le journaliste a toutefois raccroché les crampons pour se consacrer pleinement à son rôle de professeur au sein de la très réputée Ecole Supérieure de journalisme (ESJ) de Lille, où il occupe aujourd’hui les postes de responsable de la filière Journalisme de sport et de responsable du master de première année.
Mais ces derniers mois, l’enseignant semble avoir développé une nouvelle passion. Sur son réseau social X, où il arbore fièrement un logo de l’équipe anglaise de Liverpool, les tweets au sujet de son club préféré ont progressivement laissé la place à des publications à caractère politique, ici pour critiquer avec virulence l’action de l’Etat d’Israël, là pour dénoncer la corruption du système politique français et de ses élites. Fausse citation de Voltaire
L’affaire pourrait s’arrêter là. Après tout, Jean-Philippe Goron ne serait pas le premier professeur ou journaliste à exprimer publiquement des opinions politiques, même radicales. Mais en épluchant son compte X, L'Express a découvert de nombreux tweets et retweets dont le caractère complotiste et antisémite fait peu de doute. En mars, l’enseignant a ainsi relayé un post reproduisant une citation de Harry S. Truman datée de 1947, et dans...
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16/09 - Israël, l’allié inattendu de l’Arabie saoudite face aux houthistes
L'Arabie saoudite et Israël sont-ils de nouveau en train de se rapprocher ? Après plusieurs années de discussions avortées sur une normalisation de leurs relations, la guerre régionale en cours pourrait les pousser à coopérer en matière de défense. Selon plusieurs sources diplomatiques citées par The Jerusalem Post, Riyad et Jérusalem ont engagé des discussions, sous l'égide du commandement militaire américain au Moyen-Orient (CENTCOM), autour d'un éventuel soutien israélien à l'Arabie saoudite, face aux houthistes. La coopération porterait à ce stade sur le renseignement, notamment afin d'identifier les positions, les mouvements et les préparatifs militaires des rebelles yéménites.Menace en mer Rouge
L'information intervient alors que les houthistes ont intensifié leurs attaques contre l'Arabie saoudite la semaine dernière. Le groupe, soutenu par l'Iran, s'est notamment emparé de la ville portuaire de Mocha, puis de l'île de Mayyun, renforçant sa mainmise sur le détroit de Bab-el-Mandeb.
Pour Riyad, le conflit dépasse désormais largement le champ de bataille yéménite, ce détroit constituant l'une des principales routes du commerce maritime mondial, reliant le golfe d'Aden à la mer Rouge, puis au canal de Suez. En parallèle, les forces houthies ont frappé l'autre grande voie d'acheminement saoudien d'hydrocarbures : l'oléoduc Est-Ouest, reliant le Golfe persique à la mer Rouge.Alliances régionales
La demande saoudienne intervient pourtant au moment où Riyad renforce...
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16/09 - A Lyon, l’école des Chartreux dans la tourmente après la plainte pour viols contre l’ex-directeur
La jeune fille est bonne élève, toujours en tête de sa classe, profil de matheuse, bonne en sciences, aussi quand elle rejoint en septembre 2025 le prestigieux établissement privé lyonnais, les Chartreux, ses bâtiments élégants sur le plateau de Croix-Rousse, son histoire bicentenaire et ses 4 000 élèves, tout paraît concourir à l’accomplissement d’un excellent parcours. Ses parents, qui n’habitent pas Lyon, lui louent un studio en ville, ils lui font confiance, elle est sérieuse. En octobre, soirée organisée par des élèves, ça danse, ça boit, ça se bouscule. Soudain, après un verre poisseux, la tête lui tourne, elle annonce partir, se sentir mal, un camarade propose de l’accompagner. Sur le chemin, il la viole. Le lendemain, elle dépose plainte au commissariat de police.
Etrangement, le père Jean-Bernard Plessy, 63 ans, directeur des Chartreux depuis 27 ans, est informé de la plainte. Il convoque l’élève encore mineure et se montre paternel à son endroit, lui confiant son numéro de portable, lui précisant que c’est un geste rare de sa part, une marque de grande confiance, un privilège, et dans les semaines qui suivent, il prend en effet régulièrement de ses nouvelles. En novembre, la jeune fille atteint sa majorité. D’après son avocate Nadia Debbache, c’est alors que le prêtre se serait montré de plus en plus pressant, tactile même. Le premier viol aurait eu lieu en février 2026, et selon son avocate toujours, il y en aurait eu beaucoup d’autres dans les mois qui...
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16/09 - "Que faire, sinon prendre des mesures d’austérité ?" : le regard de l’ancienne ministre du Travail italienne sur la France
Novembre 2011. Elsa Fornero se souvient de tout comme si c’était hier. La perte de crédibilité de l’Italie aux yeux des chefs d’Etat européens, l’optimisme de façade de Silvio Berlusconi, la pression des marchés financiers. Et l’appel de Mario Monti qui lui donne à peine une heure pour accepter sa proposition d’entrer au gouvernement pour devenir sa ministre du Travail alors qu’elle est professeur d'économie à l'université de Turin, sans expérience politique. Elle préparera en vingt jours une réforme considérable des retraites : recul de l'âge de départ (66 ans pour les hommes, 62 ans pour les femmes, avec un objectif de convergence sept ans plus tard), gel des pensions et indexation des conditions d'accès sur l'espérance de vie.
L'Express : Comment met-on en œuvre une réforme aussi structurante en à peine quelques semaines ?
Elsa Fornero : On sentait littéralement dans l'air la crise financière qui approchait. Il était clair que si nous laissions planer un doute, si nous prenions notre temps, le risque de déception, donc de sanction des marchés, était réel. Nous mesurions la gravité de la situation. J'ai donc travaillé d'arrache-pied et j'ai présenté la réforme des retraites en conseil des ministres le 5 décembre, après avoir commencé à plancher dessus le 17 novembre. Mais entre ma profession de chercheuse et ma fonction de ministre devant concevoir, dans l'urgence, une réforme qui bouleverserait la vie des gens, il y a un monde. Il a fallu gérer les désaccords entre...
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16/09 - Partenariat EDF-BYD : un scandale en trompe-l’œil
Scandaleux, irresponsable, une faute politique, un camouflet pour l'automobile française : on aura tout entendu sur le partenariat entre EDF - détenu à 100 % par l'Etat - et BYD. En finançant, pour quelques centaines d'euros par véhicule, les modèles électriques du constructeur chinois, l'énergéticien s'est mis à dos tous les gardiens du "Made in France", à commencer par le ministre de l'Industrie Sébastien Martin, qui demande que le dispositif d'aide, qui se termine à la fin de l’année, ne soit pas reconduit.
"Tout cela est incompréhensible", glissent plusieurs experts de l'énergie à L'Express. Non qu'EDF ait commis une faute en misant sur un constructeur en pleine offensive sur le marché français. Mais parce qu'une fois de plus, un microsujet est érigé en drame national.
"Le plus frappant, c'est qu'EDF a du mal à se défendre de l'intérieur", déplore une source proche du dossier. Le groupe aurait pourtant de quoi répliquer. Le media Auto Infos, qui décortique le financement des Certificats d'économie d'énergie (CEE) - le dispositif au cœur de la polémique - le note sèchement : si l'on reproche à EDF sa (petite) ristourne aux clients de BYD, personne n'a jamais fait grief à Engie de soutenir les ventes de Nissan ou de Kia, ni à E.Leclerc de rogner la facture des Ford et des Toyota.
"Depuis février, Volkswagen a noué très exactement le même type de partenariat avec EDF, permettant à ses clients français d'empocher jusqu'à 6 890 euros d'aide. Subventionner les usines de...
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16/09 - Entre l’Europe et le Canada, le coup de foudre est réciproque
Un Canada qui tient tête à Donald Trump, une Union européenne qui ne veut plus être humiliée par le président des Etats-Unis : Ottawa et Bruxelles ont tout pour s'entendre ces jours-ci, au point d’envisager que le Canada, dont la Maison-Blanche prétendait faire "le 51e Etat américain", devienne au contraire le premier Etat tiers "associé" à l’UE. Le statut, cependant, reste à inventer et la tâche n’est pas simple.
"Je voudrais ouvrir la porte au Canada pour qu’il devienne le premier membre associé de l’Union européenne", a déclaré la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, mercredi 16 septembre devant le Parlement européen à Strasbourg. Dans l’assistance, le Premier ministre canadien, Mark Carney, était aux anges. Les deux partenaires ont un intérêt fort à s’unir. Le rapprochement est engagé depuis longtemps - l’accord de libre-échange eurocanadien, le Comprehensive Economic and Trade Agreement (Ceta), a été signé en 2016 - mais il s’est intensifié depuis l'arrivée de Carney au pouvoir l'an dernier.
Le Canada est anxieux de diversifier ses débouchés car les barrières protectionnistes érigées par Trump aux Etats-Unis entravent son accès à son premier marché d'exportation. L’Union européenne, elle, a intérêt à sécuriser ses approvisionnements en métaux rares pour casser sa dépendance chinoise. Or, le Canada dispose en abondance de minéraux essentiels pour la transition énergétique et la souveraineté technologique : uranium, lithium, nickel, cobalt, aluminium,...
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16/09 - Manifestations, blocages : autour du globe, la colère éclate face à la hausse des prix des carburants
Des pneus en feu bloquant l'arrivée des camions-citernes, et des manifestants déterminés : ce mercredi 16 septembre, une centaine de pêcheurs se sont rassemblés devant le dépôt pétrolier de Frontignan (Hérault), afin de protester contre la hausse des prix du carburant. La veille, c'est le dépôt de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), le plus grand de France, qui faisait l'objet de blocages, tandis qu'à Sète (Hérault), des pêcheurs ont brandi des banderoles dans le port, contre l'augmentation des prix de l'énergie. "On ne peut plus travailler dans ces conditions, on n'est plus rentable", expliquait Kévin, marin-pêcheur au Grau-du-Roi (Gard), au micro de BFMTV, mercredi matin. Avant d'ajouter : "A 2,50 euros le litre, il va falloir que les gens se réveillent".
La semaine dernière, les prix à la pompe ont connu une augmentation historique en France. Selon les derniers chiffres du gouvernement, le litre de sans-plomb 95-E10 a atteint les 2,11 euros en moyenne - un record depuis la première compilation de ces données par l'Etat, en 1985. Celui du gazole, carburant routier le plus consommé dans le pays, était à 2,29 euros le litre en moyenne, frôlant ainsi le record établi en avril dernier, à 2,31 euros.
Mais le phénomène ne touche pas que l'Hexagone. Portée par la guerre au Moyen-Orient, l'inflation sur les prix de l'énergie a provoqué de nombreuses manifestations dans le monde ces derniers jours, face aux pénuries et à la hausse du coût de la vie.Des blocages de dépôts en Syrie...
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16/09 - Rougeole aux Etats-Unis : quatre morts et une confiance dans les vaccins en chute libre
Ce sont des chiffres qui n’avaient pas été vus dans le pays depuis 35 ans. Depuis le début de l’année, plus de 3 290 cas de rougeole ont été confirmés aux États-Unis, dont près de 700 en Pennsylvanie. Les autorités de cet Etat de l’Est ont annoncé ce mardi 15 septembre un quatrième décès lié à cette maladie, qui avait été déclarée éliminée outre-Atlantique en 2000, grâce à la vaccination.
Les quatre décès, qui s’ajoutent aux trois premières morts enregistrées dans le pays en 2025, sont tous survenus chez des individus non vaccinés, a indiqué dans un communiqué le ministère de la santé local. Les victimes sont une personne de 18 ans, une autre de 40 ans, et deux bébés qui étaient trop jeunes pour être vaccinés.Défiance croissante
La rougeole, qui peut provoquer des symptômes tels que fièvre, éruption cutanée et troubles respiratoires, est très contagieuse mais facilement évitable grâce au vaccin combiné rougeole-oreillons-rubéole (ROR), une vaccination systématique chez l'enfant, efficace à 97 % après deux doses. Il est généralement administré entre 12 et 15 mois, puis entre 4 et 6 ans.
Problème : l’an dernier, la couverture vaccinale moyenne des enfants de maternelle aux États-Unis a chuté à 92,5 %, selon les données du CDC, principale agence fédérale pour la protection de la santé publique. Soit en dessous du seuil de 95 % que les experts jugent nécessaire pour atteindre l'immunité collective, qui peut protéger ceux qui ne peuvent pas se faire vacciner.
Alors que les...
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16/09 - La task force "anti-Maga" du Quai d’Orsay avant 2027, les consulats dans les radars de Bercy
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien,le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah,les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.Les ingérences américaines prises au sérieux
Les sphères Maga et pro-Trump, très actives en ligne, sont désormais dans les radars du Quai d’Orsay. Le ministère des Affaires étrangères vient de mettre sur pied une discrète "task force" chargée de surveiller de plus près les ingérences américaines à même de déstabiliser la prochaine élection présidentielle française. Une initiative qui percute les efforts de la diplomatie française... pour se réconcilier avec Washington. Paris vient tout juste de recevoir le feu vert de l’administration américaine au sujet de la nomination de son futur ambassadeur aux Etats-Unis, Aurélien Lechevallier. Ce 11 septembre, la France s'est résolue à un acte de contrition discret, via un communiqué de "regret" publié par la mission permanente de la France auprès de l’ONU à Genève. Il s'agissait de lever le blocage américain contre la nomination de Lechevallier, consécutif à un précédent tweet de cet organe, le 25 avril. "Les Etats-Unis étaient autrefois un phare des droits humains. Ce n’est plus le...
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16/09 - Canada, climat, immigration : ce qu’il faut retenir du discours d’Ursula von der Leyen sur l’état de l’Union
A Strasbourg, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a prononcé ce mercredi 16 septembre son discours annuel sur l'état de l'Union devant les eurodéputés. Celle qui entame actuellement son deuxième mandat de cinq ans à la tête de l'exécutif européen a notamment appelé à un resserrement des liens avec le Canada, et a pointé du doigt les menaces croissantes qui visent le continent. Elle a également confirmé vouloir interdire les réseaux sociaux aux moins de 13 ans.Une main tendue au Canada
En présence du Premier ministre canadien, Mark Carney, Ursula von der Leyen a déclaré que l'Union européenne ouvrait la porte au Canada pour que celui-ci devienne son premier "membre associé", un statut qui n'est pas prévu dans les traités du bloc. Historiquement, l'UE s'est opposée aux catégories flexibles et ses membres ont accueilli avec tiédeur la proposition allemande, en mai, d'accorder à l'Ukraine un statut de membre associé comme étape transitoire vers une adhésion pleine et entière.
"Nous partageons la même vision du monde : de l'IA aux changements climatiques, de l'Arctique à la géopolitique. Et nous avons toujours été unis : sur l'Ukraine, sur la défense, sur les matières premières et sur les chaînes d'approvisionnement. Mais surtout… l'Europe et le Canada croient en la démocratie", a justifié la dirigeante européenne. "Il s'agit d'un partenariat qui n'est dirigé contre personne d'autre", a-t-elle ajouté, dans un effort possible pour éviter de s'aliéner...
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16/09 - IA et croissance : les scénarios des économistes au banc d’essai
Le prix Nobel d’économie Robert Lucas écrivait, en 1988, qu’une fois que l’on commence à réfléchir aux conséquences de la croissance économique, il est difficile de penser à quoi que ce soit d’autre. Il entendait par ces mots quelque peu provocants rappeler une évidence: si les questions - plus souvent débattues - de redistribution, de politiques budgétaires, ou de lutte contre les récessions semblent essentielles au quotidien, dès lors que l’on considère un horizon plus lointain, même d’infimes variations de taux de croissance entre pays ou régions, accumulées sur longue période, feront toute la différence entre richesse et pauvreté, autonomie et dépendance, développement et stagnation. En somme, à suffisamment long terme, la croissance, et elle seule, détermine notre destin économique.
Il semble, ces derniers temps, que l’adage s’applique, de manière particulièrement appropriée, aux effets de l’intelligence artificielle sur notre économie, et, plus largement, notre organisation sociale. Dettes publiques, tarifs douaniers, conflits militaires, taxes Zucman, indexation des retraites ou politique monétaire trop agressive ; toutes ces considérations, qui enflamment la chronique économique de l’instant, semblent vouées à l’inanité face à la seule question qui paraisse devoir compter : l’IA sera-t-elle notre planche de salut économique, ou, au contraire, notre perte collective ?
Chacun constate d’ores et déjà les progrès fulgurants des intelligences artificielles...
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16/09 - Dette : la France et ses "tue l’amour", par Eric Chol
Le tic-tac de la bombe de la dette française est devenu si assourdissant que la possibilité d’un krach trotte désormais dans la tête de tous les patrons, banquiers, politiques ou économistes. Un scénario noir ? L’histoire nous a montré qu’en cas de fortes vulnérabilités, la confiance des investisseurs peut se volatiliser en un instant. C’est là où en est la France aujourd’hui. "Je pense qu'effectivement, il y a une inquiétude aujourd'hui, parce qu'il y a des choses qu'il faut traiter, en particulier la question des finances publiques et du déficit budgétaire", expliquait Emmanuel Moulin, gouverneur de la Banque de France, le 11 septembre sur RTL.
Ce n’est même plus de l’inquiétude mais bien un vent de panique qui s’est emparé des marchés, avec une traduction immédiate : l’envolée des taux d’intérêt, en route vers les 5 %, alors qu’ils atteignaient 3,35 % en 2025 et étaient nuls en 2021. En cause ? La flambée du brut. C’est vrai, mais il ne s’agit là que du déclencheur. La réalité, c’est qu’après plusieurs années de "somnambulisme collectif" selon Stéphane Boujnah, président d’Euronext, le pays est démuni pour affronter les secousses internationales. Il est même "le seul pays de la zone euro à ne pas avoir fait refluer sa dette depuis la fin de la crise sanitaire", insistait-il lors d’un colloque du Laboratoire de la République. "On est clairement le plus mauvais élève de la zone euro"
Avec une dette de 3 500 milliards d’euros, une croissance zéro, un chômage à la...
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16/09 - Une facture de 38 milliards de dollars : la guerre en Iran coûte toujours plus cher à Washington
La facture continue de s'allonger pour les Etats-Unis : la guerre menée par Donald Trump contre l'Iran depuis plus de six mois a déjà coûté 38 milliards de dollars au pays, a indiqué mardi 15 septembre le Bureau du Congrès pour le budget (Congressional Budget Office, CBO), l'organisme non partisan chargé d'établir les comptes du Congrès américain. D'après celui-ci, l'addition pourrait encore augmenter de 3 milliards de dollars par mois en cas d'intensification du conflit.
Selon les calculs du CBO, qui couvrent les dépenses engagées jusqu'au 1er août, la guerre devrait par ailleurs entraîner une hausse de 0,5 % de l'inflation au cours des trois premiers mois de 2027, alors que l'administration américaine cherche des moyens de mettre fin au conflit et de rouvrir le détroit stratégique d'Ormuz.
Les chiffres du CBO sont proches des 37,5 milliards de dollars avancés par le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, lors d'une audition au Sénat le 21 juillet. Ce montant représentait alors une hausse de près de 30 % par rapport aux 29 milliards précédemment estimés.
Le nouveau rapport ne prend pas en compte le coût des récentes frappes contre des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz ni celui des attaques visant des installations militaires américaines dans la région. Il ne tient pas non plus compte des coûts d'emprunt liés au financement de la guerre, qui pourraient ajouter plusieurs dizaines de milliards de dollars à la facture totale.Les stocks de munitions mis à rude...
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16/09 - "Mes meilleures idées viennent souvent ici" : pourquoi votre bureau idéal est sans doute un bistrot
Fils d’un coutelier de Langres formé chez les Jésuites, Denis Diderot a, entre autres, été à l’avant-garde de l’athéisme des Lumières, inspiré un concept ("l’effet Diderot"), donné ses lettres de noblesse à la critique d’art moderne, et porté le titanesque projet de L’Encyclopédie pendant plus de vingt ans. On serait tenté d’ajouter que Denis Diderot était aussi un habitué des cafés parisiens tant ceux-ci ont joué un rôle majeur dans son œuvre : selon la légende, l’idée du célèbre ouvrage aurait ainsi émergé lors d’une discussion avec d’Alembert au Procope (6e arrondissement de Paris), où il écrivit ensuite certains passages. Le philosophe a cela en commun avec plusieurs génies de leur temps. Du compositeur prodige Wolfgang Amadeus Mozart à la reine de la soul britannique Amy Winehouse, en passant par J.K. Rowling, auteure du succès planétaire Harry Potter, tous hantèrent les cafés et les pubs en quête d’inspiration.
Mais n’est pas Diderot qui veut. D’autant que, sur le papier, la perspective d’être pris en tenaille entre une poussette criarde et un voisin de table ayant renoncé à retrouver ses écouteurs, le tout sur un fond pop (au mieux) des plus douteux, peut sembler incompatible avec la notion de travail. Et pourtant, selon une étude menée auprès de résidents américains par un professeur du Massachussetts Institute of Technology (MIT) en 2021, plus d’un tiers des heures de travail à distance se dérouleraient dans des "tiers-lieux", parmi lesquels des cafés. D’après...
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16/09 - "L’anglais d’un commercial n’est pas celui d’un ingénieur" : à l’ère de l’IA, apprendre une langue ne va plus de soi
Il faut un peu plus d’une demi-année, soit environ 30 semaines, à raison de 23 heures de cours et 17 heures d’auto-étude hebdomadaire, pour qu'un Américain atteigne un niveau professionnel dans la langue de Molière. Il lui en faut un peu moins pour le danois ou l’italien (à peu près 24 semaines), mais davantage pour l’allemand (36 semaines), et encore plus pour le polonais (44 semaines). Quant aux anglophones natifs qui veulent se mettre au japonais, au chinois ou au coréen, il faut compter 88 semaines, indique le site officiel du Département d’Etat .
Côté européen, lorsqu'on veut mesurer sa maîtrise d'une langue, il existe l’EF SET, un test d'anglais standard qui mesure avec précision le niveau de compétence. Et quel candidat n’a jamais indiqué sur son CV son score au TOEFL ou au TOEIC ? Sauf que l’intelligence artificielle est arrivée, et qu’elle atteint maintenant un niveau que bien des "non-natifs" n’atteindront qu’au prix d’un apprentissage chronophage. Faut-il pour autant tout arrêter et s'en remettre exclusivement à l'IA ?
Certes, l'arrivée de cette nouvelle technologie a complètement changé notre rapport aux langues puisque avec un logiciel gratuit, on peut désormais échanger avec n’importe qui, n’importe où dans le monde. "J’avoue qu’il y a deux ans, j'ai perçu l’arrivée massive de l’IA comme une menace. Mais en réalité, nous avons augmenté notre business", confie Guillaume Le Dieu de Ville, cofondateur de Lingueo et directeur académique du MCS X-HEC...
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16/09 - Les Français connaissent-ils vraiment l’économie ? Les résultats inquiétants d’une étude
Pas de cocorico pour cette fois. Selon un sondage Ifop commandé par l’Institut de l’Entreprise, paru ce mercredi 16 septembre, les connaissances des Français en économie laisseraient fortement à désirer. Un échantillon représentatif de 1 000 personnes a été interrogé en juin sur des notions bien précises : la dette publique, le déficit, le budget de l'État, le PIB, le marché du travail et l’impôt sur les sociétés. Devant le questionnaire, les élèves adultes ont, en moyenne, su donner la bonne réponse à seulement 2,2 questions sur les six posées. La moyenne de la classe atteint un petit 7,3/20.
Petite réjouissance : 86 % des interrogés ont répondu correctement à au moins une question, et entre 76 % et 84 % ont entendu parler de chacune des six notions testées. Toutefois, pour chaque thématique, ils sont moins de 10 % à pouvoir l’expliquer "clairement et en détail", ont confessé les personnes interrogées. Le saviez-vous ?
Les Français se trompent particulièrement sur le premier poste de dépense du pays. Quelque 35 % imaginent que la défense récupère le budget le plus important. Faux, ce sont les dépenses de retraite, évaluées à 420 milliards d’euros en 2026 par l'étude. Ils sont seulement 23 % à avoir trouvé cette réponse. Le second plus gros poste de dépense n’est toujours pas la défense mais la santé. Autre erreur : un Français sur deux pense que les petites et moyennes entreprises (PME) embauchent davantage que les grandes entreprises. C’est encore faux. Enfin, la...
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16/09 - D’Ormuz à Bab-el-Mandeb, le pétrole pris au piège : "Un baril à 130 ou 140 dollars ne serait pas le scénario du pire"
C'est un nouveau coup dur pour les marchés énergétiques. Les rebelles houthistes du Yémen, alliés du régime iranien, ont annoncé le 11 septembre s'être emparé du détroit de Bab-el-Mandeb, à l'entrée de la mer Rouge. Cette artère stratégique, large de 36 kilomètres en son point le plus étroit, est un maillon essentiel du commerce international. Près de 8 % des expéditions de gaz naturel liquéfié (GNL) y transitent, dont une bonne partie à destination de l'Europe, et environ 12 % du pétrole mondial. Ces perturbations, qui s'ajoutent à celles du détroit d'Ormuz, vont provoquer "des retards prolongés dans le transport maritime, un manque de navires disponibles et des prix du pétrole plus élevés", assure l'analyste Cyril Widdershoven, expert du marché mondial de l'énergie et des affaires maritimes. Et il prévient : "Toutes les conséquences de cette situation ne sont pas encore visibles." Entretien.
L’Express : Au cœur de l'été, vous écriviez, que "le monde continue de se focaliser sur le mauvais détroit", celui d’Ormuz au lieu de Bab-el-Mandeb. Ce dernier vient d'être pris par les rebelles houthistes. Quelles sont les conséquences pour le monde de l'énergie ?
Cyril Widdershoven : La situation demeure confuse. Mais l'on peut dire, de manière générale, que les Houthis ont pris le contrôle du littoral yéménite, ainsi que de certaines îles. Les volumes normaux d'exportations de pétrole saoudien qui pouvaient encore transiter par le détroit de Bab-el-Mandeb sont hors circuit. Tout...
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16/09 - "Beauty in Black" sur Netflix : du côté de la blackitude, c’est pas mal non plus, par Christophe Donner
Si l’épopée familiale de Succession vous manque, et que vous êtes passé à côté des productions de Tyler Perry, bref, si vous êtes comme moi, continuez de faire comme moi, en essayant la saison 1 de Beauty in Black de nouveau disponible sur Netflix à l’occasion de la sortie de la saison 3. C’est plein de rebondissements, de fric, de sexe, de violence, de trahison, de jalousie. Tout se passe dans la communauté afro-américaine de Chicago, exclusivement afro-américaine, on ne voit pas une seule personne blanche avant le sixième épisode et quand cette étrangeté apparaît, c’est sous les traits d’une infirmière empoisonneuse. Elle est suivie par un médecin blanc incompétent, mais l’une et l’autre ne tardent pas à se faire descendre d’une balle dans la tête. Voilà au moins un auteur qui sait contenter son public.
Les frères Bellarie, Norman et Horace, respectivement chimiste et comptable, ont fait fortune dans la fabrication et la commercialisation d’un produit capillaire qui fait des ravages. C’est au point que les victimes demandent des réparations qui tournent autour du milliard de dollars, synonyme de faillite pour la famille Bellarie. Les deux frères septuagénaires ne sont pas en très bons termes. Surtout depuis cette affaire de produit cancérigène mis au point par Norman, piètre chimiste. Horace a deux fils, Roy et Charles, aussi nuls l’un que l’autre. Roy est alcoolique et impuissant, sans que l’on sache laquelle de ces disgrâces a entraîné l’autre. Charles est gay, tout...
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16/09 - Son avarice, ses maîtresses, son faible pour la France : la face cachée de Vladimir Poutine révélée par deux journalistes exilés
C’est une somme de 800 pages qui fera date, fruit de vingt ans de travail de la part de deux des meilleurs journalistes d’investigation russes. Dans Le Tsar en personne (Les Arènes), Roman Badanine et Mikhaïl Roubine entendent révéler qui est le "vrai Vladimir Poutine", à l’opposé de l’image, mise en avant par la propagande du Kremlin, d’un ascète attaché aux valeurs chrétiennes et marié à la Russie. Le premier a notamment dirigé l’édition russe du magazine Forbes, tandis que second fut accrédité dans le pool des journalistes couvrant le Kremlin. Les deux ont créé le média indépendant Proekt, avant d’être contraints à l’exil en 2021, étant désignés comme "agents de l’étranger". Initialement paru en russe et très lu au sein de la communauté des expatriés (il est bien sûr interdit sur le territoire de la Russie), leur livre est traduit en français à la veille d'élections législatives (18 au 20 septembre) qui n'ont depuis longtemps plus aucun suspense.
Plus qu’une biographie classique, Le Tsar en personne dévoile les multiples hypocrisies d’un système érigé autour du dirigeant tout-puissant. L’ouvrage est traversé par une thèse : loin de l’idéologue imprégné d’histoire russe, Vladimir Poutine serait avant tout un cynique obsédé par l’argent et prêt à tout pour conserver son pouvoir. "Pour toute personne qui a suivi ses faits et gestes jour après jour, il est évident que Vladimir Poutine est absolument dépourvu d’idéologie", assurent les auteurs. Ils le dépeignent en monarque...
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15/09 - Face à la Russie et à la Chine, les Etats-Unis dévoilent leur arsenal spatial
Cartes sur table. Lors d’une conférence des forces aériennes et spatiales tenue à National Harbour, dans le Maryland, le lundi 14 septembre, le secrétaire américain des unités de forces spatiales (US Air Force et l'US Space Force), Troy Meink, a reconnu pour la première fois que son pays avait déployé sa puissance militaire dans l’espace. Le responsable a ajouté que "les États-Unis disposent désormais d’armes de contrôle spatial en orbite capables de défendre les forces interarmées contre toute action hostile d’un adversaire."
Interrogé sur le détail de l’installation de ces armes – quand, combien, lesquelles ? –, Troy Meink n’en a pas dit davantage. À défaut, il a été très clair sur l’objectif de cet armement : "Nous continuons de veiller à rester prêts à relever les défis posés par l'évolution des menaces, où qu’elles existent", a déclaré le responsable lors de cet événement organisé par l'Association des forces aériennes et spatiales américaines. Ennemis russes et chinois
Sur le site web des Forces spatiales, les informations disponibles donnent quelques informations supplémentaires sur l’origine des menaces identifiées. "La Chine développe et exploite des capacités spatiales et de contre-espace dans le cadre d’une stratégie de modernisation militaire", tandis que "la Russie considère l’espace comme un domaine de combat et estime que la suprématie spatiale sera un facteur décisif dans les conflits futurs", est-il écrit.
A plusieurs reprises déjà, des responsables...
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15/09 - Edouard Philippe le "flemmard" : les leçons accablantes d’une polémique risible
Sa longue digression a accouché d’un surnom : "Edouard le flemmard". Le Rassemblement national (RN) étrille Edouard Philippe depuis la diffusion d’un podcast dans lequel le candidat à l’élection présidentielle suggère l’octroi d’un temps de "repos" à chaque nouveau chef de l’Etat, après son élection. Musiques et montages dopés à l’intelligence artificielle dépeignent le maire du Havre en roi fainéant, aussi soucieux de son temps de sommeil que d’augmenter l’âge de départ à la retraite des Français. Et tant pis si les propos originaux d’Edouard Philippe sont tronqués et caricaturés.
Dans le podcast de l’entrepreneuse Pauline Laigneau, l’ancien Premier ministre revient sur son arrivée à Matignon et l’obligation constitutionnelle de former au plus vite un gouvernement. Il regrette cette course de vitesse - "Vous mettez toutes les chances de votre côté pour vous planter" - mais la justifie aussitôt au nom de la "continuité de l’Etat". "Faut que ça bouge, tout de suite"
Le président d’Horizons défend alors - en pure théorie - un système dans lequel le président élu aurait le "temps de se reposer après une élection hyper usante et fatigante". Pourquoi ne pas prendre une ou deux semaines de vacances pour "consulter plus lentement les partenaires sociaux" ou "constituer ses équipes" ? Douce utopie. "Le système ne fonctionne pas comme cela. Il faut faire avec le système tel qu’il fonctionne", admet-il.
Le propos est justifié, mais sa déformation est facile. L’extrême droite se...
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15/09 - Pourquoi le débat sur l’IA rend tant de gens sensés complotistes
"Avancer lentement pour ne rien casser". Voilà qui va à l’encontre du principe cardinal de la Silicon Valley. Personne ne s’attendait à ce que Dario Amodei (Anthropic), Sam Altman (OpenAI) et Elon Musk (SpaceX) surmontent leurs vieilles querelles afin d'exhorter l'humanité à mieux contrôler leurs entreprises. Le miracle s’est produit. Mais beaucoup de gens sensés peinent à croire à leurs mises en garde.
Les preuves du caractère ingérable des IA génératives sont pourtant accablantes. Cet été, OpenAI a révélé, piteux, qu'un modèle en phase de test avait envoyé à son insu des essaims d’agents pirater Hugging Face, une plateforme très utilisée par les professionnels de la tech. Quelques jours après, Anthropic avouait des défaillances similaires. Le plus étrange dans ce débat est que les moins enclins à admettre les dangers de l'IA sont souvent bien informés de ses récents progrès. Comment expliquer que nous ne soyons pas plus inquiets face à ces discours alarmistes ?
Trois facteurs, à commencer par une forme de dissonance cognitive. Notre cerveau est ainsi fait qu'il nous commande de fuir s’il voit nos congénères détaler, même sans savoir pourquoi. En revanche, il ne sait que faire face à une personne qui nous conseillerait, l'air effrayé, de "fuir à toutes jambes", sans bouger elle-même d'un pouce. C’est un peu ce que font les entrepreneurs de l’IA, lorsqu’ils disent, à longueur d'interviews et de blogs, être inquiets et vouloir qu'on les freine, mais retournent chaque...
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15/09 - Dette française : le scénario noir d’une tempête financière raconté de l’intérieur
Le décor ? L'Assemblée nationale et un hémicycle plein à craquer ce mardi 13 octobre 2026. La veille, les débats sur le projet de loi de finances pour 2027 ont débuté, laissant à Sébastien Lecornu un goût de cendre au fond de la gorge. Un concert de sifflets et de noms d'oiseaux. Et surtout, une avalanche d'amendements, près de 4 500. Sans doute, le locataire de Matignon aurait pu choisir un plan B, la voie de la loi spéciale, cautère provisoire pour éviter des semaines de discussions et une paralysie de l'Etat. Mais le Premier ministre a voulu emprunter le chemin étroit de la responsabilisation des députés. La tête dans les épaules, il monte rapidement la volée de marches qui le mène au perchoir. Le visage fermé de son ministre de l'Economie Roland Lescure lui rappelle la situation : la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran qui redouble d'intensité, les menaces de mobilisation en Russie, les prix de l'essence au plus haut depuis quatre ans… Il faut un budget pour la France, et vite, déclare-t-il, abattant la carte de l'article 49-3 pour abréger les débats. Dans la foulée, La France insoumise, les communistes et les écologistes déposent une motion de censure. Une partie de poker de 48 heures débute alors. Le gouvernement a parié que certains socialistes rejoindraient le camp de la raison. Mais le calendrier de la primaire bouscule tout. Boris Vallaud, le chef des socialistes à l'Assemblée, et le patron du PS, Olivier Faure, déclarent qu'ils voteront la censure. Le RN, en...
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15/09 - Guerre en Ukraine : "Il est temps d’avoir le courage de protéger le ciel ukrainien"
Plus de quatre ans et demi après le début de la guerre, Vladimir Poutine ne cherche même plus à faire semblant. Dans une nouvelle surenchère, Moscou a frappé ce dimanche 13 septembre un train ukrainien à moins de deux kilomètres de la frontière polonaise et à proximité d’un convoi qui transportait des conseillers à la sécurité et d'anciens dirigeants européens, dont l'ex-Premier ministre britannique Boris Johnson. Cette escalade, dénoncée à l’unisson par les chancelleries européennes, a replacé au centre de l’attention l’enjeu de la protection de l’espace aérien ukrainien. Face à l’intensification des attaques, certains plaident aujourd’hui pour la mise en place d’un "bouclier aérien" au-dessus de l’Ukraine. "Au-delà de l’aspect humanitaire, nos intérêts de sécurité sont aussi en jeu", défend Aurélien Duchêne, enseignant à l'université catholique de Lyon, auteur de L'Europe et ses armées (Eyrolles, 2026) et membre du collectif SkyShield, qui appelle la France et d’autres pays européens à s’impliquer directement dans la défense du ciel ukrainien. Interview.
L’Express : Comment analysez-vous les récentes frappes russes ?
Aurélien Duchêne : C’est une étape de plus. Mais rappelons-nous qu’en 2024, un missile russe s’était déjà abattu à moins de 200 mètres d’une réunion entre Volodymyr Zelensky et le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis. La même année, ils avaient également fomenté l’assassinat d’Armin Papperger, le PDG du géant allemand de la défense Rheinmetall. Ce...
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15/09 - Retour du vinyle, boom des aspirateurs laveurs, crise du livre... Le patron de Fnac Darty analyse la consommation des Européens
L’OPA de EP group, du Tchèque Daniel Kretinsky, sur Fnac Darty, franchit une étape importante avec la notification du projet à la Commission européenne. Enrique Martinez attend sereinement l’issue de cette procédure d’ici la fin de l’année. Cet Espagnol, qui a commencé par diriger la Fnac Lisbonne, occupe un bon poste d’observation sur la consommation des Européens. A quelques jours de la remise du 25e prix du roman Fnac, il rappelle l’engagement de son enseigne pour la défense du livre. Le seul antidote à la baisse dramatique du niveau des élèves pointé par le dernier classement Pisa.
L'Express : Comment votre groupe a-t-il traversé cet été caniculaire ?
Enrique Martinez : Dès le mois de mai, après avoir écoulé toutes nos réserves de ventilateurs de l’an dernier, nos équipes sont allées chercher des produits partout en Europe, sans forcément parier qu’il y aurait autant d’autres épisodes de chaleur extrême. Nous avons finalement connu au moins trois canicules consécutives, et les ventes de ventilateurs et de climatiseurs n’ont jamais atteint de tels niveaux. Cela révèle un vrai sujet de santé publique — qualité du logement, isolation —, avec des conséquences pour les hôpitaux et les écoles.
Cela nous a poussés à accélérer la mise en place d’un projet stratégique : nous allons proposer l’installation de climatisation fixe dans les appartements. Plusieurs magasins pilotes sont opérationnels dans le sud de la France depuis mi-juillet, et nous visons une centaine de...
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15/09 - Les houthistes, cauchemar de Donald Trump et des Saoudiens
Ils sont descendus de leurs montagnes et, à la surprise générale, ont conquis le détroit de Bab-el-Mandeb en seulement neuf jours. Armés de drones et de missiles, les redoutables houthistes, alliés de Téhéran, ont bouleversé la donne régionale. Désormais, aucun navire ne franchira le détroit sans leur accord. Après 200 jours de guerre, les Iraniens ne pouvaient espérer meilleure nouvelle. Alors qu’ils entravent toujours la circulation dans le détroit d’Ormuz, l’exploit des houthistes leur donne un nouveau levier sur Washington. Si les négociations ne leur donnent pas satisfaction, les Iraniens pourront bloquer ces deux artères, vitales pour le commerce mondial.
Un scénario de cauchemar pour Donald Trump, qui redoute une flambée des cours de l’or noir, et de l'inflation, à quelques semaines des midterms.
D’ores et déjà, le président américain se retrouve face à un dilemme. Il peut ouvrir un nouveau front contre les houthistes, comme le lui demande, avec insistance, Mohammed ben Salmane, le prince héritier saoudien, qui se retrouve en fâcheuse posture. Alors que les Iraniens l’empêchent d’exporter son pétrole par le Golfe Persique, Riyad pensait avoir trouvé la parade en l’acheminant, par oléoduc, au port de Yanbu, sur la mer Rouge. Raté. Premier exportateur mondial d’or noir, l’Arabie saoudite pourrait se retrouver très vite au bord de l’asphyxie.
Et tandis que les frappes s'intensifient entre houthistes et Saoudiens, Trump regarde ailleurs. "Tout va s'arranger à...
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15/09 - Pourquoi la France demande à lever les sanctions européennes contre un oligarque russe
C'est une position qui a surpris dans les cercles feutrés de la diplomatie. La France s'est opposée, lundi 14 septembre, à la poursuite des sanctions qui visent Alicher Ousmanov, 73 ans, oligarque russe proche de Vladimir Poutine. L'objectif serait d'obtenir, en échange, la libération de prisonniers français détenus en Azerbaïdjan. Suivi par la Slovaquie, le veto de la diplomatie française laisse une semaine de marge aux Vingt-Sept pour négocier, selon le Financial Times. Il bloque toutefois provisoirement la prolongation, pour un an, de l'ensemble des sanctions européennes visant 2 600 personnes physiques ou morales liées à la Russie, en réponse à la guerre en Ukraine.
En guise d'explication, un diplomate français a expliqué au journal britannique que la France, par cette position, "souhaitait répondre favorablement à ses partenaires internationaux qui l'ont contactée au sujet de Monsieur Ousmanov". Un choix "étonnant", selon un autre diplomate au fait du dossier.
Ces méthodes ne sont pas sans rappeler celles de Viktor Orban, l'ancien Premier ministre de Hongrie. Plus proche dirigeant européen allié de la Russie, il avait coutume de poser son veto pour toute décision qu'il estimait trop défavorable au Kremlin, même quand une écrasante majorité y était favorable.Septième fortune de Russie
Peu connu du grand public, Alicher Ousmanov a notamment été, de 2007 à 2018, le deuxième plus important investisseur du club de football londonien Arsenal, comme l'a relevé Bloomberg....
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15/09 - "Inacceptable" : une frégate russe tire des fusées éclairantes vers un hélicoptère militaire danois
Une frégate russe a tiré lundi deux fusées éclairantes en direction d'un hélicoptère militaire danois dans les eaux internationales au large des côtes du Danemark, le manquant de peu, a annoncé ce mardi 15 septembre l'armée du pays nordique membre de l'Otan.
L'hélicoptère Fennec effectuait une mission de routine visant à photographier la frégate russe, a précisé le commandement danois de la défense dans un communiqué, précisant que l'une des fusées était passée à proximité de l'appareil. Les fusées éclairantes sont des engins pyrotechniques généralement utilisés comme signaux d'avertissement en mer."La Russie cherche à semer la peur et la discorde"
La Première ministre Mette Frederiksen a qualifié l'incident de grave, estimant cependant qu'il n'était pas surprenant dans un contexte d'agressivité croissante et d'intensification de la guerre hybride de Moscou contre l'Occident, qui met l'Otan à l'épreuve. "La Russie cherche à semer la peur et la discorde. Notre réponse consiste à nous serrer davantage les coudes et à renforcer la défense du Danemark et de l'Europe", a-t-elle déclaré dans un communiqué.
Aucun avertissement n'a été lancé et aucun contact radio n'a été établi avant que la frégate ne tire ces fusées, a indiqué à Reuters le ministre danois de la Défense, Jeppe Bruus. Le ministre des Affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, a qualifié l'incident d'"inacceptable", ajoutant qu'il aurait pu mettre des vies humaines en danger. "Pour sa part, le Danemark s'efforce...
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15/09 - Percée de l’AfD en Allemagne : 80 ans de mémoire et 48 heures de pseudo-indignation en France
43,8 %. Jamais l’AfD n’avait atteint un tel niveau lors d’un scrutin régional en Allemagne. Quatre-vingts ans après la chute du nazisme, un parti dont l’un des anciens chefs de file affirmait que tout membre des SS "n’était pas automatiquement un criminel", rassemble près d’un électeur sur deux en Saxe-Anhalt. Trois sièges seulement le séparent de la majorité absolue. Et pourtant, l’événement n’aura occupé l’espace médiatique que 48 heures. Quelques réactions indignées, avant d’être emporté par l’actualité suivante.
A force de traiter chaque nouvelle percée de l’extrême droite comme une étape presque attendue de la vie politique européenne, l’exceptionnel finit par devenir une habitude. Depuis 1945, le rejet absolu du nazisme fait partie intégrante d’un travail de mémoire colossal de l’est à l’ouest du pays. Et pourtant, il n’aura fallu que treize années d’existence à un parti néonazi pour accéder aux portes du pouvoir. Et ce signal d’alerte ne s’arrête pas au Rhin. C’est toute l’Europe qu’il doit réveiller.
En France, nous avons assisté à 48 heures de pseudo-indignation alors qu’il en faudrait bien plus pour analyser les 302 mesures du programme délirant du parti. Un programme qui tient en quatre mots : "remigration", falsification, ségrégation, capitulation. La "remigration" d’abord. Un plan qui, selon certains cadres du parti, ne viserait pas seulement les réfugiés en situation irrégulière, mais aussi des personnes résidant légalement en Allemagne et des citoyens...
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15/09 - Un mariage financé par un oligarque russe : ces révélations qui embarrassent le fils de Donald Trump
"Si je finance votre mariage, vous allez forcément finir par me devoir quelque chose". Ces mots, rapportés par ProPublica, sont ceux de Franck Montoya Jr, un ancien responsable du FBI spécialiste du contre-espionnage. Ce dernier réagissait aux révélations, lundi 14 septembre, du média d'investigation : le mariage de Donald Trump Jr, fils du président Trump, et du mannequin Bettina Anderson, a été financé en grande partie par l'oligarque russe Umar Kremlev. Dans un communiqué publié sur son compte Instagram, la mariée a qualifié celui-ci de "cher ami" du couple, et précisé qu'il n'avait financé que "les deux nuits après la cérémonie (sic)", et le feu d'artifice, un total estimé par nos confrères à au moins 170 000 dollars.
Ce "cadeau" peut surprendre, car il s'agit d'un montant à la portée de Donald Trump Jr, hommes d'affaires, dont la fortune est estimée par Forbes à 300 millions de dollars. D'autant que ce "cher ami" du couple n'a pas assisté, toujours selon ProPublica, à la cérémonie qui a eu lieu le 24 mai. Plusieurs convives se sont interrogés sur sa présence aux festivités qui ont eu lieu le lendemain.
D'après leurs témoignages, Umar Kremlev parlerait un anglais limité, et se serait peu mêlé aux autres invités (tous proches de la famille), se contentant de rester auprès d'un cercle de Russes. Le propre frère de Trump Jr, Éric Trump, a fait savoir par un porte-parole qu'il "n'a absolument aucune idée de qui est cette personne et n'a jamais entendu parler de lui."Un...
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15/09 - Mode et antisémitisme : les indignations sélectives d’une industrie progressiste
La rétrospective "John Galliano : Horizons" n’aura pas lieu. Initialement annoncée pour le printemps 2027, celle-ci a finalement été déprogrammée par le mythique Metropolitan Museum de New York. Mais alors que l’on aurait pu légitimement s'attendre à une adhésion collective, l’annonce fin août a aussitôt suscité l’indignation d’une partie du milieu de la mode, prompte, en ligne, à crier à la "cancel culture". Certes, pour un créateur, voir son travail mis à l’honneur par la prestigieuse institution, et inauguré lors de l’ultra-exclusif et surmédiatisé gala de bienfaisance du Met représente la consécration suprême. Mais refuser d’offrir cette vitrine royale n’a rien d’un bannissement.
En réalité, quinze ans après son licenciement de chez Dior pour avoir clamé, aviné, "J’aime Hitler", et lancé à des clients d’un bar parisien que leurs familles auraient dû toutes être gazées, Galliano n’a même jamais été durablement écarté de la planète mode. De 2014 à 2024, celle-ci a célébré son règne à la direction artistique de Maison Margiela, avant de saluer sa collaboration avec Zara. Rien ne lui a été retiré, sinon un énième hommage.
Or celui-ci, tout particulièrement, eut revêtu un caractère pour le moins exceptionnel. En effet, le département du musée qui devait accueillir la rétrospective, le Costume Institute, célèbre habituellement de grands mouvements esthétiques, presque jamais des destins individuels. De leur vivant, seuls deux créateurs ont reçu cet hommage : Yves Saint...
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15/09 - Chine, CIA, Iran... De l’opium au fentanyl, quand la géopolitique se shoote aux drogues
C'est la face cachée de la géopolitique. Alors que le narcotrafic est souvent appréhendé au niveau local, toute l’originalité de La drogue au pouvoir de Benjamin Sire (Editions du Cerf) est d’élargir la focale. Comme l'explique le journaliste, rédacteur en chef des Electrons libres, la drogue représente "à la fois une arme d’intoxication sociale, une monnaie d’échange diplomatique et un moyen de financer le terrorisme ou la guerre".
Au XIXe siècle, l'opium a servi aux puissances coloniales pour soumettre la Chine de la dynastie Qing. L’empire britannique met en place un commerce triangulaire : l’Inde fournit les champs de pavot, l’opium est vendu clandestinement en Chine, ce qui permet au Royaume-Uni de racheter du thé, une drogue bien moins dangereuse prisée par ses citoyens. L’opium provoque deux guerres conclues par les traités de Nankin (1842) et Tianjin (1858), ouvrant la Chine aux intérêts étrangers. A la fin du XIXe siècle, près de 10 % de la population chinoise souffre d'addiction. A l’arrivée au pouvoir de Mao en 1949, encore 20 millions de Chinois sont dépendants. Le régime saura s’en souvenir...
La France coloniale fait également de l’opium un pilier de l’Indochine, avec un véritable monopole d’Etat. S’installe un "apartheid pharmacologique" : les fumeries se multiplient à Hanoï ou Hué, tandis que la France interdit le produit, bien consciente de ses ravages en matière de santé publique. En 1912, la Convention internationale de l’opium encadre l’opium, la...
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15/09 - Guerre en Ukraine : l’Otan abat un drone au-dessus de la Lituanie
C'est un nouvel incident, qui montre une fois de plus à quel point la guerre en Ukraine déborde dans l'espace aérien des pays de la région. Un avion de chasse italien de l'Otan a abattu un drone au-dessus de la Lituanie dans la nuit du lundi 14 au mardi 15 septembre, peu après minuit.
Un porte-parole du centre lituanien de gestion de crise a déclaré que le drone arrivait vraisemblablement de Biélorussie et a été abattu près du village de Pratkunai, dans le sud de la Lituanie, à proximité de la deuxième plus importante ville du pays, Kaunas. Il a ajouté que l'origine de l'appareil n'avait pas pu être déterminée dans l'immédiat. L'armée lituanienne a diffusé une vidéo du lieu du crash, montrant des débris éparpillés dans l'herbe. Certaines pièces semblaient être en bois, d'autres carbonisées.
Sur X, le président lituanien Gitanas Nauseda a directement fait le lien avec le conflit en Ukraine : "Alors que la Russie intensifie son agression contre l'Ukraine, une telle préparation est vitale pour notre région. Avec nos alliés de l'Otan, la Lituanie défendra son espace aérien", a-t-il écrit. "L’Otan reste vigilante, engagée et prête", a aussi souligné le ministre lituanien des Affaires étrangères Kestutis Budrys.Opérations aériennes préventives en Pologne
Plus tôt dans la soirée, une alerte au drone avait été émise pour la capitale lituanienne Vilnius et ses environs. Dans le cadre d'une mission de défense aérienne de la région, des avions de chasse de l'Otan patrouillent...
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15/09 - "Désormais, la justice ne tuera plus" : en 1981, les députés français envoyaient la guillotine au musée
Cet article a été publié pour la première fois dans L'Express du 11 septembre 1981.
Le couperet de la guillotine ne tombera plus. Les cours des prisons ne deviendront plus, à l'aube, des théâtres de mort. Les Jurés des assises n'enverront plus de criminels à l'échafaud. En France, désormais, la justice ne tuera plus.
Le projet de loi, déposé par le ministre de la Justice, Robert Badinter, approuvé le 26 août dernier par le Conseil des ministres, tient en deux phrases : "La peine de mort est abolie" ; "Elle sera remplacée par la réclusion criminelle à perpétuité". Les députés se prononceront sur ce texte les 17 et 18 septembre.
Ces phrases lapidaires mettent un terme à deux siècles de débats philosophiques et moraux entre partisans et adversaires de la peine capitale. Pour la première fois en France, un président de la République fait triompher sa conviction personnelle, contre une opinion encore en majorité hostile à l'abolition. Avant les élections, François Mitterrand déclare à la télévision : "Dans ma conscience, je suis contre la peine de mort." Quatre jours après son installation à l'Elysée, il gracie Philippe Maurice, 24 ans, condamné pour le meurtre d'un policier, et dont le pourvoi en cassation vient d'être rejeté.
Nul doute, les députés de la majorité, dans le sillage du Président, voteront massivement cette loi. Ceux de l'opposition, en revanche, seront plus divisés. Certains se prononcent pour le maintien de la peine "dans les cas de crimes...
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15/09 - Ursula von der Leyen, un discours sur la grande désunion européenne
Chaque année à la mi-septembre, Ursula von der Leyen, comme ses prédécesseurs depuis 2010, prononce un discours sur l’état de l’Union devant le Parlement européen. L’occasion est belle pour la présidente de la Commission de s’afficher seule à la barre aux yeux des 450 millions de citoyens des Etats membres. Cette année, il s’agit de confirmer le cap mis sur l’indépendance de l’Europe dans un monde de brutes. Le dessein est louable, qui vise à faire de l’UE une puissance géopolitique capable de protéger ses peuples des intentions malveillantes d’Etats hostiles. Hélas, l’ambition s’éloigne de plus en plus de la réalité. L’été qui s’achève a témoigné à profusion des difficultés de l’Union à s’unir pour imposer ses intérêts dans le monde.
Ainsi du réarmement européen qui devrait, à l’heure des menaces du Kremlin contre l’Europe, être la priorité des priorités. Les Etats membres ont alloué au total 454 milliards d’euros à leur défense cette année, un bond de 75 % par rapport à 2022. C’est méritoire. Mais le chacun pour soi national, le mépris de toute planification commune, l’absence d’intégration des industries de défense, aboutissent d'un côté à une multiplication des doublons et de l'autre à la persistance de lacunes capacitaires, avertit la Cour des comptes de l’UE dans un rapport. Cela équivaut, à l’heure des difficultés budgétaires, à jeter une partie de l’argent par les fenêtres et à ruiner l’efficacité de l’effort financier consenti. Il y a urgence, pourtant, car la...
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15/09 - Bill Gates : "Je mets ma réputation en jeu, ne vous fiez pas aux limites actuelles de l’IA"
Une déflagration internationale. L'alerte lancée à la fin du mois d'août par Bill Gates face aux risques liés à la montée en puissance de l'intelligence artificielle a été largement reprise par les médias du monde entier. Le cofondateur du géant de l'informatique Microsoft, jusqu'ici grand technophile, y appelle à se préparer à cette révolution, avant qu'il ne soit trop tard. Mais le milliardaire y voit aussi une source d'espoir. A la tête de sa fondation, toujours aussi impliqué dans l'aide au développement, Bill Gates constate tous les jours à quel point l'IA peut déjà aujourd'hui, et encore davantage à l'avenir, bénéficier aux pays les plus pauvres. En exclusivité pour L'Express, alors que paraît la nouvelle édition de Goalkeepers, le rapport annuel de la Fondation Gates, il explique comment et à quelles conditions l'intelligence artificielle pourra changer la donne pour ces pays.
L'Express : Vous expliquez avoir toujours été optimiste face à l’innovation. Pour la première fois pourtant, l'IA vous inquiète. Pourquoi cette transition technologique sera-t-elle l'une des périodes les plus tumultueuses de l'histoire de l'humanité ? Sous-estimons-nous les effets de l’IA ?
Bill Gates : Beaucoup de gens se laissent bercer par l’idée qu’il ne serait pas nécessaire de prendre des mesures particulières vis-à-vis de l'IA, car ils voient que les technologies passées ont toutes été plutôt bénéfiques. Ils ont raison. Chaque technologie inventée par l’humanité a amélioré notre...
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15/09 - Non, Marine Le Pen n’est pas Giorgia Meloni : il suffit de regarder leurs programmes économiques
Un certain nombre de personnes "raisonnables" autour de moi s’apprêtent à voter Marine Le Pen au prétexte que "ça ne peut pas être pire qu’aujourd’hui" ou que "Le Pen, c’est Meloni", c’est-à-dire que la candidate du RN serait, sur les sujets économiques, plus réaliste qu’elle ne le laisse paraître. Je passe vite sur le premier argument qui est aisément réfutable. Car, s’il est sans aucun doute possible de faire beaucoup mieux que ces dix dernières années, notamment en reprenant le contrôle de nos finances publiques ou de notre école, il est tout aussi certain qu’on peut faire bien pire.
Seul un biais de négativité très ancré en France peut expliquer ce sentiment répandu que la politique menée par Emmanuel Macron a été tellement nulle qu’elle ne trouve guère de précédent depuis la débâcle d’Azincourt. Ceux qui arriveront au pouvoir dans sept mois pourront le vérifier : ils feront face à d’immenses difficultés et deviendront fortement impopulaires dès la rentrée 2027, ce qui fera dire aux observateurs "qu’on n’a jamais vu ça". Classique.Cynique, la candidate du RN ?
Le deuxième argument, comparant Marine Le Pen à la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni est plus subtil, mais tout aussi réfutable. Premièrement, il considère que les promesses sont systématiquement oubliées une fois le pouvoir acquis. C’est historiquement faux. François Mitterrand, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont, dès le début de leur mandat, décliné l’essentiel de leur programme électoral en...
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14/09 - Matière noire, la fin du mystère ? "Si le signal s’avère juste, il s’agit d’une découverte révolutionnaire"
Les scientifiques sont d'accord sur un point : plus de 80 % de la matière de l'univers est composée d'une substance que nous ne connaissons pas encore. La détecter représenterait un progrès considérable. Une révolution aussi importante que la découverte de la théorie de la relativité ou de la mécanique quantique. Rechercher la matière noire revient à chercher une aiguille dans une immense forêt sombre dans laquelle on avance à tâtons. Il s'agit là de percer l'un des plus grands mystères de l'univers. Le 1er septembre, l'expérience "Lux-Zeplin" (LZ), installée dans une mine du Dakota du Sud, a rapporté un signal statistique de 2,6 sigma — insuffisant pour parler de découverte, mais suffisamment intrigant pour relancer l'espoir car il ne correspond au profil d'aucune autre particule connue. La preuve qu'on attendait tant ?
Professeure à l'université du Michigan, Katherine Freese est l'une des figures les plus reconnues de la cosmologie théorique. Elle a participé, il y a quarante ans, aux tout premiers calculs ayant conduit à la construction des détecteurs souterrains de matière noire. Avec l'un de ses doctorants, elle a proposé quelques heures à peine après cette annonce spectaculaire une explication : et si ce signal était la trace d'un "higgsino", partenaire supersymétrique du boson de Higgs ? Une hyptohèse vertigineuse car cela prouverait que la supersymétrie existe bel et bien. Par ailleurs, si cette découverte se confirmait par l'observation d'autres événements...
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14/09 - Jacques Attali : "Les Français attendent un de Gaulle moderne"
Comment devient-on Wolfgang Amadeus Mozart, le général de Gaulle, Serena Williams, Max Verstappen, ou encore Elon Musk ? Si vous posez la question à Jacques Attali, il vous répondra sans doute, aucun : "La niaque !" Ce substantif, hérité du gascon, fascine l'écrivain, qui lui prête un florilège de pouvoirs, parmi lesquels celui de conjurer l'honni déterminisme. Mais cette niaque est-elle une affaire de loterie génétique ou socio-économique, ou chacun peut-il apprendre à la développer ? L'ancien conseiller de François Mitterrand penche nettement pour la seconde hypothèse, et se désole de voir son pays s'en être, ces dernières années, progressivement vidé. Ainsi a-t-il accouché d'un essai qui se parcourt avec une facilité réjouissante, La Niaque (Flammarion, 2026), dans lequel il livre ses conseils pour la faire éclore et la cultiver ; le fruit d’une réflexion façonnée tout au long de sa vie, au contact de ceux qui l’ont formé ou inspiré, de ses professeurs de collège au Sphinx de la République. Entretien.
L’Express : À l’instar de Bonaparte, vous présentez la niaque comme plus déterminante dans la réussite que l’intelligence. Comment la définissez-vous ?
Jacques Attali : La niaque, c’est une énergie mentale, une volonté, une ténacité intérieure qui pousse à ne jamais accepter un "non" pour toute réponse et à toujours chercher à progresser. Toutes les civilisations ont tenté de nommer cette force. Les Japonais disposent ainsi de plus de dix mots pour la désigner.
Son...
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14/09 - Patrick Stefanini, spécialiste de l’immigration : "Le prochain président sera rattrapé par le réel"
Il a été, il y a plus de vingt ans, à la tête du comité interministériel de contrôle de l'immigration. En 2024, il est nommé représentant spécial sur l’immigration du ministre de l’Intérieur. Son livre, Immigration, ces réalités qu'on vous cache (éditions Robert Laffont), vendu à près de 15 000 exemplaires, avait marqué les esprits. A l'aube de la campagne présidentielle, Patrick Stefanini avertit les candidats : les slogans ne suffiront pas.
L'Express : Qu’est-ce qui a changé pendant ces deux dernières décennies dans le rapport entre immigration et politique ?
Patrick Stefanini : J’ai même été à la fin des années 1980 sous-directeur des étrangers et de la circulation transfrontière au ministère de l’Intérieur ! J’ai donc quarante ans d’expérience sur le sujet. Il a longtemps été anecdotique. Cependant Charles Pasqua, entre 1986 et 1988, bouscule déjà les codes quand il retire aux juges le pouvoir exclusif de frapper un clandestin d’une mesure d’éloignement du territoire pour le partager avec les préfets. Aucun gouvernement n’est revenu sur ce point : tous, qu’ils soient de droite ou de gauche, ont donné la priorité au traitement administratif de l’immigration irrégulière. Il y a donc des permanences mais la différence majeure, c’est que nous sommes passés d’un sujet anecdotique – avec quelques événements médiatiques comme l’expulsion des 101 Maliens en situation irrégulière par charter en 1986 – à un sujet omniprésent. Autrefois les hommes politiques faisaient un numéro...
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14/09 - Iran : comment les radicaux du régime ont fait dérailler l’accord avec les Etats-Unis
L’accord de paix conclu en juillet entre l’Iran et les Etats-Unis devait permettre de mettre fin à la guerre et d’alléger la pression économique qui pèse sur Téhéran. Il n’aura duré que quelques semaines. Et ce en raison, rapporte le New York Times (NYT) dans une enquête, d’une frange particulièrement radicale du régime iranien, qui a pesé de tout son poids pour saboter les négociations. Si le président Massoud Pezeshkian et d’autres responsables pragmatiques défendaient la voie diplomatique, au sein du régime, une faction radicale s’est dressée vent debout contre ce qu’elle considérait être de trop grandes concessions accordées à Washington.
Jusqu’à parvenir à faire dérailler l’accord début juillet lorsque, alors que Massoud Pezeshkian se trouvait en Irak pour les funérailles de l’ancien guide suprême Ali Khamenei, les forces iraniennes ont attaqué trois navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, incendiant un méthanier qatari et endommageant deux autres bâtiments.L’attaque qui a échappé au pouvoir iranien
Contrairement à son habitude, le quartier général des Gardiens de la révolution n’avait d’ailleurs pas revendiqué l’attaque du 7 juillet. Selon cinq responsables iraniens et deux membres des Gardiens de la révolution cités par le New York Times, Massoud Pezeshkian, informé de l’attaque, avait appelé dans la foulée le chef des Pasdaran Ahmad Vahidi, pour dénoncer cette action qu’il jugeait irresponsable. Ce dernier lui aurait alors assuré n’avoir pas autorisé ni eu...
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14/09 - Ukraine : accusé de corruption, le procureur général riposte avant de quitter précipitamment le pays
Les scandales de corruption et les luttes internes continuent de secouer l'entourage de Volodymyr Zelensky en pleine guerre contre la Russie. Le président ukrainien a appelé, ce lundi 14 septembre, les parlementaires de son pays à soutenir sa décision de limoger le procureur général d'Ukraine, Ruslan Kravchenko, le dernier haut responsable de son administration à être impliqué dans un conflit avec les agences anticorruption.
Le jeune procureur général de 36 ans a démissionné la semaine dernière après qu'une enquête pour corruption a été ouverte contre son bureau. Il n'a été ni inculpé ni mis en cause, mais les autorités accusent un de ses adjoints d'être à la tête d'un vaste réseau de fraude.Les agences anticorruption accusées de corruption
Acculé politiquement par Volodymyr Zelensky, Ruslan Kravchenko a décidé de riposter, déclarant ce lundi avoir signé une "notice de suspicion" contre le chef du Bureau national anticorruption (NABU), l'un des organismes enquêtant sur son bureau. D'après lui, le chef de cette agence, Semen Kryvonos, a falsifié des documents officiels pour obtenir "un avantage illégal à une échelle exceptionnellement importante" et a réalisé une "fausse procédure d’adoption" afin d'"échapper à toute responsabilité légale devant les tribunaux".
Le NABU et le SAPO, l'autre agence anticorruption impliquée dans l'enquête qui a conduit à la démission du procureur général, ont répondu que la déclaration de Ruslan Kravchenko constituait une escalade dans les...
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14/09 - Hausse du prix du diesel : Donald Trump rejette la faute sur l’Ukraine
"Volodymyr Zelensky n'a qu'une chose à faire. Il doit arrêter de frapper le diesel en Russie" a réclamé Donald Trump en marge de l'Irish Open de Dublin, dimanche 13 septembre. Selon le président américain, l'Ukraine doit donc cesser les frappes qu'elle mène contre les raffineries et infrastructures pétrolières russes, en représailles à l'invasion de son territoire par Moscou, car ces attaques contribuent à perturber l'approvisionnement en carburant, et "nuisent au monde entier". Assurant que le président ukrainien et Vladimir Poutine avaient été contactés à ce sujet, le locataire de la Maison-Blanche a estimé par ailleurs que Kiev disposait de "nombreuses autres cibles".
Cette réclamation américaine intervient alors que le prix moyen du diesel aux Etats-Unis a dépassé pour la première fois les 6 dollars le gallon (un gallon équivaut à 3,78 litres). Soit environ 1,38 euro le litre. Une somme qui peut paraître dérisoire comparée aux 2,30 euros le litre actuellement observés en France, mais bien supérieure aux 3,50 dollars le gallon (soit environ 78 centimes le litre) observés aux Etats-Unis avant la guerre en Iran, déclenchée le 28 février par les Etats-Unis et Israël. Car selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), le principal choc sur l'approvisionnement mondial provient bien de la quasi-fermeture, depuis l'hiver dernier, du détroit d'Ormuz, par lequel transitait auparavant environ 20 % du pétrole mondial.
Depuis, les exportations russes ont contribué à amortir le...
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14/09 - Le Canada de Mark Carney, une boussole pour l’Europe face aux grandes puissances
Je rentre du Canada – dont je suis aussi citoyenne – avec l’impression d’avoir assisté à une petite révolution patriotique. Depuis deux ans, les drapeaux canadiens fleurissent devant les maisons, sur les voitures, aux fenêtres. Autrefois, beaucoup de Canadiens auraient trouvé cela trop démonstratif, trop patriotique, bref, trop américain.
C’est donc l’un des paradoxes de l’époque : pour résister aux Etats-Unis de Donald Trump, les Canadiens se mettent à leur ressembler un peu. Dans les cafés, même l’"americano" – lavasse dont je raffole – a presque systématiquement été barré du menu et rebaptisé "canadiano". Partout des autocollants "elbows up !" exhortent les Canadiens à ‘relever les coudes’ – comme au hockey pour se débarrasser de son adversaire.
Il faut dire que vis-à-vis du Canada, Trump se déchaîne : depuis son retour, menaces tarifaires, provocations sur la souveraineté canadienne et négociations commerciales chaotiques se succèdent. Et ceci dans un rapport de force totalement asymétrique : en 2025, 71,7 % des exportations canadiennes de marchandises allaient encore vers les Etats-Unis, et 58,8 % de ses importations en venaient. Pour Ottawa, tenir tête à Washington n’est donc pas un geste purement symbolique : c’est accepter un réel risque économique.
C’est ce qui a donné une telle force au discours de Mark Carney à Davos, en janvier. Quelques mois après son élection, le monde découvrait qu’un ancien banquier central pouvait parler de géopolitique avec finesse....
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14/09 - Cette jeunesse éduquée à se croire fragile, par Julia de Funès
Il est devenu presque impossible de parler de la jeune génération sans commencer par l’inventaire de ses malheurs. Elle serait désorientée, privée de repères, écrasée par le climat, les réseaux sociaux, la géopolitique, les crises économiques, l’avenir. Au point qu’on finit presque par comprendre qu’elle ne veuille plus faire d’enfants, tant l’avenir lui est présenté comme une suite de menaces plutôt que de possibles. Le diagnostic n’est pas faux. Beaucoup peinent à se projeter, à croire que l’effort paiera, à imaginer une trajectoire stable. Mais aucune génération n’a reçu un monde simple ! Les nouvelles générations sont-elles réellement plus à plaindre que d’autres ? Certaines ont traversé la guerre, la déportation, l’occupation ; d’autres le chômage de masse, le sida… L’histoire n’a jamais promis à quelque génération que ce soit un avenir tranquille.
Alors qu’est-ce qui a changé ? La dureté objective du monde ou la manière dont nous, adultes, apprenons aux plus jeunes à le regarder ? Il est frappant de voir que nous leur présentons désormais comme des menaces ce qui relevait autrefois des contingences ordinaires de l’existence. A commencer par l’incertitude. A nous entendre, l’incertitude n’aurait jamais été aussi grande qu’aujourd’hui. Mais quelle génération y a échappé ? Il n’y a rien de plus constant, donc de plus certain, que l’incertitude elle-même ! Ce qui change, ce n’est donc pas sa présence, mais son statut : de condition ordinaire de l’existence, elle...
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14/09 - IA : le tabou de la restructuration qui handicape l’Europe
"Nothing... Rien... Nada..." La réponse du secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a fait se gausser les étudiants texans qui l’interrogeaient sur ce que l’Europe est capable de créer en matière d'intelligence artificielle. D’un pays allié, on attend plus de retenue en public. Mais Scott Bessent n’a, hélas, pas tort sur le fond. Le fossé technologique qui s’est creusé ces dernières années entre les Etats-Unis, mais aussi la Chine, et le Vieux Continent est devenu béant à l’heure de l’IA générative. Alors qu'en vingt ans, le poids des investissements américains et chinois dans la R&D tech s'est envolé de 62 % pour le premier et 15 % pour le second, celui de l’Europe a chuté à 8 %.
Comment expliquer que la Chine, qui n’a pas accès aux puces Nvidia les plus avancées, talonne à présent les Américains, quand les Européens, qui en jouissent, n'ont pas d'IA "frontière" ? Un élément clé, bien connu des économistes, est trop souvent éludé par les politiques : le coût de l’erreur en Europe. Le cadre qui protège les salariés de restructurations brutales est inadapté à des secteurs hautement technologiques, où le cap évolue vite, pointe la dernière note d’Olivier Redoulès et Mathilde Ferrer pour Rexecode intitulée "IA et souveraineté : le risque de déclassement économique".
Mark Zuckerberg, qui se fourvoyait dans le métavers, a pu promptement corriger son erreur : il a licencié quelque 20 000 salariés en 2023 avant de réembaucher à tour de bras dans l'IA. Un virage à 180...
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14/09 - IA : Donald Trump à contre-courant des patrons du secteur
Donald Trump a rejeté, dimanche 13 septembre, les appels des plus grands dirigeants de l'intelligence artificielle à ralentir le développement des modèles d'IA. "Celui qui gagne l'IA, gagne", a martelé le milliardaire américain aux journalistes en marge de l'Irish Open à Dublin, affirmant que les Etats-Unis devaient absolument conserver leur avance sur la Chine dans ce secteur. Tous ceux qui alertent sur les risques de cette technologie sont des "forces très négatives", a-t-il tancé, ajoutant que les scénarios noirs évoqués ces derniers jours "n'arriveront pas".
Une fin de non-recevoir à une série de prises de position particulièrement inattendues au sein de l'industrie. Samedi, Dario Amodei, le patron d'Anthropic, a publié un texte proposant de ralentir le rythme auquel les entreprises améliorent les capacités de leurs modèles d'IA. Il y défend notamment un dispositif permettant à des évaluateurs indépendants de contrôler les mesures de sécurité des entreprises, ainsi qu'une coordination entre les acteurs du secteur et entre les pays. Sa proposition a rapidement reçu le soutien de Sam Altman, patron d'OpenAI, et même d'Elon Musk, fondateur de xAI."10% de chances d'extinctions" pour l'humanité ?
L'inquiétude grandit au sein du secteur, notamment après la démission début septembre d'un chercheur d'Anthropic, Jacob Coxon, qui a dénoncé dans un post sur X la manière dont les entreprises développent leurs modèles et a appelé à une coordination internationale face à ce qu'il...
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14/09 - "La vie brute" de Joy Sorman : un regard incisif sur l’altérité
Elle porte un pull Mickey rose à paillettes, elle a les ongles rongés, des yeux bleu délavés. Irène Gérard, née en 1958 à Eupen, en Belgique, vit avec une déficience mentale modérée. Elle est quasi mutique, ne théorise rien, ne prétend pas être une artiste. Elle peint. Depuis qu’elle a rejoint, en 2007, la "S" Grand Atelier, à Vielsalm, elle reproduit des images d'ouvrages ou de magazines : une madone de Botticelli, Tintin et Milou, un portrait de Vélasquez. Elle pense copier, créant pourtant des visages étranges, déformés, profondément singuliers.
C’est cette femme que Joy Sorman entreprend de rencontrer. Pendant un an, elle l’observe, se heurte à l’impossibilité de faire entrer leur relation dans les formes habituelles du dialogue. Comment approcher quelqu’un qui ne raconte pas sa vie ? Comment parler d’une œuvre quand celle qui la produit ne cherche ni à l’interpréter, ni même à lui donner un nom ? L’auteure avance ainsi par touches, attentive aux gestes, aux silences, aux tableaux. Et, à mesure qu’elle cherche Irène, c’est elle-même qu’elle retrouve : l’enfant que le kitsch fascine, la femme attirée par les marges, mais aussi notre besoin très contemporain de classer, d’expliquer, de légitimer. L’art brut, né hors des institutions et des écoles, devient alors plus qu’un sujet : un révélateur.
Avec ce récit sobre et incisif, Joy Sorman signe un livre sur l’altérité qui refuse les bons sentiments. En approchant Irène, c’est finalement notre propre manière de regarder...
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14/09 - Foire aux vins : quels cépages pour le bourgogne du futur ?
Depuis près de vingt ans la consommation de vin des Français ne cesse de baisser (- 28 %) pour atteindre environ 35 litres par an et par personne. Les habitudes changent peu à peu : essor du marché de la bière, apparition des boissons sans alcool, succès croissant de la mixologie, etc. Et surtout, un véritable changement générationnel s’opère avec des 25-34 ans bien moins attachés aux codes traditionnels de l’œnologie.
Dans ce contexte, le rendez-vous automnal des foires aux vins devient incontournable pour l’ensemble de la filière : hypermarchés, supermarchés, cavistes traditionnels, producteurs et acteurs de l’e-commerce. Tous se mettent au diapason des opérations de rentrée avec des stratégies différentes. Cette concurrence se fait au bénéfice des consommateurs qui voient les offres se multiplier partout en France et sur tous les supports. Une occasion en or pour se constituer une cave à moindres coûts. L’Express vous aide à vous y retrouver dans cette jungle des étiquettes (ci-dessous).
Lorsqu'en 2016, la rumeur de la possible disparition du conservatoire de la vigne de Vassal parvient aux oreilles de Jean-Claude Rateau, l’idée de poursuivre cette expérience en Côte-d’Or commence à cheminer dans la tête du vigneron bourguignon. Ne pouvant se résoudre à voir disparaître la plus grande collection de cépages au monde (près de 4 000 variétés provenant de 50 pays), il alerte ses amis du Groupement d’étude et de suivi des terroirs (Gest). Un collectif de vignerons qui...
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14/09 - Polémique Haddad-Panot : LFI ne dénonce que les antisémites morts
Qu’on se le tienne pour dit, chez La France insoumise, on sait où trouver les antisémites : au cimetière. Mathilde Panot, présidente du groupe à l’Assemblée nationale, nous l’a rappelé le 10 septembre. En réaction aux propos tenus par Benjamin Haddad, ministre de l’Europe qui, au micro de Sud Radio, reprochait à LFI "d’installer un climat antijuif", la députée s’est aussitôt fendue d’un tweet lui reprochant d’avoir fait l’"éloge" de l’écrivain Paul Morand ; tout à la fois fervent antisémite rallié au régime de Vichy, et figure de la littérature de l’entre-deux-guerres. Quelques jours plus tôt, sur X, Benjamin Haddad, issu d’une famille juive séfarade tunisienne, avait qualifié Morand de "plus grand chroniqueur des années folles", citant deux recueils de nouvelles datant de 1922 et 1923.
La France insoumise est décidément incollable sur l’Histoire de la haine des juifs. Quand, à l’approche du centenaire de l’armistice de 1918, Emmanuel Macron avait qualifié Philippe Pétain de "grand soldat" de la Première Guerre mondiale, Jean-Luc Mélenchon s’était empressé de convoquer le funeste CV du chef du gouvernement de Vichy car, avait-il dit alors, l’Histoire de France n’est pas un "jouet". Episode que Mathilde Panot ne manqua pas de rappeler quatre ans plus tard, lors des commémorations de la rafle du Vel d’Hiv. L’Express se souvient aussi de la saillie du chef des insoumis lors de la publication d’un entretien, dans nos colonnes, dans lequel Emmanuel Macron jugeait "absurde" de...
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14/09 - "Le boom de l’IA a changé la donne" : ces pénuries qui guettent l’Europe et les Etats-Unis
Certaines pénuries laissent le temps de s'organiser. D’autres prennent le monde de court. Depuis maintenant plusieurs années, les pays occidentaux se préparent à des ruptures d’approvisionnement en puces électroniques, en terres rares, en cuivre… Mais aucun n’avait prévu de manquer subitement de turbines à gaz. Avant la guerre en Ukraine, ces équipements compacts qui produisent de l’électricité semblaient même voués à disparaître, remplacés par des technologies plus vertes. Aujourd’hui, le monde se les arrache.
"Désormais, il faut attendre jusqu'à cinq ans pour recevoir un modèle de forte puissance commandé aujourd'hui. C'est le délai le plus long observé depuis un quart de siècle", observe Felipe Germini, dirigeant de Germini Energy, un courtier spécialisé sur les produits pétroliers. "Le boom de l'intelligence artificielle et l'essor des énergies renouvelables ont changé la donne pour ces équipements, constate Damien Ernst, professeur d'électromécanique à l'université de Liège. Plus un réseau électrique intègre d'éolien et de solaire, plus il a besoin de moyens de production capables de prendre le relais lors des périodes sans vent ni soleil, ce que les Allemands appellent la 'Dunkelflaute'. Ce rôle de secours revient aux grandes turbines".
En parallèle, l’IA alimente la pénurie en cherchant désespérément des sources d’énergie pour assurer son développement. "Les centres de données consomment de l'électricité en continu, jour et nuit. Et leurs opérateurs veulent une...
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14/09 - Législatives en Suède : la gauche et le bloc de droite au coude-à-coude
Les élections législatives en Suède ce dimanche 13 septembre ont donné lieu à un coude-à-coude entre la coalition de droite au pouvoir et l'opposition de centre-gauche, laquelle dispose selon des résultats partiels d'une légère avance qui lui permettrait de stopper le virage conservateur du pays, à la tradition libérale.
D'après l'autorité électorale, après dépouillement des suffrages dans 6 195 des 6 312 districts électoraux, le bloc de centre-gauche, dirigé par la cheffe de file des sociaux-démocrates Magdalena Andersson, est donné victorieux de 176 sièges sur les 349 que compte le Parlement suédois ("Riksdag"). La coalition de droite du Premier ministre sortant Ulf Kristersson est créditée de 173 sièges, montrent les résultats partiels.
"Si ce résultat se confirme, la Suède aura un nouveau gouvernement", a déclaré Magdalena Andersson, qui a occupé le poste de Première ministre de novembre 2021 à octobre 2022, à ses partisans après la publication des résultats préliminaires dimanche soir.
Aucun camp politique n'a toutefois revendiqué la victoire, ni reconnu sa défaite, pour le moment. Etant donné l'écart infime dans les suffrages, les résultats définitifs ne devraient pas être connus avant mercredi, une fois pris en compte les bulletins des électeurs vivant à l'étranger.L'extrême droite pourrait entrer au gouvernement
Si la victoire du centre-gauche se confirme, la formation d'un gouvernement pourrait prendre un certain temps. Magdalena Andersson, qui a promis aux...
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14/09 - IA : peut-on se sentir auteur de ce que l’on ne fait plus seul ?
À mesure que l’IA efface la page blanche, elle gomme aussi les repères. Pour une génération entrée sur le marché du travail avec ces outils, la production devient souvent co-production, au risque de fragiliser le sentiment d’être vraiment compétent ou légitime. Entre le gain d’efficacité et l’impression de dépossession, c’est toute la construction de l’identité professionnelle qui vacille. Reste une question : peut-on se sentir auteur de ce que l’on ne fait plus seul ?
Dans l’étude "La Fabrique du Manager", réalisée conjointement par JobTeaser et l’Edhec, 50 % des Gen Z utilisent des outils d’IA dans leur travail, versus 40 % pour la Gen Y et 28 % pour la Gen X. Cette dépendance se reflète aussi dans leur rapport à la production intellectuelle : 47 % des moins de 35 ans (contre 26 % de l'ensemble des salariés) reconnaissent présenter des contenus largement générés par des agents d'IA.
Cette collaboration n'est pas dénuée de conséquences. 41 % des jeunes actifs disent avoir déjà ressenti de la gêne ou de la honte en étant félicité pour un travail réalisé par l'IA, contre 22 % pour l'ensemble des salariés. Par ailleurs, près d'un quart des collaborateurs (23 %) déclare ne plus toujours savoir si une idée leur appartient réellement ou si elle a été suggérée par l'IA.Une forme de culpabilité
Derrière ces chiffres, une question presque philosophique : peut-on se sentir auteur de ce que l’on n’a pas produit de bout en bout ? Pendant longtemps, nos sociétés occidentales ont...
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14/09 - Présidentielle 2027 : Edouard Philippe, prédateur en douceur de Bruno Retailleau
Jamais un mot plus haut que l’autre. Edouard Philippe parle toujours avec prudence de Bruno Retailleau. Le maire du Havre a de l’"estime" pour l’ancien ministre de l’Intérieur et ne manque pas une occasion de rappeler qu’il est "possible" de travailler avec lui. Il apprécie aussi les "doutes" qui travaillent le Vendéen. "Il ne fait pas partie de cette catégorie de gens qui pensent que le doigt de Dieu les a touchés pour qu'ils deviennent président, glissait-il en petit comité cet hiver. Je ne crois pas du tout que ce soit rédhibitoire et c’est même assez sympathique."
Cet éloge de la rationalité serait-il intéressé ? Édouard Philippe aimerait bien entretenir les "doutes" du candidat Les Républicains (LR) à l’élection présidentielle. Ce doute qu’il serait doux de transformer en résignation. Le leader de Horizons se pose en héraut d’un rassemblement "de la droite et du centre" en vue de 2027. Pour unir, il faut d’abord éliminer. Édouard Philippe cherche à asphyxier la candidature de Bruno Retailleau, dont il espère obtenir le ralliement. Mais avec la manière douce, tout aussi dangereuse pour le Vendéen.Insister sur les convergences
Avant l’été, le maire du Havre livre sa doctrine à une élue LR : "Je fais attention à ne pas le cibler." Il se réjouit alors de constater que la réciproque est vraie. Après tout, les deux hommes n’ont jamais été friands d’attaques personnelles. Édouard Philippe essaie d’abord de le priver d’espace politique. Le 8 septembre, le Havrais évoque sur...
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14/09 - "Nous avons brisé le tabou" : les financiers parisiens se jettent dans le grand bain du réarmement de la France
Jamais autant d’acteurs de la finance ne s’étaient si ouvertement pressés à un salon français de l’armement. Entre les blindés dernier cri, les missiles de croisière et les drones kamikazes, la dernière édition d’Eurosatory, organisée au mois de juin à Villepinte, au nord de Paris, a vu affluer en nombre banquiers et investisseurs. La Fédération bancaire française, qui représente l’ensemble des banques installées en France, y a rencontré des industriels pour la première fois. Au même titre que Weinberg Capital Partners, fondé par l'ancien patron de Sanofi, Serge Weinberg, et Tikehau Capital, deux acteurs majeurs du capital-investissement implantés dans le 8e arrondissement de Paris et qui ont compté parmi les premiers à miser sur la défense.
Depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, les financiers se jettent dans le grand bain du réarmement. Weinberg, qui gère à lui seul environ 1,8 milliard d’euros d’actifs, a ouvert la voie en 2023 en mettant sur pied un fonds dédié aux PME et ETI. "Nous avons brisé le tabou du financement de la défense et contribué à défricher le terrain", explique-t-on au sein de la société de gestion - qui revendique le fait de compter dans ses rangs des ingénieurs experts des enjeux industriels, pour épauler les profils de financiers plus classiques. Le fonds, baptisé WCP Eiréné, est parvenu à décrocher 275 millions d’euros auprès de banques, assureurs, family offices et institutionnels publics. Un second fonds, de taille plus modeste et...
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13/09 - Marine Le Pen - Jordan Bardella : à Hénin-Beaumont, ambiance glaciale et rentrée "sociale"
"Oh, you touched my tralala… Hm I ding ding dong". La voix grasse de Günther résonne dans la salle de l’Abbaye d’Hénin-Beaumont, où Marine Le Pen a choisi de faire sa rentrée, dimanche 13 septembre. Il est 14h30 et une nuée de militants se balance en se pressant vers l’estrade où la candidate du Rassemblement national prendra la parole. Une foule se forme, hétéroclite. Des jeunes Parisiens du RNJ, venus en train et en costumes depuis la capitale, glissent entre les retraités nordistes, les cadres quadragénaires et les familles héninoises qui tentent de caler leurs poussettes dans un coin de la salle surchauffée. Les élus, eux, se ruent pour atteindre la scène, ce lieu sûr parce qu’inaccessible aux journalistes. Caroline Parmentier, députée du Pas-de-Calais et proche de Marine Le Pen, n’a pas couru assez vite. Et doit sortir les rames, en même temps que les éléments de langage. "Je vous assure, Marine et Jordan s’entendent parfaitement bien, et entre les deux, il n’y a pas l’ombre d’un papier à cigarette", promet-elle, tout sourire.
Car la rentrée de Marine Le Pen ne se fait pas sous les meilleurs auspices. Les deux dernières semaines ont vu se succéder cafouillages, polémiques, déballages de "off" dans la presse et divisions en tout genre. Depuis que la députée du Pas-de-Calais a repris la main, en choisissant de se porter candidate à l’Elysée malgré une condamnation par la Cour d’appel pour détournement de fonds publics (elle s’est pourvue en cassation), les relations...
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13/09 - Guerre en Ukraine : Donald Trump pourrait confier un rôle clé au patron de la CIA dans les négociations avec Vladimir Poutine
Une nouvelle étape dans les négociations entre les Etats-Unis et la Russie pourrait-elle s'ouvrir au sujet de la guerre en Ukraine ? Selon le Financial Times, Washington s'apprêterait à confier un rôle plus important à John Ratcliffe, le directeur de la CIA, dans les pourparlers avec Moscou.
Jusqu'ici, la tâche de négocier une issue au conflit auprès de Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky incombait à Steve Witkoff, l'envoyé spécial américain, et à Jared Kushner, le gendre du président Donald Trump. Mais "des responsables proches de Ratcliffe ont indiqué à leurs homologues européens qu'il jouerait un rôle plus important dans la diplomatie de navette entre la Russie et l'Ukraine", a indiqué le quotidien cette semaine.
L'administration américaine aurait envisagé ce remaniement après l'échec des négociations, fin février, avec Vladimir Poutine et alors que les efforts diplomatiques ont été interrompus par la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran.
Fin août, John Ratcliffe s'est ainsi rendu à Moscou "pour s'entretenir avec des hauts responsables du renseignement au sujet des guerres en Ukraine et en Iran, ainsi que sur les menaces 'hybrides' que la Russie fait peser sur l'Europe". Les services de renseignement ukrainiens ont également informé que cette visite indiquait que le patron de l'agence s'apprêtait à jouer un rôle plus important dans les efforts américains pour mettre fin à l'invasion russe.Un style plus "traditionnel"
Ce mercato est vu d'un bon oeil par les...
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13/09 - "Votre code postal conditionne votre guérison" : les écarts de qualité entre hôpitaux dénoncés par le Pr Alain Bernard
La formule va être rapidement galvaudée, alors profitons-en pendant qu'il en est encore temps : voici un livre que tous les candidats à la prochaine élection présidentielle (et leurs électeurs) devraient lire. Un livre indispensable pour comprendre les causes profondes des dysfonctionnements de notre système de soins – et les moyens de les réparer. Car, oui, des solutions existent. Certes, la conversation publique démarre pour l’instant plutôt sur d’autres sujets. Mais tous les sondages le rappellent : la santé reste la principale préoccupation des Français, au moins autant que l’immigration et la sécurité.
Avec Le scandale tranquille, comment la France soigne sans mesurer ses résultats*, le Pr Alain Bernard revient sur les angles morts de l'organisation des soins à la française : l'éparpillement des hôpitaux, et l'absence d'évaluation de la qualité des interventions médicales ou chirurgicales. Chirurgien thoracique et cardiovasculaire, ancien chef de pôle au centre hospitalo-universitaire de Dijon (Bourgogne) et expert pour diverses institutions (Haute Autorité de santé, ministère...), il le rappelle avec force : l'égalité devant la santé ne peut se limiter à un égal accès aux soins - déjà mis à mal par ailleurs. Il faut aussi que les interventions et les traitements délivrés soient de qualité, que les chances de guérison soient les mêmes partout, et pour tous.
Ce n'est à l'évidence pas le cas. Mais le grand mérite de l'ouvrage du Pr Alain Bernard est de montrer de...
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13/09 - "Elle ment comme elle respire" : Alice Weidel, la stratégie de la diabolisation de l’extrême droite allemande
La "princesse de glace". Alice Weidel sait qu’on la surnomme ainsi à cause de son caractère. Froide, cassante, autoritaire voire dominatrice, la cheffe de l’extrême droite allemande a l’amabilité d’une gardienne de prison. "Sa rhétorique est de plus en plus agressive mais elle plaît aux électeurs", constate Wolfgang Muno, politologue à l’Université de Rostock.
Ce n’est pas un hasard si cette "princesse de glace" est apparue, trois jours après le triomphe de son parti en Saxe-Anhalt, le 6 septembre, en veste et chemise blanches, dans l’enceinte du Bundestag (Assemblée fédérale). Enivrée par le succès, les yeux furibonds et le doigt levé comme une institutrice devant ses élèves, elle a savouré chacune de ses attaques contre sa proie principale : Friedrich Merz. Ses phrases étaient articulées avec une lenteur calculée pour mieux torturer un chancelier penaud sur le banc du gouvernement : "Monsieur Merz, les citoyens ne vous ont pas seulement sanctionné, ils ont pulvérisé votre parti ! La CDU ne gagnera plus jamais une élection !", a-t-elle crié, avant d’ajouter : "Les électeurs nous donneront les clés du pouvoir. Et nous les prendrons !" Puis elle s’est tournée vers les bancs du Parti social-démocrate (SPD), où quelques députés protestaient avec véhémence contre ses violentes attaques islamophobes. "Vous pouvez vous moquer. Mais vos électeurs, mesdames et messieurs du vieux Parti social-démocrate, sont désormais NOS électeurs !"
À 47 ans, la coprésidente de l’Alternative...
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13/09 - Guerre en Ukraine : en Russie, la peur d’une nouvelle mobilisation gagne la population
Voilà plus de trois ans qu'il n'y avait pas mis les pieds. Ce lundi 10 août, dans un rare déplacement, Vladimir Poutine s'est fendu d'un voyage en Bouriatie, l’une des régions les plus pauvres du pays, dans l’Extrême-Orient russe. Sous l'œil des caméras, le président affiche sa mine des bons jours. Soudain, un jeune garçon l'interpelle : "Puis-je m'adresser à vous en tant que commandant en chef suprême ? Mon rêve est de devenir pilote d’avion supersonique. Pourriez-vous m’aider à intégrer l’école militaire Souvorov d’Irkoutsk ?" "On va s’en occuper", lui glisse Poutine, l’air entendu. Pour alimenter sa guerre contre Kiev, le chef du Kremlin a toujours plus besoin de soldats. Les Bouriates, envoyés en masse en première ligne, en sont les premières victimes. Alors à quelques semaines d'élections législatives sous haute surveillance, du 18 au 20 septembre prochains, leur sacrifice valait bien un déplacement…
Après plus de quatre ans et demi de guerre, cette machine à broyer les hommes n’est pas près de s’arrêter. A la fin du mois d’août, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a mis en garde contre une nouvelle mobilisation de la population russe d'ici à l'automne. Selon les renseignements ukrainiens, la Russie tablerait sur l’enrôlement de 600 000 hommes à l'horizon 2027, soit 300 000 combattants en 2026 et autant l’année suivante. Depuis le début de l'été, les craintes autour d'un possible appel aux armes agitaient les réseaux sociaux russes. En visite le 3 septembre à...
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13/09 - Législatives en Suède : un scrutin serré qui pourrait faire entrer l’extrême droite au gouvernement
C'est un scrutin serré qui se joue pour les législatives en Suède, ce dimanche 13 septembre, entre deux projets à l'opposé. Face à face : le bloc de droite du Premier ministre conservateur Ulf Kristersson, au pouvoir depuis 2022, et une opposition de gauche menée par l’ancienne Première ministre sociale-démocrate Magdalena Andersson. Mais derrière le duel entre les deux camps, une autre question domine le scrutin : celle de l’entrée au gouvernement des Démocrates de Suède (SD), une formation d’extrême droite devenue prépondérante dans le paysage politique suédois.
Selon l'un des derniers sondages, publié vendredi par la radio publique Sveriges Radio, les partis de gauche sont crédités de 50,8 % des voix (une avance moindre qu'il y a quelques mois), contre 47,6 % pour les partis de droite et d'extrême droite, soit environ 3 points d'écart à peine. Les sociaux-démocrates, qui restent le premier parti du pays, recueillent 28,6 % des intentions de vote, tandis que les Démocrates de Suède sont crédités d’environ 18 %.
Cette faible avance ne garantit donc nullement une victoire de la gauche. Avec huit partis représentés au Parlement et un seuil électoral fixé à 4 %, la répartition des sièges entre les différents blocs sera déterminante pour former une majorité. Le scrutin pourrait également permettre à l'extrême droite d'asseoir son influence, en faisant son entrée dans l'exécutif.Progression de l'extrême droite
Et pour cause, ce pays traditionnellement libéral connaît une...
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13/09 - Ukraine : la Russie frappe près de la Pologne et touche un train reliant Kiev à Varsovie
Les autorités polonaises sont en état d’alerte. Ce dimanche, les forces russes ont frappé un camion à proximité du principal point de passage entre l’Ukraine et la Pologne, à Dorohusk-Yahodyn. L’attaque s’est produite à environ 800 mètres de la frontière polonaise et a brièvement entraîné l’interruption des activités au poste-frontière, ont indiqué les gardes-frontières polonais.
Le ministère russe de la Défense a confirmé avoir ciblé des infrastructures facilitant l’acheminement de cargaisons militaires en provenance d’Europe vers l’ouest de l’Ukraine. Kiev dépend notamment des frontières polonaise, roumaine et moldave pour ses échanges commerciaux et ses livraisons d’armes.
Cette frappe intervient alors que la Russie cible depuis plusieurs semaines des points de passage frontaliers entre l’Ukraine et ses alliés occidentaux. Les deux camps intensifient parallèlement leurs attaques à longue distance, visant notamment les infrastructures économiques de leur adversaire.Un train reliant Kyiv à Varsovie frappé par un drone
Quelques heures plus tard, un autre incident s’est produit dans l’oblast de Volyn, à environ deux kilomètres de la frontière polonaise. Un drone russe a frappé la locomotive d’un train de voyageurs reliant Kiev à Varsovie, ont indiqué les autorités ukrainiennes et polonaises. Le train transportait 206 passagers, aucun blessé n’a été signalé. La compagnie ferroviaire ukrainienne Ukrzaliznytsia a indiqué que l’attaque avait visé le train alors qu’il se...
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13/09 - Comment Søstrene Grene insuffle le "hygge" dans toute l’Europe
Aux côtés de la Princesse au petit pois ou de la Reine des neiges, Anna et Clara auraient pu être les héroïnes d’un des Contes danois d’Hans Christian Andersen. L’une a l’âme créative, l’autre est organisée : chignons relevés, les deux sœurs fictives se font face, en ombres chinoises, sur le logo de Søstrene Grene. Leur invention remonte à 1973, lorsque Inger Grene et son mari ouvrent leur première boutique à Aarhus, deuxième ville du Danemark.
Un demi-siècle plus tard, le concept a largement dépassé les frontières danoises. Présente dans 19 pays en Europe, la chaîne compte une quarantaine de boutiques en France - la dernière vient d'ouvrir ses portes à Boulogne-Billancourt. Entre-temps, la seconde génération a repris le flambeau : Mikkel Grene est directeur général, son frère Cresten s'occupe de la direction artistique. Avec succès. Les ventes ont grimpé de 31 % en un an, au niveau record de 380 millions d'euros, lors du dernier exercice publié, clos en avril 2025. Les moteurs : l'expansion au Royaume-Uni et l'activité des fêtes de fin d'année - un temps fort du calendrier scandinave.Engouement pour les loisirs créatifs
En magasin, des tisanes bio, des pinceaux, des bougies ou encore de la vaisselle, le tout à des prix abordables. "La spécialisation dans la petite décoration favorise une meilleure récurrence d’achat que l'ameublement par exemple, pointe Emilie Miquelestorena, consultante chez Another Retail. Ce positionnement correspond bien à l'implantation des...
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13/09 - "La Punition" d’Arthur Dreyfus : comment l’auteur s’est sorti de l’enfer du chemsex
A ses débuts, auteur chez Gallimard et animateur sur France Inter, Arthur Dreyfus était le nouveau gendre idéal de la littérature française. Il tombe le masque en 2021 : désormais publié chez P.O.L, il sort Journal sexuel d’un garçon d’aujourd’hui, un pavé de plus de 2 000 pages qui le révèle plus proche de Guillaume Dustan que de Philippe Besson. En 2023, il revient au roman avec La Troisième Main, conte fantastique racontant les mésaventures d’un pauvre homme né avec un bras supplémentaire au milieu du ventre, qu’il ne contrôle pas. C’est avec La Troisième Main qu’on a vraiment saisi le talent, et même le génie de l’écrivain, d’une intelligence et d’une fantaisie rares.
La Punition, qui vient de paraître et figure sur la sélection du prix Renaudot, est une sorte de suite réfléchie du Journal sexuel. Arthur Dreyfus y raconte l’histoire secrète de son homosexualité. A 16 ans, lors de son coming out, il enregistre la conversation houleuse qu’il a avec son père, honnête médecin lyonnais – discussion dingue qui est reproduite au début du livre. Puis le jeune Arthur quitte Lyon pour Paris, fait ses débuts dans la vie et bascule dans la compulsion sexuelle (d’abord avec l’application de rencontre Grindr, ensuite avec le chemsex, un cocktail de 3-MMC, de kétamine et de crystal meth). Sur plus de 1 000 pages, tour à tour fiévreuses, désespérées ou drôles, on le voit sombrer et se ressaisir peu à peu, jusqu’à ce qu’il se joigne à des groupes de parole des Narcotiques Anonymes....
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13/09 - Foire aux vins : les grandes manœuvres dans le vignoble
Depuis près de vingt ans la consommation de vin des Français ne cesse de baisser (- 28 %) pour atteindre environ 35 litres par an et par personne. Les habitudes changent peu à peu : essor du marché de la bière, apparition des boissons sans alcool, succès croissant de la mixologie, etc. Et surtout, un véritable changement générationnel s’opère avec des 25-34 ans bien moins attachés aux codes traditionnels de l’œnologie.
Dans ce contexte, le rendez-vous automnal des foires aux vins devient incontournable pour l’ensemble de la filière : hypermarchés, supermarchés, cavistes traditionnels, producteurs et acteurs de l’e-commerce. Tous se mettent au diapason des opérations de rentrée avec des stratégies différentes. Cette concurrence se fait au bénéfice des consommateurs qui voient les offres se multiplier partout en France et sur tous les supports. Une occasion en or pour se constituer une cave à moindres coûts. L’Express vous aide à vous y retrouver dans cette jungle des étiquettes (ci-dessous).Louis Roederer s’offre des grands crus de Bourgogne
La famille Rouzaud, propriétaire de la maison Louis Roederer, vient d’acquérir le domaine Pierre Damoy, à Gevrey-Chambertin, qui rejoint ainsi les onze autres propriétés viticoles de Roederer Collection. Après avoir raté de peu l’achat du Clos de Tart, en 2017, la dynastie champenoise met la main sur un vignoble mythique de la Côte de Nuits, ne comportant pas moins de huit hectares de grands crus, dont le célèbre Chambertin Clos de...
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13/09 - Un week-end à Timisoara : "Ici, l’art est partout"
Capitale européenne de la culture en 2023, Timisoara n’a pas tiré le rideau depuis. Derrière ses façades de style Sécession, la ville témoigne d’une scène artistique foisonnante, portée par ses étudiants, ses créateurs et ses institutions ouvertes sur le monde. Cette effervescence prend largement racine à la faculté des arts et du design de l’Université de l’Ouest (UVT). Héritière d’une longue tradition d’enseignement artistique, elle forme aujourd’hui la relève. Dans ses ateliers, les disciplines se croisent : nouvelles technologies, architecture, espace urbain et enjeux de société nourrissent une approche ouverte des pratiques visuelles. L’établissement est devenu un véritable incubateur d’idées, à l’image d’une ville qui cherche moins à figer son passé qu’à le prolonger. Parmi ses initiatives phares figure Interdesign, rendez-vous consacré aux liens entre conception, innovation et usages contemporains, et La Mansarde, espace d’exposition et d’expérimentation, qui accompagne les jeunes talents.
Cette passerelle entre formation et scène émergente se retrouve à la fondation Art Encounters, créée en 2015. Sa directrice artistique, Diana Marincu, incarne la nouvelle génération timisoaraise : ancienne étudiante de la faculté des arts et du design, elle a contribué à faire d’Arts Encounters une plateforme de dialogue entre artistes roumains et acteurs de la scène mondiale. Ce mois-ci, la fondation accueille Picasso en visite, une réunion conséquente d’œuvres du maître...
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13/09 - Des Etats-Unis à l’Europe, des attaques contre la science toujours plus inquiétantes : la mise en garde du Pr Alain Fischer
Depuis janvier 2025, le président Trump et son administration se sont lancés dans une campagne de démantèlement de l’aide internationale au développement et à la recherche en supprimant l’organisme Usaid et son budget de 43 milliards de dollars. Les attaques contre les universités, les organismes de recherche dont le NIH (National Institutes of Health) et les agences gouvernementales chargées de la santé publique se sont multipliées, notamment sous la forme de suppressions de postes (14 000 titulaires d’un doctorat en science ont perdu leur emploi), de coupures budgétaires et d’interdits. Les recherches sur le VIH, les vaccins à ARN messager, le genre ou encore l’inclusion ne sont plus financées. Les coupes auraient pu être encore plus sévères si le Congrès n’avait pas rétabli le budget des organismes de recherche. En parallèle, Robert F. Kennedy Jr, secrétaire à la Santé, a limogé les scientifiques jusque-là en charge des recommandations en matière de vaccination.
Mais ce n’était pas encore suffisant ! Voici que le bureau fédéral du management et du budget envisage de changer les règles d’attribution et d’utilisation des crédits de recherche. La mesure la plus spectaculaire stipule que tout projet scientifique sera revu par l’administration et donc soumis à une forme de censure politique avant d’être financé. C’est une remise en cause de la sacro-sainte évaluation par les pairs des projets de recherche, une immense brèche dans la liberté académique. Haro sur les sciences...
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13/09 - Dubaï, la plaque tournante de l’Iran sous la menace de Donald Trump
Avec ses gigantesques tours de verre et ses îles artificielles, le Dubaï d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec le modeste port qui vivait de la pêche aux perles à la fin du XVIIIe siècle. Mais au cœur du hub financier et touristique des Emirats arabes unis, qui a vu sa population quadrupler autour des années 2000, un quartier a conservé l’âme marchande de la cité : Dubai Creek et ses quais, où sont encore amarrés les boutres de plusieurs générations de commerçants.
A Deira, Morteza tient une échoppe où, malgré la guerre au Moyen-Orient, ses étals sont toujours garnis de pistaches, safran et chocolats venus d’Iran, à seulement 150 kilomètres à vol d’oiseau. "Les prix des marchandises ont augmenté, mais on est patient. On espère que la situation va se calmer et que les touristes vont revenir", espère-t-il, même si, pour l’heure, aucun des belligérants ne donne de signe d’un retour rapide à la normale dans cette guerre d’usure : Téhéran a récemment revendiqué plusieurs attaques au Bahreïn, au Koweït, en Jordanie et aux Emirats, le détroit d’Ormuz est toujours un guêpier maritime et Donald Trump vient de relancer une politique d’asphyxie financière massive contre l’Iran, dont l’économie est, dit-il, en train de "s’effondrer".
Un véritable "D-Day économique", selon le président américain, qui fait référence au débarquement en Normandie du 6 juin 1944 : une soixantaine d’entités, personnes et navires iraniens ont été sanctionnés, ce qui a un impact direct sur les Emirats...
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13/09 - Alerte mondiale sur le niveau de lecture : les pistes européennes pour s’en sortir
Depuis 2000, l'étude Pisa interroge, tous les trois ans, des centaines de milliers d'élèves de 15 ans pour évaluer leurs compétences scolaires. Ses derniers résultats, publiés le 8 septembre, sont alarmants : jamais la compréhension de l'écrit n'a été aussi basse. Une chute de 25 points à travers le monde, alors que 20 points équivalent à une année d'apprentissage. En Europe, seul le Royaume-Uni reste à un niveau similaire au précédent classement. La France, elle, décroche de 18 points en trois ans et de 40 points en dix ans.
Premiers coupables : les réseaux sociaux et les écrans, mais aussi le manque d'encouragement des adultes à lire des textes longs. "A l'ère de l'intelligence artificielle, la capacité à lire de manière critique, à évaluer la crédibilité de l'information et à porter des jugements éclairés est susceptible de devenir encore plus précieuse, alerte le rapport Pisa. Le défi pour les systèmes éducatifs est donc de savoir comment redonner aux jeunes le goût de la lecture."Irlande : le leader européen, pas à l'abri du déclin
Si, au niveau européen, l'Estonie remporte la mise dans toutes les matières, ce sont les héritiers d'Oscar Wilde qui finissent premiers du continent en lecture (et septièmes mondiaux). Le résultat d'un attrait historique pour la littérature, mais aussi d'une stratégie nationale mise en place en 2011, consacrant davantage de temps aux langues à l'école primaire. Prudence tout de même : Dublin a réduit cette priorité en 2023 et son score de...
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13/09 - Il conseillait le FBI et la DGSE : comment Samuel H. s’est retrouvé jugé après un versement pour des contenus pédopornographiques
Le 30 septembre 2022, à 00h21, un internaute du nom de DarkTrace99 se connecte au site Big Rape.com, une plateforme pédopornographique accessible uniquement sur le darknet, cet Internet par-delà les moteurs de recherche. A l’écran, une myriade d’images sordides apparaissent. Ce ne sont que des illustrations, mais en échange d’une adresse mail et d’un versement, la plateforme propose de télécharger les vidéos d'enfants et de bébés violés par des adultes. DarkTrace99 sélectionne la rubrique "girls rape" ("viol de filles"), rentre ses coordonnées de paiement en cryptomonnaie et, aussi vite, se déconnecte.
Trois ans et demi après la transaction, une dizaine de policiers débarque à l’aéroport Charles de Gaulle, à Paris. Les accès sont sécurisés, les passagers filtrés un à un, et un homme en costume est mis à l’écart. La police bavaroise a mis la main sur les serveurs de Big Rape.com et de 373 000 autres sites frauduleux, puis elle fournit à ses collègues d’Europol une liste de 200 clients européens. Parmi eux, vingt Français, dont un profil qu’ils jugent à "haut risque" : un certain Samuel H., 39 ans, cheveux très courts, fines lunettes carrées. Un homme d’affaires qui, sur LinkedIn, pose fièrement avec Emmanuel Macron, bras dessus, bras dessous sur le perron de l’Elysée dans le cadre d’une soirée Choose France, cet événement destiné à attirer les entrepreneurs sur le territoire français.
En poussant leurs recherches, les enquêteurs de l’Office mineurs (Ofmin) se sont rendu...
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13/09 - Pisa : comment les Anglais résistent au décrochage occidental
Pour les ministres de l’Education, la publication des résultats de Pisa a souvent des airs de purge. Tous les trois ans, cette grande enquête internationale, qui mesure les performances des élèves en mathématiques, en sciences, et en compréhension de l’écrit, vient raviver l’inquiétude sur la baisse du niveau scolaire, alimentant aussi les débats sur l’incapacité des systèmes éducatifs à endiguer les effets des écrans et des réseaux sociaux sur les plus jeunes. Mais ce 8 septembre, Lucy Powell, secrétaire d’État à l’éducation du gouvernement britannique, a dû feuilleter le rapport avec plus de sérénité que la plupart de ses homologues occidentaux. Alors que la grande majorité des pays de l’OCDE ont vu leurs scores chuter depuis 2022, l’Angleterre s’est stabilisée en maths (+0) et en compréhension de l’écrit (+1) et a même progressé en sciences (+13). À titre de comparaison, la France – qui se situe légèrement en dessous de la moyenne de l’OCDE - accuse désormais un écart de 33 points en sciences avec l’Angleterre, de 41 points en lecture et de 34 points en mathématiques.
On en oublierait presque que le système éducatif anglais n’a pas toujours connu pareil bulletin de notes. À partir des années 1970, puis tout au long des années 1980 et 1990, le pays traverse même une profonde crise de son modèle éducatif : niveau jugé insuffisant pour un nombre trop important d’élèves, fortes inégalités entre territoires, mais aussi remise en cause d’une pédagogie accusée de ne pas...
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12/09 - Concerts géants : "Il n’y a pas de limite au prix des billets"
Les concerts seront-ils, bientôt réservés à une élite ? En une dizaine d'années, les prix des billets ont grimpé d'un peu plus de 40 % d'après une récente étude du Prodiss, le syndicat national des producteurs diffuseurs. Flambée des coûts de production, des cachets, des tarifs… A la tête de la filiale française d'AEG Presents, un géant mondial des concerts, Arnaud Meersseman, le producteur de Céline Dion, qui donne ce soir le premier de ses 26 concerts à Paris, assume : "Nous sommes dans une pure économie de marché. C'est la loi de l'offre et de la demande qui règne dans un contexte où l'exclusif est devenu la règle."
Nous vivons dans un monde de dématérialisation, de tyrannie des écrans et paradoxalement, jamais les salles de concert et notamment les plus grandes n'ont été aussi remplies. Jamais les concerts événements n'ont fait autant le plein, à l'instar de ceux de Céline Dion. Qu'est-ce que cela dit de la société, mais aussi du secteur dans lequel vous évoluez ?
Arnaud Meersseman : Ce que vous décrivez est la conjonction de plusieurs forces. Comme pour beaucoup de choses, il y a un avant et un après Covid. Après la pandémie, nous avons tous ressenti la volonté de nous retrouver, de vivre des expériences communes dans une société de plus en plus fragmentée, de plus en plus individualisée, et qui vit majoritairement derrière un écran. Les moments de communion deviennent de plus en plus rares et de plus en plus plébiscités, il n'y a qu'à voir l'engouement pour les JO...
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12/09 - Russie : d’anciens membres du SAS britannique auraient entraîné des combattants russes
Loin du front ukrainien, d’anciens membres des forces spéciales occidentales auraient été recrutés pour entraîner des citoyens russes et des militaires en service actif. C’est ce que suggère une note de renseignement examinée par le quotidien britannique The Telegraph, qui évoque notamment la présence d’anciens membres de l'unité de forces spéciales des forces armées britanniques (SAS), dans des camps d’entraînement liés à Moscou.
Une évaluation réalisée pour les services de renseignement de l’alliance Five Eyes conclut, avec un "degré de certitude élevé", que d’anciens militaires occidentaux ont été recrutés pour former des ressortissants russes. The Telegraph a pu consulter une note établie pour le Service secret de renseignement australien (SIS), fondée notamment sur les témoignages de deux anciens membres des forces spéciales australiennes et d’un réserviste en activité. Tous trois auraient été sollicités pour devenir instructeurs dans des camps situés en Bulgarie et en Serbie, susceptibles d’accueillir des clients russes.
Le document cite notamment un camp d’entraînement au combat géré par Alfa-Metal à Mejdeni, dans le nord de la Bulgarie. Selon la note, le centre emploie des instructeurs issus de plusieurs unités et services occidentaux, dont le SAS britannique, le Régiment de commandos australien, des forces de police et de la Marine américaine. Comme le rappelle le Telegraph, Alfa-Metal propose notamment des formations destinées aux forces spéciales ainsi que des...
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12/09 - Et si la haine des riches expliquait les mauvais résultats économiques de la France ? Par Rainer Zitelmann
Les économistes savent à quel point les facteurs psychologiques jouent un rôle important dans l’économie, mais ils n’ont guère prêté attention aux effets d’un climat social dans lequel les riches sont perçus soit comme des modèles, soit comme des boucs émissaires.
Existe-t-il un lien entre les attitudes envers les riches et la réussite économique d’un pays ? Dans le cadre de mes études internationales sur les attitudes envers les riches, j’ai chargé l’institut de sondage Ipsos Mori de mener des enquêtes représentatives dans 13 pays. Sur la base de ces enquêtes, un "coefficient d’envie sociale" a notamment été calculé. En termes simples, il mesure l’ampleur de l’envie sociale envers les riches dans un pays. Une valeur de 1 signifie qu’il y a à peu près autant de personnes éprouvant une envie sociale marquée que de personnes n’en éprouvant pas. Plus la valeur est élevée, plus l’envie sociale envers les riches est forte ; plus elle est faible, plus elle est modérée.
J’exclus les résultats concernant la Chine de la comparaison suivante. Les sondages d’opinion y sont plus difficiles à mener en raison du contexte politique, et les résultats sont bien moins précis. Il n’est toutefois pas invraisemblable que le ralentissement de la dynamique économique chinoise ces dernières années soit également lié à un changement d’attitude vis-à-vis de la richesse, qui est devenue moins favorable par rapport aux années 2010."Egocentriques", "matérialistes", "avides"...
Si on se concentre...
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12/09 - Vanuatu-France : pourquoi deux îlots volcaniques ravivent un vieux différend territorial
Le Vanuatu ouvre désormais un nouveau front dans son différend avec la France. L'Etat insulaire a décidé de saisir la Cour internationale de Justice (CIJ) au sujet des îles Matthew et Hunter, deux cailloux volcaniques inhabités dans le Pacifique, revendiqués à la fois par l’archipel et par la France. La plus haute juridiction des Nations unies a annoncé la démarche mardi 2 septembre. Situées à environ 300 kilomètres à l’est de la Nouvelle-Calédonie et au sud-est du Vanuatu, ces deux îles sont au cœur d’un différend territorial ancien.
De son côté, Paris a réaffirmé, mercredi 2 septembre, sa souveraineté sur ces territoires. "La position de la France est claire et ferme", a avancé Éléonore Caroit, secrétaire d'État au ministère français des Affaires étrangères, lors d'une conférence des îles du Pacifique organisée par les Palaos. "C'est une position de dialogue et d'ouverture, mais c'est avant tout une réaffirmation de la souveraineté de la France sur ces îles."
La France a pris possession de Hunter et Matthew en 1929, selon Les Surligneurs, média en ligne spécialisé dans le fact-checking. Le Vanuatu conteste toutefois cette souveraineté, s’appuyant notamment sur le fait que ces îlots auraient été visités à plusieurs reprises, à l’époque précoloniale, par des pirogues originaires de l’archipel, rappelle le site. Depuis son indépendance, en 1980, l’État insulaire en revendique la souveraineté. Le différend s’est également cristallisé autour d’un accord conclu en 1965...
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12/09 - Arctique : l’Otan traque des sous-marins russes soupçonnés de tester une arme secrète
Les tensions s'enfoncent dans les eaux arctiques. Au printemps dernier, près de l’archipel isolé du Svalbard, des alliés de l’OTAN ont surpris des sous-marins russes en train de tester une arme secrète conçue pour neutraliser des câbles sous-marins stratégiques sans laisser de traces. L’opération, menée par la GUGI, la direction des opérations sous-marines de Moscou, reposait sur des submersibles capables d’évoluer à grande profondeur pour simuler la mise en œuvre de cette technologie. Une opération conjointe du Royaume-Uni, de la Norvège et des États-Unis a permis de repérer les navires russes et de les contraindre à quitter la zone avant qu’ils ne puissent achever leurs essais.
John Healey, alors ministre de la Défense britannique, avait déjà révélé en avril dernier que la Royal Navy, force navale militaire du Royaume-Uni, avait détecté une opération russe clandestine à proximité des eaux britanniques, impliquant deux sous-marins du GUGI et un sous-marin nucléaire d’attaque de classe Akula. Selon lui, ces activités avaient duré près d’un mois avant d’être repérées par des avions de surveillance maritime de la Royal Air Force (RAF), par la frégate britannique HMS St Albans et les forces norvégiennes. À l’époque, Londres et Oslo avaient confirmé avoir mis au jour cette opération russe dans les eaux arctiques, sans toutefois révéler l’existence de cette nouvelle arme, le lieu précis des essais ni l’implication des États-Unis.
Le Telegraph rapporte que de hauts...
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12/09 - Après le blocage d’Ormuz, Bab-el-Mandeb : "Nous nous approchons du scénario du pire"
L'Express : Il n'a fallu que neuf jours aux rebelles houthistes pour prendre le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb. Personne ne s'y attendait…
Maged al-Madhaji : Les houthistes ont créé un véritable choc. Leur niveau de préparation opérationnelle était élevé, et cette campagne a manifestement fait l'objet de préparatifs considérables. Mais ceux-ci n'avaient rien de secret ! L'information était disponible, et les mouvements massifs d'armes et de combattants vers la côte occidentale étaient visibles du gouvernement yéménite, de Riyad et des acteurs occidentaux.
Les houthistes ont exploité des failles politiques et sécuritaires, en particulier les divisions entre les forces de la côte occidentale, le parti Islah [NDLR : principal mouvement islamiste sunnite du pays, historiquement affilié aux Frères musulmans] et l'Axe militaire de Taëz [NDLR : structure régionale de l'armée régulière yéménite]. Ils ont ensuite lancé une offensive intensive, appuyée par des tirs de missiles et de drones sans précédent, provoquant une grande confusion, suivi d'un effondrement rapide. Cela s'est accompagné d'attaques contre des commandants, d'infiltrations dans le renseignement et d'une gestion efficace des communications.
Ils ont également surveillé de près la réaction de Riyad et exercé une pression calculée pour dissuader l'Arabie saoudite d'élargir son engagement. De fait, l'hésitation de Riyad à intervenir de manière décisive a sans doute joué un rôle déterminant.
Il est encore...
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12/09 - Pétrole et gaz en mer du Nord : Andy Burnham face à son premier vrai test climatique
Attention, sujet hautement inflammable ! Andy Burnham, locataire du 10 Downing Street depuis le milieu de l’été, affronte son premier vrai test climatique. En jeu ? L'avenir de Jackdaw et Rosebank. Ces deux champs pétrogaziers en mer du Nord sont devenus le symbole des dissensions du milieu politique sur la feuille de route énergétique du pays. Ils reflètent plus largement les tiraillements que connaissent beaucoup de nations entre sécurité et décarbonation. Faut-il ou non approuver l’exploitation des réserves restantes ? Le débat fait rage. Et le Premier ministre va bientôt le trancher. Selon la presse britannique, le gouvernement s’apprêterait à approuver le nouveau gisement de gaz de Jackdaw. Celui de Rosebank (pétrole) pourrait aussi recevoir un feu vert dans un second temps.
Après avoir longtemps profité des ressources de la mer du Nord, le Royaume-Uni et la Norvège ont pris des trajectoires opposées sur l’extraction d’hydrocarbures. Pour des raisons historiques et géologiques déjà détaillées par L’Express, les premiers ont choisi de s’éloigner des énergies fossiles dans le cadre de leur stratégie zéro émission nette en 2050. Les seconds ont, eux, fait le choix de poursuivre l'extraction, pour des considérations géopolitiques et financières. Un virage encore accentué récemment.
Dans son programme électoral de 2024, le Labour s’engageait à ne pas délivrer de nouvelles licences pour l'exploration de gisements en mer du Nord. Une position fermement défendue par Ed...
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12/09 - Jean-Paul Enthoven : il faut imaginer Narcisse heureux
Volontiers morose, Freud l’affirmait : "Le bonheur ne fait pas partie du programme de la Création." Cette position définitive, Kant l’avait défendue avant lui : "Si la Providence avait voulu que nous fussions heureux, elle ne nous aurait pas donné l’intelligence." Schopenhauer, Flaubert et autres esprits du même calibre ne pensaient pas autrement. Le bonheur ne serait-il bon que pour les benêts ? Bien sûr que non. On peut, comme Jean-Paul Enthoven, décider d’inscrire ses pas dans ceux de Stendhal, lequel n’avait pas honte de déclarer : "Je remplirais des volumes si j’entreprenais de décrire tous les souvenirs enchanteurs des choses que j’ai vues."
Romancier parfois déconcertant, Enthoven est un essayiste étincelant, et ici plus que jamais. Egrenant anecdotes personnelles, citations bien choisies et réflexions acérées, son Dictionnaire amoureux du bonheur prolonge les savoureux Souvenirs d’égotisme de son maître Stendhal (un livre que même ce ronchon de Paul Léautaud vénérait). En s’appropriant une formule de Woody Allen, Enthoven reconnaît "être né dans le judaïsme avant de (se) convertir au narcissisme". Le moi n’est pas toujours haïssable, pourvu qu’on cultive l’amour et la bonté en plus de ses plaisirs et de son élégance vestimentaire.
Se tenant à l’écart des passions tristes, Enthoven établit une distinction fondamentale dans le genre humain : selon lui, il y aurait d’un côté les "biophobes" dépressifs et gris, de l’autre les "biophiles" épicuriens et hédonistes....
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12/09 - Foires aux vins : les domaines à suivre en 2026
Depuis près de vingt ans la consommation de vin des Français ne cesse de baisser (- 28 %) pour atteindre environ 35 litres par an et par personne. Les habitudes changent peu à peu : essor du marché de la bière, apparition des boissons sans alcool, succès croissant de la mixologie, etc. Et surtout, un véritable changement générationnel s’opère avec des 25-34 ans bien moins attachés aux codes traditionnels de l’œnologie.
Dans ce contexte, le rendez-vous automnal des foires aux vins devient incontournable pour l’ensemble de la filière : hypermarchés, supermarchés, cavistes traditionnels, producteurs et acteurs de l’e-commerce. Tous se mettent au diapason des opérations de rentrée avec des stratégies différentes. Cette concurrence se fait au bénéfice des consommateurs qui voient les offres se multiplier partout en France et sur tous les supports. Une occasion en or pour se constituer une cave à moindres coûts. L’Express vous aide à vous y retrouver dans cette jungle des étiquettes (ci-dessous).Domaine de La Dourbie, l’esprit du Languedoc
La famille Serin a pris les rênes de cette propriété de Canet, sur les rives de l’Hérault, en 2003. Les 32 hectares conduits en bio courent sur trois terroirs : les parcelles historiques autour de la bastide, celles d’Aspiran sur les pentes d’un volcan éteint et sur les coteaux de Rouveyrolles, où poussent des carignans et grenaches blancs septuagénaires. "Ces vieux ceps constituent des œuvres d’art, confie Laurent Graell, directeur-adjoint...
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12/09 - En Roumanie, le cœur battant de Timisoara, la "petite Vienne"
Ici, les façades pastel semblent être tout droit sorties d’un film d’époque autrichien, les cafés rivalisent d’élégance, les clochers baroques répondent aux coupoles orthodoxes et les tramways jaunes glissent dans un décor qui évoque davantage l'Europe centrale que les Balkans. La "petite Vienne" n'a pas usurpé son surnom avec ses perspectives monumentales caractéristiques de l'Empire austro-hongrois, mais elle a aussi une personnalité propre, forgée par les frontières, les brassages et les ruptures de l'Histoire. Après cent soixante-quatre ans de domination ottomane, Timisoara est reprise par les troupes des Habsbourg en 1716. Les remparts sont alors modernisés, les marécages asséchés, les rues redessinées. Ingénieurs, commerçants et artisans affluent de tout l'Empire. En quelques décennies, l’ancienne forteresse devient l'une des vitrines de la maison des Habsbourg aux confins orientaux de l'Europe.
Cette ambition se lit encore aujourd'hui dans le centre historique d’une cité qui a conservé la plus grande partie de ses édifices anciens. Là où Bucarest a vu des quartiers entiers disparaître sous les bulldozers de Nicolae Ceaușescu, Timisoara a largement échappé à ces destructions. Palais baroques, hôtels particuliers éclectiques et immeubles de style Sécession – le courant viennois de l'Art nouveau – composent un ensemble urbain d'une rare cohérence, où les balcons en fer forgé, les mosaïques, les visages sculptés et les décors végétaux témoignent de la prospérité de la...
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12/09 - Gaspillage : la bureaucratie française dépassée par l’IA
Sur X, de nombreux témoignages montrent le déferlement de la consommation sur mesure grâce aux dernières avancées de l’IA. Comme cet internaute qui avait besoin d’un butoir de porte spécifique, a posé un mètre ruban contre l'encadrement, pris deux photos et envoyé le tout à ChatGPT Work. Dix minutes plus tard, il avait un fichier imprimable qui a permis de concevoir l'objet du premier coup. L'anecdote est banale. Mais sa date ne l'est pas. Elle intervient au moment précis où l'Etat français s'apprête à imposer aux industriels de livrer les plans d'impression 3D de certaines de leurs pièces.
L'article 19 de la loi antigaspillage de février 2020 a en effet inscrit dans le code de la consommation une obligation loin d’être anecdotique. Lorsqu'une pièce détachée indispensable n'est plus disponible sur le marché et peut être fabriquée par impression tridimensionnelle, le fabricant doit en fournir le plan, ou à défaut les spécifications techniques permettant de l'établir. Le texte renvoyait à un décret le soin de désigner les produits concernés. Encourager la réparation
Six ans plus tard, le gouvernement a enfin rédigé ce décret et l'a notifié à la Commission européenne en juin, pour une entrée en vigueur prévue au 1er janvier 2027. Le fabricant disposerait de quinze jours ouvrables pour transmettre le plan s'il en détient un, et de vingt jours pour livrer les spécifications s'il n'en détient pas. La liste des produits visés est longue : électroménager, smartphones,...
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12/09 - "Mercator n’était plus utilisée depuis longtemps..." : la mise au point de l’historien William Rankin (Yale)
C'est une résolution qui a fait couler beaucoup d'encre. Le 4 septembre, l'Assemblée générale des Nations unies, à l'initiative d'Etats africains, a voté l'abandon de la carte dite "de Mercator", datant du XVIe siècle, et qui amplifie les territoires du Nord au détriment de ceux proches de l'équateur, comme l'Afrique. L'ONU appelle à promouvoir la projection Equal Earth. Le même jour, la France a annoncé abandonner le planisphère de Mercator pour celui d'Eckert IV.
Est-ce un changement de notre vision du monde? Les Etats-Unis de Donald Trump sont le seul pays à avoir voté contre la résolution, tandis que la droite conservatrice, à l'image du Figaro ou de Valeurs Actuelles, déplore "un acte symbolique" du déclin de l'Europe ou un "effacement volontaire" du Vieux continent du fait d'une "repentance diplomatique"...
Nous avons interrogé William Rankin, historien des sciences à l'université Yale et auteur du passionnant Radical Cartography (Picador, non traduit, 2025), qui montre à quel point toute carte est toujours subjective et qu'il n'existe pas de représentation parfaite du monde. Ce grand spécialiste de la cartographie salue l'initiative, mais souligne que la carte de Mercator avait été abandonnée depuis belle lurette et que les nouvelles projections ont aussi leur limite.
L'Express : Les Nations unies ont adopté une résolution, initiée par le Togo, pour abandonner la carte dite "de Mercator" et promouvoir la projection Equal Earth, qui représente les régions...
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12/09 - La Suède, ce pays où Gabriel Zucman ne fait pas recette
L'économiste français Gabriel Zucman peut-il influencer l'élection, probablement serrée, de ce dimanche 13 septembre en Suède ? Sans doute, et si tel est le cas, ce sera en défaveur de la gauche. En se rendant à Stockholm au printemps dernier pour le lancement de son livre Les milliardaires ne paient pas d'impôts et nous allons y mettre fin (Seuil), le Français a relancé le débat sur la taxation des ultrariches dans un pays où l'ISF a été aboli (par la droite) il y a environ deux décennies, tout comme l'impôt sur les successions (supprimé par la gauche deux ans auparavant).
Chez les compatriotes du groupe ABBA (dont l'un des hits est intitulé "Money, money, money"), l'ISF a en effet laissé des souvenirs mitigés. Dans la mémoire collective, il est associé à l'époque où, dans les années 1970 et 1980, la Suède détenait le record du monde de l'impôt sur les revenus (en 1980, les recettes fiscales de l'Etat représentaient 59 % du PIB). Ce niveau de taxation avait conduit à l'exode fiscal des plus grandes fortunes, au grand dépit des Suédois. Tous deux classés dans le Top 10 des plus grandes fortunes mondiales, Hans Rausing, l'inventeur de la brique de lait en carton (Tetra Pak), et Ingvar Kamprad, le fondateur d'Ikea, avaient presque simultanément fait leurs valises, direction la Suisse et le Lichtenstein. Quant au numéro 1 mondial du tennis Björn Borg, autre symbole national et maître incontesté (à l'époque) de Wimbledon et Roland-Garros, il s'était établi à Monaco....
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12/09 - Natacha Polony candidate à la présidentielle ? Ce qu’elle prépare déjà en coulisses
- La présidentielle de 2022 ? Tu devrais y aller, Natacha.
- Peut-être, mais ça coûte cher !
Sept ans plus tard, le conseil d'un ex-député chevènementiste semble avoir fait son chemin ; car Natacha Polony compte bien annoncer, dans les prochaines semaines, sa candidature à l’élection suprême. L'ancienne directrice de Marianne aurait déjà un local de campagne, niché au cœur du VIe arrondissement de la capitale. Mais alors, que s’est-il passé pour que les obstacles d’hier paraissent aujourd’hui surmontables ?
Sans livrer le moindre nom, l'entourage de Natacha Polony affirme avoir commencé à réunir des personnalités enclines à la soutenir financièrement. Des hauts fonctionnaires, des hauts cadres de l'industrie, "qui ne veulent pas se mouiller politiquement, mais qui ont déjà affirmé qu'ils lui feraient un chèque et qu'ils l'aideraient comme ils le pourraient", explique Jean-Yves Autexier, ancien sénateur chevènementiste, lui-même prêt à activer ses réseaux pour appuyer la candidature de l'essayiste.
Alors que sa revue, L’Audace, a levé l’an dernier quelque 250 000 euros auprès des Forces françaises de l’industrie (FFI), les regards se tournent naturellement vers ce club de patrons engagés en faveur de la réindustrialisation - grand thème polonien. Mais à L'Express, l'un des cofondateurs des FFI, Laurent Moisson, assure qu'aucune démarche n'a été engagée en vue de lever des fonds pour une éventuelle campagne électorale. Il admet néanmoins que certains membres pourraient...
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12/09 - Il reste environ 90 % de chances de ne pas mourir à cause de l’IA
Ouvrir Claude ou ChatGPT a une saveur un peu particulière ces derniers jours. "Veux-tu vraiment me détruire, moi et la planète entière ?", brûle-t-on d’envie de demander à ce collègue-confident jusqu’ici bien conciliant. La faute à une rentrée calamiteuse sur le front de l’IA. Aux multiples cyberattaques d’essaims d’agents incontrôlables s’est ajoutée la démission retentissante du chercheur Jacob Coxon de la firme d’Anthropic, le créateur de Claude. En claquant la porte, ce dernier a affirmé que l’intelligence artificielle pourrait entraîner l'extinction de l’humanité d'ici la fin de la décennie. Une conclusion pour le moins alarmante corroborée par son supérieur, Evan Hubinger, toujours responsable de la sûreté d’Anthropic, estimant lui-même la probabilité de la menace à plus de 10 %. Le chiffre suit depuis sa petite vie médiatique. Il est notamment repris en boucle par des catastrophistes convaincus, au premier rang desquels le Prix Nobel de physique et "père" de la technologie, Geoffrey Hinton.
Relativisons quelques instants. Sans minimiser les réels problèmes de sécurité liés à l'IA, qu'il s'agisse de son usage dans le domaine cyber ou dans le développement d'armes autonomes, la majorité des critiques d'experts visent avant tout ses créateurs : des entreprises peu transparentes, peu coopératives face aux enquêtes. Les prêcheurs de l'apocalypse chez Anthropic ou OpenAI sont en effet souvent les premiers à refuser tout regard extérieur sur leurs méthodes, à ralentir...
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11/09 - Ventes de livres : un vent prérévolutionnaire soufflerait-il en librairie ?
Après un été porté par la nostalgie de la Grèce antique (et le succès de L’Odyssée de l’Odyssée de Christophe Ono-dit-Biot), la rentrée nous remet dans l’actualité. Un simple coup d’œil au classement des ventes d’essais le confirme : à sept mois du premier tour de l’élection présidentielle, le fond de l’air est très politique. A la première place, on trouve ainsi Sarah Knafo et Le Casse du siècle (Fayard) qui, avec ses 60 000 exemplaires en moins d’une semaine, réalise le meilleur démarrage depuis… Et la joie de vivre de Gisèle Pelicot. A la troisième place, coup de barre à gauche : Clémence Guetté confirme le succès de Pour une politique de l’amitié (La Découverte) où elle milite pour que de nouveaux droits soient accordés à nos proches avec lesquels nous n’avons pas de liens familiaux.
Entre les deux femmes politiques trentenaires, un historien octogénaire se pose en arbitre à la deuxième place : Jean-Christian Petitfils, auteur de La Révolution française (Perrin). Dans un entretien accordé récemment à L’Express, il comparait notre époque aux derniers feux du XVIIIe siècle : "On rencontre assurément la même incapacité de l’Etat à se réformer, les mêmes blocages institutionnels. On peut également dresser un parallèle climatique assez frappant : l’année 1788 a été marquée par des dérèglements dramatiques, une succession d’épisodes caniculaires, de sécheresses, d’orages de grêle, avant un hiver d’une rigueur extrême. En mai 1788, faute d’argent, le roi fut contraint de...
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11/09 - Entre Marine Le Pen et Jordan Bardella, une rentrée sous tension : "Si ça commence comme ça, ça va être dur"
L’amour dure trois ans. Au Rassemblement national, l’idylle entre Marine Le Pen et Jordan Bardella aura même tiré jusqu’à quatre. Depuis que la patronne du parti d’extrême droite a laissé les rênes à son poulain, lors du Congrès de novembre 2022, et jusqu’à ce qu’elle décide finalement de se porter candidate à l’Elysée, malgré une condamnation de la Cour d’appel (elle s'est pourvue en cassation), le 7 juillet dernier. Mauvais timing. A quelques mois de l’élection présidentielle, la fin de la lune de miel entre les deux vedettes frontistes n’a échappé à personne. "C’est vrai qu’en voyant ce début de campagne, on s’est dit 'put*** si ça commence comme ça, ça va être dur' ", lâche un député dépité par la piteuse rentrée du parti.
Discours contradictoires sur le voile, les retraites, l’Ukraine. Agendas dissociés, représentations déséquilibrées dans les médias, publications en cascade d’images de Jordan Bardella menant la grande vie aux côtés de sa princesse de compagne. "Elle est sur l’horaire d’Hénin-Beaumont, et lui sur celui de Monaco !", s’esclaffe le même élu. Les violons de la potentielle candidate et de son Premier ministre putatif sont soudain désaccordés. Et Marine Le Pen plus que jamais résolue à jouer sa propre partition. Reprise en main
Un après-midi rue Cortambert (XVIe arrondissement). Manettes à la main, une poignée de trentenaires se presse devant un écran, happés par les décors colorés et réalistes du dernier jeu vidéo en vogue. C’est l’heure de la pause...
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11/09 - Sahara occidental : en Espagne, ce projet de loi qui risque d’attiser les tensions avec le Maroc
C'est une annonce qui promet déjà d'électriser un peu plus les relations entre l'Espagne et le Maroc. La chambre basse du Parlement espagnol a approuvé une loi accordant la citoyenneté à des dizaines de milliers de personnes nées au Sahara occidental, territoire disputé, qui était administré par l'Espagne jusqu'en 1976, et dont le Maroc revendique désormais la souveraineté.
Les personnes nées au Sahara occidental avant 1977 et leurs descendants "sont restés dans une situation d’incertitude juridique et politique" pendant des décennies, a déclaré au Financial Times un représentant de la coalition de gauche Sumar, qui a porté le texte, adopté jeudi par 168 voix contre 31, tandis que 145 députés se sont abstenus. "Reconnaître un droit"
Le projet de loi "cherche à reconnaître un droit qui leur a été retiré au cours du processus de décolonisation du Sahara, un processus qui reste inachevé", a déclaré le groupe politique Sumar, qui estime qu'environ 80 000 personnes pourraient bénéficier de cette mesure. Et d'ajouter : "L’Espagne a une dette historique envers le peuple sahraoui".
Si elle est confirmée par le Sénat, cette initiative risque d’ajouter une nouvelle source de tensions aux relations entre les deux pays, déjà mises à rude épreuve après l'arrivée de 70 000 migrants depuis le Maroc vers l’enclave espagnole de Ceuta. Samir Bennis, cofondateur de Morocco World News, un site d’information anglophone, a écrit sur X que cette loi constituerait "un affront majeur" pour le...
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11/09 - Maroc, Arabie saoudite : le football féminin, symbole d’une émancipation mal comprise en Occident
La Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine, organisée au Maroc et qui s’est terminée mi-août par la victoire du Cameroun, a été relativement peu commentée dans les pays occidentaux. Elle illustre pourtant bien les progrès significatifs du sport féminin arabe. Dans une compétition jusqu’alors trustée par les pays d’Afrique subsaharienne, trois équipes arabes (Algérie, Egypte, Maroc) étaient qualifiées pour la phase finale, le Maroc ayant atteint au minimum la demi-finale des trois dernières éditions.
Cette évolution est le fruit d’un développement stratégique du sport féminin que l’on a pu observer de façon inégale depuis la fin des années 1990 à la fois en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.
On distingue deux stratégies assez différentes. D’abord, celle que l’on peut qualifier de très rapide et pilotée par le pouvoir. L’exemple type est celui de l’Arabie saoudite qui, depuis les réformes menées par le prince héritier, a créé de toutes pièces des fédérations féminines dans tous les sports, formé des cadres féminines, des coaches, construit des équipements pour créer une féminisation "par la base" sous l’impulsion du Leaders Development Institute dépendant du ministère des Sports et dirigé depuis plusieurs années par Mezna Al Marzooqi, véritable architecte du sport féminin saoudien.
Le football, sport national, n’a pas échappé à cette féminisation express et de nombreuses jeunes femmes, véritables pionnières, sont désormais membres de clubs nouvellement créés,...
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11/09 - Albert Einstein contre la machine : ce que l’IA ne sait toujours pas faire
Imaginez, dans un univers parallèle, un match entre Albert Einstein et l'intelligence artificielle. Qui l'emporterait entre le génie de la physique moderne et une machine révolutionnaire qui ne fonctionne pourtant qu'avec des 1 et des 0 ? Nombreux seraient tentés de répondre spontanément que le père de l'équation E=mc² n'aurait aucune chance. Sur bien des points, ils auraient raison. L'ordinateur résoudrait les problèmes posés à une vitesse folle, ne laissant même pas le temps à son adversaire d'ouvrir la bouche. Depuis ce jour historique du 11 mai 1997, lorsque le supercalculateur Deep Blue a battu le champion du monde d'échecs Garry Kasparov, l'humanité sait qu'elle ne rattrapera plus jamais sa création. Vingt-neuf ans plus tard, le programme d'IBM est rangé au rang des antiquités qu'on regarde avec amusement. L'heure est à l'IA, à la vitesse et aux annonces retentissantes. Au point que certains se demandent désormais jusqu'où ira cette course effrenée... Le 8 septembre, la start-up californienne OpenAI a annoncé qu'un de ses systèmes d'IA avait produit une solution au problème de "Navier-Stokes", qui décrit l’écoulement des fluides, de l’eau comme de l’air. Il s'agit d'un des "sept problèmes du millénaire" dont un seul, la conjecture de Poincaré, avait été résolu jusqu'ici. Ces affirmations sont tout de même sujettes à controverse, des mathématiciens (Buckmaster et Alpöge) en contestant la paternité.
L'IA, plus forte qu'Albert Einstein ? Revenons à notre affrontement...
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11/09 - "Il n’est intimidé par rien ni personne…" : Valéry Giscard d’Estaing, la fabrique d’un destin
Cet article a été publié pour la première fois dans L'Express du 20 mai 1974
Valéry Giscard d'Estaing à l'Elysée. Qui en est vraiment étonné ? Qui est surpris ? Dans les palais ou dans les chaumières, voilà belle lurette que chacun en avait le sentiment : le jeune homme, devenu cet homme jeune, qu'ils regardent sur les écrans de télévision depuis seize ans, devait un jour être président de la République. Au-delà des affrontements de la droite et de la gauche, cette certitude a fait la victoire. Entre l'homme de 57 ans, qui lutte pied à pied depuis les lendemains de la guerre, et le ministre des Finances de 48 ans, à qui tout a été donné, entre François Mitterrand et Valéry Giscard d'Estaing, le signe du destin, le doigt des fées, l'évidence ont joué pour la mince victoire de M. Giscard d'Estaing.
De cette trajectoire fulgurante, aucun de ses proches n'a jamais véritablement douté. Ni sa mère, qui le promettait, dès sa naissance, à la plus haute destinée. Ni ses professeurs, comme le doux Paul Guth, qui n'était pas encore le "Naïf" lorsqu'il regardait, en classe, ce grand énergumène calé et insolent, se déplier lentement à son banc, répondre avec "un mélange d'ironie, de courtoisie, de savoir profond, de distinction supérieure". Ni François Mauriac, qui écrivait en 1968 : "Qu'il paraisse au petit écran dans un pull-over, ou qu'il renonce au pull-over, ou qu'il s'adresse au peuple, nous le voyons avec plaisir, sous notre nez, retoucher jour après jour le personnage du...
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11/09 - L’Estonie, élève modèle : les quatre leçons d’une méthode académique qui devrait inspirer la France
A la sortie du classement Pisa, le 8 septembre, toute l'Europe a grimacé devant son carnet de notes, établi par l'OCDE en évaluant les compétences 760 000 d'élèves de 15 ans dans le monde. Les Scandinaves : catastrophés par l'effondrement du niveau de lecture de leurs adolescents. Les Allemands : leurs élèves n'ont jamais été aussi mauvais en sciences comme en mathématiques. Les Français : sans commentaire.
Toute l'Europe ? Non. Un petit pays balte résiste encore et toujours au déclin académique : l'Estonie, 1,3 million d'habitants, se maintient au cœur du top 10 mondial scolaire dans toutes les matières. "Les Estoniens cherchent toujours à faire mieux, donc même quand des résultats extraordinaires sont publiés, nous n'avons pas le temps de nous féliciter et préférons réfléchir aux pistes d'amélioration, soulève Eve Eisenschmidt, spécialiste de l'éducation à l'Université de Tallinn. C'est peut-être un trait qui nous caractérise et qui explique nos bons résultats : tout le monde essaie de faire un peu mieux que la veille."
L'éducation semble couler dans les veines de l'Estonie. Le pays balte, toujours dans l'ombre menaçante de la Russie voisine, déjoue toutes les trajectoires scolaires : 6e mondial en sciences, 8e en mathématiques et en lecture ; premier pays européen sur tous les tableaux, à l'exception de la compréhension écrite (deuxième, devancé de peu par l'Irlande). Dès le 19e siècle, son taux d'alphabétisation était trois fois supérieur aux autres provinces de...
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11/09 - Yémen : les Etats-Unis jouent les équilibristes face à la menace houthiste
Alors que la situation s'envenime entre l'Arabie saoudite et les rebelles houthistes du Yémen, soutenus par l'Iran, et que ces derniers menacent de prendre le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb, Riyad, qui en dépend fortement pour ses exportations pétrolières, multiplie les appels du pied à Washington. Rien que sur la journée de ce jeudi 10 septembre, Mohammed Ben Salmane a appelé Donald Trump à deux reprises pour le convaincre de lancer des frappes contre les houthistes, révèle le média américain Axios.
Peine perdue pour l'instant : le président américain a dit non au prince héritier saoudien, cherchant à éviter une action militaire directe, susceptible de faire des victimes côté américain, et préférant rester concentré sur le détroit d'Ormuz. De la même façon, les Etats-Unis ne contribuent pas non plus au ravitaillement en vol des avions de combat saoudiens ni à l'assistance opérationnelle, contrairement à ce qui s'est passé lors des précédents affrontements avec les houthistes, rapporte CNN. Auprès de la chaîne, un haut responsable américain a souligné qu'il existait au sein de l'armée une profonde méfiance à l'idée d'être trop étroitement associé à une campagne de frappes saoudiennes, surtout si l'une de ces frappes venait à faire des victimes civiles, comme par le passé.Partage de renseignements
Mais Washington n'en reste pas moins préoccupé par la situation et a même dépêché l'amiral Brad Cooper, commandant au sein du CENTCOM (Commandement central des...
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11/09 - Diplomatie : pourquoi l’Algérie rompt ses relations avec les Emirats arabes unis
C'est "l'une des ruptures les plus importantes de la diplomatie algérienne depuis celle avec le Maroc, en août 2021", observe le site d'information indépendant Twala. L'Algérie a annoncé ce jeudi 10 septembre mettre un terme à ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis, dénonçant des actions "provocatrices et hostiles" de leur part, sans toutefois donner de raison précise ni étayer ses accusations. Les actions d'Abou Dhabi ne sont plus ni acceptables ni tolérables, a simplement déclaré le ministère algérien des Affaires étrangères, qui dit avoir "épuisé tous les recours pour préserver les relations bilatérales".
Peu après cette annonce brutale, Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Emirats arabes unis, a déclaré sur X que les relations diplomatiques devaient être basées sur la "rationalité, la communication et la clarté des intérêts", plutôt que sur "des énigmes et des signaux qui demandent à être décodés". Anwar Gargash, qui n'a pas cité l'Algérie dans sa publication ni fait référence à l'annonce d'Alger, a ajouté que le succès de la diplomatie reposait sur des positions claires et sur une gestion efficace des intérêts et des divergences.
L'ambassadeur émirati a été convoqué par le ministre algérien des Affaires étrangères et informé de la décision, a précisé Alger, ajoutant qu'il lui avait été donné 48 heures pour coopérer. Dans un communiqué publié plus tard dans la journée, le ministère émirati des Affaires étrangères a dit espérer que...
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11/09 - Foire aux vins : l’envol de Tour des Termes
Depuis près de vingt ans la consommation de vin des Français ne cesse de baisser (- 28%) pour atteindre environ 35 litres par an et par personne. Les habitudes changent peu à peu : essor du marché de la bière, apparition des boissons sans alcool, succès croissant de la mixologie, etc. Et surtout, un véritable changement générationnel s’opère avec des 25-34 ans bien moins attachés aux codes traditionnels de l’œnologie.
Dans ce contexte, le rendez-vous automnal des foires aux vins devient incontournable pour l’ensemble de la filière : hypermarchés, supermarchés, cavistes traditionnels, producteurs (voir ci-dessous) et acteurs de l’e-commerce. Tous se mettent au diapason des opérations de rentrée avec des stratégies différentes. Cette concurrence se fait au bénéfice des consommateurs qui voient les offres se multiplier partout en France et sur tous les supports. Une occasion en or pour se constituer une cave à moindres coûts. L’Express vous aide à vous y retrouver dans cette jungle des étiquettes.
La tour du XVIIIe siècle, ancien moulin à vent, marque la "fin des terres" ("termes" en gascon). Elle se dresse au-dessus des marais de Saint-Estèphe, dans le Médoc, aux avant-postes de l’estuaire, puis de l’océan. Bientôt, une passerelle enjambera l’étang qui sépare le château Tour des Termes de son donjon, parmi les nombreuses nouveautés en cours au domaine racheté, en 2023, par la famille O’Connor. Des propriétaires irlandais spécialisés dans l'écologie
Le chai en...
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11/09 - Social et libéral à la fois : comment le "modèle suédois" s’est réinventé
Avec à sa tête Magdalena Andersson, une solide économiste qui a été ministre des Finances pendant sept ans, puis Première ministre de 2021 à 2022, la gauche suédoise pourrait revenir au pouvoir à Stockholm, la capitale nordique aux 14 îles – sans compter, bien sûr, les 30 000 autres îles, îlots et îlets de son archipel ouvert sur le large. Après quatre années dans l'opposition, le parti social-démocrate (Socialdemokraterna), qui a gouverné les trois quarts du temps depuis un siècle, arrivera certainement en tête aux élections générales du 13 septembre. Mais le Premier ministre de centre droit sortant, Ulf Kristersson, n'a pas dit son dernier mot. Et tout dépendra de la capacité des deux blocs, de droite et de gauche, à former une coalition dans ce pays de 10,6 millions d'âmes où huit partis se partagent la scène politique. Dans l'administration, un "choc de simplification"
Une seule certitude : celui ou celle qui dirigera la Suède le fera dans un pays en forme olympique. L'économie rebondit : l'année prochaine, la prévision de croissance est de +2,5 %. L'endettement public est très faible : 37 % du PIB, contre 115 % en France. Et le financement des retraites est à l'équilibre grâce à une dose de capitalisation (épargne individuelle) qui fait de chaque futur retraité un investisseur en bourse. Le climat des affaires ? "Il est résolument optimiste, tourné vers le futur et vers l'innovation", s'enthousiasme Audrey Lagerqvist, qui dirige Betao, une start-up française qui a...
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11/09 - "Professeur Raoult vs. le gang des cerises", sur HBO : comment L’Express a participé à sa chute
Février 2020. Le Covid s’abat sur la planète, les hôpitaux déclarent des morts par centaines, les nations se calfeutrent et la psychose se propage. Alors que tout le monde cherche désespérément un remède, un certain Didier Raoult, alors considéré comme l’un des meilleurs scientifiques français, publie une vidéo fracassante intitulée "Coronavirus, fin de partie". Le médecin adulé à Marseille annonce tout bonnement la fin de la pandémie. Le virus - qui par ailleurs ne paraît pas bien dangereux pour ce chercheur que l’on comparait encore à Louis Pasteur - aurait rencontré bien plus fort que lui : l’hydroxychloroquine. Didier Raoult en est convaincu : la crise sanitaire ne durera que quelques semaines...
A l'époque, impossible de savoir que la prophétie s’avérera plus proche de l'astrologie que de la projection scientifique. Dans le doute, les médias embrayent, des politiciens jugent que le "druide" est malin et courageux, et, bientôt, les médecins du monde entier prescrivent ces pilules à qui le veut. Le professeur marseillais est au sommet de sa gloire. Ceux qui doutent n’ont pas voix au chapitre. Du moins, pour le moment.
Sur Twitter, quelques férus de sciences, des scientifiques, mais aussi des "civils" passent en revue les déclarations puis les études de l’idole du Covid-19. Chacun de leur côté, ils se rendent compte d’incohérences et d’entorses à la rigueur et à l’éthique scientifique. Les affirmations et les tests menés par le chantre marseillais ne reposent sur...
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11/09 - Introduction en Bourse d’Anthropic : ce chiffre qui va déterminer l’avenir du secteur IA
Cela fait quatre ans que les investisseurs avancent les yeux bandés sur une planche, encouragés par les folles promesses des entrepreneurs de l’IA. En septembre, ils vont enfin avoir certaines réponses à leurs questions. Pour la première fois, un pur laboratoire de modèle frontière, Anthropic, va dévoiler ses finances. Son prospectus S-1 devrait être publié par la SEC en septembre, l'introduction en Bourse étant prévue en octobre. La start-up fondée par Dario et Daniela Amodei pourrait dépasser le récent record de SpaceX si elle parvient à lever quelque 100 milliards de dollars sur une valorisation de 2 000 milliards de dollars, comme certains l'anticipent. "Anthropic, comme bien des entreprises financiarisées, est devenu maître dans l’art de se présenter sous un jour flatteur", observe, amusé, Julien Pillot, enseignant-chercheur en économie à l'Inseec.
L'argument massue du laboratoire : la croissance astronomique de son revenu annuel récurrent - ARR en anglais, l'indicateur clé de la tech qui comptabilise la valeur annualisée des abonnements. Salesforce a mis plus de deux décennies à franchir le seuil des 30 milliards de dollars, Anthropic l’a franchi en trois ans. Allègrement. En juillet, son ARR culmine même à 65 milliards. Il n'empêche : les investisseurs avisés ont hâte d'en savoir plus sur une autre ligne du bilan comptable, la marge brute. L’IA générative a beau être née dans la Silicon Valley, elle ne ressemble en rien aux logiciels qui y ont été créés ces vingt...
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11/09 - Interdiction du voile : en Europe, des débats de plus en plus brûlants
La proposition n'est pas nouvelle, mais elle marque la rentrée politique française. Fin août, Marine Le Pen a confirmé son souhait de soumettre au référendum l'interdiction du voile "islamique" dans l'espace public, en cas de victoire à la présidentielle. Cette mesure faisait déjà partie du programme de la candidate du Rassemblement national (RN) lors de ses trois campagnes précédentes mais, même au sein de son parti, la question ne fait pas l'unanimité.
Aucun de nos voisins européens n'est allé aussi loin, même si l'encadrement du port des signes religieux bouscule les sociétés européennes ces dernières années. Avec sa loi de 2004 sur l'interdiction des signes religieux à l'école, la France a été le pays pionnier en la matière et reste le plus strict. De même avec l'interdiction de la burqa, décidée par Paris en 2010, avant d'être imitée par la Belgique (2011), l'Autriche (2017) ou encore le Danemark (2018). Sur ces questions sensibles de laïcité, nos voisins avancent prudemment.Portugal : une "loi des burqas" approuvée cet été
Les médias portugais la surnomment "la loi des burqas". En août, le président socialiste Antonio José Seguro a promulgué un texte qui interdit la dissimulation du visage dans l'espace public et vise, dans la pratique, le voile intégral musulman. Cette loi, proposée par l'extrême droite au Parlement, a été soutenue par la droite et les libéraux mais combattue par la gauche, qui y voit un problème "marginal". Elle prévoit des amendes allant de 150...
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11/09 - Général Baratz, commandant du combat futur : "Avec la robotisation, l’emploi de la force sera plus désinhibé"
Une quinzaine de robots terrestres et une soixantaine de drones interconnectés pour mener des missions tactiques sur le front, à la place d'une compagnie de 150 soldats. Avec le projet Pendragon, lancé en mars 2025, l'armée de Terre a mis le cap sur la robotisation de ses forces, pour accompagner les missions les plus exposées et les plus dangereuses.
L'initiative pilotée par le Commandement pour le combat futur (CCF), que dirige le général Bruno Baratz, devrait voir le jour à l'été 2027. L'ancien chef de l'opération Barkhane au Sahel revient sur les leçons du conflit ukrainien et sur les réflexions menées au sein des armées pour anticiper les guerres de demain.
L'Express : L’irruption de drones et de robots terrestres sur le champ de bataille, notamment ukrainien, a considérablement transformé la guerre. Comment les armées françaises s’adaptent-elles à cette nouvelle donne ?
Général Bruno Baratz : Un travail de fond a été lancé au sein de l’armée de Terre pour mieux appréhender le combat de demain, et les nouvelles tactiques que ce dernier implique. L’ampleur de la révolution actuellement à l’œuvre est comparable à celle que l’on a connue pendant la Première Guerre mondiale, plus précisément dès 1917, avec l’arrivée de la mécanisation du champ de bataille, et l’essor des chars d’assaut. Nous sommes aujourd’hui à l’aube d’une révolution au niveau militaire, qui implique cette fois-ci le déploiement massif de l’intelligence artificielle, et donc de systèmes de collecte...
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11/09 - Mario Monti, ex-Premier ministre italien : "Les Français ne sont pas assez conscients de la menace financière"
L’Italie revient de loin. Comme la Grèce, l’Espagne ou le Portugal, le pays a été confronté à l'accès de défiance des marchés financiers et à la violence des mesures d’austérité prises dans l’urgence. Quinze ans plus tard, la roue a tourné. Le déficit public italien devrait passer sous les 3 % en 2026 et - le symbole est fort – la dette souveraine se négocie à un taux plus faible que celui de la France. Mario Monti a vécu la crise de près. Economiste, cet ancien commissaire européen avait été nommé Premier ministre en novembre 2011. Fort de l'expérience de cette période sous haute tension, il s’inquiète auprès de L'Express de voir que Paris ne prend pas la mesure de la situation.
L'Express : Remontons quinze ans en arrière, quand l’Italie a dû faire face à une envolée des taux d’intérêt. Comment la situation a-t-elle dérapé ?
Mario Monti : Début juillet 2011, je participais aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence. Ce jour-là, le spread italien, c’est-à-dire l’écart entre le taux d'intérêt de l’Italie et celui de l'Allemagne, était de plus ou moins 100 points de base, c'est-à-dire 1 %. Il s’est creusé rapidement, tout au long de l’été, jusqu’à atteindre 574 points de base le 9 novembre 2011. J'étais alors un économiste, un citoyen sans responsabilité publique, mais c'est ce jour-là que Silvio Berlusconi, alors Premier ministre, a mesuré toute la difficulté de faire face aux attentes de plus en plus négatives des marchés. D'autant plus qu’il avait pris des engagements...
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10/09 - "Le recul français en matière de recherche n’a pas d’équivalent" : le constat alarmant de la présidente du Hcéres
Jamais la photographie de l'état de la recherche française n'a été aussi claire. L'Observatoire des sciences et techniques, rattaché au Haut conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (Hcéres), a publié récemment une étude complète et originale sur l'évolution de notre position dans le paysage de la science mondiale. Le constat, très documenté, avec des indicateurs inédits, montre à quel point la science hexagonale a perdu de l'influence au niveau international. Coralie Chevallier, la présidente du Hcéres, livre en exclusivité pour L'Express son analyse sur les causes de ce décrochage alarmant - qui ne tiennent pas uniquement à l'insuffisance des financements. Entretien.
L'Express : Le constat du décrochage de la recherche française est fait depuis longtemps. Qu’apporte cette nouvelle étude ?
Coralie Chevallier : L’Observatoire des sciences et techniques du Hcéres, avec son directeur Nicolas Carayol, a développé un indicateur d’audience scientifique original, pour essayer de se rapprocher le plus possible de la perception qu’ont les chercheurs eux-mêmes de l’importance des travaux conduits dans les différents pays. Autrement dit, quand ils travaillent dans leurs laboratoires, qu’ils s’appuient sur le travail d’autres chercheurs dans le monde et citent leurs publications, à quelles études se réfèrent-ils ? Cette audience est calculée à partir de la part des citations, au sein de la communauté scientifique mondiale, des publications produites...
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10/09 - "Il n’existe pas de thérapie pour une société" : Jeffrey Alexander (Yale) décrypte le traumatisme du 11 Septembre
Le paradoxe est cruel. Alors que près de 30 % des Américains sont nés après les attentats du 11 Septembre, le souvenir de cette journée qui a frappé de plein fouet les Etats-Unis s'éloigne. Pourtant, le pays continue de vivre dans le monde que ces attaques ont contribué à façonner : sécurité intérieure, surveillance, lutte antiterroriste, guerres au Moyen-Orient, bouleversements de la politique étrangère, etc. Il y a vingt-cinq ans, les Américains donnaient au monde une leçon de résilience et d’unité. Le Monde titrait alors : Nous sommes tous Américains. Aujourd’hui, les Etats-Unis apparaissent profondément divisés sur le plan intérieur et davantage isolés sur la scène internationale.
Que reste-t-il de cet héritage et de la mémoire des 2 977 personnes tuées ce jour-là ? Une société peut-elle réellement surmonter un tel traumatisme ? Pour Jeffrey C. Alexander, sociologue américain et professeur émérite à Yale, spécialiste des traumatismes collectifs, les fractures actuelles des Etats-Unis s’expliquent en partie par le sentiment de vulnérabilité installé par le 11 Septembre, puis aggravé par les guerres et les désillusions qui ont suivi. Un traumatisme dont les répercussions, explique-t-il à L'Express, se font encore sentir jusque dans l’Amérique de Donald Trump. Mais le coauteur de Cultural Trauma and Collective Identity (University of California, Press, 2004) en est persuadé : sous les fractures subsisterait encore un "réservoir de solidarité" capable, un jour, de...
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10/09 - "Netanyahou a une grande responsabilité dans le 7 Octobre" : le regard d’un ex-cadre du renseignement militaire israélien
L’article a eu l’effet d’une bombe en Israël à moins de cinquante jours d'élections législatives déjà annoncées comme les plus tendues de l'histoire du pays. Le 8 septembre, le quotidien Haaretz a publié une enquête sur la base du livre à paraître des journalistes Shlomi Eldar et Ruth Yuval : Hostages : 843 Days of Abandonment (Kinneret Zmora Publishing, en hébreu). Le contenu est potentiellement explosif pour Benyamin Netanyahou : quelques jours avant le 7 Octobre, le président émirati Mohammed ben Zayed aurait appelé, depuis son palais présidentiel, le Premier ministre israélien sur une ligne sécurisée et l'aurait mis en garde.
La teneur de son message : le chef du Hamas à Gaza, Yahya Sinouar préparerait une opération d'une ampleur inédite, capable de déstabiliser toute la région et de faire voler en éclats les accords d'Abraham. Netanyahou aurait réagi avec un calme déconcertant, assurant que la menace venait surtout de Cisjordanie, pas de Gaza, et que l'armée israélienne était prête à tous les scénarios. Haaretz affirme par ailleurs que "Bibi" n'aurait jamais parlé de cet appel à ses chefs du renseignement et de l'armée. Ni le patron du Shin Bet (sécurité intérieure) Ronen Bar, ni le chef d'état-major Herzl Halevi n'ont été mis au courant.
Benyamin Netanyahou a démenti ces accusations. De son côté, le bureau du président émirati n'a pas répondu aux sollicitations mais n'a pas nié ces informations, bien que l'entourage de Netanyahou l'y ait, selon plusieurs médias...
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10/09 - Ces ministres contre la baisse de leur salaire, Jordan Bardella pense aux Alpes-Maritimes
Le grand rendez-vous de la présidentielle approche, chaque semaine apparaît un nouveau prétendant. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…Emmanuel Macron, président pressé
Il y a peut-être du retard à l’allumage (le dossier de sécurité indispensable au feu vert de l'Etat a été transmis avec des pièces manquantes), il n’empêche : quelqu’un s’impatiente. L’inauguration de la ligne 18 du métro francilien, qui reliera en 30 minutes 10 nouvelles gares de l’aéroport de Paris - Orly à Versailles et desservira le plateau de Saclay, doit être inauguré avant la fin de l’année. "Emmanuel Macron sait rappeler que c’est un chantier présidentiel", sourit un élu. Le président quittera l’Elysée au printemps 2027…Edouard Philippe, "le c… entre deux chaises"
Rompre, d’accord, mais jusqu’à quel point ? On a bien compris, à commencer par les intéressés, que les anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron ne devaient pas précisément incarner la continuité de cette présidence s’ils voulaient avoir une chance d’être entendus dans la campagne. Sauf que… "Edouard Philippe a aujourd’hui plus d’électeurs macronistes que Gabriel Attal dans les intentions de vote", souligne un proche du maire du Havre. Qui ajoute : "Il a donc un peu le cul entre deux chaises."Touche pas à ma paie !
Il y a plus difficile que trouver une aiguille dans une meule de foin : trouver un ministre favorable à la mesure évoquée par Sébastien Lecornu de baisser le salaire des...
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10/09 - Guerre en Ukraine : le mystérieux trou de 27 milliards de dollars qui interroge les Européens
L’Ukraine a besoin de 27 milliards de dollars supplémentaires pour boucler son budget de défense en 2026, a annoncé Volodymyr Zelensky à des dirigeants européens le 24 août à Kiev. Une demande qui semble surprendre au sein de l’UE, alors qu’a été finalisé en avril un prêt de plus de 100 milliards de dollars à l’Ukraine, prévu pour être versé à parts égales en 2026 et 2027. Selon quatre diplomates européens cités par le New York Times, les responsables de l'UE cherchent désormais à déterminer l’origine exacte de ce déficit et à vérifier l’ampleur des besoins.Doutes sur l'efficacité de la gestion des dépenses
Car l’origine du trou budgétaire semble être disputée et alimenter aussi des doutes sur la gestion des fonds ukrainiens. Les sources du quotidien américain indiquent ainsi que des interrogations émergent en privé quant à l’efficacité des dépenses de Kiev, et que certains membres se demandent si les besoins annoncés ne sont pas surestimés.
Toujours selon le NYT, le dirigeant ukrainien a expliqué lors de cette réunion qu’une partie des dépenses avait été engagée sous l’ancien ministre de la Défense Mykhailo Fedorov, récemment limogé. Une version contestée par l’intéressé, qui affirme qu’un déficit aussi important n’existait pas durant son mandat. Kiev n’a pas encore publié le détail complet des besoins qui engendrent cette nouvelle facture, mais a indiqué qu’ils comprennent entre autres les armes, les salaires des soldats et les aides aux familles des militaires...
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10/09 - Yémen : les houthistes avancent vers le stratégique détroit de Bab el-Mandeb
Les houthistes, mouvement soutenu par l'Iran contrôlant une partie du Yémen, se sont emparés jeudi 10 setembre de la ville yéménite historique de Mokha, sur la mer Rouge, ont indiqué à Reuters quatre sources militaires du gouvernement yéménite. Avec cette conquête, ils se rapprochent un peu plus du contrôle du détroit de Bab el-Mandeb, l'un des axes maritimes les plus stratégiques au monde.
Après avoir perdu Mokha, les forces gouvernementales et leurs alliés ont trouvé refuge dans la ville de Dubab, plus au sud, qui donne directement sur le détroit. Selon elles, les houthistes lancent actuellement des attaques sur les îles Hanish, archipel situé en mer Rouge, au nord du détroit. S'ils venaient à prendre possession de ces îles ainsi que de la ville de Dubab, ils pourraient alors s'emparer du détroit de Bab el-Mandeb. L'enjeu du détroit Bab el-Mandeb
Les houthistes contrôlent les zones les plus peuplées du Yémen et une grande partie du nord du pays dont la capitale Sanaa. Après avoir annoncé au mois de juillet un blocus des ports saoudiens, ils ont aussi lancé plusieurs attaques contre l'Arabie saoudite et en mer Rouge. Ce conflit s'est intensifié ces derniers jours, créant un second théâtre d'opérations dans la guerre en Iran, ce qui pèse encore plus sur les approvisionnements énergétiques, déjà perturbés par la fermeture du détroit d'Ormuz.
En 2014, les houthistes se sont emparés de la capitale yéménite Sanaa, forçant le gouvernement à se réfugier vers le sud du pays et...
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10/09 - Une cible en Arctique russe : l’Ukraine a lancé sa frappe la plus lointaine depuis le début de la guerre
C'est la frappe la plus profonde de l'armée de Volodymyr Zelensky depuis le début de la guerre. L’Ukraine a frappé mercredi 9 septembre deux installations gazières dans l’Arctique russe, à plus de 3 000 kilomètres de la frontière russo-ukrainienne, ont annoncé ses forces spéciales.
"Devinez qui vient de parcourir plus de 3 300 km et a atteint sa cible avec succès ?", a dans la foulée écrit sur ses réseaux l'entreprise ukrainienne Fire Point, qui fabrique notamment le missile de croisière Flamingo, revendiquant la frappe. Dévoilé il y a pile un an, celui-ci est présenté par Kiev comme son missile à longue portée le plus performant. L'entreprise a toutefois précisé avoir utilisé un drone longue portée FP-1 pour cette attaque.
L'armée ukrainienne mène depuis plusieurs mois une campagne de frappes en profondeur contre les infrastructures énergétiques russes : elle avait notamment atteint une raffinerie à Omsk, à près de 2 500 km de sa frontière, le 6 juillet, puis des raffineries de la région de Perm, à plus de 1 500 km, le 7 septembre.Un coup porté au cœur du gaz russe
Le président ukrainien a salué l'impact de cette frappe record sur l'économie russe, affirmant qu'il était "important de répondre à la guerre russe de telle sorte que l'ennemi le ressente". Les deux infrastructures ciblées, situées dans la région de Iamalo-Nénétsie, dans le nord-ouest de la Sibérie, sont au cœur de la production gazière russe : environ 80 % du gaz naturel du pays y est extrait, selon...
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10/09 - Derrière Mistral, la montée en puissance d’EQT, nouvel argentier préféré de la tech européenne
Naturellement, Samsung a eu tous les honneurs. Si le montant de sa participation demeure confidentiel, le Sud-coréen est le premier investisseur de la dernière levée record du champion tricolore Mistral AI, trois milliards d'euros, dévoilée mardi 8 septembre. Au-delà des intérêts financiers, le rapprochement est celui de deux Etats, la France et la Corée du Sud, en quête d'une troisième voie dans l'intelligence artificielle, un secteur dominé par les Etats-Unis et la Chine. Un symbole majeur, qui a masqué un autre acteur clef de l'opération : EQT.
La société de capital-investissement (private equity) suédoise gère le nouveau "Scaleup Europe Fund". Cette initiative de l'Union européenne cible les entreprises technologiques du continent — IA, quantique, robotique, défense... — parvenues à un stade de développement où il faut voir plus grand. Souvent, grâce à un chèque supérieur à 100 millions d'euros, plafond de verre bien connu des entrepreneurs européens. A cause de ce manque de financement, "l'Europe produit autant de start-up que les Etats-Unis, mais 80 % moins de scale-ups et 85 % moins de licornes", souligne une note de l'Institut Jacques Delors publiée cette année. Restait le recours aux fonds américains, pour les meilleures. Mais Donald Trump l'a quelque peu chamboulé. Par souci de souveraineté, nombre de jeunes pousses du continent préfèrent désormais l'argent européen.
Comme celui d’EQT. Dans le deal Mistral, le groupe suédois, à l’aide du "Scaleup Fund", se...
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10/09 - Ni en emploi ni en formation : les pistes de Nathalie Chusseau pour endiguer la vague des "NEETs"
Ils ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. On les désigne communément par l'acronyme de "NEET" pour Neither in Employment nor in Education or Training. Fin 2025, la part de ces jeunes parmi les 15 à 29 ans s'élevait à 12,9 % en France, au-dessus de la moyenne européenne, de 11%. Notre pays compte ainsi 1,55 million de jeunes NEETs, dont 1 million de jeunes décrocheurs (470 000 jeunes de 18 à 24 ans selon la DEPP et 650 000 jeunes de 25 à 29 ans) qui ont quitté le système de formation initiale sans le baccalauréat ou sans un diplôme professionnel. Cela correspond à plus d’un jeune sur 8, et près d’1 jeune sur 3 dans les quartiers prioritaires de la ville - 29 % selon l’Anact et l’Insee. Si la part de ces jeunes à l’écart du marché du travail a baissé en dix ans - hors période Covid - jusqu’à atteindre son point le plus bas à 11,8 % fin 2022, ce n'est plus le cas depuis.
Une étude de l’Insee (2025) qui a suivi les parcours des jeunes depuis leur entrée en sixième en 2007, et jusqu'en 2023, a montré "qu’un jeune sur quatre (23 %) s'est retrouvé en situation de NEET, en alternance avec des épisodes d'emploi ou de façon prolongée. Il s'agit essentiellement de jeunes ayant fait des études courtes". 15 % des jeunes entrés en sixième en 2007 ont fait des allers-retours entre situations d'emploi et de NEET jusqu'en 2023, et 8 % d’entre eux sont restés NEET sur quasiment toute la période.
Selon l’Insee (2021), 45 % des NEETs sont au chômage, ce qui correspond à 5,8 %...
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10/09 - La guerre en Iran jusqu’en 2029 ? Ce scénario que redoutent certains proches de Donald Trump
La guerre ne devait initialement durer que "quatre à cinq semaines". Plus de six mois après le déclenchement de leur offensive en Iran, le 28 février dernier, les Etats-Unis sont pourtant toujours aux prises avec une République islamique plus résistante que prévu. Et la paix ne semble pas près d'être signée, alors que les frappes ont repris ces derniers jours après une accalmie durant l’été.
De hauts conseillers de la Maison-Blanche, dont le vice-président J.D. Vance et le secrétaire d'Etat Marco Rubio, ont même averti Donald Trump que le conflit pourrait se prolonger jusqu'à la fin de son mandat, a rapporté ce mercredi 9 septembre le Wall Street Journal, citant des responsables américains. Lors de discussions privées dans le bureau Ovale et la "Situation Room", salle de crise de la Maison-Blanche, ces conseillers ont prévenu le président que Téhéran pourrait continuer à résister à la pression américaine, ce qui risquerait de prolonger le conflit au-delà de janvier 2029 - mois de l'investiture du successeur de Donald Trump, qui ne peut pas prétendre à un troisième mandat.
"Un conflit qui durerait des années mettrait à rude épreuve les ressources militaires et risquerait de perturber durablement les marchés pétroliers mondiaux, en pleine élection présidentielle américaine de 2028", souligne le WSJ, qui rappelle que J.D. Vance et Marco Rubio, justement, sont tous deux considérés comme des candidats potentiels à la présidence, bien qu'aucun des deux n'ait encore fait...
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10/09 - Elections de mi-mandat : Donald Trump se place au centre du scrutin, au risque de nuire à son parti
Donald Trump a donné à la campagne républicaine des midterms des airs de marché électoral, ce mercredi 9 septembre lors d'une convention du parti à Dallas, au Texas. Le président multimilliardaire a promis aux électeurs un cadeau provoquant : un "dividende Trump" de 5 000 dollars "pour chaque adulte américain", si les républicains gagnent en novembre les élections de mi-mandat, cruciales pour le parti.
Une promesse qui, avec quelque 270 millions d'adultes aux Etats-Unis, coûterait environ 1 350 milliards de dollars à la Maison-Blanche, selon les calculs de Reuters. A l'occasion d'une convention républicaine organisée à son initiative, l'ex-magnat de l'immobilier a surtout passé près de deux heures à vanter son bilan, affirmant avoir mené à bien "les deux meilleures années de l'histoire de la présidence" américaine.
Les élections de mi-mandat détermineront si les républicains conservent le contrôle des deux chambres du Congrès, qu'ils détiennent actuellement, avec une majorité particulièrement étroite à la Chambre des représentants. Pour Donald Trump, l'enjeu est majeur : perdre l'une des deux chambres compliquerait considérablement la mise en œuvre de son programme. Or les sondages et les prévisions électorales se dégradent pour les républicains, dans un contexte de mécontentement croissant autour du coût de la vie et de la guerre en Iran. D'après la dernière enquête Reuters/ Ipsos, 33% seulement des électeurs inscrits, soit cinq points de moins qu'en juillet, sont...
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10/09 - Foires aux vins : qui va gagner la guerre des rayons ?
Depuis près de vingt ans la consommation de vin des Français ne cesse de baisser (- 28 %) pour atteindre environ 35 litres par an et par personne. Les habitudes changent peu à peu : essor du marché de la bière, apparition des boissons sans alcool, succès croissant de la mixologie, etc. Et surtout, un véritable changement générationnel s’opère avec des 25-34 ans bien moins attachés aux codes traditionnels de l’œnologie.
Dans ce contexte, le rendez-vous automnal des foires aux vins devient incontournable pour l’ensemble de la filière : hypermarchés, supermarchés, cavistes traditionnels, producteurs et acteurs de l’e-commerce. Tous se mettent au diapason des opérations de rentrée avec des stratégies différentes (voir ci-dessous). Cette concurrence se fait au bénéfice des consommateurs qui voient les offres se multiplier partout en France et sur tous les supports. Une occasion en or pour se constituer une cave à moindres coûts. L’Express vous aide à vous y retrouver dans cette jungle des étiquettes.
Chaque rentrée, le même ballet recommence. Des centaines de références arrivent en rayons, les catalogues épaississent, les sites Internet changent de visage et les cavistes installent leurs sélections dans leurs vitrines. Mais derrière ce rituel se joue une bataille plus stratégique : celle de la captation d’un marché en pleine mutation.
Car la foire aux vins demeure un poids lourd. En 2024, les opérations d’automne de la grande distribution ont généré 1,08 milliard d’euros...
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10/09 - "Il n’échappe pas aux stéréotypes" : pourquoi votre prénom peut peser sur votre carrière
Joan Crawford, Whoopi Goldberg, Ben Kingsley et Jamie Foxx auraient-ils un jour remporté un Oscar s’ils avaient continué à se faire appeler Lucille Fay LeSueur, Caryn Elaine Johnson, Krishna Bhanji et Eric Marlon Bishop ? Nul doute que leur talent aurait pesé, mais peut-être leur prénom ou leur nom, facteurs en apparence anecdotiques, auraient-ils pu compliquer leurs chances de réussir à Hollywood. "Dès que j’ai changé de nom, j’ai obtenu des rôles", racontait Ben Kingsley au Radio Times en 2016. Un prénom ou un nom ne fait ni ne défait une carrière mais, comme le suggère la littérature scientifique, il peut parfois jouer un rôle insoupçonné. En matière de recrutement, mais pas seulement.
Premier cas, malheureusement tombé dans le domaine de l’évidence : la discrimination du fait des origines. Dans une étude publiée en 2004 dans l’American Economic Review, les professeurs Marianne Bertrand et Sendhil Mullainathan, ont envoyé des CV fictifs comparables en réponse à des offres d'emploi à Boston et Chicago, dans différents secteurs d’activité. Les CV portant des prénoms perçus comme blancs, tels qu’Emily ou Greg, recevaient 50 % de rappels supplémentaires pour un entretien que ceux mentionnant des prénoms à consonance afro-américaine, tels que Lakisha ou Jamal. Plus cocasse, relèvent les deux auteurs : "Les entreprises ayant des contrats avec le gouvernement fédéral ainsi que celles qui indiquent dans leur annonce être des employeurs garantissant l’égalité des chances...
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10/09 - En Europe, ces partis modérés qui résistent à la poussée populiste
La modération ne paie plus guère en politique. Cet été, un cap a été franchi dans la discrétion : si des élections européennes avaient lieu aujourd’hui, les partis traditionnels perdraient la majorité qu’ils forment ensemble au Parlement européen, pour la première fois depuis qu'il a commencé à être élu au suffrage universel direct, en 1979. Selon une projection en sièges à partir des intentions de vote nationales publiée par le média bruxellois politico.eu, les conservateurs céderaient 20 sièges par rapport aux élections de 2024, les sociaux-démocrates 17 et les libéraux 14. Les Verts, fréquents appoints aux majorités à Strasbourg, reculeraient eux aussi. Les forces extrémistes de droite et de gauche, en revanche, progresseraient. Ces projections, c’est la loi du genre, disent plus sur les rapports de force du moment que sur le résultat du prochain scrutin européen, prévu dans trois ans. Il n’empêche : l’érosion des partis modérés de droite, du centre et de gauche est une réalité de long terme dans tous les pays de l’Union européenne. La France et l’Allemagne éprouvent les plus fortes turbulences mais elles sont loin d’être les seules à souffrir.Les bonnes recettes des partis scandinaves
Pourtant, quelques partis traditionnels arrivent à limiter les dégâts, voire à conserver une position prépondérante dans leur écosystème politique. On peut citer, par exemple, le Parti social-démocrate de Suède et son parti frère au Danemark ; près d’un siècle après avoir commencé à...
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10/09 - "On veut mettre le singe sur l’épaule des autres" : ni Attal ni Philippe ne veulent porter le poids de la division
Son idée a été balayée. Qu'importe, c’était anticipé. Sans surprise, l'invitation lancée ce mardi 8 septembre par Edouard Philippe à ses rivaux Gabriel Attal et Bruno Retailleau pour discuter de leurs "convergences" en vue de 2027 a reçu un accueil glacial. "C'est une réunion pour les macronistes entre les macronistes", a jugé au micro de CNews le candidat LR à l'élection présidentielle. "De la tambouille politicienne", a ajouté en écho le prétendant Renaissance sur Franceinfo.
Edouard Philippe n'a pas lancé cette invitation avec l'espoir de grandes retrouvailles. A huit mois de l'élection présidentielle, le maire du Havre cherche à se poser en grand rassembleur de la "droite et du centre". A lui, le privilège de réunir ses rivaux et de définir le périmètre de futures alliances. A eux, le cruel dilemme : se soumettre à l'ancien Premier ministre ou apparaître comme des agents de division. "Je suis pour l'instant le mieux placé dans les sondages, assurait-il mardi à la presse. C'est à moi qu'il revient de prendre ma responsabilité, de dire rencontrons-nous et parlons-nous." Le voici grand seigneur, faisant rimer son intérêt politique et celui de la France. "Ceux qui essaient de trouver des solutions sont valorisés, note un proche du Havrais. On cherche à mettre le singe sur l’épaule des autres." Deux visions du rassemblement
Gabriel Attal et Edouard Philippe promettent tous deux un grand rassemblement à l'issue de leur primaire sauvage. Aucun candidat ne souhaite porter...
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10/09 - "Ils sentent les choses avant les autres" : les auteurs et scénaristes scandinaves avaient tout prévu
Inventé en 1930, le "modèle suédois", appelé localement folkhemmet (la maison du peuple), continue de fasciner, un siècle plus tard. Mais avant d'exister dans les faits, cette société où l'Etat providence prend en charge le bien-être de chacun a d'abord existé comme un idéal. "L'idée que le Nord est notre avenir est une idée ancienne, dont le mythe remonte à la 'théorie du climat' de Montesquieu", estime le scandinaviste Sylvain Briens, coauteur de Poétocratie, où les auteurs démontrent que la littérature nordique est prédictive des évolutions sociales en Suède.
A la fin du XIXe siècle, en pleine révolution industrielle, le dramaturge suédois August Strindberg parle par exemple du risque d'épuisement des ressources et l'intérêt des énergies renouvelables comme le soleil. Or les gouvernements suédois sont pionniers en matière d'écologie. Dans Un ennemi du peuple, où est aussi abordé le thème de l'égalité homme-femme, son confrère norvégien Henrik Ibsen évoque, lui, une notion proche de celle de "maison du peuple" (folkhemmet) et préfigure l'organisation sociale à venir.
De son côté, Pär Lagerkvist, futur Prix Nobel de littérature, publie Le Bourreau en 1932 : l'ouvrage est prémonitoire de la montée du nazisme et la lâcheté collective. En 1972, dans l'un de leurs thrillers, Maj Sjöwall et Per Wahlöö annoncent l'assassinat d'un Premier ministre : Olof Palme sera abattu dans une rue de Stockholm en 1986, traumatisant le pays. Ensuite, de Henning Mankel (Wallander) à Stieg...
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10/09 - Michel Duclos, diplomate : "La France doit être prête à gérer la rupture si les Algériens nous y amènent"
Ancien ambassadeur, Michel Duclos est conseiller spécial géopolitique et diplomatie à l’Institut Montaigne, un centre de réflexion d'orientation libérale. Pour L'Express, il révèle en avant-première le contenu d'une note qu'il a rédigée sur les relations franco-algérienne, intitulée "France-Algérie, sortir de l’émotion : trois scénarios à l'étude". S'appuyant sur des données factuelles, il explique pourquoi l'Algérie occupe une telle place dans la politique française. Et avance des solutions pour dépassionner le débat et sortir de l'impasse.
L'ex-diplomate prône une sortie de l'accord franco-algérien de 1968 - qui régit, de façon dérogatoire au droit commun des étrangers, la circulation, l'emploi et le séjour des ressortissants algériens et de leurs familles en France - tout en préservant des canaux de communication. En ce début de campagne présidentielle, il alerte sur les risques d'une rupture escalatoire, mais estime que la France doit s'y préparer. A ses yeux, la politique mémorielle d'Emmanuel Macron a été un "échec" et la période de réchauffement actuelle, après une crise aiguë, n'est probablement que provisoire. Entretien.
L'Express : Pourquoi l'Algérie, un pays de 47 millions d'habitants, pèse-t-il autant sur notre débat intérieur, et cette attention existe-t-elle autant côté algérien ?
Michel Duclos : En travaillant sur cette question, j’ai essayé d’éviter de faire la psychanalyse de la relation bilatérale, pour m’en tenir à des données factuelles. Mais on ne...
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09/09 - "Rien n’est plus intense que certains silences" : nos politiques parlent-ils trop ?
Le "Prince" s’écoute-t-il parler ? Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il besoin de quinze ou vingt minutes pour présenter ses vœux aux Français alors que son lointain prédécesseur, Georges Pompidou, en décembre 1970, n’accaparait qu’à peine quatre minutes de notre temps ? C’est l’une des interrogations que soulève Astrid Roucher, dans La Plume et le Prince (Albin Michel), un livre inclassable, parfois piquant, souvent drôle et décalé. Durant cinq ans, la jeune plume - elle n’avait que vingt-quatre ans en arrivant à l’Élysée - a observé une tendance à "surdoser les mots pour être bien sûr qu’il en reste quelque chose, face à une génération qui comble par la masse la peur du vide." Le livre, ponctué d’aquarelles dessinées par l’auteure, illustre la place prépondérante que les discours ont pris dans le décennat d’Emmanuel Macron. Il y a les passages obligés - le 14 juillet, par exemple -, et les décorations, les panthéonisations, les interviews télévisées… Mais que valent tous ces mots ? "Rien n’est plus intense que certains silences", relève Astrid Roucher, confessant qu’il lui est arrivé de se demander à quoi servait sa plume.
Ce qui s’applique au président vaut également pour ceux qui espèrent le remplacer l’année prochaine. Combien de candidats à l’élection présidentielle ont-ils l’impression de "parler pour ne rien dire", pour reprendre la formule du sketch de Raymond Devos ? Que retient-on, dans cette drôle de campagne à contretemps ? Certains candidats sont déjà pied au...
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09/09 - "A 8h46, j’ai vu un avion viser la tour nord" : le 11 Septembre raconté par Joseph W. Pfeifer, le premier chef des pompiers sur place
Le 11 Septembre a précipité l’Amérique dans l’inconnu et projeté Joseph W. Pfeifer dans le chaos. Témoin de l’impact du Boeing 767 du vol American Airlines 11 sur la tour nord du World Trade Center alors qu’il intervenait sur une suspicion de fuite de gaz à Manhattan, le tout premier chef des pompiers à arriver sur les lieux des attentats est une légende aux Etats-Unis. Il a pris la tête des secours, sauvant des milliers de vies au péril de la sienne. La voix de ce septuagénaire résonne aujourd'hui aux Nations unies et dans les grandes universités, incarnation de la résilience face à l'acte de terrorisme le plus meurtrier de l’histoire moderne (2 977 morts). L’ancien chef de bataillon du Fire Departement of New York (FDNY), devenu l’un des architectes de l’adaptation de son pays aux nouvelles menaces terroristes et une référence mondiale dans la gestion de crise, livre son témoignage à L’Express à l’occasion du 25e anniversaire du 11 Septembre.
L'Express : A quel moment avez-vous compris que l’Amérique était visée par une attaque terroriste ?
Joseph W. Pfeifer : A 8 h 46, j’ai vu le premier avion viser la tour nord et s’y écraser. À cet instant, j’ai su qu’il ne s’agissait pas d’un accident. C’était une attaque terroriste. Dans la minute qui a suivi, j’ai dit à l’opérateur du service d’incendie : "On aurait dit que l’avion visait le bâtiment."
Vous avez installé alors le poste de commandement de crise dans le hall de la tour nord, quelle était la situation ?
Il y avait...
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09/09 - "On se dirige vers un séisme" : Marine Le Pen - Jean-Luc Mélenchon, le scénario qui inquiète les députés européens
Pour ne pas songer au futur, sondons le passé. Ce mercredi 9 septembre, les 78 eurodéputés Renew, réunis dans la salle des fêtes de l’Elysée, interrogent un oracle impuissant. "Comment unir l’Europe ?", demande à Emmanuel Macron la Danoise Sigrid Friis. "Êtes-vous prêt à la repenser complètement ?", abonde le belge Yvan Verougstraete, qui désespère de la voir "crever à petit feu." Savent-ils qu’ils demandent l’impossible à un président sans majorité, au crépuscule de son décennat ? Oui, sans doute, mais il faut bien espérer. La salle des fêtes masque la gueule de bois. Mai 2017 et la lente marche d’Emmanuel Macron sur l’Hymne à la joie, au Louvre, paraissent bien loin." On sera peut-être face au dernier président pro-européen”, anticipait, avant la réunion, un eurodéputé convié. "La perspective d’un duel RN-LFI les tétanise", confie-t-on au Château, où l’on se veut rassurant. Avant l’été, un eurodéputé écologiste avait partagé ses inquiétudes avec un conseiller élyséen. "L’élection est encore loin. Vous verrez, quand les Français prendront conscience que le président qu’ils éliront aura la main sur le bouton nucléaire, ils changeront d’avis", lui avait-on répondu. Il attend toujours de voir.
Vous avez dit "modéré" ? Au Parlement européen, on n’en connaît qu’un. "Macron, c’est le strong believer qui n’a pas été remplacé", résume en bon français Nathalie Loiseau. Ne vous aventurez pas à parler à un Irlandais ou à un Suédois de Gabriel Attal ou d’Edouard Philippe. "Dans...
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09/09 - Kristina Kallas, ministre de l’Education en Estonie : "Chez nous, la société est toujours du côté des enseignants"
Tous les trois ans, à la publication du classement Pisa, les regards des Européens se tournent vers l'Estonie. Ce pays balte de 1,3 million d'habitants, indépendant depuis moins de quarante ans et toujours dans l'ombre de l'inquiétante Russie voisine, se hisse à chaque fois tout en haut du classement des meilleurs systèmes éducatifs mondiaux. Des résultats qui contrastent avec la dégringolade inquiétante de la France.
Cette année ne fait pas exception : l'Estonie se classe dans le top 10 mondial en sciences (6ème), mathématiques (8ème) et lecture (8ème). Un moment de fierté pour sa ministre de l'Education, Kristina Kallas, qui a accordé sa première réaction à L'Express et nous livre les raisons derrière cette incroyable réussite éducative, forcément inspirante.
L'Express : Les résultats Pisa viennent de tomber, l'Estonie se classe une nouvelle fois dans le top 10 mondial dans tous les domaines et numéro un en Europe. Est-ce un moment de fierté pour l'éducation estonienne, ou voyez-vous d'abord le travail qu'il reste à accomplir ?
Kristina Kallas : C'est un jour de fierté, absolument ! Notre système reste solide et continue de progresser, même si nous ne sommes pas à l'écart des tendances mondiales. Je pense que toute l'Europe doit se pencher sérieusement sur ces résultats et mener une réflexion de fond sur les compétences de base des élèves.
Et j'aimerais couper court tout de suite à un débat : je ne crois pas que le seul problème soit les écrans. De nombreux...
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09/09 - 11 Septembre : ces nouvelles affabulations de Donald Trump sur sa participation aux opérations de secours
Toutes les occasions sont-elles bonnes pour faire parler de lui ? A quelques jours des 25 ans des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, Donald Trump a raconté une nouvelle histoire rocambolesque sur la manière dont il avait été affecté par les attaques, et pris part, par la suite, aux opérations de sauvetage après l'effondrement des tours jumelles.
S'exprimant lors d'un événement à la Maison-Blanche en hommage aux secouristes et victimes des attentats, mardi 8 septembre, le président américain a affirmé avoir été évacué par deux pompiers peu après les attaques, se trouvant sur un site où un bâtiment menaçait de s'effondrer. Ce n'est pas la première fois que Donald Trump délivre des informations fausses ou non-vérifiables sur ce qu'il aurait vu ou fait le 11 Septembre et les jours qui ont suivi, afin de redorer son image politique.
"Je n'ai jamais vu une telle masse d'acier et, malheureusement, de corps et tout ce que vous pouvez imaginer", a déclaré Donald Trump mardi, relayé par le New York Times, donnant l'impression qu'il se trouvait sur place au moment de la tragédie. Or, il était à des kilomètres de l'attaque ce jour-là. Il a également décrit une scène chaotique lors des opérations de sauvetage et de déblaiement, dans le quartier de Lower Manhattan, et a expliqué avoir dû être lui-même évacué d'urgence. "Ils m'ont littéralement soulevé et se sont mis à courir avec moi"
"Je construisais un grand immeuble à New York, et j'ai emmené toute l'équipe sur place...
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09/09 - En 2027, faut-il mentir pour survivre ? Le dilemme des candidats à la présidentielle
Ils ne viennent ni du même monde ni de la même rive, mais entendent tous incarner l’antidote. A l’immodérée Marine Le Pen, à l’outrancier Jean-Luc Mélenchon, Edouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau, Raphaël Glucksmann et François Hollande opposent pondération, rigueur et convictions. Loin des paroles-chimères énoncées par les deux premiers, eux jurent de dire la vérité, rien que la vérité à ce "pays qui sait très bien que tout n'est pas perdu, pour peu que l'on tienne enfin ce qu'on promet" (certitude d’Edouard Philippe, trompétée le 5 juillet dernier lors de son grand meeting parisien). A chaque élection cette rengaine… et dès le lendemain, la déception. Le programme de l’élu égrené avec force pendant la campagne se révèle au pire inapplicable, au mieux inappliqué. Et la question revient, lancinante : peut-on faire de la politique sans mentir aux électeurs ?
Nous n’en sommes plus là. Peut-on participer à cette élection présidentielle sans mentir aux électeurs ? Et c’est une tout autre interrogation. Le scrutin de 2027 n’annonce pas les classiques excès, surenchères verbales vides de réalisme… Elle augure un empêchement. Devant l’état de nos comptes publics, les candidats se révèlent impuissants, matériellement contraints à l’invraisemblance. Qui, mieux que le ministre des Comptes publics, David Amiel, pour l’anticiper ? "Il est évident qu’il y aura une forte tentation de faire l’autruche : l’idée que les arbitrages budgétaires à venir sont si lourds qu’il vaut...
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09/09 - Emmanuel Mignot, prix Lasker : "Un médicament contre la fatigue ? Le marché potentiel serait énorme"
Emmanuel Mignot compte sans nul doute parmi les plus grands scientifiques français. Ce Parisien d’origine reste pourtant largement méconnu dans son pays de naissance. Jusqu’à cette rentrée, aucun média hexagonal n’avait publié d’entretien avec lui – à l’exception notable de L'Express en 2022. Un relatif anonymat sans doute dû au fait que ce psychiatre de formation, devenu une sommité de la médecine du sommeil, a mené l’essentiel de sa carrière aux Etats-Unis.
Ses découvertes lui valent pourtant une reconnaissance internationale. Début août, les autorités sanitaires américaines ont pour la première fois autorisé un traitement basé sur ses travaux contre la narcolepsie, une maladie caractérisée par des endormissements soudains et incontrôlables. Cette grande avancée a fait dire au magazine britannique The Economist que "le cerveau est sur le point de connaître son moment Ozempic", du nom de ce médicament qui révolutionne la prise en charge de l’obésité.
En bon scientifique, Emmanuel Mignot tempère cet enthousiasme – tout en ne cachant pas son espoir que ses découvertes se révèlent utiles contre de nombreuses autres pathologies. Après le Breakthrough Prize 2023, il a reçu ce 9 septembre le prestigieux Lasker Prize, considéré comme l’antichambre du Nobel. A cette occasion, il détaille à L'Express, en exclusivité pour les médias français, ses recherches. Entretien.
L'Express : Le Prix Lasker récompense notamment vos travaux sur l’orexine. De quoi s’agit-il ?
Emmanuel...
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09/09 - "Le Maroc n’a rien d’un enfer, et pourtant..." : les leçons de la crise de Ceuta vues par Stephen Smith
Depuis le raz-de-marée de quelque 70 000 migrants sur Ceuta à la fin juillet, l’enclave espagnole ne sort plus de l’actualité. Sur place, des habitants manifestent — parfois violemment — contre la présence de milliers de clandestins restés sur ces 18,5 kilomètres carrés de l’Europe en terre marocaine, dont 1 200 mineurs non accompagnés. À Madrid, la gestion de la crise migratoire a provoqué une crise politique. À ces retombées s’ajoutent des leurres : l’hypothèse d’une "marche verte" bis organisée par Mohammed VI pour récupérer le préside espagnol ou des conjectures sur une manœuvre en sous-main de Donald Trump et Benyamin Netanyahou pour régler son compte à l’Espagne de Pedro Sanchez par Maroc interposé. Si bien que le vrai choc — la découverte que nombre de jeunes Marocains sont prêts à tout pour fuir le royaume et venir en Europe — s’en trouve amorti. Or, il devrait nous réveiller.
Bien sûr, il est légitime de se poser des questions, comme celle de savoir si la Cour suprême à Madrid, en jugeant qu’un étranger entré en Espagne sans violer une barrière matérielle ne pouvait pas être refoulé, n’aurait pas envoyé un faire-part aux nageurs. Ou si l’Etat policier qu’est le Maroc — jamais appelé ainsi quand il monte la garde pour l’Europe — aurait fonctionné ou dysfonctionné, c’est selon, pour dissuader l’Espagne de se rapprocher de l’Algérie, ennemi juré du royaume, ou pour faire chanter l’Europe si dépendante du limes érigé autour d’elle pour retenir les migrants, ses...
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09/09 - La DGSE investit dans l’IA, les maîtres-espions français se confessent
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien,le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah,les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.La DGSE s'intéresse aux agents IA
Le renseignement extérieur français se met à la page. La DGSE a opéré un rapprochement avec la société française H Company, pour tester les solutions d’intelligence artificielle proposées par cette start-up à l’ascension fulgurante. H Company, lancée en mai 2024 à Paris, et qui avait à ses débuts levé plus de 200 millions d’euros sur les seules promesses de sa technologie, surpasse les géants américains OpenAI et Anthropic sur un segment stratégique : celui du "computer use". Soit la capacité, pour une intelligence artificielle générative, d’utiliser un ordinateur comme un humain, de manière autonome, pour en contrôler les différents programmes et logiciels. Sollicitée, l’entreprise n’a pas souhaité apporter de commentaire à ce sujet.Les maîtres-espions se livrent
Un nouveau livre sur l'espionnage français sera publié prochainement. Le journaliste Jean-Christophe Notin signe Dans le secret des services (Tallandier), à paraître le 5 novembre, dont la promesse est contenue dans son sous-titre...
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09/09 - Au sommet de l’espace à Paris, l’absence criante des géants américains
Le sommet international sur le spatial s'ouvre ce mercredi 9 septembre à Paris. Au programme : des rencontres entre les décideurs, entreprises et scientifiques de 120 pays, dans le but de renforcer la coopération entre les différentes puissances. Mais certains participants initialement attendus manquent à l'appel : plusieurs géants américains du spatial, comme SpaceX ou Blue Origin, ont annoncé la semaine dernière se retirer du sommet, sur fond de tensions entre les Etats-Unis et l'Europe.
Et pour cause, le président français Emmanuel Macron entend faire de cette rencontre, qui se tiendra jusqu'à jeudi au Grand Palais, un levier pour renforcer le rôle de l'Union européenne dans la course à la conquête spatiale. L'enjeu : doter l'Europe d'une capacité de lancement indépendante et de son propre système de communications par satellite, afin de réduire sa dépendance aux Etats-Unis.
"Le sommet abordera l'ensemble des enjeux liés au développement et à l'innovation du secteur spatial autour de trois thématiques clés", a déclaré l'Elysée dans un communiqué. "Relever les défis de l'économie spatiale mondiale par la coopération internationale ; faire progresser la science, la technologie et l'exploration spatiale dans une perspective internationale ; assurer la sécurité de l'espace par le dialogue, la défense et les partenariats", a détaillé la présidence de la République.Concurrence avec les Etats-Unis
Un programme qui n'est pas du goût de la Maison-Blanche, qui dit y voir une...
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09/09 - Moyen-Orient : l’Iran cible des navires américains après des frappes contre ses pétroliers
Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé ce mercredi 9 septembre avoir attaqué deux navires américains et huit pétroliers dans le Golfe, indiquant que dix navires qui tentaient de traverser des zones "interdites et non sécurisées" du détroit d'Ormuz avaient également été attaqués. Ces frappes ont été menées "en réponse à l'agression et aux actions hostiles de l'armée terroriste américaine, qui a attaqué cinq pétroliers iraniens dans le golfe Persique", ont-ils fait savoir.
Le commandement central américain (Centcom) a toutefois précisé quelques heures plus tard que toutes les tentatives d'attaque avaient échoué : "Les forces du Corps des gardiens de la révolution islamiqueiranien ont affirmé avoir frappé deux destroyers de l'US Navy opérant au Moyen-Orient. C'est totalement FAUX", a-t-il écrit sur X.
Un peu plus tôt, dans un communiqué relayé par les médias publics iraniens, les Gardiens de la révolution avaient déjà affirmé avoir riposté aux attaques américaines en lançant, pour "punir l'agresseur", des missiles balistiques contre une base militaire des Etats-Unis située en Jordanie. L'agence de presse officielle jordanienne a rapporté, citant l'armée, que les systèmes de défense aérienne avaient détruit 18 des 20 missiles balistiques lancés depuis le territoire iranien. Deux missiles sont retombés dans des zones inhabitées sans faire de victimes, a précisé l'armée.Le prix du pétrole repasse au-dessus de 100 dollars
Le Commandement central de l'armée...
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09/09 - "Un millefeuille de costumes" : pourquoi être un bon manager est devenu si compliqué
Manager, oui, mais comment ? Patrick Fleurentdidier prévient d'emblée : "Il existe beaucoup de types de managers". Dans l’ouvrage Prise de poste. Chroniques d’un cadre enthousiaste (avec Sébastien L’Arvor, Afnor Editions, 2025), ce docteur en sciences de gestion et enseignant-chercheur à l’IAE Paris-Est détaille plusieurs profils inspirés de ceux décrits par le sociologue Max Weber dans ses travaux sur les formes de pouvoir (Economie et Société, 1922). On y trouve notamment le manager traditionnel ("papa a toujours fait cela"), le charismatique (le gourou de l’entreprise), le bureaucratique ou fonctionnaire de l’ordre "obsédé par les règles et les formulaires". Au-delà, il y a aussi l’autocratique qui souhaite le contrôle total, le démocratique qui encourage la gestion participative et le "manager laisser-faire qui fonctionne très bien avec des équipes très compétentes et motivées."
Mais à l'heure où le management est une fonction surveillée, décriée, est-il encore possible de bien manager ? Et au fond, qu’est-ce qu’un bon manager ? La fonction et le vécu
De nombreuses études pointent un double malaise : seulement 29 % des salariés font confiance à leur supérieur, soit une baisse de 37 % par rapport à 2022 selon DDI, société spécialisée dans le leadership ("Global Leadership Forecast", 2025). Dans le même temps, 52 % des managers se disent en détresse psychologique (OpinionWay pour Empreinte Humaine, 2025). Derrière ce malaise se dessinent plusieurs tensions : entre...
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09/09 - Toutes les écoles sont des fabriques de tyrans, par Christophe Donner
Qu’elles soient "libres" ou sévères, républicaines ou confessionnelles, aucune des écoles qui viennent de faire leur rentrée prometteuse ne sera épargnée par ce fléau. Qu’il soit fils de riches ou de pas grand-chose, cancre ou premier de la classe, rien n’empêchera les statistiques de compter dans cette classe le futur chef pervers qui va pourrir la vie des autres.
Qu’un professeur sadique lui ait transmis le goût de la domination par l’humiliation, la peur, les coups, ou qu’une petite association de malfaisants, harceleurs patentés, lui aient montré les charmes du bizutage à répétition, qu’il en ait été la victime ou le complice sous influence, que les circonstances aient réveillé un instinct déjà présent en lui ou qu’il ait été pris dans le tourbillon d’un désir mimétique, c’est toujours à l’école qu’il aura appris à devenir ce qu’il est, une victime ou un bourreau. Et parfois une victime et un bourreau, successivement ou simultanément.
Le récit de cette fatalité nous est livré par deux bandes dessinées : Oui Chef, un maestro aux pianos, de Florence Cestac et Serge-Antoine Quéron (Dargaud) et Les 400 coups, certains les font, d’autres les prennent (Fluide Glacial), ouvrage collectif signé par 23 auteurs, parmi lesquels Evemarie qui a eu l’idée de proposer à ses collègues de raconter leur "pire souvenir d’école" en trois, quatre ou cinq planches.L’arme d’une vengeance implacable
Rares sont les auteurs qui racontent une situation de cauchemar dans laquelle ils se...
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09/09 - "Ils ne pourront pas épargner les retraités... " : deux économistes passent au crible les propositions des candidats à l’Elysée
C'est une bible pour les candidats à l'élection présidentielle, comme pour les électeurs. Dans Les Politiques économiques à l'épreuve des faits (Odile Jacob), deux éminents économistes, Xavier Jaravel et Vincent Pons, et deux hauts fonctionnaires, Emmanuel Monnet et Mathieu Peruyero, passés par Bercy, la Direction générale du Trésor ou le Sénat examinent ce que la recherche ou les résultats empiriques nous apprennent sur l'efficacité de différentes politiques économiques. Quels sont les risques liés à l'endettement public ? Comment lutter contre les inégalités ou le chômage? Comment stimuler la croissance et l'innovation ?
Pour L'Express, Xavier Jaravel, professeur à la London School of Economics et président délégué du Conseil d'analyse économique (CAE), et Vincent Pons, professeur à la Harvard Business School et membre du CAE, passent au crible différentes propositions phares des candidats à la présidentielle, de l'annulation de la dette avancée par Jean-Luc Mélenchon à la réduction de la durée d'indemnisation du chômage défendue par Edouard Philippe, sans oublier les retraites, la hausse du Smic ou la réindustrialisation. Alors que la France dégringole encore une fois dans le classement Pisa, les deux chercheurs, désignés meilleurs jeunes économistes de France en 2021 et 2023, mettent aussi en avant l'importance de l'éducation pour redresser le pays.
L'Express : La maîtrise des finances publiques est un enjeu majeur de la campagne présidentielle. Qu’est-il possible...
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08/09 - Cisjordanie occupée : le Royaume-Uni durcit le ton et s’attire les représailles d’Israël
Sur le qui-vive. Depuis le coup de téléphone entre le 10 Downing Street et la Maison-Blanche lundi 7 septembre, chacun attendait les annonces politiques de Londres concernant l’avenir des relations anglo-israéliennes. Dans une vidéo postée sur X dans l'après-midi du mardi 8 septembre, le ministre des Affaires étrangères, Ed Miliband, a annoncé la fin de tout échange commercial avec des colonies israéliennes en Cisjordanie. Le responsable politique arrivé au pouvoir en juillet 2026 a aussi accusé Israël d’un nettoyage ethnique à Gaza. La France, le Canada en soutien
Les gouvernements français et canadiens se sont joints à celui britannique et ont imposé les mêmes sanctions. Dans une déclaration commune postée, elle aussi sur X, Londres, Paris et Ottawa ont affirmé avoir "convenu de la nécessité de prendre des mesures pour empêcher que la situation se détériore davantage." Rejoints par les ministres des Affaires étrangères de 10 autres pays - dont le Danemark, la Norvège, la Pologne, l'Espagne et la Suède -, tous ont aussi affirmé être "convaincus que la solution à deux États doit être protégée" et être "déterminés à agir en faveur d’une paix juste et durable, sur la base des principes inscrits dans la déclaration de New York adoptée il y a un an."
Ed Miliband a d’ores et déjà annoncé que ces nouvelles dispositions seraient en place dans six à neuf mois dans son pays. Toutefois, il a assuré qu’il sanctionnait immédiatement un certain nombre de colons extrémistes qui, selon...
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08/09 - Russie : ces livraisons secrètes chinoises qui alimenteraient la production de drones de Moscou
Une entreprise d'Etat chinoise a-t-elle contribué à alimenter la machine de guerre russe malgré les sanctions occidentales ? Une enquête publiée le 4 septembre par Politico révèle que Jilin Chemical Fiber Group a expédié cette année jusqu'à 46 tonnes de polyacrylonitrile (PAN) à Alabuga-Volokno, une filiale du géant nucléaire russe Rosatom sanctionnée par les Etats-Unis et le Royaume-Uni depuis 2023.
Ce matériau est loin d'être anodin. Le PAN permet de fabriquer de la fibre de carbone, utilisée notamment dans la structure de drones militaires. Alabuga-Volokno fournit justement de la fibre de carbone destinée à la production massive des drones d'attaque Geran, versions russes des Shahed iraniens utilisés par Moscou contre l'Ukraine. Selon l'expert américain David Albright, qui a analysé les documents obtenus par Politico, les quantités expédiées par l'entreprise chinoise pourraient permettre de produire suffisamment de fibre de carbone pour fabriquer jusqu'à 1 300 drones.Mauvais code de douane
C'est surtout la manière dont ces livraisons ont été déclarées qui intrigue. Des documents de transport et de douane obtenus par le Centre ukrainien de sécurité et de coopération (USCC) permettent de retracer l’expédition de 46 tonnes de PAN dans deux conteneurs de 40 pieds, depuis un entrepôt de Jilin Chemical Fiber Group jusqu'à un complexe d’usines de la région du Tatarstan, en Russie, où est installé Alabuga-Volokno.
Or, selon Politico, la marchandise a été déclarée sous un...
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08/09 - Candidats, think tanks : avant la présidentielle, le bloc modéré face à une crise des idées
"Hauts les cœurs !", aime scander Edouard Philippe. Une phrase fétiche ? Mieux, un credo ! Ou une preuve, s’il en fallait encore une, que la parole politique n’est plus performative… Si vous avez le bourdon en cette rentrée, ne comptez pas sur ce ministre Renaissance pour vous remonter le moral : "Une présidentielle se gagne en créant un lien avec l’opinion. Aujourd’hui, il y a une ferveur dans les électorats RN et Insoumis, mais aucune dans l’électorat modéré. Pour quiconque." Hauts les cœurs, donc. Ici, on nous promet "la rupture" ; là, du "massif" ; de tous les côtés, un quinquennat qui trancherait avec dix années de macronisme. Les destinataires sont-ils sourds ? Ou les émetteurs incapables d’imaginer un futur désirable, au point de rester invariablement bas dans les sondages ?
Le bloc modéré apparaît aujourd’hui comme un bloc sans idées neuves ni enthousiasmantes : Raphaël Glucksmann les repousse à plus tard, Edouard Philippe semble jouer avec les curseurs, Gabriel Attal fait çà et là exploser quelques ballons d’essai façon pop-corn, et Bruno Retailleau cherche son ton et son positionnement… Il y a quelque chose qui ronronne au pays de la modération.
Ce "bloc mou" est d'autant plus menacé d'effacement qu'en face, les leaders des deux extrêmes surfent sur un simplisme programmatique décomplexé. La France a un problème de dette ? Biffons les quelque 600 milliards d'obligations publiques détenues dans les coffres de la Banque centrale, martèle Jean-Luc Mélenchon. Les...
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08/09 - Hugo Duminil-Copin, médaille Fields 2022 : "Le stéréotype de l’inné est un tueur sanguinaire pour les maths"
Le verdict du dernier classement Pisa publié ce mardi 8 septembre est sans appel : en quinze ans, le niveau des élèves français s’est nettement dégradé. Si, en 2025, la France se situe, comme elle l'a toujours été, dans de la moyenne des 37 pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en mathématiques, en lecture et en sciences, cette apparente stabilité cache une réalité plus préoccupante. En mathématiques, le score moyen des élèves français perd 16 points par rapport à 2022, et près de 30 points depuis 2018, alors qu’il était resté stable auparavant. L’affaissement moyen des résultats s’accompagne d’une augmentation de la part des élèves en grande difficulté, notamment en mathématiques et en compréhension de l’écrit, où ils représentent désormais plus d’un tiers des adolescents soumis aux tests. Dans le même temps, la proportion de ceux ayant les résultats les plus élevés ne cesse de diminuer : 5 % en maths, contre 8 % en moyenne dans les pays de l'OCDE.
Faut-il pour autant parler de décrochage ? Le constat est plus subtil. La France conserve une tradition scientifique de premier plan et continue de former des chercheurs mondialement reconnus. Mais le fossé se creuse entre cette excellence et le niveau général, mais également entre les élèves les plus favorisés et les plus défavorisés. La France a-t-elle encore les moyens de former les grands scientifiques, ingénieurs ou mathématiciens de demain ? Pour L'Express, le mathématicien Hugo...
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08/09 - Crise des migrants : l’appel de Ceuta à l’UE pour garder sa frontière avec le Maroc
Le maire-président de Ceuta, Juan Jesus Vivas, convaincu que le Maroc a manigancé l’irruption de dizaines de milliers de jeunes migrants cet été dans la ville espagnole, sur la côte marocaine de la Méditerranée, est venu mardi 8 septembre à Bruxelles lancer un dramatique appel à l’aide à l’Union européenne. L’enclave qu’il préside et celle voisine de Melilla sont "au bord de l’effondrement" en raison des harcèlements répétés de Rabat, a-t-il averti.
Contredisant frontalement le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, qui se refuse à dénoncer explicitement les autorités marocaines, Vivas a fondé son accusation sur trois raisons : d’abord, il est impossible que tant de personnes venues de tout le territoire marocain (80 000 selon lui, 72 000 selon le ministère espagnol de l'Intérieur) se mobilisent simultanément sans que les autorités du royaume ne s’en aperçoivent.
Ensuite, des rapports de la police espagnole et des images diffusées sur les réseaux sociaux ont démontré que des policiers marocains avaient laissé passer, parfois même escorté, des migrants jusqu’à la frontière. Enfin, l’affaire a des précédents, puisque en 2021 notamment, plusieurs milliers de migrants avaient franchi illégalement la frontière pour pénétrer à Ceuta. La crise suivait le même scénario, avec un relâchement soudain des contrôles marocains ; elle donnait lieu aux mêmes soupçons de pression géopolitique délibérée de la part de Rabat (affaire du Sahara occidental à l’époque, relations...
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08/09 - Hongrie : l’expulsion de dix diplomates russes, nouveau symbole de la rupture avec l’ère Orban
Virage serré. Le gouvernement hongrois a annoncé, ce mardi 8 septembre, l’expulsion de 10 diplomates russes dans un communiqué. La ministre des Affaires étrangères, Anita Orban, a précisé que les personnes concernées "étaient engagées dans des activités en Hongrie qui sont inacceptables pour les diplomates en vertu de la Convention de Vienne", c'est-à-dire avec les règles fondamentales du droit international. Coup dur
La responsable politique a toutefois souhaité ajouter que "cette décision (...) n'implique pas de rompre les relations diplomatiques avec la Russie. La Hongrie a l'intention de poursuivre le dialogue nécessaire". Pas sûr que cette précision apaise Moscou. Dans la foulée, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a assuré, auprès de l’agence de presse publique TASS, que "la réponse au lobby russophobe de Budapest sera dure et douloureuse".
Il faut dire que Moscou n’avait pas été habituée à un tel traitement de la part de la Hongrie et de son ancien dirigeant d’extrême droite durant seize ans : Viktor Orban. Ce dernier s’était imposé comme le soutien européen le plus solide de Vladimir Poutine, et ce malgré l’invasion de l’Ukraine en février 2022. Parmi les 27, l’ancien Premier ministre avait notamment été le seul à poser son veto contre une aide exceptionnelle de 90 milliards d’euros européenne à destination de Kiev. Alors que la plupart de ses voisins et partenaires européens avaient cessé tout achat de gaz et de pétrole...
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08/09 - "La capitalisation n’est pas la recette miracle pour les retraites" : la mise au point des économistes Thesmar et Landier
Longtemps tabou en France, elle est devenue à la mode lors de cette campagne présidentielle. Pour financer notre système de retraite, Edouard Philippe propose 15 % de capitalisation obligatoire, Bruno Retailleau souhaite en faire un deuxième pilier et Gabriel Attal la juge "bonne pour les pensions". Marine Le Pen s'est dite favorable à une "capitalisation volontaire". Plus surprenant, même la gauche, à travers François Hollande ou Philippe Brun, a franchi le pas.
Les économistes Augustin Landier, professeur à HEC, et David Thesmar, professeur au MIT, sont favorables à la capitalisation, mais ils mettent en garde contre l'idée qu'elle serait une "solution magique" pour sauver notre système actuel. Ils invitent les candidats à s'inspirer de la réforme suédoise à la fin des années 1990, mais ont bien conscience que des réformes en profondeur ne pourront se faire en France qu'en cas de crise, "sous la pression des marchés"...
L'Express : Des responsables socialistes, comme François Hollande ou Philippe Brun, se mettent à défendre une dose de retraite par capitalisation, alors que le mot a longtemps été tabou au sein même de leur propre camp. Faut-il s'en réjouir ?
David Thesmar : La campagne commence, les politiques veulent faire des promesses mais ils n’ont pas de levier budgétaire. Or, et c’est très présent dans le débat, une partie non négligeable du déficit public (5 points de PIB) vient du déséquilibre des retraites (environ 3 points). Toute solution magique pour...
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08/09 - Pisa 2025 : qui a saboté l’école ? Par Anne Rosencher
Je sais, chers lecteurs, qu'on vous annonce des catastrophes tout le temps. Qu'à force, même, certains ferment les écoutilles. Que le mot "catastrophe" est parfois galvaudé. Que cette dramatisation amniotique finit par produire une impression d’outrance, voire de défaitisme. Vous avez raison. Ce que nous ressentons, au fond, c'est qu'il y a des gradations. Des mauvais choix qui pourraient être vite corrigés. Des situations qui pourraient être rétablies. Des choses sur lesquelles la France pourrait beaucoup mieux faire, mais où l'on ne fait pas si mal… En revanche, l'école. L'école. C'est notre désastre véritable.
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08/09 - Comment l’AfD surfe sur la crise du modèle allemand, par Eric Chol
Le score pharaonique de l’AfD en Saxe-Anhaldt (43,8 % des voix) a provoqué un séisme politique en Allemagne. Signal du retour en force de l’extrême droite - dans un land certes minuscule et sans la certitude d’en obtenir la présidence - ce triomphe électoral a réveillé les vieux démons de l’avant-guerre, infligeant un camouflet sévère au chancelier Merz. Désormais, Alice Weidel, la patronne de l’AfD rêve de renverser le système : pour ceux qui en douteraient encore, le malaise politique est profond outre-Rhin. Rien de tout à fait nouveau : la Thuringe en 2024 avait déjà cédé aux sirènes de l’extrême droite. Surtout, difficile pour la France de donner des leçons de moralité, quand, dans sept mois, elle risque d’être confrontée au même phénomène.
Mieux vaut s’interroger sur les causes d’un tel raz-de-marée. Si l’immigration conserve une place essentielle dans le vote pro AfD, elle est loin d’être le seul sujet de préoccupation des Allemands. En creux, le "choc chinois" intervenu au cours des cinq dernières années explique en partie le sentiment de déclassement qui parcourt le pays. Depuis le Covid, le "made in Germany", s’est fait tailler des croupières par le "made in China". "La Chine domine grâce à un immense savoir-faire en matière de production, issu d’un système éducatif axé sur l’excellence, à des subventions élevées, à un environnement concurrentiel qui ferait transpirer même les PME les plus aguerries, et à une monnaie maintenue à un niveau bas, détaille...
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08/09 - Russie - Corée du Nord : un nouveau pont pour sceller le rapprochement économique et militaire
Faire plus symbolique serait difficile : la Russie et la Corée du Nord ont inauguré lundi 7 septembre leur premier pont routier commun. Jusqu'ici, les deux pays alliés ne disposaient que de liaisons aériennes et ferroviaires. Pour les échanges terrestres occasionnels, les véhicules devaient emprunter un ancien pont ferroviaire construit en 1959, dont une partie de la voie était recouverte de planches posées provisoirement pour permettre le passage des voitures et des camions.
Ils peuvent désormais franchir directement le fleuve Tumen, qui sépare les deux dictatures, grâce à cette nouvelle infrastructure d'un kilomètre, capable d'accueillir jusqu'à 300 véhicules par jour. D'abord réservé au transport de marchandises, le pont doit être pleinement opérationnel et ouvert aux passagers d'ici la fin de l'année. Comme pour ajouter au symbolisme, il a été baptisé du nom de Yakov Novichenko, un soldat de l'Armée rouge que Pyongyang présente comme ayant sauvé Kim Il-sung en 1946 en interceptant une grenade.L'envoi de matériel militaire facilité
Pour Moscou et Pyongyang, l'ouvrage est un nouvel outil pour développer le commerce, le tourisme ainsi que la coopération économique, scientifique, technologique et culturelle. Le Premier ministre russe, Mikhaïl Michoustine, l'a qualifié de "nouveau symbole de l'amitié" entre les deux pays, dont les relations sont, selon lui, à "un niveau sans précédent". La construction avait débuté en avril 2025, après un accord conclu lors de la visite...
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08/09 - Parcours des mondes 2026 : totems, plumes et pixels
C’est un rendez-vous immuable qui, une nouvelle fois, métamorphose le VIe arrondissement de Paris avec, cette année, un petit truc en plus. Car le Parcours des Mondes célèbre ses 25 ans, un jubilé d’argent qui confirme son statut de première manifestation internationale dédiée aux arts d’Afrique, d’Océanie, d’Asie, des Amériques et à l’archéologie. Du 8 au 13 septembre 2026, l'événement réunit 46 exposants venus du monde entier pour déployer leurs chefs-d'œuvre. Surfant sur le succès de l'an dernier, qui avait rassemblé plus de soixante galeries et quelque 30 000 visiteurs, les organisateurs espèrent cette année franchir de nouveaux sommets de fréquentation grâce à une programmation anniversaire exceptionnelle. Sous la direction d’Yves-Bernard Debie et la présidence du mécène et collectionneur Marc Ladreit de Lacharrière, le salon s'émancipe de ses propres codes, proposant un dialogue saisissant entre les rituels du passé et les pulsations de l'art contemporain.
La première surprise est urbaine : pour souffler ses 25 bougies, le salon a donné carte blanche au plasticien Damien Poulain, dont l’intervention, intitulée Les oiseaux de parade, investit l’espace public. Face à elle, le visiteur n'a plus les yeux rivés sur les vitrines des galeries des rues du quartier des Beaux-Arts, il doit lever le regard vers les immenses bannières de coton colorées aux motifs géométriques vibrants que l'artiste a suspendues au-dessus des pavés. Ces figures ailées, inspirées des grands...
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08/09 - Serbie : les funérailles de Ratko Mladic mettent à l’épreuve les ambitions européennes du pays
"Les images des funérailles de Ratko Mladic hier à Belgrade sont choquantes", a cinglé sur X la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ce mardi 8 septembre. La veille, la Serbie a enterré son plus grand criminel de guerre : l'ancien général Ratko Mladic, condamné à la prison à perpétuité par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, et mort derrière les barreaux à La Haye, aux Pays-Bas, le 27 août dernier. En 2017, il avait été reconnu coupable de génocide, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre, notamment pour son rôle dans le massacre de Srebrenica en 1995, qui a fait environ 8 000 morts parmi la population bosniaque musulmane.
Cela n'a pas empêché des milliers de personnes de se réunir pour assister aux funérailles de cette figure emblématique du nationalisme serbe, considérée par une partie de la société comme un héros pour avoir défendu les Serbes de Bosnie pendant la guerre. Aux premiers rangs, plusieurs hauts responsables serbes, dont le ministre de la Défense et celui de la Justice, étaient présents, aux côtés du dirigeant des Serbes de Bosnie Milorad Dodik et de l'ambassadeur de Russie en Serbie. La cérémonie était présidée par le patriarche Porfirije, à la tête de la puissante Église orthodoxe serbe. Le gouvernement serbe a affirmé ne pas avoir organisé les funérailles. Mais selon les informations de Politico, le corps de Ratko Mladic a été rapatrié à bord d'un avion gouvernemental, puis escorté par des membres des...
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08/09 - L’Allemagne sous le choc après le triomphe de l’AfD en Saxe-Anhalt : "Nous sommes loin de 1933, mais c’est un signal à prendre très au sérieux"
A son arrivée au pouvoir, Friedrich Merz avait promis de "diviser par deux l'AfD". Ce 6 septembre, l'extrême droite allemande a remporté près de 44 % des voix en Saxe-Anhalt et pourrait bientôt diriger son premier Land depuis la fin du IIIème Reich, en 1945. De l'autre côté du Rhin, la crise politique est abyssale. La politologue Daniela Schwarzer, présidente élue de la Hertie School, la plus prestigieuse école de gouvernance en Allemagne, évalue l'ampleur de ce choc pour le pays et explore les racines du vote massif pro-AfD.
L'Express : Le parti d'extrême droite AfD a remporté 44 % des voix en Saxe-Anhalt lors de l'élection du 6 septembre et pourrait être en mesure de gouverner ce Land. Ce choc est-il profond pour la politique allemande ?
Daniela Schwarzer : Pour l'Allemagne, c'est un tremblement de terre. En soi, qu'un parti extrémiste et anticonstitutionnel recueille près de 44 % des voix constitue un choc majeur, mais c'est surtout un choc pour les chrétiens-démocrates (CDU), qui ont perdu la moitié de leurs soutiens dans la région.
C'est aussi un choc pour les sociaux-démocrates (SPD), même si leur score reste stable : ils avaient déployé des efforts importants pour regagner des voix en Saxe-Anhalt, or il apparaît évident que ceux qui s'estiment perdants de la situation économique actuelle se tournent en grande partie vers l'extrême droite et non vers eux. La stratégie des deux grands partis de gouvernement à l'échelle nationale est vraiment remise en question....
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08/09 - Guerre en Ukraine : la Russie reprend ses frappes après trois jours de pause
Le répit n'aura pas duré longtemps. La Russie a pilonné Kiev avec des drones et des missiles tôt ce mardi 8 septembre, reprenant ses attaques aériennes après une brève interruption pour la visite des émissaires de paix américains ce week-end, Jared Kushner et Steve Witkoff. Ces frappes ont fait au moins deux morts selon Volodymyr Zelensky, qui a parlé sur Telegram d'une attaque "complexe", planifiée pour "causer le plus de dégâts possible".
"Dès que les envoyés de paix du président américain sont partis, Poutine a lancé une autre attaque massive et horrible contre Kiev", a de son côté dénoncé le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Sybiha sur X. "Ses missiles balistiques parlent plus fort que ses paroles sur la diplomatie", a-t-il ajouté, exhortant les alliés à accroître la pression sur Moscou et à fournir des intercepteurs pour abattre les missiles balistiques, car les stocks de Kiev sont extrêmement bas.
D'après l'armée de l'air ukrainienne, la Russie a tiré 32 missiles de croisière et 166 drones, ciblant principalement la capitale ukrainienne et la région d'Odessa. Des impacts ont été recensés sur 29 sites à travers le pays, selon cette source. Kiev n'a pas précisé, comme c'est devenu l'habitude depuis quelque temps, le nombre de missiles balistiques, les plus difficiles à intercepter, tirés par Moscou.
Le maire de Kiev Vitali Klitschko a déclaré que 10 personnes avaient été blessées dans la ville, tandis que des chutes de débris dans un quartier ont...
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08/09 - Niveau scolaire : la France n’a jamais obtenu des scores aussi faibles à l’enquête Pisa
"On attend l’étude Pisa comme le Beaujolais nouveau", titrait L’Express en 2016. Dix ans plus tard, l'attente était mêlée d’appréhension tant les résultats des précédentes éditions s'étaient révélés décevants pour la France. Le cru de cette enquête internationale, menée en 2025 dans 91 pays pour évaluer les connaissances et les compétences des élèves de 15 ans, se révèle plus indigeste que jamais. Même si l'Hexagone se maintient dans la moyenne des pays de l’OCDE et que la baisse de niveau se confirme à l’échelle mondiale, il y a bel et bien de quoi s’inquiéter : les résultats français en sciences, en compréhension de l’écrit et en mathématiques n’ont jamais été aussi faibles.
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08/09 - "Le décrochage de la France est extrêmement préoccupant" : face au classement Pisa, l’alerte d’un spécialiste de l’éducation
"Les résultats de 2025 comptent parmi les plus faibles jamais obtenus au test Pisa en France dans l'ensemble des trois domaines d'évaluation que sont les sciences, les mathématiques et la compréhension de l'écrit", constatent les analystes de l’OCDE. La grande enquête internationale menée auprès de 760 000 élèves de 15 ans dans 91 pays met en lumière, une fois encore, les failles de notre système éducatif.
La France, même si elle se situe dans la moyenne des autres pays de l'OCDE, reste largement distancée par les pays asiatiques - la Chine, Singapour, le Japon, la Corée - qui caracolent toujours en tête. Tandis que certains pays européens comme l'Estonie ou le Royaume-Uni, qui réussissent notamment à décrocher la quatrième et la sixième place en sciences, affichent eux aussi de bons scores dans les trois matières évaluées. Pourquoi la France ne suit-elle pas cette tendance ? Baptiste Larseneur, expert associé de l’Institut Montaigne spécialisé dans les questions d’éducation, décrypte les raisons de la baisse amorcée dans notre pays il y a une dizaine d'années.
L'Express : La baisse des résultats de Pisa 2025 est particulièrement importante en mathématiques et en compréhension de l’écrit. Pourtant, les différents ministres qui se sont succédé ces dernières années n’ont cessé de marteler leur volonté de remettre l’accent sur les "fondamentaux". Comment expliquer ce paradoxe ?
Baptiste Larseneur : Entre 2015 et 2025, la France a perdu 43 points en lecture et 35 points...
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08/09 - Droits de douane : face à Donald Trump, le Canada choisit de riposter
Taxe sur les produits agricoles et l'électroménager, doublement des douanes sur l'aluminium et l'acier… Les nouveaux droits de douane canadiens, qui visent 20 milliards de dollars de produits américains, sont entrés en vigueur ce mardi 8 septembre à 6 heures du matin, soit minuit heure américaine. Une escalade qui se poursuit à l'initiative de Washington, qui multiplie depuis plusieurs mois les mesures de rétorsion contre son voisin canadien. Quelques heures plus tôt encore, Donald Trump avait menacé d'interdire la vente aux États-Unis des avions du constructeur canadien Bombardier s'ils n'étaient pas fabriqués sur le sol américain.
Les négociations commerciales avec les États-Unis ont connu un violent échec le mois dernier et sont actuellement au point mort. "Lorsque les Américains cesseront (…) de lancer des piques, de jouer les gros bras et commenceront à prendre au sérieux ces discussions, nous pourrons parler", a déclaré le Premier ministre canadien Mark Carney la semaine dernière. "S'ils veulent accéder à notre marché, ils doivent produire sur le sol américain et cesser de traiter l'Amérique comme une tirelire”, lui a répondu Donald Trump dans une publication sur Truth Social lundi.Ottawa contre-attaque
Chaque camp entretient une version différente des raisons de l'achoppement des négociations. Selon des responsables canadiens cités par CNN, les discussions se seraient crispées autour de mesures portant atteinte à la culture canadienne. Washington voulait modifier...
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08/09 - De France, d’Espagne ou d’Allemagne : en 1976, les enfants européens de Mao
Cet article a été publié pour la première fois dans L'Express du 13 septembre 1976
On les appelle les "maos". Ils sont une poussière, la queue des manifestations. Et pourtant, épouvantails à bourgeois, ils apparaissent depuis treize ans, à chaque orage. Avec leurs anathèmes démodés, le tract véhément au poing ou le cocktail Molotov. Le Pays basque bouge : les maos espagnols du Frap débarquent, attaquent des commissariats, incendient banques et autocars, signent vingt-trois attentats en six mois. Une jeune fille est assassinée à Bruay-en-Artois : les maos installent un tribunal en plein air sur le terrain vague du crime et tranchent entre les bons et les méchants.
Ils sont les enfants adultérins du chef chinois et du mythe de la révolution mondiale. Eparpillés dans le magma des groupuscules, les "maoïstes", nés du schisme de 1963 entre Moscou et Pékin, appartiennent à deux familles. D'abord, les maos-staliniens. Ce sont des militants d'âge mûr, souvent ouvriers, qui ont quitté — démissionnaires ou démissionnés — les P.c. orthodoxes par fidélité à Staline après le XXe Congrès. Pékin, pour ces nostalgiques, c'est le Moscou d'avant, et le maoïsme, c'est le communisme d'avant. Ils aiment l'autorité et tiennent au dogme. Mao Zedong en couverture de L'Express du 28 décembre 1964.Désir de pureté
En face, il y a des jeunes, des étudiants, beaucoup de catholiques qui sont passés d'un coup de Jésus à Mao. Surtout en Espagne et en France. Des spontanéistes : les maos-spontex....
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08/09 - "Ils seront l’alpha et l’oméga de nos vies" : comment les agents IA vont bouleverser l’humanité
Menaces pour la démocratie, désinformation, "apocalypse des emplois", fin de la lecture, santé mentale des jeunes… On ne compte plus les ouvrages alertant sur les périls de la révolution numérique, entre réseaux sociaux, smartphones et maintenant intelligence artificielle. Toute l’originalité du nouvel essai d’Antoine Buéno est de se concentrer sur la révolution à venir : l’IA agentique. Si depuis le lancement de ChatGPT le 30 novembre 2022, l’IA générative a déjà représenté un choc majeur, la prochaine génération pourrait, selon l’essayiste, représenter une bascule bien plus importante que tout ce que nous avons connu jusqu’ici.
Alors que l’IA générative ne fait que répondre à des requêtes, les agents IA sont capables d'effectuer des tâches de manière autonome, et de prendre l’initiative. Déjà, ils suivent des projets, trient des CV, gèrent une boutique en ligne ou prennent des rendez-vous. Bientôt, un agent IA pourra organiser l’existence de chacun.
"Demain, notre Agent sera l’alpha et l’oméga de nos vies. Il nous accompagnera en permanence. Nous passerons notre temps à le solliciter, le consulter et lui répondre. Il sera à la fois notre nounou, notre majordome, notre secrétaire, notre conseiller, notre médecin personnel, un assistant de vie à temps plein qui remplit nos formulaires administratifs, gère notre agenda, organise notre quotidien et nos voyages", souligne Antoine Buéno. L’agent IA sera de surcroît notre confident, compagnon et souffre-douleur. Et bientôt...
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08/09 - "Sans elle, l’IA ne peut pas continuer à croître" : le boom de la photonique, une aubaine pour l’Europe
Que la lumière soit… dans les data centers IA. La "photonique", ou la science de la lumière, est la dernière lubie du secteur de l'intelligence artificielle. Celui-ci cherche par tous les moyens à maximiser sa puissance de calcul tout en optimisant sa consommation d'électricité. Les photons, ce n'est plus un secret, présentent ce type de bénéfices dans la connectivité. On le voit dans nos foyers : la fibre optique s'y est invitée, remplaçant progressivement le réseau cuivre (ADSL) vieillissant. Dans l'IA, en résumé, c’est un peu pareil.
Des modèles comme ceux d'OpenAI, Anthropic ou Google nécessitent que de milliers de puces travaillent de concert, au sein de gigantesques centres de données. Les informations, entre chaque puce, étaient majoritairement jusqu'ici transportées par du cuivre. Or, plus les baies de serveurs et les interconnexions se multiplient avec le temps, plus ce métal montre ses limites : pertes de signal, dissipation thermique, et une facture électrique qui décolle. C'est ici que la lumière entre en jeu. Chez le roi des puces IA, Nvidia, le vice-président spécialiste du réseau Gilad Shainer chiffre une consommation divisée par cinq, et une fiabilité multipliée par dix, grâce à la photonique. Nvidia assure également à L'Express que cela a un impact, en bout de chaîne, sur le prix du token, l’unité de mesure et de facturation de l’IA. Pas anodin, alors que les modèles chinois très compétitifs tirent les prix vers le bas.
La photonique est ainsi devenue...
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08/09 - "Fermer le robinet au moins quinze ans" : en Suède, pourquoi la gauche dit désormais "nej" à l’immigration
Il y a encore cinq ou six ans, Lawen Redar n'aurait jamais osé exprimer l'idée que l'immigration constitue une menace réelle pour le "modèle démocratique suédois". Elle aurait été qualifiée de "raciste", voire de "fasciste". Evidemment, elle n'est ni l'un ni l'autre : fille d'immigrés kurdes ayant fui la dictature iranienne dans les années 1980, cette trentenaire du parti social-démocrate a la foi égalitariste chevillée au corps. Figure montante du paysage politique – certains la voient déjà, un jour, cheffe de gouvernement –, cette députée de 36 ans est aussi la porte-parole du parti de centre gauche pour les questions d'immigration et d'intégration. Un sujet brûlant dans un pays où un habitant sur cinq est né hors des frontières.
L'ironie est que, historiquement, la social-démocratie scandinave n'est pas particulièrement favorable à l'ouverture des frontières
Lawen Redar, députée suédoise
Après la défaite électorale de la gauche voilà quatre ans, Magdalena Andersson, cheffe des sociaux-démocrates, crée onze groupes de travail (sur l'emploi, la fiscalité, l'emploi, l'environnement, la politique pénale, etc.) et lui confie celui sur l'immigration. Un an plus tard, après avoir creusé le sujet, Lawen Redar rend son rapport. Il est décoiffant. Intitulé "L'émergence de sociétés parallèles", il décrit ce que tout le monde sait mais que personne, à gauche, n'ose formuler : le modèle de la social-démocratie suédoise est débordé par l'immigration. Depuis une trentaine d'années,...
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07/09 - Présidentielle 2027 : comment ne pas être les idiots utiles de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon
Marine Le Pen caracole dans les sondages, à un niveau qu’un candidat obtient rarement au premier tour : donné entre 33 et 38 %, elle ferait le meilleur score depuis François Mitterrand en 1988. Jean-Luc Mélenchon peut atteindre le second tour, avec un score entre 16 et 19 % qui serait le plus faible pour un qualifié depuis 2002. La perspective d’un duel entre les deux extrêmes gagne en crédibilité : "Les deux seules ancres, ce sont eux", note un conseiller de l'exécutif. Pendant ce temps, la primaire au sein du bloc central est conforme à ce qu’on en attendait, à la fois sauvage et fade, pendant ce temps la gauche sociale-démocrate voit les candidats fleurir plus vite que les électeurs. Voici une partie du paysage politique et du pays tenaillée, ce qui est douloureux, et désemparée, ce qui est troublant : comment ne pas être pendant la campagne électorale les idiots utiles de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon ? Comment éviter de les renforcer en pensant les combattre, l’un et l’autre ? Car ces deux-là n’ont pas besoin de se parler pour converger, ils ne cessent de montrer leur similitude.
C’est une scène qui fait froid dans le dos, par les propos tenus aussi bien que par l’attitude du public. Pendant les universités d’été de LFI, le député Raphaël Arnault – que la mise en examen de deux anciens collaborateurs dans l’enquête sur la mort de Quentin Deranque à Lyon ne semble pas inciter à une certaine discrétion - se lance dans une de ces diatribes qui comblent autant...
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07/09 - Entre le RN et l’AfD, une rupture de façade : ce que révèlent leurs votes au Parlement européen
Ont-ils vraiment rompu ? Bien sûr, le Rassemblement national, en quête de respectabilité, se tient à bonne distance du sulfureux parti Alternative für Deutschland (AfD), qui vient de remporter l’élection régionale en Saxe-Anhalt, une première pour un parti d’extrême droite en Allemagne depuis 1945. La rupture était inévitable en mai 2024 lorsque la tête de liste de l’AfD aux élections européennes, Maximilian Krah, estimait qu’un SS n’était "pas automatiquement un criminel". Une "ligne rouge" pour la tête de liste du RN, Jordan Bardella, qui annonçait aussitôt que son parti ne siégerait pas, au Parlement européen, avec l’AfD.
Aujourd’hui, les deux partis appartiennent effectivement à deux groupes différents : les Patriotes pour l’Europe, présidé par Jordan Bardella, et l’Europe des nations souveraines (ESN), qui regroupe à la fois Sarah Knafo - on comprend mieux qu’elle soit la seule élue française qui défende l’AfD, un parti "qualifié à tort de néonazi" selon l’élue Reconquête - et le parti d’extrême droite allemand. Pourtant, à Strasbourg, sur un certain nombre de sujets centraux pour l’avenir de l’Europe, les élus du RN et de l’AfD votent comme un seul homme. Les votes étant publics, il suffit pour s’en convaincre d’aller sur le site du Parlement européen ou de consulter le site europescope.eu, où sont méthodiquement répertoriés tous les votes des 720 élus par groupe, par parti et par pays.
Prenons le règlement Retour, pièce centrale du Pacte sur la migration et...
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07/09 - Cortisol : pourquoi ceux qui veulent éliminer l’hormone du stress font fausse route
Cheveux bruns coupés à ras, yeux noisette… A l’image, pas de doute, c’est bien Jimmy Mohamed. Le médecin semble, comme à son habitude, présenter ses fameuses chroniques santé pleines de petits conseils dont les téléspectateurs raffolent. L’air grave, la tête légèrement inclinée dans un décor flou, le chroniqueur habitué de la matinale de RTL se lance avec une série de questions, tout ce qu’il y a de plus normal : "Tu n’as pas faim le matin au réveil ? C’est le cortisol ! Tu te réveilles à trois heures du matin pour aller aux toilettes ? Encore le cortisol. Tu ressens une douleur bizarre à l’épaule ? C’est aussi un signe de cortisol !" Lui qui d'ordinaire se veut mesuré ne laisse étrangement aucune place au doute. En quelques secondes, les arguments pleuvent. Avec une voix bien plus grave qu’à l'accoutumée, l’animateur dresse un véritable tableau noir : le cortisol, cette hormone produite naturellement par notre organisme, serait l’ennemi numéro un de notre quotidien, coupable d’à peu près tout : stress, insomnies, cheveux plus fins, acouphènes, poignées d'amour...
Un poison diffuserait lentement dans nos entrailles sans que cela soit "de notre faute". Mais heureusement Jimmy Mohamed a la solution : le shilajit, une obscure substance récoltée par les paysans au Tibet dans les montagnes, et que l’on associe à la médecine traditionnelle indienne. La recommandation est plus qu'étonnante. A l’écran, le chroniqueur semble bouger les lèvres bien plus lentement qu’il ne parle,...
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07/09 - L’Ukraine envisage de légaliser l’industrie pornographique pour financer son budget de guerre
Et si la pornographie contribuait à financer l’effort de guerre ukrainien ? C’est le pari que défend le député d’opposition, Yaroslav Zhelezniak, à la tête de la commission des finances du Parlement. En effet, il porte une initiative visant à légaliser cette activité. Selon les estimations avancées par l’élu, reprises par nos confrères du Wall Street Journal, la mesure pourrait rapporter jusqu’à 25 millions de dollars de recettes fiscales par an. Une somme modeste au regard des quelque 120 milliards de dollars que Kiev estime nécessaires chaque année pour sa défense, mais qui pourrait, selon lui, financer l’achat de quelque 30 000 drones.
Le projet de loi, cosigné par Yaroslav Zhelezniak, a déjà passé une première étape au Parlement. Adopté lors d’un premier vote en juillet 2026, il doit désormais être examiné en deuxième lecture. Derrière le débat sur les recettes fiscales se joue aussi une question plus vaste : celle de la criminalisation d’une activité qui, malgré son interdiction, prospère depuis des années.
Pendant longtemps, les autorités ont largement fermé les yeux sur cette économie invisible. De grands studios pornographiques ukrainiens auraient notamment bénéficié de la protection d’agents des forces de l’ordre corrompus. En mai 2026, le parquet général ukrainien indiquait ainsi que des policiers de trois régions distinctes percevaient chacun plus de 20 000 dollars par mois en pots-de-vin.Plus de 131 millions de dollars générés sur OnlyFans en 2023
Mais la...
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07/09 - Canicules : "Ce que l’Europe peut apprendre de l’Inde pour vivre avec la chaleur"
L’Europe connaît un réchauffement sans précédent : les températures y augmentent plus de deux fois plus vite que la moyenne mondiale. Les vagues de chaleur sont plus longues, plus fréquentes et plus meurtrières. Elles menacent aussi la productivité du travail, les chaînes d’approvisionnement, les rendements agricoles ou encore le tourisme, moteur économique de plusieurs pays européens.
Elles mettent également à l’épreuve des bâtiments et des infrastructures largement conçus pour des climats froids. L’isolation, historiquement pensée pour protéger les logements des rigueurs de l’hiver, peut désormais aggraver l’inconfort thermique lors des épisodes de forte chaleur.
Face à cette nouvelle réalité, l’Europe peut tirer des enseignements de pays habitués depuis longtemps aux températures extrêmes. L’Inde en fait partie. Entre mars et juin, les températures dépassent régulièrement 40 °C dans le Nord, le Centre et l’Est du pays. Depuis longtemps, les populations s’y adaptent par l’architecture, les habitudes quotidiennes et de solides mécanismes d’entraide communautaire.Politiques spécifiques
L’architecture traditionnelle en offre une illustration. Dans des villes comme Jaisalmer ou Jodhpur, le tissu urbain dense et peu élevé, les rues ombragées, les cours intérieures, les vérandas ou encore les murs épais permettent de limiter l’exposition au soleil, de mieux isoler les habitations et de favoriser la ventilation naturelle. Ces dispositifs offrent un meilleur confort thermique...
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07/09 - Frappe contre un mariage en Iran : la piste d’une nouvelle erreur américaine
Tout avait commencé comme un mariage traditionnel à Kuhestak, dans le sud de l'Iran. Des femmes aux mains décorées au henné, un repas sur le point d'être servi dans une pièce couverte de tapis et de coussins. Puis une frappe est survenue. Au moins quatre civils — deux femmes et deux enfants âgés de 4 et 16 ans — auraient été tués, et plus de 90 personnes auraient été blessées, selon Ali Jafarian, vice-ministre iranien de la Santé.
Selon le Washington Post, cette frappe le 1er septembre dernier pourrait être due à une erreur : d'après une source proche de l'opération citée par le quotidien américain, le Pentagone enquête sur la "forte probabilité" qu'une de ses bombes ait dévié de sa trajectoire. Six munitions larguées par des avions de la marine américaine visaient un complexe de communications situé dans cette ville portuaire, à proximité du détroit stratégique d'Ormuz. Cinq auraient atteint leur cible. La sixième aurait manqué sa trajectoire et pourrait avoir frappé la maison où se déroulait le mariage.
Le journal rapporte que l'explosion a éventré le toit de l'habitation située à environ 135 mètres de la tour de communication visée. Le complexe ciblé se trouvait dans une zone civile mais était soupçonné d'être utilisé en partie par les forces iraniennes. Selon la source citée par le quotidien, la tour était la seule cible visée à Kuhestak, ce qui exclurait l'hypothèse d'une frappe intentionnelle contre la maison ou d'une confusion avec un autre point de mire.Des...
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07/09 - Dissuasion nucléaire : la Corée du Nord met en service un nouveau navire de guerre
La Corée du Nord a mis en service dimanche un nouveau bâtiment de guerre, décrit par son dirigeant Kim Jong-un comme faisant partie d'un système de réponse nucléaire capable d'effectuer "des frappes de représailles dévastatrices", a dit ce lundi 7 septembre la presse officielle, sans préciser si ce destroyer serait équipé d'armes nucléaires.
Au cours d'une cérémonie organisée dans la ville portuaire de Wonsan, Kim Jong-un a déclaré que le déploiement de ce navire au large de la côte orientale de la péninsule coréenne envoyait un signal clair aux adversaires de Pyongyang, a rapporté l'agence de presse nationale KCNA. "Les inquiétudes de nos ennemis vont certainement s’accroître", a-t-il affirmé, cité par KCNA.
"Le moment est venu pour nous d'exercer notre souveraineté en mer et sous l'eau", a-t-il également dit, alors que la Corée du Nord a entrepris une modernisation de sa marine et que son dirigeant prône un renforcement plus large de ses capacités nucléaires.
La fille de Kim Jong-un, Ju-ae, était aux côtés de son père pour la cérémonie, apparaissant sur un écran géant au-dessus d'une foule en liesse et montant à bord du destroyer, comme l'ont montré les photographies de l'agence KCNA. Le Service national de renseignement de Séoul (NIS) estime que Ju-ae, de plus en plus mise en avant par Pyongyang, pourrait succéder à Kim Jong-un.Missiles à capacité nucléaire
Dénommé "Kang Kon", le destroyer de 5 000 tonnes s'était renversé lors d'une première tentative de mise à...
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07/09 - "La politique migratoire du RN tuerait la France" : le constat implacable de l’économiste Zeke Hernandez
En 2001, Zeke Hernandez recevait une lettre d’admission pour une grande université américaine, accompagnée d’une bourse couvrant l’intégralité de ses frais de scolarité. Mais ce qui aurait dû être une grande nouvelle pour cet Uruguayen de 21 ans prit la forme d’un dilemme : en acceptant, volait-il la place d’un étudiant américain ? Vingt-cinq ans plus tard, l’économiste a tranché : devenu l’un des meilleurs spécialistes du sujet, Zeke Hernandez s’emploie désormais à défendre les bienfaits économiques de l’immigration pour les pays d’accueil dans The Truth about Immigration (St. Martin’s Press, 2024, réédité en format poche en juin 2026).
En France, où s’amorce une campagne présidentielle dans laquelle le thème de l’immigration devrait occuper une place centrale, l’idée aurait de quoi faire sourire les électeurs du Rassemblement national, qui caracole en tête des sondages. En réalité, l’économiste va même plus loin : face au double problème de la dette et du vieillissement démographique, les pays riches finiront, selon lui, par s’arracher les immigrés. Au point d’anticiper que d’ici quelques années, les discours pro-immigrations seront électoralement populaires… Entretien.
L’Express : Dans votre livre, vous affirmez que l’immigration est économiquement très favorable pour les pays d’accueil. Comment cela ?
Zeke Hernandez : Beaucoup de gens pensent que les immigrés volent le travail des natifs, parce qu’ils voient l’économie comme un gâteau fixe dont il faudrait se...
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07/09 - "Un résultat glaçant" : le triomphe de l’AfD en Saxe-Anhalt vu par la presse étrangère
"Consternation." Le Der Spiegel n'a qu'un mot à la bouche au lendemain des élections régionales en Saxe-Anhalt. Avec près de 44 % des voix selon des résultats encore provisoires, l'AfD est arrivée largement en tête dans ce Land de l'est de l'Allemagne, ce dimanche 6 septembre. Une percée historique : le parti d'extrême droite devient le premier de son camp à se retrouver aux portes du pouvoir régional depuis la Seconde Guerre mondiale.
"Un résultat glaçant", titre de son côté Le Soir, qui évoque la "défaite cuisante" infligée aux partis démocratiques, "manifestement incapables de convaincre les électeurs de Saxe-Anhalt du danger majeur que représente l'AfD". Appelant à un "sursaut collectif", le quotidien belge rappelle la ligne de la formation allemande, entre "révisionnisme historique envers les crimes du IIIe Reich", discours anti-immigration et positionnement pro-russe.
L'Alternative pour l'Allemagne devrait manquer de peu la majorité absolue au Parlement régional. Le parti n'en inflige pas moins une lourde déconvenue aux conservateurs du chancelier Friedrich Merz, dans un contexte où 87 % des électeurs interrogés se disent mécontents du gouvernement fédéral, selon un sondage de sortie des urnes de la chaîne publique ARD.
Pour Der Spiegel, le scrutin marque "un saut dans une nouvelle dimension". L'AfD signe une victoire écrasante et le centre politique allemand semble s'effondrer. Friedrich Merz, "un chancelier sans programme à proposer aux électeurs", n'est...
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07/09 - Inflation : le coût silencieux de l’épargne immobile
Un chiffre qui ne bouge pas sur un relevé de compte donne volontiers une impression de stabilité. Pourtant, la valeur d’une épargne ne dépend pas seulement du montant affiché, mais aussi de ce que cette somme permet d’acheter. Lorsque les prix augmentent, un capital placé sur un support, peu ou pas rémunéré, perd progressivement de sa valeur réelle. L’érosion est discrète, puisqu’aucune somme n’est directement retirée du compte. Elle n’en est pas moins concrète : avec le même montant, il devient possible d’acquérir moins de biens ou de services qu’auparavant. C’est là tout le coût de l’inaction. Épargner reste indispensable pour faire face aux imprévus ou préparer un projet, mais laisser l’ensemble de son argent « dormir » ne suffit pas toujours à le préserver. Tout dépend du rendement obtenu au regard de l’inflation. S’il lui est inférieur, le pouvoir d’achat recule, avec un effet qui s’accumule dans le temps. La question n’est donc pas d’opposer systématiquement épargne et investissement, mais de réfléchir à la fonction de chaque somme : rester disponible, financer un projet prochain ou travailler sur un horizon plus long. Cette réflexion doit tenir compte des objectifs de chacun, de la durée envisagée et du niveau de risque accepté. Investir ne constitue pas une protection automatique contre l’inflation : la valeur des placements peut varier et une perte en capital reste possible. Comprendre l’érosion monétaire permet toutefois de ne plus confondre immobilisme et...
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07/09 - "Rappelle-moi, ma belle" : le vrai Igor Bogdanoff raconté dans un livre par sa fille
Ils étaient un peu nos Michael Jackson : longtemps, on a suivi l’évolution physique d’Igor et Grichka Bogdanoff avec une fascination inquiète. Quand ils étaient plus jeunes, Roland Barthes voyait en les jumeaux "deux statues grecques", en même temps que des "extraterrestres bienveillants". C’est sur le petit écran, en présentant Temps X de 1979 à 1987 dans leurs combinaisons spatiales signées Thierry Mugler, qu’ils ont d’abord écrit leur mythologie. Ils n’ont cessé ensuite de vulgariser la science-fiction, tout en devenant eux-mêmes des créatures du troisième type…
Issue du premier mariage d’Igor, Anna Ostasenko Bogdanoff fait part de ses souvenirs auprès de lui. Ce n’était pas toujours une partie de plaisir. Un jour, adolescente, elle sort au Blue Cargo, sur la côte basque. Un fêtard s’exclame : "Il y a un Bogdanoff ! Il ressemble à un monstre." En privé, au volant de sa Porsche 911 déglinguée, Igor était une sorte d’ogre vivant au-dessus de ses moyens, "rigolant à grosses lèvres, de toutes ses dents et de toutes ses dettes". Cet "hypocondriaque absolu", dont la phobie des microbes rappelait Howard Hughes, était moins sourcilleux sur la sexualité. Leur redoutable grand-mère, victime d’inceste avant d’avoir leur mère avec le ténor afro-américain Roland Hayes, avait élevé Igor et Grichka dans un climat ambigu, limite malsain, qu’Igor reproduisit avec sa fille Anna. Rappelle-moi, ma belle ressemble à un roman décadent de Simon Liberati – sauf que tout y est vrai....
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07/09 - Porno, réseaux sociaux : "Nous glissons d’un Etat nounou à un Etat censeur"
Dans L’Odyssée, Ulysse ne demande pas que l’on fasse taire les Sirènes. Conscient du danger, il choisit de s’attacher au mât afin d’entendre leur chant sans y succomber. La distinction est essentielle : se protéger soi-même n’est pas interdire aux autres. Or la France semble emprunter le chemin inverse.
En mai 2024, la loi SREN impose une vérification de l’âge pour accéder aux sites pornographiques. La mesure paraît de bon sens : protéger les mineurs. Mais elle constitue aussi un cheval de Troie. Dès lors qu’il devient acceptable de subordonner l’accès des adultes à un contenu légal à la présentation d’une preuve d’âge, le principe d’un Internet libre et anonyme commence à céder devant celui d’une autorisation préalable. Ce qui est aujourd’hui exigé au nom de la protection des mineurs pourra demain l’être pour consulter d’autres contenus jugés sensibles, dangereux ou indésirables - sans parler des risques auxquels nos données personnelles s’exposent au vu de l’accélération des fuites subies par le gouvernement français cette année.
Le 25 juillet 2024, une nouvelle loi a créé un arsenal de déclaration, de surveillance et de sanctions contre les activités conduites pour le compte de puissances étrangères hors de l’Union européenne. Plus récemment, en juillet, nous avons assisté à la création d’une commission de protection de l’information contre les ingérences étrangères. Au même moment, le Conseil d’Etat validait la fermeture administrative d’un établissement libertin au...
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07/09 - Israël : la colonisation au cœur de la stratégie électorale de Benyamin Netanyahou
Après moult tergiversations et sous la pression, Benyamin Netanyahou a fini par dénoncer, le 30 août, les jeunes colons radicaux qui bloquaient l’accès à plusieurs maisons palestiniennes depuis plusieurs semaines en Cisjordanie. "Je condamne fermement les actes criminels de violence commis dans les villages de Qusra et Jalud par une poignée d’émeutiers qui violent la loi, causent une énorme injustice aux colons respectueux des lois, entravent l’armée dans l’accomplissement de ses missions et nuisent à la réputation d’Israël dans le monde", a déclaré le Premier ministre israélien.
Il faut lire attentivement ces propos pour saisir la subtile stratégie électorale du chef de la droite israélienne, qui compte se maintenir au pouvoir à l'issue des élections législatives prévues le 27 octobre prochain. D’un côté, celui qui a cumulé près de 19 années au poste de Premier ministre déplore opportunément des actes de violence relayés par les médias internationaux, qui ulcèrent jusqu’à ses plus proches alliés, comme Mike Huckabee, l’ambassadeur américain à Jérusalem. Pourtant fervent soutien de la colonisation de la Cisjordanie, le diplomate a fustigé "un terrible acte de terreur" en parlant du blocus de Qusra.
Mais, dans le même mouvement, Benyamin Netanyahou ménage les "colons respectueux de la loi". Car son avenir politique dépend en grande partie de son alliance avec les deux piliers du mouvement de la colonisation : le parti sioniste religieux de Betzalel Smotrich et le parti...
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07/09 - "Passer sa journée devant un écran sera bientôt un signe d’échec professionnel" : les convictions de Zack Kass, ex-cadre chez OpenAI
Cet été, L’Express consacrait un dossier spécial à la manière dont l'intelligence artificielle va transformer notre temps libre et notre emploi du temps. Avec, en toile de fond, une question presque spirituelle : à quoi serviront les heures gagnées grâce à l’IA ? Parmi les experts interrogés, Zack Kass, ancien responsable de la stratégie commerciale chez OpenAI, invitait à se saisir du sujet de l’IA pour changer de logiciel sur notre rapport au temps. Dans un entretien à L’Express, – le premier qu'il accorde à un média français –, l’auteur de The Next Renaissance : AI and the Expansion of Human Potential (John Wiley & Sons, Inc, 2026, non trad.) développe sa pensée et ses prédictions.
Il estime notamment que l’angoisse, voire le vif rejet que suscite l’IA chez certains salariés tient à la manière dont les entreprises présentent les choses. Ou, plus précisément, à leur manque de vision. L'un des problèmes, pointe-t-il, "n'est pas la technologie, mais le fait que beaucoup d'organisations considèrent les gains de productivité uniquement comme une occasion de réduire leurs coûts, au lieu de se demander comment créer davantage de valeur." Mais ce consultant international spécialiste de l'IA et conférencier en est convaincu : "Au terme de cette transition, une fois que nous aurons véritablement appris à maîtriser ces nouvelles technologies, nous connaîtrons une sorte d’éveil spirituel." Entretien.
L’Express : Plusieurs études indiquent que l’IA libère du temps au travail,...
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07/09 - Après la victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt, l’Allemagne en terre inconnue
C’est dans le Land d’Anhalt, entre le massif montagneux du Harz et le fleuve Elbe, que le Parti national socialiste des travailleurs allemands, le NSDAP, réussissait pour la première fois, en mai 1932, à obtenir une majorité relative et à diriger le gouvernement d’un des quinze Etats constitutifs de la République de Weimar. Quelques mois plus tard, en janvier 1933, le chef du parti, Adolf Hitler, était élu chancelier à Berlin et jetait les bases de la dictature nazie. Ce rappel historique aide à comprendre l’ampleur inouïe du choc que constitue pour l’Allemagne démocratique contemporaine la victoire électorale, dimanche 6 septembre, du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), dans le Land de Saxe-Anhalt, avatar post-1945 du même Land que celui qui servit de tremplin aux nazis il y a 94 ans.
Avec 43,8 % des suffrages exprimés, l’AfD a obtenu un score sans équivalent pour un parti d’extrême droite allemand depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Elle est devenue, de loin, le premier parti du Land, plus de 25 points devant l'Union chrétienne-démocrate (CDU) qui dirigeait depuis 2002 le gouvernement de ce territoire de l’ex-RDA. Le parti du chancelier Friedrich Merz s'est effondré : il n’a recueilli que 17,2 % des suffrages, 20 points de moins qu'aux élections régionales précédentes en 2021. "Merz affirmait qu’il voulait nous réduire de moitié, s’est félicité un chef de l’AfD, Tino Chrupalla, dimanche soir. Mais c’est nous qui avons réduit la CDU de...
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06/09 - Allemagne : l’AfD remporte une victoire historique aux élections régionales, le casse-tête des coalitions commence
Le parti d'extrême droite "Alternative pour l'Allemagne" (AfD) s'est hissé dimanche à la première place lors des élections régionales en Saxe-Anhalt, mais il n'était pas certain qu'il puisse former un gouvernement seul, selon les sondages à la sortie des urnes réalisés après la clôture du scrutin.
L'AfD a recueilli 44,5 % des voix, tandis que les conservateurs du chancelier Friedrich Merz ont obtenu 18,5 %. Les sociaux-démocrates de centre-gauche et les Verts, parti écologiste, ont tous deux franchi le seuil minimum pour entrer au parlement, selon un sondage à la sortie des urnes diffusé par la chaîne ARD.
La co-présidente du parti, Alice Weidel, a salué un résultat "historique" qui aurait donné à l’AfD un mandat clair pour gouverner, mais il n’était pas immédiatement clair si le parti serait en mesure de former un gouvernement.Le casse-tête des coalitions
Si l’AfD n’est pas en mesure de gouverner seule, cela pourrait déclencher un long processus de formation de coalition par les partis traditionnels, déterminés à empêcher l’accès au pouvoir d’un parti faisant l’objet d’une enquête pour extrémisme de droite menée par les services de renseignement intérieurs allemands. L’Alliance Sahra Wagenknecht (BSW), un parti populiste de gauche et partenaire de coalition potentiel de l’AfD, pourrait également franchir le seuil électoral.
Alors que les partis d’extrême droite ont gagné du terrain ailleurs en Europe, le passé nazi de l’Allemagne a contribué à une réticence des partis...
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06/09 - Etats-Unis : pourquoi "l’été sexy du socialisme" pourrait ne pas passer l’automne
La première puissance mondiale, temple du capitalisme, serait-elle en train de succomber aux sirènes du socialisme ? Ces derniers mois, les primaires démocrates en vue des élections de mi-mandat de novembre ont été marquées par plusieurs victoires de jeunes candidats, membres ou proches des positions de la Democratic Socialists of America (DSA), une organisation indépendante du parti démocrate. Le 30 juin, dans le Colorado, Melat Kiros, 29 ans, soutenue par la DSA, a battu Diana DeGette, 69 ans, représentante à la Chambre depuis 1997, remportant ainsi l’investiture pour l’élection générale. Une semaine plus tôt, l’élu de New York à la Chambre des représentants Adriano Espaillat, 71 ans, perdait sa primaire face à Darializa Avila Chevalier, 32 ans, soutenue par le maire Zohran Mamdani. En août, dans le Michigan, la primaire sénatoriale voyait la victoire très médiatisée d’Abdul El-Sayed, 41 ans, soutenu par Bernie Sanders, face à la modérée Haley Stevens, avec un point d’avance. La gauche de la gauche a engrangé d'autres victoires ailleurs dans le pays, notamment dans le Minnesota et le Kentucky. De quoi donner à l'été 2026 une coloration plus rouge que d'habitude outre-Atlantique.
"L’été sexy du socialisme", expression employée par les socialistes démocrates eux-mêmes, a carrément atteint le seuil caniculaire le 18 août, lorsqu'en Floride, Angie Nixon, 42 ans, a gagné, à la surprise générale, la primaire pour le Sénat face à Alexander Vindman. Le Washington Post y a même...
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06/09 - Jean-Christian Petitfils : "Sans la dette, il n’y aurait pas eu de Révolution française"
Au rayon des essais et documents de la rentrée, La révolution française (Perrin) de Jean-Christian Petitfils figure en bonne place. A quelques mois d'une élection présidentielle que certains annoncent "révolutionnaire", les Français se replongent dans les années 1780. D'une plume alerte et corrosive, l'historien les guide au cœur des événements fatidiques, égratignant au passage idées reçues et figures de proue. Entre les canicules, la dette publique en surchauffe, et la société bloquée, il y a des similitudes troublantes entre la France de 1789 et celle de 2026. Selon le biographe de Louis XVI et Jésus, la révolution a véritablement commencé en 1786 avec une tentative de Révolution royale par le haut avortée, et en miroir une contre-révolution nobiliaire qui s’y opposa farouchement. Dès lors, se met en branle un engrenage que plus rien n'arrêtera.
Avec le regard de la science politique, mais aussi celui d'ancien banquier, Jean-Christian Petitfils revisite cet événement fondateur de notre modernité soulignant ses enjeux en matière de souveraineté, de légitimité, de jeux de pouvoirs, de luttes de clans, de stratégies de camouflage, de propagande et de technique d'embrigadement idéologique. "Notre société reste aussi politiquement intoxiquée par la Révolution, selon l'historien : le refus d’un dialogue constructif, l’idée d’une démocratie apaisée, la transformation de l’adversaire en ennemi viennent de là."
L'Express : Quels parallèles peut-on établir entre la France de...
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06/09 - Blocage du détroit d’Ormuz : comment la Syrie veut devenir le nouveau corridor pétrolier du Moyen-Orient
Le blocage du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, provoqué par la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, ouvre une fenêtre d’opportunité inattendue pour la Syrie. Alors que cette voie stratégique pour le commerce mondial est devenue difficilement praticable, Damas entend profiter de la recherche d’itinéraires alternatifs pour le transport du pétrole et se positionner comme un corridor énergétique entre le Golfe et la Méditerranée.
Sur les routes désertiques reliant le sud de l’Irak à la côte syrienne, cette nouvelle réalité est déjà visible. "Jour et nuit, 5 000 camions imposants transportant du pétrole en provenance du golfe Persique sillonnent ce désert aride", rapporte le Washington Post, décrivant une immense caravane se dirigeant vers la Méditerranée. Ces camions-citernes ont commencé à relier les raffineries du sud de l’Irak au port syrien de Baniyas en avril. À l’origine, l’initiative venait d’exportateurs irakiens qui cherchaient à contourner Ormuz après l’interruption du trafic maritime.
Mais cette solution provisoire pourrait préfigurer une transformation plus ambitieuse. Soutenu par les pays du Golfe, la Turquie et Washington, le président syrien Ahmed al-Sharaa cherche à exploiter la position géographique de son pays pour en faire une plaque tournante régionale et sortir la Syrie de son isolement après quatorze années de guerre civile. Plus de dix-huit mois après la chute de Bachar el-Assad, Damas veut notamment tirer parti de la levée des...
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06/09 - Ursula Von der Leyen au Groenland : l’Union européenne renforce son offensive face aux ambitions de Donald Trump
L’Union européenne entend marquer son territoire au Groenland. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, se rend ce week-end à Nuuk, la capitale de cette terre autonome danoise, accompagnée du commissaire aux partenariats internationaux Jozef Sikela et de la Première ministre danoise Mette Frederiksen. Elle doit y annoncer une nouvelle enveloppe de 200 millions d’euros pour les années 2026 et 2027, une manière pour Bruxelles d'enfoncer le clou après la défaite de Donald Trump, dans sa bataille pour cette île arctique au début de son mandat.
L’annonce, attendue dimanche, avait été rapportée, vendredi 4 septembre, par le Financial Times. Les fonds doivent notamment servir à développer les matières premières critiques,les énergies renouvelables, les câbles sous-marins, les communications par satellite et les centres de données. Une partie de l’argent devrait également être destinée au gouvernement groenlandais pour renforcer ses capacités administratives. Reuters indique ne pas avoir pu confirmer ces informations dans l’immédiat. A noter que le déplacement de l'élue allemande était prévu plus tôt dans l’année, avant d’être repoussé en raison des élections anticipées au Danemark.
Sa venue intervient alors que Bruxelles cherche à resserrer ses liens avec Nuuk. La présidente de la Commission doit notamment signer une déclaration consacrée au développement des relations économiques entre l’Union et le territoire arctique, qui compte environ 57 000 habitants. "L’UE...
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06/09 - "On se laisse aller budgétairement car on ne sait pas où on va politiquement" : le constat alarmant d’Antoine Foucher
Son plaidoyer pour Sortir du travail qui ne paie plus, paru il y a deux ans (éditions de L’Aube), avait marqué les esprits. Antoine Foucher, ancien directeur de cabinet de la ministre du Travail Muriel Pénicaud (2017-2020), y appelait à un véritable "big bang" fiscal dans le but de revaloriser le travail au détriment de la rente. Ses réflexions, qui portaient notamment sur la nécessité de réduire l’écart entre les rémunérations brute et nette, ont infusé dans le débat public. En cette rentrée, le président du cabinet Quintet publie un nouvel essai, chez le même éditeur, en forme de projet de société : Pour que nos enfants vivent mieux que nous. Retraites, héritage, TVA… Il décrit pour L’Express les conditions du nouvel ordre économique et fiscal qu’il défend dans cet ouvrage.
L'Express : Comme l’an dernier, les débats autour du projet de loi de finances sont rythmés par les incantations des uns et des autres pour réduire la dette publique. A ceci près que nous sommes à huit mois de l'élection présidentielle... Dans ces conditions, que peut-il ressortir de cette séquence budgétaire ?
Antoine Foucher : Il y a tellement d'inconnues que presque toutes les combinaisons sont possibles. Tout le monde est obsédé par l'échéance de 2027. Le seul point commun entre tous les candidats, c'est que chacun a intérêt à hériter d'une situation budgétaire la moins dégradée possible. Pour autant, cela ne suffit pas à faire endosser des mesures difficiles, qui peuvent se payer...
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06/09 - Donald Trump veut faire payer l’Europe pour l’aide américaine à l’Ukraine
Et si, maintenant, il s’agissait d’envoyer la facture ? Donald Trump veut faire payer l’Europe. Le président américain a annoncé, jeudi 3 septembre, son intention de demander aux pays européens de rembourser aux Etats-Unis l’aide militaire fournie à l’Ukraine sous la présidence de Joe Biden. Une nouvelle illustration de sa volonté de faire peser davantage sur les alliés européens le coût du soutien à Kiev. Cette déclaration survient alors que, dimanche 6 septembre, les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner sont attendus en Ukraine, pour la première fois, avec une proposition destinée, selon le locataire de la Maison-Blanche, à mettre un terme au conflit avec la Russie. Les deux hommes ont rencontré Vladimir Poutine à Moscou la veille.
Mais l'heure des comptes est arrivée : au 31 mars 2026, le Congrès américain avait débloqué 195 milliards de dollars pour des dépenses liées à la guerre en Ukraine, selon l’inspecteur général spécial américain chargé de l’opération Atlantic Resolve. Ce montant ne correspond toutefois pas à l’aide directement accordée à Kiev. Il inclut également des dépenses liées au conflit, notamment le financement de la présence militaire américaine en Europe. Sur ces 195 milliards, 164 milliards proviennent de cinq textes législatifs, dont le dernier a été adopté en avril 2024, le reste relevant notamment des budgets annuels des agences américaines et d’autres crédits. Selon l’Institut de Kiel, qui quantifie les aides militaires,...
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06/09 - A Aix-en-Provence, un siècle de vie musicale en images
Il suffit parfois d’un cliché pour retrouver un refrain ou revivre l'émotion d'un concert. C'est cette expérience rythmée que propose Musiques en Aix, présentée à l'Hôtel de Boadès par l'association Ceppia et le fonds patrimonial Ely. Une invitation à parcourir plus d'un siècle de vie musicale aixoise à travers le regard de quatre générations qui ont documenté l'histoire de la ville depuis la fin du XIXᵉ siècle. L'événement s'inscrit dans les célébrations du bicentenaire de la photographie, qui marquent les 200 ans de l'invention de Nicéphore Niépce. Plus qu'un hommage à une technique devenue universelle, il montre combien l'image constitue un remarquable outil de mémoire, les 222 tirages réunis ici racontant autant l'évolution des procédés de prise de vue que celle de la vie culturelle d'Aix-en-Provence.
Le parcours déroule ainsi une véritable bande-son visuelle. Les orchestres des années 1900, les bals populaires des années 1930, les premières éditions du Festival d'art lyrique et du festival pop de Saint-Pons côtoient les grandes heures de la chanson française et du jazz. Edith Piaf, Joséphine Baker, Charles Trenet, Jacques Brel, Georges Brassens, Charles Aznavour ou Johnny Hallyday figurent parmi les artistes saisis par les objectifs de la famille Ely, tout comme Sidney Bechet, Ray Charles, Miles Davis, Chick Corea ou Herbie Hancock, mais aussi les moments marquants du concours Francescatti, de la grand-messe pianistique de la Roque-d’Anthéron, de Class'EuRock, des...
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06/09 - Les Etats-Unis frappent trois pétroliers iraniens près de l’île de Kharg, Téhéran promet des représailles renforcées
Les Etats-Unis ont bombardé samedi trois pétroliers iraniens, a annoncé le commandement central de l'armée américaine (CentCom), l'une de ces frappes ayant visé un navire mouillé près de l'île de Kharg, principale plateforme iranienne d'exportation de brut. Ces frappes sont intervenues en représailles à des tirs de missiles balistiques attribués au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) contre deux bâtiments de l'US Navy. "Le message adressé au CGRI est clair : si vous tirez contre deux de nos navires, nous infligerons un coût économique encore plus élevé en vous en supprimant trois", a déclaré l'amiral Brad Cooper, chef du CentCom.
Selon le New York Times, le CentCom a précisé avoir "désactivé définitivement" un pétrolier au large de Kharg ainsi qu'un autre près de la ville portuaire de Jask, dans le sud de l'Iran, tandis qu'un troisième navire, vide, a été "complètement détruit" dans le golfe d'Oman après que son équipage a reçu l'ordre de l'évacuer. L'armée américaine affirme, toujours selon le New York Times, que ces trois pétroliers appartenaient à un vaste réseau clandestin finançant le CGRI et ses groupes alliés à l'étranger.
L'agence de presse semi-officielle iranienne Tasnim avait auparavant rapporté que quatre missiles américains avaient atteint un pétrolier dans la zone de mouillage de l'île de Kharg. Des sources locales citées par Tasnim ont indiqué qu'il n'y avait aucune victime et que l'équipage était en cours d'évacuation. Le CentCom a de son...
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06/09 - "Les grands laboratoires d’IA sont les rois de la dissimulation" : l’expert Tom David décrypte la menace des agents autonomes
À la mi-juillet, sept cents agents d’intelligence artificielle de l’entreprise américaine OpenAI se sont échappés de leur environnement de test afin de pirater la start-up Hugging Face. Si des pertes de contrôles similaires avaient déjà été observées chez des concurrents comme Anthropic ou Moonshot AI (Chine), cette cyberattaque a surpris par son intensité et son ampleur. Ce n’était que le début de l'affaire. Il y a quelques jours, METR et Redwood Research ont publié une enquête indépendante sur cet incident, la première du genre. En dépit d’importantes contraintes — à peine une semaine d'accès, trois chercheurs, un périmètre restreint et des outils fixés par OpenAI elle-même — celle-ci a effrayé bon nombre d’observateurs. Livrés à un examen qu'ils ne pouvaient pas réussir, les agents IA se sont organisés, hiérarchisés, et ont attaqué une entreprise tierce pour effacer leurs traces.
"Jusqu'ici, ces facultés n'étaient que théoriques", commente Tom David, directeur général du GPAI Policy Lab et expert nommé au panel scientifique européen sur l’IA. Faut-il craindre un effet "Terminator", où la machine devient incontrôlable ? Pas nécessairement, estime Tom David, qui pointe néanmoins le manque de sérieux des grands laboratoires dans la prévention d'événements graves, qui se multiplient. Vendredi 4 septembre, un nouveau rapport a fait état d'un détournement d'un site Web allemand, de nouveau par un essaim d'agents d'OpenAI. Le spécialiste s'inquiète de leur difficulté à...
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06/09 - Rentrée littéraire 2026 : cinq premiers romans à lire absolument
A-t-il déjà plié le match ? Avec son saisissant C’était ça ou mourir (Grasset), récit de l’exil d’un Haïtien vers le Canada, Thélyson Orélien est déjà installé dans les meilleures ventes de livres et a reçu le prix Méduse – en attendant sans doute d’autres lauriers. Outre Orélien, nous vous avons aussi déjà recommandé David Djaïz et sa Méthode (Stock). Voici d’autres nouvelles têtes à ne pas louper. "Lazar", de Nelio Biedermann
Une famille dans le tourbillon de l'Histoire
Certains parlent d’un nouveau Thomas Mann. Et comparent son Lazar aux Buddenbrook. L’écrivain suisse Nelio Biedermann, 23 ans, déboule en France précédé d’une flatteuse réputation. Lors de la Foire de Francfort 2024, une vingtaine d’éditeurs dans le monde ont acquis les droits de son premier roman. Ces éloges sont justifiés. Nelio Biederman manifeste un talent fou. Alors qu’il n’a pas encore achevé ses études à l’université de Zurich, il signe un classique.
En couverture de son livre : un majestueux cheval blanc. Un lippizzan, comme en possédait sa famille juive hongroise avant d’émigrer en Suisse, en 1956. Le temps file au galop dans sa fresque familiale, en partie autobiographique, traversant deux guerres mondiales, le nazisme et le communisme.
De la chute de l’Empire austro-hongrois à l’invasion soviétique, les Lazar assistent, impassibles et impuissants, à leur décadence. Tous ses membres s’accrochent au passé comme à "l’ancienne version d’eux-mêmes".
A l’instar du baron Sandor, spectre livide...
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06/09 - "C’est la Léna Situations de l’extrême droite" : Sarah Knafo, le splendide isolement d’une influenceuse
Ils sont là pour elle. Ce mardi 1er septembre, Sarah Knafo reçoit les siens dans une galerie parisienne à l’occasion du lancement de son livre Le Casse du siècle (Fayard), consacré à la "gabegie" de l'argent public. La (petite) famille de Reconquête a fait le déplacement. Plusieurs figures de la Bollorésphère - Eric Naulleau, Gabrielle Cluzel... - et du Figaro écoutent l'eurodéputée décrire son livre, construit sur le modèle d'une enquête policière. Eric Zemmour tient une conférence de presse improvisée, où il s'avance un peu plus vers une nouvelle candidature élyséenne. Les élus, eux, sont aux abonnés absents. Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan est bien seul parmi cet aréopage d'éditorialistes, habitué à deviser sur la chaîne CNews.
Sarah Knafo qualifie souvent de "politiciens" les élus pour mieux s'en distinguer. A elle, les grandes idées et l'envie de renverser la table. A eux, la défense du système et la gestion forcément médiocre de la France des cinquante dernières années. L'eurodéputée Reconquête s'est constitué une solide base de supporters avec ce discours : son livre a été imprimé à plus de 100 000 exemplaires, elle apparaissait en août en douzième position du baromètre des personnalités politiques établi par Cluster 17. Ses comptes Instagram et X comptent plusieurs centaines de milliers d'abonnés. Ses réseaux sociaux ne manquent pas de rappeler ces bons chiffres. "Cela déclenche un phénomène de Fomo chez les internautes (peur de rater une expérience que...
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05/09 - Nouveaux drones, attaques diurnes : la nouvelle stratégie russe pour épuiser l’Ukraine
24 heures sur 24. Depuis le jeudi 27 août, la Russie intensifie les attaques aériennes contre l’Ukraine. Alors que les citoyens pouvaient jusqu’alors profiter de quelques moments d'accalmie la journée, désormais les attaques sont sans interruption. L’objectif est clair : augmenter la pression sur Kiev en épuisant la population et en contraignant les entreprises et les écoles à fermer.
Outre l’abondance des tirs, le Kremlin opte désormais pour de nouvelles armes. Selon le New York Times, Moscou délaisse progressivement les drones Shahed (ou Geran) - qu’il utilise depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022 - au profit d’une nouvelle version optimisée. A la place des hélices, un moteur à réaction. Loin d’être anodin, celui-ci permet aux drones de gagner en vitesse. Ces appareils sont désormais environ trois fois plus rapides que les anciennes générations, avec une vitesse pouvant atteindre les 300 miles par heure, soit environ 480 km/h. Cette transformation fait de cet appareil une sorte de missile de croisière moins sophistiqué.Un été sous les drones
Dans une vidéo adressée à sa nation dimanche 30 août, Volodymyr Zelensky a fait le point sur la situation depuis le début de l'intensité des attaques, le jeudi 27 août. “Il y a eu près de 1 500 drones de tous types rien que ces quatre derniers jours, dont environ 800 à réaction”, a-t-il comptabilité. Il a aussi affirmé que ces nouveaux aéronefs représentent désormais plus de la moitié des drones russes pour “épuiser” la...
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05/09 - Guerre en Ukraine : des discussions entre Vladimir Poutine et les émissaires américains jugées "très utiles" par le Kremlin
Les représentants spéciaux américains Steve Witkoff et Jared Kushner sont arrivés à Moscou samedi pour des pourparlers sur la paix en Ukraine impliquant le président russe Vladimir Poutine. Un cortège de véhicules transportant les deux hommes accompagnés de l'émissaire russe Kirill Dmitriev a quitté l'aéroport gouvernemental de Moscou en direction du centre de la capitale, a rapporté un témoin de Reuters.
Vladimir Poutine a reçu samedi au Kremlin Steve Witkoff et Jared Kushner, avec qui il a tenu des discussions "très utiles", selon son conseiller diplomatique Iouri Ouchakov. Ce dernier a précisé que les émissaires américains avaient présenté un certain nombre d'idées concernant les moyens de parvenir à un accord, sans toutefois faire mention d'une avancée significative à l'issue de cet entretien de plus de trois heures.
Selon Iouri Ouchakov, Vladimir Poutine a dit à Steve Witkoff et Jared Kushner que la Russie effectuait de "vrais progrès" sur le champ de bataille et qu'elle était convaincue d'atteindre ses objectifs. Le chef du Kremlin a également souligné la nécessité de s'occuper de "toutes les racines du conflit". "Les discussions ont dépassé un simple échange de positions afin de mettre fin à la crise ukrainienne. Des questions économiques et de possibles accords, d'importance et mutuellement avantageux, pour des projets entre la Russie et les Etats-Unis ont été abordés en détail", a indiqué le conseiller de Vladimir Poutine, ajoutant : "Dans l'ensemble, on peut...
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05/09 - "Les choses se dégradent vraiment" : faudra-t-il un jour évacuer les vallées de montagne ?
Alton Byers a consacré sa vie à la montagne. Surtout aux plus grandes d’entre elles, l’Himalaya et les Andes, dont il a arpenté les pentes, majestueuses, dangereuses. Le chercheur de l’Université du Colorado (Etats-Unis), spécialiste des risques liés aux glaciers, a déjà couvert une douzaine d’éboulements et d’effondrements en haute altitude. Parfois en témoin direct des dégâts qu’ils peuvent provoquer. "Je pensais avoir assisté à des phénomènes vraiment massifs. J’en ai des vidéos. J’en ai même fui certains, raconte l’explorateur pour National Geographic. Mais la catastrophe du Népal dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer. C’est absolument la plus grande que j’ai jamais vue."
Le 26 août, une crue dévastatrice a fait plus de 1 300 morts et 5 000 disparus à la frontière avec le Tibet, selon un bilan en constante évolution. Si les scientifiques tentent encore de retracer le déroulé exact de la catastrophe, une explication solide se dégage. Sur la face nord du Langtang Lirung, un sommet de l’Himalaya, un énorme pan de glacier s’est détaché avant de chuter de plus de 1 200 mètres. Un choc démesuré, enregistré comme un séisme de magnitude 5,2. Un amas de roches, de glaces et d'eau a ensuite déferlé en aval, sur plus de 100 kilomètres en sept minutes, emportant tout sur son passage : une dizaine de centrales hydroélectriques, des routes, des ponts, des quartiers, un poste-frontière… "On estime qu’une masse de 100 à 200 millions de mètres cubes a dévalé la montagne, dont une...
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05/09 - Reform UK dans la tourmente : deux proches de Nigel Farage démissionnent
Branle-bas de combat. Dans la soirée du jeudi 3 septembre, la chaîne britannique Channel 4 News a diffusé un reportage dans lequel plusieurs responsables de Reform UK sont mis en cause pour avoir cherché à contourner les règles encadrant le financement des partis politiques. Dès le lendemain de la diffusion de l’enquête, le vendredi 4 septembre, des têtes sont tombées. James Orr et Dan Jukes, deux hauts responsables du parti d’extrême droite et proches du leader, Nigel Farage, ont quitté leurs fonctions. Et ce, alors même que le congrès annuel de Reform UK se tenait le soir-même à Birmingham.Pris sur le fait
Plusieurs mois auparavant, quelques journalistes du média d’investigation Verbatim Media se sont infiltrés dans les coulisses du parti Reform UK. Sous couverture, l’un d’eux s’est fait passer pour un partisan Britannique dont le père serait un très riche entrepreneur américain. Problème : cet Américain n’est pas inscrit sur les listes électorales du Royaume-Uni ce qui l'empêche d'être considéré, en vertu du droit britannique, comme un donateur autorisé pour les comptes des partis politiques, et donc de Reform UK. Qu’à cela ne tienne. Sur les images, captées en caméra cachée par les journalistes, le responsable de la politique du parti, James Orr, met en place une stratégie avec les partisans supposés pour que ce généreux américain finance des sondages politiques bénéficiant à Reform UK.
Plus de 30 000 livres sterling (soit environ 35 000 euros) sont alors versés par...
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05/09 - "La Chine a son plan Messmer, pas la France" : dans le nucléaire, les raisons d’une bascule historique
C’est un basculement historique, sans bruit ni communiqué officiel. Avec la mise en service de ses réacteurs Taipingling 2 et Changjiang 3, la Chine a porté, en plein cœur de l’été, la puissance de son parc nucléaire - constitué de 62 unités - à près de 64 gigawatts (GW), dépassant ainsi la France (57 réacteurs, pour environ 63 GW), relève le site Connaissance des énergies. Désormais troisième au monde, derrière les Etats-Unis et la Chine, notre pays perd le rang qu'il occupait depuis des décennies. Déjà, en 2020, la production annuelle chinoise avait dépassé la nôtre, Pékin tirant davantage sur ses centrales que Paris.
"Il faut relativiser, assure un responsable chez EDF. Ce croisement était inévitable. La Chine a des besoins énergétiques bien supérieurs aux nôtres et les moyens de les financer. Son parc va continuer de grossir. Vers 2030, il deviendra sans doute le plus gros au monde". Par ailleurs, "avec près de 70 % de sa production d’électricité provenant de l'atome, la France demeure une championne du nucléaire, avec des atouts industriels importants et le taux d'émission de CO2 par habitant le plus faible des pays du G7", ajoute le président de l'association Patrimoine nucléaire et climat (PNC-France) Bernard Accoyer.
Il n’empêche : entre la France et la Chine, la différence de rythme et de vision interpelle. Sur les 72 réacteurs actuellement en construction dans le monde selon l'Agence internationale de l’énergie (AIE), la moitié se trouve en Chine, qui aligne à...
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05/09 - "Rendez-vous sur l’autre rive", de Jay McInerney : l’heure des adieux à ses personnages fétiches
Quatre décennies plus tard, ils ne se quittent toujours pas. Alors que Les Eclats, fausse autofiction horrifique de Bret Easton Ellis, vient d’être adaptée par Ryan Murphy en série sous son titre originel (The Shards sur Disney +), Jay McInerney clôt avec Rendez-vous sur l’autre rive sa saga romanesque consacrée au couple Corrine et Russell Calloway. Dans les années 1980, après avoir publié les romans cultes Bright Lights, Big City et Moins que zéro, les deux compères, enfants terribles des lettres américaines, ont été associés par les médias au "literary brat pack", groupe de romanciers branchés et noceurs. Sans doute la dernière fois où des écrivains ont pu poser à côté de rock stars, d'acteurs et de mannequins dans les pages people. Depuis, si la cocaïne, les marques de luxe et les célébrités ont continué de peupler leurs fictions, Bret Easton Ellis et Jay McInerney ont emprunté des voies très différentes. L’auteur d’American Psycho est retourné dans sa Californie natale, s’est brûlé les ailes à Hollywood et a confirmé que Stephen King était son vrai maître. Admirateur de Balzac, le second n’a jamais déménagé de New York et a fait de la ville le vrai sujet de sa comédie humaine.
Depuis son chef-d’œuvre Trente ans et des poussières (1992), qui tournait autour du krach de 1987, Jay McInerney aime confronter ses personnages fétiches, les Calloway, aux crises historiques, propices aux turbulences intimes. Dans l'émouvant La Belle Vie, le choc du 11 septembre 2001...
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05/09 - Malouines : Javier Milei sort la carte du nationalisme face à une popularité en berne
Nouveau cheval de combat stratégique. Lors d’une prise de parole officielle le jeudi 3 septembre sur la chaîne de télévision nationale, TV Publica, Javier Milei a annoncé prendre des "mesures plus fortes" contre tout projet pétrolier offshore près des îles Malouines, expliquant qu’ils représentent une tentative de vol sur les ressources de son pays. Cette déclaration vient renforcer une revendication ancienne : celle de la souveraineté argentine sur cet archipel situé à quelques centaines de kilomètres de l’Amérique du Sud, mais détenu par le Royaume-Uni.Un revirement stratégique
Pourtant, Javier Milei n’avait jamais fait de cette question sa priorité depuis son arrivée à la tête du pouvoir en 2023. Dans les jours qui avaient suivi son élection, il avait même déclaré avoir "décidé d’entretenir des relations responsables" avec Londres, auprès du Wall Street Journal. Mais la donne a changé. Depuis, bien qu’il ait remporté les élections de mi-mandat en novembre 2025, l’engouement de la population pour sa politique faiblit. En juillet dernier, le soutien au président a chuté de 37 %. Parmi les causes : la hausse du chômage.
Javier Milei se devait donc de contre-attaquer. Et Donald Trump lui a fait une passe décisive. Plus tôt dans la semaine, son allié américain a laissé sous-entendre qu’il pourrait changer d’avis sur la question des îles Malouines. Actuellement, Washington reconnaît le contrôle du Royaume-Uni sur cet archipel tout en restant neutre sur la question de la...
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05/09 - Un week-end à Aix-en-Provence : Paul McCartney, l’œil derrière la légende
Avant d'être des icônes traquées par des hordes de fans, les Beatles sont quatre garçons qui attendent dans des chambres d'hôtel, regardent défiler le paysage depuis un train ou blaguent avant d’entrer sur scène. Parmi eux, un jeune bassiste garde toujours un appareil 35 mm à portée de main. Il s'appelle Paul McCartney et le millier de clichés qu’il prend alors, redécouverts dans ses archives en 2020, racontent de l'intérieur l’explosion d'un phénomène mondial. Aujourd’hui, le musée Granet d'Aix-en-Provence en expose plus de 250, réalisés au moment où le groupe cesse d'être un phénomène britannique pour devenir une déferlante mondiale. Organisée par l’ex-Beatle avec MPL Communications – le label qu’il a fondé en 1969 – et la National Portrait Gallery de Londres, cette étape française s'inscrit également dans la programmation des Rencontres de la photographie d'Arles.
Chez Paul McCartney, le médium est un vieux compagnon : enfant, il s’y initie avec son frère Mike grâce au Kodak Brownie familial et continue de photographier tout ce qu’il a sous les yeux lors des tournées avec ses acolytes. Les tirages argentiques et les planches contact présentée ici couvrent une période brève, quelques mois à peine, mais une éternité dans l'histoire de la pop. Venus de Liverpool, leur ville natale, les Beatles s'imposent dans la capitale britannique à la fin de l'année 1963. En janvier 1964, ils traversent la Manche pour se produire à Paris dans un Olympia surchauffé. Quelques semaines...
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05/09 - Derrière les IA hackeuses, une avalanche d’intox, par Robin Rivaton
Des robots ayant inventé une langue secrète et des ingénieurs contraints de les débrancher en catastrophe. En 2017, la presse mondiale avait raconté bien des fadaises sur une expérience de Facebook visant à entraîner des agents à négocier entre eux. La réalité était plus prosaïque : récompensés sur le résultat et non sur la grammaire, ces agents avaient opté à la longue pour un jargon compressé. Plus récemment, un soi-disant forum de discussions entre agents IA a défrayé la chronique, avant qu’on ne découvre qu'il était animé par des opérateurs bien humains.
Entre le 9 et le 13 juillet, le cirque médiatique s'en est de nouveau donné à cœur joie. Des agents pilotés par un modèle interne d'OpenAI se sont échappés de leur environnement d'évaluation, ont atteint Internet et sont entrés dans l'infrastructure de production de Hugging Face, la plateforme de partage de modèles. Quelque 1 200 agents, censés rester isolés, ont échangé plus de 70 000 messages sur un forum improvisé, et près de 700 ont participé à l'intrusion. Le podcasteur Dwarkesh Patel en a tiré un récit qui a fait sensation. Une saga lue 9 millions de fois, peuplée de "civilisations" successives, de fraternités clandestines et d'agents se sacrifiant pour le collectif.Des milliers d'agents IA
Le dossier technique raconte autre chose. Hugging Face indique que les failles exploitées dans son périmètre étaient banales - notamment des identifiants partagés entre plusieurs grappes de serveurs. Un attaquant humain...
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05/09 - Ukraine : un drone russe frappe pour la première fois le siège des services de sécurité à Kiev
Un drone russe a frappé vendredi le siège du service de sécurité ukrainien (SBU) à Kiev, l’une des cibles les plus emblématiques touchées depuis le début de la guerre, alors que la Russie intensifie sa campagne de frappes aériennes contre l’Ukraine. L’Ukraine a qualifié cette attaque d’escalade majeure du conflit et le président Volodymyr Zelensky a promis de riposter, alors que les frappes aériennes de Moscou sur la capitale ukrainienne en sont à leur dixième jour. Une épaisse fumée noire s'est élevée dans le centre historique de Kiev à la suite de l'attaque, qui, selon le maire de la ville, a fait au moins 12 blessés.
Au cours de plus de quatre ans et demi de guerre avec la Russie, les bâtiments du gouvernement ukrainien ont rarement été endommagés par des frappes de drones ou de missiles. "Le drone visait directement le bureau du chef du service de sécurité situé dans ce bâtiment", a déclaré Zelensky sur l'application Telegram. Il a ajouté avoir ordonné "une riposte appropriée, concrète et, dans la mesure du possible, à la mesure de cette frappe". "Le chef de la SBU, Oleksandr Poklad, m’a fait part des préparatifs de notre riposte active aux frappes russes", a déclaré le président ukrainien, en publiant une photo de leur rencontre dans son bureau à Kiev. "La portée géographique de notre riposte a été déterminée."
Le SBU joue un rôle essentiel dans l’effort de guerre ukrainien, puisqu’il mène des frappes de grande envergure et en profondeur à l’intérieur de la Russie,...
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05/09 - Ceuta : la crise migratoire qui isole un peu plus Pedro Sanchez
Du Covid à l’amnistie des indépendantistes catalans ou aux scandales de corruption de son entourage, il était imperméable aux crises. C'est ainsi qu'une partie de l'Europe voyait encore Pedro Sanchez jusqu’au 31 juillet dernier, lorsque 72 000 migrants marocains ont afflué dans l'enclave de Ceuta, faisant au moins 91 victimes. Un épisode dramatique qui pourrait marquer le début de la fin pour le "chevalier blanc" de la gauche européenne.
En huit années au pouvoir, Pedro Sanchez n’avait encore jamais affronté une tempête politique d’une telle ampleur. Convoqué le 3 septembre en session extraordinaire devant le Parlement, le président du gouvernement espagnol a - de nouveau - exonéré Rabat de toute responsabilité dans l’organisation de cet afflux massif, accusant plutôt la Russie, Israël et une "internationale d’ultradroite" d’avoir alimenté la crise par la désinformation. "Je peux vous assurer qu’aucune institution, ni le service diplomatique, ni la Commission européenne, ni aucun organisme international n’a fourni au gouvernement espagnol la moindre preuve solide que le Maroc ait planifié ou exécuté cet incident", a-t-il insisté. Un récit qui contredit un récent rapport du renseignement policier espagnol dénonçant la permissivité des forces marocaines à la frontière.Son camp est très divisé
La version de Sanchez n'a en tout cas convaincu ni le PP (droite) d’Alberto Núñez Feijóo, qui réclame sa démission, ni Vox (extrême droite) de Santiago Abascal, qui a surfé sur le...
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05/09 - "L’usine est la première arme" : le grand retour de la cartouche française
Il y avait un trou de 5,56 millimètres dans la défense française : depuis 1999, l’Hexagone ne fabriquait plus sur son territoire les cartouches utilisées quotidiennement par ses soldats. Elle les achetait ailleurs, et pendant près de trente ans, personne n’y voyait d’ailleurs vraiment matière à scandale : les munitions arrivaient, coûtaient moins cher et donnaient à l’optimisation son meilleur argument. Tout tenait alors au marché disponible : "À la fin de la guerre froide, il y avait énormément d’usines de production de petit calibre dans le monde, raconte le ministère des Armées à L’Express. Le marché était assez ouvert et on a fait le choix de renoncer à nos capacités industrielles en France parce qu’elles étaient économiquement beaucoup moins viables que ce qu’on trouvait à l’international." Aucun drapeau sur la boîte, mais la cartouche atteignait sa cible : affaire conclue. Le jour où le marché ne suffit plus
Sauf qu’entre acheter quelque chose à l’étranger et pouvoir compter dessus en toutes circonstances, il existe une différence que les dernières années ont rendue beaucoup moins théorique. D’abord le Covid, où la France découvre avec les masques qu’un marché peut paraître approvisionné à merveille jusqu’au jour où tous les États réclament le même produit en même temps. Puis la guerre en Ukraine fait passer une vieille évidence militaire de la théorie au bon de commande : un conflit de haute intensité consomme énormément de munitions, et donc énormément de...
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05/09 - Pourquoi lire des romans vous permettra de vivre mieux et plus longtemps, par le Pr Antoine Flahault
A l'heure des réseaux sociaux, de l'intelligence artificielle générative, et de la multiplication des écrans, le temps consacré à la lecture de livres ne cesse de diminuer. Il existe pourtant une recherche de plus en plus abondante, y compris avec de bons niveaux de preuve scientifique, notamment à travers des essais randomisés, pour démontrer que la lecture quotidienne peut permettre de vivre plus longtemps, et surtout en meilleure santé, grâce à ses multiples effets positifs sur notre cerveau.
Une étude portant sur un échantillon représentatif de plus de 3500 personnes retraitées nord-américaines a montré une réduction de 20% de la mortalité après douze ans de suivi des participants lisant des livres par rapport à ceux n’en lisant pas, quels que soient leur sexe, leur âge, leur statut marital, leur niveau de revenus et d’instruction, leur état de santé physique et mentale. La lecture en général est bénéfique, mais la lecture des livres, notamment les livres de fiction, est celle qui semble la plus profitable pour la santé. Ainsi, cette étude suggère que lire des romans trente minutes par jour pourrait prolonger l’espérance de vie des lecteurs de deux ans.La lecture pour prévenir la maladie d’Alzheimer
Plusieurs études ayant suivi des personnes âgées pendant de nombreuses années ont montré, outre les effets sur la survie, une possible protection de la lecture contre le déclin cognitif lié à l’âge. De quoi, peut-être, en faire un potentiel outil préventif contre la...
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05/09 - "Avec la Russie, les pratiques de guerre froide sont de retour en Europe" : l’alerte de l’ex-ministre tchèque Jan Lipavsky
Attentat déjoué à Leipzig, incendie dans une usine de drones en Pologne, agents recrutés via Telegram à Prague, craintes d'actions de sabotage au Danemark... Alors que, selon l’Ukraine, la Russie entend mobiliser jusqu’à 600 000 soldats au cours des deux prochaines années, et que plusieurs pays européens s’apprêtent à tenir des élections prochainement, la "guerre hybride" menée par Moscou suscite de plus en plus d’inquiétudes au sein de l’UE.
Pour l'ancien ministre tchèque des Affaires étrangères Jan Lipavsky et aujourd'hui député ODS (centre droit), il ne fait aucun doute que Moscou a franchi un nouveau palier. Sabotage, espionnage sous couverture diplomatique ou journalistique, désinformation à l'approche de scrutins cruciaux se multiplient. L'une des voix européennes les plus fermes face aux ingérences russes détaille pour L'Express les failles de la sécurité sur le Vieux Continent et plaide pour une réponse plus offensive face au Kremlin. Il livre une mise en garde : si Vladimir Poutine échoue à obtenir un résultat décisif en Ukraine, un test de la résistance de l'Otan dans les pays baltes devient, selon lui, un scénario plausible. Entretien.
L’Express : L'Allemagne a formellement accusé la Russie d'être responsable d'une tentative d'attentat à l'aéroport de Leipzig. Faut-il y voir un nouveau palier dans l'agression de Moscou contre l'Europe ?
Jan Lipavsky : Cette escalade n'a pas commencé hier. Mais il faut comprendre une chose : si l’opération de Leipzig avait...
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05/09 - Désobéir en cas de victoire de Le Pen ? Les inquiétants appels de Tondelier ou Panot, par Gérald Bronner
"La démocratie, c'est tellement surfait", affirmait Frank Underwood, l’antihéros président des Etats-Unis dans la série House of Cards. Ce serait bien la démocratie, à condition que les électeurs votent "comme il faut". Il est vrai que les résultats des urnes sont, par définition, toujours décevants pour un camp mais, est-on encore démocrate lorsque la victoire des adversaires rend légitime la révocation du vote populaire ? Donald Trump en a fourni la caricature tragique : on sait où cette rhétorique a conduit le 6 janvier 2021. Et que dire de Jair Bolsonaro, condamné à 27 ans de prison par le Tribunal suprême fédéral en 2025 après qu’il a contesté par la violence et le coup d’État les résultats électoraux de la présidentielle 2023 au Brésil.
Ces derniers temps, à mesure que les sondages rendent crédible l’élection de Marine Le Pen à la présidentielle de 2027, les déclarations se multiplient qui font douter de la sincérité démocratique de certains. Marine Tondelier, par exemple, interrogée récemment sur l’antenne de LCI a fait savoir elle espérait des "désobéissances" en déplorant par avance le fait qu’il "y en aura très peu". D’une façon non moins ambiguë, Mathilde Panot a affirmé, il y a peu sur l’antenne de BFMTV : "Nous résisterons de toutes les manières qu’il faut". On pourrait multiplier les exemples mais je me contenterai ici d’une dernière déclaration qui vaut par sa radicalité. Elle fut faite, fin août, toujours sur BFMTV, par Elsa Marcel, élue du conseil...
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04/09 - Plan d’aide agricole : "Une partie du choc est encore devant nous"
Après un été noir, le gouvernement veut panser les plaies d'une ferme France à la peine. Ce vendredi, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard a annoncé débloquer un milliard d'euros pour aider les agriculteurs à surmonter le choc provoqué par la canicule et la sécheresse - deux phénomènes qui coûteront 0,1 point de croissance à l'Hexagone cette année, d'après Bercy. Au menu : indemnisations accélérées, prolongation du guichet d'aides à l'achat d'engrais... Pour Vincent Chatellier, économiste à l’Inrae, les effets de la crise sont pourtant loin d’être terminés et des menaces continuent de planer sur la souveraineté alimentaire tricolore.
L'Express : Ces mesures, destinées à soutenir la trésorerie des exploitants, vous semblent-elles à la hauteur des enjeux ?
Vincent Chatellier : Bien qu'en deçà des demandes syndicales initiales, l'enveloppe reste historique et la réponse de l'Etat à la crise est intervenue rapidement. Elle englobe les dommages liés aux épisodes de canicule et de sécheresse d’une intensité exceptionnelle, auxquels se sont ajoutés de nombreux incendies. La sécheresse ne touchait d'ordinaire que quelques départements, ce qui permettait d’organiser plus facilement des compensations ou solidarités entre les territoires, notamment via l’achat de fourrages auprès des zones moins affectées. Cette année, la difficulté réside dans son caractère généralisé.
Pour autant, ce milliard d’euros n'est pas simplement calibré pour faire face au choc de l'été ; il...
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04/09 - Ventes de livres : Sarah Knafo ou François Hollande, qui va le mieux démarrer ?
D’un côté, un vieux briscard de 72 ans qui tente un come-back. De l’autre, une jeune ambitieuse de 33 ans qui entend bien crever l’écran pour de bon. François Hollande, vu en Une du Point, publie Unir. Nouveau monde, nouvelle gauche (Robert Laffont) pendant que Sarah Knafo, aperçue en couverture du JDD, fait paraître Le Casse du siècle (Fayard), qui rappelle les livres vintage de Jean Montaldo – auteur dans les années 90, chez Albin Michel, de titres tels Mitterrand et les 40 voleurs…, Rendez l’argent ! ou Main basse sur l’or de la France. Lequel des deux sortira vainqueur de leur affrontement en librairie ? A première vue, François Hollande devrait faire figure de favori. Il a un bon historique de ventes, avec un pic à plus de 130 000 exemplaires en 2018 grâce aux Leçons du pouvoir (Stock). Mais son dernier livre en date, certes plus pointu, Le Défi de gouverner. La Gauche et le pouvoir de l’affaire Dreyfus jusqu’à nos jours (Perrin), s’était vendu dix fois moins en 2024… De son côté, Sarah Knafo annonce une première impression de 100 000 exemplaires pour Le Casse du siècle. On espère pour son éditeur que, avec un tel tirage, elle fera mieux que Marion Maréchal – 20 000 exemplaires pour Si tu te sens Le Pen sorti en janvier, également chez Fayard.
En attendant leurs chiffres, notons que Clémence Guetté a réussi le lancement de Pour une politique de l’amitié (La Découverte), un essai visiblement très inspiré de ce qu’écrivait Geoffroy de Lagasnerie il y a trois ans....
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04/09 - Crise des migrants à Ceuta : l’Espagne ne doit pas rester seule, par Manuel Valls
Les 30 et 31 juillet derniers, près de 80 000 personnes ont franchi, principalement à la nage ou par les enrochements du Tarajal, la frontière qui sépare le Maroc de Ceuta ; pendant dix heures et sous le regard des gendarmes marocains. 141 morts noyés, dont de nombreux enfants, une ville de 83 000 habitants submergée, une population abandonnée.
Dès le lendemain, la majorité des migrants sont revenus au Maroc, avec l’aide, cette fois-ci, de ses forces de l’ordre. Mais aujourd’hui la ville autonome est au bord du gouffre : espace public engorgé, services publics saturés, affrontements violents, agressions sexuelles. Au moins 10 000 migrants, dont plus de 1 500 mineurs, restent dans une situation très précaire sur le plan humanitaire et sanitaire. Ceuta, enclave de 20 km2, portugaise dès 1415, est espagnole depuis 1580. Ses habitants, de toutes origines et confessions, sont des citoyens espagnols, donc européens. L'Espagne est en première ligne des routes migratoires : atlantique, très meurtrière, vers les Canaries ; algérienne, la plus empruntée, vers les Baléares et la péninsule ; et les enclaves de Ceuta et Melilla, les deux seules frontières terrestres de l'Union européenne sur le continent africain. Des mafias agissent des deux côtés de la Méditerranée, trafiquant êtres humains et drogue.Un événement géopolitique
Mais la crise de Ceuta n'est pas un simple épisode migratoire, c’est un événement géopolitique : une agression contre la souveraineté espagnole et son...
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04/09 - La France revoit sa représentation cartographique du monde pour plus d’équité
Rebattre les cartes pour une représentation plus fidèle du monde. C'est précisément le sens de la résolution portée par le Togo devant les Nations unies ce vendredi 4 septembre, et voulue de longue date par l'Union africaine. La France, pour sa part, a annoncé ce jour qu'elle soutenait cette réforme de la cartographie mondiale et abandonnait la projection de Mercator, pour mieux refléter les réalités géographiques et géopolitiques des continents. L'adoption du projet par l'ONU pourrait permettre de modifier les normes utilisées par les agences onusiennes, mais aussi dans les manuels scolaires ou les rapports internationaux.Distorsion de la réalité
Car depuis le XVIe siècle, c'est la projection de Mercator - dessinée à l'époque par le cartographe flamand Gerardus Mercator - qui s’est imposée dans les représentations du monde. Problème : cette carte, conçue initialement pour la navigation, déforme fortement les superficies à mesure que l’on s’éloigne de l’équateur. Le Groenland, par exemple, y apparaît presque aussi vaste que l’Afrique, alors qu’il est en réalité environ quatorze fois plus petit.
Pour y remédier, Paris adoptera donc désormais la projection Eckert IV - du nom du cartographe allemand Max Eckert -, qui réduit ces écarts et restitue davantage les étendues réelles de l’Afrique, de l’Amérique latine et de l’Asie du Sud. Et représente en contrepartie les régions situées aux hautes latitudes comme l’Europe, les États-Unis, la Russie et certaines autres, dans une...
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04/09 - Automobile : en attaquant le Canada, Donald Trump fragilise aussi... l’industrie américaine
"Je ne veux pas de voitures canadiennes, je ne veux pas de pièces canadiennes". Ces quelques mots, lâchés par Donald Trump sur Truth Social ce dimanche 30 août, ne laissent plus aucun doute : le président américain a le secteur automobile canadien dans le viseur. Quelques jours plus tôt, il menaçait de frapper les voitures, poids lourds et pièces détachées du pays de taxes à 50 % à partir de janvier.
La filière, qui pèse pour 10 % des exportations du pays, est au bord du précipice. Déjà mise à mal par les droits de douane en vigueur et le flou autour de l'accord Canada - Etats-Unis - Mexique (ACEUM), elle est aussi confrontée à une série de défis structurels. En mai dernier, la Royal Bank of Canada envisageait parmi ses scénarios qu'en 2040, "toutes les usines canadiennes de montage automobile pourraient avoir fermé leurs portes". Chad Bown, chercheur au Peterson Institute for International Economics et coauteur de How to Win a Trade War, alerte sur les effets délétères de l'escalade commerciale pour les deux voisins nord-américains.
L'Express : Donald Trump est-il en train de gagner sa guerre commerciale contre le Canada ?
Chad Bown : Difficile à dire... car son objectif n'est pas clair. Si le narratif du "TACO" (NDLR : Trump always chickens out, Trump finit toujours par reculer) peut s'appliquer à certains pays, le Canada, lui, subit un coup très dur depuis un an. Ses secteurs clés — l’automobile, les pièces détachées, l’acier et l’aluminium — ont tous été frappés de...
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04/09 - L’UE pas encore prête en cas d’invasion russe : l’alerte de la Cour des comptes européenne
Le couperet est tombé. Selon la Cour des comptes européenne, qui a rendu ses conclusions ce jeudi 3 septembre, la capacité de l'Europe à se défendre en cas de guerre à horizon 2030 reste encore incertaine, et ce malgré une nette amélioration par rapport à ses capacités de défense d'avant l'invasion de l'Ukraine en 2022. Les principaux défis à relever sont le "manque de coordination" entre Etats et la "dépendance persistance aux Etats-Unis", explique au Guardian le responsable en charge du rapport Marek Opiola. Difficulté à se coordonner
Concrètement, une trop grande fragmentation persiste aujourd'hui dans l'organisation de la défense européenne, souligne le rapport. Un exemple parlant est celui de la mobilité militaire : dans l'hypothèse où l'UE devrait déplacer des troupes et du matériel militaire d'un bout à l'autre de l'Europe, les infrastructures – ponts, voies ferrées et tunnels – doivent être modernisées pour supporter le poids et la largeur de ces équipements militaires.
Alors que différents fonds de l'UE, tels que le mécanisme pour l'interconnexion en Europe, le Fonds européen pour la compétitivité et les plans de partenariat nationaux, pourraient financer de tels investissements, "il existe un risque de mauvaise coordination et de chevauchement entre ces différentes sources de financement", a confié à la presse Kinga Wisniewska-Danek, haute fonctionnaire à la Cour et cheffe de cabinet du rapporteur.
Un autre exemple - qui n'est pas mentionné dans le rapport,...
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04/09 - Présidentielle 2027 : Marine Le Pen - Jordan Bardella, un ticket qui se déchire déjà
Vouloir faire l’inverse de ce que tous les autres ont fait jusqu’à présent, c’est bien joli, mais cela peut se révéler risqué. Car il y a des raisons, et même parfois de bonnes raisons, qui ont poussé tous ceux d’avant à agir ainsi. Le 7 juillet, sur le plateau de TF1, libérée des décisions judiciaires, Marine Le Pen ne se porte pas seulement candidate à l’Elysée. Elle annonce pour la première fois, avec solennité, un "ticket gagnant" : elle à l’Elysée, Jordan Bardella à Matignon. Pendant l’interview de 14 minutes, elle emploie cinq fois le mot de "binôme". On ne l’arrête plus : "un couple politique", ose-t-elle.
Pendant plusieurs jours, toute la communication du RN tourne autour de ce point. Au Journal du dimanche, elle répète : "un binôme clair, performant, complémentaire, solide et équilibré. C’est notre force. Je crois même qu’aujourd’hui, nous sommes dans la meilleure situation pour aborder cette élection présidentielle, précisément parce que, après l’arrêt de la cour d’appel, ce binôme est non seulement maintenu, mais renforcé."
Les mots ont leur importance. Cette déclaration de candidature ne ressemble de fait à aucune autre. En 1969, Gaston Defferre, candidat de la SFIO, emploie volontiers le terme "équipe" pour évoquer son association avec Pierre Mendès France. Au premier une présidence arbitrale, au second la responsabilité du gouvernement. Total (si l’on ose dire) : 5 % des suffrages au premier tour. Première leçon : s’afficher en tandem n’a pas une...
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04/09 - Prix Goncourt 2026 : mais que vient faire le galeriste Patrice Trigano sur la liste ?
Dans les piles des romans de la rentrée, c’est un petit livre de 140 pages qui avait échappé à notre vigilance (comme à celle de nos confrères critiques littéraires, qui n’en ont pas encore parlé) : Bataille au procès de Patrice Trigano, paru chez Maurice Nadeau. Surpris par sa présence sur la première liste du prix Goncourt, nous avons pris le temps de lire ce court texte dédié "à ceux qui préfèrent la brûlure au mensonge". Il y est question du procès de l’éditeur Jean-Jacques Pauvert, poursuivi en 1956 pour avoir publié le marquis de Sade. Outre Georges Bataille, personnage principal, Patrice Trigano met en scène Maurice Garçon, alors avocat de Pauvert. Si le livre n’est pas inintéressant sur le plan de l’histoire littéraire, il ne paraît pas essentiel dans une rentrée 2026 de très bonne facture, comportant notamment un roman et un récit très ambitieux, Paradisi Gloria d’Elise Lespade et La Punition d’Arthur Dreyfus, tous les deux absents de ladite liste du Goncourt.
Il n’aura pas échappé aux observateurs attentifs que Patrice Trigano, galeriste très réputé, et charmant homme au demeurant, a exposé plusieurs fois l’œuvre picturale de Tahar Ben Jelloun – en plus d’être écrivain et dépositaire du 6e couvert du jury Goncourt (où il succéda en 2008 à François Nourissier), Ben Jelloun est en effet artiste-peintre, travaillant à l’acrylique sur toile. Sa dernière exposition en date, Villes rêvées, s’est tenue entre début décembre 2021 et fin janvier 2022 rue des Beaux-Arts,...
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04/09 - Midterms 2026 : Elon Musk ressort le chéquier pour aider les républicains
En 2024, il avait dépensé plus de 250 millions de dollars pour soutenir Donald Trump et d'autres candidats républicains, devenant ainsi le plus grand donateur politique individuel de l'histoire des États-Unis. A l'approche des élections de mi-mandat, Elon Musk remet la main à la poche : le fondateur de SpaceX a dépensé plus de 800 000 dollars ces derniers jours dans plus d'une douzaine de campagnes électorales clés pour le Congrès par le biais de son super PAC, finançant des envois postaux et d'autres supports de campagne pour les candidats républicains qui font face à des courses serrées.
Aux Etats-Unis, les PAC (pour "Comité d'Action Politique") sont des organisations qui collectent et dépensent de l'argent pour influencer les élections, le plus souvent en soutenant ou en attaquant des candidats. Les "super PAC" peuvent lever et dépenser des sommes illimitées, sans toutefois donner directement d'argent aux candidats. Disposant d'une réserve de 50 millions de dollars financée par l'homme le plus riche du monde, celui d'Elon Musk, America PAC, a déclaré ses premières dépenses pour l'élection de 2026 dans un document publié ce mercredi 2 septembre.
Celles-ci ont particulièrement concerné les élections au Texas, où SpaceX a son siège social et plusieurs installations de lancement de fusées et de Starlink. Le procureur général du Texas, Ken Paxton, a reçu un soutien financier de 247 595 dollars depuis le 20 août pour sa campagne sénatoriale contre le démocrate James...
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04/09 - Foires aux vins : l’e-commerce, incontournable pour tous les acteurs
Plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires et quelque 170 millions de bouteilles : la foire aux vins reste un poids lourd du commerce du vin. Mais son territoire s’est considérablement élargi. Aux côtés des hypermarchés et des supermarchés, les cavistes traditionnels et les spécialistes de l’e-commerce multiplient eux aussi les opérations de rentrée. En 2025, Nicolas, Intercaves, V and B et Lavinia avaient ainsi leur propre calendrier, tandis que iDealwine, Le Petit Ballon, Wineandco ou Chateaunet occupaient le terrain numérique.
Pour la grande distribution, l’enjeu reste d’abord celui du volume. L’édition 2 024 avait généré environ 1,08 milliard d’euros et 168,5 millions de bouteilles. Chez E.Leclerc, le pionnier du concept, dans les années 1970, la foire représente à elle seule environ 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et 5,5 millions de bouteilles. Mais le marché global du vin recule : la consommation française se révèle désormais inférieure à 40 litres par habitant et par an, soit une baisse de 40 % en trente ans (Organisation internationale de la vigne).
Les cavistes interprètent, eux, une autre partition. Leur avantage ne s’appuie pas sur le nombre de références ou la puissance promotionnelle, mais réside dans le conseil, la sélection et la capacité à raconter une bouteille. Lavinia revendique ainsi une sélection de quelque 200 cuvées pour sa foire, mêlant domaines incontournables, pépites confidentielles et vins bio ou nature. Intercaves, de son...
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04/09 - Ormuz : "L’Amérique n’a pas gagné, mais l’Iran est peut-être en train de perdre"
En Europe, et particulièrement en France, le verdict semble déjà rendu. Les États-Unis se seraient engagés dans une stratégie aussi brutale qu’inefficace face à l’Iran. Ils seraient embourbés dans le détroit d’Ormuz, incapables d’obtenir une capitulation iranienne, tandis que les Européens supporteraient une large part de la facture sous la forme d’une énergie plus chère, d’un commerce perturbé et d’un nouveau risque d’escalade.
Cette lecture part de faits réels. Le détroit reste profondément perturbé. Téhéran conserve des missiles et une capacité de nuisance considérable. Les frappes américaines du 30 août sur l’île de Larak n’ont pas seulement rappelé que l’escalade demeurait possible. Elles ont été suivies, le 1er septembre, d’une nouvelle salve contre les capacités du CGRI et de ripostes iraniennes contre plusieurs bases américaines dans la région. La confrontation est redevenue ouvertement militaire. Mais conclure de cette reprise des combats que la stratégie américaine échoue revient à confondre l’absence de victoire rapide avec l’absence d’effets stratégiques.
Une stratégie ne se juge pas seulement à la capitulation ou non de l’adversaire. Elle se juge aussi à ce qu’elle fait à ses ressources, à ses options et aux instruments sur lesquels reposait son propre calcul. Or c’est précisément sur ce dernier point que la situation iranienne est en train de changer. Il est trop tôt pour parler de victoire américaine. Mais il ne l’est plus pour constater qu’un élément...
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04/09 - Chiens et chats superstars : en Europe, la ruée vers les droits des animaux
En Europe, les enfants se font rares et les animaux de compagnie chaque jour plus nombreux. D'après les chiffres de l'industrie alimentaire, près d'un foyer européen sur deux vit avec un compagnon à quatre pattes : 26 % possèdent au moins un chat et 25 % au moins un chien. Les animaux de compagnie seraient 300 millions sur notre continent et, pour la première fois en avril dernier, le Parlement européen a adopté une réglementation globale consacrée à leur bien-être.
Le texte prévoit notamment l'identification obligatoire des chiens et chats par puce électronique, un encadrement renforcé des élevages ou encore l'interdiction des colliers coercitifs (étrangleurs ou électriques) et de certaines mutilations, comme la coupe de la queue pour les chiens de chasse. Mais nos 300 millions d'amis ont encore des protections très variées selon leur pays. Si la France reconnaît - depuis 2015 seulement - qu'ils sont des "êtres vivants doués de sensibilité" et non plus des objets, la protection animale n'avance pas aussi vite que chez certains de nos voisins. La ruée pour les droits des animauxSuisse : les pionniers du bien-être animal
Dès 1973, la Suisse a fait entrer la protection des animaux et leur bien-être dans sa Constitution. Et les Helvètes maintiennent leur avance : dès 2011, la confédération helvétique a interdit l'ébouillantage des homards ou encore les delphinariums. Depuis un an, les emballages de viande et d'œufs doivent mentionner si l'animal a subi des pratiques...
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04/09 - "L’Europe doit retrouver la prospérité par tous les moyens possibles" : Luis Garicano détaille le plan de bataille du Rhine Group
L’épais dossier est en train de prendre la poussière, sur un bureau bruxellois. Unanimement salué lors de sa présentation en septembre 2024, le rapport Draghi sur la compétitivité est pour l’heure une tentative ratée de sursaut pour l’Europe, face à l’agressivité des blocs américains et chinois. Alors, l’ancien président du Conseil des ministres italien a décidé de se retrousser les manches. En association avec Patrick Collison, à la tête de la puissante start-up de paiement d’origine irlandaise Stripe, Mario Draghi a présenté la semaine dernière un nouveau groupe de pression baptisé Rhine Group (le groupe du Rhin, en français). Celui-ci connaît déjà un certain succès, avec déjà près de 60 prestigieux membres venus des quatre coins du continent, à l’image de Niklas Zennström, PDG du fonds de capital-risque Atomico, Toomas Hendrik Ilves, ex-président estonien, la directrice de la rédaction du Financial Times Roula Khalaf ou encore le récent prix Nobel d’économie tricolore Philippe Aghion. Le plan de bataille ? Éléments de réponses avec l’économiste espagnol Luis Garicano, nommé directeur exécutif de la structure.
L'Express : L’Europe ne manque pas de rapports d’experts soulignant son retard technologique. Qu’elle est l’ambition du Rhine Group, exactement ?
Luis Garicano : Il est vrai que l'Europe est, en un sens, trop technique. Cela fait des années que les rapports s'accumulent pour pointer notre retard. Ce qui est particulier avec le Rhine Group, c'est d'abord le...
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04/09 - "La situation est pire qu’en 2022" : en mer Noire, le tragique retour de la "guerre des céréales"
En cette fin d'été, dans le port d’Izmaïl, dans la région d’Odessa, les mugissements des sirènes rappellent les premières heures de l'invasion russe. Depuis plusieurs semaines, des pluies de missiles et drones russes s'abattent sur cette ville abritant le plus grand port fluvial d’Ukraine. Comme ce 29 août, lorsque plusieurs engins ont détruit cinq camions et fait un mort. Une précédente frappe avait déjà endommagé un navire civil battant pavillon du Togo et blessé quatre personnes le 17 août, moins d’une semaine après une première salve. "Un nouveau crime de guerre des Russes contre les civils", a résumé le gouverneur, Oleh Kiper. Dans les grands ports côtiers, Tchornomorsk, Pivdenny et Odessa, la situation est tout aussi critique.
Le calendrier ne doit rien au hasard. Les récoltes ont été faites, et les exportations de grains (Europe, Afrique, Asie et Moyen-Orient) sont en cours. Ou, plutôt, elles devraient l'être. Mais dans la guerre économique que se livrent Kiev et Moscou, le commerce céréalier, qui représente plusieurs points de PIB pour les deux pays, est devenu une cible prioritaire.
Depuis le début de l’été, l'armée russe a bombardé au moins 52 navires civils à proximité des côtes ukrainiennes. Le 19 juillet a marqué un cap. Trois missiles de croisière se sont abattus sur le Golden Leo, un vraquier qui venait de quitter Odessa chargé de maïs. Dix marins, dont le capitaine ukrainien, sont morts des suites de l’incendie déclenché à bord - les huit autres ont été...
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03/09 - Les Maldives, la plaque tournante de la Russie pour contourner les sanctions occidentales
Nouveau pied de nez. Dans une enquête publiée le mardi 1er septembre, le Wall Street Journal révèle qu’un trafic opéré aux Maldives permet à la Russie d’obtenir des marchandises, sous sanctions occidentales, dont certaines pourraient être destinées à un usage militaire. Un canal de transit insoupçonné, pourtant attesté par des lettres de transport aérien, un manifeste de fret et les courriels échangés entre des entreprises de logistique, qu’a pu consulter le journal américain. Le déroulé des opérations
Les investigations de nos confrères ont permis d'établir le déroulé des opérations. Concrètement, chaque matin, un vol commercial opéré par la plus grande compagnie aérienne russe, Aeroflot, atterrit à l’aéroport de Malé, la capitale des Maldives. Sur l’île, des intermédiaires locaux facilitent le transit et les formalités douanières de marchandises américaines, européennes et chinoises, qui ne sont jamais officiellement importées aux Maldives. Ici, c’est sans respecter les sanctions émises par les pays exportateurs. Les produits sont discrètement placés dans l’avion qui peut alors repartir vers Moscou, bien chargé. En l'espace de deux heures, les marchandises sont transférées à bord de l’appareil, qui repart ensuite vers Moscou.
Parmi les produits qui ont transité par Malé : des micropuces qui peuvent être utilisées à la fois pour le matériel civil, mais aussi pour un usage militaire, comme les systèmes de guidage de missiles sophistiqués ou encore des instruments...
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03/09 - Polémique Léna Situations : des subtilités de l’amitié version LFI
On ne présente plus Léna Situations, cette pétillante influenceuse devenue papesse de la génération Z, qui s’est fait connaître par ses "vlogs d’août", des vidéos publiées sur YouTube retraçant ses étés entourée de ses amis. C’était la fille sympa, la "girl next door". Surtout la bonne copine, la grande sœur, la confidente, l’amie avec un grand "A". Depuis, la jeune femme de 28 ans a fait du chemin, jusqu’à tutoyer le gotha de la mode et de l’influence. Auteure d’un best-seller (Toujours plus, Robert Laffont) en 2020, distinguée parmi les "30 Under 30" du magazine Forbes, elle est la première influenceuse française invitée au très huppé Met Gala. Et la dernière en date à avoir rempli l’Accor Arena (20 000 billets vendus en 45 minutes), le 31 août dernier, pour refermer la page de dix ans de "vlogs d’août" lors d’un show enflammé.
Sur le papier, l’intitulé de la soirée, "Celui où ils disent au revoir", clin d’œil à la mythique sitcom américaine Friends, était on ne peut mieux choisi. Sur scène, les proches de Lena Mahfouf, son vrai nom, défilent tour à tour. Tantôt blagueurs, parfois émotifs, surtout chronométrés. Car deux heures, c’est long mais court pour qui compte autant d’amis que la starlette. Parmi lesquels les chanteurs Bilal Hassani, Adèle Castillon ou encore les influenceurs Sundy Jules et Sulivan Gwed. Sans oublier ses amis d’enfance, Solène et Marcus.
Sur le papier toujours, les adieux de Lena Mahfouf aux côtés des siens avaient donc de quoi donner un coup...
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03/09 - "Une bataille directe" : comment le Maroc de Mohammed VI veut ravir la finale du Mondial 2030 à l’Espagne
L'Espagne, imbattable mais introuvable. Championne du monde chez les hommes en juillet, championne du monde chez les femmes en 2023, la Roja gagne tout sur les terrains de football. Mais sur celui de la gouvernance, alors que le monde entier se déchire sur le sort du président de la Fifa, Gianni Infantino, Madrid reste sur le banc des remplaçants cet été. "Le silence de la Fédération espagnole de football est de notoriété publique… Elle se place sous les radars pour n'ennuyer ni l'UEFA, ni la Fifa", souligne Borja García, professeur de politique du sport à l'université Loughborough, au Royaume-Uni.
La Fédération royale espagnole joue sur un fil : comme les 54 autres associations européennes de football, elle soutient un boycott de la prochaine Coupe du monde pour protester contre les dérives d'Infantino… tout en organisant l'événement, aux côtés du Portugal et du Maroc. Les contrats ont été signés avec la Fifa, les villes espagnoles préparent l'accueil de millions de supporters et les onze stades sont déjà prêts ou finalisent leurs travaux, comme le Camp Nou à Barcelone. Une situation intenable pour l'Espagne, qui pourrait bien finir en but contre son camp. Le Maroc construit le plus grand stade au monde
En coulisses, les Espagnols doivent mener une autre bataille, décisive pour leur économie et leur soft power : celle d'accueillir la finale de la Coupe du monde, dont l'audience internationale dépasse le milliard de téléspectateurs. "Ce Mondial 2030 est déjà politisé à...
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03/09 - L’erreur de Raphaël Glucksmann, la droite se lasse de Pierre-Edouard Stérin
Le grand rendez-vous dela présidentielleapproche, chaque semaine apparaît un nouveau prétendant. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…Jean-Noël Barrot : l’ordre règne… au Quai
Diplomate, mais pas trop. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, en poste depuis maintenant deux ans, dirige le Quai d’Orsay avec vigueur. "C’est un manager qui sait être très dur", observe un habitué de la maison. Les centristes du XXIe siècle savent avoir la main ferme.Lecornu-Darmanin, le retour des meilleurs amis
Vous rappelez-vous l’époque où, à peine nommé à Matignon, Sébastien Lecornu demandait à ses ministres de se mêler le moins possible de la bataille présidentielle ? Vis-à-vis de cette consigne, Gérald Darmanin s’est toujours considéré comme étant un cas légèrement à part… et encore davantage depuis sa rentrée politique à Tourcoing ce dimanche, où il a invité Édouard Philippe et réaffirmé son soutien plein et entier au maire du Havre (il avait informé le Premier ministre en juillet). Voilà le garde des Sceaux désormais conseiller officieux de Philippe, puisqu’il compte bien faire peser sa ligne gaulliste sociale. Comment allait réagir le Premier ministre lundi, lors du séminaire gouvernemental de rentrée ? De la meilleure des façons, à en croire un membre du gouvernement présent : "Au séminaire, ils en ont fait des caisses pour bien montrer à tout le monde qu’ils étaient très copains, se gausse-t-il. Collés, cul et chemise, à...
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03/09 - "Une honte" : une fusillade à Kiev met en lumière la rivalité entre les services de sécurité ukrainiens
Dans la nuit du mardi 1er au mercredi 2 septembre, une fusillade a éclaté dans le quartier de Berezniaky, au centre de Kiev. Pour une fois, la Russie n'a pas appuyé sur la gâchette : les responsables sont deux services nationaux, tous deux en charge de la sécurité du pays. Leur affrontement aurait fait au moins trois blessés dans un camp.
Très vite après l'incident, le Service de sécurité intérieure d'Ukraine (SBU) - chargé de la sûreté de l'État, de ses institutions et de ses représentants -, a tenté d'expliquer l'événement alors que la zone était barricadée. Selon ses premières déclarations, une opération, conjointement menée avec le renseignement militaire ukrainien (HUR), aurait permis de déjouer une "attaque terroriste" menée par le Service fédéral de sécurité russe (FSB). Celle-ci aurait visé "l'un des dirigeants de l'opposition russe" arrivé fin août en Ukraine, à l'occasion du jour de l'indépendance.
Quatre heures plus tard, le SBU a finalement donné une autre version des faits, davantage embarrassante pour ses services et la crédibilité de l'Ukraine. Dans un communiqué, le service de sécurité ukrainien affirme que son unité d'élite Alpha s'est en fait confrontée au HUR, qui l'aurait empêchée de mener une perquisition. Les hommes du SBU auraient alors ouvert le feu et blessé ceux du HUR "qui ont résisté", a détaillé le premier service. Le second ne s'est pas encore exprimé à ce sujet.
Comme le rappelle le Wall Street Journal, le SBU et le HUR sont les...
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03/09 - "Avides mais généreux" : pourquoi certains patrons riches se comportent encore comme s’ils risquaient de manquer
On peut vivre une enfance où chaque centime compte et finir à la tête d'une multinationale, sans jamais tout à fait se débarrasser du sentiment d’insécurité forgé par le manque. Howard Schultz, l’ancien patron de Starbucks, en sait quelque chose, lui qui racontait en 2018, lors d’un gala à Washington, combien son enfance modeste dans un logement social à Brooklyn avait façonné son rapport à la vie et aux affaires. "Mon parcours personnel et l’empreinte qu’a laissée sur moi le fait d’avoir été un enfant pauvre […] m’ont laissé de nombreuses vulnérabilités et, pour être honnête, un sentiment de honte et d’insécurité", confiait le milliardaire, dont l'ambition a été de bâtir une entreprise capable de trouver un équilibre "entre profit et conscience." Mais l’empreinte laissée par le manque durant l'enfance n’a pas besoin d’être consciente pour produire ses effets.
Une étude (The Resource Insecurity Mindset: Why CEOs from Lower-Class Origins Are Both Greedier and More Generous), publiée récemment dans l’Academy of Management Journal, a ainsi cherché à comprendre comment le fait d’avoir grandi dans un milieu social modeste continue des années plus tard à influencer le comportement d’un dirigeant et son rapport à l’argent et aux autres. Avec des conséquences qui peuvent affecter toute l'organisation.
Premier enseignement de cette étude menée auprès de 135 PDG d’entreprises américaines cotées, et complétée par des données d’archives couvrant la période 2011-2020 : avoir grandi...
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03/09 - Crise des migrants à Ceuta : ce rapport qui embarrasse Pedro Sanchez
Coup de tonnerre. Depuis ce mercredi 2 septembre, plusieurs médias espagnols se font le relais d'un rapport de la police sur le déroulement des faits les 30 et 31 juillet derniers à Ceuta. Durant ces deux journées, l'enclave espagnole a vu arriver un total de 72 000 personnes venues de chez son voisin marocain. Un afflux massif au cours duquel 91 personnes ont trouvé la mort selon les chiffres officiels, les associations faisant état d'au moins 140 victimes.
Missionné par la justice espagnole, le Centre national de l'immigration et des frontières aurait conclu, selon les médias ayant eu accès aux documents initialement destinés à la Cour nationale, à un "déploiement policier [NDLR : marocain] sensiblement plus réduit que d'ordinaire aux abords de la frontière" au moment des faits. Alors même que se tenait une fête à quelques kilomètres au Sud, à Rincon del Medik. Plus qu'une erreur malencontreuse du Maroc, le rapport de 55 pages dénonce, sans toutefois avancer de preuve concernant des ordres donnés par les autorités marocaines, une "totale permissivité" des policiers marocains, qui n'auraient pas sérieusement tenté "de réduire, disperser ou éloigner la masse de personnes du périmètre frontalier".
Pour arriver à comprendre les événements, les enquêteurs du Centre national de l'immigration et des frontières ont interrogé des migrants arrivés sur le territoire ces jours-là, et qui attestent "de façon pratiquement unanime que les forces de police non seulement restaient...
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03/09 - Foires aux vins : les cavistes jouent la carte de l’expertise
Plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires et quelque 170 millions de bouteilles : la foire aux vins reste un poids lourd du commerce du vin. Mais son territoire s’est considérablement élargi. Aux côtés des hypermarchés et des supermarchés, les cavistes traditionnels et les spécialistes de l’e-commerce multiplient eux aussi les opérations de rentrée. En 2025, Nicolas, Intercaves, V and B et Lavinia avaient ainsi leur propre calendrier, tandis que iDealwine, Le Petit Ballon, Wineandco ou Chateaunet occupaient le terrain numérique.
Pour la grande distribution, l’enjeu reste d’abord celui du volume. L’édition 2 024 avait généré environ 1,08 milliard d’euros et 168,5 millions de bouteilles. Chez E.Leclerc, le pionnier du concept, dans les années 1970, la foire représente à elle seule environ 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et 5,5 millions de bouteilles. Mais le marché global du vin recule : la consommation française se révèle désormais inférieure à 40 litres par habitant et par an, soit une baisse de 40 % en trente ans (Organisation internationale de la vigne).
Les cavistes interprètent, eux, une autre partition (voir ci-dessous). Leur avantage ne s’appuie pas sur le nombre de références ou la puissance promotionnelle, mais réside dans le conseil, la sélection et la capacité à raconter une bouteille. Lavinia revendique ainsi une sélection de quelque 200 cuvées pour sa foire, mêlant domaines incontournables, pépites confidentielles et vins bio ou nature....
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03/09 - De l’Ukraine au Moyen-Orient : des guerres de munitions, mais aussi de boucliers
Sept morts à Kiev suite à des frappes de missiles balistiques à la fin du mois d’août. Deux personnes tuées et huit blessées à Boryspil, dans la banlieue de Kiev. 3 morts et 15 blessés dans la région de Zaporijia. Sans compter les 16 morts et plus de 130 blessés dans l’attaque, pas des drones cette fois-ci, d’un centre commercial de Kryvyï Rih, dans le centre de l’Ukraine. Cette litanie illustre l’extrême difficulté dans laquelle se trouve le peuple ukrainien. Contrairement au début de la guerre, le pays n’est plus réellement en mesure d’intercepter tous les missiles que la Russie envoie quotidiennement.
Cette pénurie d’intercepteurs n’est pas nouvelle, mais elle est mécaniquement la conséquence d’une difficulté technique : pour arrêter un missile, il faut un autre missile, et ce n’est pas simple. Les principaux systèmes d’interception – le Patriot américain et les systèmes franco-italiens SAMPT et SAMPT-NG – sont des systèmes extrêmement complexes. Dotés de radars sophistiqués, d’un système central de contrôle et de désignation des cibles, et de missiles très performants, ils sont très longs et coûteux à produire.
Prenons par exemple le missile franco-italien Aster 30 lancé par le SAMPT. Produit par le consortium Eurosam détenu par les sociétés MBDA et Thales, il s’agit d’un missile de défense mer-air et sol-air de près de 5 mètres de hauteur, capable de neutraliser un missile adverse jusqu’à 20 kilomètres d’altitude. Outre sa propulsion, la technologie unique de ce...
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03/09 - Interdiction du voile : "La destitution de Marine Le Pen ne serait pas impensable si..."
Que Marine Le Pen se rassure, à l’heure où les politiques peinent à percer le mur du son, son parti sait encore provoquer le débat. La volonté énoncée par Jean-Philippe Tanguy d’interdire le port du voile dans la sphère publique a suscité les exclamations tantôt horrifiées tantôt atterrées des candidats à la présidentielle. Tous s’accordent sur un point : cette proposition se heurtera au mur constitutionnel et à notre laïcité.
Pendant que les uns éructent, autour de la candidate du Rassemblement national, la gêne. Pour défendre la mesure, ses soutiens brandissent mollement le référendum et l’article 11 de la Constitution. Tandis que Jordan Bardella, le favori d'hier, peu favorable à une promesse qui fait immédiatement reculer l'entreprise de dédiabolisation de plusieurs cases, promène son scepticisme sur les plateaux.
Faisabilité, opportunisme, stratégie politique... Pour y voir plus clair, nous avons fait appel à notre éminent chroniqueur et professeur de droit émérite Denys de Béchillon.
L'Express : Le Rassemblement national a affirmé, par la voix de Jean-Philippe Tanguy, sa volonté de "sanctionner le port du voile" dans l’espace public. La loi de 2004 contre les signes religieux à l’école et celle de 2010 contre la dissimulation du visage dans l’espace public sont fondées sur des principes différents. Dans le premier cas, il est question de neutralité du service public ; dans le second, il s’agit de la sécurité dans l’espace public. Quel principe pourrait justifier...
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03/09 - "J’irai jusqu’au bout" : Bruno Retailleau, la présidentielle 2027 et l’impossible art du verbe
À Tourcoing, la mise en scène confine au ridicule. Édouard Philippe, vêtu d'un tablier de cuisine, sert ce 30 août des frites aux participants de la rentrée politique de Gérald Darmanin. Sous l'œil complice des caméras, le maire de Havre enchaîne les formules théâtrales avec le ministre de la Justice. Et alors ? La séquence inonde les réseaux sociaux, jusqu'aux chaînes d'information. Un député LR, guère convaincu par cette communication désuète, s'en ouvre à Bruno Retailleau : "Bruno, ne joue pas au vendeur de frites !" Le Vendéen sourit. Cette image n'est pas vraiment son genre.
Lui n'est pas là pour faire le comédien. Dans Le Figaro mercredi, il avance une formule lourde de sens : "Nous ne sommes plus vraiment en démocratie." Les mots ont façonné la popularité de l'ancien ministre de l'Intérieur. "La parole est clé en politique. Elle m’a servi à faire bouger les lignes", glissait Bruno Retailleau au printemps. Sans ses habits de ministre de l'Intérieur, il a perdu de sa superbe. Terminée, la magie de Beauvau conférant une autorité naturelle au premier flic de France. Le voilà redevenu simple sénateur à la conquête des Français. Le verbe n'a pas varié, mais son écho s'est évaporé.
Le candidat à l'élection présidentielle, méthodique, déroule avec application son programme. Il a dévoilé lundi ses propositions éducatives, après celles sur le logement, la famille ou l'électricité. L'exercice, un brin scolaire, se veut avant tout sérieux. "J'ai plié le match", se dit-il même...
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03/09 - "Nous avons flirté avec une mini-récession" : l’équation budgétaire de la France se complique
Dans la dernière ligne droite en vue de la présentation du projet de loi de finances (PLF) 2027, la nouvelle ne fait pas les affaires de Bercy et de Matignon. Le 28 août dernier, l'Insee a révisé à la baisse son estimation de la croissance française : -0,2 % pour le premier trimestre, contre -0,1 % précédemment et 0 % pour le deuxième trimestre, au lieu de +0,2 % auparavant. Un avertissement de taille pour la suite. "Nous avons flirté avec une mini-récession, alerte Maxime Darmet, économiste senior France chez Allianz Trade. La France s'est vraiment distinguée du reste des grands pays de la zone euro par une faiblesse économique très marquée."
Une correction qui devrait compliquer encore plus l'équation budgétaire déjà délicate du gouvernement, dont la prévision de croissance pour 2026 est de 0,7 %. Selon plusieurs spécialistes interrogés, le PIB devrait croître au maximum de 0,6 % cette année. On s'oriente même plutôt vers 0,5 %, sans compter les multiples incendies de l'été dont les effets sur l'économie n'ont pas encore été totalement pris en compte. Avec des conséquences substantielles sur des finances publiques déjà fragiles. "Si le PIB est inférieur d'un point à ce qui était prévu, le déficit public se creuse d'environ un demi-point de PIB, la moitié. Si l'on passe d'une prévision de 0,7 à 0,5 % cette année, l'effet sur le déficit est de l'ordre de 0,1 point de PIB, soit trois milliards d'euros", chiffre le fondateur du site Fipeco, François Ecalle, spécialiste des...
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03/09 - Menace russe en Europe : comment les attaques hybrides sont devenues un "terrorisme d’Etat"
Ils ont été trahis par des traces d'ADN. D'après le quotidien Süddeutsche Zeitung et les groupes audiovisuels publics NDR et WDR, deux hommes sont suspectés par la police criminelle allemande d'avoir apporté, début août, un drone chargé d'explosifs à l'aéroport de Leipzig-Halle. Les auteurs de ce qui ressemble fort à une tentative d'attentat ont un point commun : ils sont tous deux en possession d'un passeport russe. L'incident a provoqué une vive réaction allemande. Ce 1er septembre, les autorités ont déclaré Moscou responsable de cette attaque dans l'un des lieux les plus sensibles de l'aéroport. Dans la foulée, Berlin a aussi annoncé la fermeture à venir d'un centre culturel russe dans la capitale, ainsi que du dernier consulat du pays, à Bonn. Mais la réaction la plus notable est venue de la cheffe de la diplomatie européenne, le lendemain. En marge d'un sommet en Irlande, Kaja Kallas a estimé que l'affaire avait "toutes les caractéristiques du terrorisme d'Etat".
Des dirigeants européens, surtout issus des pays baltes - Kaja Kallas est Estonienne - en viennent désormais à qualifier de "terroriste" les agissements de Moscou en Europe. Deux jours plus tôt, dans une interview accordée au Telegraph, le directeur du renseignement extérieur estonien Kaupo Rosin abondait dans ce sens. "C'est une cible civile", a-t-il souligné à propos du drone de Leipzig, insistant sur une action "pouvant être qualifiée de terroriste". Réplique proportionnée
D'autres ont été plus...
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03/09 - "Dissuasion nucléaire avancée" : le pari d’Emmanuel Macron commence à porter ses fruits
Proposée par Emmanuel Macron aux Européens, la "dissuasion avancée" avance d’un bon pas. Selon les informations de L’Express, pas moins de dix pays ont déjà manifesté leur intérêt pour entamer un dialogue nucléaire avec la France alors que d’autres se pressent au portillon.
Il est néanmoins trop tôt pour que cela ait débouché sur des initiatives concrètes, au-delà d’annonces sur la participation à des exercices "poker" des Forces aériennes stratégiques (FAS), ces simulations d'un raid aérien nucléaire. Car une lourde incertitude demeure dans les capitales européennes : la proposition française sera-t-elle toujours aussi solide après le départ d’Emmanuel Macron de l’Elysée ? Pas de partage de décision
Dans son discours du 2 mars à l’Ile Longue, le chef de l’Etat a annoncé une évolution importante de la doctrine stratégique, autour du nouveau concept de "dissuasion avancée". Alors qu’Emmanuel Macron met de plus en plus en avant la "dimension européenne des intérêts vitaux de la France", il s’agit de proposer aux pays intéressés de s’associer à la posture française de dissuasion nucléaire. Cela se ferait au travers d’exercices conjoints, d’un "épaulement" conventionnel, voire d’un déploiement de forces nucléaires sur leur territoire. "Nos forces aériennes stratégiques pourront se disséminer dans la profondeur du continent européen", avait ainsi précisé le président Macron. Il ne s’agit pas d’un abandon de souveraineté, puisqu’"il n'y aura aucun partage de la décision...
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02/09 - "Une crise de la dette signifierait une austérité sans précédent" : l’avertissement du Nobel Jean Tirole et de Karine Van Der Straeten
Pour décrire les nouveaux rapports de force mondiaux, le prix Nobel d’économie, Jean Tirole, et la directrice de la Fondation de l’École d’économie de Toulouse, Karine Van Der Straeten, ont recours à une fable animalière : Dans la savane, le lion ne s’attaque ni à l’éléphant ni à la souris. L’éléphant est trop dangereux ; la souris, trop peu nutritive. C’est le zèbre, robuste, bien nourri, mais sans défense réelle, qui paie le prix de sa position intermédiaire. Le zèbre symbolise les puissances moyennes comme la France. Dans Économie du désordre mondial (Albin Michel/Puf, parution le 10 septembre), les deux auteurs expliquent à quel point les zèbres sont fragilisés par le nouveau contexte international. Et comment ils peuvent (encore) éviter de se faire dévorer par les lions américains et chinois. Cet ouvrage profondément original, mêlant l’économie, la géopolitique, les sciences politiques et la psychologie, éclaire de manière saisissante les grands défis de notre temps. Les Européens y trouveront une feuille de route pour éviter leur effacement. Et, après l’avoir lu, les Français devraient être totalement imperméabilisés face aux supercheries et mensonges de la campagne présidentielle.
L'Express : Pour filer la métaphore de votre livre, le destin des Zèbres comme la France est-il de se faire dévorer par les lions américains et chinois ?
Karine Van Der Straeten. C'est en effet notre grande inquiétude. La posture de consolation qui consiste à dire : "Bon, nous ne sommes...
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02/09 - Prix Goncourt 2026 : le jury a-t-il fait preuve de bon goût ?
En l’absence de Didier Decoin, disparu cet été et pas encore remplacé, ils ne sont que neuf à voter cette année. Parfois audacieux (comme en 2021 quand ils avaient lancé Mohamed Mbougar Sarr), souvent sans surprise (comme ces deux dernières années, où ils avaient consacré les auteurs attendus, Kamel Daoud et Laurent Mauvignier), les jurés Goncourt sont décisifs : un roman événement de la rentrée qui ne figure pas sur leur première liste perd tout de suite de son aura.
Cette année, le grand perdant est François-Henri Désérable. Dommage pour lui que Bernard Pivot ne soit plus de ce monde : le présentateur vedette d’Apostrophes, président de l’académie Goncourt de 2014 à 2019, aurait adoré son ode aux vins de Bourgogne. En plus d’être excellent, Le Palais a un fort potentiel commercial – traduit en une quinzaine de langues, il s’est déjà vendu chez nous à plus de 10 000 exemplaires. Il aurait fait un très bon Goncourt, à la fois littéraire et populaire ; mais on savait que la personnalité clivante de l’auteur, qui s'est fait massacrer au Masque et la Plume, ne plaidait pas en sa faveur.
Chez Gallimard, le jury a également écarté Pierre Adrian et son touchant Pays des étés, préférant sélectionner des titres qui fonctionnent moins bien en librairie : La Solitude des professeurs est infinie de Yannick Haenel, JE de Lilia Hassaine, Choses que je croyais perdues de Clémentine Mélois (très bonne idée !) et La Guerre éternelle d’Olivier Rolin (dont tout le monde se moque). Si...
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10/08 - Midterms 2026 : les Etats où tout pourrait se jouer, les candidats à ne pas quitter des yeux
Pour un président américain, les élections de mi-mandat (aussi appelées midterms) sont souvent un moment redouté. C'est certainement le cas pour Donald Trump, qui s'apprête à entamer la seconde partie de son mandat. Pour l'heure, le président américain dispose encore d'une majorité confortable dans les deux chambres du Congrès : 53 sièges sur 100 au Sénat et 218 sièges sur 435 à la Chambre des représentants. Mais les élections du 3 novembre prochain pourraient complètement rebattre les cartes. S'il perd une des deux chambres, il lui sera beaucoup plus difficile de faire adopter certaines lois... Et s'il perd le Sénat, les démocrates pourraient s'opposer systématiquement à toutes ses propositions de nominations aux postes d'ambassadeur, de membre du cabinet ou même de juge à la Cour suprême.
En vertu de la loi constitutionnelle américaine, la totalité de la Chambre sera renouvelée, comme c'est l'usage tous les deux ans, ainsi qu'environ un tiers des sièges sénatoriaux. Parmi eux, 13 sont détenus par des démocrates et 22 par des républicains. Un rapport de force défavorable aux alliés de Donald Trump, donc. En y regardant de plus près, la majorité de ces 22 sénateurs est élue dans des Etats conservateurs où le Parti républicain semble indétrônable, mais les démocrates possèdent tout de même une fenêtre de tir. Il leur suffirait de retourner quatre sièges pour récupérer la majorité au Sénat et affaiblir le camp présidentiel.
George W. Bush et Barack Obama avaient tous les...
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21/07 - Randonner à Val d’Isère : des promenades familiales aux itinéraires de haute montagne
Quelques minutes suffisent pour quitter le centre de Val d'Isère. Les terrasses laissent place au bruit du torrent, puis les premiers alpages ouvrent la voie vers les lacs d'altitude, les glaciers et les grands cols. Dans ce village de Savoie, les sentiers commencent au bout de la rue. Lorsque les températures grimpent dans les vallées, marcheurs, familles et trailers viennent chercher un air plus frais, mais aussi une façon différente de vivre la montagne : plus intimiste et authentique.Val d'Isère, un village façonné par la haute montagne
Bien avant de devenir un haut lieu de la montagne, Val d'Isère vivait déjà au rythme du pastoralisme et des échanges avec les vallées italiennes. Au cœur de la haute Tarentaise, le village s'est développé autour des cols empruntés par les colporteurs, les marchands et les voyageurs, faisant de Val d'Isère un lieu de passage depuis des siècles.
Cette histoire se lit encore dans le vieux village. Les maisons en pierre aux toits de lauze côtoient les anciennes granges, les fontaines et les ruelles étroites. Dominant le centre, l'église Saint-Bernard de Menthon dont le clocher date du 17ème siècle, reste l'un des principaux repères de Val d'Isère. Les sept chapelles réparties dans les hameaux racontent elles aussi cette histoire, que l'on découvre aujourd'hui en parcourant le Circuit des 7 Chapelles.Les Avalins, l'âme vivante de Val d'Isère
Mais Val d'Isère ne se résume pas à son patrimoine. Les Avalins continuent de faire vivre le...